-Bonsoir. Dis-je en entrant dans le salon à l'heure du dîner.
-Bonsoir, Nilin. Me répond mon père.
Je m'installe en face de ma mère et sur la droite de mon père. Ils devaient m'attendre car ils n'avaient pas entamé leurs assiettes déjà rempli. Je me raclais la gorge, me servit des carottes râpés et attendit que mon père commence de manger. C'était lui qui donnait le départ pour manger, enfin je l'ai toujours vue comme cela. J'observais ma mère en face de moi, elle triturait ses carottes de sa fourchette, je voyais bien qu'elle n'était pas comme d'habitude. Mon père, quant à lui, mangeait avec appétit.
-Comment tu vas ? Me demande mon père sans me regarder.
-Je vais bien. Et vous ?
-Ta mère se fait beaucoup de souci pour toi. Je regardais ma mère mais elle gardait ses yeux baissés.
-Pourquoi elle ne me le dit pas ? Elle ne m'a pas dressé la parole depuis que je suis rentrée.Dis-je sèchement.
-Nilin..Soupira mon père. Écoute, nous savons que tu nous en veux mais ce n'est pas une raison pour nous oublier.
-Je ne vous oublie pas. Leur dis-je. Comment vous oubliez ? Je ricane. Enfin, surtout toi papa.
-Je sais que j'ai fais des erreurs et je m'en excuse. Me dit-il après s'être essuyé la bouche de sa serviette. Tu aurai pu nous envoyer de tes nouvelles plus souvent.
-Je n'avais pas le temps. Dis-je avant de finir mes carottes.
-Oh ! S'exclama ma mère. Nilin, tu as du temps pour tes amis mais pour nous non ?
-Il y avait les BUSES à la fin de l'année et je me devais de réviser pour les réussir. Il y avait aussi le professeur Ombrage qui nous donnait des retenues pour pas grand chose.
-Le professeur Ombrage faisait juste son travail, chérie. Me dit mon père et je ricanais.
-Son travail était peut-être de remplacer notre directeur ? D'accrocher des décrets pratiquement tous les jours sur le mur du hall ? De venir inspecter les cours et de renvoyer ceux qu'elle ne trouvait pas assez apte à continuer d'enseigner ? De s'immiscer dans les affaires de l'école ? Énumérais-je hors de moi. Non ! Son travail était d'enseigner la défense contre les forces du mal, et même ça, elle ne l'a pas fait correctement.
-Tu n'es pas obligé d'élever la voix pour expliquer tout ceci, Nilin. Dit mon père et je soupirai.
-Vous ne savez pas ce qu'elle nous faisait.
De nouveau, un silence retomba autour de la table ou seul les tintements des couverts sur les assiettes se faisait entendre. Après avoir mangé mon dessert, je me levais de table et commença à sortir du salon quand je me souviens que je devais leur demander quelque chose. Je revins alors sur mes pas, près de ma chaise.
-J'aimerai aller au bord de la mer avec une amie.
-Quelle amie ? Demanda mon père en me regardant.
-Hermione.
-Hum. C'est celle qui est née de parents Moldu ?
-Oui. Tu as dû la voir l'autre jour au Ministère.
-Nilin ! S'exclama ma mère. Ne parlons pas de ça, maintenant.
-Très bien. Dis-je sèchement. Alors, je pourrai y aller ?
-Non. Répond mon père.
-Quoi ? Mais pourquoi ?
-Nous aimerions que tu passes tes vacances avec nous.
-Et vous avez pensé à ce que j'en pense ?
-C'est nous qui décidons Nilin. Me rappela mon père et je soufflais. Nous avons le droit de passer du temps avec notre fille.
-Fille à qui vous ne dîtes que ce que vous voulez lui dire. Maugréais-je en croisant les bras.
-Bon ça suffit, nous en reparlerons plus tard. Quand tu seras apte à nous écouter sans ronchonner. Va dans ta chambre ! M'ordonna mon père et je ne me fis pas prier.
Je claquais la porte de ma chambre pour leur montrer que je n'étais pas contente. Je n'ai pas envie de rester avec eux ces deux mois, il en est hors de question. Être avec mon père, toute une journée dans la même maison, c'est impossible. En sachant ce qu'il est, je ne veux plus rien avoir avec lui. Et ma mère qui préfère faire tête basse et lui obéir comme un elfe de maison. C'était tellement plus simple avant. Avant que je ne sache que mon père est un mangemort.
