Ah ! 10 reviews pour ce chapitre et 34 autres pour le reste de la fic ! Que voulez-vous que je fasse ? Ben je poste la suite, évidemment !!
Un grand, immense, phénoménal merci à wickette qui tient ses promesses et qui a TOUT LU ET REVIEWE CHAQUE CHAPITRE EN MOINS DE 24 heures ! Je suis admirative !! Merci et tu as un sens de la déduction fou qui concurrence celui d'Idrill : wickette avait tout deviné en avance !!!
Donc voilà, avec wickette et Julie231 j'ai deux (courageuses) lectrices de plus : merci les filles !
Charlie : le schweir est tellement léger qu'il est déjà fini (désolé wickette!)... C'est bon, tu peux lire...
Marine Carter O'Neill : je l'ai déjà dit mais ça fait plaisir d'avoir d'avoir une review de toi !
Merci aux lectrices attentives (j'ai nommé Laura Cadman et Idrill, mais les autres sont attentifs aussi je n'en doute pas) : il y avait une erreur dans le chapitre précédent : quand Teyla demande combien de temps Rodney est resté dans le "passé", il fallait comprendre "futur" (non je n'avais pas bu, il devait être tard...).
Et maintenant, la suite... En théorie, ça peut être drôle...
- Le… « général » Lorne ? demanda Evan, tandis que John ouvrait la bouche mais sans en faire sortir de son.
:!:!:!:o:!:!:!:
- Oui, le… Oh, j'ai oublié de vous dire…
- C'est moi ? C'est pour cela que maintenant vous m'appelez par mon prénom ?
- Oui, le « deuxième général » dont j'ai parlé, c'était vous.
- Mais et le premier ? demanda John.
- Je ne vous savais pas carriériste !
- Mais je veux juste savoir ! C'était moi ?
- Attention à ce que vous allez dire, Rodney : vous nous avez raconté que les deux hommes avaient des divergences d'opinion ! fit remarquer Elizabeth en plaisantant, tandis que le reste de SGA et Carson souriaient, attendant tout de même une réponse.
- Mais non mais… ! protesta John. Je vous félicite, major, même si ce n'est pas encore arrivé, mais je voudrais savoir… Ca me rassurerait, c'est tout !
- … En fait… Ce « premier général » était un… un gars qui a été à un moment membre de SG1.
- Alors Lorne va être mon supérieur ! s'écria John stupéfait.
Le major fronçait les sourcils en espérant que la réponse serait « non » et qu'il n'aurait jamais à gérer un subordonné comme Sheppard. Le reste de leurs amis se retenaient de rire.
- Et bien pas vraiment puisqu'en fait vous… je…
Rodney hésita : ah il était sûr que ça allait arriver ! Qu'on lui demande de raconter leurs futurs ! Il allait devoir résister !
- Bon vous allez bien monter en grade, mais uniquement si vous vous tenez bien, que vous arrêtez de prendre des risques inutiles et que vous vous comportez avec le plus grand respect envers un génie canadien !
- Oah arrêtez ! Vous n'étiez même pas là quand j'ai été promu !
- Messieurs !
- Je ne dirai rien de plus !
La déclaration de Rodney ramena un calme qui menaçait de s'envoler pour laisser place à la taquinerie. Alors que tout le monde se tournait vers lui il explicita :
- Je ne vais rien dire à personne. Sur vos futurs. Déjà parce que je ne suis pas au courant de tout, ensuite parce que ça ne servirait à rien, à part changer votre… « destinée », et faire peut-être que vous soyez moins heureux que ce que vous auriez du.
Contrairement à ce qu'il craignait, il s'attira des regards reconnaissants et chaleureux de la part de ses amis-peut-être juste un pas vraiment chaleureux de la part de Ronon, mais l'inverse aurait été surprenant. Seul John mima l'indignation, comme s'il lui refusait un du, mais bien vite sur son visage on ne vit plus qu'un sourire franc.
- Vous allez tous vous marier et avoir des enfants, rassurez-vous, mais je ne vais pas vous gâcher la surprise du quand et avec qui.
Il se retint de dire à voix haute « et j'espère surtout éviter les catastrophes dont vous avez été victimes ». Mais il avait appris qu'être au courant des malheurs à l'avance et tenter de les modifier trop tôt n'apportait pas toujours des temps meilleurs. Tout viendrait en son temps. D'ailleurs Mitchell et Lorne lui avaient cachés les dates précises de certains faits, pour qu'il ne soit pas tenté de les révéler.
