Disclaimer: I don't own Merlin.
Music: The Mark of the Raven, The Burdens of Duty, The Forged Seal (Merlin OST)
"Whom History Won't Remember" Episode: "Une question d'état"
Traduction : Abeille.
Encore désolée pour le retard … mais les choses sont ce qu'elles sont, je fais avec.
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Chapitre 36: Une question d'État ~Partie 3~
Il était vraiment bizarre d'être traînés à travers rues de cette façon, certes pas traîné mais certainement bien guidé. Il pouvait voir les locaux jeter des coups d'oeil à Fyren lorsqu'il passait devant eux, secouant leur tête amusé avant de reporter leur attention sur ce qu'il faisait.
Et il commençait à se demander si c'était l'endroit.
"Fyren, pourquoi prétends-tu être stupide ?"
Sa question en sourdine ne fit pas s'arrêter l'autre serviteur bien qu'il finit par faire une pause pendant un moment lorsqu'ils furent hors de vue de quiconque.
"Les gens ont tendance à dire de choses qu'ils ne diraient pas autrement, lorsqu'ils pensent que vous n'avez pas de cerveau pour comprendre ce dont ils parlent. N'est-ce pas la raison pour laquelle tu le fais ? Je peux dire que tu n'est pas aussi idiot que le prince a l'air de le penser."
Merlin renifla.
"Ouais, bien ce n'est pas comme si je le faisais délibérément. Lancer un défi à Arthur quand je ne savais pas qui il était, être jeté au cachot pour ça, et puis se faire passer accidentellement pour un fou en quelques autres occasions… Tout ceci s'est additionné. J'ai arrêté de m'efforcer à changer son point de vue à ce sujet maintenant. Peut-être qu'il le découvrira par lui-même finalement."
Fyren commença à rire, bien que son expression ne changea pas de ce que Merlin savait maintenant être un faux sourire d'idiot.
"je ne voudrais pas briser vos espoirs. J'ai été mis à sa disposition pour le servir durant son séjour et il me rend fou de croire que je suis un 'débile mentale'. Il me parle comme à une petit enfant. J'ai dit à Lord Hargren en termes non équivoques, que s'il m'assignait encore à service d'Arthur lors de futures visites, alors il se retrouverait avec quelque chose de désagréable caché dans son lit. J'ai accepté l'humiliation due à toute cette situation, mais seulement à la condition que je puisse lui parler librement en privé. Il en obtient plus de cet arrangement que moi. Je ne peux même pas aller à la taverne."
Ils atteignirent l'ombre des murs du manoir, Merlin commençant à bafouiller de surprise.
"Lord Hargren sait que c'est un jeu ?"
Fyren le regarda.
"Bien sûr qu'il le sait. Qui penses-tu qui l'ait suggéré ? Je suppose que tu pourrais m'appeler son espion de l'intérieur dans son manoir. Je garde un oeil sur les nobles qui vivent ici, et lui fait savoir si l'un d'eux est sur le point de causer des ennuis."
Il commença à rire diaboliquement.
"Vous devriez voir comment ils transpirent lorsqu'il les fait monter dans son étude pour les avertir. Ils n'ont aucune idée de comment il fait pour découvrir leurs petits scandales. Quoiqu'il en soit, c'est la raison pour laquelle il m'envoie te parler. Lorsque nous sommes revenus du tournoi, je lui ai dit que je pensais que tu étais plus intelligent qu'Arthur ne t'en donnait le crédit. Aussi je m'imagine qu'il veut aussi que je te suggère de remplir un rôle similaire pour Arthur, puisque la plupart des gens à Camelot pense déjà que tu es un crétin. Sans offense."
Merlin grimaça.
"Aucune vraiment, et je m'en arrange de toute manière, sauf pour Gaius principalement. Il est la seule personne qui me prend vraiment au sérieux."
"Je le parierai."
La voix de Fyren avait pris un ton étrange dans cette remarque, mais avant que Merlin puisse l'interroger là-dessus, il le menait déjà par les portes du manoir. Mais pas plus tôt que le serviteur ne l'ai poussé sur un des cotés du flot principal des gens qui les traversaient, Fyren commença à jurer dans sa barbe.
"Ah zut. Pourquoi maintenant?"
Merlin regarda l'endroit qu'il observait, vers la garnison installée à l'intérieur des murs du manoir. Un fanion noir avait été levé au dessus des murs.
"Qu'y a -t-il ?"
"Fanion d'exécution … Reste ici, je reviens dans une minute"
Il poussa Merlin à se tenir contre l'intérieur des murs, se précipitant hors des portes et tapant discrètement sur l'épaule d'un des gardes qui se tenait là. Le garde secoua la tête comme s'il était irrité par l' 'idiot', mais il suivit alors Fyren sur un des cotés et disparut hors de vue… Ainsi, il semblait que Lord Hargren n'était pas le seul à connaître les agissements de Fyren. Heureusement que le seigneur avait tout un réseau d'informateurs à l'intérieur de son propre château pour garder un oeil sur tous les fauteurs de troubles connus.
