Disclaimer : Rien ne m'appartient, tout est à JKR ou à Star Polaris, sauf la traduction.


Chapitre 36 : L'héritier de Serpentard


Le premier groupe partit une fois que tous furent en dehors des protections. Severus se tenait juste derrière Alec, une main sur son épaule. Le garçon aurait pu lui dire qu'il était capable d'apparaître par lui-même, mais n'en fit rien, puisqu'il y avait peu de chance pour qu'on l'autorise à y aller par lui-même. Pas même une minute ne passa, lorsque Harry sentit le signal magique. Se renfrognant, il tira légèrement la main de Severus. « Pourquoi ne bougeons nous pas ? »

L'homme baissa les yeux et les cligna. « Nous attendons le signal, Alec. »

Avant que le garçon n'ait pu répondre, quelques sorciers commencèrent à sentir la vague de magie, et la suivire. Soupirant en regardant le garçon, comprenant qu'Harry avait senti la magie plutôt qu'eux, le professeur ne fit que secouer la tête, et les fit apparaître.

Ils apparurent au milieu d'un duel vicieux. Il y avait pratiquement deux cents Mangemorts, et ils jetaient tous des Impardonnables, ne donnant pas à leurs ennemis de survivre s'ils étaient touchés. Harry sentit que Severus jetait des sorts à tous ceux en vue, mais, alors qu'il restait à ses côtés comme il l'avait promis, il ne faisait pas attention au combat. Au lieu de cela, se yeux passèrent la pièce en revue, essayant de trouver soit Dumbledore soit Voldemort. Il les trouva finalement tous les deux. Le Seigneur des Ténèbres se tenait dans un grand fauteuil en forme de trône, regardant le combat avec un petit sourire amusé.

La haine qu'Alec ressentait pour l'homme devint encore plus intense lorsqu'il vit son grand-père, enchaîné à un mur, encore visiblement inconscient suite à ce qu'on lui avait fait. Il avait été si concentré sur la silhouette si fragile du directeur qu'il ne remarqua pas le Mangemort l'approchant sur le côté. Le cri d'avertissement de Severus fut la seule chose qui le sauva d'une mort certaine. En un instant, Harry se retourna pour faire face à son opposant, et, ne pensant même pas à sa baguette, l'envoya voler loin de lui. Le petit bruit qu'il entendit fut suffisant pour lui dire que l'homme ne serait pas debout avant un long moment, donc, il centra son attention à nouveau sur les autres hommes en robes noires.

Plusieurs mangemorts avaient visiblement pensé qu'il serait une cible facile, puisqu'on voyait qu'il était très jeune, mais il leur fit rapidement changé d'avis en envoyant voler plusieurs d'entre eux, et en soumettant le reste par des sorts. Par malchance, ses actions attirèrent l'attention de l'homme assit sur le trône. Harry venait juste de s'occuper de quelques Mangemorts, lorsque ses yeux, encore dissimulés sous la cape, se vérouillèrent soudainement avec les yeux rouge sang de son ennemi de toujours.

Le combat autour de lui continua, mais l'adolescent n'y prêtait plus attention. Le voilà, celui qui avait blessé sa famille, sa véritable famille, et celle qui prétendait l'être. Le seul homme qui avait pri de lui plus que les autres ne l'avait fait. Sa haine grandissait de plus en plus, et il ne s'occupait plus maintenant des règles, il commença à avancer vers lui. Severus était trop occupé à essayer de se garder en vie pour surveiller sa charge, donc Harry n'eut aucun mal à marcher vers l'autre côté de la pièce. De temps à autre, le garçon devait se débarasser d'un mangemort qui l'empêchait d'atteindre son but, mais ils furent habituellement balancer sur le côté par force, et sans arrière pensée.

Voldemort se leva. Ses yeux brillaient avec un mélange d'amusement, de cruauté et de curiosité. Il ne pouvait pas s'empêcher de se demander qui était ce garçon.