Je m'allonge sur mon lit, la tête dans l'oreiller et je cris tous ce que j'ai sur le cœur. Je cris tellement que ma gorge me fait mal et que je n'arrive plus à parler sans que ma voix déraille. Je soupir, me met sur le dos et observe mon plafond rempli d'étoiles. C'est ma mère qui a eu cette idée quand j'étais plus petite. Elle avait lancé un sort sur le plafond et quand ma chambre était dans le noir complet, les étoiles se mettait à briller, comme si je regardais le ciel. Ça m'apaisait et je m'endormais plus facilement.
Olympe monte sur le lit en miaulant et je la prend contre moi. Fred me manque. Si je ne peux pas aller chez les Weasley cet été, je crois que je vais devenir folle. Je me lève de mon lit, faisant feuler Olympe et me dirige vers mon bureau pour prendre un parchemin ou je commence à rédiger une lettre pour Fred.
Fred,
Les vacances ne font que de commencer que je n'en peux
déjà plus d'être avec mes parents. Le dîner a été froid
et nos discussions n'étaient pas glorieuse. La preuve
je ne sais pas si je pourrai venir chez vous cet été..
Tu y crois toi ? Je ne tiendrais pas deux mois
sans te voir. Tu me manques de trop.
Notre petit moment à la gare était
trop court..Je te tiens au courant
pour les vacances.
Ton bé.
Je sors ma chouette de sa cage, lui donne l'enveloppe puis ouvre la fenêtre pour qu'elle s'envole à l'adresse que je lui ai fourni. Je me mets en pyjama, m'allonge sous les couvertures puis ferme les yeux en attendant que le sommeil ne vienne.
Je suis réveillée à cause de Olympe qui gratte à ma porte pour sortir de la chambre. Je soupir, me lève et lui ouvre la porte. Seulement, quand je veux la fermer, j'entends des cris provenir de la chambre de mes parents. Je me frotte les yeux et regarde l'heure sur ma montre, il n'est que onze heure et demi du soir. Curieuse, je m'approche à pas de loup près de leur chambre, colle mon oreille sur la porte et écoute.
-Tu dois lui dire Alexandre ! S'écria ma mère.
-Je lui dirais chérie mais pas maintenant. Elle est bien trop en colère contre nous.
-C'est de ta faute si elle est comme ça ! Reprocha ma mère à mon père.
-Ma faute ? Bien sûr, tout est de ma faute de toute façon. Hurla papa. Tu crois que ça m'a fait plaisir d'apprendre que mon Maître était de retour ? Tu crois que je n'ai pas peur qu'ils vous arrive quelque chose à Nilin et toi ? Oui j'ai fais des erreurs mais le passé c'est le passé, alors arrête de me remettre tous sur le dos.
-Je ne te mets pas tous sur le dos, juste le fait que Nilin ne veux plus passer de temps avec nous parce que tu es ce que tu es ! Je ne suis pas comme vous, je ne suis pas pour les idées de ton Maître Alexandre et pourtant, c'est comme si j'en faisais partie.
-Je suis désolé, d'accord..S'excusa mon père mais ma mère le coupa net.
-Des excuses, encore et encore. J'en ai marre de prendre à ta place. Nilin est ma petite fille et..je..je ne veux pas qu'elle devienne..
-Ne pleure pas. Maryse, chérie, pleure pas. J'entends les sanglots de ma mère et mon cœur se serre.
-Parle lui avant qu'elle ne décide de partir avec son amie.
-Je le ferai. Un silence s'ensuivit ou je pense qu'ils s'embrassent. Il..il m'appelle..
-Je ne te retiens pas..
Je cours dans ma chambre quand je comprends que la discussion est terminée. Je me couche, dos à la porte et fait comme si je dormais quand j'entends les pas de mon père dans le couloir. Le silence de la nuit refait surface et je soupir tout en me demandant de quoi ils parlaient. Me dire quoi ? Devenir quoi ? C'est sur ces questions que je me rendors.
