Bonjour aujourd'hui c'est mercredi et c'est pas ravioli mais Amazones ^^ Merci pour vos reviews, vous êtes adorables !
Alors souvenirs oubliés se mêlant à réalité donne eh bien vous verrez rrrrrrrrr...
Désolée, jsuis un peu mal fichue je ferais les remerciements la prochaine fois j'ai trop envie d'aller me coucher pour me réveiller dans une semaine -'
Bonne lecture...
Chapitre 34 :
Je remis derrière son oreille, une mèche de cheveux qui entravait son visage, et laissai aller mes doigts sur sa joue, souriant alors qu'un soupir de contentement s'échappa de sa gorge. Comme attiré par un aimant, je me rapprochai d'elle pour être au plus près, si près, que son souffle caressait mon visage à chacune de ses respirations. Je l'observai encore un long moment, ne me lassant pas de sa vue, voulant imprégner encore et encore ses traits dans ma mémoire, même si je les connaissais par cœur. Et si je n'avais pas été si mauvais en dessin, j'aurais pu la redessiner les yeux fermés…
C'est sur cette magnifique vision que je m'endormis avec un sourire béat, heureux, le cœur palpitant alors que j'avais la perfection à mes côtés.
« Rick…tu dois me revenir, il y a tant de choses que je voudrais te dire, tant de choses à me faire pardonner… Nous devons avoir une longue discussion afin de mettre notre relation à plat et de pouvoir commencer notre histoire comme il se doit, comme nous le méritons. Tu m'as dit tellement de fois que tu m'aimais cette nuit-là lorsque j'étais dans tes bras, et même si nous avions bu, que nous étions complètement ivres, je n'ai pu m'empêcher de croire tes paroles, d'être heureuse alors qu'enfin nous nous donnions l'un à l'autre. Tu ne cessais de me dire que tu m'aimais, et je ne pouvais plus me cacher, plus nier mes sentiments alors que notre union était si intense, si magnifique » m'annonça ma muse, des trémolos dans la voix.
Kate… Que racontes-tu ? Qu'est-ce que ça veut dire ? Nous deux ? Non jamais, je m'en souviendrais, je n'aurais pas pu oublier une chose aussi fondamentale ! Kate… ? Même ivre, mon Dieu jamais je n'oublierais t'avoir fait l'amour, c'est impossible Kate… et le lendemain je me serais réveillé dans tes bras et non dans un lit vide de ta présence… Non c'est impossible, ce n'est qu'un rêve, encore un… Mon esprit m'envoie encore un signal pour que je ne t'oublie pas, pour que je refuse ce bonheur à portée de main, mais Kate…non…
« Mais le lendemain, alors que je me réveillais avec un orchestre de samba dans la tête, tu dormais encore, si paisible, si beau, mon cœur faisait des bonds dans ma poitrine. C'était tellement fort ce que je ressentais que j'ai pris peur, et puis nous avions cédé alors que nous n'en avions pas conscience et j'avais tellement peur que tu le regrettes, que je me suis enfuie comme une voleuse pour que la gêne ne s'installe pas, pour que je puisse réfléchir à tête reposée, lucidement » poursuivit-elle, prenant ma main dans la sienne.
Quoi ? Non ! Je …non j'étais seul, j'étais seul, tu n'étais pas là ! C'était un rêve, un beau rêve, mais juste ça, comme toujours… Le matin, je me suis réveillé seul, sans toi. Les draps glacés me rappelant que jamais tu ne serais là à mon réveil, que je me réveillerais toujours avec ce profond sentiment de vide et de frustration, comme chaque fois que je rêve de toi. Mes draps étaient froissés, plus que d'habitude, mais ce rêve avait été d'une telle intensité que cela ne m'avait pas vraiment surpris, mais ils étaient aussi glacés qu'une banquise, aussi glacés que mon cœur, rejeté par toi.
« Lorsque nous nous sommes revus, tu as fait comme si rien ne s'était passé entre nous, comme si cette fabuleuse nuit n'avait jamais existé, et j'ai eu le cœur meurtri. J'étais blessée parce que, même si j'avais fui, j'avais eu le temps de réfléchir et j'étais bien décidée à en parler, à faire le point sur nous, mais toi apparemment, tu ne l'étais pas … » souffla-t-elle, laissant tomber une larme sur ma main, m'arrachant le cœur.
