Bonjour

Voici le chapitre 36 et nos deux héros partent en lune de miel !

Merci à Elyrine pour sa correction et merci à vous pour votre fidélité et vos messages.

A lundi !

Bonne lecture

Sydney8201

Musique du chapitre :

Chasing Cars de Snow Patrol

Chapitre 36 : Lune de miel

« Je glisse au creux de ton oreille

Trois mots de peu, trois mots de rien

Le ciel exulte dans un « je t'aime »

Eclaire la lune d'un arc en ciel

Pour nous ce soir c'est lune de miel »

Anonyme

27 juillet 2010. 7 ans, 5 mois et 22 jours avant l'accident.

Castiel s'était réveillé le lendemain de son mariage avec une gueule de bois méritée. Une fois les invités partis et leur chambre d'hôtel rejointe, il avait tenté de convaincre son mari de lui laisser lui faire l'amour. Dean avait refusé et certifié qu'il n'était pas en colère contre lui. Il ne lui en voulait pas d'avoir trop bu. Il ne voulait toutefois pas profiter de son état et préférait nettement qu'ils soient tous les deux parfaitement lucides quand ils feraient l'amour en tant que couple marié pour la première fois. Castiel avait compris même s'il avait eu du mal à caché sa déception. Il s'était finalement endormi après de longues minutes de négociation inutile. En se réveillant, il avait la sensation qu'un marteau piqueur résonnait dans son crâne et une furieuse envie de vomir. Il avait réussi à ignorer la seconde et à chasser la première en avalant les aspirines que son mari avait préparées pour lui.

Ils avaient pris un rapide petit déjeuner avant de rejoindre l'aéroport en fin de matinée pour prendre leur avion. Ils avaient longuement hésité sur la destination pour leur lune de miel. Dean détestait l'avion et avait eu du mal à accepter de quitter les Etats Unis. Castiel, de son côté, avait envie de partir à l'étranger pour changer complètement d'air. Ils avaient fini par se mettre d'accord sur une île grecque réputée magnifique et riche en histoire.

Le vol était long et il y avait une escale. Dean avait alors fait le tour des pharmacies pour trouver des cachets capables de le relaxer un minimum. Ils s'étaient avérés totalement inefficaces. Du premier décollage au dernier atterrissage, Dean n'avait pas lâché la main de son mari. Il l'avait serré ans la sienne et ignoré tout le reste. Le temps avait paru long à Castiel. Il était encore fatigué et légèrement malade en raison de sa gueule de bois. Mais il avait mis tout de cela de côté pour s'occuper de Dean et le rassurer autant que possible.

Après dix-sept longues heures passées entre avion et aéroport, ils arrivèrent enfin à destination. Castiel avait toujours rêvé d'aller en Grèce. Il était fasciné par leur histoire et leur mythologie. Une semaine sur place lui paraissait bien trop court pour explorer tous les endroits qu'il rêvait de visiter mais il était déterminé à en profiter au maximum.

La chaleur était écrasante. Il faisait facilement quarante degrés à l'ombre et Castiel sentit son mal de crâne revenir aussitôt avec force. Ils récupèrent leur voiture de location puis rejoignirent leur hôtel en bord de plage.

Ils passèrent ensuite le reste de la journée à explorer la charmante ville où ils se trouvaient puis à lézarder sur la plage jusqu'à ce que le soleil se couche. Ils dinèrent dans un petit restaurant servant principalement des spécialités avant de retourner dans leur chambre.

Parce qu'il se sentait enfin mieux, Castiel parvint enfin à faire l'amour à son mari comme il en rêvait depuis qu'il lui avait passé l'alliance au doigt. Il prit le temps de l'embrasser sur chaque partie de son corps afin de lui faire perdre la tête et de l'entendre le supplier. Il ne céda à aucune de ses requêtes et continua à le torturer jusqu'à ne plus parvenir à se retenir lui-même. Il finit par pénétrer en lui avec douceur et par aller et venir à l'intérieur de son corps avec tendresse et passion. Ils atteignirent l'orgasme en même temps après de longues minutes durant lesquelles ils ne dirent rien et ne se quittèrent pas des yeux. Ils succombèrent ensuite à la fatigue du voyage et au décalage horaire et s'endormirent coller l'un à l'autre.

Le lendemain, ils restèrent au lit pendant de longues heures et firent l'amour à nouveau avant de se décider à sortir pour profiter de tout ce que cette île avait à leur offrir.

Ils choisirent d'éviter les lieux les plus visités et optèrent à la place pour les endroits méconnus que le guide que Castiel avait acheté recommandait en priorité. Après un déjeuner dans un nouveau restaurant relativement calme, ils se rendirent sur une plage au sable rose réputée pour sa beauté et marchèrent main de la main au bord de l'eau.

Ils étaient silencieux depuis leur arrivée mais Dean finit par reprendre la parole alors qu'ils observaient l'eau venir lécher leurs doigts de pied nus.

- Est-ce que tu as envisagé de quitter les Etats Unis pour de bon pour t'installer ailleurs ?

Castiel fut surpris par la question. Il n'avait aucune idée de ce qui avait pu pousser son mari à la lui poser.

- Pourquoi est-ce que tu me poses cette question ?

