Chapitre 34 : Quand les morts s'en mêlent.

-Ginger, non ! cria Harry, mais il savait que c'était trop tard.

Déjà elle poussait des gémissements de douleur et était secouée de convulsions incontrôlables.

-Ensemble… à jamais… parvint-elle à articuler. Nous deux… unies… contre les autres…

-Ginger, qu'est-ce que tu as fait ? demanda Harry d'une toute petite voix aiguë.

-Ensemble à jamais… répéta-t-elle.

Harry avait l'impression que son cœur allait exploser tellement son chagrin était grand. Il lui prit la main et la serra très fort, refusant de la laisser mourir.

-C'était notre pacte, Harry ! rappela-t-elle d'une voix presque inaudible tellement son souffle était court.

-Tu n'avais pas le droit de me faire ça… réfuta Harry, les larmes aux yeux. Pas maintenant que tu comptes tellement pour moi ! Je ne suis pas assez important à tes yeux, c'est ça ?

-Je… Je t'aime, Harry… bredouilla Ginger. Mais je vais mourir…

Elle se mit à sangloter silencieusement devant Harry qui se sentait perdu.

-Non tu ne vas pas mourir ! s'exclama-t-il.

Comme pour se donner raison, Harry rassembla ses dernières forces pour la soulever et la porter un peu plus loin, même si sa main lui faisait très mal. Sa sœur la hantait trop, il fallait qu'il l'éloigne.

A ce moment, il aperçut Ron, Hermione et Ginny qui sortaient de la salle aux ascenseurs. Il ignorait si les détraqueurs et les géants étaient toujours là où s'ils avaient été ramenés dans les Vieux Bâtiments. Toujours était-il qu'il n'avait pas le temps de s'attarder sur le sujet et il les interpella.

-Eh ! Par ici !

Aussitôt qu'ils le virent, ses trois amis se précipitèrent pour l'aider mais furent eux-aussi bloqués par les flammes.

-Comment on fait ? paniqua Ginny.

Ron et Hermione tentèrent de nombreux sortilèges mais tous échouèrent.

-C'est pas vrai ! grogna Ron.

-Gèle flammes… murmura Ginger entre deux sanglots.

-Mais bien sûr ! s'exclama Hermione, rayonnante. Gelflamidus !

Le feu disparut aussitôt dans le champ de la baguette magique. Harry en profita pour passer, tenant toujours Ginger dans les bras même si elle commençait à se faire lourde. Il ne la lâcherait pas avant d'être en sécurité.

-Hep vous là-bas ! cria Bellatrix Lestrange en s'interposant. Où comptiez-vous aller, bande de petits crétins arrogants ? Oh !

Elle ouvrit de grands yeux ronds quand elle aperçut Ginger et éclata d'un rire hautain et glacial.

-Alors c'est elle, la donzelle ? se moqua-t-elle. Pas très saine d'esprit, on dirait !

-Taisez-vous où je vous jure que je vous le ferai regretter ! menaça Harry.

Cependant, Belatrix Lestrange pouffa encore de rire.

-Et comment tu comptes faire, avec un gros tas dans les bras ? rétorqua-t-elle méchamment.

-On peut l'aider ! le défendit Ginny, une lueur d'agressivité dans les yeux.

La mangemort s'apprêta à répondre quelque chose mais elle fut interrompue par un bruit sourd qui provint de l'escalier menant au Département des Mystères. Au même moment, un mouvement révolutionnaire parcourut la foule d'employés qui par un incroyable moyen avait réussi à se libérer de ses chaînes. Le combat reprit de plus belle entre partisans de Dumbledore et ceux de Voldemort.

Bellatrix Lestrange poussa un juron et hésita mais se décida à aller aider les autres.

-Il y a un autre loup-garou en liberté au Ministère de la Magie, cria-t-elle à leur adresse. Ne l'oubliez pas !

Ses paroles eurent l'effet voulu. Harry, Ron, Hermionne et Ginny s'arrêtèrent net.

-Elle a raison, murmura Hermione. C'est trop dangereux.

-Ne me laisse pas mourir… supplia Ginger et Harry n'aurait su dire si elle était sérieuse ou si elle perdait la raison à cause de sa douleur. Je ne veux pas mourir, Harry…

Elle s'accrocha à son cou et le poids devint tout de suite moins important. Néanmoins, Harry ne pouvait cacher son anxiété et préféra ne pas lui rappeler que c'était elle qui avait voulu se suicider. Elle n'allait pas rester vivante indéfiniment après la bêtise qu'elle avait fait, même si pour le moment elle subsistait.

-Harry, aide-moi ! supplia-t-elle encore. Je ne veux pas mourir ! J'ai mal !

-On ne peut pas rester là à ne rien faire, déclara l'adolescent. On va passer par la salle aux ascenseurs, par où vous êtes venus…

Un autre bruit sourd se fit entendre au même endroit et déstabilisa les combattants par son intensité. Harry eut beau jeter des regards partout autour de lui, il ne trouva pas ce qui avait bien pu causer tant de vacarme.

-Harry regarde ! cria soudain Ron en pointant du doigt Dumbledore, étendu au sol.

Le directeur semblait en très mauvaise position. Sans doute l'âge lui avait-il joué un tour… Depuis l'été dernier il avait paru beaucoup plus las, à vrai dire…

-Oh mon Dieu ! s'exclama Hermione en planquant une main contre sa bouche. Il… Oh !

Dumbledore venait de se relever avec une agilité surprenante pour quelqu'un de cet âge et attaquait déjà son ennemi avec agressivité.