Alors que sa voix me parvenait, lourde de souffrance, je tentai de scruter son visage, cherchant son regard pour y lire la vérité comme j'en avais si souvent l'habitude, mais encore une fois, je ne la distinguai pas, mais la percevais comme si elle était faite de vapeur. Mais je n'avais pas besoin de voir son image pour savoir que c'était elle. Son odeur, sa voix, tout en elle me disait qu'elle était à mes côtés et encore une fois, je refusai de croire ce que mon esprit m'envoyait. Nous n'avions rien fait, nous n'avions pas fait l'amour comme ce rêve voulait me le faire croire. Il ne s'était rien passé, c'était tout simplement impossible. Mon cerveau me trompait pour que je doute à nouveau, car je ne pouvais pas avoir oublié cet instant que j'appelais de mes vœux depuis le jour où j'avais fait la connaissance de cette femme flic, belle à damner un saint, et aussi inaccessible que la plus haute des montagnes. Et puis, si nous avions finalement sauté le pas, pourquoi n'avoir rien dit, rien laisser paraître ?
Kate était une femme d'action, et jamais elle n'aurait tu une telle chose. Au contraire, elle m'aurait agoni d'injures, me reprochant de m'être servi d'elle pour la rejeter une fois que j'aurais obtenu ce que j'avais tant désiré. Elle m'aurait affirmé que j'étais bien tel qu'elle m'avait perçu à notre première rencontre, et qu'elle avait eu raison de se méfier de moi. Et surtout, elle m'aurait chassé de son existence, coupant les ponts avec moi. Or, elle n'en avait rien fait, et cela ne lui ressemblait pas. Elle avait beau avoir pris l'habitude de souffrir en silence, si j'avais agi comme elle me le certifiait, elle n'aurait pas fermé les yeux sur mon comportement. Non, c'était impossible. Et puis ce matin-là, j'aurais perçu ton odeur, mais elle n'était pas là, donc tu n'avais pas passé la nuit dans mon lit…
« J'espérais qu'avec le temps, tu aies quelques souvenirs et que cela te pousserait à venir me parler, mais ce n'est pas arrivé, ou alors tu n'en as rien dit. J'oscillais sans cesse entre désespoir et colère, et je me suis éloignée de toi, blessée que cette nuit, qui avait tout changé pour moi, n'ait eu aucune importance à tes yeux… Puis tu as dû partir pour cette longue tournée, l'acceptant sans même me demander ce que j'en pensais, et j'ai refusé de te voir ou de t'accompagner à l'aéroport. Et toi, tu n'as pas compris mon comportement, et nous nous sommes disputés. Tu m'as reprochée d'être égoïste, et je me suis sentie une fois encore blessée, trahie, comme si je n'avais été qu'une conquête de plus pour toi…tu ne te souvenais de rien, alors que pour moi, chaque seconde était ancrée dans ma tête… » Ajouta-t-elle en serrant fort ma main, retenant un gémissement de tristesse.
Fronçant les sourcils, j'écoutai avec attention ce qu'elle me racontait, de plus en plus atterré par ce que cela impliquait. Comment avais-je pu être aussi aveugle, aussi stupide ? Et surtout, comment avais-je pu oublier une telle nuit ? Non, cela ne pouvait pas être arrivé, je n'avais pas fait ce qu'elle me reprochait. Je me sentais coupable d'avoir choisi mon amazone plutôt que ma muse, et mon esprit me torturait, c'était aussi simple que ça. Dès que je cesserai de m'accabler de reproches, mon inconscient me laissera tranquille.
« Si tu savais comme je m'en veux Castle… J'aurais dû avoir le courage de te parler, de provoquer cette discussion, mais encore une fois ma fierté l'a emporté sur tout le reste. J'ai voulu faire la femme forte et digne qui n'en a rien à faire, alors que mon cœur hurlait. Je voulais te prouver que je pouvais tout autant me passer de toi que tu semblais si bien le faire, alors que j'aurais voulu me blottir dans tes bras et ne plus jamais les quitter » déplora-t-elle en posant sa tête sur mon torse, ses larmes mouillant le tissu de ma chemise.
