Quand Amy ouvrit les yeux, elle se trouvait apparemment sur un des lits de l'infirmerie

Titre : Premier regard, première émotions

Auteur : Em0uille

Disclamer : A part Amy et sa famille, et quelques ajouts, les personnages appartiennent à J.K.Rowling.

Genre : K+ , Romance, Aventure

Note 1 : Pas de lemon¨

Note 2 : ça fait longtemps que je l'ai terminée, mais je mets juste long à poster les chapitres ! Donc si un jour vous voyez une quinzaine de nouveaux chapitres en une fois, ne vous étonnez pas ! Je n'ai pas la capacité d'écrire aussi vite !

Sur ce, bonne lecture ! Et soyez indulgents, c'était ma première fiction.

A plus et merci pour vos reviews.

Em0uille

Aide pas si précieuse

Quand Amy ouvrit les yeux, elle se trouvait apparemment sur un des lits de l'infirmerie. Sa tête lui tournait et il lui fallut quelques secondes pour s'habituer à la lumière autour d'elle. Parvati et Padma étaient assises à son chevet, sur des chaises en bois. Elles étaient pâles, mais restaient silencieuses. Amy décida alors de bouger un peu. Le lit grinça, Padma le remarqua et lui sourit :

- Ah, Amy, tu te réveilles enfin !

- Qu'est-ce qui c'est passé ?

- Tu t'es évanouie dans le bureau de Dumbledore, répondit Parvati, d'une voix lente.

- Tu nous a fichu les pétoches, renchérit sa sœur, en baissant les yeux.

- Je suis là depuis longtemps ?

- Tu es restée inconsciente toute la matinée.

La jeune brune posa son regard sur le plafond en alcôve. Puis tout lui revint en mémoire : l'annonce, la disparition. Ses mains tremblèrent. Elle se releva légèrement et se recroquevilla sur elle-même en position fœtale. Elle gémit :

- Papa …

Ce ne pouvait être qu'un mauvais rêve, encore une fois. Elle n'arrivait pas à y croire, elle allait se réveiller, ce n'était pas possible autrement…

- Amy, calme-toi, murmura Parvati, en lui prenant la main.

La brunette leva des yeux éteints vers sa cousine, puis repoussa sa main, et se releva brusquement de son lit. Sa tête lui joua encore des tours et elle dut s'accrocher à la monture du lit pour garder son équilibre.

- Il faut que j'aille le retrouver ! cria-t-elle. Il est en danger, je dois aller le chercher !

- Non Amy, tu ne peux pas quitter l'école enfin, rétorqua Padma, qui s'était levée pour soutenir.

- MAIS TU NE COMPRENDS PAS ? C'est mon père bon sang ! Je ne peux pas le laisser …

Les jambes d'Amy tremblèrent de plus en plus. Sa vue s'embua.

- J'ai déjà perdu ma mère … Je ne veux … pas le perdre … lui aussi..., s'étrangla-t-elle.

A cet instant, Madame Pomfresh entra en trombe dans la salle :

- Miss Patil, vous n'irez nulle part ! Vous allez boire ceci tout d'abord…

Elle se plaça à droite de la brunette, et la força à se rasseoir avec toute l'autorité dont elle pouvait faire preuve, puis lui tendit un verre rempli d'une potion verte. Amy détourna la tête, repoussa le verre et voulu se relever, mais une main ferme l'en empêcha. Elle leva les yeux. Dumbledore la regardait par-dessus ses lunettes demi-lune.

- Ça va aller Pom-pom, je vais m'en occuper. Vous pouvez retourner à vos occupations.

La jeune fille regarda le vieil homme, qui semblait fatigué, mais son regard doux lui sembla apaisant. Dumbledore lâcha son épaule et se tourna vers les jumelles.

- Allez faire un tour vous aussi, je dois parler à votre cousine. Cela ne prendra que quelques instants. Je vous en prie.

Une fois les jumelles et Mme Pomfresh sorties, le vieux directeur se tourna vers Amy, assise sur le lit blanc.

- Amy, je sais que ce que tu vis est très dur. La disparition de ton père, ta dispute avec Harry…

- Minute, coupa la jeune fille, en fronçant légèrement les sourcils. Comment savez-vous pour moi et Harry ?

Dumbledore la considéra un instant, puis un mince sourire désolé apparu sur ses lèvres ridées.

- Je crois qu'à peut près toute l'école est au courant…

Amy resta silencieuse, puis baissa la tête. Elle ramena ses jambes contre sa poitrine, et enserra ses genoux avec ses bras, pour les empêcher de trembler malgré elle. Le vieux directeur reprit :

- Bon. Comme je te l'ai dit, c'est très dur pour toi. Mais il ne faut surtout pas te laisser abattre…

« Ne pas se laisser abattre …» Amy enserra plus fort ses jambes. Ce n'était rien que des mots, et toujours des mots. Tout le monde lui rabaissait la même chose.

- Comment voulez-vous que je ne me laisse pas abattre ? s'exclama-t-elle, d'une voix étranglée. Mon père vient de disparaître, et vous me demandez de ne pas me laisser abattre ?

- Oui Amy, répondit Dumbledore, la fixant de son regard bleuté. Il faut garder confiance, les recherches se poursuivent…

- Qu'avez-vous découvert ? demanda brusquement la brunette.