-Venez ! dit Harry en se précipitant déjà vers la porte la petite salle mitoyenne. Ne perdons pas de temps…

Mais à nouveau, le bruit venant du Département des Mystères retentit, plus fort et plus inquiétant que jamais.

-Oh, bon sang ! s'écria quelqu'un derrière eux et Harry reconnut tout de suite la voix de McClaggan. Harry, vous êtes là, sain et sauf ! Et oh ! Ma parole ! Ginger !

Le professeur se précipita vers elle et l'examina attentivement.

-Son état me semble très critique… Il faut lui fournir des soins ! assura-t-il. Donnez-la moi ! Si l'on fait vite, on peut encore la sauver !

Harry fit passer Ginger dans les bras de son professeur en prenant de grandes précautions. Il se sentait déjà mal en la voyant ainsi et il estimait que ce n'était pas la peine de l'amocher encore un peu plus.

-Je vais le renvoyer à Poudlard et je reviens immédiatement après ! promit-il. Ne bougez pas de là et si jamais quelqu'un s'en prend à vous, défendez-vous en suivant mes conseils de tout le long de l'année. Pour le moment, ils sont tous trop occupés pour songer à se soucier de quatre adolescents, mais on ne sait jamais…

-Harry… sanglota Ginger. Ashley… Je ne veux plus mourir ! Aidez-moi !

-Prenez bien soin d'elle ! supplia Harry en voyant McClaggan s'apprêter à transplaner.

Le professeur soupira profondément et lui tapota l'épaule.

-Promis…

Quand enfin le professeur revint sur le champ de bataille, il se rendit compte qu'en si peu de temps, beaucoup de choses s'étaient passées. Premièrement, et il ne fut pas le seul à s'en apercevoir, la nouvelle comme quoi le combat avait repris s'était répandue très vite si bien qu'en quelques minutes, la troupe de géants et de détraqueurs était de retour pour aider leurs maîtres qui, il fallait le dire, étaient en difficulté, nettement inférieurs par le nombre. Ensuite, et justement à cause de cette première raison, les morts s'étaient succédés pour ainsi créer une masse de cadavre qui venait souvent gêner les combattants encore debout. Et pour finir, et cela était peut-être ce qui inquiétait le plus Harry, Dumbledore et Voldemort avaient tous deux disparu sans laisser de trace.

Cependant, même après avoir passé quelques minutes loin de l'agitation du Ministère, McClaggan repéra tout de suite Harry, Ron, Hermione et Ginny qui observaient la scène de leur coin isolé, sans que personne ne ce soucie d'eux. Il nota tout de même que Harry semblait être aussi agité qu'une puce et ne cessait de bouger en commentant le combat. Ron dut même le retenir par sa robe déchirée pour ne pas qu'il s'avance baguette tendue vers un des mangemorts.

En étant aussi discret que possible, il les rejoignit pour apaiser quelque peu leurs inquiétudes.

-Vous feriez mieux de rentrer vous aussi à Poudlard, dit-il précipitamment, sans doute pour rejoindre la bataille le plus vite possible. Où est Dumbledore ?

-Personne ne le sait, répondit Harry d'une voix tout aussi agitée que le reste de lui-même.

-Trouvez une cheminée quelque part et rentrez immédiatement au château ! ordonna McClaggan.

-Mais…

-Je ne veux pas le savoir ! coupa-t-il. Ce n'est pas une place pour des adolescents !

-Je refuse de…

-Harry ! cria McClaggan. Tu te tais et tu obéis, pour une fois, c'est clair ?

Il lui jeta un regard si noir, si menaçant, qu'Harry ne trouva pas le courage nécessaire pour répondre. Il se contenta de baisser les yeux et d'accepter sans broncher ce qu'on lui demandait de faire, même s'il n'avait pas du tout l'intention de se tourner les pouces dans la salle commune pendant que Tonks, Kingsley, Remus et tant d'autres étaient contraints de rester dans ce hall endommagé.

-Viens, Harry… murmura Ginny en le prenant par le bras pour l'emmener vers la salle aux ascenseurs, qu'ils trouvèrent vide. On va trouver une cheminée à l'étage. Il doit bien y en avoir une dans un bureau quelconque…

Avant de refermer la porte, Harry jeta un dernier coup d'œil par-dessus son épaule. McClaggan avait déjà disparu dans la masse de combattants.

-Allez-y sans moi, ordonna-t-il. Moi je reste ici me battre !

-Non, Harry ! supplia Hermione. Ce n'est pas raisonnable…

-Regarde l'état dans lequel tu es ! renchérit Ron et observant plus particulièrement la peau brûlée de sa main droite. Tu ne peux pas te battre maintenant !

-Détrompe-toi… répliqua Harry et il revint sur ses pas, baguette tendue, prêt à attaquer. Rentrez à Poudlard, moi je reste ici.

Il claqua la porte derrière lui et attira par ce geste l'attention de Bellatrix Lestrange qui lui sourit méchamment et le provoqua en duel. Ce fut presque avec plaisir qu'il lui jeta son premier sort, même si elle parvint sans mal à l'éviter. Il fallait qu'il venge Sirius…

Bellatrix Lestrange se révéla bien vite être une excellent combattante. Souvent Harry manqua de peu de se faire tuer par les sortilèges mortels très puissants qu'elle lançait avec facilité et plusieurs fois le sortilège de doloris le fit s'écrouler de douleur au sol. Durant ces brefs moments, elle aurait très bien pu l'achever en le tuant une bonne fois pour toutes mais elle préférait s'amuser un peu avec lui et d'une certaine manière, il lui en était reconnaissant. Elle allait elle-même à sa perte…