Une semaine vient de se passer et j'ai l'impression que mon père me fuit. Lors des dîner, il mange rapidement et s'enferme dans son bureau ou rejoins son Maître qui l'appelle. Il ne m'a toujours rien dit et ça m'inquiète. Ma mère, elle, est bien plus présente que mon père. Et j'ai décidé d'arrêter de faire comme si elle était comme mon père. On fait plus de chose ensemble, je l'aide à faire la cuisine, à faire un peu de ménage sans nos baguettes et je lui confis beaucoup de chose sur mes amis mais aussi sur ma relation avec Fred. En parlant de lui, il a répondu à ma lettre en me disant qu'il espérait me revoir avant deux mois et que je passe mes vacances chez eux quelque temps. J'ai eu des nouvelles de Hermione, elle attend toujours l'approbation de nos parents pour ce voyage en France. Harry ne m'a pas encore écrit et ne parlons pas de Ron.
-Donc toi et Fred c'est le grand amour. Me dit maman tandis qu'on rangeaient les livres de la bibliothèque.
-Oui, je le sens au plus profond de moi.
-Tant mieux. Elle me sourit. Et, vous avez.. ?
-Quoi ? Je comprends et me met à rougir. Euh..et bien..maman !
-Chérie, c'est naturel tu sais. Elle rit. Vous l'avez fait alors ?
-Oui. Je suis incroyablement gênée. Mais ne dit rien à papa.
-Je ne dirai rien. Vous faîtes attention hein ?
-Maman ! Rouspétais-je. C'est bon, ne t'en fais pas.
-Je ne veux juste pas être grand-mère maintenant.
-Et moi, je ne veux pas être maman maintenant. Tu n'as pas de souci à te faire.
-Bien.
Nous continuons de ranger les livres dans le calme.
-Maman, pourquoi papa me fuit ? Lui demandais-je et elle se retourna vers moi.
-Il ne te fuit pas.
-Si.
-Il a beaucoup de travail, c'est tout. J'acquiesce mais je ne crois pas à son mensonge.
-Je pourrai aller en France avec ma copine ?
-Je fais tout pour que ton père change d'avis. Elle me sourit. C'est en cours de négociation.
-Merci.
Plus tard dans la journée, peu avant de dîner, j'entends mon père et ma mère se disputer une nouvelle fois. Je souffle et vais fermer la porte de ma chambre pour atténuer les cris avant de me réinstaller à mon bureau et de continuer de lire la lettre de Fred.
Mon bébé,
Tu me manques beaucoup et même si George et
moi travaillons beaucoup au magasin, tu es
encore et toujours dans mes pensées.
Ron nous a parlé de ces vacances d'été
au bord de la mer mais les parents ne
semblent pas trop emballés par l'idée.
En tout cas, moi je dis que c'est une
bonne initiative de vouloir prendre
des vacances. J'espère que vous
pourrez y aller. Je ne pense pas
que je viendrais, trop de boulot
avec le magasin maintenant.
J'espère que tu ne m'en veux pas !
Tu me manques, je t'aime.
Fred.
Je ne suis même pas sûr d'y aller au bord de la mer alors non je ne t'en veux pas. Je rédige une réponse à son encontre puis décide de descendre dans le salon. Ma mère est dans la cuisine et mon père n'est pas là. Comme d'habitude. Il est censé être en vacance mais il n'est jamais à la maison ou quand il y est, il est dans son bureau. Je m'ennuie ici, toute seule. Il n'y a rien à faire.
-Ah Nilin, tu es là. Je me retourne pour voir mon père se tenir dans l'embrasure de la porte. Je dois te parler, tu viens ? Je le suis jusqu'à son bureau à l'étage. Assied toi.
Je ne suis rentrée que quelques fois dans son bureau et il est toujours aussi bien rangé. Il n'y a rien de personnel à part une photo de maman et moi sur son bureau en bois. Je m'installe donc sur le fauteuil dans un coin de la pièce et le regarde. Il a l'air anxieux.
-Bien. Commença t-il. Ce que je vais te dire est très important. Ne m'interromps pas parce que..je pense que je ne pourrai pas continuer si tu le fais.
-D'accord. Je croise mes jambes et jouent avec mes doigts.