Dumbledore parut hésiter. La jeune fille le remarqua et enchaîna :

- C'est mon père, j'ai le droit de savoir, non ?

- Effectivement, tu es en droit de le savoir, répondit-il. Mais nos informations sont assez vagues à vrai dire…

- Dites toujours.

- Il est possible qu'Erwan ait été enlevé.

Le cœur d'Amy se serra.

- Enlevé par qui ?

- Probablement … par des mangemorts.

La jeune fille sursauta et retint un cri.

- Mais pourquoi des mangemorts en voudraient à mon père, enfin ?

- Parce qu'il est une langue de plomb, donc les mangemorts pourrait vouloir lui soutirer certaines informations, répondit calmement Dumbledore.

L'esprit d'Amy se figea. Elle ne comprenait plus rien … Son père ? Une langue de plomb ?

- Mais … c'est pas possible ! Il m'a dit qu'il était examinateur de BUSE !

Dumbledore fronça légèrement les sourcils, puis sembla réfléchir un instant.

- Peut-être qu'il ne te la pas dit parce que justement il ne le pouvait pas… Tu sais Amy, les langues de plombs ne peuvent…

- Je sais ce qu'est une langue de plomb, monsieur, coupa-t-elle, agacée, et trop choquée pour tenir ses mots.

Le directeur ne parut pas le moins du monde déstabilisé, au contraire, il esquissa un pauvre sourire.

- Je comprends que tu lui en veuille un peu de te l'avoir caché. Mais ce n'a pas d'importance maintenant. Pour l'heure, il faut le retrouver.

- Je veux vous aider à le chercher !

La jeune fille s'était à nouveau levée, mais Dumbledore lui fit signe de se rasseoir.

- Non Amy. Tu vas rester ici.

- Pourquoi ? C'est mon père, non ?, s'indigna-t-elle.

- Parce que ta place est ici et que c'est trop dangereux.

- Je m'en fiche !

- Tu peux t'énerver autant que tu veux, tu ne sortiras pas d'ici pour autant.

Amy serra les dents. Cela ne servait à rien c'est vrai. Elle soupira, puis articula :

- Mais vous me promettez que vous allez tout faire pour le retrouver, n'est-ce pas ?

- Tu as ma parole Amy, répondit Dumbledore.

- Et que vous me tiendrez au courant si il y du nouveau, ajouta-t-elle, en haussant un sourcils.

- Je te le promets.

Amy murmura un merci presque inaudible, mais sincère. Dumbledore lui fit un petit sourire, puis fit quelques pas autour du lit.

-Allez, rassure-toi, fais-moi un sourire et bois ta potion, s'il te plaît.

Amy fit un effort, et esquissa un petit sourire, qui sonnait faux, mais c'était mieux que rien. Le directeur parut satisfait, puis ajouta :

- Maintenant, la potion.

Dans un soupir, la brune prit le verre et le vida d'un coup. La potion était dégoûtante. Elle aurait voulu recracher, mais elle s'en abstint devant le directeur, mais ne put réprimander une grimace.

- Voilà. Maintenant, Amy, avant de te quitter, je veux que toi aussi tu me promette quelque chose à ton tour.

Elle le fixa de ses yeux gris, attendant la suite.

- Tu ne sortiras pas de ce château, quoi qu'il se passe.

Amy tressaillit, serra les dents, mais acquiesça lentement.

Le directeur lui fit un dernier sourire, lui pressa gentiment l'épaule, puis s'en alla. En passant la porte, il avertit Parvati et Padma qui attendaient de pied ferme dans l'entrée que l'entrevue était terminée. Après avoir salué quelques tableaux sur son chemin, il retourna dans son bureau. Passant devant le phénix Fumseck, qu'il caressa sur le bec, le vieux directeur s'assit à son bureau. Joignant ses longs doigts fins entre eux comme à son habitude, il pensa :

« Hum … Cette petite Patil semble être vraiment imprévisible… Elle pourrait faire n'importe quoi, si ça lui permettait d'arriver jusqu'à son père, même sans réfléchir. Enfin, j'espère qu'elle va respecter mes conditions … »

Levant les yeux vers les grandes fenêtres de son bureau, il se dit encore :

« Imprévisible … Tout comme sa mère … »

A l'heure du déjeuner, Amy put sortir de l'infirmerie. Toute l'après-midi, les autres élèves ne cessèrent de la regarder, de chuchoter sur son passage, où de lui demander si c'était vraiment son père, et encore d'autres questions de ce genre. Amy les aurait bien tous incendiés rien que pour ça. C'était déjà suffisamment pénible de savoir son père entre les mains de mangemorts, il ne lui fallait pas encore une bande de curieux lui courant après et chuchotant à tout bout de champs.

Heureusement, ses amies ne lui posèrent aucunes questions, se contentant d'être là pour elle si elle avait besoin de parler ou de penser à autre chose. La jeune fille leur en était vraiment reconnaissante, vraiment. Ron lui aussi était très gentil avec elle, mais Harry restait distant, même si il la regardait un peu plus qu'avant tout de même, mais toujours sans lui parler. Cette distance habituelle et cette soudaine approche mais qui s'éternisait ne faisait qu'accentuer la peine de la jeune fille vis-à-vis du survivant. Elle essaya vainement de continuer à faire comme si de rien n'était, et s'enlisa sous une montagne de travail acharné.