Il se rendit rapidement compte que la douleur de sa main s'atténuait avec le temps et ne provoquait heureusement aucune grosse gêne. Il eut même l'occasion de songer furtivement qu'il se débrouillait très bien de la main gauche s'il était concentré et qu'il avait ses chances de faire punir à son adversaire la mort de Sirius. Il ignorait cependant ce qu'il était advenu de ses amis et espérait fortement qu'ils soient rentés à Poudlard comme il le leur avait demandé. Il se faisait déjà assez de tracas pour Remus sans en plus avoir à se soucier d'eux…

Au bout de quelques longues minutes, Dumbledore et Voldemort finirent par refaire leur apparition tout en ne cessant pas de se battre. Il ne manqua pas d'admirer leur ténacité quand il les vit passer devant lui et Bellatrix Lestrange. Aussi rapidement qu'il pouvait scruter les environs, il voyait bien de que toute manière, les partisans du mage noir prenaient peu à peu le dessus notamment grâce à leurs alliés plutôt efficaces. A plusieurs reprises il faillit se faire trancher la gorge par la lame affûtée d'une hache dont il connaissait la provenance ou bien se laissait parfois emporter par ses mauvais souvenirs. C'était généralement à ces moments-là que Bellatrix Lestrange parvenait à l'atteindre.

-Tu vas finir par perdre ! ricana-t-elle quand il trébucha à moitié, inattentif à leur duel après le passage d'un détraqueur.

-Ne parlez pas trop vite ! rétorqua Harry. Je vous jure que je vous aurai…

Il sourit victorieusement quand ce fut elle qui tomba sur le corps inerte de Verpey. Les flammes avaient fini par perdre de leur ampleur et petit à petit s'étaient éteintes. Désormais, le seul obstacle sur l'estrade était seulement représenté par la petite table de bois qui portait toujours la coupe, beaucoup moins luisante et renversée.

-Tout comme j'ai eu Verpey et tout comme un jour j'aurai votre maître ! renchérit-il.

Là, elle éclata carrément de rire malgré sa situation critique : Harry, qui s'était accroupi, la menaçait désormais avec sa baguette magique pointée droit vers sa poitrine.

-C'est la bête qui a tué Verpey, Harry, pas toi ! réfuta-t-elle. Et le jour où tu tueras mon maître, je ne ferai plus partie de ce monde, crois-moi !

-Normal, étant donné que je vous tuerai ce soir !

Bellatrix Lestrange ne put s'empêcher de rire encore.

-Et comment comptes-tu me tuer, hein ? Par coups de sortilèges impardonnables ratés ? se moqua-t-elle. Tu n'as pas le niveau nécessaire, Harry ! Tu aurais mieux fait de rester chez toi !

-On ne fait pas toujours les bons choix, n'est-ce pas ? rétorqua Harry. Même Voldemort s'est trompé, ce soir ! S'il avait été malin, il aurait pris un autre témoin, qu'il savait prêt à tout pour lui, et non l'adolescent qui l'a réduit à néant il y a de cela quinze ans !

-Dumbledore n'était pas censé venir t'aider ! rappela la mangemort, sur la défensive mais bien contente que Harry ne passe pas directement à l'acte. Sans lui tu aurais cédé sous la pression ! Tout comme il n'était censé t'aider l'été dernier ! D'ailleurs, Sirius non-plus, si tu vois ce que je veux dire !

Harry encaissa la remarque sans broncher. Néanmoins, son intérieur prit un coup et sa rage augmenta encore un peu.

-Je vous interdis de me parler de lui ! menaça-t-il.

-Tu n'as toujours pas digéré son affreuse mort ? demanda-t-elle d'une voix qu'elle rendit volontairement infantile. C'est vrai que c'est vraiment tristounet ce qui s'est passé…

Elle rit à nouveau et Harry sentit la rage monter et monter sans qu'il puisse la calmer.

-Je ne regrette rien ! dit-elle d'une voix à présent sèche. Je suis même fière de l'avoir tué ! Tu m'entends ? Fière ! Je n'ai jamais aimé mon cousin !

-Taisez-vous ! ordonna Harry entre ses dents.

Il serra les poings en s'efforçant de calmer le léger tremblement de la main qui tenait sa baguette. Si seulement il savait utiliser les sortilèges impardonnables… Mais il préférait ne rien tenter pour ne pas se ridiculiser encore devant elle. Ce serait quelque chose qu'il ne supporterait pas…

-Pourquoi est-ce que tu ne tires pas un trait sur son existence tout simplement ? questionna-t-elle encore. Qu'est-ce qu'il t'a fait pour que tu l'aimes ainsi, hein ? Il te traitait comme son fils ? Il était prêt à tout pour toi ? Tu l'aimais toi-même comme ton père ?

Harry se décida en un quart de seconde. Il empoigna le long couteau que Ginger avait reposé près de Verpey et la menaça avec avant même qu'elle n'ait eu le temps de réagir. Il mourrait d'envie d'enfoncer la lame dans sa gorge fine et ainsi de laisser ainsi sa vengeance l'emporter complètement. Au pire des cas, il ne risquait pas grand chose : il était le protégé de Dumbledore et elle n'était qu'une mangemort recherchée par les forces de l'ordre… S'il la tuait, rien ne changerait pour lui, en fin de compte… Pas de condamnation, rien !

Le visage de Bellatrix Lestrange redevint immédiatement dur et sérieux tandis qu'elle louchait sur l'arme posée sur son cou.

-Ne me parlez plus jamais de Sirius, ordonna Harry, sinon je vous jure que je le ferai…

-Ne sois pas stupide, dit-elle d'une voix rauque. Tu ne trouveras jamais assez de courage pour me trancher la gorge…

-Détrompez-vous ! assura l'adolescent. Rien ne me ferait plus plaisir !