- Je sais combien les civilisations étrangères et anciennes te fascinent. Je sais aussi que c'est ce qui a en partie motivé notre décision de venir ici pour notre lune de miel. Je suis juste curieux.

Castiel avait effectivement été très jeune fasciné par la mythologie grecque. Par toutes les choses qu'ils avaient inventé avant tout le monde. Par leurs avancées quand les Etats Unis n'étaient encore qu'un pays inexploré peuplé par les indiens. Il était également fasciné par l'Egypte et par le Moyen Orient. Il n'avait toutefois jamais imaginé s'installer ailleurs qu'aux Etats Unis. Il ne pouvait pas concevoir de vivre aussi loin de son frère. Il n'avait pas le courage de plaquer le confort dont il bénéficiait chez lui pour repartir de zéro ailleurs.

- Pas vraiment, non. Peut-être que j'aurais aimé y passer quelques mois quand j'ai commencé mes études pour m'imprégner de leur culture. Mais je ne pense pas que j'aurais eu le courage de vivre aussi loin de ma famille.

- Tu ne regrettes pas de ne pas l'avoir fait ?

Castiel avait la sensation que son mari cherchait à lui faire passer un message en insistant de la sorte. C'était presque comme s'il était inquiet que ce voyage lui fasse regretter d'avoir fait sa vie aux Etats Uni. Presque comme s'il était angoissé à l'idée que Castiel finisse par regretter de s'être marié et de ne plus avoir la liberté de voyager à sa guise à présent.

- Je ne regrette pas, non. Si j'étais parti, je ne t'aurais pas rencontré. Et je ne serais pas marié et heureux aujourd'hui.

- Tu aurais pu rencontrer un grec charmant et aussi fasciné que toi par toutes ces choses anciennes qui me sont totalement étrangères.

- Dean, tu es mon âme-sœur. Je n'aurais pas pu faire ma vie avec qui que ce soit d'autre. Tu n'as pas à t'inquiéter.

Le jeune homme hocha la tête, visiblement soulagé. Castiel aurait aimé pouvoir rencontrer John Winchester. Il aurait aimé pouvoir lui dire ce qu'il pensait de sa façon d'élever ses enfants et de les avoir ainsi poussés à douter d'eux en permanence.

- Si tu pouvais vivre ailleurs que chez nous, où est-ce que tu irais ? demanda ensuite Dean en tournant son visage vers lui.

Castiel prit quelques secondes pour réfléchir à sa question. Il y avait tellement de lieux qu'il rêvait d'explorer qu'il ne savait pas réellement quelle réponse donner à son mari.

- Eh bien, peut-être que j'aurais choisi l'Egypte, pour commencer. Je suis fasciné par les pyramides et par ce qu'elles peuvent cacher.

- Laisse-moi deviner … tu as adoré Indiana Jones ?

- Je crois avoir été légèrement amoureux d'Harrison Ford quand j'ai vu le film la première fois. Mais je crois aussi que c'est le cas de beaucoup de jeunes garçons homosexuels. Il était particulièrement sexy avec son chapeau.

- Tu ferais un bon Indiana Jones … tu serais certainement plus sexy que lui.

Castiel en doutait mais il accepta le compliment avec un sourire. Il avait vu les trois films une bonne dizaine de fois chacun. Il était totalement fasciné par les aventures du héros. Par ses quêtes. Il se sentait proche de lui parce qu'il partageait la même soif de découvertes. Il lui était arrivé d'espérer vivre de telles aventures une fois adulte.

- Et toi ? Si tu devais vivre ailleurs … où est-ce que tu irais ? demanda Castiel.

Dean haussa les épaules. Le soleil éclaira son visage et faisait ressortir les tâches de rousseurs sur son nez et sur ses joues. Il était à couper le souffle ainsi. Il avait retiré son tee shirt et ne portait qu'un short de bains. Castiel devait se retenir de lui sauter dessus et de l'en débarrasser. Il allait devoir attendre qu'ils soient à nouveau à l'hôtel pour réaliser cette envie.

- Je n'y ai jamais réellement réfléchi. Je n'aurais de toute façon pas pu laisser Sam derrière moi. Je l'ai suivi en Californie juste parce que je ne pouvais pas vivre loin de lui alors m'installer à l'étranger … ça a toujours été totalement inconcevable.

- Mais si les choses avaient été différentes … il y a bien un pays qui te fait rêver non ?

- Il y en plus d'un, oui. Je crois que j'aurais adoré me rendre à Cuba. Ils ont des voitures géniales. Toutes anciennes et de collection. J'aurais été parfaitement à l'aise là-bas. J'aurais pu devenir mécanicien et travailler sur ces petites merveilles à longueur de journée.

Castiel sourit, amusé par le choix de son mari. Il le comprenait et n'était pas surpris. Il avait des centres d'intérêts totalement différents. Mais c'était aussi ce qui faisait la force de leur couple. Si certains auraient pu être inquiets à sa place de ne pas se trouver de points communs avec son conjoint, lui voyait cela comme une force et une chance incroyable. Ils s'enrichissaient mutuellement. Il aimait découvrir tout ce qui passionnait son mari. Et il savait que Dean aimait également apprendre de nouvelles choses à son contact.