Il resta là, appuyé contre le mur tandis qu'il y réfléchissait. Hargren avait clairement plus de bon sens qu'Uther. Le roi présumait simplement que ses gardes et ses chevaliers repéreraient les problèmes, n'acceptant jamais que si vous vouliez savoir si les gens avaient de sombres secrets, les seules personnes qui avaient une réelle chance d'en découvrir certains d'entre eux, étaient ceux qui étaient 'invisibles', c'est à dire les serviteurs du château. Lui, Merlin était au courant de pas moins trois affaires récentes concernant divers chevaliers. Il savait qui était celui qui avait volé le manteau de Sir Raoul, un récent chaos qui n'avait abouti sur aucune arrestation et qui voulait dire que la broche en or avait probablement été fondue et vendue pour de l'argent très rapidement. Et il suffisait de se rappeler de lorsqu'il avait dénoncé Valiant. Oui si vous aviez besoin de renseignements, alors vous aviez besoin de demander à vos serviteurs… S'ils avaient assez confiance en vous et vous aimaient assez pour risquer leur peau en vous disant ce qu'ils savaient.
Furen revint après quelques minutes, le garde retournant à son poste près de la porte pendant que le serviteur prenait Merlin par le bras et le menait à travers une route obscure traversant ce coté de la propriété.
"C'est le gars que je pensais que ce serait. Ils l'ont attrapé il y a moins d'une heure."
Merlin fronça les sourcils, jetant un coup d'oeil au serviteur à coté de lui.
"Qui?"
"Un idiot dans la ville, qui a utilisé ouvertement la magie pour s'introduire dans les entrepôt et y voler. Il semblait penser que sa magie le rendait intouchable, mais ce n'était qu'une question de temps avant qu'il ne soit attrapé."
Il soupira
"C'est un gars d'ici bien connu, apprécié …enfin l'était. Personne n'avait une preuve qu'il avait des pouvoirs magiques, mais il semble qu'il en ait eu marre de travailler pour vivre et ait commencé à voler ses voisins. Il y a eu une série de vols, mais il n'y avait aucun signe d'effractions. Il n'y en avait pas jusqu'à ce qu'il ne devienne arrogant ce qui a permis la découverte qu'il était derrière ces vols."
Merlin se sentait à présent un peu mal à l'aise. Il pouvait voir où cela menait.
"Que s'est-il passé?"
Fyren grimaça.
"Un de ses amis l'a pris en train de faire de la magie pour pénétrer un atelier, mais a hésité à le dire aux gardes parce qu"il était son ami. Le temps qu'il le fasse, le gars s'était précipité chez lui et avait emballé ses affaires. Tout le monde pensait qu'il avait quitté la ville jusqu'à ce qu'il ne commence à apparaître de nulle part, s'introduisant ouvertement chez les gens, puis s'enfuyant avant que les gardes ne puissent être appelé. Il devenait de plus en plus confiant, raillant Hargren délibérément en attendant que les patrouilles passent et puis pénétrant de force dans n'importe quoi et n,importe où, et y volant même si cela ne valait rien. Mais il le paye maintenant … Lord Tarven a changé les patrouilles, de sorte qu'ils fassent des tours par paire à quelques minutes d'intervalle."
"Ils l'ont attrapé."
Fyren acquiesça.
"Ouais, mais il a provoqué une vraie catastrophe lorsqu'ils l'ont fait. Presque tué un garde et proche de mettre le feu aux maisons à proximité. Tarven n'a pas eu d'autre choix que de soumettre une exécution immédiate. Le gars a prouvé qu'il était trop dangereux pour attendre jusqu'au matin. La triste réalité est que, si ce n'est que les choses sont ce qu'elles sont, ce gars serait probablement parti tranquillement. Bien sûr, il a fait un gâchis , mais selon mon ami à la porte, la patrouille qui l'a attrapé lui a dit qu'il n'était pas si fort. Voler n'est pas un crime capital, il aurait du travailler dix ans dans les fermes, mais malheureusement la magie l'est."
Merlin marchait calmement, murmurant dans sa barbe. Quelqu'un avait usé de magie pour voler ? Et ensuite nargué les gardes de la ville ? La magie ne vous rendait pas invisible. Ce n'était pas quelque chose dont on jouait comme d'un jeu. Il l'avait appris à la dure, mais heureusement assez pour qu'il ne perde pas la tête dans le processus. Mais même avant cela, il ne l'aurait jamais utilisé pour faire quelque chose d'aussi stupide.
"Idiot... Utiliser sa magie comme ça revient à demander à ce que l'on tue. Stupide, stupide, stupide."
Fyren ne sembla pas remarquer son murmure, ou simplement ne voyait pas que cela nécessitait une réponse. C'était mieux comme ça, parce qu'après un moment inconfortable le coeur de Merlin se rendit dans sa gorge quand il réalisa à quel point 'sympathique envers la magie' ses paroles pouvait être interprétée.
Le sorcier déglutit mal à l'aise, se sentant distinctement nerveux. Chaque fois qu'il voyait ou entendait parler de quelqu'un exécuté à cause de la magie, il ne pouvait aider mais s'imaginait lui-même être celui mené à la exécutions étaient aussi accompagnées par un moment ou deux de colère dirigée vers Uther, à quel point il était aveugle… À quel point la haine de cet homme avait éclipsé toute sa vie et continuerait de le faire jusqu'à ce qu'Arthur devienne roi.
Il serra les points pendant un instant, serrant les dents, avant de se forcer à laisser échapper une profonde respiration et à se relaxer. Gaius lui dirait qu'il était inutile de se mettre dans cet état. Cela signifierait seulement qu'il aurait fait quelque chose d stupide et ce serait fait prendre. Ce gars qui était sur le point d'être exécuté avait amené sa propre mort en abusant de sa magie, et il aurait été un idiot de faire quelque chose qui provoquerait sa fin en le rejoignant dans ce sort.