-Ce n'est pas bon pour un sorcier de ton âge d'avoir une mort sur la conscience, répliqua Bellatrix Lestrange. Tu es trop jeune pour devenir assassin !

-Je m'en fiche ! Tout ce que je veux c'est venger Sirius !

-Tu auras tout le temps nécessaire à cela quand tu seras plus grand, Harry, répéta-t-elle.

Harry eut comme la vague impression qu'elle cherchait à gagner du temps. Il nota aussi qu'elle ne louchait plus sur la longue lame aiguisée du couteau qu'il brandissait mais plutôt sur un point par-dessus son épaule. Il retourna vivement en comprenant pourquoi mais il sut que c'était trop tard. Lucius Malefoy, juste derrière lui, le poussa en arrière en ayant pertinemment constaté qu'il avait retiré sa arme de la gorge de sa complice. Il se retrouva étendu au sol et avec accablement vit celle qui avait tué son parrain se relever et pointer à son tour sa baguette vers lui, Malefoy l'ayant déjà fait bien avant elle.

-Tu fais moins le malin, maintenant ! ricana-t-elle. Comment comptes-tu faire pour t'en sortir ? Tu crois vraiment que…

Elle fut coupée dans ses propos par un tremblement qui fit vibrer le sol d'une manière assez spectaculaire. Harry, allongé par terre, sentait les lattes du plancher s'entrechoquer les unes contre les autres. Un bruit assourdissant retentit, provenant du Département des Mystères, et tout le monde hormis Dumbledore et Voldemort cessa de bouger, oubliant provisoirement leur combat pour mieux identifier ces événements pour le moins étranges. Parmi la foule, McClaggan semblait être l'un des moins inquiets et il reprit vite ses esprits, repoussant ainsi un détraqueur qui s'avançait dangereusement vers lui. Ces créatures ne devaient pas sentir ni entendre ce qui se passait car contrairement aux géants, elles ne s'arrêtèrent pas et embrassèrent deux ou trois sorciers durant ce court répit. Puis, le sol redevint stable et après un silence perplexe, la bataille reprit son intensité initiale et les deux mangemorts reportèrent leur attention sur Harry qui regretta de ne pas avoir profité de ces instants pour s'enfuir.

-Tu crois vraiment que tu m'aurais tuée ? demanda finalement Bellatrix Lestrange. Tu m'aurais tranché la gorge sans aucun scrupule ? Et moi qui croyait que les jeunes étaient devenus des mollassons ! Mais jamais je ne me serais laissée assassiner, Harry. Jamais !

-Assez parlé, Bella ! reprocha Malefoy. Il y aura des choses à dire au Maître. Quand nous lui livrerons ce garçon, nous lui annoncerons par la même occasion que ma femme nous a trahis.

-Quoi ? s'exclama la mangemort. Narcissa ?

Elle n'obtint pas de réponse car à nouveau le sol trembla, un peu plus intensément que la fois précédente.

-Qu'est-ce que c'est ? cria-t-elle, totalement paniquée.

Harry jeta des regards partout autour de lui dans l'espoir de trouver la cause de ce bouleversement. Mais cette fois, il ne refit pas la même erreur et se releva à la fois discrètement et rapidement. Malefoy et Lestrange ne s'en rendirent compte qu'une fois qu'il s'était remis plus ou moins debout.

-Potter ! cria Malefoy mais il était déjà partit en courant, trébuchant parfois sur le sol tremblant.

Les mangemorts, comprenant que ce qui se passait n'était pas normal, se mirent à jeter de plus en plus de sorts mortels pour mettre fin à cette bataille qui devenait interminable. Mais ils se rendirent rapidement compte que leurs efforts ne serviraient à rien. En effet, quelques minutes à peine après leur décision, une sensation de mal-être envahit tout le monde et des centaines silhouettes translucides surgirent de l'escalier menant au Département des Mystères. Harry mit du temps avant de saisir de quoi il s'agissait. A vrai dire, il ne comprit que ces ombres étaient des sortes de fantômes que quand il aperçut parmi l'anarchie le visage de son père qui lui sourit. Il n'aurait su décrire ce qu'il ressentit à ce moment. Tout ce dont il était certain, c'était d'être soudain pris d'un désir intense de se battre et de gagner. Il respira profondément et resserra sa main gauche sur sa baguette. De toute manière, sa droite ne lui apporterait plus grand chose, désormais.

Toutefois, quand il fit un pas vers le mangemort le plus proche, Dumbledore se retira de son combat avec Voldemort pour venir près de lui et l'empêcher d'aller plus loin. Il voulut se dégager de sa protection mais le directeur passa au moyen plus efficace. Il fit jaillir de sa baguette un tourbillon de feu qui vint les entourer et ainsi éviter qu'il ne s'en aille.

-Tu ne bouges plus, Harry ! ordonna Dumbledore, une lueur de crainte dans les yeux comme s'il ne savait pas réellement ce qui allait se passer. Laisse-les faire ce qu'ils ont à faire… Ici au moins tu es en sécurité !

-Mais professeur ! protesta Harry. Ils ne nous ferons pas de mal ! Ce sont aux mangemorts qu'ils en veulent ! Laissez-moi me battre à leurs côtés !

Dumbledore refusa catégoriquement.