Quand à Ron et Hermione, ils continuaient de cacher leur relation aux yeux de leurs amis, disparaissant quelques fois pour revenir quelques minutes plus tard, avec une excuse bidon pendue à la bouche pour justifier leur absence. Ils devaient paraître crédibles, parce que personne ne leur faisait de remarques. Mais Amy et Ginny avaient quelques soupçons, mais n'en parlèrent pas aux deux tourtereaux, préférant garder ceci pour elles.

Vers la fin de l'après-midi, alors qu'Amy et toute la bande travaillaient dans la salle commune à leurs devoirs, Seamus Finigan et Dean Thomas s'approchèrent de la brune. Seamus parla :

- Amy, c'est vrai que c'est ton père qui a disparut ?

La plume de la brunette cassa, sous ses doigts convulsés par la fureur. Cette fois s'en étaient trop. Ginny le remarqua et leur lança un regard meurtrier. Jamie, sentant la tempête arriver, posa sa main sur le bras d'Amy, mais la brune en avait marre. Elle se leva brutalement, se retourna vers Seamus, le fusillant du regard et explosa :

- MAIS LAISSEZ-MOI TRANQUILLE BORDEL ! Vous ne savez pas ce que c'est de voir disparaître un à un tous les membres de votre famille et encore plus de devoir supporter une BANDE D'ENFOIRE QUI NE TROUVENT RIEN D'AUTRE A FAIRE QUE VENIR REMUER LE COUTEAU DANS LA PLAIE ! Alors, foutez- moi la paix !

Des larmes de fureur pointèrent au coin de ses yeux, elle tremblait de colère. Les deux Griffondor restèrent plantés là, figés par la violence de la réaction de la jeune fille.

Harry avait entendu la dispute depuis le coin de la salle. Il avait beau avoir des remontrances contre elle, mais la voir dans cet état lui faisait du mal. Sans réfléchir, il se leva et tira l'épaule de Seamus en arrière. Il lui dit :

- Laissez-là tranquille vous deux, c'est suffisamment dur comme ça pour elle.

Mais Amy se tourna vers lui, les yeux humides, mais le regard froid.

- Ne te mêle pas de ça Harry. Ce n'est pas après avoir passé 5 jours à m'ignorer et à faire comme si je n'existais pas, qu'il faut commencer à t'inquiéter pour moi.

Sur ce, elle quitta la salle, essuyant rapidement ses larmes d'un revers de manche, et claqua la porte du dortoir, assez fort pour la déboîter.

En voyant la jeune fille lui gueuler dessus et s'enfuir dans son dortoir, Harry s'est sentit super con, plus qu'il ne l'avait jamais été. Ce n'avait pas été vraiment le bon moment pour jouer aux héros…

Quand à la jeune fille, elle faisait passer une douche à son oreiller sous les larmes. Harry n'était peut-être pas intervenu au moment propice, mais il avait voulu être gentil. Elle avait attendu ce moment, celui où il lui reparlerait. Mais elle l'avait repoussé et engueulé… Amy martela son coussin de rage avec son poing. Elle faisait décidément tout faux … Et elle mourrait d'inquiétude pour Erwan. Qu'allait-il lui arriver à son pauvre papa ?

Elle resta toute la soirée dans le dortoir, ne prenant même pas la peine d'aller souper. Vers le milieu de la soirée, Parvati et Jamie lui apportèrent quelques bricoles à manger, chipés au festin, que la jeune fille engloutit du bout des lèvres.

Le lendemain, personne ne lui parla plus ni de son père, ni d'Harry, ce qui la soulagea. Elle n'eut besoin que de parler un minimum, ce qui l'arrangea également.

A l'heure du déjeuné, ce fut le moment du courrier. Comme d'habitude, des centaines d'hiboux et de chouettes laissèrent tomber une pluie de lettres et de paquets sur les élèves. Les Griffondor dont le volatil respectif apportait « La Gazette du Sorcier », firent attention de la tenir hors de la vue de la brune, pour éviter qu'elle voit la nouvelle que son père n'avait pas encore été retrouvé, accompagné de la photo animée bien entendu d'un Erwan souriant à l'objectif.

Amy leva les yeux vers le ciel et aperçut Artémis qui voletait vers elle, à l'aide des ses petites ailes grises et blanche. Son oiseau laissa tomber une lettre sur les genoux. La jeune fille la remercia d'une petite caresse et d'un morceau de toast, puis entreprit d'ouvrir la lettre, qu'elle parcourut rapidement :

Amy,

Il faut qu'on se voie, il faut que je te parle de quelque chose de très important. Rejoins-moi à 6h pendant le festin de ce soir, dans le parc, près du saule cogneur. Viens s'il te plaît. A ce soir.

Drago.

« Quelque chose de très important » De quoi pouvait vouloir lui parler Drago ? Amy fourra la lettre dans sa poche et se retourna pour observer la table des Serpentard, chercha la tête blonde. Elle croisa enfin ses yeux aciers, et lui fit un signe affirmatif. Celui-ci lui répondit d'un sourire discret, puis détourna les yeux.

