Un peu de guimauve dans un monde de brute... br /

Allez, bonne lecture !

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Ginny était assise dans le canapé du salon en zappant mollement les émissions que passaient à la télévision. Elle n'en avait rien à faire, mais si elle pouvait un minimum faire semblant de s'intéresser à quelque chose pour éviter le regard accusateur de sa mère. Cette dernière fini de préparer le thé et en servit une tasse à Sirius.

« Alors, qu'est-ce qui ne va pas ? »

« Oh… Pas grand-chose… Des problèmes de tous les jours… »

La femme plissa les yeux, espérant découvrir quelques choses. Il releva un regard un peu dépité vers elle.

« Molly, écoute… »

« J'ai élevé sept enfants, je sais toujours quand quelque chose ne va pas. »

Il soupira.

« Disons, que je préfère régler ça par moi-même. »

« Très bien. Si c'est ce que tu veux. Un cookie ? »

« Volontiers ! »

« Je te laisse te servir, je reviens. »

Elle passa devant le salon, en lançant un regard noir à Ginny avant de monter à l'étage. La petite rouquine se leva et se dirigea vers la cuisine en souriant à l'homme.

« Alors, comment va la plus belle de toutes les rouquines ? »

« Très bien, merci. Et merci aussi pour avoir parlé à Ron. »

« Ah, je vois qu'Harry t'as tout dit. Je suis démasqué : oui, je suis Cupidon. »

Elle le poussa doucement en riant alors qu'il replongeait son regard dans sa tasse de thé.

« Et… Qu'as dit Ron ? »

« Il est très rancunier. Je ne sais pas si j'ai vraiment pu le convaincre, mais j'ai pu lui donner quelques conseils. »

« Des conseils ? Quels genres de conseils ? »

« Secrets masculins. »

Elle attrapa un cookie et croqua dedans.

« Comme tes problèmes actuels ? »

Il soupira de nouveau.

« Ginny… »

« Je sais que je suis encore qu'une « gamine », mais tu as su nous aider moi et Harry, alors je pense que si je peux faire quelque chose… »

« Merci, ça me touche, mais je pense que c'est à moi de régler ce problème. Je ne suis qu'un imbécile, c'est tout. »

« Sirius, j'ai six frères qui ont tous leur quota d'imbécillité ! Je sais ce qu'est un imbécile. »

Il ne sourit pas, relevant doucement le regard vers Ron et Hermione qui venaient de rentrer. Le premier lançait un regard noir à sa sœur, alors que la seconde retenait avec peine un grand rire. Ginny attrapa un nouveau cookie entre ses dents avant de remonter rapidement dans la chambre, esquivant Ron qui la suivit des yeux. Hermione se dirigea vers Sirius en le saluant d'un grand sourire.

« Et bien, tu es rayonnante, Hermione ! »

Au regard sombre de Ron, Sirius en déduisit que ses fameux conseils ne lui avaient pas été d'une grande utilité. Pattenrond passa vivement entre les jambes de Ron, le faisant basculer de peu, avant de sauter sur les genoux de Sirius en ronronnant bruyamment.

« Et bien, j'ignorais que les Weasley avaient un nouveau membre. »

« C'est le mien. Pattenrond, n'embête pas Mr. Black. »

Le chat obéit et descendit sagement avant de se frotter aux jambes de sa maîtresse, lançant un regard provocateur à Ron. Le rouquin ne le regarda même pas et salua Sirius, laissant la jeune fille monter à l'étage, Pattenrond dans ses bras.

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Elle allait entrer dans la chambre mais se retint en voyant la porte entrouverte et en entendant Ginny râler.

« Je te dis que tu ne trouveras rien ici ! Je vais très bien, Maman ! »

« Je m'inquiète pour toi ! »

Hermione tourna brutalement la tête en voyant Mr. Weasley arriver, accompagné des jumeaux, Ron, Sirius et Percy.

« Maman ! Arrête ! »

« Demain nous allons voir le gynécologue ! »

« QUOI ?! Mais pourquoi ?!! »

« Si tu es encore vierge, tu ne devrais pas avoir peur. Tu viendras voir le médecin, que tu le veuilles ou pas ! »

« TU CROIS QUE JE VAIS T'ECOUTER ?!! TU AS SI PEU CONFIANCE EN MOI ?!! »

Ginny sortie violemment et s'arrête brutalement devant la petite assemblée qui se tenait dans le couloir, gênée de la dispute qui ne leur avait pas échappé. Hermione trouva un grand intérêt à caresser Pattenrond, Arthur Weasley sembla occupé à remettre correctement le col des chemises des jumeaux qui faisaient semblant d'écouter les commentaires de leur père, Sirius s'était mis en retrait, fixant tout autant que Ron le plafond… et Percy, les bras croisés, fixant Ginny d'un air sombre. Cette dernière, ne perdit pas la face et n'hésita pas à les bousculer pour descendre au rez-de-chaussée.

