Disclaimer : cf chapitre 1
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Grand merci et gros bisous à Mistycal ! Je signale au passage, qu'elle a commencé à publier une nouvelle fic...
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Réponse aux commentaires anonymes sur mon forum : – Huguette –
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Megildur 3 / 6
Acte 5 : Le Pouvoir Que Voldemort Ignore
Harry
« Je vous rappelle, Alastor, que nous sommes tous sous le Sceau du Secret. Nul parmi nous ne pourra donc révéler le Talon d'Achille de Magie Mère, même dans l'espoir légitime, de faire cesser enfin les pires tortures. Par ailleurs, il est primordial, que chacun ici ait conscience des enjeux de la guerre que nous menons… » déclare Maman, avec une douceur teintée d'une extrême gravité…
« Ah… Eh ben dans ces conditions, n'perdons pas d'temps ! Allez-y, Nally, dites-nous tout ç'qu'on doit savoir… » l'invite Fol Œil, adoptant aussitôt une attitude, qui indique qu'il est toutes ouïes…
« Je pense que je vais plutôt laisser Harry expliquer ce qu'il a compris. Je compléterai si cela s'avère nécessaire… » répond Maman, avec un signe pour m'encourager à la rejoindre…
Je me lève et je me rends à ses côtés, rassemblant mes idées et pesant mes mots durant quatre ou cinq secondes, avant de me lancer…
« D'après ce que j'ai appris en parlant avec les Magies de Sirius et Ron, lorsqu'on use de Sortilèges et Maléfices Noirs, notre Magie s'en imprègne et cela la corrompt rapidement, la blesse et la mutile même. Elle devient de plus en plus sombre, sauvage, haineuse. Alors à la lumière de ce que Maman nous a appris il y a quelques minutes, il n'est pas bien difficile de comprendre, que si Magie Mère fusionnait avec l'un de ses enfants trop abîmé et souillé par la Magie Noire, elle serait à son tour contaminée par la colère et la haine qui affectent si profondément son enfant. Ses dernières deviendraient siennes, puisqu'elle vit ses souvenirs comme lui, qu'elle ressent ce qu'il a ressenti. Et à la longue, à force de fusionner avec des enfants très souillés par la Magie Noire, Magie Mère finirait par devenir tout aussi sombre qu'elle et engendrerait des enfants imparfaitement épurés de leurs souvenirs, sauvages et violents, ce qui alors risquerait d'influencer le cœur de leur nouvel hôte. Vous devinez alors ce qui se passerait, n'est-ce pas ? » explique-je, regardant à la ronde à ma question…
« Le phénomène s'aggraverait sans fin, la haine et la colère, la violence et la sauvagerie, engendrant toujours plus de haine et de colère, de violence et de sauvagerie. » soupire Ron sur une grimace..
Et sous le hochement de tête lugubre de tout le monde…
« Oui. C'est ce qu'il se passerait. Alors pour empêcher que cela se produise, Magie Mère se voit contrainte de bannir à jamais son enfant, lorsqu'il revient à elle trop souillé, trop mutilé par la Magie Noire. Or, la perte de chacun de ses enfants, constitue autant de puissance en moins pour Magie Mère, puisque ce sont ses enfants qui nourrissent sa force et son énergie. Et l'on peut également considérer qu'au travers de chacun d'entre eux, ce sont plusieurs enfants qu'elle perd, dans la mesure où, à partir de la puissance qu'un seul ramène avec lui, elle en engendre plusieurs autres. Par conséquent, plus nombreux sont ses enfants à devoir être bannis et moins elle recouvre de forces, moins elle peut se répandre dans le Monde, alors que dans le même temps, chaque enfant perdu pour elle, va errer pour l'éternité dans les Limbes glaciales des Ténèbres, dévoreuses de vies Magiques, dixit la Magie de Sirius(1)…» explique-je encore, sous les oreilles attentives, avant d'être interrompu…
« Au-delà de la perte de ses enfants, ce sont ces Limbes dévoreuses de vies Magiques, qui constituent le Talon d'Achille de Magie Mère, n'est-ce pas ? » demande en effet Hermione, sourcils froncés…
« Effectivement, Hermione. La Magie de Ron m'a expliqué qu'il s'agit en quelque sorte d'une prison où sont tenus enfermés tous les enfants dont la Magie est chargée de haine, de colère, de violence et de rancœur. De la Magie Noire à l'état pur, donc. Et je soupçonne maintenant cette Magie Noire, de se trouver sur Tyll Celwie o Agar Myrn, où elle s'est considérablement accumulée et renforcée au fil des siècles, nourrissant la Magie Noire Originelle de leur force, bien que tout ait été fait pour l'éviter je pense… » réponds-je, tournant mon regard vers Maman, pour quémander une confirmation ou une infirmation de ce que je pense avoir compris…
« Tes soupçons sont justes, Harry. Bien qu'elle se trouve plus exactement dans ses entrailles… » acquiesce-t-elle, avec tristesse…
Et elle me presse brièvement la main, avant de m'inviter à continuer…
« Je crains que la Magie Noire ait bientôt assez de forces pour s'échapper de sa prison, tandis que Magie Mère s'affaiblit beaucoup. Car non seulement la Magie corrompue des partisans de Voldemort et Balegarian, va nourrir la Magie Noire lorsqu'ils meurent au Combat, mais pire encore, les bien plus nombreuses victimes innocentes qu'ils font, sont tuées alors que nombres d'entre elles sont beaucoup trop jeunes pour que le retour vers Magie Mère, des enfants qu'ils abritaient, lui apportent assez de puissance pour la renforcer. Or, si la Magie Noire parvient à s'échapper de Tyll Celwie o Agar Myrn, elle s'attaquera aussitôt à Magie Mère pour la contaminer irrémédiablement et prendre ainsi le contrôle. Magie Mère trop affaiblie, ne pourra s'en défendre. Et la Magie s'éteindra peu à peu, car Mère Nature ne permettra pas à la Magie Noire, d'étendre ses tentacules dans le monde. Elle refusera de lui offrir des hôtes, qui finiraient sans aucun doute par détruire tout ce qu'elle a créé. Elle dispose des moyens nécessaires pour survivre sans la Magie, comme elle le faisait avant sa venue. Bien sûr, ce sera beaucoup plus difficile pour elle et cela coûtera très cher à l'humanité, aux animaux, à tout ce qui respire et vit sur terre, car cela créera de grands bouleversements, des déséquilibres importants qui bousculeront certainement l'ordre établi. Mais, c'est ce qu'elle fera, si elle y est contrainte. La mort dans l'Âme, sans doute, mais elle le fera. Je pense donc que notre rôle est de faire tout ce que nous pouvons, pour empêcher la réalisation de cette terrible perspective. Et nous devons user pour cela, de tous les moyens dont nous disposons, mais en prenant garde à ne pas nous égarer nous-même, dans les méandres et la froideur des Ténèbres de la Magie Noire. Car alors, tout ce que nous aurions fait pour sauver Magie Mère, n'aurait strictement servi à rien, qu'à retarder l'inéluctable et l'anéantir à jamais… » explique-je, m'interrompant brusquement, le souffle à demi coupé par les terribles images qui assaillent subitement mon esprit…
Les pièces du puzzle s'emboîtent parfaitement dans ma tête et c'est presque un film qui se déroule dans mon cerveau. J'imagine trop bien les conséquences terribles que constituerait un échec de notre part et de la mienne en particulier.