Oh Kate, je sais bien comment tu es, et je t'en aime d'autant plus… Tes barrières font partie de toi, et je sais que tu les dresses chaque fois que tu te sens blessée… tu es comme cela… Toujours un pied en dehors, et moi j'en ai assez, j'ai tellement eu mal…j'ai tellement mal…tout ça, c'est faux…ce n'est que mensonge… j'ai tellement rêvé ces paroles, espéré recevoir enfin ton amour, que mon esprit exauce mes prières, mais à mon réveil, tu ne seras pas là. Mais Kateirania le sera. Ouverte, n'attendant que moi pour que nous soyons heureux. Pardon Kate, mais tu as eu ta chance et tu n'as pas su la saisir. A présent, il est trop tard, et mon cœur appartient à une autre. S'il te plaît, ne m'en veux pas…
« J'ai cru qu'à ton retour, nous aurions tout le temps de nous parler. Je me suis promise que lorsque tu reviendrais, je te raconterais tout. Peut-être que si je te racontais notre nuit, ta mémoire reviendrait, et que tout serait encore possible entre nous. Si j'avais su… si j'avais su, je t'aurais retenu, si j'avais su, je t'aurai parlé… » Finit-elle, son corps secoué de lourds sanglots douloureux.
Ne pleure pas Kate…ne pleure pas je t'en prie…Kate…Je… Je ne supporte pas de te voir aussi malheureuse… S'il te plaît, arrête de pleurer, ce n'est pas ta faute…
« Et cette femme complètement folle, qui prétend que tu n'es plus là mais dans un autre monde, que ton esprit a fui pour ne plus supporter la tristesse de ton cœur… Que tu es ici mais en même temps ailleurs… comme si c'était possible ! Comme si les mondes comme cela existaient. Comme si l'on pouvait voyager d'un monde à l'autre ! » déclara-t-elle en secouant la tête de désaccord. « Si cela avait été le cas, alors j'aurai trouvé ce monde moi aussi, si c'était le cas alors j'irais te chercher mon amour… » M'avoua-t-elle dans un soupir tremblant. « Si c'était le cas, tu me reviendrais n'est-ce pas ?» s'enquit-elle en me caressant délicatement le visage, me scrutant de ses grands yeux interrogateurs, le doute de sa voix se répercutant sur son visage d'ange.
Fermant les yeux, je pus presque sentir la caresse de ses doigts, tant je connaissais par cœur les réactions de mon corps à son contact. Mais je ne faisais que l'imaginer de sa part, alors que les caresses de Kateirania étaient bien réelles. Secouant la tête, je me concentrai sur son discours dont le sens m'échappait. Décidément, ce rêve était bien curieux, et dont je ne pouvais sortir, comme si une force invisible m'incitait à y demeurer, à croire que j'avais une chose importante à apprendre et que je ne sortirai de ce songe que lorsque j'aurais compris ce que c'était. C'était déjà bien assez surréaliste que de nous imaginer, ma muse et moi en plein ébat, alors si en plus, elle me parlait de monde parallèle ou je ne savais quoi, comment pouvais-je prendre ce rêve au sérieux ? Tout bonnement impossible… Comme pour me donner raison, mon rêve se modifia, et s'éclaircit, et j'eus la vision de ma partenaire et moi-même, entrant dans mon loft, bras dessus, bras dessous, titubant et riant.
Tout semblait si réel…Nous étions ivres morts, ne sachant plus qui soutenait l'autre, ne se souvenant même plus comment nous en étions arrivés là… Nous approchant tant bien que mal du canapé, nous ratâmes notre cible de plusieurs mètres, et nous nous effondrâmes sur le sol, hilares. Allongé sur le parquet de mon salon, le monde tournait autour de moi, et mon unique point d'ancrage était le visage rieur de Kate dont le corps souple recouvrait le mien, la tête enfouie contre mon torse dans une vaine tentative pour calmer ses rires. Son odeur envoûtante m'enivrait, et je m'en délectais, prenant de profondes inspirations comme un drogué en manque. Mes sens étaient exacerbés alors qu'elle était tout autour de moi, et mon corps déjà bien échauffé se consumait pour elle. Les mouvements de son corps souple et chaleureux au-dessus de moi éveillèrent mon envie d'elle que je refoulais depuis tant d'années, me faisant longuement gémir alors que je refermai mes mains autour de ses hanches, l'empêchant ainsi de rompre la magie de l'instant.
Mes rires moururent dans ma gorge, et le corps tendu par l'anxiété et le désir, j'attendis qu'elle décide de la suite des évènements. Percevant mon changement d'humeur, elle se redressa pour me faire face, et perdit son merveilleux sourire alors que je l'observais avec sérieux, mes yeux trahissant certainement le désir que j'avais d'elle, à l'instar de mon corps. Mon cœur battait la chamade, comme s'il avait voulu s'échapper de ma poitrine, et nous nous scrutâmes un moment, les yeux dans les yeux, sans bouger de notre position. Je la vis se mordre les lèvres, attirant mon regard sur ses lèvres pulpeuses et terriblement tentantes, me rendant fou, me faisant bouillir, amenuisant un peu plus mon self-control. Cette femme était un ange démoniaque. Un ange créé juste pour me faire perdre la tête et me faire mourir de frustration.
