Ohayo minna-san !

Je suis légèrement en retard, comme vous vous en rendez compte, mais au moment où j'écris ces quelques lignes, la journée n'est pas encore terminée, alors j'espère que vous recevrez le chapitre à temps ^^

Je ne possède aucun droit sur Katekyo Hitman Reborn ni sur ses personnages, ils ont été crées par Akira Amano, que je remercie avec toutes les louanges qu'elle mérite pour ce bijou !

Je remercie également Who known me, tahury, Sawada Tsuna24, Toudra Aka' Mari, Yuki manga, Syt the Evil Angel et Tiffou pour avoir laissé une review au chapitre précédent.

Merci également à fanais, aranley, addaline, Reima-chan, Minimiste, Fiane-Fiamma, Dixia, Himutsu-chan, Hebihime, Zeyra K, Tomokachan76, anastasia172, Lecfan, Izanami97, Alycia Panther, Yuki-Jiji, fuonhicali, Anonimo XD, mary6987, lupine13, manga-fic-love-sissi, amelieprosper, Akayui, lulue79, Tiffou, amiedu13, , Luce Li, Walarisse, Kyara17, Ekana, neko-chan L, neko-chan200, sacheliane, Caliste, yukixvongola, charlesdoudou, Riddikuluss, Mia Ako-nee, Elrika, Loucat, Sacha Tsukiya, PetitCrapaudBaveux, Minami12, inukag9, Audragon, ao no oni, Blihioma, tahury, Hikari0005, , ninolola, , Naidja, Llamas del Cielo, Ms Akabane, Noxerea, Marou83, Akuma-no-Kitsune, SinaKalissa, Nahel, tisha2803, jilie084, jevierita, Kyona-sama, Rebornx3, TheLadySoul, hiey, HarukaN, misa2, belkeirmed, Naelye, MissSexyBaby, Nama2902, Bottled Memories, history, Akuuma Tsukeshine, JuriiGothic, melamariannie, Darkounette, Cristalya, Dollwing, tsuukuun, Mimi et Neko, 444dodo444, Anlovi, Tsubaki-chan99, Sharo-chan, Natsume1111, Yaml, Sylcian Sph Legacy, yukiko-yu, Reizen. , Nunu c moi, erikadu19, Miss Green Rabbit, Ellewyl, meads, giannesky2305, freddyman, shinomena, Alexandra919, Parax et Gwenaelle7, tamarahc, tenshihouou, ShawolY, La Banshee Blihioma, Akashi-chan, Sealunis, Dayvis D. Pumpkin's Luys, manon.a.6, YamInari, Ondie-Yoko, kuroyukihime28, manga-fic-love-sissi, Denshitoakuma, yaoi-chan-poowa, missymanga, Complicate, Kikuue, avion en papier, maiko59, Aube Crepusculaire, Rikka Yomi, TheDevilOn, Kuroko23, alyss au pays de l'abyss, Psycho67, 3004, Wispers-Write, Olympe2, LOORELAI3, Balzud Anna-chan17, nekoko50, Guargante, Syt the Evil Angel, tsuni182718, Abana Shale, roxiyaoi, soratomoyo-chan, Heyli13, wellona, Mihide, .n, Lady Ree, Whintney, Yuuri81, Astropia, BloupBloup, misakiayumu, Akira Makkuro, wellona, valentin01988, Yumebaka, Lehna Black Amber, Sephra, Mangetsuko, Aliana lougia, Tsuki Sawada Hibari, 24Irinia, Elwenfeyn, Daidaiiro30, Chimamire no hebi, Lynnah O'Crazy, Anna27tsu, Zeneida262, chloedangelo84, Cassandre Potter, Princessefic, Kuromy RokuIchiku, Kinimitsu Kyoko, AdictaMoon, ryoma0310yugi, ellenvanlilie, testarossalea, NaomiDiPiuma, Alfader, Unknown by everyone, emimiecrazy, Revaan, megumi59, carolima777, Bachii, Byakan, kuro sora wa, himechu95670, Who known me, onedream54, Lei-An Natsume honeywitch, Nom-Provisoir et Naxxya pour avoir mis en favoris ou suivre cette fic !

Réponses aux reviews anonymes :

Sawada Tsuna24 : Merci pour la review ^^ Je suis vraiment ravie que le chapitre t'ait de nouveau plu!Ne t'inquiète pas ^^ J'ai encore pas mal de projet pour cette fic et je m'impressionne moi-même de trouver encore pas mal d'idée tout en n'oubliant pas d'arriver à mon point final ^^ J'espère juste que tu arriveras à tenir jusqu'à la fin. Bonne lecture !

Yuki manga : Mouahahaha ! Vive le suspense ! Merci pour ta review et j'espère que la suite te plaira également. Merci pour tes encouragements.

Sur ce, je vais vous laisser déguster ce chapitre.

Enjoy !

~ ~ ~ ~OoO~ ~ ~ ~

Chapter 34 : Cible

-C'est une blague ? déclara Yamamoto à l'homme qui se trouvait devant lui.

Ce dernier eut une moue gênée.

-Désolé segnore mais le paquet que vous attendez se trouve dans l'avion qui a fait escale à Paris et là-bas tous les vols ont pour interdiction de reprendre leur envol pour cause de grève...

-Mais enfin, la compagnie qui possède cet avion appartient à l'Italie ! Le personnel n'est pas concerné par les grèves qui se trouvent en France !

-Ce ne sont pas les pilotes ou les hôtesses qui font grève apparemment segnore, mais les agents sur les pistes...

-C'est pas vrai... Quand l'avion doit-il repartir ?

-Nous n'en savons rien segnore... Peut-être dans la soirée ?

-Dans la soirée ? Mais j'avais prévu que mon colis arrive dans la soirée.

-Je suis vraiment désolé pour cette gêne segnore, mais nous ne pouvons rien y faire... mais nous pourrons vous appeler une fois que le vol que vous attendez arrivera.

-Je vois, merci quand même.

Abattu, Yamamoto salua l'agent au guichet avant de sortir de l'aéroport de Palerme et de s'engouffrer dans une limousine noire. Brabanters l'y attendait.

-Alors ? demanda-t-il.

-Retard... Ils m'appelleront quand il sera à Palerme...

-Tant pis. De toutes façons, je ne vois pas pourquoi tu tracasses pour avoir une arme, tu en as déjà trouvé une, non ?