Je sais ce que je vais devoir affronter. Ce que je vais devoir empêcher surtout. Bien sûr, je ne sais pas comment je vais y parvenir. Je sais cependant que je dispose d'un tout petit atout pour m'y aider. Beaucoup de choses dépendront de lui. Et plus encore certainement dépendra de moi. De ma volonté. De l'énergie que j'y mettrai…
« Tu as très bien cerné la situation Harry. Mais dis-nous maintenant ce que tu as encore compris, mon fils. » déclare Maman, avec une douceur infinie, m'encourageant d'une pression de sa main sur mon épaule.
Elle me semble peser des tonnes. Et elle est d'autant plus lourde, que je sens également peser sur moi le regard de Ron. Il perçoit mon état d'esprit bien sûr. Mille pensées l'effleurent. Il a compris qu'il détient des clefs importantes pour comprendre. Il fouille ses souvenirs, en se frottant le nez discrètement…
Auprès de lui, Papa et Hermione plissent les yeux, Remus fronce les sourcils. Et quand mon regard effleure toutes les autres personnes présentes lorsque j'ai montré le souvenir de ma conversation avec la Magie de Sirius, je constate qu'elles se posent visiblement des tonnes questions. Se demandent ce qu'il peut bien y avoir d'autre encore…
C'est normal, bien sûr…
Quelques-uns d'entre eux, détiennent les clefs les plus importantes de ma découverte, mais il leur manque quelque chose, pour pouvoir effectuer tous les liens. Et tandis que je mesure la grande, l'immense importance que ce j'ai encore à révéler recèle, mon regard revient vers Maman…
Le sien est profond. Elle a l'air désolée. De s'excuser aussi…
« J'ai fait le lien il y a plusieurs semaines de notre temps. J'ai essayé de te le dire, mais je n'ai pas pu le faire. A chaque fois que j'ai tenté d'aborder le sujet, j'ai été interrompue par un événement extérieur ou une intervention inopinée. » murmure-t-elle, si bas que je l'entends à peine…
« Ce n'est pas plus mal et tu n'as pas à t'excuser. Il fallait je pense, que je comprenne par moi-même, grâce à tous les indices que je possédais. » souffle-je à peine en retour…
Maman sourit avec tendresse, me caressant la joue d'une main aérienne, puis elle m'encourage d'un signe de tête à parler.
Mais j'ai un doute soudainement. Et si je me trompais, dans mes déductions ? Je me rends compte cependant tout aussitôt, qu'il n'y a pas d'erreur possible et qu'en fait, mes hésitations ne font que retarder l'inéluctable : tout le monde doit savoir et comprendre aussi.
Alors je prends une bonne inspiration et je me lance…
« La vision d'Olórin est explicite : Théo doit libérer Megildur et me la remettre. Cependant, contrairement à Papa, Sirius et Remus, je ne dois pas l'accompagner dans sa quête. Ma tâche sur Tyll Celwie o Agar Myrn est de combattre les Môror Ruin. Je suis certain que ces Ombres Rouges Flamboyantes, représentent Voldemort. Je dois l'amener face à ce qu'il convoite : un Artefact qui lui apporterait la puissance absolue. En réalité, je pense devoir le mettre face à ce qui contient la Magie Noire et le vaincre définitivement, dès que nous serons parvenus à destination, avec ce pouvoir que je possède et qu'il ignore, qui permettra en outre, d'affaiblir la Magie Noire elle-même et donc d'écarter le danger qu'elle représente actuellement pour Magie Mère. Et ce durablement je l'espère… » réponds-je, fixant Maman avec acuité…
« Tu as bien compris… » murmure-t-elle, les yeux emplis de douceur et d'une sorte de mélancolie douloureuse…
Je hoche simplement la tête, la gorge nouée…
Oui. Je sais maintenant quel est ce pouvoir que je possède et que Voldemort ignore. C'est bien de l'amour, comme l'a toujours pensé Albus. C'est bien de la pureté, de l'innocence, comme l'a affirmé Griborg…
Mais ce n'est pas l'amour de Ron, de ma famille et de mes amis. Ce n'est pas cette petite parcelle de pureté et d'innocence enfantine, qu'ils ont tous gardé en eux. Pas même la mienne…
« Qu'as-tu exactement compris, Harry ? » demande Ron, en se levant d'un bond…
Je perçois les émotions qui se bousculent en lui, autant que les miennes le font en moi…
Il a compris que j'ai fait une découverte essentielle bien sûr et il a compris également combien cela m'affecte. Il se demande s'il pourra m'aider à en porter le poids. Mais elle ne pèse pas grand-chose, en réalité. Je la porte sans peine depuis si longtemps. Elle m'a même aidé, à certains moments importants de ma vie. A gérer mes peurs, à réduire mes rancœurs à néant, à porter le poids de mes douleurs, à grandir dans la sagesse, dans l'amour des miens…
Et surtout, je ne serais assurément plus en vie depuis très longtemps sans elle…
Elle m'a sauvé. Plus d'une fois…
« J'ai tout simplement fait le lien, entre plusieurs éléments. Le premier, c'est une conversation que nous avons eue, à propos du Bien et du Mal, lorsque nous étions à la recherche du Trésor de Brian Boru. Souviens-toi, Ron, tu as dit qu'à ton avis, Voldemort a totalement rejeté le Bien et qu'il n'en reste plus rien du tout en lui. Hermione a alors demandé où ce Bien pouvait être. Tu as répondu que tu n'en savais rien et que ce n'était pas utile de le savoir, pour ce que nous étions en train de faire à ce moment-là. Mais Hermione et toi, avez cependant convenu, que cela pouvait valoir la peine de se pencher sur cette question un jour (2). … » rappelle-je, tandis que Ron et Hermione froncent les sourcils…
A la recherche du souvenir précis, de cette fameuse conversation bien sûr…
« Et toi, tu as la réponse aujourd'hui… » murmure Ron, d'un ton qui exprime bien davantage une certitude qu'une demande et en se frottant un peu le nez…
Cela me fait sourire. Sa Magie est en train de lui dire qu'il détient toutes les clefs et qu'il peut effectuer la connexion lui aussi…
« Oui. Le second élément, c'est la Magie de Sirius qui l'a fourni. Elle a dit textuellement que la Magie de Voldemort est noire, mauvaise et plus froide que la glace. Elle est déchirée, abîmée. Il n'y a plus rien de bon en elle. Tout le Bien qu'elle contenait autrefois en a été rejeté.(1) » ajoute-je, sous l'oreille attentive de chacun…
Tout le monde essaye de comprendre où je veux en venir. Certains s'impatientent un peu, du mystère que j'entretiens. Oh, bien sûr, je pourrais lâcher la réponse immédiatement, sans entrer dans tous ces détails. Mais je n'ai guère envie de le faire. Ce serait bien trop brutal à mon goût…
Et j'ai encore besoin d'un chouia de temps, pour digérer cela. Après tout, je viens à peine de comprendre moi-même toutes les implications, toutes les conséquences. Mais aussi la lourdeur de ma tâche. Des responsabilités qui m'incombent…
« Cela confirme ce que Ron pensait à l'époque de notre conversation sur le Bien et le Mal. Il n'y a plus rien de bon en Voldemort, au point que sa Magie en est également dénuée… » murmure à son tour Hermione, les sourcils plus froncés que jamais…
Ron plisse les yeux. Il ne pense pas tout à fait la même chose qu'Hermione. Et je sens qu'il est plus proche de la réponse réelle, qu'elle l'est actuellement. Il est en passe de comprendre et il le sait. Mais il n'ose pas laisser cette réponse affleurer à son esprit encore. Je le lis dans son regard…
« Quel est le troisième élément ? » demande-t-il, en me fixant de ses yeux clairs…
« Une réponse obtenue par ta Magie, lorsque je l'ai interrogée, à propos des Réceptacles. Je lui ai demandé ce qui arriverait, si la Magie d'un Sorcier ne parvenait pas à en trouver un pour l'accueillir. Elle m'a répondu que cela n'arrivait pas, que les Réceptacles recueillaient la moindre parcelle de Magie qu'un Sorcier laissait derrière lui… » réponds-je, sans quitter Ron des yeux…
« Tristan… » murmure-t-il aussitôt, tandis qu'Hermione sursaute et lève brusquement ses yeux écarquillés sur moi…
Papa aussi a compris, maintenant. Il s'est levé avec lenteur et il me fixe avec intensité…
« Oui. Tristan… Il est le pouvoir que je possède et que Voldemort ignore… » acquiesce-je, à l'incompréhension totale de la très grande majorité des Membres de l'Assemblée…
Il y a un moment de flottement, durant lequel Maman, Papa, Ron, Hermione et moi-même échangeons des regards lourds de sens. Ce que nous avons partagé durant nos Communions Magiques, les a aidés à comprendre. Ils ont vu Tristan. Ce mignon petit garçon brun, aux yeux doux et tristes, compatissant, qui n'a pas grandi, qui n'est pas parvenu à s'épanouir..