« Kate… » Murmurai-je, dans une longue plainte.
Je ne reconnus pas ma voix, tant elle était voilée par l'émotion que je ressentais à cet instant, mais je n'en avais cure. La seule chose pertinente dans mon monde, c'était Kate, et la pression que son bassin exerçait contre le mien, exacerbant toujours plus mon envie d'elle.
«Chut » susurra-t-elle en se penchant lentement vers moi, son regard planté dans le mien, comme si elle cherchait la réponse aux questions qui l'habitaient encore.
Ce qu'elle lut dans mon regard sembla lui convenir, parce que ses doutes s'envolèrent, ne laissant que son désir perceptible dans le sien, et sa poitrine vint s'écraser contre mon torse, nous tirant à tous deux un gémissement de plaisir alors qu'elle frottait son nez contre le mien, torturant ses pauvres lèvres tentatrices avec ses dents.
« Kate… » L'appelai-je de nouveau, le cerveau de plus en plus embrumé sous l'effet combiné de l'alcool et de la passion sauvage qui prenait possession de mon corps.
« La ferme Castle… » M'ordonna-t-elle de sa voix de flic, me faisant frémir un peu plus d'envie, et je resserrai l'étreinte de mes mains sur ses hanches.
Sur cette dernière réplique, elle prit possession avec avidité de mes lèvres, embrasant mon corps, m'arrachant un grognement. Elle força la barrière de mes lèvres de sa langue pour l'unir avec la mienne. J'ouvris la bouche pour accéder à sa demande, sans protester aucunement, bien trop heureux d'avoir ce que j'attendais depuis tant de temps. S'enroulant autour de l'autre, elles valsèrent furieusement, passionnément. Je la serrai fort contre moi, laissant aller mes mains dans ses cheveux comme j'avais toujours rêvé de le faire, comme je n'avais pu le faire qu'une seule fois dans ma vie. Je m'accrochai à sa nuque comme un désespéré, la plaquant contre moi de peur qu'elle ne s'enfuie, qu'elle change d'avis et qu'elle se rende compte de son erreur. Nos corps s'épousaient à la perfection, et je raffermissais mon emprise sur elle, lui montrant ainsi toute l'envie que j'avais d'elle.
Ce fut à bout de souffle que nous nous séparâmes, nous observant un moment en souriant, abasourdis mais heureux d'en être enfin là. Son sourire se fit sensuel, séducteur, et rejetant ses cheveux dans son dos, elle se pencha vers moi, laissant ses lèvres parcourir ma joue, puis mon cou pour remonter jusqu'au lobe de mon oreille, défaisant en même temps, les boutons de ma chemise de ses doigts agiles.
« Fais-moi l'amour Rick, je veux sentir tes mains sur ma peau, je veux être tienne cette nuit… » Me supplia-t-elle d'une voix rendue rauque par le désir qui irradiait son regard.
Ses lèvres redescendirent dans mon cou qu'elle mordit avec vigueur, m'arrachant un râle bestial. Une boule de chaleur explosa dans mon bas-ventre, et d'un puissant coup de rein, je la renversai sans ménagement sous moi, galvanisé en l'entendant gémir d'approbation, ma rudesse semblant lui convenir parfaitement. Plaquant ses mains au-dessus de sa tête, les maintenant d'une seule, je partis à la conquête de son corps, la dépouillant de ses vêtements, frêles barrières sous mes assauts implacables, et la dévorai voracement, la faisant se tortiller et gémir sous moi. Mon appétit à son comble, je me rassasiai de ses courbes enchanteresses, ses plaintes se faisant cri, sa respiration hachée et sa chaleur exacerbée m'indiquant qu'elle était au bord de la jouissance. Mêlant mes doigts aux siens, je la recouvris de mon corps, frottant ma virilité contre le cœur de sa féminité, et plantant mon regard dans le sien, j'envahis son divin territoire d'un puissant coup de rein, la faisant hurler d'extase alors que ses jambes s'enroulaient autour de ma taille effectuant une pression afin que je puisse m'enfoncer un peu plus dans ses profondeurs, exacerbant ainsi notre plaisir...