-Tu ne sais pas ce qu'ils ont dans la tête, déclara-t-il. Il se peut très bien qu'ils s'en prennent à nous aussi bien qu'à eux…

Alors, prisonnier de nouveaux cercles de feu cette fois provoqués par Dumbledore, Harry soupira et attendit patiemment que tout se passe mais plus le temps défilait plus il regrettait de ne pas pouvoir se battre. Les morts ne touchèrent pas à un cheveu des employés du Ministère. Tous préférèrent tuer d'abord les géants puis les mangemorts qui observaient la scène, les yeux exorbités.

Harry vit sa mère traverser un géant qui rugit et tomba inanimé au sol. Elle aussi, quand elle le vit, lui adressa un grand sourire qui lui donna encore plus de courage. Il n'aurait jamais pensé avoir la possibilité de revoir voler ces longs cheveux roux ou de pouvoir plonger ses yeux dans ceux de sa mère, identiques aux siens. Il n'aurait jamais pensé avoir la possibilité de revoir son père, dont il avait conservé le même physique à quelques détails près. Mais surtout, il n'aurait jamais pensé avoir la possibilité de revoir Sirius qui vint se placer en face de lui. Il eut envie de se jeter dans ses bras, de lui parler de tout ce qu'il avait ressenti à sa mort ou de lui raconter tout ce qui s'était passé depuis ce soir au Département des Mystères. Il aurait voulu paraître fort pour être digne de lui, mais tout ce qu'il parvint à faire fut de sentir ses yeux s'humidifier tandis que son parrain le fixait du regard.

-Sirius… murmura-t-il et Dumbledore posa une main sur son épaule.

-Je vous en prie, Sirius, restez – vous, James et Lily– loin de Harry.

Sirius Black hocha la tête, jeta un dernier regard repli de fierté, d'amour et de compassion à son filleul et repartit se battre. L'adolescent mit pourtant un long moment avant de détourner les yeux de son parrain ou de ses parents pour noter les brillants résultats apportés par les morts. Les géants, qui avaient été les plus redoutables attaquants de cette bataille, étaient désormais en partie terrassés et plusieurs mangemorts avaient déjà été tués, bien que les morts dans leur camp restaient assez rares pour le moment. Il les voyait s'affoler, les entendait hurler… Quelques uns d'entre eux fuyaient vers les ascenseurs pour échapper à cette marée de revenants dont la tâche était de les exterminer. Mais bientôt, la fuite collective sembla être pour tout le monde, même pour Voldemort qui devait être le plus attaqué de tous, la meilleure des solutions et le Seigneur des Ténèbres rappela ses troupes puis transplana, imité sans hésitation par tous ses mangemorts.

Les morts cessèrent toute agitation et restèrent là, dans les airs, à voleter dans l'attente d'un ordre. Dumbledore annula les effets de son sortilège et les flammes orangées disparurent instantanément, puis les membres de l'Ordre se débrouillèrent pour le rejoindre, tous l'air plus agités les uns que les autres. Harry vit donc arriver près de lui Tonks et Kingsley, qu'il avait déjà repérés auparavant, mais aussi Mr Weasley, McClaggan, Rogue, Bill, Charlie et de nombreux autres. A son plus grand plaisir, ses parents et Sirius vinrent s'ajouter à la liste. Un silence gêné s'installa, personne n'osant parler de peur de dire quelque chose de mal.

-Qu'est-il advenu de Ginger ? demanda finalement Harry, ne supportant plus ni le silence pesant ni l'idée que Ginger était peut-être morte. Professeur, on peut la guérir ?

McClaggan haussa les épaules.

-Mrs Pomfresh a dit qu'elle ferait de son mieux mais qu'elle n'est pas sûre des résultats, avoua-t-il. Elle reste tout de même optimiste car apparemment aucun des organes vitaux n'a été gravement touché et que nous avons agi assez vite… Si vous voulez mon avis, le couteau devait être trafiqué, c'est pour ça qu'elle n'est pas si endommagée que ça.

Harry aurait pu sauter de joie en apprenant que tout n'était pas perdu mais il estima que cela aurait été déplacé si l'on tenait compte de tous les cadavres qui remplissaient la salle d'une sensation de malaise. Quand il observa Dumbledore du coin de l'œil, il comprit que la situation était extrêmement grave.

-Au moins le pire a été évité, fit remarquer James Potter, comme s'il avait lu dans les pensées du directeur. Voldemort n'a pas pris le pouvoir…

Harry sentit son cœur s'accélérer quand il entendit la voix de son père. Instinctivement, il se tourna vers sa mère qui ne dit rien.

-Comment est-ce possible ? demanda simplement Dumbledore en montrant du doigt tous les morts voletants dans les airs.

-Une seconde prophétie, expliqua McClaggan. Concernant le fils Londubat, ajouta-t-il devant le regard interrogateur d'à peu près tout le monde. J'en ai eu une vision, l'autre soir…

James tourna brusquement la tête vers lui, une expression de désolation sur le visage. Harry sut tout de suite pourquoi : son père n'avait pas cru en ses visions quelques années avant cela et était désormais mort. Mais McClaggan ne fit que lui rendre son regard sans rien dire. C'était comme s'ils se parlaient sans utiliser de mots.

-Si Verpey est mort, qui prendra le pouvoir ? s'enquit Mr Weasley, n'ayant pas remarqué la gêne de deux anciens amis.

-Dumbledore, évidemment ! s'exclama Tonks.

-Il y a trop de choses à faire à Poudlard, contredit Rogue d'une voix traînante, comme à son habitude.

Harry nota qu'il évitait soigneusement de croiser le regard de son père, qui lui-même ne semblait pas très enthousiaste à l'idée de devoir converser avec son pire ennemi d'enfance. Sirius jetait des regards à l'un puis à l'autre tout en suivant le fil de la discussion, qui peu à peu devenait brouillon au fur et à mesure que chacun parlait en même temps que son voisin.