Quand Amy se retourna et que son regard croisa son regard, le garçon eut l'impression que son cœur fondait. Il lui sourit, puis détourna rapidement le regard. Pourquoi devait-il être aussi cruel ? Pourquoi devait-il lui faire encore plus de mal ? Pourquoi devait-il faire le mangemort alors qu'il ne l'avait jamais voulu ? Il ne savait, il serait incapable de terminer sa mission ce soir normalement. Parce que cette fois, il le savait : Son cœur appartenait tout entier à la jolie Patil. Il garda le visage impassible devant les autres Serpentard, mais si il avait été seul, il aurait hurlé en se frappant la tête contre les murs, tellement sa conduite forcée envers elle le dégoûtait. Et pourtant, il continuait …

Non. Même si il devait sacrifier ce qui lui était cher, il allait refuser de continuer. Il avait prit sa décision et il allait tout révéler à Amy.

Tout le reste de la journée, Amy n'arrivait pas à se concentrer sur les cours, l'esprit trop occupé par la révélation de Drago. Elle bâcla son travail, incapable de faire plus, ce qui lui valu des remontrances de la part du professeur Flitwick et Chourave, mais elle s'en fichait éperdument. L'heure avançait à un pas d'escargot, de limace, de tortue … Bref à pas de tous les animaux les plus lents qui soient.

Quand enfin la cloche sonna la fin des cours, elle rassembla ses affaires et s'apprêta à quitter la salle de classe, quand Jamie la retint par le bras :

- Mais où est-ce que tu vas Amy ?

- A la bibliothèque, mentit la jeune fille.

Finalement, ce n'était pas vraiment un mensonge, elle avait bien l'intention de s'y réfugier jusqu'à l'heure du rendez-vous. Au moins, elle pourra y être tranquille.

- Pour faire quoi ? On n'a pas de devoirs ce soir …, répliqua son amie, en haussant les sourcils.

- Si, si, le professeur Vector m'en a donné un particulier en Arithmancie ce matin, inventa Amy, précipitamment. Bon j'y vais, à tout à l'heure !

- Tu nous rejoins pour le festin ?

Mais la jeune fille avait déjà filé. Jamie haussa les épaules en soupirant, puis rejoint les autres qui se dirigeaient vers la tour de Griffondor.

Une fois dans la bibliothèque, la brunette fut soulagée de constater qu'il n'y avait pratiquement pas personne, donc personne qui pourrait l'enquiquiner à nouveau. Elle s'assit à une table de bois cirée entre les rayonnages, près de la fenêtre et pris un bouquin au hasard pour tenter de s'occuper. Le livre était sur l'histoire de la confédération magique de l'écosse et elle ne comprenait rien, mais le silence de la grande pièce lui était agréable. Elle patienta jusqu'à cinq heures et demi, puis impatiente, se leva et quitta la bibliothèque, en saluant rapidement Mme Pince.

- Non, non non et non ! Je refuse !

- Espèce d'idiot, tu n'as plus le choix…

- Si ! Oubliez-moi, je ne le ferai pas c'est tout !

- Impero !

Le parc était désert, tout le monde était dans la grande salle pour le souper, donc Amy ne croisa personne en se rendant vers le saule cogneur. Il faisait encore assez jour, les derniers rayons de soleil accentuaient nettement la découpe de l'arbre, qui gesticulait dangereusement. La jeune fille se mit alors à attendre Drago, en se tenant à une distance raisonnable du saule.

Un quart d'heure passa lentement. Amy commençait à se demander ou il avait pu passer.

« Bon sang calme-toi, tu est un quart d'heure en avance … » se dit-elle.

Puis elle le vit sortir des buissons, un air vide imprégné sur le visage. Amy fronça légèrement les sourcils, tandis qu'il se rapprochait d'elle.

- 'soir, fit-elle.

Il ne répondit pas. Ses traits étaient un peu plus durs que d'habitude. Il semblait tellement … peu naturel, et cet état inquiéta un peu la brunette.

- Heu, alors, tu avais quelque chose d'important à me dire, non ? Alors vas-y, parle-moi …

Malefoy sembla se renfermer un peu plus, semblant être en proie à un combat mental fort violent. Il la dépassa, lui tourna le dos et annonça d'une voix platonique :

- Je sais où ton père est retenu prisonnier.

La jeune fille ouvrit de grands yeux, abasourdie.

- Q…quoi ? Mais … où est-il ?

- Dans une maison de Little Hangleton. Et je vais nous y conduire tous les deux.

- Mais comment le sais-tu ?

Drago fit une pause, puis se retourna vers elle.

- Ça n'a pas d'importance, lâcha-t-il. Viens, il faut partir vite.

« Promet-moi que tu ne sortiras pas de ce château, quoi qu'il se passe. »… Les mots du vieux directeur revirent à la mémoire d'Amy. Elle se tortura. Devait-elle faire confiance à Drago et désobéir à Dumbledore ? Ou devait-elle laisser passer une chance de sauver son père, en refusant la proposition de ce Drago, son ami certes, mais quelle ne connaissait que depuis un mois ?

- Vite, il faut y aller, si nous voulons sauver ton père, pressa Drago en avançant vers elle un peu plus.

- Mais tu es sûr qu'il est à Little Hangleton ? S'enquit Amy, en soutenant son regard.

Le jeune Serpentard acquiesça.

La bataille faisait rage dans l'esprit d'Amy. Mais la tentation d'avoir la chance de retrouver et peut-être de sauver son père fut la plus forte. Elle hocha positivement de la tête.