Yamamoto jeta un coup d'œil au sabre qui se trouvait dans son dos, caché dans un long sac de toile. Certes, Brabanter avait raison, mais il s'agissait de l'arme qu'il avait emprunté à l'homme pratiquement deux jours auparavant. Normalement dans la soirée il devrait repartir rendre le sabre, mais il ne pouvait se résoudre à protéger le manoir sans aucune arme, aussi le retard du vol où se trouvait le Shigure Kintoki que lui avait envoyé son père, l'ennuyait très profondément. Il avait gardé le secret sur la façon dont il avait obtenu ce sabre. Personne ne savait à qui il avait emprunté. Il ne pensait pas avoir fait quelque chose de mal mais comme il ne voulait pas inquiéter ni Tsuna ni recevoir des insultes de Gokudera, qui le traiterait sûrement d'imbécile si jamais il apprenait quoi que ce soit. Il savait que c'était bizarre. Il avait appris durant les années où il était arrivé ici, ses débuts dans la mafia, qu'il ne fallait jamais relâcher son attention et ne pas accepter de quelconque marché louche. Il le savait, mais il avait eu besoin d'un sabre et quelqu'un le lui offrait pour une simple durée. Il n'avait pas senti d'intention meurtrière ou de mensonge chez le blond, aussi lui avait-il fait confiance. De toutes façons cela ne servirait à rien : bientôt le marché sera terminé et sans que rien ne se soit passé.

Yamamoto eut un rire légèrement gêné.

-Je préfère mon Shigure Kintoki, mais c'est peut-être parce que c'est l'arme de ma famille.

-Je comprend mais celui-ci est plutôt bon... Tu lui as déjà donne un nom ?

-Il se nommait déjà Hogo quand je l'ai pris.

-Vraiment ? Tu l'as trouvé en Italie ? Les italiens ne connaissent pourtant pas les coutumes du Japon...

-Il faut croire que certains les connaissent alors ! rit Yamamoto.

-Sûrement. Sinon comment ça se passe avec les autres ?

-Les autres ?

-Les autres gardiens, idiot ! Tsuna est votre boss maintenant et vous êtes ses gardiens.

-Oh ça ! Tout se passe bien. Les autres sont fiers d'avoir été choisi comme gardien. Nous n'y pensions plus... Même Hibari est satisfait !

-Il a choisi Mukuro aussi...

-Oui j'ai remarqué. Tsuna m'a dit qu'il lui faisait confiance.

-Il n'en fait qu'à sa tête, soupira Brabanter. Comme Timoteo... Yamamoto, je dois te prévenir que la tâche de gardien n'est pas facile. Pour toi c'est sûrement simple à comprendre. Mais sache que c'est bien plus complexe que tu ne le penses.

-Comme quoi ? s'inquiéta-t-il du ton sérieux de l'ancien gardien de la Pluie.

-Tsuna est ton boss. Il est également ton ami, je me trompe ?

-Évidemment !

-Dans ce cas, il faudra que tu identifies vite les moments où tu devras obéir à Tsuna ou pas.

-Tsuna est le boss, non ? Ses ordres doivent être suivis.

-Oui mais parfois un boss doit prendre des décisions difficiles. Parfois, il se tournera vers vous pour avoir vos conseils, mais d'autres fois, il foncera tête baissée dans le piège et ne s'occupera pas de vos réactions. Parce que qu'en tant que boss il devra prendre des décisions rapidement et n'aura pas le temps de vous poser la question. En tant que gardien, vous devrez le connaître par cœur et savoir exactement comment il régira afin de pouvoir prévenir tout éventuel accident. Et si Tsuna vous donnait un ordre qui ne vous plaira pas, vous ne pourrez pas le faire changer d'avis surtout s'il est aussi têtu que Timoteo et je peux te dire que pour l'instant Tsuna l'est encore plus. Vous avez du souci à vous faire !

Brabanter rit doucement à cette dernière phrase.

-Tsuna ne prendra jamais une décision qui ne nous plaira pas, assura Yamamoto.

-Autre chose, Takeshi. Ne dis jamais, jamais... Et surtout pas en ce qui concerne un boss Vongola.

-Que voulez-vous dire ?

-Si tu veux un exemple, moi et les autres gardiens de la neuvième génération, avions dit que jamais nous ne laisserons Timoteo se faire blesser dans une bataille... Or, durant un de nos premières batailles il en est sorti avec une lame pratiquement plantée dans le cœur...

Yamamoto ouvrit de grands yeux horrifiés, mais garda le silence. Brabanter continua.

-Pourtant, rien n'avait changé dans notre formation de défense. Nous le protégions parfaitement bien. Mais Timoteo avait senti que quelque chose de grave allait se passer. Quelques minutes plus tard, la famiglia qui avait pris pour cible Timoteo ont pris un otage. Timoteo a réagi rapidement, trop rapidement pour nous. Il était furieux et a voulu sauver la jeune fille... Sauf que c'était que nos adversaires attendaient. N'importe quoi peut arriver, Takeshi. Les boss Vongola sont imprévisibles, rapides et n'en font qu'à leur tête ! Ça a toujours été le cas durant toutes les générations. Et tu sais quoi ?

-Non ?

-Apparemment le Primo Vongola était le pire à gérer pour ses gardiens d'après les écrits qu'ils nous restent ! Alors je ne veux pas imaginer son descendant direct !

-Comment ça ?

-Hmm... ça t'intéresse ?

-Eh bien vu que Tsuna a vu le Primo Vongola au Japon, je voudrais bien savoir comment il était. Je suis curieux.

-Vous ne l'avez pas vu ?

-Non. Seul Tsuna a vu la première génération.

-Hmm... nous n'avons presque rien comme indication en ce qui concerne la première génération des Vongola... Les seuls écrits que nous ayons sont quelques notes du majordome de l'époque... Mais apparemment des disputes éclataient souvent entre le Primo Vongola et son bras droit, mais une grande partie des cas, c'était le boss qui les gagnait. Je ne pense pas que ça a quelque chose à voir avec une mésentente. Ils étaient amis d'enfance apparemment, aussi ils se connaissaient sur le bout des doigts. C'était rien de méchant, mais c'était journalier...

-Ces disputes concernaient quoi ?

-La paperasse.

Yamamoto resta silencieux se demandant si l'homme se moquait de lui.

-Et crois-moi c'est une bagarre qui se transmet de génération en génération. Vous aurez aussi votre part !

Un petit sourire s'étira sur le visage parsemé de cicatrice de Brabanter. Yamamoto ne sut dire s'il était sérieux ou non... La paperasse était-elle si horrible que cela ? Il resta silencieux ne voulant pas soulever la question.


-Yamamoto !

Le japonais se tourna pour voir Ryohei venir à lui.

-Sempai, salua-t-il. Que se passe-t-il ?

-Le Nono et Tsuna voulait te voir à l'extrême une fois que tu serais rentré ! Je suppose que c'est pour te donner une mission extrême !