-Comme tu dois t'en douter, le Seigneur des Ténèbres était vraiment furieux quand nous ne lui avons pas ramené la prophétie. Lucius en a prit pour son grade et..ce n'est pas important. Le Maître, très furieux contre nous, nous a d'abord torturé chacun notre tour avant de nous demander si nous avions des enfants. Bien sûr, il savait qui en avait et qui n'en avait pas. J'ai donc dit oui, que j'avais une fille qui allait sur ses seize ans et..Il souffle, passe une main sur son visage et sans me regarder il continue : il m'a ordonné de..oh par la barbe de Merlin ! Nilin, tu vas recevoir la marque des Ténèbres de ma faute !
Je cesse de respirer en entendant ceci. J'ai la bouche ouverte, mes yeux sont dans le vide et mes mains tremblent. Dîtes moi que j'ai rêvé ? Que tous ceci n'est qu'un foutu cauchemar et que je vais bientôt me réveiller ! Je me pince et en vu de la douleur que cela m'a procuré, je ne suis pas dans un cauchemar. Mon père s'excuse encore et encore mais je ne l'écoute pas. Tout ce que je veux, c'est partir d'ici. Loin de lui. Loin de cette maison.
-Quand ? Demandais-je quand je repris mes esprits.
-Dans deux semaines.
Je me lève lentement et sort du bureau sans rien ajouter. J'entre dans ma chambre, ferme la porte à clé et vais m'effondrer sur mon lit. Je pleure. Longtemps. Ma mère vient me chercher pour dîner mais je ne veux pas manger. Je n'ai rien envie d'avaler. Je ne peux rien avaler après ce que je viens d'entendre. La marque des Ténèbres..Ce n'est pas possible..Je n'en reviens pas. Je ne veux pas avoir ça sur le bras parce que mon père et tous les autres ont échoués. Non, je n'irai pas. Il en est hors de question. Et c'est pourquoi je décide de partir ce soir.
Il doit être plus de minuit quand je sors de ma chambre, baguette dans la poche de mon jeans, valise et cage dans les mains. Je descends les escaliers sans faire de bruit. Mes parents sont couchés depuis un bon bout de temps alors je n'ai aucune crainte à en voir surgir un devant moi. Olympe miaule de temps à autre, ma chouette hulule mais je suis maintenant dehors. Je me retourne pour regarder ma maison, celle ou je vivrais plus, celle qui m'a vu grandir. Je pousse un soupir et commence à marcher sur le trottoir, sans but précis. Je ne sais pas si je dois aller chez Hermione ou chez Fred. Ils seront tous les deux surpris de me voir surtout qu'ils ne seront pas au courant de ma fugue.
Alors que je dépassais une petite ruelle, j'entendis un bruit provenant de celle-ci. Je m'arrêtais net, le cœur battant et j'écoutais, gardant la main sur ma baguette. Olympe se mit à feuler dans sa cage et ma chouette battait des ailes. Je sortis ma baguette et la pointa en direction de cette ruelle avant qu'un chien en sorte, aboyant après moi. Comment allais-je faire ? Je n'ai pas le droit d'utiliser la magie hors de l'école ! Mais alors qu'il allait sauter sur moi, des petits oiseaux se mirent à voler autour de lui puis l'attaquèrent sans raison, le faisant fuir. Mais, que font des oiseaux à cette heure de la nuit ?
-J'ai toujours aimé ce sortilège. Me dit une voix grave derrière moi.
Je sursautais et me retournais, baguette braquée sur cette personne. Je fus soulagée de voir le Magicobus et son contrôleur, appuyé contre celui-ci, jouant avec sa baguette. Ce contrôleur était bien différent de l'ancien, Stan Rocade. Il était de taille moyenne, brun avec un sourire charmeur. Je m'avançais alors traînant ma valise derrière moi.
-Merci. Lui dis-je en souriant. J'aurai été mal si vous n'étiez pas intervenu.
-Pas de quoi, j'ai vue une jolie jeune fille en danger, je l'ai secouru c'est tout à fait normal.Il me sourit. On vous emmène quelque part ?
-Euh..oui, s'il vous plaît.
-Monter.
Il s'approche pour prendre mes affaires tandis que je montais dans le bus. Il n'y avait pas grand monde, deux pour être exact et elles dormaient profondément dans des lits. Je m'installais sur l'un d'eux, vide, et attendit. Le contrôleur posa mes affaires dans un coin, me donna un ticket que je rangeais dans la poche de ma veste puis il me demanda où est-ce que je voudrais aller.
-Loutry Sainte Chaspoule. Dis-je sans réfléchir.