- D'accord je te suis. Mais comment va-t-on s'y rendre ?

- Par portoloin !

Il lui prit le bras, et ils se dirigèrent au pas de course vers l'orée de la forêt interdite.

Harry n'avait pas réussi à se concentrer sur les cours lui non plus. Impossible. L'image de la brunette lui revenait sans cesse à l'esprit. Son cœur se serra quand il revit l'instant où elle lui avait hurlé dessus le soir précédent… Il ne pouvait plus supporter de n'essayer de ne plus y penser, de l'ignorer, c'était décidément trop dur, trop peinant. Amy lui manquait trop … Et la voir triste et désespéré l'autre soir avait ravivé en lui tous ces sentiments et il s'était sentit imprégné de sa peine. Cette fois, il en était certain, il était encore fou amoureux d'elle. Il fallait qu'il aille lui parler, c'était décidé. Mais il n'en eut pas le temps…

Pendant le repas du soir, il avait cherché Amy des yeux, mais la jolie brune était invisible Pas au sens propre du terme bien entendu, on est pas dans les 4 fantastiques … Qu'elle est absente voilà . Il se pencha vers Ron et lui demanda :

- Eh, elle est où Amy ?

- Tiens, tu t'en inquiète maintenant ? répliqua le roux, en haussant un sourcils.

Harry lui lança un regard mauvais, mais Jamie, qui avait entendu la conversation, s'écria :

- C'est vrai qu'elle n'est pas là … Mais … c'est vrai, elle m'a dit quelle travaillait sur un devoir supplémentaire que le professeur Vector lui avait imposé, à la bibliothèque !

Un bruit de couvert se fit entendre. Hermione avait laissé tomber sa fourchette et s'était tourné vers la châtaine.

- Un devoir supplémentaire ? Mais ce n'est pas possible, le professeur Vector ne lui a jamais donné de travail supplémentaire, elle excelle en cette branche.

- Elle m'aurait mentit ? S'étonna Jamie. Mais pourquoi ?

- Peut-être pour te cacher où est-ce qu'elle se rendait …, répondit Hermione, en se mordant la lèvre inférieur. A un autre moment, ça aurait été peut-être normal, mais dans son état, qu'elle nous mente n'est vraiment pas de bon augure...

- Où est-elle, alors ? demanda Ron, les sourcils froncés.

Le silence se fit à la table. Puis Harry souffla :

- La carte du maraudeur.

Chapitre 39

- On y arrive bientôt Drago ? demanda Amy, un peu essoufflée.

- Oui il est là, répondit ce dernier en désignant un petit tas d'ombre informe avec son doigt un peu plus loin, contre un arbre.

- C'est toi qui l'a crée ? L'interrogea-t-elle.

Elle n'eut pas de réponses. Drago avait seulement accéléré l'allure et Amy dut presque courir pour suivre ses foulées. Ils arrivèrent devant la chose informe, qui se révéla être une vieille botte en peau de dragon, toute cabossée. Normale quoi. Drago s'agenouilla, et tira un peu fort le bras de la jeune fille pour la forcer à s'accroupir également. Avant de toucher la botte, Amy souffla :

- Drago, qu'est-ce que tu as ? Tu n'es pas comme d'habitude …

- Rien.

- Mais…

- C'est rien, je te dis. Maintenant, à trois tu attrapes cette botte et moi aussi, compris ?

Elle acquiesça, surprise par son ton un peu trop cassant.

- Un … deux … trois !

Leurs 10 doigts agrippèrent la botte, et Amy sentit le monde tourner autour d'elle, brouillant sa vision et sentit ses pieds quitter le sol.

- Non mais c'est pas vrai, où est-ce qu'elle est ?

Harry commença sérieusement à s'inquiéter. Il essayait vainement depuis quelques minutes de repérer l'étiquette « Amy-Line Patil » sur la carte aux points mouvants, avec l'aide d'Hermione et de Ron. Leurs trois paires d'yeux n'arrivaient pas à trouver la brunette. Ils avaient minutieusement observé chaque salle, chaque couloir, chaque placard, épuisé du regard chaque recoin du parchemin, sans résultat. La tension se faisait ressentir à la table. Ron et Hermione étaient inquiets, c'était certain, mais ne n'était rien en comparaison à celle de leur meilleur ami, incapable de ralentir les battements frénétiques de son cœur, dont le bruit matte s'entendait à plus de 3 mètres de distance. Les doigts du noiraud palpaient frénétiquement la carte, la retournait dans tous les sens possibles, pour essayer de trouver ces quelques mots, au milieu d'un fouillis de points et de noms qui se déplaçaient sur le parchemin magique.

Soudain, les yeux verts s'arrêtèrent enfin sur le dessin du parc, plus précisément à l'orée de la forêt interdite, près du Saule Cogneur. Deux noms, apparentés à deux points. « Amy-Line Patil » et « Drago Malefoy ». Il sursauta et poussa une exclamation. Ses deux amis sursautèrent eux aussi.

- Quoi ? Qu'est-ce qu'il y a Harry ?