- Ou peut-être que j'aurais choisi la France. Je pense même que c'est ce que je choisirais aujourd'hui. Cuba, c'était mon rêve quand j'étai plus jeune et que je croyais que la mécanique était ma seule passion. Quand je pensais que je ne pourrais jamais vivre de mon art. Maintenant que j'ai cette chance, j'aimerais voir le Louvre. J'aimerais admirer toutes ces œuvres mythiques et m'extasier devant le travail de ses artistes que j'admire tant.

- On pourrait aller en France … Paris est une ville que j'aimerais visiter aussi.

Dean acquiesça à nouveau. Castiel reporta alors son attention sur la mer en face de lui. Cette plage était absolument magnifique. Il y avait quelque chose de magique ici. Quelque chose qui le faisait se sentir bien. C'était peut-être uniquement due à la présence de Dean à ses côtés.

- Mais tu sais Cas … s'il y a quelque chose que mon père m'a appris … sans le vouloir mais peu importe … c'est que notre maison ne se résume pas à l'endroit où on vit. Peu importe la maison qu'on habite ou la ville, le pays dans lequel on s'installe. Notre chez nous se trouve avec les personnes qu'on aime. C'est pour ça que je me suis toujours senti chez moi du moment où j'étais proche de mon frère. Et c'est pour ça qu'aujourd'hui, je me sens chez moi là où tu es … que ce soit aux Etats Unis ou en plein milieu du désert du Sahara. Tu es devenu ma maiso,n Cas.

Castiel n'aurait pas dû être surpris par la déclaration de son mari. Il savait à présent qu'il était parfaitement capable de tenir ce genre de propos le plus naturellement du monde. Il le faisait sans même se rendre compte à quel point c'était bouleversant. A quel point c'était magnifique à entendre. Il ne le faisait pas uniquement pour lui faire plaisir. C'était réellement ce qu'il pensait. Dean était u romantique dans l'âme. Même s'il en avait parfois honte.

- Et c'est réciproque, mon cœur. Je n'ai pas besoin de plus que de toi pour être parfaitement heureux. Qu'importe le lieu où on choisira de vivre dans le futur.

- Tu sais, Cas… avoir ce genre de conversations dans ce genre d'endroits pourrait paraître incroyablement cliché. Et sans doute que j'en aurais ri il y a quelques années en me moquant de moi-même. Mais on dirait bien que tu as fait ressortir le romantique qui se cachait en moi. Parce que je n'ai pas envie de rire en t'entendant dire cela. Bien au contraire. Je t'aime.

- Je t'aime aussi, répliqua Castiel sans hésiter.

Dean l'embrassa alors rapidement sur la bouche. Il y avait trop de monde autour d'eux pour qu'il se sente à l'aise et prolonge le baiser plus longtemps. Il préférait éviter les démonstrations d'affection en public. Il les réservait pour le moment où ils seraient à nouveau seuls dans leur chambre d'hôtel.

- Tu veux te baigner ? demanda ensuite Dean en indiquant la mer du menton.

Castiel hocha la tête. Ils étalèrent alors les serviettes qu'ils avaient prises avec eux puis posèrent dessus leurs affaires. Castiel retira son tee shirt avant de prendre à nouveau la main de son mari dans la sienne et de l'entraîner en direction de l'eau. Elle était incroyablement chaude et agréable. Castiel ne s'arrêta que lorsque l'eau lui atteignit les épaules. Dean se tourna alors dans sa direction et passa ses bras autour de ses épaules.

- J'ai la sensation que la boucle est bouclée, tu sais. Notre premier rendez-vous s'est fait au bord de la plage et on a fini dans l'eau aussi … sauf qu'à l'époque, on était entièrement nus, bien sûr. Je doute qu'on puise en faire de même avec autant de témoins.

Castiel sourit en se remémorant ce moment. Il avait tout fait pour que son premier rendez-vous avec Dean soit parfait. Il avait tenté de réaliser le rêve de son petit ami à l'époque. Il n'en revenait pas du chemin qu'ils avaient parcouru depuis. Ils étaient mariés à présent. Et Si Castiel avait été optimisme à l'époque, il avait aussi su se montrer raisonnable et se contenter de ce qu'il avait sans imaginer ce qu'il pourrait avoir. Il ne pensait pas épouser Dean un jour. Il ne pensait pas que le jeune homme serait prêt à franchir ce cap. Il était heureux de s'être trompé.

- Beaucoup de choses ont changé depuis … tellement que quand j'y pense, il m'arrive de me dire que je dois rêver … que je vais finir par me réveiller et par réaliser que tout ceci n'était qu'un magnifique rêve. Que je ne suis pas marié avec l'homme le plus exceptionnel qui soit et que je suis toujours dans mon ancien appartement … parfois, je me dis que tu n'es qu'un beau rêve Dean. Que tu es parfait pour être réel.

- Je ne suis pas parfait Cas. Et je suis réel.

Castiel sourit alors que Dean glissait une main dans l'eau. Quand elle pressa contre l'entrejambe de son mari, ce dernier laissa échapper un petit ci de surprise.

- On dit que prouver ce genre de choses, il faut se pincer … je trouve que ce que je viens de faire est nettement plus agréable …

- Dean, on pourrait nous voir, protesta Castiel à contre cœur.