Parce qu'il a été empêché de le faire. Il a été étouffé, brimé. Et finalement rejeté, expulsé avec brutalité…
« Oh ! Putain de bordel ! Harry !... » s'exclame soudainement Draco, en se levant d'un bond…
« Merde alors ! Putain, je n'y crois pas. Ça ne peut pas être ça… » murmure quasi dans le même temps Blaise, à son côté droit…
« Et pourtant, si tu penses à la même chose que moi, et je crois bien que oui, alors si, c'est bien ça… » lui répond Théo, en secouant pourtant la tête négativement, de concert avec Nev…
« Je suis comme vous les mecs. J'ai bien du mal à croire cette idée… » déclare Nev, qui soupire, avant d'ajouter : « Mais en tout cas, ça explique bien des choses… Une au moins… »
Voilà, ils ont compris eux aussi. C'est normal. J'ai évoqué Tristan un jour devant eux, au début de ma convalescence. Draco m'avait posé question à son propos. Et comme ils étaient venus me chercher, là-bas dans le Passage Secret de Priest Hole Manor, j'ai estimé qu'ils étaient en droit de savoir…
Comme je me trompais à l'époque ! Tristan n'est pas, il n'a jamais été un ami imaginaire…
Tristan est une parcelle de la Magie de Voldemort. Celle qui contient le Bien qui résidait autrefois en lui et qui résistait vaillamment contre vents et marées, à la noirceur, aux tendances cruelles de son hôte. Elle freinait sa puissance. Elle l'empêchait de s'épanouir pleinement sous l'influence de la colère et de la haine, qui envahissaient son cœur et son Âme, les noircissant de leur cruauté. De la peur viscérale que je lui inspirais, moi, qui n'était pourtant qu'un bébé. Car j'étais censé posséder le pouvoir de le vaincre. Il n'avait donc qu'un désir, m'anéantir de toute sa puissance et pour pouvoir le faire, il a rejeté cette petite parcelle de Magie, complètement imprégnée de ce qu'il avait pu y avoir de bon, d'innocent, de pur en lui. Il a déchiré sa Magie, il l'a rejeté de toutes ses forces, a expulsé cette petite parcelle qui refusait de faire corps avec lui, lorsqu'il a levé sa Baguette vers moi. Et ce faisant, il a accompli la Prophétie. Il m'a donné le pouvoir de le vaincre…
Car cette parcelle de sa Magie, est venue immédiatement se réfugier en moi. Sous l'aspect que Voldemort avait, lorsque le Bien qu'il possédait comme chacun d'entre nous, a été supplanté par sa décision de choisir le chemin qui lui semblait le plus facile, le plus rapide pour accomplir ses desseins. Quand il a décidé donc, d'user du Mal pour devenir l'être suprême, le plus puissant de la terre. Et dominer le Monde…
Et c'est pour cela que j'ai survécu à son Avada Kedavra. Ce n'est pas seulement l'amour de ma mère qui m'a protégé. Le Maléfice de Voldemort a percuté Tristan, juste avant qu'il ne pénètre en moi…
Quelle ironie ! La dernière parcelle de Magie encore imprégnée de la Bonté que Voldemort a eue en lui, m'a protégé de lui lorsqu'il l'a reniée, arrachée, rejetée, expulsée avec fureur et violence…
Et plus tard, c'est elle aussi, qui a permis que nos esprits soient connectés. Voldemort et moi-même pouvons entrer naturellement en Communion Magique, parce que je suis le Château de Peter Pan. Un Réceptacle. Et que je protège en mon sein, une parcelle de sa Magie. La plus pure, la plus innocente. La seule petite parcelle qui a résisté à sa noirceur et à sa cruauté. Le Bien qu'il n'a pas voulu cultiver. Ni même jamais reconnaître avoir en lui…
Et lorsque cette petite parcelle effleure son ancien hôte, ou plutôt la Magie déchirée de son ancien hôte, cela lui cause une douleur effroyable, que ma Magie partage avec Tristan, elle souffre tout autant que lui. Et moi avec elles…
Du moins, c'est ainsi que je m'explique tout cela. Seul Tristan pourra me le confirmer ou l'infirmer…
Il faudra un jour que je l'interroge à ce propos. Mais pas tout de suite. Plus tard. Quand j'aurais digéré tout ça.
« Qu'est-ce que tout cela veut dire ? Qui est ce Tristan ? » demande maintenant Sirius, qui affiche un drôle d'air…
Il doit comprendre confusément ce qu'il se passe, je crois. J'ai porté sa Magie en moi. Elle a donc côtoyé Tristan. Et son savoir frôle Sirius, sans pouvoir affleurer à sa conscience.
« Tristan est une petite parcelle de la Magie de Voldemort, qui a trouvé refuge en moi, lorsqu'il a définitivement rejeté le Bien, au profit du Mal, au soir du 31 octobre 1981… » réponds-je, après avoir pris une bonne inspiration.
Et cela soulève immédiatement un concert d'exclamations…
Ce n'est pourtant pas la seule chose que j'ai compris…
Mais chaque chose en son temps…
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Sirius
Nom de Zeus, de nom de Zeus !
Je n'arrive pas à croire que mes oreilles ont bien entendu ce que vient de révéler Harry…
Ah ! Nom de Zeus !
C'est insensé !