« GINERVA WEASLEY ! OU VAS-TU ?!! »

« OFFRIR MA « FLEUR » AU PREMIER VENU !!! »

Elle claqua violement la porte d'entrée. Molly voulu la rattraper, mais son mari la retint, lui lançant un regard désolé.

« Mollynette… Tu es allé un peu trop loin. Laisse-la réfléchir, s'il te plait. »

« Mais, Arthur… »

« S'il te plait. Je pense que tu l'as déjà assez humilié comme ça. »

Il indiqua le petit groupe qui fixait un tableau accroché au mur, habilement commenté par Hermione. Mrs. Weasley soupira.

« Je lui parlerais quand elle rentrera. »

Arthur embrassa le front de sa femme, acquiesçant.

« Sage décision. »

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James déposa Harry sur le seuil de la porte.

« Pas de bêtise : je vais chercher ta mère et on passe prendre à manger. On sera là d'ici une heure. »

Le garçon acquiesça sagement et salua son père qui s'éloignait en voiture. Au moment de fermer la porte, il reconnut la silhouette de Ginny. Il ne compris pas vraiment ce qu'il se passait et la fit entrer. Elle était essoufflée, les joues rouges.

« Ginny, qu'est-ce qu'il se passe ? »

Elle ne répondit pas et se releva vivement en l'embrassant fougueusement. Il était aussi surpris qu'heureux ; mais lorsqu'ils se détachèrent, elle plongea son regard dans le sien.

« Harry… On peut monter dans ta chambre, s'il te plait ? »

Il déglutit difficilement, et à en juger l'attitude gênée de la jeune fille, il se sentit soudainement serré dans son pantalon.

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Sirius salua la famille Weasley en les remerciant. Il serra Molly contre lui, pour la rassurer.

« Il parait que je suis de bon conseil, alors s'il te plait, ne fourre pas ton nez dans les affaires amoureuses de tes enfants… Crois-moi, Ginny est entre de très bonnes mains. »

Il porta un doigt à sa bouche, faisant signe de silence et lui fit un clin d'œil. Aussitôt, les yeux de la femme devinrent étincelants et un sourire plein d'espoir apparut sur ses lèvres. Sirius sembla entendre « enfin », mais ne le fit pas remarquer.

« Et par pitié, ne le répète pas : je leur ai promis de les protéger. »

Elle acquiesça vivement, les joues reprenant des couleurs.

« Merci, Sirius. »

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Ron était resté devant la porte de sa chambre, écoutant les recommandations de son père : ne pas ennuyer Ginny, ne pas reparler de l'incident, ne pas chercher à aider l'une ou l'autre femelle de la famille, rester à l'abri des tirs. Hermione, quant à elle, était rentrée dans la chambre qu'elle partageait avec la fille de la famille.

Le rouquin passa une main nerveuse dans ses cheveux : l'idée que sa sœur puisse avoir perdu sa virginité… Quelque part il aurait été plus rassuré de savoir qu'elle ait fait ça avec Harry, mais d'un autre côté, savoir sa petite sœur aussi… Plus précoce que lui !... Il ne savait pas s'il s'en voulait surtout à lui, ou surtout à elle. Soudain, un frisson lui traversa tout le corps : et si Hermione… Après tout elle avait fréquenté Krum, et personne ne savait si elle avait eu des petits copains auparavant. Il se décida à rentrer dans sa chambre, perturbé par les évènements de la journée. Mais d'abord : repenser au plan de Parvati !

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« Entrez ! »

George entra timidement dans la chambre et fit un petit signe à Hermione.

« Je peux te parler, s'il te plait ? »

« Euh, oui, bien sûr. »

Elle s'attendait à ce qu'il s'asseye en face d'elle, alors qu'il s'invita juste à ses côtés.

« Hermione, je peux te poser une question ? »

« Hein ? Bien sûr ! »

« Est-ce que je t'ennuie ? »

Elle tourna vivement le regard vers lui, rougissante.

« Bien sûr que non ! Pourquoi tu m'ennuierais ?! »

« Non pour rien… Enfin, c'est juste que… Est-ce que tu voudrais sortir avec moi ? »

« Hein ? »

Elle n'avait pu retenir sa surprise. Krum, Malefoy, et maintenant l'un des jumeaux : elle ne pensait pas avoir autant de succès auprès des garçons et cela la perturba un peu.

« Enfin, si tu as déjà quelqu'un… »

« Non ! Non pas du tout, enfin, ce n'est pas ça… C'est juste que… »

Elle ne pu finir sa phrase, George se pencha vers elle et déposa un léger baiser à la commissure des lèvres de la jeune fille avant de sautiller gaiement vers la porte de la chambre.