-Stop ! s'écria Dumbledore au bout d'un moment. L'heure est grave ! Verpey est mort ! Cela veut dire que n'importe qui peut prendre le pouvoir, désormais ! Plus besoin de rituel, rien ! Il suffit de jeter un papier portant son nom dans la Coupe de Pouvoir et le tour est joué !

Il voulut dire autre chose mais les morts commencèrent à s'effacer. Sirius tendit une main devant lui et se regarda disparaître lentement. Harry sentit son cœur se resserrer. Il aurait voulu qu'ils restent plus longtemps. S'il avait bien compris, Neville avait été l'objet de cette nouvelle prophétie qui avait permis à ses parents et à Sirius de reprendre « vie » pendant une courte durée… Et dire qu'il ne pouvait même pas les toucher…

-Prends bien soin de toi, Harry… lui murmura son père alors qu'il était presque invisible. Sois fort…

-Je crois en toi, dit Lily d'une voix douce. Tu arriveras à tes fin, je le sais…

Harry hocha la tête, ému par la déclaration de ses parents. Il aurait tellement aimé pouvoir les serrer dans ses bras au moins une fois dans sa vie…

-Je suis désolé de t'avoir abandonné, Harry… dit Sirius d'une toute petite voix qui ne ressemblait pas du tout à la voix d'homme qu'on lui connaissait. J'ignore si tu as compris le sens du message que je suis parvenu à t'envoyer, à Halloween…

Harry haussa les épaules. Pour être honnête, il n'y avait plus trop songé, à ce message d'avertissement. Sans doute Sirius savait-il déjà à cette époque que Verpey n'était pas une personne digne de confiance et qu'il avait voulu le lui faire comprendre… C'était vrai, après tout : Verpey avait beau avoir montré une image de parfait petit ministre à l'écoute de ses sujets, il n'en demeurait pas moins un mangemort qui avait berné toute sa communauté pendant une très longue période… Mais il ne voulait pas y songer maintenant. Il voulait juste parler jusqu'à l'éternité à ceux qu'il avait aimés et qui étaient désormais morts.

-Il va falloir que tu sois sur tes gardes, reprit Sirius d'une voix plus contrôlée. Les temps ne sont plus très sûrs pour toi, maintenant. Voldemort est prêt à tout pour avoir ta peau, surtout qu'il a conscience la menace que tu représentes…

-Je sais… dit Harry dans un souffle et en baissant les yeux.

Ses chaussures lui parurent soudain très intéressantes. Ou du moins, en les regardant il n'avait plus besoin d'affronter tous ces regards remplis de confiance et d'amour. Il n'était pas certain de pouvoir répondre à leurs attentes. La prophétie ne tarderait plus trop à se réaliser et il le savait, mais il en avait peur et cela, jamais il n'aurait pu l'avouer à des gens comme ses parents ou son parrain, qui étaient morts en héros pour le sauver et lui permettre d'accomplir sa tâche.

-N'oublie jamais qui tu es, Harry, lui intima son père. Ca peut toujours t'aider dans les moments les plus difficiles.

Harry hocha la tête et les vit tous disparaître sans un bruit. La salle devint soudainement étrangement vide et silencieuse, mais il ne nota aucun de ces détails. Il se répétait inlassablement les dernières paroles de ses parents et de Sirius. Il ne les oublierait jamais, c'était certain.

-Harry ! cria quelqu'un derrière lui et chacun put voir arriver en courrant Ron, Hermione et Ginny.

McClaggan poussa un juron en secouant la tête en signe d'agacement mais ne dit rien. Ce fut Dumbleodre qui, après un long regard tout autour de lui, prit la parole d'une voix lasse.

-Que quelqu'un aille chercher le jeune Londubat et le conduise jusqu'à Poudlard. Tous les quatre, prenez une de ces cheminées –il montra du doigt les cheminées plus ou moins complètes du hall– et regagnez immédiatement mon bureau. Je vous y rejoindrai dans… disons… une demi-heure. En attendant, tâchez de rester calmes, s'il vous plaît. Les dégâts sont suffisamment lourds comme ça…

Les quatre adolescents acquiescèrent et s'exécutèrent.

-Je ne comprends strictement rien à ce que tu me racontes ! s'exclama Hermione. Selon toi, Neville aurait été le sujet d'une prophétie et aurait permis à tes parents, à Sirius et aux autres de venir se battre ? Mais, Harry ! C'est complètement…

-Ridicule, acheva Ron. Où est-ce que tu es allé inventer tout ça ?

-Je n'ai rien inventé ! répéta Harry une nouvelle fois. C'est McClaggan lui-même qui l'a dit !

-Non mais vraiment ! Une prophétie ! répliqua Hermione. Tu te rends compte de ce que tu avances ?

-Je vous rappelle que vous n'aviez pas voulu me croire quand je vous ai dit que c'était Ashley le loup-garou ! déclara Harry. Ou quand…

-Quand tu nous as clairement dit que Ginger n'était qu'une amie, bougonna Ginny. Et pourtant…

-Si c'est pour dire des choses comme ça, autant te la fermer ! gronda Harry. Neville est l'objet d'une prophétie, point !

-Ginny a raison ! assura Hermione. Tu disais exactement la même chose pour Ginger et tu es tout de même sorti avec elle ! Et d'ailleurs tu sembles très amoureux d'elle, je me trompe ?

Harry tapa du poing sur le bureau de Dumbledore.

-Ginger n'a rien à voir là-dedans, c'est clair ?

Il savait que c'était idiot mais il refusait qu'on parle d'elle alors qu'elle était dans un état grave quelque part à l'infirmerie.