« Peux-tu répéter ce que tu viens de dire, Harry ? Je crois que je n'ai pas bien compris… » demande-je, ma voix complètement incertaine…
Harry sourit. D'un sourire qui n'atteint pas ses yeux cependant …
« Non, tu as parfaitement compris Sirius. Tristan est une petite part de la Magie dont Tom Jedusor était l'hôte. Elle a été expulsée et je la porte en moi, depuis que Voldemort a essayé de me tuer, alors que j'étais encore un bébé. Cette parcelle de Magie, recèle en elle, le pouvoir que Voldemort ignore. Elle n'est que bonté, innocence et pureté. » répond-il, avec cette indicible tristesse qui l'habite depuis quelques minutes maintenant…
Flottement ou murmures. Beaucoup s'interrogent, se demandent comment on peut se départir d'une parcelle de sa Magie. Albus a l'air songeur. Arthur, King et Remus froncent les sourcils. Molly et Narcissa sont angoissées. Fol Œil grimace et semble inconfortablement préoccupé. Les jeunes chuchotent entre eux avec animation. Dobby bat des oreilles avec frénésie.
Et en face, l'Etat-Major de Gaspard regarde Harry, l'air de ne savoir quoi penser. Quant aux Elfes, ils semblent hautement intéressés et Cuthalion perce Harry d'un regard que je ne saurais qualifier…
« Je ne vois pas comment cette petite parcelle de Magie peut te permettre de vaincre Voldemort et encore moins affaiblir la Magie Noire au point d'écarter tout danger immédiat pour Magie Mère. Et ce durablement… » intervient soudainement Bill, les sourcils froncés…
« Oh ! Certes, je ne sais pas comment nous devons nous y prendre Tristan et moi-même, pour parvenir à remplir notre Mission avec succès, mais c'est possible, assurément, Bill. Ce que je sais avec certitude en revanche, c'est que Tristan va devoir me quitter et probablement disparaître à jamais. Et cela m'attriste profondément, car il ne mérite pas cela. Bien au contraire, il aurait mille fois mérité de renaître… » répond Harry, le cœur visiblement lourd…
Il a de l'affection, pour cette petite parcelle de Magie qui vient de Voldemort, me dis-je, en frissonnant de dégoût. Mais aussitôt, je rectifie pour moi-même. Voldemort était l'hôte de cette Magie, c'est vrai. Mais il l'a rejetée. Car elle était imprégnée de quelque chose dont il ne voulait pas. Il n'a jamais composé avec elle. Il n'a jamais fait corps avec elle. Il n'est pas non plus parvenu à la souiller…
Elle n'est que bonté, innocence et pureté, a dit Harry. Et je comprends alors l'affection qu'il peut avoir pour elle. Il la porte en lui, depuis plus de quinze ans…
Et je me rends compte soudainement, que moi aussi, j'ai de l'affection pour elle…
Non. C'est ma Magie, qui aime bien ce Tristan, me rends-je compte. Elle l'a un peu côtoyé. Assez pour se prendre d'affection pour elle. Et pour lui faire confiance. Il n'y a donc aucune raison, pour que je n'en fasse pas de même, n'est-ce pas…
« De quoi Tristan a t'il l'air ? Est-ce qu'il ressemble à Voldemort ? » demande maintenant Molly, ses mains triturant un coin de sa robe avec nervosité et inquiétude…
« Oh, non ! Absolument pas ! Enfin, pas au Voldemort de maintenant. C'est un petit garçon, très mignon. Il a l'air très gentil et il est compatissant. » répond Hermione, avec un sourire attendri…
« J'ai du mal à imaginer que Voldemort ait pu être mignon un jour, même en étant gosse… » réagit aussitôt Charly, sourcil haussé sur son incrédulité…
« Il l'était pourtant. Et le souvenir du Tom Jedusor de seize ans qui a failli prendre la vie de Ginny, était un très beau mec… » déclare Harry, sur un haussement d'épaule…
« J'confirme ! J'l'ai croisé plus d'une fois quand il était jeune et qu'il travaillait chez Barjow et Beurk. Il avait tout pour séduire le p'tit saligaud et il en avait conscience. Il a toujours usé d'ses charmes, pour arriver à ses fins. Et quand il ouvrait la bouche, en un clin d'œil il vous aurait fait passer des vessies pour des lanternes et avaler tout'les couleuvres du Monde ! Ouais, belle gueule et sacré beau parleur qu'il était, le p'tit hypocrite ! Savait ç'qu'il voulait et l'obtenir ! Rares étaient ceux qui s'méfiaient d'lui et tout aussi rares étaient ceux qui résistaient à sa jolie figure, ses belles paroles et ses belles manières ! Un vrai p'tit serpent hypnotisant et viç'lard! » déclare Fol Œil, un pli dégouté aux coins des lèvres, avant de se tourner vers Harry pour demander d'un ton abrupt : « T'es sûr qu'il est si gentil qu'ça, l'Tristan ? Il essayerait pas d'te berner ? »
« J'en suis sûr, Alastor. Tristan m'a beaucoup aidé. Il m'a sauvé la vie. La nuit du 31 octobre 81, mais aussi à Priest Hole Manor. Il m'a insufflé le peu d'Energie qu'il pouvait me donner. Il m'a aidé à rester accroché à la réalité, à me sortir des Cauchemars provoqués par la Potion que Voldemort a obligé Jérémy à me faire ingurgiter. » répond Harry, avec douceur, tout en tirant un souvenir de sa tête, avant de préciser : « Mais jugez plutôt par vous-même… »
Et il dépose son souvenir dans la Pensine, que Nally s'est empressée de lui présenter. Trois autres souvenirs vont rejoindre le premier, puis, d'un coup de Baguette, Harry en fait surgir un de la Pensine…
Il est très court, mais terrible. Le corps de Lily gît sur le sol de la chambre de bébé de Harry. Celui-ci est dans son petit lit à barreaux, de grosses larmes roulant sur ses joues, tandis qu'il regarde le corps de sa mère, comme s'il avait compris qu'elle est morte et que plus jamais elle ne pourra lui offrir la chaleur et la tendresse de ses bras. Voldemort, qui a déjà perdu beaucoup de sa séduction physique à cette époque, lève sa Baguette et jette l'Avada Kedavra. Le Maléfice fuse vers Harry, mais soudainement il y a un éclair blanc, le Maléfice de mort rebondit et Voldemort s'évanouit littéralement dans les airs…
Harry fait revenir ce souvenir en arrière. Et il le déroule de nouveau, mais grandement au ralenti cette fois. Et ce qui n'était pas visible en première lecture le devient. Au moment où Voldemort prononce le Sortilège de Mort, quelque chose surgit hors de lui, devançant de peu le Maléfice. Et un petit garçon se dresse devant Harry, se prenant l'Avada de plein fouet. Et lorsque l'aveuglant éclair qui a vaporisé Voldemort s'éteint et qu'un serpent jusqu'alors cabré devant lui se carapate en vitesse, il ne reste qu'une toute petite lumière argentée, qui vient effleurer le front blessé de Harry, arrêtant le flot de sang qui s'en échappe, avant de plonger vers son ventre et de disparaître à l'intérieur de lui…
« Nom de Zeus ! C'est incroyable ! » murmure-je, tandis que Harry commence à faire défiler le souvenir suivant…
Nous voyons maintenant un Harry de trois ans à peu près. Il est enfermé dans un placard et un petit garçon, le même que précédemment, est assis auprès de lui, luisant doucement dans le noir. Il réconforte Harry, chantant une berceuse en lui caressant les cheveux, dans un geste très apaisant…
« Pas la peine d'montrer les aut' souv'nirs, Harry. Ç'gamin là, n'a rien à voir avec l'Jedusor qu'j'ai connu. Y a qu'à r'garder ses yeux, pour s'en rendr' compte. Ton Tristan est un bon p'tit gars… » déclare Maugrey, d'un ton bourru…
Harry hoche du chef. Et il réintègre ses souvenirs dans sa tête…
« Vous pensez que c'est ça, qui a provoqué la scission du cerveau de Voldemort ? Je veux dire, le déchirement de sa Magie ? » demande alors Neville, les sourcils froncés…
« C'est ce que j'ai pensé lorsque j'ai compris qui était Tristan il y a quelques semaines, mais à la lumière de ce que nous venons de voir, j'en doute maintenant. Cependant, je ne vois pas ce que cela peut-être… » répond Nally, avant de se mordiller la lèvre, dans sa réflexion…
« A mon avis, il n'y a guère que Tristan, qui peut éventuellement répondre à cette question. Je l'interrogerai à ce propos et je vous dirai ce qu'il en est, s'il se souvient de cette époque. Mais pas maintenant. Il est temps de reprendre là où nous en étions. Il reste peu de temps, avant que la corne du réveil retentisse dans le Campement... » déclare Harry, en venant reprendre place à côté de Galdor…
Ce dernier lui presse l'épaule avec affection et Harry lui presse la main en retour. Ils ont vraiment une belle relation tous les deux. Et souvent je me dis que là-haut, James doit en être jaloux. Et heureux en même temps, que son fils ait trouvé un père, aussi pleinement aimant qu'il l'était avec Harry…
Je me secoue. Ce n'est pas le moment de penser à cela.