Et ainsi il continua de suivre Fyren sur le chemin derrière les écuries puis le long du coté du manoir, pendant qu'au loin un battement de tambour sombre commença à sonner.
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Cela l'avait surpris dans en premier temps d'être conduit à la garnison, s'étant attendu à ce que l'exécution ait lieu sur la place principale en face de l'entrée du manoir. Aucun des habitants ne se rassemblait. Il les avait vu jeter un coup d'oeil au fanion noir au-dessus des murs de la garnison, mais à part ça ils vaquaient à leurs occupations. À Camelot les exécutions étaient toujours publiques, en tant qu'exemple, mais ici …
Ici elles avaient lieu derrière des portes fermées…
Arthur se tenait au coté du seigneur d'Ulwin, sur une plate-forme surélevée sur un des cotés de la place principale de la garnison. Le bloc du bourreau avait été placée au milieu d'un tas de paille un peu plus loin, la silhouette encapuchonnée déjà en train d'attendre. Le battement de tambour fit écho dans cet espace, sinistre sans les murmures de peur du au rassemblement des témoins comme il l'avait connu par le passé. Non seulement quatre gardes marquaient les coins de l'aire d'exécution. En dehors d'eux et le bourreau, les seules personnes qui étaient présentes étaient lui-même, Hargren, et les gardes patrouillant sur les murs de la garnison.
Un mouvement attira son regard, quatre silhouette émergeant du bâtiment principal. L'un était un garde, tenant fermement par l'épaule l'homme à coté de lui, cet homme ayant un sac attaché sur la tête, en plus des cordes qui entravaient ses bras. De l'autre coté se trouvait Sir Tarven, le fils d'Hargren et le commandant de sa garnison, et derrière ces trois-là, marchait une autre silhouette qui était encapuchonné de la même manière que le bourreau. Cela semblait très peu sécurisé, quand on considérait que l'homme qu'il conduisait était un sorcier.
Comme ayant repéré le froncement de sourcil d'Arthur, Hargren expliqua d'un ton calme.
Le sorcier a été baillons sous son sac, et en plus a été légèrement droguée, pour le faire taire et éviter une répétition de ses actions lors de son arrestation… Je ne fais pas un spectacle de ses arrestations. Ici à Ulwin, la vue d'un fanion noir et le son des tambours est tout ce que le peuple a besoin pour savoir qu'une exécution est en train d'avoir lieu… Mon fils leur délivrera un message formel une fois que le corps aura été enlevé et enterré, les informant qu'un sorcier a été tué.
Arthur le regarda.
"Aucune mention sur le nom du sorcier ?"
"Rendre son nom publique si ouvertement, ne serait qu'un fardeau pour sa famille et sèmerait la haine. Il ne s'agirait pas pour eux de souffrir de ses actes et je montrerai la sympathie qui leur est due pour leur perte en ne l'annonçant pas. Les habitants de la ville sauront qui a été exécuté aujourd'hui en raison que l'arrestation s'est faite sous témoin, mais les discussion mourront plus rapidement de cette manière ?"
Le sorcier était près du bloc, Tarven et l'homme encapuchonné s'arrêtèrent tous deux pendant que le garde menait le criminel le reste du chemin. C'est alors que le chevalier se tourna vers son père et parla d'une voix claire.
"Cet homme est accusé de pratique de la magie et enchantements, et a été vu en train de l'utiliser pour des actes de vols, d'attentat à la vue d'un garde, et pour des dommages causés sur plusieurs maisons. Selon les lois de Camelot, il est en violation des lois contre la magie."
Arthur entendit Hargren prendre une profonde respiration, avant que l'homme n'hoche la tête et ne réponde.
"Alors, en lumière de ses preuves, je le déclare coupable. La peine est la mort."
Tarven hocha la tête une fois, avant de se tourner vers le bourreau et lever la main. Le sorcier fut mis à genou et sa tête fut placée sur le bloc, la hache s'élevant pour attendre que le chevalier signale le moment ou le coup final serait frappé… Et puis à la chute de la main, la hache commença à descendre.
Arthur fut soudain envahi par un désir jusque-là inconnu, tournant sa tête sur le coté et regardant au loin jusqu'à ce qu'après avoir entendu le bruit sourd qui marqua la fin du sorcier. Ce ne fut alors qu'il ne regarda à nouveau à la fois pour voir l'homme cagoule à coté de Tarven s'avancer et jeter une bâche sur les restes de l'homme. Tout avait été fait avec discrétion et un certain degré de respect, aussi bien les instants après l'exécution.
C'était une grande différence par rapport aux dispositions macabres que les exécutions à Camelot avaient toujours été.
Il se tourna vers la porte de la garnison, marchant deux enjambées en avant qu'il lui fallait faire pour se tenir debout derrière Lord Hargren.
"Si nous en avons fini ici, peut-être nous pourrions discuter un peu plus des chevaux. J'ai vu une paire d'entre eux qu'il ne me déplairait pas d'acheter."
Hargren se tourna pour lui faire face, révélant un regard légèrement tendu dans ses yeux, avant d'hocher la tête en accord.
"Bien sûr. Nous pouvons en discuter pendant que vous dînerez avec moi ce midi."