-Ah très bien. J'y vais dans ce cas. Où ils sont ?

-Dans la deuxième salle de réunion. Ils t'attendent.

-OK merci !

Yamamoto lui adressa un petit sourire avant de se diriger vers la salle indiquée. Une fois devant il frappa et attendit qu'une voix ne lui donne l'autorisation d'entrer. Il ouvrit la porte pour découvrir, Tsuna et le neuvième boss des Vongola penchés sur quelques feuilles. A son entrée, les deux personnes présentes relevèrent le visage. Tsuna lui adressa un grand sourire. Yamamoto le lui rendit avant de s'incliner légèrement devant les deux boss.

-Vous vouliez me voir ?

-Oui, répondit Timoteo en prenant une feuille. Nous avons besoin que tu fasses quelque chose pour nous. Tsuna, veux-tu lui expliquer ?

-Bien entendu. Comme tu le sais, les Vongola organisent une réunion afin de me présenter officiellement comme le prochain boss. Les précédentes réunions n'étaient que pour me présenter que comme un des héritiers.

Yamamoto acquiesça, attendant la suite.

-De nombreux boss seront invités, tous de l'Alliance. Les Cavallone, les Gesso, les Giglio Nero, les Difo, les Beccio, les Neuvo, et j'en passe. Cette réunions a deux buts : celle de partager les infos et de renouveler les traités d'alliance entre les famiglias, ainsi que... de me présenter.

-Pourquoi hésites-tu, Tsunayoshi-kun ? sourit Timoteo, ayant aperçu le malaise du plus jeune.

-Parce que je ne suis pas habitué à ce genre de remarques sur mon propre compte, grimaça Tsuna. Continuons. Cette réunion est très importante comme tu peux le comprendre.

-Très bien, acquiesça Yamamoto. Qu'attends-tu de moi ?

-Nous avons pensé à plusieurs choses et beaucoup des autres ont déjà reçu diverses tâches. J'ai pensé que nous pourrions créer au sein du manoir non seulement une ambiance purement mafieuse d'Italie mais également asiatique.

-Asiatique ? s'étonna Yamamoto. Mais tu...

-Je sais que mes origines sont italiennes. Je descend du Primo, qui est italien. Mais je ne veux absolument pas oublier mes origines japonaises. J'aime mon pays d'adoption mais j'aime également le pays où je suis né. Et je ne veux en aucun cas faire une distinction entre les deux. Je ne veux en oublier aucun des deux. C'est également ce que je veux montrer aux autres boss de l'Alliance. Le monde de la mafia a beau reposer sur des règles, je ne veux pas m'écraser face à eux. Je dois leur prouver que je ne me laisserai pas entraver par des règles qui ne me conviennent pas.

-Et je suis d'accord, intervint Timoteo. Tsuna est encore jeune, il a malgré tout l'apparence d'un enfant malgré sa maturité. Il faut qu'il soit pris au sérieux dés le début.

-Je comprend, réfléchit Yamamoto, et bien que je sois surpris, je suis même plutôt heureux que Tsuna pense comme ça. Aucun d'entre nous ne veut que Tsuna se fasse embobiner par les autres chefs de famille.

-Merci, sourit Tsuna. Maintenant que tu sais mon projet, je demandais si tu ne pouvais pas te charger de la supervision de la décoration, de la salle et des jardins. Je sais que ta famille est resté assez traditionnelle.

-En effet, mais tu sais la famille de Hibari est plus restée sur les traditions que la mienne... Il serait peut-être plus judicieux de lui demander.

-Tu n'as pas tort, accorda Tsuna, mais j'ai déjà demandé à Hibari de faire autre chose. Il s'occupe de la sécurité avec Visconti-san. Aussi je te fais entièrement confiance.

-Ok, accepta Yamamoto.

-Nous avons déjà recherché divers objets pour parfaire l'ambiance, annonça Timoteo. Les commandes devraient bientôt arrivés, aussi nous te laisserons également organiser cela. Voici la liste.

Tsuna lui tendit le papier que Yamamoto prit et parcourut la longue liste avant de la replier et de la glisser dans sa veste.

-Il faudra juste que tu fasses attention, déclara le plus jeune. Même si je ne veux pas me laisser faire par les règles, il ne faudrait pas néanmoins froisser les chefs de famille. L'ambiance japonaise ne pas non trop couvrir celle de l'Italie.

-En gros tu me demande de mêler la sobriété japonaise au luxe italien... Tu me demandes quelque chose d'assez difficile, tu le sais Tsuna ?

Tsuna eut un petit sourire confiant.

-Je sais que tu seras capable de le faire.

Yamamoto lui retourna le sourire en plus éclatant avant de s'incliner devant les deux boss qui après quelques minutes le laissèrent partir. Une fois que la porte se fut fermé, Yamamoto souffla légèrement. Il avait été impressionné par Tsuna. Il avait vraiment eu l'impression d'avoir affaire à un boss de mafia. Non pas qu'il doutait des capacités de Tsuna à prendre en main la famiglia : il l'avait assez prouvé ses compétences durant les deux dernières années, mais la prestance et le charisme de Tsuna l'avait juste pour cette fois grandement impressionné. Certes les idées avaient sûrement été concertées avec le Nono, mais Yamamoto ne pensait que la partie sur la double ambiance pour la réunion, soit celle du neuvième boss. Yamamoto était plutôt heureux de cette idée. Après tout une grande partie des gardiens de Tsuna étaient japonais tandis que les autres étaient italiens, et deux d'entre eux, en l'occurrence Tsuna lui-même et Gokudera étaient métis. Cette façon de montrer sa résolution de ne pas suivre à la lettre certaines règles permettaient également de mettre à l'honneur leur pays d'origine sans retirer pour autant l'importance les traditions italiennes.

Yamamoto prit une grande inspiration avant de se mettre au travail. Il passa le reste de la journée à accompagner les autres employés du manoir, à donner quelques conseils et directives. De temps en temps Gokudera venait pour voir comment tout avançait et Lambo était parti avec lui pour aller vérifier les commandes passées par le Nono. Avant qu'il n'est eu le temps de se rendre compte, la nuit avait commencé à tomber...


-Terminé ! annonça Zeno en agitant son portable en l'air. Le compteur est à zéro.

Tous les regards des personnes présentes dans la salle se tournèrent vers le blond. Aldo laissa passer un grognement énervé. Ce sabre était dans leur famille depuis des générations ! Il appartenait à leur boss ! Comment allait-il lui apprendre la nouvelle ? Et surtout comment ce crétin de Zeno a-t-il bien pu le passer sans les concerter ?