-Très bien mademoiselle.
Il répète l'adresse au chauffeur et le Magicobus démarre, très ardemment. Je regarde le paysage défilé rapidement et je sens aussi le regard du contrôleur sur moi. Je regarde l'heure sur ma montre, une heure et demi du matin. Bon sang, qu'est-ce qu'il m'a prit de fuguer en pleine nuit ! Je suis totalement folle et tous le monde dort à cette heure. J'aurai dû attendre l'aube. Quelle idiote.
-Quelle âge avez-vous ? Me demande le contrôleur, debout en face de moi.
-Je vais avoir seize ans au mois d'août.
-Vous êtes un peu jeune pour voyager seule, non ? Surtout par les temps qui court.
-Je sais mais je n'avais pas le choix. Et puis, ça ne vous regarde pas.
-Vous avez l'air d'avoir du caractère. Il sourit et je hausse les épaules. C'est pas pour me déplaire.
D'accord. Je ne dis rien et fait comme si il n'était pas là. Je sens toujours son regard sur moi mais n'y prête pas attention.
-Comment vous appelez-vous ?
-Nilin. Et vous ?
-Bryan. Il me sourit et j'acquiesce avec un léger sourire. Pourquoi êtes-vous partie de chez vous ?
-Je vous l'ai dit, ça ne vous regarde pas. Je croise les jambes et met mes mains entre pour les réchauffer.
-Je ne dirai rien à vos parents si c'est ça qui t'inquiètes. Je peux te tutoyer ?
-Peu importe. Je me sens mal à l'aise face à son regard insistant.
Au moment ou j'allais parler, le Magicobus freine brusquement et je me retiens de justesse au lit pour ne pas tomber à terre. Je me redresse, replace une mèche de mes cheveux derrière mon oreille et regarde à l'extérieur de la fenêtre.
-Loutry Sainte Chaspoule. Dit la voix aiguë du chauffeur.
-Vous voilà arrivée. Me dit Bryan en prenant mes affaires avant de descendre.
Je le suis et une fois sur le trottoir en face d'une maison décrépit, Bryan me salut d'un baise main et d'un clin d'œil puis remonte dans le Magicobus qui repart aussi vite qu'il est arrivé. Je n'en pouvais plus d'être dans ce bus. Ce Bryan me mettait vraiment mal à l'aise avec toutes ces questions et son charme à deux mornilles. Comme si il m'intéressais. Bon, maintenant que je suis arrivée à bon port, il va falloir que je trouve la maison des Weasley. Pas gagné avec cette obscurité. Peut-être que je devrais attendre que les lampadaires s'allument pour pouvoir me repérer. Je crois que je n'ai pas le choix. Je regarde ma montre toutes les dix minutes, assise sur le trottoir contre ma valise, Olympe dans mes bras. J'ai froid et j'ai peur. Il n'y a pas un bruit et c'est angoissant. Petit à petit, mes yeux se ferment et je m'endors.
Je suis réveillée par le chant des oiseaux, quand j'ouvre les yeux, le soleil commence à se lever. Je regarde autour de moi pour me rappeler ou je suis et ça me revient. Je me lève fébrilement, mes os craquent de tous les sens et j'ai très mal aux fesses et au dos. Je me souviens aussi que j'avais Olympe contre moi mais..elle n'est plus là. Où est-ce qu'elle est ?! C'est tout en prenant le chemin que je l'appel mais elle ne vient pas. Je soupir et me dit que quand elle en aura décidé, elle reviendra d'elle-même.
Il est plus de sept heures du matin quand j'arrive enfin au Terrier. J'ai eu dû mal à trouver mon chemin, j'ai dû demander à un pépé qui allait chercher son pain, qu'il m'indique la route à prendre. Il m'a d'abord regardé de haut en bas, son cigare à la bouche puis m'a dit que c'était en dehors du village, à une dizaine de minutes d'ici et qu'au premier chemin que je voyais, je devais le prendre. Il m'a aussi dit qu'il ne savait pas pourquoi je lui demandais cela car tous le monde savait que cette maison étrange n'était pas habité. Je l'ai remercié et j'ai marché, longtemps avant d'enfin arriver au Terrier.