Lorsqu'il fut pratiquement devant le Seigneur des Ténèbres, Harry se débarassa de sa cape ; elle ne ferait que le géné. Les yeux de Voldemort s'étrécirent lorsqu'il vit un enfant debout devant lui ; il ne s'était pas attendu à ce que quelqu'un d'aussi jeune détienne autant de pouvoir. En le regardant avec attention, l'homme serpent réalisa qu'il était probablement face à face avec le petit-fils du vieil homme.

Souriant cruellement, l'homme ignora le combat se déroulant autour de lui, et parla avec ces mots sifflés. « Et bien, mon garçon, je n'aurai jamais pensé que nous aurions une chance de nous rencontré… et surtout pas si tôt. »

Harry leva calmement un sourcil, il avait été en face de l'homme auparavant, et, pour une fois, il ne sentait pas la peur à laquelle il s'était attendu. « Vous avez mon grand-père, où est ce que vous espériez me trouver ? »

Le Seigneur des Ténèbres rejeta sa tête en arrière et éclata de rire. « Tu es un brave petit fou, mon garçon. Ne me dis pas que tu es là pour sauver le vieil homme. » Regardant l'homme attaché au mur à côté de lui, il sourit. « Même si tu réussissais à le sauver, ce qui ne va bien sûr pas arriver, il y a peu de chance qu'il survive. »

Harry serra ses poings, la rage commençant à courir dans ses veines. Soudainement une main froide se posa sur son épaule venant de derrière, et un murmure atteignit ses oreilles. « Calme toi, Alec, il veut simplement te mettre en colère pour que tu agisses sans réfléchir. »

Sachant bien que Salazar avait raison, le garçon déserra ses poings et essaya de se détendre. Levant les yeux vers l'homme assis sur ce qui ressemble à un trône, il vit que ses yeux rouges étaient grand ouverts, fixant probablement son compagnon. Le fantôme était auparavant derrière lui et se tenait maintenant à ses côtés.

« Alors, tu es celui qui a détruit la maison de Serpentrd, celle que j'ai si durement construite. »

Le visage de Voldemort passa de la surprise à la rage. Il se leva d'un coup, et pointa sa baguette aux deux compagnons.

« Je n'ai pas détruit la maison de Serpentard ! Je lui ai apporté la grandeur ! »

Salazar renifla. « Quelle grandeur ? De ramper à tes pieds comme des esclaves ? De tuer des moldus pour qu'ils se sentent puissants ? D'instiller la peur dans le monde magique pour que tu n'es pas à les combattre ? Si c'est ton genre de grandeur, tu ne mérites pas d'être mon héritier, tu ne mérites même pas d'être un sorcier. »

Voldemort secoua sa tête. « Tu n'as plus rien à dire là-dedans ; tu es mort, tu n'as plus le pouvoir de prendre ce genre de décision. »

Salazar sourit. « Vraiment ? »

Soudainement, une douce lumière commença à briller devant lui. Et lentement, la lumière prit une forme, et commença à se solidifier. Harry regarda l'anneau, flottant devant le fondateur décédé ; il était magnifique. Il était fait de deux serpents argentés qui mordaient chacun la queu de l'autre. Les yeux des serpents étaient émeraude et brillaient de puissance. La voix du fondateur s'éleva par-dessus les sons de la bataille qui se déroulait derrière eux.

« Dans les anciens temps, lorsqu'un héritier était découvert comme n'étant pas digne de la position, il y avait des moyens de retirer leurs dons, et de les donner à quelqu'un de plus méritant. » Le fantôme sorit en voyant le visage horrifié de Voldemort. « Je suis peut-être un fantôme, mais tu t'es déclaré mon héritier, et, en conséquence, j'ai le droit de te considérer comme indigne de cette position. Je peux choisir quelqu'un pour te remplacer, mais tu as raison. Je ne fais plus partie de ce monde, je pourrais choisir quelqu'un qui ne serait pas capable de représenter mes idéaux dans le monde dans lequel tu vis. » Il montra l'anneau flottant encore devant lui. « Je vais le laisser choisir. Dans cet anneau, j'y ai mis tout ce que je considère comme étant important pour être mon héritier, et l'anneau de Serpentard choisira qui sera mon héritier. »