-Pouvons-nous être sûr qu'il ne l'a pas rendu ? demanda Téa. Je te jure que si tu m'as obligé à prendre un jour de congé dans ma mission pour rien, je te le ferai regretter ! La famille Pigro est du genre méfiante : si elle voit que je prend des jours de congés alors que je viens à peine d'entrer à leur service, elle se doutera que je suis une espionne.

A peine, avait-elle dit cela, qu'une sonnerie retentit. Zeno prit l'appel et amena son portable à l'oreille :

-Flavio ? Oui. Oui... Je le savais. OK, je préviens les autres.

Il raccrocha avant de laisser un sourire à Tea.

-Il ne l'a pas ramené. Nous allons devoir nous occuper du gardien de la dixième génération des Vongola.

-T'as assuré, Zeno ! félicita un des hommes qui se trouvait dans la salle, les cheveux coiffés en catogan.

-Comment t'as su qu'il ne tiendrait pas sa promesse ? demanda la voix d'une femme, de l'autre côté de la salle. Grâce à toi, on va peut-être porter un coup à la puissance des Vongola...

-Quelle est cet histoire ? demanda une voix grave.

Tout le monde sursauta, en entendant cette voix et se tournèrent vers son origine. Une forme ombragée se tenait dans l'embrasure de la porte avant de s'approcher du centre de la pièce illuminé. A son apparition, tous se redressèrent avant de mettre un genoux à terre. Seul Aldo se tint droit. La lumière de la pièce révéla une forme humaine, très grande et élancée, de long cheveux roux et bouclés encadrant son visage maquillé avec beaucoup de goût, dont deux yeux verts brillant avec intelligence, habillé d'un T-shirt ample et d'un pantalon gris, le tout complété par des talons hauts et quelques bijoux, au poignets et aux oreilles.

-Bon retour, boss !

-Tu rentres de mission ? demanda Aldo.

-Oui, reprit la voix masculine qui contrastait beaucoup avec la féminité du dit boss.. J'ai reçu le message de Zeno qui me disait qu'il avait fait évolué la situation avec les Vongola. Mais je repars presque tout de suite. J'ai beaucoup à faire.

-Très bien.

Le dit boss agrippa ses cheveux avant d'enlever la perruque, révélant des cheveux courts et noirs en dessous. Il enleva avec soulagement les chaussures en grognant.

-Comment ces femmes font-elles avec ces chaussures... Ça fait un mal de chien ! Bon quelle est la situation ?

-Boss, intervint Zeno, en relevant légèrement la tête. J'ai réussi à passer un contrat oral avec un des gardiens Vongola.

Un des sourcils noirs se haussa, ne croyant pas ce que lui disait son subordonné.

-Comment as-tu fait pour passer un contrat oral avec un des gardiens de la neuvième génération des Vongola ? Ils sont bien trop méfiants pour faire ce genre d'erreur...

-Parce que c'est un des nouveaux gardiens, boss.

La surprise se lut alors dans les yeux du boss.

-Un des gardiens du Decimo Vongola ? Tsunayoshi di Vongola ?

-Tsunayoshi di vongola ? répéta avec stupeur Zeno. Qui est-ce ?

-Pour quelqu'un qui a réussi à identifier un de ses gardiens, tu n'es pas très au courant, Zeno... déclara-t-il d'une voix réprobatrice. Tsunayoshi di Vongola est le nom du futur Decimo.

-Je pensais aussi qu'il s'appelait Sawada, remarqua Aldo, d'une voix égale.

-Auriez-vous oublié que Sawada Iemitsu a répudié son fils ?

Un silence accompagna sa réponse. Le boss poussa un soupir avant de laisser la perruque rousse sur le bureau pas très loin et de s'y asseoir à demi.

-Alors ? Quel type de contrat ?

-Boss, je lui prêté votre Hogo, que nous avions fait réparé chez Flavio. Je lui ai demandé me le rendre dans les quarante-huit heures, ce qu'il n'a pas respecté.

-As-tu mentionné un paiement ?

-Je lui ai dis que je ne le ferai pas payer plus qu'il ne le pourrait.

-Je vois, c'était bien répondu...

-Que fait-on ? demanda Aldo. On lui fait rembourser sa dette comme les autres ?

-Évidemment. Personne ne fait un contrat avec notre famille sans payer leurs dettes dans la journée. Cela me chagrine. J'aurai préféré avoir affaire au Decimo Vongola plutôt qu'à un de ses gardiens, mais bon c'est mieux que rien. C'est bien joué Zeno. En plus on ne pourrait pas nous reprocher quoi que ce soit.

-Ma vie est pour la famille, boss vous le savez bien.

-En tout cas c'était une belle initiative. Et toi Tea, que fais-tu là ? Tu devrais être chez les Pigro...

-Désolée, boss. Aldo m'a convoqué en urgence.

-Tea est l'un de nos meilleurs agents d'infiltration et d'espionnage. J'ai pensé que puisque nous avions affaire aux Vongola, il valait mieux que nous ne prenions pas de risques. Nous savons comme cela s'est passé la dernière fois.

-Et je le regrette. Mon prédécesseur aurait dû y penser une autre fois en envoyant nos hommes dans le manoir Vongola. Cette propriété est très bien gardée. Très bien si tu penses que Tea peut y arriver, je la laisse faire...

-Boss ! Je remplirai ma mission ! Ou je mourrai en l'essayant.

-Je te confiance pour la réussir alors Tea. Je ne voudrai pas que l'un de nos membres disparaisse maintenant. Nous avons trop besoin de tes capacités. Mais surtout : fais honneur à la famille.

-Compris boss.

-Dans ce cas, retournez à vos tâches. Aldo, donne les instructions à Tea et ensuite rejoins-moi dans la salle de change. Je dois te dire quelques mots.

-Très bien boss.

Le boss se releva et prenant les chaussures à talons qu'il avait laissé à terre, sortit, à la suite de ces hommes. Certains le rejoignirent pour parler de leur propre mission, ce à quoi le boss accepta de leur répondre. Pendant ce temps, Aldo se tourna vers la jeune femme.

-Tu accumules les missions en ce moment... Celle-ci prime sur toutes les autres que tu as pu faire jusqu'ici. Ton immersion chez les Pigro est importante mais pas primordiale pour la famille.

-Contrairement à celle chez les Vongola ?

-Exactement. Les Vongola ont accepté quelque chose de notre famille mais n'a pas respecté les clauses du contrat oral. Il faut donc qu'ils comprennent pourquoi il faut les respecter, même si cela se trouve être un contrat fait à l'oral.

-Nous faisons souvent ce genre de chose ? s'étonna Téa.

-Autrefois oui. Nous faisions des contrats oraux, et nous attendions de voir si la personne respectaient nos clauses. Si oui, nous pouvons être certains de pouvoir refaire d'autres contrats avec lui et sinon...