- Quoi ? Je vais avoir des enfants ? Oh non ! Mais je n'en veux pas !
Rodney regarda avec étonnement Sheppard avant de comprendre qu'il plaisantait.
- Oh si, vous allez en avoir, et je vous conseille d'en prendre soin, d'ailleurs, et de toujours garder à l'esprit qu'ils ont besoin de vous.
Le lieutenant-colonel se contenta de hausser un sourcil, tandis que le reste de l'auditoire s'était mis à rêvasser plus ou moins visiblement en apprenant leur future vie de famille.
- Je vais juste dire une chose au sujet des enfants : Carson, je viens de vous épargner un bien grand souci.
- Pardon ?
- Dans le futur j'ai appris l'existence de votre premier rejeton, conçu dans les jours qui ont suivit ma disparition. Vous étiez tellement déprimé à l'idée de ne plus jamais me revoir que vous avez côtoyé d'un peu trop près Cadman…
- Comment ça ?
- Et bien neuf mois plus tard un sans doute ravissant et braillard petit être a fait son apparition.
- …
Le médecin ouvrait de grands yeux effrayés mais les autres étaient goguenards.
- Mais je vous rassure tout de suite : votre double m'a assuré que la conception datait d'après ma disparition.
- Après ? Vous êtes sûr ?
- Juste après. Dans la foulée des recherches.
Carson se leva d'un coup.
- Mais comme je suis revenu, ça vous empêche de faire cette bêtise-là Carson, même si avec Cadman vous… Carson ?
Son ami parlait avec inquiétude à son oreillette.
- Laura ? Je peux te voir ?
- Vous voulez dire que vous avez quand même eu le temps de… Carson ! Je suis outré !
Sans lui répondre, le médecin se précipita vers la porte.
- Bon sang ! Alors que je suis peut-être en danger de mort, tout ce que vous trouvez à faire c'est vous envoyer en l'air avec votre petite amie ?!
- Oh on se console comme on peut hein !
- Toujours la même excuse !
Sans plus répliquer, Carson ouvrit précipitamment les cloisons pour se retrouver face à Laura, ainsi qu'un tiers du personnel de la Cité, qui écoutait aux portes et qui souriait bêtement. La jeune femme était infiniment gênée, et les exclamations de Rodney n'avaient rien fait pour supprimer son embarras, ou l'amusement sur le visage de ses collègues. Carson était dans le même état qu'elle. Il la prit par la main sans plus attendre, et ils se précipitèrent dans un couloir, suivit par une cinquantaine de paires d'yeux et la voix de Rodney :
- Heureusement que vous allez l'épouser !
Le dernier terme arriva-t-il aux oreilles de Carson ? Toujours est-il que Laura l'entendit à coup sûr, vu les yeux ronds et le sourire instantané qu'elle jeta vers Rodney.
Le calme revint en salle de briefing, ainsi que dans le couloir attenant. Elizabeth eut un regard réprobateur envers Rodney, mais plus pour le principe, vu le sourire qu'elle affichait. Elle était contente de le retrouver, comme tout le monde dans la pièce-même si certains auraient du mal à lui avouer. Le scientifique était fier de lui.
- Bien, fit la dirigeante.
- La discussion est close dit Rodney en riant.
- Heu pas tout à fait…
Elizabeth et John échangèrent un regard entendu, et John s'exprima pour deux :
- Pourquoi ne pas nous avoir prévenus que vous étiez rentré ?
- Vous vous doutiez qu'on s'inquiétait pourtant, compléta la diplomate.
- Et bien… Je me suis dit que si tout le monde apprenait que j'étais ici, on allait se dire que Radek était avec moi, et arrêter les recherches, mener une enquête pour déterminer si c'était bien moi, que ça allait faire grand bruit… Non le mieux était que je dise au minimum de gens que j'étais arrivé, jusqu'à ce que Radek soit en voie d'être trouvé.
- Oui mais… et nous ? » fit John. « Avec Elizabeth. Vous n'avez pas voulu que nous faisons partie de cette minorité avertie, au même titre de Carson, Teyla, ou Ronon ?
- Nous vous aurions cru pourtant, ajouta la diplomate.