Le brun voulut répondre, mais quand il reposa les yeux sur l'endroit où ils avaient aperçu les points, il ne vit plus rien. Les points, comme les noms s'étaient soudain volatilisés, dans l'espace d'une seconde. Harry se frotta les yeux en dessous de ses lunettes, l'esprit bourré de questions. Avait-il eu une telle impatience de la retrouver, qu'il voyait n'importe quoi ? Son imagination lui jouait-elle des tours ? Oui c'était sûrement ça … De dépit, il se laissa tomber sur une chaise, tout en soufflant :

- Non rien, c'était rien.

Cette vision lui dansait devant les yeux. Bordel, pourtant, il était certain de n'avoir pas halluciné ! Le nom de son ennemi juré et celui de sa … De sa quoi ? Pouvait-il encore l'appeler comme sa petite amie ? Après ce qu'ils s'étaient passés entre eux ? Soudain, une onde de colère, mélangée à celle de l'inquiétude, qui ne faisait guère bon mélange dans son cerveau, emplit son corps. Malefoy. Celui qui était responsable de ce que leur était arrivé. Si finalement il n'avait pas halluciné ? Si elle était vraiment avec ce fumier ? Sans plus attendre, il ramena ses yeux verts la carte et chercha l'étiquette « Malefoy ». Si il avait fait quoi que ce soit à Amy, il ne lui pardonnerait jamais. Il le tuerait.

Enfin la sensation de tourbillon s'estompa, les couleurs du décor devinrent de moins en moins floues, et l'air chaud qui les avait entourés fut vite remplacé par un air plutôt glacé. Finalement, les pieds d'Amy touchèrent terre, un peu violement, alors la jeune fille ferma les yeux et perdit l'équilibre. Ses genoux heurtèrent douloureusement ce sol si froid, si dur. Puis elle ouvrit lentement les yeux.

Elle se trouvait sur une sorte de route, mi-béton, mi-gravier, entourés d'arbres à la hauteur impressionnante, devant une énorme bâtisse, qui avait des allures de manoir, Un léger brouillard stagnait, le soleil semblait avoir pliés bagages, et il faisait un froid mordant. Il n'y avait pratiquement aucun bruit, un vent très léger soulevait les pans de sa robe de sorcier. La jeune fille frissonna. Pas âme qui vivent sûrement à des kilomètres à la ronde.

Amy se releva péniblement et chercha Drago des yeux. Le jeune homme blond était atterrit à quelques mètres d'elle, et semblait un peu perdu, mais c'était levé. Elle le rejoignit en quelques pas, puis souffla, d'une voix, d'où trahissait une once de peur :

- Drago…Où sommes-nous ?

Le garçon resta irrémédiablement silencieux. Ses yeux aciers étaient tournés par la maison et semblaient étrangement vides. Amy lui prit le bras :

- Hé, tu m'écoute, où est-ce qu'on est ?

Toujours silencieux, le jeune homme ne semblait plus l'entendre, les yeux toujours tournés vers la bâtisse. La brune suivit son regard et dit d'une voix blanche :

- Tu … tu crois que mon père, peut-être là dedans ?

Soudain, les traits de Drago se convulsèrent fortement, il porta ses mains à ces tempes et tomba à genoux en gémissant, semblant en proie à une folie extérieure ou intérieur. Amy, fut prise de court par sa réaction si violente, commença à paniquer, elle se précipita sur lui, lui tenant les épaules, essayant de le calmer comme elle put.

- Drago, DRAGO ! Qu'est-ce que tu as ? Bon sang, calme-toi !

Le blond semblait souffrir terriblement, il se tenait la nuque en criant, comme si il essayait de repousser quelque chose.

Je dois résister ! Je DOIS RESISTER ! Arggghh, sortez de ma TETE !

Amy continuait de lui crier de se réveiller, de sortir de sa folie, de plus en plus paniquée.

Cette voix… c'est elle ! Je dois résister, pour la prévenir ! Elle est en danger ! AAAAAARRRRGGHHH NON JE NE VEUX PAS ! Laissez-moi !

Soudain, le corps de Drago sembla eu un dernier soubresaut et il retomba brutalement dans les bras d'Amy. Le cœur de la jeune fille sursauta dans sa poitrine. Elle le secoua par les épaules, de peur qu'il puisse être inconscient…ou pire encore. Mais les yeux du Serpentard s'entrouvrirent lentement, et dévisagèrent la jeune fille penchée sur lui, ses cheveux bruns lui caressant la tempe, ses grands yeux inquiets scrutant la moindre réaction de sa part. Il avait réussi à repousser le sortilège. Mais maintenant, il fallait la faire fuir…absolument. Elle était en très grand danger. Et le temps lui était compté … A elle, comme à son père.

- Amy, souffla-t-il, en la regardant dans les yeux. Il faut que tu t'en aille, tout de suite…

- Quoi ? Et mon père ?

-. Fous-le camps, insista Drago, en se relevant comme il pouvait. Vite, avant que…

Il ne put terminer sa phrase, un grand bruit l'interrompit. Amy fit volte face.

Dans une grande détonnation, une dizaine de personnes vêtues de capes et de cagoules noires apparurent, les encerclant. La main d'Amy se ressera sur sa baguette, mais avant même qu'elle ait put la lever, un des mangemorts leva la sienne et cria :

- Expeliarmus !

La baguette de la jeune fille s'envola de sa main, pour atterrir dans les mains du mangemort. Avant qu'elle ne puisse faire autre chose, un autre mangemort lança :

- Incacerem !