-Très bien, soupira Ron. Admettons que ce soit vrai, que McClaggan ait vraiment dit ça. De quel genre de prophétie s'agit-il ?

-Une prophétie est une prophétie, Ron, dit sèchement Harry. Je peux te prêter un dictionnaire si tu veux.

-Ce qu'il veut demander, dit Hermione dans un soupir de reproche, c'est est-ce que cette prophétie dont tu parles est du même type que celle que convoitait tant Vol.. Voldemort ?

-Bien sûr !

Harry était bien placé pour le savoir. Cependant, celle de Neville semblait beaucoup moins contraignante que la sienne. Pouvoir réveiller les morts, ce pouvait même être avantageux. Tandis que lui…

-C'est évident, non ? demanda-t-il froidement.

Ses amis ne répondirent rien.

-Mais… Tu en connais beaucoup, toi, des personnes qui sont impliquées dans une prophétie ? dit timidement Ginny. Enfin je veux dire, c'est rare ou pas ?

Harry haussa les épaules.

-Je n'en sais rien. Tout ce que je sais, c'est que j'en connais au moins deux.

-Qui ça ? s'enquit Hermione.

Harry mit un long moment avant de répondre. Il aurait voulu leur avouer tout ce qu'il leur cachait depuis un an. Ils avaient le droit de savoir, de toute façon. Ils étaient ses amis, donc leur soutien dans sa mission lui serait très précieux. Et puis il était temps de leur révéler la vérité, voilà pourquoi il chercha dans sa tête le moyen de leur expliquer en bref ce qu'il devrait accomplir un jour ou l'autre. Mais il ne trouva pas les mots nécessaires à décrire une telle chose. Peut-être était-ce pour la simple raison qu'il n'y avait pas de terme assez précis pour exprimer ce qu'il ressentait. Ou peut-être était-ce par crainte de les voir lui tourner le dos ou les voir afficher cette expression d'horreur qu'il avait imaginée sur leur visage de nombreuses heures durant l'été. Mais quelle que soit la raison de son silence sur ce sujet, il n'osa pas les regarder dans les yeux quand il leur avoua que le deuxième prophète qu'il connaissait n'était autre que lui-même.

-Quoi ?

-Et que raconte ta prophétie à toi ?

Ce devait être la question qu'il ne voulait pas entendre. Poussant un profond soupir, il se jeta à l'eau.

-Le tueur ou le tué, annonça-t-il.

Un silence d'incompréhension s'ensuivit.

-Euh… C'est-à-dire ? demanda Ginny.

-Soit je tu tue, soit je suis tué, expliqua Harry, redoutant de plus en plus leur réaction.

Il eut d'ailleurs raison : tous les trois se jetèrent des regards inquiets et ne comprirent toujours pas.

-Non mais attends, tu délires, là ! s'exclama Ron. Soit tu tues, soit tu es tué, ça veut dire quoi, ça ? Qui dois-tu tuer ?

-Voldemort… Soit je le tue, soit il me tue…

A ce moment, juste quand Ron, Hermione et Ginny ouvraient la bouche d'ébahissement, on frappa à la porte et McClaggan entra. Légèrement essoufflé, il paraissait plutôt joyeux même s'il rentrait d'une nuit de dur combat.

-Bonne nouvelle, annonça-t-il. Ginger est sauvée !


bon ba voilà finalement il est venu ce chapitre ! en fait il est prêt depuis hier mais j'ai reçu 14 reviews depuis mercredi alors je n'ai pas pu répondre à tout le monde, du coup je poste seulement aujourd'hui... et oui, désolée...

alors au sujet d'une éventuelle suite, je suis toujours indécise... pour tout vous dire je commence vraiment à envisager l'écriture d'une septième année pour Harry mais reprendre tout à zéro, trouver toute l'intrigue, ce qui va se passer et tout ça ça me fait bizarre étant donné que pour cette fic là, j'avais déjà quelques bases fondées sur des théorires confirmées ou non... alors si je trouve assez de choses à mettre dans une fic, ça va sûrement se faire, et sinon bah... j'écrirai autre chose! je vous tiendrai au courant de toute façon... je pense quand même que je vais faire la suite... ça me ferait aussi bizarre de tout arrêter comme ça alors que j'ai passé tant de temps pour arriver jusque là...

bon ba autant vous remercier tous tout de suite pour ces reviews qui m'ont toutes fait plaisir! et oui, la barre des120 est franchie! lol! il reste plus qu'à la monter à 130... merci!

Merci à Davstory, Ratonton et Unefan (sympa comme ptit nom! lol), mes nouveaux revieweurs !

Ne parle pas trop vite, Mysm! Les deux soeurs Fitgeralds ne sont pas encore mortes! Ashley est morte, d'accord, mais pas Ginger! J'aurai pas pu la tuer... d'ailleurs j'ai longtemps hésité entre sa mort ou sa survie il y a quelque temps, mais je me suis dit que c'était pas très sympa pour Harry si je la tuais maintenant! et puis je l'aime bien ma ptite Ginger, moi! quant à Harry il n'aime pas que bien Ginger, il est devenuamoureux avec le temps!