« Tu as raison, Harry. Mais nous n'aurons pas le temps de débattre de tout ce qu'il y a, à dire. Or, il n'est pas souhaitable d'offrir un jour de relâche dans l'Entraînement, de celles et ceux dont les Entraîneurs sont ici. Ce que je suggère donc, c'est que Fëanturi achève ce soir, de vous révéler les événements qui ont mené à la création de Tyll Celwie o Agar Myrn … » propose Nally, en haussant un sourcil vers le plus ancien des Roherdirons…
Celui-ci acquiesce, d'un hochement de la tête…
« Toi non plus, tu n'as pas achevé ton récit, Nally… » fait alors remarquer Remus, dont la plume prend note de chaque mot prononcé depuis le début de la Réunion…
« Je n'ai rien à ajouter à ce que Harry a expliqué, avant de révéler quel pouvoir il détient et que Voldemort ignore. Et vous savez maintenant avec précision, quels sont les enjeux de cette guerre. La fin de la Celtycie et d'une partie de notre Monde. Mais aussi et surtout, la disparition définitive de la Magie, lorsque s'en ira la flamme du dernier Être ou de la dernière Créature qui en est l'hôte. Et comme l'a souligné Harry, nous devons prendre garde, durant notre Combat, à ne pas nous égarer nous-mêmes dans les Ténèbres. Et je sais que vous mesurez davantage encore, à quel point il est important que nous ne fassions pas usage des mêmes armes que nos ennemis. Et ce, même lorsqu'il sera nécessaire, de leur ôter la vie, pour épargner les nôtres…» répond Nally, son regard infiniment profond, courant à la ronde…
« Ne t'en fais pas, Nally. Nous n'userons pas de Magie Noire, contre nos ennemis. S'il le faut, nous leur retournerons leurs Avada Kedavra à la gueule, d'un bon Expulsio. Et comme nous l'a si sagement recommandé Harry, nous nous battrons toujours avec l'amour que nous avons dans le cœur, au nom de ceux qui nous sont chers et qui ont donné leur vie déjà, pour sauver notre Monde. » affirme aussitôt Bill, approuvé par tous les Sorciers présents…
Moi le premier…
Ouais. Moi le premier…
Je tiens à garder la petite parcelle d'innocence et de pureté enfantine qui réside en moi…
OoOoOoO
Acte 6 : La Fierté Qu'Un Père Aurait Dû Exprimer
Draco
J'ouvre un œil, confus et désorienté. Je ne me souviens pas de m'être couché.
Je suis pourtant dans mon lit.
Comment suis-je arrivé là ?
J'ai un trou de mémoire à ce propos. Je me souviens avoir proposé, à la fin de la Réunion ce matin, de donner un coup de main à Théo pour l'Entraînement d'un groupe de gosses. Il m'a dit de l'attendre deux minutes, qu'il avait un petit truc à faire avant de me rejoindre. J'en ai profité pour manger un petit sandwich et plouf, le trou noir…
Que s'est-il s'est donc passé ?
« Bien dormi ? » me demande Théo, alors que je me redresse sur mon séant.
Il est installé sur un fauteuil, dans un coin de notre chambre, un livre à la main. Et il sourit avec amusement…
« Oui, j'ai bien dormi. Je suis même très bien reposé. » réponds-je, en fourrageant dans ma tignasse, avant de demander : « Tu peux m'expliquer ce que je fiche ici ? »
« Tu ne crois tout de même pas que j'allais te laisser venir entraîner les gosses avec moi, alors que tu as eu une nuit blanche et que tu dois toi-même t'entraîner avec Orodreth cet après-midi… » répond Théo, avec un sourire moqueur…
« Quoi ? Tu veux dire que c'est toi qui m'as endormi sans me prévenir ? Tu as osé me faire ça en traître ! » réagis-je, quelque peu scandalisé…
« Si c'est moi qui t'avais endormi avec un Sortilège, tu ne serais pas aussi bien reposé. En fait, j'ai demandé à Olórin de le faire, comme il l'avait fait une fois avec Ron, en Celtycie. Je me suis souvenu que Ron avait dit qu'il avait physiquement bien la pêche le lendemain, que sa nuit avait été vraiment paisible et reconstituante… » explique Théo, sans aucun remord…
Il a même l'air carrément satisfait de lui…
« Ce n'est pas loyal, ça… » maugrée-je, en me levant…
« Si j'avais refusé ton aide et que je t'avais dit d'aller plutôt te coucher, tu n'aurais pas été d'accord, affirmant que tu étais assez en forme pour attendre de dormir la nuit prochaine. Et tu serais allé proposer ton aide ailleurs. Je n'ai pas eu envie de batailler avec toi à ce propos. Ni ennuyer Harry pour qu'il te convainque de te reposer. Il a suffisamment à faire comme ça. J'ai donc choisi la solution qui m'est apparue la plus efficace et la plus bénéfique pour toi… » répond Théo, sur un haussement d'épaule…
Mouais… Il avait raison de dire ce matin qu'il me connaît, mon frangin. C'est vrai. Je n'aurais pas suivi son conseil. Parce que je sais bien qu'après toutes les révélations auxquelles nous avons eu droit lors de la Réunion matutinale de l'Assemblée, j'aurais eu du mal à fermer l'œil…
Je me pose trop de questions, sur Tyll Celwie o Agar Myrn, sur ce qui attend Théo et Harry là-bas. Il doit y avoir des quantités astronomiques de Magie Noire sur cette Île de malheur, étant donné qu'elle s'y accumule depuis des millénaires…
Et si la quantité que va y apporter en plus Voldemort, faisait déborder le chaudron ?