L'idée de laisser son mari le toucher malgré les témoins potentiels à quelques mètres d'eux avait quelque chose d'incroyablement excitant. Mais il n'était pas sûr qu'il s'agisse là d'une bonne idée. Il n'avait aucune idée de la façon dont les gens réagiraient en les voyant faire.

- Tu préfères que je te pince ? demanda son mari en se collant un peu plus fortement contre lui.

Sa main était toujours pressée contre l'entrejambe de Castiel et ce dernier avait du mal à réfléchir dans cette situation. Il avait envie de dire à son mari de continuer. Qu'il se fichait des gens autour d'eux. Mais il ne pouvait s'empêcher d'avoir un peu peur que cela finisse mal.

- Dis-moi ce que tu veux Cas et je te le donnerais. Il te suffit de me dire de m'arrêter pour que je le fasse. Je ne ferai jamais rien pour te mettre mal à l'aise, souffla Dean dont les lèvres étaient très proches de celles de Castiel.

Même sans voir ce qui se passait sous le niveau de l'eau, il était impossible que les gens sur la plage aient le moindre doute sur la nature de leur relation. Le côté raisonnable de Castiel lui criait de s'écarter et de mettre un terme à tout ceci avant que la situation ne dégénère. Il ouvrit la bouche pour le dire à son mari et fut surpris quand une suggestion totalement différente franchit le seuil de ses lèvres.

- Continue …

Dean sourit alors avant de glisser sa main sous le short de son mari pour saisir son sexe. Il garda un de ses bras autour de son cou pour le garder proche de lui. C'était quelque chose que Castiel n'avait jamais fait avant ce jour. Quelque chose qu'il n'avait même jamais envisagé de faire. Il n'était pas exhibitionniste et il détestait l'idée de partager son mari avec qui que ce soit. Il ne voulait surtout pas qui quiconque puisse le voir nu ou en train de prendre du plaisir. Mais alors que Dean le masturbait doucement, il oublia toutes ses craintes et ne se concentra que sur le plaisir qu'il ressentait déjà.

- Tu sais, Cas … je déteste l'idée que d'autres puissent te voir ainsi … je déteste même l'idée que d'autres aient pu te voir comme ça par le passé. Je voudrais être le seul à t'avoi jamais procuré du plaisir … à t'avoir vu au moment où tu atteins l'orgasme.

- Je n'ai jamais … jamais personne avant toi ne m'avait … m'avait procuré autant de plaisir. Et il n'y aura personne d'autre que toi dans l'avenir.

- Oh j'espère bien.

Dean accéléra le rythme de sa main et Castiel étouffa un gémissement en enfouissant le visage dans le cou de son mari. Il serra les dents autour de la peau qui s'y trouvait et entendit Dean jurer au moment où il le mordait. Tant pis pour lui. Il payait les conséquences de ses actes.

- Laisse-toi aller Cas. Personne d'autre que moi ne te regarde, murmura Dean après quelques secondes.

Castiel n'aurait pas su expliquer comment il pouvait être aussi proche de l'orgasme alors même que son mari ne le touchait que depuis quelques secondes. Il ne savait pas si c'était dû à la situation, à l'excitation permanente qu'il ressentait depuis qu'ils s'étaient mariés ou juste au talent évident de Dean. Il s'en fichait. Il mit de côté tout le reste et s'abandonna à son orgasme sans chercher à se retenir. Il ne relâcha pas la peau de Dean et continua de le mordre jusqu'à ce que le plaisir diminue et qu'il ait fini de se répandre entre les doigts de son mari. Ce dernier relâcha son sexe quand il fut trop sensible et sortit sa main de l'eau pour passer son bras autour du cou de son mari.

- Je suis désolé, souffla Castiel quand il fut à nouveau capable de parler.

Il avait les yeux rivés sur le cou de son mari et il était évident que sa morsure allait laisser des traces. Un bleu commençait déjà à se former. Il ne s'était pas réellement rendu compte de sa force. Il n'avait pas vraiment réfléchi avant de le mordre. Il aimait l'idée que Dean puisse porter sa marque pendant quelques jours. Mais il détestait l'idée de lui avoir fait mal.

- Ne t'excuse pas. J'adore l'idée qu'on puisse savoir que je t'appartiens juste en regardant la trace de tes dents sur mon cou. J'aime que tu sois aussi possessif avec moi.

Castiel n'avait développé ce trait que depuis qu'il était en couple avec Dean. Jamais avant il n'avait été aussi possessif. Il n'avait même jamais été jaloux. Mais il n'avait pas non plus été amoureux avant de rencontrer son mari. Ceci expliquait sans doute cela.

- Et puis tu sais … il y a bien quelque chose que tu pourrais faire pour te faire pardonner, ajouta Dean après quelques secondes.

Il sourit alors de plus belle en venant frotter son entrejambe contre celle de Castiel. Ce dernier sentit alors son érection évidente et sourit à son tour.

- Ah oui vraiment ? demanda-t-il en faisant glisser sa main dans le dos de Dean jusqu'à pouvoir glisser ses doigts sous l'élastique de son short.

- Vraiment, confirma Dean avant de mordre sa lèvre inférieure et de lui faire un signe de tête, sans doute destiné à l'encourager à continuer.