- Et bien pour vous c'est différent, je pense… Disons que j'étais au courant de votre emploi du temps au moment où je suis revenu, par quelqu'un qui vous a connu et que… Je sais que vous aviez besoin de ce moment. Chacun de vous deux. Et je n'ai pas voulu l'interrompre. Ca impliquait aussi d'ailleurs, que personne ne vienne vous voir en vous disant que j'étais inexplicablement de retour. Si trop de personnes avaient été au courant, je n'aurais pas pu empêcher cela. Or je voulais que… que vous passiez cet instant tranquilles. C'était nécessaire et je sais qu'au fond vous ne m'en voulez pas de l'avoir fait durer…
Les deux leaders baissèrent la tête, confus et légèrement rouges, et les autres par discrétion ne posèrent aucune question, ce dont ils les remercièrent intérieurement. Elizabeth après s'être mordue les lèvres se remit, n'osant plus regarder John qui d'ailleurs restait les yeux rivés sur un point imaginaire de la table.
- Et bien… Je vous remercie… Vous me ferez un rapport, Rodney ?
- Je ferai un rapport de mission, oui, détaillé. Mais il ne pourra être consulté que de moi seul. C'est ainsi que ça doit se passer.
Elizabeth finit par se plier à cette volonté en hochant la tête.
- Bien, puisqu'il est quatre heures du matin passé et que le jour va commencer à se lever, je vous propose de faire une grasse matinée – nuit courte, et de se donner rendez-vous à onze heures pour discuter de comment nous allons dégager ce souterrain, à sept personnes, donc, afin trouver ce… réacteur c'est ça ?
- Oui c'est ça. On peut être huit, Cadman peut nous aider, et puis Radek quand il ira mieux, nous n'avons pas déjà terminé.
- Entendu. Rendez-vous ici à onze heures.
- Vous êtes sûre, onze heures ?!
John avait enfin relevé la tête pour regarder Elizabeth d'un air implorant. En le regardant elle eut un instant d'absence, ou d'hésitation, puis rectifia :
- Onze heures et demie.
Tout le monde se leva pour quitter la salle, en s'arrêtant pour saluer Rodney.
- Bon retour parmi nous, Rodney, dit Elizabeth.
- Nous sommes contents de vous revoir, lui dit Teyla avec une chaleur que cette fois même Ronon semblait avoir dans les yeux.
- Moi aussi je suis drôlement content. Je reviens de loin.
- Et de longtemps, ajouta John. Allez, ce n'est pas que votre récit était long Rodney, mais je suis incroyablement fatigué.
- L'inquiétude sans doute.
John fut contraint de quitter son air détaché et railleur pour un regard plus sérieux à son ami. Le regard de celui qui était découvert, et qui aurait préféré qu'on ne remarque rien.
- Bien je vais aller rendre une petite visite à Radek pendant que vous vous reposerez, et puis je préparerai les plans et d'autre choses, que je dois envoyer au SGC. Je n'ai pas sommeil du tout : pour moi il est tout juste midi.
- Entendu. A tout à l'heure Rodney.
- A tout à l'heure.
Alors que la salle – et le couloir également- se vidaient, il arrêta quelqu'un :
- Evan !
Le major se retourna. Que voulait-il lui dire ? Ils se connaissaient si peu.
- Ca vous gêne que je vous appelle par votre prénom ?
- Ma foi…
Le militaire haussa les épaules. Il ne savait même pas que Rodney le connaissait.
- Oh de toute façon c'est vous qui avez commencé, bazarda le Canadien.
- Dans le futur ?
- Oui, dans le futur. Il faut que je vous dise quelque chose…
Les deux hommes se mirent à marcher côte à côte dans les couloirs menant à l'infirmerie, au grand dépit du major qui s'éloignait de ses quartiers alors qu'il n'avait qu'une envie : dormir.
- J'ai promis à votre futur, justement, de vous parler de ça…
Evan oublia la fatigue pour prêter l'oreille, intrigué.
- … Vous avez quelqu'un qui vous plaît en ce moment dans la Cité ?
- Pardon ?
Voilà une conversation qui était inhabituelle, mais qui pouvait se révéler intéressante…
- Il y a une femme qui vous plaît en ce moment dans la Cité.