-Nous les tuions, c'est ça ?

-Comme ça, nous pouvions être certains que nous ne ferions plus de contrats avec eux. Et si la personne est importante dans la famille, on se débarrasse d'un possible problème.

-Et là je vais devoir éliminer le gardien de la Pluie de la future génération c'est bien ça ?

-Exactement. Si nous n'agissons pas les autres famiglias vont croire qu'ils pourront faire impunément des contrats avec nous sans les respecter. Or ce n'est pas là ce qu'on veut...

-Notre famille est très peu connue pourtant...

-Nous avons traversé une mauvaise passe et nous avons été oublié mais nous allons bientôt nous faire reconnaître, ne t'en fais pas. Et même si j'aurais aimé que Zeno ne passe pas à l'actions sans m'en faire part d'abord, cela va peut-être accélérer les choses. Tea, tu vas t'introduire dans le manoir Vongola. Aide-toi des diverses informations que tu trouveras là-dedans pour réussir, déclara-t-il en lui tendant une enveloppe où était en grosses lettres « VONGOLA » qu'il sortit de sa veste noire.

Tea prit ce qu'il lui tendit et regarda les diverses notes sur les feuilles, pendant que Aldo continuait.

-Ta cible est le dixième gardien de la Pluie, nommé Takeshi Yammaoto, 26 ans. Grand, élancé, cheveux noirs, courts, yeux marrons clairs. Il a une cicatrice sur le côté droit de son menton. Il porte une grande partie du temps un costume noir et une chemise bleu. Il possède des flammes de la Pluie comme tu t'en doutes et se bat avec un katana, raison pour laquelle il nous a emprunté le Hogo du boss. Aux dernières nouvelles le sabre qu'il possédait auparavant s'est brisé lors d'une bataille avec la famille Pedone. Il est l'un des derniers héritiers du style Shigure Souen. N'attend pas qu'il l'utilise. La seule personne qui ait réussi à battre une personne utilisant ce même style d'épée n'est autre que Suberbi Squalo de la faction de la Varia. Il est également un des seuls qui ait jusque là réussit à tenir tête à ta cible. Takeshi Yamamoto possède deux boite-armes, l'une d'une hirondelle et l'autre d'un chien. Ce dernier donne à son maître deux courtes lames, des wazisashi. Fais attention à ça. De plus, il a de bons instincts de tueur, alors sois aussi discrète que possible.

-Comment tu sais tout ça ? s'étonna Tea en lui lançant un regard très étonné.

-Regroupement d'information, répondit-il simplement en lui lançant un regard ennuyé. Ne me sous-estime pas.

-Mais tu ne savais même pas que le nom du Decimo.

-Tsunayoshi di Vongola est différent. Il n'est au manoir Vongola que depuis deux ans, a contrario de Takeshi Yamamoto qui y est depuis douze ans maintenant. Ensuite le futur boss des Vongola n'a pas tout de suite eu un nouveau nom après que son père l'ait rejeté. Il a passé un petit moment à juste se faire appeler Tsunayoshi et par habitude je lui donnais son ancien nom, c'est tout.

-Comment le boss savait alors ?

-Ne doute pas ses capacités. En terme de réquisition d'informations, elles sont équivalentes à celle du gardien du Nuage de la neuvième génération des Vongola, Visconti.

-Et pas celles de Kyoya Hibari ? On m'a dit qu'il était pas mal lui aussi dans le genre...

-C'est vrai. Maintenant pars, je te rappelle que tu as une mission à remplir.

-Je me demandais juste...

-Hm ?

-Pourrais-je utiliser Hogo, pour faire payer sa dette à Takeshi Yamamoto ? Je trouverais ça marrant que ce ne soit l'arme pour laquelle il a passé un contrat qui en soit sa perte.

-Fais comme tu veux mais je vais te demander une dernière chose.

-Tout ce que tu veux, Aldo.

-Mets nos couleurs.

Tea releva la tête, un air surpris, n'y croyant pas une seconde, avant qu'un éclair de joie passa dans ses prunelles.

-Vraiment ?!

-Évidemment. C'est une mission officielle. Personne ne doit te reconnaître, Tea.

Tea ne rajouta rien et s'inclina profondément tandis qu'Aldo s'éloignait rejoindre son boss. Elle se releva, un petit sourire ravi sur ses lèvres. La saison des festivités allait commencer...


Elle attendait patiemment son heure, se fondant dans le décor des arbres qui bordaient le territoire des Vongola. Aldo n'avait pas plaisanté quand il avait dit que la propriété des Vongola était très bien gardée. Et il semblerait que la sécurité avait été renforcé depuis quelques jours, sûrement pour protéger l'héritier.

Mais enfin elle avait de la chance, car Tsunayoshi di Vongola n'était pas sa cible. Ses muscle se tendirent légèrement en apercevant alors la façade du manoir devenir de plus en plus noir au fur et à mesure que les torches des gardes s'éloignaient. Du coin de l'œil, elle regarda l'autre groupe de gardes qui s'avançait lentement. Elle n'avait que quelques secondes pour parcourir une cinquantaine mètres.

Super...

Mais elle n'avait pas peur.

Elle s'élança et avec des foulées légères et silencieuses elle atteignit le mur qu'elle entreprit de grimper dès qu'elle posa la paume de sa main sur le mur. Elle monta d'une dizaine de mètres avant de s'autoriser un regard en bas. Les gardes avaient commencé à illuminer l'endroit où elle s'était trouvée quelques secondes auparavant. Mais elle n'était pas tirée d'affaire. Il suffisait que les gardes lèvent les yeux et elle était fichue !

Au moment où elle se faisait cette réflexion, un fenêtre s'ouvrit et une jeune femme dont le visage ne lui était pas inconnu lui fit signe de rentrer. Sans perdre de temps, l'intruse entra dans le manoir et la jeune femme referma sans bruit la fenêtre avant de risquer un regard vers l'extérieur, pour s'assurer que les gardes n'avaient rien vu, mais ceux-ci passèrent ne se doutant de rien. Elle se tourna alors vers l'intruse.

-C'était à un cheveu, Raffaello.

-Ester ? souffla Tea, étonnée.

-Ce n'est pas mon nom ici... Mais peu importe, allons plus loin.

Tea fit un signe de tête avant d'emboîter le pas à sa collège. Celle-ci les mena vers une petite salle sombre. Elle referma la porte mais n'alluma pas la lumière pour autant et n'éleva pas plus la voix.

-Tu as de la chance que je fasses partie de l'équipe de nuit cette semaine, chuchota la dénommé Ester. Je n'étais pas au courant que le boss allait envoyer d'autres de nos membres... Que fais-tu ici ?