Ce que Castiel fit sans se faire prier. Un prêté pour un rendu. Il allait faire jouir son mari et l'obliger à lâcher prise malgré les regards des gens autour d'eux. Il descendit sa main dans le short de son mari jusqu'à pouvoir glisser un de ses doigts entre ses fesses. Il ne pourrait pas faire tout ce qu'il avait en tête sans lubrifiant et avec autant de gens autour d'eux. Mais il pouvait procurer du plaisir à Dean tout de même. Il introduisit le bout de son doigt à l'intérieur de son mari et n'eut aucune difficulté à localiser sa prostate. Il pressa contre sans hésiter une seconde de plus. Dean semblait s'être préparé à quelque chose de semblable puisqu'il parvint à retenir ses gémissements. Il mordait sa lèvre inférieure avec force pour réussir et Castiel était inquiet à l'idée qu'il puisse se blesser. Il utilisa donc sa main libre pour guider le visage de son mari dans son cou. Ce dernier se laissa faire sans protester et put aussitôt étouffer ses gémissements contre sa peau. Castiel continua à presser contre sa prostate alors que son autre main saisissait le sexe de son mari pour le masturber en même temps. Il ne lui fallut pas beaucoup de temps pour pousser Dean à l'orgasme. Sans doute la situation y était-elle pour beaucoup. Il n'aurait pas su dire avec certitude. Mais avec quelques mouvements le long de son sexe et quelques secondes passées à caresser sa prostate, Dean jouit violemment en prenant soin de crier contre le cou de Castiel pour que personne ne puisse l'entendre.

Quand il fut évident que Dean était devenu trop sensible pour que les sensations restent agréables pour lui, Castiel relâcha son sexe et retira son doigt de lui. Il passa ensuite ses bras autour de la taille de son mari pour le garder contre lui. Ce dernier finit par reculer le visage pour le regarder dans les yeux. Il souriait largement.

- Est-ce que tu te rends compte de ce qu'on vient de faire ? demanda-t-il, visiblement surpris qu'ils soient allés jusqu'au bout.

Castiel hocha la tête en souriant à son tour. Il avait lui aussi un peu de mal à admettre qu'il avait réellement fait jouir son mari en public. Ce n'était pas quelque chose qu'il avait pensé faire un jour. Il ne le regrettait toutefois pas. Il était jeune et amoureux. Il avait envie de tenter des choses. Il voulait explorer les fantasmes de son mari et découvrir toutes les choses qu'il pouvait avoir envie de faire sans oser le demander. Ils ne seraient peut-être pas d'accord un jour sur une pratique ou sur une position. Mais il était convaincu que cela ne poserait aucun problème. Il leur suffirait d'en discuter.

- Tu n'avais jamais rien fait de ce genre avant ? demanda-t-il à son tour.

Dean secoua la tête.

- Pas vraiment … mais il m'est arrivé d'y penser. Je n'ai jamais réellement songé à passer l'acte pour autant … parce que je n'avais sans doute pas suffisamment confiance en ma partenaire de l'époque pour le faire mais avec toi … avec toi, je me sens pousser des ailes. Je me sens capable de tout parce que je sais que tu es là si toutefois je commets une erreur et qu'il faut m'aider à me relever.

Dean ne parlait pas uniquement de sexe. Même s'il ne l'avait pas dit clairement, c'était évident pour Castiel. Il était heureux et fier de voir qu'il avait réussi à pousser son mari à se dépasser et à tenter des choses. C'était déjà vrai quand ils n'étaient encore qu'amis. Après tout, c'était lui qui l'avait convaincu de reprendre ses études. Lui qui avait été là pour le rassurer à chaque fois que son travail n'était pas parfait et ne recevait pas que des éloges.

- S'il y a d'autres choses dont tu as envie mais que tu n'oses pas me demander … tu peu le faire tu sais. Je t'écouterais toujours. Il se peut que je ne sois pas partant pour certaines choses mais … on pourra toujours en discuter calmement. Tu peux me faire confiance. Je ne te jugerai jamais.

- Je le sais Cas … je le sais depuis un moment maintenant. J'ai confiance en toi.

- Depuis quand ? Quand est-ce que tu l'as compris ?

Sa question sembla surprendre et déstabiliser son mari. Il était sans doute difficile pour lui de donner une date précise du jour où il avait enfin réalisé qu'il pouvait faire totalement confiance à Castiel. C'était quelque chose qui avait dû se faire dans le temps. Dean en avait eu conscience sans doute bien plus tard. Parce qu'il lui arrivait de nier ce qu'il ressentait vraiment pour ne pas avoir à affronter toutes les questions que cela soulevait.

- C'est difficile à dire … mais je crois que tout a commencé le jour où je t'ai laissé regarder mes dessins. Personne avant toi ne les avait vu. Bobby savait que j'aimais dessiner. Il m'a même offert mon premier chevalet. Sam est souvent resté avec moi pendant que j'essayais de peindre quelque chose. Mais je ne les ai jamais laissés regarder mon travail ensuite. J'avais trop peur qu'ils le trouvent mauvais.

- Tu sais qu'ils t'aiment tous les deux et qu'ils t'auraient soutenu et encouragé comme je l'ai fait.