Ce serait la fin de tout…
Putain…
C'est sur les épaules de Harry, que repose tout…
C'est de lui que ça va dépendre.
Et de Tristan…
« Arrête de penser à tout ça, frangin. Tu as à peine une demi-heure pour te rafraîchir et déjeuner, avant ton rendez-vous avec Orodreth… » déclare Théo, avec douceur…
« Ok. Mais puisque tu as si bien deviné mes pensées, dis-moi, qu'est-ce que tu en penses toi ? » demande-je, dans un murmure…
« Que c'est incroyable et extraordinaire à la fois. Et que, bien que cela ait malheureusement coûté très cher à Harry, puisque pour ce faire, il a d'abord tué ses parents, Voldemort a été bien inspiré de lui donner le moyen de l'abattre définitivement. Bien sûr, comme nous tous, Harry devra donner de sa personne et il ne s'en sortira peut-être pas complètement sans casse, mais Tristan l'a toujours protégé. Et il le fera jusqu'au bout. Il ne laissera pas Voldemort gagner. Il ne laissera pas la Magie Noire l'emporter. S'il y a bien une chose dont je suis convaincu, c'est celle-là, Draco. Alors j'ai confiance. Totalement confiance. D'autant que nous allons tous les aider, en réussissant les Missions qui nous ont été confiées, n'est-ce pas, frérot ? » répond Théo, le visage empreint de sérénité…
Et je me sens gagné par sa conviction. Par sa tranquillité. Plus résolu que jamais également, de produire les efforts nécessaires, pour faciliter la tâche de mon frère et de Tristan. Alors je vais m'entraîner dur, pour remplir ma propre Mission…
« Tu as raison, Théo. Ce ne sera pas de la tarte, mais nous allons réussir. Nous allons offrir à Harry et Tristan les meilleures conditions et toutes les chances possibles, de gagner et d'empêcher cette fichue Magie Noire de mettre fin à notre Monde… » souris-je, en tendant la main à mon frère…
Il la prend et nous signons notre accord, notre résolution plutôt, d'une poignée de main franche…
« Pourquoi n'es-tu pas avec les gosses que tu devrais entraîner à cette heure-ci ? Qui est avec eux à ta place ? » demande-je ensuite, en me dirigeant vers la salle de bain…
« Seamus a sacrifié son jour de repos pour me remplacer cet après-midi. Il faut que je m'entraîne moi aussi. Alors même si je ne saurai que ce soir ce qui m'attend sur Tyll Celwie o Agar Myrn, j'ai décidé de prendre les devants et de parfaire mes Techniques de Défense. Je vais commencer par tâcher de jeter des Sortilèges, tout en gardant mon Caméléon. Je sais que ce n'est pas gagné, mais ça doit pouvoir se faire… » explique Théo tandis que je me rafraichis la figure et le torse, à l'eau froide…
« Bonne idée. Tu devrais peut-être aussi réfléchir à un moyen de passer devant le Cerbère, sans qu'il te détecte à l'odeur. Je doute qu'un simple Sortilège Anti-Odeur marche contre cette bestiole… » déclare-je, en m'essuyant vigoureusement, avant d'enfiler mon Tee-Shirt…
« J'y songe. Quel bouquin crois-tu que j'étais en train de compulser, sinon celui qui concerne les odeurs et les mille et une manières de les masquer ?… » sourit Théo, en me devançant dans le salon, que nous traversons à grandes enjambées, pour nous rendre dans le coin cuisine de la Yourte…
Un déjeuner a été gardé au chaud pour moi. Je m'installe pour le manger, tandis que Théo se sert un thé, qu'il déguste à petites gorgées prudentes, avant de me laisser pour aller s'entraîner dans le calme de notre chambre.
Et quelques minutes plus tard, je sors de la Yourte. J'ai la surprise alors de trouver Orodreth, qui m'attend derrière la porte…
« Salut ! Pourquoi n'es-tu pas entré ? » lui demande-je, fronçant les sourcils…
« Les Elfes n'entrent pas dans la demeure d'un hôte, sans y avoir été invité… » répond-il, d'un ton neutre…
« Oh ! Si tu avais signalé ta présence en frappant à la porte, je t'aurais invité à le faire tu sais. La prochaine fois, ne fait pas de chichi, frappe et entre directement, sans attendre. Et si je suis occupé ailleurs, en m'attendant, prends tes aises dans le salon ou la cuisine. Assois-toi, sers-toi un thé, prends un bouquin ou fais ce que tu veux d'autre. Y a pas de lézard, c'est ce que nous faisons tous. » déclare-je, en prenant le chemin qui mène à l'endroit où je m'entraîne habituellement…
Sur un petit plateau dégagé, dans la montagne. Il y a un bon petit quart d'heure de marche rapide pour y arriver.
« Mais… Je risque ainsi, d'entrer à un moment inopportun… » répond Orodreth, sourcils se fronçant imperceptiblement…
« Quel moment inopportun ? C'est une Yourte commune, tu sais. Aucun d'entre nous ne va prendre le risque de se faire surprendre dans une position trop intime, dans le salon, la cuisine ou la salle de bains. Pas même dans la chambre que nous partageons… » déclare-je, sur un sourire et un clin d'œil complices…
Orodreth réagit immédiatement en adoptant sa posture typiquement Elfique et j'éclate de rire…
« Tes potes et toi, vous devriez vraiment vous décoincer un peu, tu sais. » dis-je, lorsque je reprends mon sérieux…
« Nous n'évoquons pas ces choses, chez nous… » répond Orodreth, avec un rien de raideur distante…
« Le sexe fait partie intégrante de notre vie. Et il n'y a aucune honte à en parler de temps en temps… » réplique-je, sur un haussement d'épaule, avant de demander : « Au fait, tu es marié ? Tu as des enfants ? »
« J'ai une épouse, oui. Et trois enfants. Et je serai bientôt Anda Atar… » répond Orodreth, avec un mince sourire…
Ses épaules se sont un peu détendues aussi.
« Félicitations ! Ma copine, c'est Annabelle, mais ça, tu dois déjà le savoir. C'est de notoriété publique dans le Camp. Comment s'appellent ton épouse et tes gosses ? » demande-je encore, ma curiosité en éveil…
« Mon épouse se nomme Dothiel. Mes filles sont Elenwë et Izilbêth. Mon fils est Galathil… » répond Orodreth, avec une pointe de tendresse dans le ton de sa voix…
La glace est brisée entre nous et je l'interroge encore, à propos de sa famille. Il me répond volontiers, puis me pose à son tour quelques questions. Aucune ne concernant Lucius, cependant. Et le temps me parait très court, jusqu'au plateau.
Il y a une petite brise tiède qui me caresse agréablement le visage. Elle apporte avec elle l'odeur des arbres de la forêt qui s'étend à nos pieds et celle des fleurs qui nous environnent. Quelques sons lointains de voix nous parviennent aussi, depuis l'un des terrains d'Entraînement.