-Ordre du boss, je dois exiger une dette.

-Envers qui ?

-Takeshi Yamamoto.

-Pourquoi ? Il n'a rien fait de grave, je le saurais...

-Il n'a pas respecter un contrat.

-Il n'y pas un autre moyen de rembourser ? sembla s'inquiéter Ester.

-Pourquoi demandes-tu cela ?

-Eh bien... Le jeune maître Tsunayoshi est plutôt proche de cet homme comme des autres, nous devrions mieux...

Le ton respectueux qu'ESter utilisait pour parler de l'héritier Vongola irrita grandement Tea qui ne put s'empêcher de rétorquer d'une voix dure.

-De quel côté es-tu, Ester ? Les ordres du boss sont clairs ! Et nous lui devons fidélité ! Tu oublies ce qu'a traversé notre famille ?

-Non, bien sûr que non, mais...

-Il n'y a pas de mais, trancha l'intruse. Il n'avait qu'à respecter le contrat. Il n'a pas ramené à temps notre sabre aussi il doit payer.

-N'est-ce pas un prix trop lourd pour un simple sabre ? Et puis je crois savoir pourquoi il l'a emprunté, c'est pour...

-Je crois savoir également : protéger le futur Decimo en attendant que son sabre n'arrive. Mais peu importe. La sanction doit être un exemple.

-Je vois... Je ne suis pas une traîtresse, Raffaello. Mais le jeune maître Tsunayoshi est...

-Arrêtes de l'appeler comme ça Ester. C'est à notre boss que tu dois fidélité !

-Nous n'allons pas nous engueuler maintenant et surtout pas ici. Très bien... J'ai vu le segnore Yamamoto parler au segnore Sasagawa il y quelques minutes. Il s'apprêtait à rentrer dans ses appartements.

-Autres choses que j'ai besoin de savoir ?

-Oui. Tu as bien fait de choisir ce soir pour intervenir : le nono Vongola et la plupart de ses gardiens sont partis. Seul le gardien du Soleil, Brow Nie Junior, est dans l'infirmerie. Et la plupart des autres gardiens de la nouvelle génération sont dispersés dans le manoir. Le jeune maître Tsunayoshi est lui-même dans une salle de réunion de l'autre côté du bâtiment en compagnie du segnore Gokudera. Si tu arrives à coincer le segnore Yamamoto dans sa chambre et que tu l'empêches de se servir de ses boites-armes ainsi que de son sabre, tu pourras exécuter ta mission sans que personne n'aient le temps de venir à son secours...

-Compris.

-Raffaello ?

-Quoi ? résonna la voix grave de l'intruse, presque énervée.

La jeune femme s'approcha d'elle et arrangea quelques détails à sa tenue.

-N'oublie pas : personne ne doit connaître ton identité.

-J'ai fait la promesse au boss de rentrer vivante.

-Je ne peux pas t'aider, Raffaello... tu es en consciente ?

L'intruse ne répondit rien et sortit de la pièce, laissant sa collègue dans la pièce sombre.


Yamamoto soupira, s'approchant enfin de sa chambre. Sa journée avait été chargée et il tombait de sommeil. Mais il devait encore faire son rapport à Tsuna concernant sa journée. Heureusement pour lui, les rapports étaient encore à l'oral. Il n'aurait jamais supporté devoir les faire à l'écrit à une heure aussi avancée de la nuit aussi ne pouvait que compatir pour Tsuna qui devait être débout pour recevoir les dernières nouvelles de la journée et finir les derniers préparatifs en l'absence du Nono. Il avait décidé de revenir dans sa chambre pour prendre quelques dossiers qu'il avait oublié l'intérieur. Il s'apprêta à abaisser la poignée quand il sentit subitement une présence menaçante derrière lui. Mais il n'eut pas le temps de faire un quelconque geste qu'il fut plaqué contre la porte avec un bruit sourd, les mains prisonnières dans son dos.

Yamamoto était estomaqué ! Il n'avait rien senti jusqu'ici ! Reborn disait souvent qu'il avait des sens dignes d'un tueur à gage, mais cette fois ses sens l'avaient trahi à cause d'une simple fatigue ! Mais au travers de son regret, il ne put s'empêcher d'être légèrement admiratif face à la personne qui avait réussi à se faire discret jusque là et qui avait assez de force pour l'entraver sur la surface du mur. Il pouvait sentir une main ferme lui tenir les poignets, tandis qu'un corps se pressa contre son dos, avant qu'une voix masculine, étouffée, ne chuchota à son oreille.

-Je viens exécuter une mission, Yamamoto Takeshi, gardien de la Pluie.

Yamamoto ouvrit grand les yeux en se rendant compte que son agresseur connaissant son statut. Se reprenant soudainement il utilisa sa jambe pour balayer l'appui de la personne derrière. L'intrus sut esquiver l'attaque, ayant plus pour but de le déstabiliser que pour réellement l'attaquer, faisant un salto-arrière, libérant de ce fait les poignets du japonais.

A ce moment il put mieux distinguer qui l'avait attaqué. Enfin presque...

Son agresseur était entièrement habillé de noir, son haut à manche longue, son pantalon ainsi que ses chaussures, facilitant sa discrétion dans les couloirs sombres du manoir. Sa tête était recouverte d'une capuche rouge sombre, tandis que des gants que la même couleur cachaient ses mains. Selon la voix qu'il avait entendu, il supposait que c'était un homme, élancé mais robuste. L'homme était resté sur ses pieds et ne bougeait pas d'un pouce malgré sa réception assez précipitée. Mais ce qui troublait le plus Yamamoto dans son apparence était le masque qui recouvrait la totalité de son visage. Car en effet si son attirail de couleur sombre était fait pour le rendre discret ce n'était pas le cas du masque, d'une couleur blanche et jaune et où à certains endroits, des miroirs se trouvaient, reflétant de temps à autre la lumière. Puis Yamamoto remarqua l'épée dégainée dans la main de son ennemi.

Instinctivement, il amena une main à son dos pour récupérer le sabre, avant que sa main ne rencontra du vide. Interloqué, il lança un bref regard derrière lui pour remarquer qu'il n'avait plus le sabre. Il regarda son agresseur pour reconnaître celui-ci dans la main droite de son adversaire, le fourreau coincé dans une boucle d'une ceinture noire et dont la corde blanche qui avait servi de manche pour Yamamoto ayant été coupé. Juste à ce moment-là, les jambes de Yamamoto flanchèrent, sous la surprise du japonais, tandis que sa vision ne s'embrumait. Secouant la tête pour retrouver les idées claires, il chercha dans sa veste avant que la voix grave de son agresseur ne se fit de nouveau entendre.