- Je le sais oui … je n'ai jamais douté d'eux mais … je n'avais sans doute pas suffisamment confiance en moi pour m'ouvrir ainsi à eux. Et … leur opinion compte énormément pour moi. S'ils s'étaient montrés sceptique sur quelque chose qui me tenait autant à cœur, je pense que j'aurais tout abandonné dans la seconde. Ce que je ne vouais pas. Parce que le dessin a toujours été extrêmement important pour moi. C'était une échappatoire et j'en avais besoin pour fonctionner et pour me changer es idées quand j'avais la sensation que rien n'allait dans ma vie.

- Et tu n'avais pas peur que … tu n'avais pas cette même peur avec moi ?

Il n'était pas tout à fait sûr de savoir où son mari voulait en venir. Ce qu'il cherchait à lui dire avec ce long monologue. S'il s'en tenait uniquement à ce qu'il avait entendu, il ne pouvait en déduire qu'une chose. Dean ne redoutait pas son avis à l'époque parce qu'il n'avait pas l'impact de celui de Sam et Bobby. Ce qui était compréhensible bien sûr. Ils n'étaient qu'amis à l'époque. Mais ça n'était tout de même pas agréable à entendre. Il espérait sincèrement se tromper.

- Non … je n'ai jamais eu peur avec toi … ou du moins jamais peur de ton avis sur ce que je faisais.

- Parce que … souffla Castiel qui avait besoin de comprendre.

- Parce que même à l'époque, je … c'est difficile à expliquer. Si tu m'avais demandé à voir mes dessins avant de tomber dessus par hasard, je t'aurais dit non sans hésiter. J'aurais refusé parce que j'aurais eu peur que tu puisses les critiquer et que ton avis me pousse … comme celui de Sam ou Bobby … à tout arrêter ensuite. Parce que ton avis était aussi important que le leur … peut être même plus sauf que bien sûr à l'époque je refusais encore de l'admettre. Mais ce qui est sûr, c'est qu'une fois devant le fait accompli … une fois que je t'ai vu avec mon carnet dans les mains, je n'ai ressenti aucune peur … tout me semblait … naturel. Comme s'il était parfaitement normal que ce soit et seulement toi qui me donne ton avis sur mon travail … tout simplement.

Castiel sourit alors, soulagé par ce qu'il entendait. C'était exactement ce qu'il avait espéré.

- Je pense que c'est ce jour où j'ai eu la sensation pour la première fois que quelque chose se passait entre nous… que c'était plus qu'une belle amitié. Je n'avais jamais envisagé de demander son ais à Charlie et pourtant, elle était ma meilleure amie à l'époque. Mais je t'ai écouté toi. Il était évident que les choses étaient différentes entre nous qu'entre moi et mes autres amis. J'ai juste préféré ne pas m'interroger trop sur ce point jusqu'au jour où même moi, je n'ai pas pu garder les yeux fermés sur ce qui se passait. Le temps qui s'est écoulé entre ces deux moments n'a fait que me confirmer ce que je savais depuis ce soir-là. Je pouvais avoir confiance en toi et je pouvais compter sur toi en toutes circonstances.

- Dean, je t'aime, répliqua Castiel car il ne voyait pas quoi dire d'autre en réponse à la déclaration de son mari.

Il lui arrivait parfois de regretter de ne pas avoir étudier sa langue natale plutôt que des langues anciennes. Il savait dire des phrases entières en araméen mais il était parfois incapable d'exprimer avec précision ce qu'il ressentait dans sa propre langue. Il le regrettait plus encore à ce moment précis. Dean était plus doué que lui dans ce domaine. Pour quelqu'un qui jurait ne pas être capable d'exprimer ses sentiments, il y arrivait plutôt très bien.

- Tu sais, il m'arrive de me dire que je … tu répètes sans cesse que tu n'es pas doué pour dire ce que tu as sur le cœur mais chacune de tes déclarations me prouve le contraire. J'aimerais être aussi doué que toi dans ce domaine. J'aimerais pouvoir te dire tout ce que je ressens autrement qu'en te disant « je t'aime ».

- « Je t'aime » suffit amplement, Cas.

- Sauf que parfois ce n'est pas l'impression que j'ai. Parfois, j'aimerais être le genre de personne qui peut écrire des poèmes ou … au moins faire des phrases qui contiennent un peu plus de trois mots.

Dean se serra un peu plus fortement contre Castiel et vint coller son front contre celui de son ami. C'était quelque chose qu'ils faisaient souvent dans les moments sérieux ou émotionnellement chargés. Un moyen de maintenir un contact tout en pouvant continuer à se regarder dans les yeux.

- Cas, tu me connais suffisamment aujourd'hui pour savoir que je préfère nettement les gestes aux grands discours. Je sais combien les paroles peuvent être trompeuses … pas avec toi bien sûr mais tu comprends l'idée. Et tu me prouves tous les jours la profondeur de tes sentiments. Sauf que parce que tu sais combien j'en ai besoin, tu le fais par les gestes et non pas par les mots. C'est pour ça que nous sommes mariés aujourd'hui.

Castiel espérait que son mari ne disait pas cela uniquement pour le rassurer. Il n'avait pas l'habitude de douter autant de lui. Jamais avant il ne s'était remis en question de la sorte. Mais jamais avant, il n'avait autant voulu qu'une histoire fonctionne.

- Tu me le promets ? demanda-t-il alors.