Je me sens vraiment serein. Apaisé. Ma courte conversation avec Théo à mon réveil, a lavé les craintes et les inquiétudes, dont ma nuit blanche avait été nourrie. Ce n'est pas que je n'en ai plus aucune. Notre avenir reste incertain. Et il y aura encore beaucoup de souffrances à vivre, avant que ne vienne l'issue de la guerre. Mais nous avons aussi de bonnes, de très bonnes cartes en main, pour obtenir la victoire et sauver notre Monde.
Une image me traverse la tête. Celle d'un petit garçon, qui veille sur un autre petit garçon, apeuré et recroquevillé dans l'ombre épaisse d'un placard sous l'escalier.
Tristan…
J'ai été frappé par la bienveillance de son regard sur Harry. Par la douceur de la caresse aérienne de sa main dans ses cheveux. La tendresse de sa voix et de son regard…
Il est le meilleur atout que l'on puisse avoir…
« L'heure est propice, Elendur… » déclare avec douceur Orodreth, qui se tient auprès de moi, son regard fixé sur l'horizon…
« Oui. Elle l'est… » souris-je, en embrassant encore un peu le paysage des yeux, avant de m'assoir dans l'herbe tendre et tiède …
Et je ferme les yeux, pour méditer.
J'ouvre grand mes sens pour commencer. Appréciant la chaleur du Soleil, la douceur de la brise sur ma peau. Laissant exploser les odeurs dans mes narines, les sons dans mes oreilles, les goûts dans ma bouche. J'explore toutes ces sensations avec délice. Puis, progressivement, je me recentre sur moi-même, ramenant tout vers moi…
Toutes mes sensations externes sont peu à peu étouffées. Je n'entends bientôt plus que les battements réguliers de mon cœur, je ne ressens bientôt plus que l'air qui circule entre mes narines et mes poumons. Je prends conscience de tout mon corps. Des tensions dans mes muscles et mes tendons ou au contraire de leur détente.
Et lorsque j'ai bien effectué le tour de toutes ces sensations-là, je pars à la recherche de ma Magie. Je trouve très vite ma pelote d'épingle bleu pâle et jaune. Depuis que j'ai atteint ma maturité Magique, elle a doublé de volume et elle est plus hérissée que jamais. La plus grosse des aiguilles et son fils de laine qui vient nourrir ma main droite de ses Ondes Magiques, sont également bien plus épais. Et ma Magie murmure plus que jamais. Comme le chant du vent…
Je l'invite à fourmiller dans mon corps, à laisser son flux me parcourir durant quelques instants, à prendre ses aises. Elle court en moi, elle s'épanouit aussi un peu en dehors de mon enveloppe charnelle. Je la laisse faire. J'ai confiance en elle. Elle me caresse le corps, puis revient à l'intérieur. Les épingles brillant maintenant de mille feux chatoyants…
Je me sens prêt. Alors je reviens lentement à la surface, je reprends contact avec le monde extérieur, croisant le regard clair d'Orodreth qui me fixe avec bienveillance, lorsque j'ouvre enfin les yeux…
« L'heure est propice, Elendur… » répète-t-il, avec un fin sourire, tendant une main vers moi…
« Oui, l'heure est propice, Orodreth… » acquiesce-je, en prenant sa main.
Son sourire s'élargit imperceptiblement et il m'aide à me lever…
J'embrasse le paysage. Je le visite des yeux, avec une acuité accrue. Bien que l'après-midi soit maintenant avancé, les couleurs me semblent plus prononcées, plus éclatantes. Je ressens davantage la tiédeur de la brise sur ma peau. Je distingue nettement mieux les odeurs et les goûts qui les accompagnent dans ma bouche.
Je souris.
« L'heure est propice… » murmure-je, en tendant légèrement la main en avant, plus confiant que je ne l'ai jamais été.
J'ouvre mon cœur et mon esprit, comme Orodreth m'a appris à le faire durant trois jours et je laisse ma Magie fuser devant moi. La brise se renforce aussitôt. Elle se rassemble en un petit tourbillon qui chantonne. Puis le chant du vent enfle peu à peu et il tourne de plus en plus vite. Je le laisse faire durant quelques secondes, invoquant Sylphides et Sylphes, les priant d'entendre mon appel. Et enfin, j'incite le vent à ralentir sa course…
Et soudainement, mon cœur bondit dans ma poitrine. Je distingue progressivement le contour de visages qui se dessinent peu à peu dans le tourbillon du vent. A peine une esquisse d'abord. Puis ils se précisent. Et des corps éthérés et élancés prennent vie.
Les Sylphes et Sylphides ont répondu à mon appel !
Mon cœur bat la chamade, je me sens incroyablement heureux.
Les Sylphides et les Sylphes sont là. Ils sont une vingtaine. Certains pas plus grands que des enfants de huit ou dix ans. Et leur beauté est si fabuleuse, qu'aucun artiste ne saurait lui rendre hommage avec son art. Ils dansent et ils rient dans le vent…
Et soudainement, ils courent vers moi…
Orodreth lève aussitôt la main, parlant dans sa langue. Sylphes et Sylphides s'arrêtent, la tête un peu penchée, écoutant attentivement l'Elfe. Puis ils inclinent leur tête sur le côté et leurs regards curieux se posent de nouveau sur moi, leurs yeux pétillants me semblant avides de curiosité…
« Ils sont très impatients de faire ta connaissance, Elendur. Nombreuses sont les années qui se sont écoulées, depuis qu'ils ont communiqué pour la dernière fois, avec un être n'appartenant pas à leur espèce et ce sera la première fois qu'ils le feront avec un Sorcier. Aussi sont-ils très heureux de répondre à ton appel. Je les ai cependant incités à la prudence. Je leur ai demandé d'attendre ton invitation pour s'approcher de toi, de faire preuve de douceur et ne pas se presser tous en même temps, ni trop fort contre toi. » m'explique Orodreth, d'un ton calme et paisible…
« Que dois-je faire pour les inviter à approcher ? Comment communiquer avec eux ? » demande-je, sans détacher mon regard des splendides et fascinantes Créatures qui me font face…
Elles flottent dans l'air, leurs cheveux formant un nuage vaporeux autour de leurs si doux et beaux visages…
« Incline la tête sur le côté, sans les quitter des yeux. Ils viendront à toi. Et lorsqu'ils t'auront caressé le visage, tu pourras comprendre leur langage, tout comme ils comprendront le tien. Ils désirent tout savoir de toi et cela nécessitera plusieurs rencontres, avant que la curiosité qu'ils manifestent à ton égard soit entièrement satisfaite. Ecoute alors leur parole, entends leur histoire. Lorsqu'ils estimeront que vous avez fait suffisamment connaissance et que votre lien est solide, ils t'inviteront à formuler toutes les demandes de services que tu souhaites…. » répond Orodreth, un sourire dans la voix…
« Ok… Et comment je fais, pour mettre fin à la conversation, quand je serais trop fatigué pour maintenir le Sortilège ? » souffle-je, bridant ma propre impatience à faire connaissance avec les Êtres fabuleux qui m'observent avec des sourires engageants…
« Ce sont eux qui sentiront qu'il est temps de se retirer. Fais leur alors promesse de les contacter bientôt, sans toutefois être trop précis, sur le temps qui s'écoulera avant que tu le fasses. Si tu ne pouvais honorer ta promesse, même pour la plus valable des raisons, leur confiance en toi serait à jamais brisée… » répond Orodreth, avant de reculer d'un pas, non sans avoir auparavant, pressé mon épaule de sa main, en un geste d'encouragement à lancer mon invitation…
Je prends alors une bonne inspiration, le cœur battant à tout rompre et je suis son conseil à la lettre…
Eclat de rire joyeux. Sylphides et Sylphes s'approchent. Ils m'effleurent tour à tour, tournoient autour de moi, dans des rires juvéniles, durant quelques secondes. Ils se pressent ensuite un peu contre moi et j'ai immédiatement la très agréable sensation que mes pieds ne touchent plus terre, d'avoir des ailes et que je flotte dans le vent, tout comme eux, à l'intérieur d'un cocon d'air chaleureux, amical. Puis une main timide frôle ma joue, d'une caresse finement aérienne et un chuchotement doux me demande mon nom…
« Draco… Elendur Aldarion pour les Elfes. Je… Je suis honoré et charmé de faire votre connaissance. … » réponds-je, le cœur ravi…
Merlin ! Je parle avec les Sylphides et les Sylphes ! C'est extraordinaire !