-Tu cherches ça ?

Yamamoto leva un regard interdit en voyant ses boites armes Vongola dans le creux de la main de l'homme. Celui-ci les jeta au fond du couloir, assez loin pour que Yamamoto ne puisse pas les reprendre de si tôt. Il ne sut comment l'homme avait pu les subtiliser avant de comprendre. Il avait du profiter du moment où il l'avait immobilisé contre la porte pour les prendre dans sa veste. Mais Yamamoto ne pouvait pas s'empêcher d'être mortifié par l'adresse de son agresseur : il n'avait même pas senti qu'il était fouillé, trop obnubilé par la douleur qu'il lui avait faite en lui emprisonnant les poignets. L'homme avait su jouer de sa discrétion ainsi que de son attention concentrée autre part pour le désarmer entièrement ! Mais Yamamoto n'était pas seul dans le manoir. Il allait sortir de sa poche son téléphone quand il senti tout son corps être lourd avant de pouvoir agripper l'appareil. Il paniqua légèrement, ne comprenant pas ce qu'il se passait.

-On dirait que mes particules de flammes de la Pluie font effet maintenant...

Yamamoto leva un regard incrédule vers son agresseur qui se tenait maintenant presque au-dessus de lui, tel un juge à faire sa sentence.

-Que me veux-tu ? réussit-il à dire.

-Te faire payer ta dette, Takeshi Yamamoto.

-Ma dette ? Je n'ai aucune dette. Vous devez faire erreur...

-Vraiment ? Et c'est quoi ça ?

Son agresseur pointa le katana sous la gorge du gardien de la Pluie. Yamamoto ne comprit pas tout de suite avant qu'une lueur de compréhension ne s'alluma dans son regard.

-Vous voulez dire que vous... vous êtes venu pour...

-... récupérer ce sabre. Le même sabre que vous étiez censé rendre il y a maintenant sept heures. Vous n'avez pas respecté votre promesse.

-Attendez ! s'exclama Yamamoto. J'ai eu un empêchement de dernière minute. C'est vrai j'avoue que je n'ai pas respecté ma promesse, mais le sabre que j'attendais a pris du retard et j'étais prêt à ramener ce sabre demain matin, à la première heure, je vous le jure ! Je ne pouvais pas rester sans...

-Je m'en fiche. Vous n'avez pas respecté votre part du contrat. Aussi vous allez devoir payer.

Son agresseur éloigna la menace de l'arme avant de demander.

-Dîtes, Takeshi Yamamoto... connaissez-vous le plus grand prix que vous pourriez payer ?

Les yeux de Yamamoto s'écarquillèrent en voyant le sabre s'élever au-dessus de sa tête. Il essaya de reprendre le contrôle de son corps et réussit seulement à bouger de quelque millimètres quand le sabre s'abattit sur lui. Il n'eut même pas le temps de se traiter d'imbécile que son agresseur fut violemment poussé loin de lui. Yamamoto entendit la respiration coupée de l'assassin avant que sa course ne soit brutalement arrêtée par un des murs du couloirs. Mais Yamamoto n'accordait plus d'attention à son agresseur. Il regardait avec ébahissement Tsuna, sa Flamme d'Hyper Volonté allumée sur son front, son perçant et froid, regardant avec attention le moindre geste de l'assassin qu'il avait éloigné de son ami.

Yamamoto ne sut quoi dire. Si Tsuna lui avait paru si impressionnant ce matin que pouvait-il en dire à ce moment-là ? Tout d'un coup Tsuna lui parut grand, comme un véritable boss. Yamamoto ne savait pas trop si c'était parce qu'il était assis sur le sol et Tsuna debout mais l'enfant irradiait d'une telle aura protectrice qu'il était difficile de détacher son regard. Après quelques minutes, quand Tsuna comprit que l'agresseur était légèrement sonné, il s'autorisa à porter son attention sur son gardien de la Pluie, qui se sentit happé par l'ambre des prunelles de son ami.

-Takeshi, tu vas bien ?

L'interpellé ne répondit pas ce qui inquiéta Tsuna, tandis que le orange de ses yeux se faisait plus clair, une légère lueur préoccupée se teignant dans son regard. Yamamoto sembla revenir à lui en apercevant ceci et finit par acquiescer.

-Je... je vais bi... bien. Je suis... juste...

-Tsuna ! cria une voix bien familière derrière l'enfant.

Tsuna jeta un léger coup d'œil derrière, toujours en gardant dans son champs de vision l'agresseur qui sembla se réveiller petit à petit, tandis que Yamamoto ne peut que lentement tourner sa tête, tout son corps rendu lourd par les flammes de la Pluie... Les flammes de la Pluie ! Il devait les prévenir ! Mais il n'en eut pas le temps, que tous les autres gardiens finirent par arriver dans le couloir. Gokudera se pencha sur Takeshi :

-Qu'est-ce qu'il s'est passé, abruti de base-balleur ?! Comment t'as pu te faire mettre dans cet état ?!

-Gokudera... attention... des particules de flammes de pluie... elles nous paralysent...

Gokudera scruta autour de lui d'un œil alerte avant de secouer la tête.

-C'est ça qui te met dans cet état ? Je pense qu'il y en avait juste pour toi...

-Tant mieux... soupira Yamamoto.

-Je vais t'aider, Yamamoto, intervint Ryohei en se penchant sur le noiraud.

Il alluma sa bague Vongola d'une puissante flamme du Soleil et en prodigua à Yamamoto qui sentit alors son corps devenir à l'instant plus léger et moins engourdi. Bientôt même la lueur combative se ralluma dans les yeux marrons clairs de l'homme aux flammes de la pluie. Quand Ryohei eut fini ses soins, Yamamoto se leva, rassurant de ce fait ses compagnons et Tsuna.

-Merci Tsuna, sourit Yamamoto. Si tu n'avais pas été là, il aurait pu avoir ma tête

-C'est encore loin d'être fini, déclara Tsuna de sa voix grave. Restez sur vos gardes, on ne sait pas ce qu'il prépare.

-Ce stronzo ! insulta copieusement Gokudera en armant son Flame Arrow sur son bras droit. Qu'est-ce qu'il veut ? C'est un assassin pour Tsuna ?

-Non c'est moi qu'il veut, admit Yamamoto, légèrement mal à l'aise.

-Comment ça l'extrême ? s'étonna Ryohei.

-Euh les gars ? appela Lambo d'une voix incertaine avant de désigner devant eux l'assassin.

Celui-ci s'était remis debout et leur faisait face. Il n'eut qu'un léger mouvement de tête quand il entendit plusieurs courses arriver vers eux. Hibari et Mukuro surgirent alors des ténèbres du couloir, empêchant toute retraite possible. Le masque blanc et jeune se tourna ensuite vers Tsuna.