- Je te le promets. Cas … réfléchis une seconde. Je n'ai jamais réellement eu confiance en qui que ce soit … mis à part ma famille. Je ne me suis jamais ouvert à quelqu'un comme je me suis ouvert à toi … que ce soit émotionnellement ou physiquement parlant. Je t'ai laissé me voir vulnérable et fragile. Je t'ai laissé me voir pleurer. Je t'ai confié mes doutes et mes envies. Je me suis marié avec toi quand j'ai toujours refusé d'envisager le moindre engagement amoureux. Je ne l'aurais pas fait si je n'étais pas entièrement sûr de ce que tu ressentais pour moi.

Castiel hocha doucement la tête même s'il n'était pas entièrement sûr. Il ne voulait pas gâcher le moment merveilleux qu'ils partageaient en parlant de choses négatives. Il allait devoir croire ce que son mari lui disait et cesser de se poser autant de questions.

- Tu veux savoir comment je peux en être aussi sûr sans que tu aies besoin de me le dire ? demanda finalement Dean qui semblait une nouvelle fois avoir compris ce que Castiel souhaitait sans qu'il ait besoin de mettre des mots sur ses craintes.

Un nouveau hochement de tête de Castiel encouragea Dean à poursuivre.

- Je le sais à la façon que tu as de me regarder. Si tu pouvais te voir Cas, tu saurais que tes sentiments se lisent dans tes yeux. Ils sont merveilleusement expressifs. Je le sais aussi quand tu me prépares tout ce que j'aime manger parce que j'ai eu une mauvaise journée et que j'ai besoin de réconfort … quand tu acceptes de regarder ces films stupides que j'aime en secret et que tu détestes ouvertement juste parce que tu veux me faire plaisir … quand tu me prends dans tes bras … quand tu cours à la pharmacie à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit parce que j'ai mal à la gorge … quand tu veilles sur moi parce que je suis malade … quand tu accepte de me pardonner mes erreurs ou … quand tout simplement tu m'écoutes parler pendant des heures de sujet qui ne te passionnent pas … quand tu me demandes mon avis même si je ne connais rien à ton travail. Je le sais parce que tu me le prouves tous les jours Cas. Tu me le prouves à ta façon et c'est exactement la seule à pouvoir me convaincre entièrement.

Castiel avait la gorge nouée et les larmes aux yeux en entendant les propos de son mari. Il était heureux de constater qu'il avait jusque là apporté tout ce que le jeune homme attendait de lui. Qu'il n'avait pas commis d'erreurs.

- Et tu me le prouves enfin à chaque fois qu'on fait l'amour … quand tu prends le temps de me procurer un maximum de plaisir sans nécessairement te soucier du tien … quand tu me serres contre toi ensuite …

- Je t'aime tellement Dean … je t'aime à un point que tu ne peux pas imaginer et parfois, il m'arrive d'avoir peur de faire quelque chose qui te poussera à partir. Je ne pourrais jamais vivre sans toi. Je ne pourrais pas continuer si tu me quittes.

- Ça tombe bien alors parce que je n'ai pas l'intention de te quitter. Et franchement, je doute de pouvoir vivre sans toi. Je t'aime autant que tu m'aimes alors je comprends parfaitement tes doutes et tes peurs. L'important c'est d'en discuter ensemble pour qu'elles ne viennent pas mettre en danger notre histoire. D'accord ?

- D'accord, accepta Castiel sans hésiter.

Dean avait raison. C'était aussi simple que ça. Ils suffisaient qu'il se montrent honnête l'un envers l'autres. Ils devaient accepter qu'ils n'étaient pas parfaits. Ils feraient des erreurs dans l'avenir. Mais du moment qu'ils prenaient le temps d'en parler ensemble, il n'y avait aucune raison pour que cela gâche tout.

Rassuré pour de bon, Castiel déposa un baiser sur la bouche de son mari. Ils étaient immobiles depuis un moment maintenant et il commençait à avoir un peu froid. Un frisson remonta le long de son dos et Dean dut le sentir puisqu'il lui proposa aussitôt de sortir de l'eau. Castiel le suivit donc jusqu'à la plage en le tenant par la main.

Ils s'assirent sur les serviettes qu'ils avaient installées sur le sable. Le soleil brillait au-dessus de leur tête et réchauffait déjà le corps de Castiel. Il espérait prendre des couleurs durant ce voyage. Juste pour faire enrager Gabriel à leur retour.

- Tu sais pourquoi je déteste le soleil ? demanda Dean brusquement.

Castiel secoua la tête en guise de réponse.

- Il fait ressortir mes tâches de rousseur. Elles me complexaient énormément quand j'étais gamin. Elles recouvraient mon visage à chaque fois qu'il y avait un peu de soleil et certains se moquaient de moi. J'ai même cherché à les recouvrir avec du fond de teint, une fois. Ça n'a pas été une grande réussite. Mon père a trouvé le pot dans ma chambre et m'a hurlé dessus quand je suis rentré. Je n'ai jamais recommencé.

Castiel n'aimait rien dans ce qu'il entendait. Il n'aimait pas l'idée que Dean ait pu être moqué en raison de ses tâches de rousseur. Il n'aimait pas l'idée qu'il ait été contraint de les dissimuler. Il n'aimait pas enfin le fait que son père l'ait disputé pour cela quand il aurait dû prendre le temps de lui expliquer qu'il n'avait aucune raison d'en avoir honte.