Arthur se força en un sourire poli, encore perturbé par le pourquoi il s'était senti si secoué par ce qu'il venait d'être témoin.
"Ce serait un plaisir."
Ils quittèrent la garnison, Hargren appelant un serviteur quelconque pour reconduire Arthur à ses appartements de manière à ce qu'il puisse se préparer pour le repas.
Il n'y avait aucun signe de Fyren lorsque le prince y arriva, mais les vêtements pour le repas formel prévu avec le seigneur étaient déjà prêts. Arthur commença à changer de vêtements en tirant sur les ourlets pour les raidir avant de finalement se placer devant le miroir pour s'assurer que tout était bien. Ce fut alors qu'il la vit, l'expression qu'il n'avait même pas réalisé qu'il était en train d'avoir… un froncement de sourcils profond d'embarras, ses lèvres serrées en une ligne fine et malheureuse.
Il se détourna du miroir comme s'il avait été confronté à la vue d'un démon, reculant avant de commencer à faire les cent pas. Pourquoi cette exécution le dérangeait-il autant ? Il n'avait jamais eu de mal à les regarder avant aujourd'hui, il en avait vu des dizaines depuis le temps où son père avait insisté qu'il y soit présent depuis l'âge de ses quatorze ans. Pourquoi était-ce seulement maintenant qu'il n'ait pu être en mesure de regarder le moment venu ?
Il se laissa tomber sur le bord du lit, fixant ses mains et essayant de donner un sens à tout ceci. Était-ce parce qu'il s'était récemment demandé si toute la magie était vraiment mauvaise ? Était-ce parce qu'il avait commencé à réaliser à quel point certaines lois de son père pouvait être brutales ? Ou était-ce à cause du contraste entre la façon dont Hargren soignait ses exécutions avec respect et sans souffrance inutile ou affichage, tandis que le roi l'avait toujours fait de manière à les transformer en spectacle d'horreur ? Dans cette paisible cour de garnison, avec rien d'autre que les tambour et le vent avec personne qui pourrait sourciller pour ne pas avoir observé jusque la fin… Il avait tourné sa tête sur le coté, incapable de se forcer à regarder cet homme mourir.
Et pour une certaine raison, cela l'avait effrayé, parce qu'il ne pouvait pas comprendre pourquoi tout d'un coup les choses étaient différentes. Il était différent.
Arthur se mit de lui-même sur ses pieds, prenant une profonde respiration et s'efforçant de chasser le froncement de sourcils de son visage. Il était le prince de Camelot, et il était ici pour remplir son devoir. S'interroger sur cela devrait attendre une autre fois.
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Merlin se reprit en train de jeter un second coup d'oeil pendant que Fyren le menait sur la dernière courte distance menant à la maison du médecin d'Hargren, clignant des yeux confus à la vue de l'incongru bâtiment qui semblait être un combinaison hasardeuse d'un cottage, d'une écurie et d'une sorte de tentative pour lui donner l'apparence du château auquel il était joint. C'était vraiment franchement… bizarre.
Fyren s'arrêta devant la porte extérieur, une autre porte visible juste en face du passage intérieur, ce qui les conduisit sur leur droite à une porte d'entrée latérale dans la partie principale du manoir. Il désigna un pouce en direction de la première porte, grimaçant un petit peu.
"Avertissement… Forwin est comme un hérisson. Beau à l'intérieur, piquant à l'extérieur. Laisse moi faire la conversation. Il est l'une de ceux parmi les quelques gens qui savent ce que je suis vraiment."
Sans un mot il se dirigea vers la deuxième porte et l'ouvrit, faisant un geste pour que Merlin le suivre et de la traverser. Au delà il y avait un ensemble de pièce qui ne pouvait qu'appartenir à un médecin. À gauche, la moitié de la longue pièce était installée comme une infirmerie, tandis que la droite ressemblait à une réplique des appartements de Gaius à Caemlot… plusieurs tables jonchées d'outils, de livres et d'objets bizarres, des murs recouverts d'étagères avec encore plus de livres, et des armoires remplies de pots d'ingrédients pour la médecine. Au delà de cette section, il y avait une petite zone avec un large rideau, mais l'aperçu d'une extrémité de lit indiqua que c'était le lieu où l'homme qui s'avançait à grands pas vers eux dormait.
L'homme d'âge moyen fronça les sourcils au dessus de sa barbe noire striée de gris, correspondant à sa coupe de cheveux de longueurs inégales comme si cela avait été fait abruptement et sans assistance, Ajouté au froncement de sourcil, le médecin ressemblait à une sorte de furieuse chèvre vieillissante.
Merlin était déjà en train de commencer à voir pourquoi Fyren l'avait décrit comme un hérisson.
Les yeux bruns acéré de Forwin regardait Merlin, le décrivant en haut pour prendre note de l'éraflure évidente et de l'hématome sur son front, avant qu'il ne se tourne vers le toux à ses cotés.
"Hé bien ? Qu'attends-tu ? Aies la courtoisie de dire pourquoi tu es venu ici ou fiche le camp."
Merlin se retrouva poussé vers la porte, tandis que Fyren ne s'avance précipitamment vers le médecin et ne lui tourne le dos afin d'être en les deux. Il murmura quelque chose furtivement pendant quelques secondes avant de faire quelque pas sur le coté et d'hocher la tête vers lui.