De longues cordes solides apparurent, ficelant Amy comme un saucisson, ce qui lui fit perdre l'équilibre et elle tomba lourdement sur le côté. Drago émit un cri, et fit un geste pour bouger, mais le mangemort le plus proche de lui, balança son pied dans les côtes, qui lui arracha un cri de douleur. Puis :

- Silencio.

Plus aucun son ne sortit de la bouche de Drago.

- Voilà c'est moins bruyant. Et par mesure de précaution …Incacerem.

Enfin, l'homme cagoulé s'avança vers Amy, et s'arrêta juste devant elle. Il la souleva par le col de sa robe et siffla :

- Tiens tiens, voilà la fille maintenant … Miss Patil…

- Lâchez- moi et dites-moi où est mon père ! cracha-t-elle, en tentant de se débattre, pour se libèrer de son emprise, mais sans succès.

- Tss tss décidement, elle fait bien la paire avec Potter, ricana le mangemort, en la serrant plus fort. Tu es tellement naïve ma chère Amy…

Il la lâcha et elle retomba brutalement sur le sol glaçé. L'homme s'avança vers Drago, puis lâcha :

- Bien joué Drago. Tu as réussi ton coup de main de maître. A un moment, on a pensé que tu allais craquer, mais finalement … Tu as réussi à l'amener !

Si le jeune homme avait put parler, il aurait hurlé à Amy de ne pas l'écouter, même si c'était vrai. Horrifié, il tourna ses yeux vers la jeune fille, interdite.

Les mots du serviteur des Ténèbres la roulaient de coups, elle n'arrivait pas à comprendre. C'était trop absurde… Elle faisait encore un cauchemar, ce n'était pas possible autrement !

- Drago…, souffla-t-elle, la gorge nouée. Dis-moi… Dis Moi que c'est PAS VRAI !

Elle tourna des yeux désespérés vers le blond. Le jeune homme croisa son regard si plein d'incompréhension, puis baissa lentement la tête.

A ce instant, le rire des mangemorts se fit de plus en plus fort, le cœur de la jeune fille rata un battement. A cet instant, Amy aurait voulu vomir, hurler, n'importe quoi pour faire passer ce sentiment de trahison qui lui bousillait le ventre. Ainsi, tout avait prévu. Depuis le début, il s'était foutu d'elle, et avait comploté pour l'emmener ici. Il l'avait trahie une nouvelle fois, mais c'était beaucoup plus grave qu'un seul nom. Ce goût apre lui restait entre la gorge. Elle avait marché, couru dans le piège de cet enfoiré. Trop naïve…

« - Mais bon sang Amy ! Ouvre un peu les yeux, au lieu de t'arrêter à ce que tu connais! Tu ne le connais pas autant bien que moi ! Ce type est une ordure ! »

Les larmes ruisselèrent sur ses joues. Pourquoi ne l'avait-elle pas écouté ?

Drago quand à lui, la douleur lui prenait partout dans sa poitrine. Il n'avait pas réussi à résister. Il avait conduit celle qu'il aimait à la mort. Et il l'avait perdue… Des larmes silencieuses coulèrent sur ses joues pâles.

Les rires des mangemorts la ramenèrent à la réalité, et elle se rendit compte qu'elle était dans de sales draps, à cause de sa stupidité. Elle allait crier quelque chose, quand elle se reçut un coup derrière la tête, qui lui fit perdre connaissance.

- Pas là non plus ! Ragea le survivant, ayant de plus en plus de mal à garder son calme.

Il n'avait pas trouvé Drago sur la carte, non plus, son ennemi ainsi que la brune s'étaient carrément volatilisés. Hermione tenta de le calmer, malgré sa propre inquiètude.

- Calme-toi Harry, ils ne doivent pas être loin …

- Si ils n'étaient pas loin, ils seraient sur la carte Hermione ! Lança-t-il, d'un ton cassant.

La jeune fille baissa les yeux. Ron resta silencieux. Le noiraud reprit :

- Je vais aller la chercher.

- Et où tu compte chercher si elle n'est même pas sur la carte ?!

- Aucune idée ! Mais on ne peut pas rester les bras croisés sans rien faire, bon sang ! s'écria Harry avec colère.

- Oui tu as raison sur ce point vieux, approuva Ron. Mais Hermione a raison. On ne sait même pas par ou commencer !

Le jeune homme sembla se figer, réfléchit à toute vitesse. Comment faire pour la retrouver ? Soudain, Hermione se leva, décidée :

- Il faut aller prévenir Dumbledore. Il saura quoi faire.

Harry sembla hésiter un court instant, puis se rendant compte qu'ils n'avaient que cette alternative, acquieça. Le trio sortit en trombe de la salle commune, dans la direction du bureau du vieux directeur.

La douleur vive d'un coup de pied dans le dos réveilla brusquement Amy, lui arrachant un cri étouffé. Elle ouvrit les yeux : la pièce où elle se trouvait était immense, autant haute que large, et une immense cheminée y trônait, avec un feu ronronnant à l'intérieur. Le seul mobilier était un grand fauteuil tourné vers l'âtre. Le sol était froid, en pierre, et meurtrissait les genoux de la jeune fille. Soudain, une voix glaciale se fit soudain entendre, du genre qui vous gèle les entrailles dès que celle-ci parvient à votre oreille.