- Je les aime, moi, assura-t-il alors.

Il aurait aimé critiquer le comportement de John pour que Dean comprenne combien il le désapprouvait. Mais il savait que le sujet était encore délicat à aborder avec son mari. Sa mort était trop récente pour qu'il puisse évoquer son nom.

- Ah oui ? s'étonna Dean en le regardant.

- Oui … je les ai remarquées le premier jour où je t'ai vu et je les ai trouvés adorables.

- Je croyais que c'était mes fesses que tu avais remarqué en premier.

- Et bien étant donné que tu étais face à moi non … c'est ton visage que j'ai vu en premier … d'abord tes yeux … ta bouche … le dessin de ton nez et toutes ces adorables tâches de rousseurs qui le recouvrent. Ensuite tu m'as tourné le dos et j'ai remarqué tes fesses. Mais ce n'est pas ma faute … tu portais un jean particulièrement moulant.

Dean rit alors à sa plaisanterie puis reprit la parole après quelques secondes.

- C'était intentionnel … le jean, je veux dire. Il me rapportait plus de pourboires.

- Quelque chose me dit qu'il ne te rapportait pas que des pourboires.

- Je l'admets … il me rapportait aussi quelques numéros de téléphone. Mais je peux te promettre que je ne donnais jamais suite.

Castiel savait que son mari avait un passé amoureux et sexuel. Il ne le lui reprochait pas. Ils avaient connu d'autres personnes avant de se rencontrer. L'essentiel était qu'ils soient ensemble à présent.

- Je te crois, Dean, et même si tu l'avais fait, je ne vois pas pourquoi je te le reprocherais. D'ailleurs, ce n'est même pas ce dont je voulais parler. C'est toi qui a orienté le sujet sur tes fesses. Moi ce que je souhaitais te faire comprendre, c'est que j'ai adoré tes taches de rousseur au premier regard. Je les adore encore plus à présent.

Dean l'observa une seconde en fronçant les sourcils avant d'hausser les épaules.

- Tant mieux alors. C'est la seule chose qui compte vraiment. Peut-être que j'apprendrais à les aimer si tu les aimes autant … peut être que je finirais par me voir comme toi tu me vois. Ce n'est pas gagné mais je te promets d'essayer.

Castiel lui sourit alors tout en se jurant de faire en sorte de réconcilier Dean avec ses tâches de rousseur dont il avait toujours visiblement honte. Même maintenant qu'il était adulte. Il allait prendre le temps de les embrasser une à une. Des les relier entre elle du bout des doigts et du bout de la langue. Il allait prouver à son mari qu'il n'avait aucune raison de les détester.

- Maintenant, revenons en à mes fesses … tu les trouvais si bien que ça le jour de notre rencontre ? Parce que je me demandais si je devais pas travailler un peu pour qu'elles soient plus musclées … je ne voudrais surtout pas que l'un de mes principaux avantages se dégradent avec l'âge.

Castiel éclata de rire, conscient que Dean cherchait à ramener le sujet à quelque chose de plus léger. Ils étaient en lune de miel et ils devaient en profiter. Il n'était pas question de laisser leurs doutes et leurs problèmes les envahir et gâcher ce moment merveilleux.

- Tes fesses sont parfaites. Elles sont même mieux que parfaites. Tu n'as aucune inquiétude à avoir.

- Ok pour mes fesses mais qu'est-ce que tu penses de mon ventre ?

- Tu pars à la pêche aux compliments ? Tu sais que je te trouve parfait. Je ne vois aucun problème à te le dire encore et encore mais il me semblait que tu le savais déjà.

- Je ne suis pas inquiet. Je songe juste à me remettre au sport. Toi, tu cours régulièrement. Je ne veux pas paraître à la traîne. Et avec tout ce que je mange, c'est sans doute préférable.

- Si c'est pour te maintenir en forme, je ne peux que te féliciter … mais si c'est uniquement parce que tu as peur que je ne te trouve pas attirant tel que tu es … oublie cette idée tout de suite. Je t'aime comme tu es et tu n'as aucun complexe à avoir. Aucun. Tu n'as pas besoin de changer.

- Je peux te promettre que c'est juste destiné à me maintenir en forme et à me permettre de continuer à manger tout ce qui fait envie sans m'inquiéter de prendre du poids.

- Alors dans ce cas, fonce, l'encouragea Castiel.

Dean lui sourit à son tour avant de l'embrasser rapidement sur la bouche. Ils se regardèrent ensuite de longues secondes dans les yeux avant que Dean ne s'allonge finalement sur sa serviette en s'étirant.

- Maintenant, laisse-moi prendre le soleil. Et d'ici une heure, on pourra rentrer à l'hôtel pour que tu commences à me convaincre de l'attrait de mes tâches de rousseur.

Castiel secoua la tête, amusé par la remarque de son mari. Il le regarda quelques secondes, admiratif comme toujours. Il ne mentait. Il trouvait réellement que Dean était parfait. Il n'était pas outrageusement musclé mais il était en forme. Il était musclé. Il était grand et élancé. Castiel ne le changerait pas pour rien au monde. Il se promit de le lui prouver une fois qu'ils seraient seuls à l'hôtel. En attendant, il allait profiter du paysage et oublier tout le reste pendant quelques minutes. Il estimait l'avoir bien mérité.