"Tout va bien. Forwin ne dira rien sur toi à quiconque, puisque ta visite n,est pas 'officielle'."
Il s'assit sur une chaise près de la porte, Merlin le fixant jusqu'à ce que les paroles aboiées par Forwin le firent tressaillir.
"Alors tu es le valet du prince Arthur, hein ? Ce qui veut dire que tu es aussi le protégé de Gaius."
Il fit un signe de tête en direction de ses étagères de plantes.
"Viens alors. Je suis sûr qu'il t'a montré au moins les bases sur les plantes. Trouve moi des racines de consoude et d'achillée parmi ce lot et amène-les moi ici. "
Merlin observait pendant que le médecin déposait un pot d'eau sur un brûleur et commençait à se murmurer quelque chose, avant d'aller faire une tentative vers les étagères indiquées. Heureusement, à la fois la consoude et l'achillée étaient des herbes que Gaius utilisait beaucoup, signifiant qu'il avait du en cueillir beaucoup. Les repérer parmi la masse des autres jarres ne prendrait pas longtemps.
Il amena les deux jarres à Forwin, se tenant là un peu hésitant.
"Où les voulez-vous ?"
L'instant suivant vit les deux jarres être arrachées de ses mains, avant que, dépouillé quelques secondes plus tard, il ait un mortier et pilon fourré dans les bras, avec une petite quantité des deux herbes à l'intérieur de ce premier.
"Écrase celles-ci ensemble."
Merlin jeta un coup d'oeil à Fyren, qui était toujours assis en train d'essayer de ne pas rire, avant de secouer la tête et de déposer le mortier et le pilon sur la table devant lui. Il broya les deux herbes ensemble en une pâte rugueuse, se demandant lui-même si Forwin faisait participer tous ses patients à la préparation de leur propre remède, ou s'il ne faisait cela que parce qu'il était le pupille de Gaius. Il savait que c'était à cause de la dernière, mais quand-même c'était bizarre.
La pâte faite, il repoussa le mortier vers le médecin.
"Fait."
Une fois encore Forwin renifla l'objet en question, scrutant l'intérieur et hochant la tête en signe d'approbation bourrue.
"Bien et même plus, et fort bien mélangée."
Il gratta la pâte dans un bol avant de verser un peu de l'eau maintenant bouillante sur elle. Il pointa alors brutalement un fauteuil à proximité.
"Assis-toi !"
Merlin fit immédiatement ce qui lui était demandé, en regardant comment l'eau et la pâte étaient mélangées ensemble, avant que Fyren ne s'approche avec le bol et un chiffon. Le sorcier essaya de ne pas grimacer pendant que le médecin utilisait le lavement à base de plantes sur l'éraflure, effaçant les morceaux de saleté et la croûte pendant que des filets du lavement coulaient sur son visage, jusqu'à ce que l'abrasion soit tout à fait propre. Forwin saisit alors un bocal à proximité et un petit tampon de chiffon appliquant une partie de la pommade à l'intérieur du pot avant de le tapoter sur l'éraflure. Une courte longueur de bandage plus tard, pour maintenir ce tampon en place et il avait fini.
Touchant de la main le bandage maintenant sur son front, Merlin ne pouvait pas s'empêcher de se demander si Forwin n,avait pas un peu exagéré avec le traitement. C'était seulement une petite égratignure.
"Hum, merci."
Il se retrouva avec une petite jarre en poterie dans les bras, Forwin ayant transféré une partie de la pommade dedans.
"Appliquez un peu de ceci sur votre plaie chaque matin et chaque soir de la semaine prochaine, et gardez la couverte. Suivez mes instructions, et vous ne vous retrouverez pas avec une marque sur ce joli minois qu'est le vôtre. Mais, si vous voulez une cicatrice alors après tout, ignorez moi juste."
Le médecin se tourna vers le serviteur assis près de la porte.
"Allez, maintenant dehors! Renvoie-le où il devrait être ou je ne pourrai pas être tenu pour responsable pour ce qu'il se passera si le prince découvre que son serviteur l'a suivi contre ses ordres."
Merlin se trouva mis sur ses pieds par Fyren et trainé par la porte, se sentant dans l'ensemble un peu dérouté par tout cela. Forwin avait semblé bourru, avait agi de manière bourrue, mais il avait tout de même pris la peine de faire plus que juste le minimum pour lui. Il fronça les sourcils un petit peu, tous deux se dirigeant jusque la porte principale des murs du manoir.
"Est-il toujours comme ça ?"
Fyren lui jeta un coup d'oeil.
"À peu près. Seul une personne reçoit régulièrement ses cotés duc, et c'est mon ami Liam; l'autre serviteur d'Hargren. Forwin lui a donné des leçons de lecture et d'écriture quand il avait douze ans et il a un faible pour lui depuis. Non que tu puisses le lui faire admettre."
Ils commencèrent à s'approcher de lieux où plus de gens marchaient, le roux laissant échapper à présent un soupir.
"Bien, il est temps de reprendre les habitudes. Ne me demande plus rien d'autre à moins que nous ne soyons hors de vue des gens."
Alors, tandis que Merlin l'observait, le sourire narquois de Fyren se dissout dans une expression de vide contentement. Le serviteur l'attrapant part la manche de sa chemise et le hâtant à travers les portes comme un enfant trop impatient. Merlin dut admettre que le jeu d'imbécile du était impeccable, et il y avait d'autre chose qu'il pouvait admettre.