Avant que Voldemort n'ait eu la chance de répondre, Salazar posa sa main sur l'anneau, et commença à chanter un sortilège en fourchelangue. L'anneau commença à briller de plus en plus, et disparut. Harry regarda le fantôme, perplexe, se demandant ce qui allait se passer. Il fut sur le point de demander lorsque Voldemort tomba à genoux et hurla. Un autre cri rejoignit le soudain silence. Harry se retourna juste à temps pour voir Severus s'effondrer. Ignorant le corps qui gisait maintenant en face du trône, le garçon courut, prenant la direction de l'endroit où se trouvait son oncle.

« Oncle Severus ! »

La plupart des Mangemorts qui avaient été encore en train de combattre s'étaient aussi écroulés, et saississait leurs bras dans leur agonie. Harry les ignora tous, et tomba au sol à côté de l'homme. Il ne fut pas vraiment surpris de voir l'anneau argenté brillé fièrement sur la main droite de l'homme. Ce qui l'inquiétait, c'était que l'homme ne semblait pas être capable d'arrêter de crier. Salazar apparut à côté de lui, et le regardait avec inquiétude.

« As-tu découvert comment retier la marque, Alec ? »

La tête du garçon se redressa, comprenant soudainement ce qu'il se passait. Saleté de Voldemort, il avait visiblement décidé que s'il ne survivait pas, aucun de ses serviteurs ne survivrait. Passant sa langue sur ses lèvres soudainement sèches, il acquiesça avec hésitation. « Oui, mais ce n'est pas prêt à être testé, je pourrais le tuer ! »

Salazar le regarda avec sérieux. « Il va mourir de toute façon. Essayes, Alec. »

Prenant une profonde inspiration, il déplaça rapidement sa main, pour saisir la marque des ténèbres. Fermant ses yeux, il glissa dans une légère transe. Il commença à voir la magie les entourant, et il se concentra sur les fils sombres qui sortaient de l'homme. Attrapant ses fils dans son esprit, il commença à les briser un par un, les attachant à la propre magie de l'homme.

Après quelques minutes, il commença à intonner en fourchelangue. « Tu as juré fidélité à une personne, il est maintenant temps de reprendre ta destiné. Que l'obscurité te quitte, s'emplissant de lumière, et que la tête de mort se change en quelque chose t'appartenant. »

Encore et encore, il répéta ces mots, jusqu'à ce qu'il soit plus une supplication qu'un enchantement. Salazar, qui regardait cela attentivement, vit que la forme de la marque des Ténèbres disparut sous les doigts du garçon. Finalement, avec une dernière coupure, Harry s'écroula, respirant bruyamment à genoux. Alors qu'il retirait sa main, ils virent tous les deux qu'une grande panthère noire avait remplacé la hideuse marque des ténèbres.

Après encore quelques minutes, Severus arrêta de crier, et reprenait son souffle à côté d'eux. Alec prit la tête de l'homme plus âgé sur ses genoux, et commença à lui caresser doucement les cheveux.

Alors que personne autour d'eux ne semblait comprendre ce qu'il se passait, les Aurors et les membres de l'ordre s'assurèrent rapidement qu'aucun Mangemort ne s'échappait. Minerva s'agenouilla silencieusement à côté d'eux.

« Alec, tu vas bien ? »

Le garçon acquiesça, ne déplaçant pas son regard de son oncle. « Je vais bien, et je pense qu'Oncle Sev ira bien aussi. » Se souvenant soudainement, il regarda rapidement autour de lui, là ou son grand-père et Voldemort s'était tenu. « Grand-père… »

Minerva lui serra doucement l'épaule. « Ne t'inquiète pas, nous allons le transporter à St Mungo très rapidement. Quelqu'un va venir, et t'aider et Seerus, d'accord ? »