-Comment saviez-vous que...

L'assassin se tut aussitôt en entendant sa voix. La voix grave et masculine avait disparu pour faire place à une vois plus aiguë et clairement plus féminine. Yamamoto sursauta à l'entente de la voix :

-C'est une femme ?

-Tu ne le savais pas ? demanda Lambo, étonné.

-Non, sa voix est différente depuis que Tsuna est intervenu.

-Apparemment tu n'es pas le seul a être surpris... remarqua Gokudera en voyant que l'intruse avait porté la main à son cou.

Les mains gantées se serrèrent de colère avant que Tsuna ne parla.

-Que veux-tu à Takeshi ? Nous avons entendu ta voix, ce n'est plus la peine de la cacher.

L'intruse sembla hésiter avant de demander une nouvelle fois :

-Comment saviez-vous ce qu'il se passait ici ? Vous étiez à l'autre bout du bâtiment ! Quelqu'un vous a prévenu ?

-C'est plutôt quelque chose en fait, admit honnêtement Tsuna, très calme. L'Hyper-Intuition est vraiment très utile dans ce genre de situation...

L'assassin ne répondit rien, cherchant sûrement un moyen de se sortir de ce mauvais plan, quand Tsuna répéta sa question.

-Réponds : que veux-tu à Takeshi ?

La femme en noir ne répondit rien puis elle se redressa soudain avant de remettre le sabre qu'elle tenait toujours à la main dans le fourreau. Elle le détacha ensuite de sa ceinture avant de le montrer.

-Je suis venue régler une dette que Takeshi Yamamoto a contracté. Un des membres de notre famiglia a proposé un marché à cet homme : il lui prêtait ce sabre mais à la condition qu'il le rende dans les quarante-huit heures. Quarante-huit heures qui se sont écoulé voilà maintenant plus de sept heures... J'ai été envoyé par ma famille pour récupérer notre bien et pour le faire payer comme il se doit pour un non respect du contrat.

Gokudera tourna un regard ahuri vers son collègue de la Pluie avant de siffler avec colère :

-T'as quand même pas fait ça ?!

Yamamoto se gratta la nuque très gêné. Gokudera faillit lui hurler dessus quand la voix de Tsuna s'éleva :

-Puis-je voir le dit contrat ?

-Impossible, c'était un contrat oral.

-En plus ?! fustigea Gokudera en s'acharnant sur le japonais.

-Dans ce cas, fit remarquer Tsuna avec calme, comment peux-tu me prouver qu'un tel contrat a bien été passé ?

Avant que Gokudera n'ai pu se réjouir d'une tel maîtrise de la part de son boss, l'assassin au masque chercha dans une poche avant de sortir un petit appareil qu'elle mit en marche. Une voix s'éleva alors dans le couloir devenu silencieux.

« -...Vous avez l'air désespéré et moi j'ai un sabre qui ne va pas être utilisé maintenant. Autant qu'on fasse affaire. Je vous demanderai juste une petite compensation financière et de me le rendre sous quarante-huit heures. »

Yamamoto blanchit en reconnaissant à qui appartenait la voix avant d'entendre sa propre voix arriver :

« -Ça devrait être faisable. Combien pour l'argent ? »

-Je n'ai pas encore décidé. Mais nous pourrions revoir ça quand vous aurez rendu le sabre. Ne vous inquiétez pas je ne vous demanderai pas plus que vous pourriez m'en donner. Mais je veux absolument l'avoir sous quarante-huit heures. Ceci est non négociable !

-Ça marche ! » finit la voix enjouée de Yamamoto.

L'intruse appuya de nouveau sur un bouton, arrêtant la conversation enregistrée.

Les sourcils de Tsuna se froncèrent, reconnaissant qu'un contrat oral avait bien été passé, alors que Hibari souffla avec dédain devant la naïveté de l'herbivore. Mukuro, lui sembla apprécier la lutte, reconnaissant là, une situation inextricable. Il se demandait bien comment Tsuna allait pouvoir faire pour arranger les choses. Tandis que Yamamoto était toujours sous le choc d'avoir été enregistré, Gokudera lui lançant un regard brûlant de colère :

-Comment as-tu osé accepter un truc aussi hasardeux?! Quand je te disais de trouver une solution à ton problème d'arme ce n'était pas accepter tout ce qu'il venait !

-Hayato, s'il te plaît, intervient Tsuna, calmant de ce chef Gokudera. Votre problème n'est-il donc pas résolu ? Vous avez repris l'arme en question, non ? Les Vongola peuvent vous donner une compensation, mais je suis certain que nous pouvons...

-Non. Peu importe que vous soyez des Vongola ou non, vous devez payer comme n'importe qui ! Tout ceux qui n'ont pas respecter nos contrats, ne sont plus là pour en parler. Peu importe que votre famille soit la plus puissante, vous devez respecter les règles ! Vous n'êtes pas au-dessus des lois.

Yamamoto baissa la tête d'un air coupable, conscient que c'était de sa faute. Il allait le dire à Tsuna quand celui-ci parla de nouveau.

-Vous avez raison.

Plusieurs paires de yeux surprises s'ancrèrent sur Tsuna, leurs propriétaires ahuris par ce qu'ils venait d'entendre. Mais Tsuna n'avait pas terminé.

-Nous sommes des mafieux, et même si les Vongola sont puissants, ils se doivent de suivre des règles. Mais dans ce cas, j'en ai une autre pour vous...

L'assassin pivota légèrement la tête.

-Et laquelle ?

-Le boss d'une famiglia est responsable de ses subordonnés, n'est-ce pas ?

-Et ? demanda l'assassin.

-Tsuna ? appela Yamamoto en espérant de tout son être que Tsuna n'allait pas proposer ce qu'il pensait.

-Dans ce cas, prenez ma vie à la place de mon gardien, s'éleva la voix de Tsuna, assurée.

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Franchement, ne me dites pas que vous ne l'avez pas sentie venir cette fin en cliffhanger... D'ailleurs cela faisait un petit bout de temps que je n'en avais pas fait de telles... Faudrait que je travailles un peu plus cela dans mes prochains chapitres qui s'y prêteront à mon avis très bien ^^

Alors, Tsuna se fera-t-il tuer à la place de Yamamoto ? Ses gardiens laisseront-ils cela se passer ?

Réponses au prochain chapitre ^^ ! En attendant n'oubliez pas de me laisser des reviews si vous avez aimé ou si justement quelque chose vous a déranger ^^ Je suis preneuse pour les critiques, bonnes comme mauvaises !

A dans deux semaines !