Il était heureux, il ne devait pas aller plus loin, c'était assez ennuyeux d'être considéré comme aussi stupide que les gens le pensait déjà. S'il avait du faire ce que Fyren avait fait tout ce temps ici, il était sûr qu'il serait devenu fou à pré devait réfléchir cependant… Est-ce que le seigneur Hargren était impliqué dans quelque chose qui le ferait espionner tellement l'intérieur de sa propre propriété ? Si oui, alors quoi ?
Après avoir examiné ça pendant un instant, Merlin secoua la tête et renifla calmement à cette pensée. Nan, ça ne pouvait pas. Il s'assurait un oeil sur les nobles qui vivaient ici, comme tout dirigeant raisonnable le devrait. Ce qui lui ramena à l'esprit Uther, et l'attitude sélective du roi lorsqu'il s'agissait de faire confiance à la parole des gens… Au moins Arthur était raisonnablement ouvert pour être convaincu, quand il n'était pas un crétin.
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Les couverts claquaient contre les assiettes, le vin clapotait dans les coupes et les deux hommes étaient tous deux assis de chaque coté des extrémités de la longue table. Ils avaient ralenti la conversation sur les chevaux, sur les quelques nobles qui en avaient récemment acheté l'un d'eux. Ils avaient discuté des formalités politiques, et du fait que même sans l'accord de trêve, il aurait dû venir rendre visite pour des raisons de protocole.
"C'est une illusion de plus d'une famille noble, qu'ils aient l'idée que quelqu'un puisse montrer un favoritisme ouvert envers un ami proche soit une insulte à leur égard. Par tous les moyens, courtisez vos amis et gardez leur allégeance, mais les cieux vous aideront si vous le faites au dépend de l'un d'entre eux. Votre père aurait plutôt simplement dit oui tout de suite, mais en même temps il doit également courtiser la faveur de ceux qui seraient trop facilement séduit ailleurs par une meilleure offre. Il y a bien des nobles qui lui ont juré fidélité mais il y en beaucoup, dans Camelot et en dehors qui ne l'ont pas fait."
Hargren prit une gorgée de son vin, hochant la tête en signe de remerciement à son valet qui alors se mit à quitter la pièce. Arthur regarda le jeune homme, le nom du serviteur aux cheveux blonds ayant déjà fui son esprit. Hargren l'avait mentionnée une fois seulement, et il avait fait face à face avec la druide juste après ça, aussi était-il intérieurement embarrassé d'admettre qu'il l'avait oublié. S'il l'avait fait avec un noble et non un serviteur, cela aurait pu causer le genre d'insulte que le seigneur venait justement de parler.
Arthur regarda vers Hargren où il était assis en fin de table à sa gauche. Il semblait bien plus détendu maintenant, plus stressé comme il l'avait été durant l'exécution. En fait, il semblait plus relaxé qu'il ne l'avait été depuis qu'il était arrivé hier, presque que comme si un certain poids avait disparu de ses épaules. Peut-être était-ce la négociation de la trêve. Avec le document maintenant en chemin, en l'espace des quelques jours de plus, la trêve serait officielle, et la surveillance de la frontière ne deviendrait plus qu'une formalité. Les habitants de la province d'Ulwin connaîtrait une vrai paix pour la première fois en douze ans. Oui, ça devait être une raison suffisante pour expliquer l'aisance dans les manières d'Hargren.
"Vous ne pouvez jamais savoir. Donnez-lui quelques années et peut-être que même Cenred discutera avec nous. Je n'épinglerai pas tout espoir là-dessus, mais vous devez l'admettre, il y a quinze ans, j'ai entendu certains nobles à Camelot disant la même chose du roi Bayard."
Hargren s'arrêta, déposant son gobelet et secouant la tête.
"Bayard est un homme très différent de Cenred. C'est un homme qui écoute son peuple et apprend d'eux… Cenred n'écoute rien à part son propre désir de pouvoir. Il ne fera jamais allégeance avec Camelot, même cette trêve est accordée à contre-coeur. C'est seulement la pression de deux nations puissantes qui encadrent son royaume sur un coté qui l,a fait fléchir un peu plus. Donnez lui l'opportunité, un moment de faiblesse de notre part et il tentera de nous conquérir. J'ai déjà prévenu votre père à ce sujet, lorsque le document final lui a été envoyé pour signature."
Arthur fronça les sourcils.
"Alors que devons nous faire à son sujet ?"
"Lui? Rien."
Hargren lui lança un regard solennel.
"Les hommes comme lui sont facilement influencé par les tentations du pouvoir, et ceux qui le leur offriraient. Je suis sûr qu'il viendra un temps où il écoutera une promesse de puissance de trop. Lorsque cela arrivera, ce qu'il a fait au roi Herwn … lui arrivera. Lorsqu'il ne régnera plus sur Escetia, j'espère que quelqu'un de plus approprié le remplacera. Quelqu'un qui écoutera et apprendra de son peuple et sera proche d'eux, juste comme je l'ai fait en faisant d'Ulwin ce qu'elle est."
Arthur sentit sa curiosité monter, quelque qu'il s'était souvent demandé remontant à l'esprit.