Je passe devant l'entrepôt de Arthur, devant le poulailler puis devant la porcherie avant d'atteindre la maison. J'ai mal aux jambes, je suis fatiguée et je ne suis qu'une idiote. Vraiment, j'aurai dû attendre qu'il fasse jour pour fuguer. Je reprends mon souffle puis toque contre la porte qui mène à la cuisine. J'espère que Molly n'est pas loin, je sais qu'elle est levée, elle se lève toujours tôt. J'attends un petit moment avant que la porte ne s'ouvre et que le visage radieux de Molly ne m'accueille.
-Nilin ? Mais, que fais-tu ici ma chérie ? C'était prévue que tu viennes ? Oh ! Ron ou Fred vont m'entendre de ne pas m'avoir prévenu !
-Euh..non, non ce n'était pas prévu que je vienne. J'ai..fugué de chez moi..
-Oh ! Ma chérie. Entre, tu as l'air fatiguée.
J'entre en lui souriant et en la remerciant puis je dépose mes affaires près des escaliers. Molly, les poings sur les hanches, me regarde en secouant la tête de gauche à droite. Elle m'invite à venir dans la cuisine ou elle préparait le petit déjeuner. Je m'installe sur l'une des chaises et la regarde casser des œufs.
-Alors, veux-tu me raconter ?
-Vous pouvez me promettre de ne rien dire à mes parents ? Que je suis ici, je veux dire. Ils ne le savent pas, je leur ai écrit une lettre dans laquelle je disais que j'étais partie rejoindre Hermione en France.
-Hermione est ici, elle n'est pas en France.
-Je sais, enfin non je ne savais pas qu'elle était ici, mais, ce que je veux dire c'est que je sais qu'elle n'est pas en France. C'était juste pour ne pas qu'ils viennent me chercher ici.
-Je vois. Elle me sourit. Je te promets de ne rien dire.
-Merci.
-Tu veux boire quelque chose ? Me demande t-elle.
-Je veux bien.
-Tu sais ou ça se trouve. Je souris et vais me chercher un verre et me sert du jus d'orange fraîchement préparé. Raconte moi tout.
-Je suis partie parce que mon père m'a dit quelque chose que..Vous-Savez-Qui était furieux contre ses fidèles serviteurs après ce qu'il s'est passé au Ministère. Et pour les punir, enfin ceux qui on des enfants, il leur a dit qu'il les marqueraient..
-Ma chérie ! S'exclama t-elle en venant me prendre dans ses bras. Je comprends que tu sois partie.
-Je ne veux pas porter cette chose sur mon avant bras. Je ne veux pas être un mangemort..
-Je sais, je sais.
Elle me réconforte un long moment avant de me donner un petit déjeuner digne de ce nom. Elle me raconta comment elle avait été furieuse de voir Fred et George arriver à la maison ce fameux jour d'examen. Elle me dit également qu'ils préparaient avec minutie leur magasin qui n'ouvrirait que dans quelques jours et qu'elle ne les avaient jamais vu aussi sérieux. Molly me dit aussi que Fred n'était pas trop dans son assiette en ce moment et que je lui manquais beaucoup. C'est, bien évidement réciproque.
-Est-ce que je peux aller dormir ?
-Bien sûr, elle me sourit.
-Ne dîtes rien aux autres, j'aimerai leur faire une surprise.
Elle acquiesce puis me laisse monter l'escalier, ma valise dans les mains. Je fais le moins de bruit possible avant d'entrer dans la chambre des jumeaux. Il n'y a personne car Molly m'a dit qu'ils avaient un petit appartement au dessus de leur magasin et qu'ils y passaient la plupart de leur temps. Je sais aussi qu'ils reviendront au Terrier cet après-midi et j'ai plus que hâte de revoir Fred. À peine couché sur le lit de mon copain, la fatigue m'emporte et je m'endors immédiatement.
Quand je me réveille, il est plus de treize heure. La chambre est éclairée par les rayons du soleil et je suis obligée de plisser les yeux. Je me lève, m'étire et décide d'aller prendre une douche. Une fois sortie, je me parfume avec le parfum que Hermione m'a offert pour mon anniversaire, celui qui sent la vanille avec une touche de chocolat. Je descends ensuite dans la cuisine ou je vois qu'il y a Arthur, Molly, Ron, Ginny et Hermione. La mère de famille me fait un grand sourire mais les autres ne remarque rien.