Je réponds à des dizaines de questions. Elles fusent de la droite, de la gauche, de derrière ou de devant moi. Certaines sont grandement indiscrètes, mais je réponds à chacune d'elle avec bonne grâce et sincérité. Mon rire se mêle souvent à ceux des Sylphides et des Sylphes. Des caresses aériennes viennent parfois me transmettre de la compassion ou du réconfort. De l'amitié…
Je n'ai plus aucune notion du temps qui passe, mais la fatigue se fait soudainement sentir…
« Le temps est venu de te quitter pour aujourd'hui, Elendur. Promets-tu de nous appeler bientôt ? » demande l'une des Sylphides…
« Oui, je le promets. » souris-je, sans avoir le temps d'ajouter quoi que ce soit d'autre…
Les Sylphides et les Sylphes s'évanouissent dans le vent. Et je tombe à genoux sur le sol, essoufflé, vidé de mes forces. Epuisé mais heureux…
« Merlin, c'était fabuleux… » murmure-je, lorsque j'ai à peu près repris mon souffle…
Face à moi, le Soleil se couche maintenant dans l'horizon flamboyant. Il s'est donc passé plus de deux heures, depuis que j'ai jeté mon Sortilège. Je n'en reviens pas…
« Oui. Tu es un très grand Sorcier, Elendur. Nombreux ils sont venus. Et plus nombreux encore ils seront, à ton prochain appel, je n'en ai doute… » déclare alors Orodreth, en m'aidant à me remettre sur mes deux pieds…
Il y a une lueur sincèrement appréciative dans son regard et cela me touche profondément…
« Merci Orodreth. Pour le compliment que tu viens de me faire, autant que pour ton aide. Grâce à toi, je viens de vivre une expérience absolument extraordinaire. Si tu as un service à demander un jour, n'hésite pas. Je serai ravi de te le rendre, si c'est dans mes possibilités… » réponds-je, en lui tendant la main…
Il la prend et nous nous serrons la pince. Sa main est plus franche et plus chaleureuse, que la première fois où nous l'avons fait…
« C'est à ton acharnement au travail, que tu dois ta réussite, Elendur. Et c'est ta sincérité qui a retenu l'attention des Sylphides et des Sylphes, leur a donné désir de recevoir plus de réponses encore et d'obtenir promesse d'un appel prochain … » déclare Orodreth, qui penche ensuite un peu la tête sur le côté, hésitant un chouia, avant d'ajouter : « A la place de ton père, la fierté et le bonheur aurait habité mon cœur, d'avoir un fils tel que toi. »
« C'est parce que tu as un cœur, Orodreth. Mon géniteur, lui, n'en a pas. Il n'en a jamais eu. C'est un monstre. C'est pourquoi je ne suis pas sa fierté, mais une honte à ses yeux. » réponds-je, dans un pauvre sourire.
Mais sans ressentir la moindre petite pointe de regret ou d'amertume. Je n'ai plus aucun sentiment pour Lucius, depuis l'autre jour.
« Il faut effectivement qu'il soit un monstre, pour avoir eu le désir de te faire souffrir et plus encore, pour avoir osé le faire… » commente Orodreth, qui hésite encore une fois, avant de me demander : « Je te saurai gré, Elendur, de me faire l'honneur, de me permettre d'accomplir l'heureux devoir qui aurait dû être sien aujourd'hui : annoncer publiquement, avec fierté et bonheur, que tu as obtenu ce jour, la récompense et le fruit de tes efforts …»
J'en reste sans voix durant quelques secondes…
Complètement abasourdi. Et ému aussi…
Putain…
Voilà qu'un Elfe, me demande de le laisser faire ce que mon géniteur aurait dû faire…
« C'est toi, qui me fais honneur, Orodreth. Et j'accepte avec joie, que tu fasses cette annonce… » réponds-je, lorsque je retrouve ma voix…
Orodreth sourit et il me tend la main…
« En de pareilles circonstances, on ne se serre pas simplement la pince, mon pote. C'est une étreinte amicale qu'on échange… » souris-je, avant de me coller contre lui, pour lui donner l'accolade…
Bien sûr, Orodreth est surpris et il a un peu d'hésitation, avant de refermer ses bras autour de moi. Et j'abrège vite son embarras, en me détachant de lui, à peine m'a t'il serré un chouia. Et je lui file une claque sur l'épaule, un grand sourire aux lèvres, avant de l'inviter à repartir vers le village de Yourtes sur lequel la nuit est tombée franchement maintenant…
Lorsque nous arrivons à destination, tout le monde est réuni autour des tables du dîner. Orodreth me fait arrêter à quelques pas d'elles, puis il pose sa main sur mon épaule et réclame l'attention de tout le monde, en soufflant dans une petite corne. Aussitôt, tous les Elfes se lèvent et nous font face. Les autres, dont ma famille et mes potes, échangent un regard surpris, avant d'en faire autant…
Et Orodreth se redresse avec fierté, m'accordant un regard souriant, avant de s'adresser à toute l'assemblée, Hommes, Elfes et Créatures mêlés, dont les regards convergent tous vers nous…
« Utúlië 'n aurë, nye yea almarea ! Yonya na ingolmo ! Le jour est venu, je suis heureux ! Mon fils est maître du savoir ! Telles auraient dû être aujourd'hui, les paroles d'un véritable père, pour annoncer la brillante réussite de son fils ! Elendur Aldarion, m'a fait l'honneur d'accepter que je les prononce en ses lieux et place. Et c'est le cœur empli de bonheur et de fierté que je m'acquitte de cette heureuse tâche ! Elendur Aldarion a obtenu en ce glorieux jour, la récompense de ses efforts. Et pour la première fois, il a conversé, suspendu dans le vent, avec des Sylphes et Sylphides… » annonce Orodreth, avant de s'incliner devant moi…
Et tous les Elfes s'inclinent également, tandis que des applaudissements crépitent et que des acclamations s'élèvent, de la part de mes amis.
Et je crois bien que je ne me suis jamais senti aussi fier de moi.
A en être ému aux larmes…
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1) LV - Les Secrets De La Grande Dame 3 /3 - Dernier partie de l'acte 5
2) LIV - Visions 2 / 4 - Acte 4
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