Avant qu'il n'ait eu la chance de répondre, le fantôme qui était jusqu'alors resté silencieux, parla. « Ne t'inquiète pas, jeune Gryffondor. Severus et Alec iront bien, ils ont simplement besoin de se reposer ; je vais les surveiller jusqu'à ce que quelqu'un vienne les checher. »

Acquiesçant, la femme se leva, et les quitta immédiatement. Harry posa les yeux sur le fantôme qui regardait l'homme à moitié conscient. « Que s'est-il passé, Salazar ? »

Le fanôme leva les yeux, et lui fit un petit sourire. « Et bien, comme je l'ai dit, l'anneau a choisi un nouvel héritier. Ton professeur rogue semblait être le candidat idéal, et dès qu'il l'a trouvé, il a commencé à lui donner des morceaux de magie, qui définissait Tom Jédusor en tant que mon héritier ; je pense que tu découvrira qu'il peut maintenant parler Fourchelangue. De toute façon, le corps du Seigneur des Ténèbres était maintenu par la magie, mais, avec ces morceaux manquants, la magie a commencé à être déséquilibré, et au final, elle ne fut plus capable de maintenir son corps. «

Le garçon se renfrogna. « Mais cela signifit que l'âme de Voldemort est encore là, et tant qu'il est là, il pourrait être capable de revenir.

Avant même qu'il n'ait pu finir, Salazar secouait déjà sa tête. « La première fois, il est mort, l'âme de Tom a seulement survécu parce que sa magie était intacte. Sans cette puissance pour maintenir son âme et la garder là, il va simplement disparaître comme n'importe quel humain mourant. »

Harry soupira de soulagement, et reporta son attention sur l'homme allongé à côté de lui. « Oncle Sev ? »

L'homme ouvrit un œil et le regarda ; il semblait être hébété et ne savait pas vraiment où ils étaient. « Alec ? Tu vas bien ? Que se passe-t-il ? »

La voix de l'homme était indistincte et le garçon pouvait à peine comprendre ses mots. Doucement, il commença à caresser ses cheveux. « Ne t'inquiète pas, mon oncle, je vais bien, et toi aussi. Reposes toi maintenant, nous retournons à Poudlard. »

À l'instant où il disait ces mots, deux Aurors apparurent à ses côtés. Le plus grand s'agenouilla à côté de lui. « Est ce que vous allez bien, tous les deux ? » Regardant Severus, il sourit légèrement lorsqu'il le vit éveillé. « Je ne sais pas ceomment tu l'as fait, mais c'est un miracle que tu sois en vie, tous les autres Mangemorts sont morts dès que Voldemort est mort. »

Severus leva son bras pour qu'il puisse le voir facilement, puis, il vit la panthère qui avait remplacé la marque des ténèbres, il tourna sa tête avec un profond soupire, et l'enfouit dans les genoux d'Alec.

« Je suis libre, après tant d'années, je suis libre. »

Après cela, il perdit conscience. Les deux Aurors, aidé par une guérisseuse provenant de ST Mungo, aida les deux combattant à rentrer à Poudlard. Une fois qu'ils furent là, Madame Pomfrais prit le relai. Les plus blessés furent envoyés à St Mungo, elle fut donc libre de s'occuper d'eux. Une fois que Severus fut mis au lit, l'infirmière fit face à Alec, qui s'était jusqu'à présent tenu assis dans un coin.

« Viens ici, Alec, au lit. »

Le jeune se renfrogna. « Je vais bien, je n'ai pas été blessé. »

La femme leva un sourcil, montrant toujours impérieusement le lit. « Tu n'as peut-être aucune blessure, mais tu sembles épuisé. Tu n'aurais même pas du partir avec eux pour cette bataille, tu es bien trop jeune pour faire ça, et ta magie n'était pas prête. »

Comme il savait qu'il ne gagnerait pas contre l'infirmière là-dessus, Harry s'autorisa à être poussé vers le lit, et à se faire border. Il n'avait pas su qu'il était si fatigué, mais pendant que la sorcière s'occupait de lui, il s'était profondément endormi.