- Ben… Peut-être…
- Ce n'est pas une question c'est une affirmation. Foncez, vous allez être très heureux avec elle. Elle est timide mais elle vous aime déjà beaucoup, votre double m'a dit que c'était la femme de votre vie. Je commence à croire que ça peut exister… Donc n'hésitez pas à vous embarquer dans une histoire avec elle. Voilà c'est dit.
- Doris ? Je l'ai invitée à dîner demain, donc c'est déjà parti.
- « Doris » ? Ah une… ornithologue… paléontologue ou un truc comme ça ?
- Anthropologue.
- C'est ça. Non je ne parle pas d'elle je parle d'Eva, une infirmière.
Ils étaient entretemps arrivés à l'entrée de l'infirmerie justement et Evan ralentit le pas, hésitant à plus s'y aventurer.
- Enfin voilà quoi. Eva est faite pour vous, et je sais qu'elle vous plaît déjà. Elle est timide c'est tout, mais elle s'intéresse à vous ! Maintenant j'ai rempli la mission que votre futur vous m'avait confié, vous êtes grand vous savez ce qu'il vous reste à faire ! Pardon mademoiselle…
Rodney doubla l'infirmière blonde qui se tenait devant lui et se dirigea vers le lit de Radek, laissant sur place un Lorne abasourdi… et à quelques pas seulement de la jeune femme en blouse blanche, immobile elle aussi et les joues en feu.
- Heu… Eva ? entama l'officier en s'adressant à l'Allemande.
- Major… ?
- Hum, vous… Vous seriez libre un soir de la semaine prochaine ? Juste le temps de me libérer d'une situation un peu délicate…
Rodney qui s'était éloigné ne put suivre l'échange, et d'ailleurs il s'en moquait bien. Il prit une chaise pour s'installer aux côtés de Zelenka. Il murmura :
- Radek ?
Le Tchèque ouvrit les yeux et le scruta un moment avant de prononcer d'une voix faible :
- Rodney ? C'est vous ?
- Mais oui c'est moi vous ne… Ah non vous ne voyez pas.
Il attrapa sur la table de nuit les lunettes de son collègue et les lui tendit. Zelenka sortit lentement une main de dessous les draps et saisit l'objet salutaire pour le mettre sur son nez.
- Rodney ! Mais vous avez l'air en parfaite santé ! Vous n'avez pas été blessé ?
- Non. En fait, c'est un peu compliqué…
- On m'a dit qu'on m'avait retrouvé grâce à vous.
- Mm, oui. C'est exact.
- Dans ce cas je vous remercie sincèrement. Et je suis content que vous alliez bien aussi.
Rodney sourit en entendant tout cela, gêné de cette gentillesse.
- Vous avez pu récupérer l'E2PZ ?
- J'ai mieux : de quoi alimenter la Cité pendant au moins cent ans, un réacteur qu'il faut juste reconfigurer. Il y a aussi des plans que j'aimerais que vous regardiez, quand vous serez un peu remis, et que vous me donniez votre avis.
- Des plans ?
- Oui, les plans d'une bombe.
- D'une bombe ?!
- Oui. Il va falloir vous remettre vite en forme, on va avoir du pain sur la planche dans les années qui vont venir, et je vais sacrément avoir besoin de vous pour m'empêcher de faire des bêtises... Je suis content qu'on vous ait retrouvé vivant, Radek. Dites vous me le direz si un jour je m'aventure sur une mauvaise voie et que je fais ma tête de mule d'accord ? Vous vous en souviendrez, hein !
- Je… Je ne comprends pas tout Rodney…
Zelenka était en effet perdu, il ne savait pas si c'était du à son état, ou à celui de Rodney.
- C'est normal.
Le Canadien se redressa.
- … Vous êtes assez en forme pour écouter une longue histoire, Radek ?
xox
Samantha Carter arriva au pas de course en salle des commandes.
- Vous m'avez appelée, sergent ?
Mitchell se trouvait déjà là, face au vortex ouvert éclairant la salle.
- Sam ! On reçoit un message d'Atlantis. Il y a pleins de choses pour vous…
Elle s'assit devant un ordinateur au moment où le vortex se déconnectait, l'iris se refermant. Elle soupira en voyant le nom de l'envoyeur.
- McKay !
- Qu'est-ce que c'est ?