Mimi Lufkin, toi aussi tu es une nouvelle revieweuse même si tu lis ma fic depuis longtemps (c'est sûr que le 10è chapitre, çadate!) bon alors j'imagine qu'il faut que je réponde quelque chose à tout ce que tu m'as dit alors c'est parti:
1 ) c'est sûr que je suis assez fidèle aux rumeurs et tout ça, mais en fait j'ai fondé mon histoire sur elles donc ce n'était pas si difficile que ça... enfin bon si ça t'épate, tant mieux! je vais pas me plaindre: )
2 ) bon d'accord c'est vrai je publie assez vite quand je n'ai pas d'empêchement ( ce week end par exemple j'avais une grosse compétition de gym ) mais pour être honnête je pense que c'est en partie dû au fait que mes chapitres ne sont pas extrêmement longs... ils font en général 9 pages word alors que pour certains, ça dépasse les 12 pages à chaque fois! (n'est-ce pas Maelstrom? c'est un truc de ce style, non? ). Donc forcément je mets moins de temps que certains auteurs...
Maintenant, si t'es fan, rien ne peut me faire plus plaisir! merci!
pour tes remarques, alors:
1) pour la couverture américaine, comme tu l'as dit pour le moment je n'en ai pas encore fait allusion. C'est parce que Dumbledore et Harry seront penchés sur la coupe (comme sur la couverture) dans le prochain chapitre. Ensuite, pour la forêt, j'avoue que ça m'était complêtement sorti de la tête! lol! C'est en lisant ta review que je me suis dit "merde j'avais oublié ça!" alors si je trouve un endroit je mettrai une petite scène dans la forêt avec Dumbledore, mais pas sûr...
2) t'inquiète pas! Ginger est pas morte! comme je l'ai dit tout à l'heure, ça aurait été trop méchant de ma part et puis je voulais pas la tuer! pas besoin de résurrection miracle, il suffit de dire qu'elle est pas morte! on en saura un peu plus dans le prochain chapitre...
et 3) pour Milicent Bagnold, je suis incapable de te dire si elle est encore vivante! j'ai trouvé ce nom sur un site avec marqué que c'était une ancienne ministre alors je me suis "voilà celle qu'il me faut" et j'ai pas cherché à en savoir plus! (par pure flemme! lol ; )
bon alors là je t'ai fait de la lecture! lol!

je suis contente que ça te plaise toujours autant, Rebecca! peut-être que dans le prochain chapitre je mettrai une scène avec Malefoy (toi qui l'aimes tant! lol) parce qu'il a pas été très présent, ces derniers temps...

Miss Black, pour les Fitgeralds, c'est sûr c'est tristounet mais je l'ai dit: Ginger est pas morte, heureusement pour Harry! j'imagine déjà sa grosse dépression, son suicide etc si je l'avais fait! lol! non sérieusement je l'ai laissé en vie justement pour l'éventuelle suite que j'écrirai si je trouve assez d'idées... toi l'as dit toi-même, si je la sens pas je la fais pas!

au moins je sais que tu seras là si je continue, Harpiotte! cette fin de chapitre sera sûrement moins énervante que les deux précédentes mais bon... on pas mettre du suspens à chaque fois!

Maelstrom! j'arrive sur msn voir ta photo! lol! euh par contre les 200 reviews ça m'étonnerait quand même! du moins pas 200 reviews avant la fin de cette 6è année, pour la 7è peut-être mais là j'en suis même pas à 130 et il reste au max 2 chapitres! je vais pas avoir 70 reviews avant la fin quand même! c'est pas que ça me gênerait, au contraire, mais bon...

alors comme ça t'es en vacances pour de bon, Zabou! c'est cool si le bac s'est bien passé! moi j'ai encore toute la semaine à tenir et après, fini! après, c'est devant l'ordi toute la journée pour finir ma fic! et pour peut-être commencer une suite, enfin pas pour maintenant, je profite un peu de mes vacs avant quand même, ça serait con sinon!

et beh dis donc, merci pour ta review, Lily Black! tu as vraiment trouvé le dernier chapitre bluffant? franchement, ça m'a trop flattée! je crois pas que ce chapitre soit aussi bien, l'action se tasse un peu, la situation se calme, ça prend fin quoi! en tout cas je m'en souviendrai de ce que tu m'as dit! tu peux pas savoir comment ça fait plaisir à un auteur de recevoir ça! vraiment, merci!
bon, pour la ptite réplique "mesdames, messieurs, ce jour restera gravé dans vos mémoires ...", c'est inspiré de Pirates des Caraïbes, je l'avoue! lol! parce que j'adore ce film et qu'on l'a regardé en anglais enfin bon, voilà quoi! et puis je trouvais que ça fesait bien dans le contexte de l'histoire et tout ça! lol!
et pour Remus, j'aurais voulu faire planer le doute au sujet de sa mort pendant plus longtemps mais finalement je l'ai pas fait parce que ça aurait été trop long et que je trouvais pas trop quoi mettre pour passer le temps alors bon, autant aller vite plutôt que de s'ennuyer... pas vrai? surtout dans un chapitre important comme celui-là!

et pour finir avec toi, cédric, j'avais pas vraiment compris ce que t'avais voulu me dire l'autre fois mais maintenant je peux te dire que Harry et Voldemort ne feront pas un corps et deux esprits... et pour ta ptite théorie, pas mal, pas mal! ça serait vraiment le comble que Voldemort apprenne à Harry tout plein de trucs, quand même, surtout si Harry compte s'en servir contre lui après! lol! enfin bon, bref...

je crois que je vais m'arrêter là parce que sinon j'y suis encore demain! donc le prochain chapitre viendra sûrement ce week end et sera appelé "confidences" ou un truc du genre parce que ce sera principalement des explications, notamment sur ce qui est passé dans la tête de Ginger au moment où elle a voulu se suicider ou encore pourquoi Neville a fait réveiller les morts, etc. donc voilà, presque le chapitre final, en gros! presque! lol

allez je vous laisse à votre lecture! bisous tout le monde et à la prochaine! bye