"Je me suis souvent demandé moi-même comment vous le faisiez, obtenir que le peuple vous admire si fort. Le peuple de Camelot respecte mon père, mais … "
"Mais lorsque ça ne va pas, presque tout les roturiers ont peur de lui dans une certaine mesure. Certains plus que d'autres. Ils le respectent, l'applaudissent et le rendent fier de ses victoires, mais de l'autre coté il est juste leur roi. Un personnalité distante qui contrôle la plupart de leur vie, mais qui ne les comprend pas vraiment."
Hargren fit tourner la tige de sa coupe entre ses doigts tandis qu'il réfléchissait.
"Dites-moi, pourquoi n'avez-vous pas amener votre serviteur avec vous ? De ce que j,ai entendu, vous l'emmeniez partout jusqu'à maintenant, en patrouille comme en partie de chasse. Pourquoi pas cette fois ?"
Arthur hésita et le seigneur sourit un peu.
"N'ayez pas peur que je me moque d'une honnête réponse."
Arthur tapota ses doigts sur la table quelques secondes, déchiré entre mentir et dire la vérité. Lorsqu'il y pensait la vérité le faisait paraître si mesquin, mais comme il avait confiance en Hargren pour rester fidèle à sa déclaration.
"Je l'ai laissé derrière parce qu'il a l'habitude d'ouvrir sa bouche et dire exactement ce qu'il pense des choses ou des gens quand il devrait vraiment garder sa bouche fermée. J'avais peut qu'il m'embarrasse devant vous."
Le sourire d'Hargren s'élargit un peu.
"Et le fait-il en public ou juste en privé ?"
"Seulement en privé bien qu'il ne soit pas aussi poli en public qu'il devrait l'être."
"Vous voulez dire qu'il n,est pas aussi servile que Bern l'était… "
Arthur le regarda surpris, et Hargren glissa en arrière dans son fauteuil.
"Je connais Bern, il m'a servi pendant six mois, et était complètement inutile pour ce dont j,avais besoin chez un serviteur… c'est pourquoi je l'ai remplacé par Fyren."
Arthur ne put s'aider, son expression montrant sa perplexité quant à la raison de cela.
"Vous l'avez remplacé par un demeuré."
"Je l'ai remplacé par un homme à qui je savais qui pourrait me dire ce qu'il pense de moi, et en qui je faisais confiance pour me dire quand je suis sur le point de prendre une décision qui est une erreur."
L'expression confuse d'Arthur s'approfondit seulement. Ce serviteur avait l'intelligence d'un chou, il l'avait dit tel quel à Merlin durant le tournoi.
"Mais il est..."
"L'exact opposé de ce que vous pensez qu'il est."
Hargren soupira, avant de lever un doigt et de parler avec un ton légèrement ironique.
"C'est un secret dont peu de gens sont au courant, quelque chose que même votre père ne sait pas. J'ai menti quand j'ai dit de Fyren qu'il était 'débile'… Il a l'esprit aussi acéré que votre épée, et l'intelligence qui va avec. Il prétend être ce qu'il vous est apparu comme il le fait pour tous, spécifiquement pour moi."
Arthur le fixait à présent.
"Êtes-vous en train de me dire que j'ai … "
"parlé à une homme intelligent comme s'il était un petit enfant. Oui vous l'avez fait."
Hargren gloussa.
"Fyren surveille les nobles d'Ulwin pour moi, puisqu'ils le trouvent trop stupide pour remarquer leurs délits. Il peut être très vocal dans ses opinions à leur sujets quand il me fait son rapport, comme il l'a fait vous concernant."
Hargren se pencha en avant à nouveau, croisant ses bras sur la table tandis qu'il regardait le prince.
"Tous les dirigeants ont besoin de quelqu'un qui remet en question leurs décisions et leurs jugements, parce que cela les fait réfléchir sur eux-même de plus près. J'ai évité un certains nombre d'erreur, petites et grandes parce que j'avais quelqu'un à interroger sur mes actions et me faire réfléchir sur elles encore avant de poursuivre. C'est ce que Bern ne pouvait pas faire pour moi, ou pour vous."
À présent Arthur était vraiment confus. Est-ce qu'Hargren était en train de laisser entendre ce qu'il pensait qu'il était en train de laisser entendre.
"Êtes-vous en train de dire … "
Hargren sourit.
"Nous n'obtenons pas toujours les gens que nous voulons pour nous servir, mais il y a des moments où le sort nous donne les personnes dont nous avons besoin. Votre serviteur semble être un admirable jeune homme. Il n'y en a pas beaucoup qui ont le courage de défier quelqu'un qui pourrait les faire arrêter d'un seul mot. Vous pourriez en apprendre beaucoup en l'ayant à vos cotés. Et je vous dit ça en tant qu'ami proche de votre père. Il pourrait ne pas être d'accord avec moi, mais je pense que la prospérité de ma province parle d'elle-même. C'est un noble sage qui peut admettre qu'ils pourraient apprendre quelque chose d'un simple roturier et j'ai appris beaucoup de ceux sous mes soins."
Arthur s'en alla très calme, fronçant toujours légèrement les sourcils, réfléchissant. Il resta comme ça pendant presque une minute avant de finalement répondre.
"Merci pour votre conseil. Je le garderai à l'esprit."
Hargren hocha la tête, attrapant sa fourchette en prélude pour recommencer à manger son repas.
"Et c'est tout ce que je peux demander. Que j'aies raison ou tort, vous l'apprendrez en temps et en heure par vous-même."