-Vous ne dîtes pas bonjour ! Dis-je, les poings sur les hanches tandis qu'ils se retournaient tous, la bouche et les yeux ouverts.
-Nilin ? Mais que..comment tu es apparus là ? Me demande Ron et je ris.
-Je suis arrivée ce matin mais je vous raconterai tous plus tard. Je m'installe près de Molly. Quand Harry arrivera ?
-Il ne vient pas. Du moins, pas maintenant. Me renseigna Ron et j'acquiesce.
-Bon appétit tout le monde. Dis-je en souriant.
-Merci, toi aussi. Me répondent-ils.
Nous déjeunons dans la joie et la bonne humeur. C'est toujours un régal de goûter aux plats de Molly, elle cuisine tellement bien ! Après avoir fini de manger, nous nous installons dans le salon et j'expliquais ma venu au terrier à mes amis. Ron marmonnais des paroles inaudibles, Hermione était toujours autant ébahi et Ginny murmurait des insultes à l'encontre de Voldemort, enfin je crois.
-Quand j'ai pris le Magicobus, le contrôleur me faisait du rentre dedans, enfin je suppose.Leur dis-je pour leur faire penser à autre chose.
-Vraiment ? Quel imbécile. Ria Ginny. Tu lui as dis que tu avais un petit ami ?
-Au moment ou j'allais lui dire, j'étais arrivée. Vous ne savez pas combien j'étais contente d'être arrivée. Je ris.
-Donc, tu as passé la nuit sur un trottoir ? Demanda Ron et j'acquiesce. Ça ne devait pas être confortable.
-Pas du tout mais je ne voyais rien et comme on n'a pas le droit d'utiliser la magie hors de l'école, je ne pouvais rien faire. Expliquais-je. D'ailleurs, vous n'auriez pas vu Olympe ?
-Non, pas vu. Me disent-ils et je soupirai.
-FRED ET GEORGE ARRIVENT ! Nous prévient Molly de la cuisine.
Mon cœur s'emballa rien qu'en entendant son prénom et Ron me dit de me cacher derrière le canapé, ce que je fis en riant. Je pense que ça va être drôle de voir leur tête surprise aux jumeaux. Ron, tu as eu une bonne idée.
Point de vue : Fred Weasley
George et moi venions de transplaner non loin de la maison et je n'avais qu'une envie, dormir. La préparation et la mise en rayon de nos produits est bien plus fatiguant que je ne le pensais. Même si nous utilisions nos baguettes, il fallait aussi prendre nos mains et c'était vraiment fatiguant. De plus, Nilin me manquait énormément et je pensais très souvent à elle. Bon, okay, toute la journée elle était dans ma tête et George me rappelait à l'ordre beaucoup de fois, trop à son goût. Mais il verra quand il sera amoureux.
Dès que je me réveille, je lui écrirais une lettre et lui dirait combien elle me manque et combien je l'aime. J'espère que ça se passe bien avec son père et qu'elle va bien. La connaissant, je pense que oui. Nous arrivons près de la porte de la cuisine et j'entends maman dirent que nous sommes là. Nous entrons et maman nous sautent directement dessus, nous demandant si nous allions bien, si nous avions mangés et si on se reposaient suffisamment assez.
-Oui, oui et oui, maman arrête de t'inquiéter pour rien. Soupira George et je ris.
-Vous êtes mes enfants, il est normal que je m'inquiète.
-Oui mais pas autant. Lui dis-je. On mangera plus tard, on va se coucher.
-Ah ! Vous voyez que vous ne vous reposez pas assez ! Rouspéta t-elle, ce qui nous fis rire.
Nous sortons de la cuisine et allons dans le salon ou nous retrouvons Ron, Ginny et Hermione. Les deux filles discutent hardiment tandis que notre frère se tourne les pouces en regardant le plafond. Je me stop non loin d'eux et fronce les sourcils en sentant une odeur étrangement familière. Un parfum pour être exact. Je m'approche de Ginny et me penche sur elle, j'ai même droit à un regard noir, mais le parfum ne vient pas d'elle. Je fais la même chose avec Hermione, qui elle rougit fortement en bégayant mais encore une fois ça ne vient pas d'elle.
-Qu'est-ce qu'il t'arrive Freddie ? Me demande George mais je ne lui réponds pas.