- Il faut que je lise son mail… Alors : « bonsoir chère Samantha »…
Elle murmura à toute vitesse le mail de sorte que ni le sergent Harriman ni le Mitchell ne purent comprendre de quoi il s'agissait. Elle finit par hocher la tête visiblement épatée.
- Alors ?
- Il m'envoie des plans d'une bombe et d'un bouclier, en me disant que je saurai quoi en faire mieux que lui, car que c'est une technologie complexe qu'il ne parvient pas à maîtriser.
- D'après ce que je sais du bonhomme c'est surprenant de sa part.
- En effet ! « Je sais que vous saurez faire meilleur usage de cette bombe que moi, méfiez-vous bien de sa puissance – je me suis déjà fait avoir, et plusieurs fois. » Quoi ? « J'espère que votre traditionnelle pondération vous évitera le pire. Il y a aussi en pièce jointe à mon mail les plans d'un bouclier. Je suis sûr que vous saurez en faire bon usage et que vous comprendrez comment il a été conçu, puisqu'il l'a été par un cerveau extrêmement proche du vôtre. » Ensuite il me souhaite aussi bonne chance et tout le bonheur du monde… Il s'est mis à la boisson ?
- Il a peut-être jeté son dévolu sur quelqu'un d'autre, allez savoir !
- La pauvre…
- Merci caporal.
- Qu'est-ce que c'est ?
Un sous-officier provenant de la salle de la Porte venait juste d'apporter deux enveloppes à Cameron.
- Deux lettres qu'ils ont envoyées à travers le vortex. Alors l'une vous est adressée… » -il la tendit à Sam, on pouvait y lire son nom écrit à la main- « et l'autre est…
Sam toute à la contemplation de l'enveloppe mit quelques secondes à remarquer le silence de son collègue.
- Quoi ?
- On dirait mon écriture. C'est bizarre. Et puis vous avez vu ce papier ? Votre enveloppe est normale, la mienne est super fine, je ne connais pas cette matière…
- Ben ouvrez. Vous saurez.
Il s'exécuta. Sam n'attendait que cela pour déchirer elle aussi sa lettre.
- Mais oui ce type écrit comme moi ! s'écria Cameron en découvrant le contenu.
Sam se mit à lire intérieurement ce qui lui était adressé :
Chère Sam.
Je choisis de vous écrire plutôt que de vous envoyer un mail car j'ai moins peur que ce courrier ne soit intercepté : je suppose que vous n'avez pas encore annoncé la nouvelle à votre entourage et je ne voudrais pas vous porter préjudice.
Je voulais vous dire que je suis content pour vous : j'ai récemment fait un petit aller-retour dans le futur et j'ai appris pour la future naissance. Je vous assure que ce sera quelqu'un de bien, il a les parents pour. Toutes mes félicitations à O'Neill aussi. Vous irez loin tous les deux. Je vous souhaite beaucoup de bonheur, et rassurez-vous, vous n'avez plus à craindre mes avances.
Je salue toute la famille.
Rodney.
Elle replia rapidement le papier pour que personne ne puisse lire par-dessus son épaule et resta un moment à contempler la lettre. Comment avait-il su… ?
- Je ne comprends rien, s'exclama Cameron. Ma lettre n'est pas signée et le gars me dit juste de ne pas autoriser mes enfants à se mettre en danger, au risque de perdre ce qui reste de la famille que j'ai constituée ! Il y a aussi marqué de relire cette lettre tous les ans histoire que je n'ai pas oublié son contenu le moment venu… Ce type utilise les mêmes mots que moi ! ...On dirait qu'il m'avertit pour ce qui va se passer dans mon futur, comme un message envoyé en avance ! C'est très troublant ! C'est pareil pour vous ? Vous aussi vous avez une lettre bizarre, Sam ? … Sam ?
Le lieutenant-colonel blond leva les yeux pour perdre son regard au niveau de la Porte. Elle serra la lettre dans une main et posa délicatement l'autre sur son ventre encore plat.
- Ma lettre ? Pas vraiment bizarre non… Et même pas vraiment en avance…
Attention ce n'est pas tout à fait fini, reste un chapitre et l'épilogue. Il vous a plu celui-là ? Il était long, veinards ;-) (OK je sais pas faire court, c'est pour ça qu'on en est à 36 chapitres d'ailleurs... Merci et bravo de ne pas avoir décroché !)