« J'espère que tu ne m'en voudras pas. On terminera la discussion plus tard. »

Il referma la porte derrière lui, et sans savoir pourquoi, Hermione s'essuya les lèvres.

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Fred regardait George refermer la porte. Ce dernier releva la tête vers lui, un large sourire sur les lèvres. Fred préféra détourner le regard en râlant.

« Alors, c'était ça. Tu cours après Hermione… »

Fred sentit une pointe de jalousie dans son cœur, son frère semblait vouloir l'éloigner de ses histoires d'amours et cela ne lui plaisait pas.

« Et toi, après Angelina Johnson. »

Coup très bas, Fred lança un regard noir à son jumeau.

« C'était là que tu voulais en venir ?! »

« Alors, qu'est-ce que ça fait d'être mis à part pour les beaux yeux d'une fille ? »

Fred fulminait, serrant douloureusement ses poings.

« Je ne vois pas de quoi tu parles. »

« Tout le monde est au courant ! J'ai été le dernier à savoir que tu sortais avec elle ! Je suis ton frère ! Ton frère jumeau et tu ne m'avais jamais dit qu'elle t'intéressait ! Qu'est-ce que tu crois que j'ai ressentit en apprenant ça ? »

« Alors c'est pour ça que tu t'es servit d'Hermione ? »

« On adore tous Hermione… Je me suis dit que si tu me voyais aussi proche d'elle que tu ne l'es d'Angelina, toi aussi tu comprendrais… »

La porte grinça derrière lui et George se raidit. Il tourna doucement la tête vers Hermione qui le regardait d'un regard orageux.

« Alors ça t'amuse de m'utiliser ?! TU NE VAUX PAS MIEUX QUE RON ! »

Entendant son nom, ce dernier passa la tête par l'entrebâillement de sa porte. Il n'eut le temps de voir que Fred et George courir comme des dératés vers les escaliers avant de se prendre un lourd bouquin d'histoire qu'Hermione venait de lancer sur les jumeaux.

Pattenrond jubilait, ronronnant dans toutes la maison, fière de voir chaque mâle « potentiellement dangereux », loin de sa chère petite maîtresse.

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Elle l'avait attiré vers sa chambre, et comme un imbécile, il l'avait suivit, ses hormones ayant pris le dessus. Ils avaient échangés bon nombre de baisers fougueux avant qu'Harry ne la repousse délicatement. Elle baissa le regard, honteuse.

« Ginny. Qu'est-ce que tu me caches. »

Ses larmes coulèrent sans qu'elle ne pu les retenir et il la serra contre lui, la consolant. Etrangement, il se sentit rassuré de ne pas avoir passé le pas avec elle, même s'il en avait envie. Il l'aimait et il souhaitait partager cette expérience avec elle. Mais ils ne sortaient ensemble que depuis quelques jours et leur relation n'était même pas officialisée. Il s'était arrêté à temps, évitant le pire. Si les Weasley apprenaient ce qui avait pu se passer, plus jamais il n'aurait eu le droit d'approcher la femme de sa vie… C'était en tout cas ce qu'elle représentait pour lui…

« Ginny… Parles-moi, s'il te plait. »

« Maman m'a humilié devant toute la famille. »

« Comment ça ? »

« Elle veut que j'aille voir un médecin pour savoir si je « l'ai fait » ou non. »

Sa gorge devint soudainement sèche : il voulait le faire avec elle, pour la première fois de sa vie… Mais elle, était-elle encore… ? Elle dû le sentir la serrer plus fort contre lui. Elle releva vivement la tête, les yeux pleins de larmes.

« Harry ? »

« Je… Je suis désolé, c'est juste que… »

Elle s'appuya contre sa cuisse pour se relever et déposer un baiser léger sur les lèvres du garçon.

« J'ai choisi de ne me donner qu'à la personne avec qui je voulais partager ma vie… »

Il aurait pu se sentir rassuré, et pourtant il n'attendait qu'une chose.

« Ginny, je… »

« Je t'aime… »

Elle l'embrassa de nouveau en l'embarquant sur le matelas. Ils restèrent longtemps couché l'un contre l'autre, les mains emmêlées, refusant de se lâcher. Il lui souriait, heureux ; elle lui souriait, intimidé. Il rapprocha simplement la main de la jeune fille à ses lèvres pour y déposer un simple baiser en lui lançant un regard charmeur. Son cœur battait si fort qu'il pensait faire un malaise, puis finalement, ces mots qu'ils s'étaient si longtemps gardés tabou lui échappèrent :

« Je t'aime, aussi… »