- Alors la voilà… Miss Patil. Bienvenue au Manoir Jedusor…

Un frisson violent parcourut la colonne vertébrale d'Amy. Ses yeux se levèrent lentement vers la voix, et elle crut qu'elle allait hurler, mais elle resta là paralysée comme une statue. Devant elle, se tenait un homme immense, maigre, la peau pâle, le crane lisse, le nez réduit à deux uniques fentes et des yeux jaunes, plus que terrifiant, dont se dégageait toute la cruautée imaginable. Lord Voldemort lui faisait face, la considèrent d'un air narquois, la baguette d'Amy se baladant entre ses doigts aux ongles fourchus. Il continua de sa voix à en glacer le sang :

- Enfin le plaisir de connaître la petite dernière des Patil… Voyons… J'ai eu l'occasion de rencontrer toute ta famille si je me souviens bien. Ah oui, cette chère Hélène.

Le cœur de la jeune brune se serra fortement et elle recommença à trembler.

- Une sorcière très douée, ajouta Voldemort d'une voix lente, levant les yeux aux ciels, comme pour mieux faire semblant de se rappeler. Mais pas suffisamment bien entendu…

Amy frissonna encore une fois plus fort. Que racontait-il ? Elle ne comprenait plus rien… Sa mère avait été tuée par un mangemort …

- Je n'ai mis que 5 misérables petites minutes pour la tuer.

La peur de la jeune fille se transforma soudain en haine pure. Ce type était donc le véritable assassin de sa mère, ainsi que de pleins d'autres innocents. Aveuglée par la colère, elle voulut se relever, mais Voldemort baissa machinalement sa propre baguette :

- Endoloris !

Le rayon de lumière frappa Amy de plein fouet. Elle retomba sur le sol dur, se recrocquillant sur elle-même, en hurlant comme une dingue. Jamais de sa vie elle n'avait connue pareil douleur. Elle hurlait, hurlait, suppliant intérieurement pour que cela cesse. Enfin, Voldemort leva sa baguette. La douleur cessa, et Amy resta couchée sur le sol, épuisée, tremblante et les muscles douloureux. Le mage noir s'avança d'un pas vers elle, et éclata d'un rire sans joie, glacial.

- Alors, ça fait mal, hein ? La douleur …

Des larmes de rage jaillirent des yeux de la brune, mais elle était trop faible pour bouger, trop occupée à reprendre son souffle. Le mage noir ajouta :

- Voilà ce qui arrive quand on fait confiance à n'importe qui et qu'on ne croit même pas ce que nous dit son tendre et cher… D'ailleurs il ne devrait pas tarder …

« Il ne devrait pas tarder … » Coup de poignard pour Amy, qui trouva un peu de force pour ouvrir les yeux et souffler :

- Harry ... Qu'est-ce qu'il a à voir là-dedans ?

A nouveau, le serpent éclata de son rire tellement terrifiant.

- Stupide petite Amy. Je ne t'ai pas fait venir pour rien, ce n'est pas mon genre… Pour attirer ce cher Potter jusque ici, tu étais vraiment la plus désignée, non ?

La jeune fille sentit une pierre lui tomber au fond de l'estomac. Non …. Non, pas Harry ! Elle sortit courageusement :

- Il ne sait pas ou je me trouve ! Comment voulez-vous qu'il vous rejoigne ici ?

- Disons que Potter est très … hum … sensible à ses visions, susurra Voldemort ,un sourire mauvais incrustée sur son horrible visage. Il ne lui faudra que quelques heures pour te retrouver … et venir nous rejoindre ici.

Il se retourna, laissa Amy le nez dans la poussière, mélangée à ses larmes, qui coulaient inlassablement. Elle gémit :

- Non … Harry … Ne viens pas…Je t'en supplie …

Voldemort aboya à un des mangemorts :

- Amenez-là avec le vieux. Au moins passer ses dernières heures en compagnie de son … cher papa…Ahlala… vivre la mort en famille… Quelle joyeuse perspective…

Amy, alarmée ,releva la tête. Alors son père était vraiment ici ?

- Que lui avez-vous fait ? lança-t-elle au maître des ténèbres.

Voldemort l'ignora royalement, se contentant de donner des ordres à ses mangemorts.

- QUE VOUS LUI AVEZ-VOUS FAIT ESPECE DE SERPENT ? hurla Amy cette fois.

- Espèce d'insolente petite peste, cracha-t-il avec mépris. Je n'ai pas l'intention de te le dire. Endoloris !

Et la torture reprit pour la jeune fille. Après avoir hurlé pendant un certain temps et souffert plus que jamais, Amy retomba, à moitié assomée sur la pierre. Elle entendit à peine Voldemort crier à un des hommes cagoulés :

- Hington ! Amenez-là auprès de ce cher Erwan, en attendant l'arrivée de … l'amour de vie, notre cher Potter !

Les mangemorts ricanèrent, sauf le dénommé Hington, qui se contenta de soulever la jeune fille, sans un mot et l'emmener dans une chambre miteuse. Amy se sentit soulever, ouvrit dificilement les yeux, vers le mangemort. Une boucle blonde dépassait de sa cagoule…. Une boucle terriblement familière…

Abasourdie, elle articula :

- Harvey ?!