J'inspire l'air une nouvelle fois, cette odeur de vanille avec une touche de chocolat, aargh je..Par la barbe de Merlin ! Comment ai-je pu oublier son odeur ? Je me disais bien qu'il me disait quelque chose.
-Nilin est là. Dis-je.
-Quoi ? S'étonna George et en regardant autour de nous. Tu vois bien que non.
-Je te dis qu'elle est ici.
-Fred, elle n'est pas là. Tu dois rêver. Me dit Ginny et je soupir.
-Comment expliques-tu que l'odeur de son parfum embaume la pièce ?
-C'est peut-être Ron ! Dit ma sœur.
-Quoi ? Hey ! Je ne suis pas une fille !
-Elle est où ? Demandais-je en croisant les bras.
-Dans ta chambre. Marmonna Ron, toujours pas remis du fait que Ginny lui avait dit qu'il portait peut-être un parfum de fille.
Ni une ni deux, je montais les escaliers pour aller à sa rencontre. Rien que de la savoir ici me comble de joie et mon cœur s'emballe.
Point de vue : Nilin Rose
-C'est bon Nilin, tu peux sortir de ta cachette. Me dit Ron et je sortis de derrière le canapé.
-Bon sang ! Fred avait raison, tu es là ! S'écria George et Ginny lui intima de se taire.Pardon, votre Majesté. S'excusa t-il en chuchotant.
-Et oui ! Je suis là. Je souris. Contente de te voir, George. Il me prend dans ses bras avant de s'écarter.
-Fred va être super heureux de te voir, il n'est pas très en forme ces temps-ci. Me dit-il avec une moue.
-Ta maman me l'a dit..
-SERIEUSEMENT ELLE EST OU ? Cria Fred de l'étage.
Je fais le tour de la cheminée plantée au milieu du salon quand je l'entends descendre le dernier escalier. Il demande ou plutôt ordonne à ses frères et sœur de lui dire ou je suis. C'est à ce moment là que je me faufile sans faire de bruit dans son dos et que je pose mes mains devant ses yeux.
-Je crois qu'elle t'a trouvé avant toi, Freddie. Se moqua George.
-La ferme, Georgie ! Répondit Fred avant de prendre mes mains dans les siennes et de se tourner.
-Salut.
Sans que je ne m'y attende, il me colle contre lui, entour ses bras autour de ma taille et m'embrasse. Il m'embrasse comme si nous nous étions pas vu depuis très longtemps. Mais, je ne m'en plains pas, au contraire, je réponds à son baiser en passant mes bras autour de son cou, me mettant sur la pointe des pieds pour être à sa hauteur. Qu'est-ce que ça fait du bien de le revoir.
-Je suis tellement content de te voir. Me dit Fred en me caressant les cheveux.
Après nos retrouvailles dans le salon, Fred m'a emmené dans sa chambre pour qu'on soient rien que tous les deux. Nous avons fait l'amour, deux fois et maintenant je me retrouve contre lui, dans ses bras et ça fait tellement de bien.
-Moi aussi je suis contente. Murmurais-je. Tu m'as manqué.
-Oh ! Toi aussi, crois-moi.
-Je m'inquiète pour toi. Lui dis-je en me redressant, mettant mes bras sur son torse avant de poser mon menton dessus. Ta maman et George m'ont dit que tu n'allais pas très bien.
-Je vais beaucoup mieux maintenant. Me dit-il en souriant.
-C'était à cause de moi ?
-Oui et non. Oui parce que tu me manquais, je m'en suis voulu de ne pas t'avoir dit que je partais, ce qu'il s'est passé au Ministère plus ta blessure, le fait que tu sois avec ton père. Oui je me suis inquiété et ça me tracassais tous cela. Mais il y aussi le magasin, George et moi on ne sait pas si ça va marcher par les temps qui court..
-Moi je suis sûr que ça va marcher. Un peu de bonheur ne fait pas de mal. On se regarde dans les yeux. Je t'en ai voulu d'être partit mais je comprends votre décision, si j'aurai été en dernière année et que je n'aurai pas eu besoin de mes ASPICS pour le boulot que je veux faire, je serai partie moi aussi.
-Avec nous ?
-Avec vous. Il se penche et m'embrasse.
Je me remet contre lui et il reprend ses caresses dans mes cheveux.