Arthur observa Hargren commencer à manger, attrapant sa propre fourchette à nouveau pour faire de même. Il lui avait été donné beaucoup à penser, incluant le sentiment angoissant en réalisant à quel point il avait été stupide il s'était rendu devant ce serviteur, Fyren… Il ne répèterait pas cette erreur.
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"Arthur partira le matin du jour suivant demain, de sorte que tu auras besoin d'un bon départ pour t'assurer que tu seras bien de retour avant lui."
Merlin soupira, lui et Fyren se trouvaient dans le coin obscur de la cour des écuries de l'auberge à nouveau. Il était dommage que l'homme ait été forcé d'agir comme un idiot durant le temps où il avait été à Camelot avec Tarven pour le tournoi, parce qu'après avoir passé la dernière heure en sa compagnie, il pouvait dire combien ils se seraient amusés. Ils avaient le même sens de l'humour et le même manque d'impression par Arthur.
Il lui offrit une main, souriant avec un certain degré de déception.
"Hé bien peut-être que la chance surgira et qu'Arthur devra revenir ici et m'emmènera vraiment avec lui. Ou tu pourrais demander à Lord Hargren de te laisser accompagner Tarven s'il rend encore visite à Camelot."
Fyren gloussa.
"Je ne peux le garantir, mais si j'ai cette chance, je verrai si je peux tirer quelques ficelles. Malheureusement, mon jeu 'd'imbécile' signifie que je ne peux pas demandé un congé pour partir en voyage. Heureusement, un jour prochain, Hargren décidera qu'il n'a plus besoin de moi pour le faire."
Il accepta la main offerte, la secouant fermement.
"Bonne chance Merlin, et ne laisse pas l'égo du prince devenir trop gros."
Merlin renifla.
"Il ne vaut mieux pas, ou je devrais obtenir de l'armurier qu'il redimensionne son casque."
Il soupira.
"Je crois que je verrai, quand que ça puisse être. Dommage que je ne puisse rencontrer Lord Hargren, il semble être un grand homme pour qui travailler.
Fyren se tourna en s'éloignant, souriant avec ironie."
"Tu ne sais jamais, peut-être qu'un jour Arthur sera juste comme lui."
Merlin se racla la gorge en entendant cela, observant l'autre serviteur quitter la cour et disparaître de sa vue. Arthur ? être comme Hargren ? S'il ne lui avait pas déjà été dit que c'était le destin de cet idiot de faire ça, il aurait pensé que c'était une plaisanterie totale. Il le voyait encore comme une blague mais puisque le destin avait eu raison jusqu'ici…
Il se tourna et revint à l'auberge, se dirigeant dans sa chambre. Il resterait pour la nuit, considérant qu'il avait déjà payé, mais dans la matinée il reviendrait à Camelot et prétendrait à Arthur, lorsque le prince reviendrait, qu'il n'était jamais parti.
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Ce fut la vue d'un serviteur semblant quelque peu ennuyé, avec un bandage sur la tête, qui accueillit Arthur à son retour à la mi-après-midi trois jours plus tard. Il avait la confirmation de Cenred que le traité de paix avait été reçu, et cet accord était maintenant en vigueur. Camelot n'était finalement plus en guerre à la frontière orientale, et bien que ce ne soit pas une alliance, c'était déjà quelque chose qui stimulerait le commerce et le morale C'était une chance pour Camelot de prospérer plus encore qu'auparavant.
S'immobilisant au pied des marches à l'entrée du château, Arthur descendit de son cheval tandis que le serviteur s'approchait.
"Alors comment cela s'est-il passé ? T'es-tu pris une porte ?"
Merlin fronça les sourcils un peu, semblant considérer quelque chose avant de sourire joyeusement.
"Oh rien, cela est arrivé pendant que je collectais des plantes pour Gaius. Rien de sérieux."
Arthur commença à sourire, se trouvant incapable de résister à la chance de le taquiner.
"Marché dans un autre terrier, n'est-ce pas ?"
"Non, pas du tout! J'ai trébuché et sur tombé sur le coté d'un arbre !"
Arthur sembla réaliser son erreur au même moment qu'il la dit, commençant à rougir quand le prince commença à rire.
"Oh j'aurais souhaité voir ça… Dommage qu'il n'ai pas fait entré un peu de bon sens en toi."
Il passa les rênes de son cheval au serviteur.
"Maintenant, j'ai besoin que tu soignes mon cheval, que tu nettoies tout mon équipement, que tu fasses laver mes vêtements, que tu me prépares un bain et que tu m'apportes mon repas du soir aussi."
Merlin le fixa alors qu'il commençait à s'éloigner, avant de répondre avec un soupçon d'irritation dans le ton.
"Oui, Sire..."
Arthur intercepta la trace d'ennui, mais ne dit rien. Hargren avait eu raison, Merlin l'avait fait remettre en question des choses alors que dans le passé, il ne leur aurait pas donné une seconde pensée. Était-ce vraiment une mauvaise chose ? Entrant dans le château et hors de vue de Merlin, il secoua la tête pour lui-même. Non, ce n'était pas une mauvaise chose, parce que même si à l'époque il ne voulait pas l'admettre, il y avait déjà eu un certain nombre de fois maintenant où Merlin avait eu raison. Il le garderait à ses coté et apprendrait si Hargren avait raison. Il n'ignorerait pas le conseil de l'ami le plus proche de son père.
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À suivre