Oh mon dieu…Non…je…non ce n'était pas réel, ce n'était pas possible…
Les cris d'extase de Kate et mes râles de jouissance raisonnant dans ma tête, je me réveillai en sursaut, totalement troublé par ce rêve étrange et tellement réaliste. J'en avais conservé la moindre sensation, comme si tout cela était réellement arrivé. Pourtant, hormis ces songes, je n'en avais aucun souvenir, même si au fond de moi, j'avais ce sentiment persistant d'oublier une chose importante, une chose que jamais je n'aurais dû oublier. Mais de là à imaginer que cela pouvait être ça, il y avait tout un monde. Cette soirée de beuverie avait-elle seulement eut lieu ? Je me souvenais très bien d'avoir fêté la sortie du dernier Nikki Heat. Je me rappelais l'arrivée de Kate, plus belle que jamais, et la soirée formidable que nous avions passée tous les deux, à rire et boire. En y repensant, nous avions beaucoup bu, plus que de raison, mais pas au point d'oublier le reste de la soirée et la nuit qui en avait résulté. J'avais passé l'âge de boire autant, et je savais que Kate n'abusait jamais de la boisson de peur d'être appelée en urgence.
Alors non, c'était tout simplement impossible, pas alors que j'avais désiré ce moment si longtemps. De plus, je m'étais réveillé seul dans mon lit, et non dans les bras de ma magnifique partenaire, et il n'y avait aucune trace de son passage chez moi dans le loft, alors que dans mon rêve, nous avions buté dans quelques meubles en gagnant ma chambre, pour une soi-disant seconde session. Or l'appartement était impeccable lorsque j'étais allé me préparer un café pour soigner ma gueule de bois. J'avais dû prendre un taxi pour rentrer, totalement ivre, et m'étais déshabillé sur le chemin de ma chambre, trop ivre pour enfiler une tenue pour la nuit, et m'étais écroulé comme une masse sur mon lit. Mon état devait également expliquer que mon lit soit ravagé. J'avais dû m'agiter dans mon sommeil. Quant à Kate, elle avait dû rentrer chez elle, en priant pour ne pas être appelée, et avait dû dormir comme une bienheureuse dans son lit, sans plus s'inquiéter de moi. Il ne pouvait en être autrement, car si jamais cette nuit de rêve n'en était pas un, alors cela changeait tout.
Car si j'avais bel et bien oublié cette nuit-là, alors je n'osais imaginer dans quel état devait se trouver Kate en cet instant. Ou plus exactement, je ne l'imaginais que trop bien justement. Comme dans mon rêve, elle devait être ravagée par le chagrin. Parce que s'il y avait bien une chose que je savais au sujet de Kate Beckett, c'était que lorsqu'elle donnait son cœur, elle le donnait entièrement. Et la colère qu'elle devait ressentir envers moi, après que j'aie oublié la nuit qui avait tout changé entre nous devait avoir été balayée par ma disparition et sa peur de me perdre. Alors non, cette nuit ne pouvait pas avoir été réelle, car si cela était bel et bien le cas, je me trouvais dans une impasse. Je ne pouvais ni rester, ni partir sans faire souffrir les deux femmes de mon cœur. Je ne pouvais choisir l'une au détriment de l'autre sans que mon cœur ne se trouve fendu en deux, déchiré par l'amour que je vouais à ces deux femmes, à la fois si semblables et si différentes. En cet instant plus que jamais, j'aurais aimé pouvoir diviser mon cœur en deux moitiés afin de pouvoir rester auprès de chacune d'elles…
« Hum…Monsieur Castle, je vois que vous êtes très en forme ! » ronronna mon amazone d'une voix lourde de sommeil.
Surpris, je clignai des yeux et les baissai pour observer ma reine émerger de son sommeil. Un doux sourire étirait ses lèvres, et malgré ses yeux fermés, je savais qu'elle était déjà bien éveillée. S'étirant comme un chat, elle se lova lascivement contre moi, et fit glisser sa jambe sur mon anatomie encore en émoi après mon rêve et le trouble qui m'avait envahi en m'imaginant faire l'amour à ma muse. A moins que ce ne soit de sentir le corps nu et offert de mon amazone contre le mien durant toute la nuit qui ne m'ait fait réagir de la sorte. Ou une savante combinaison des deux.
« Que … Kate… » Soufflai-je en regardant ma reine s'éveiller d'humeur coquine.
Son sourire s'élargit alors qu'elle frottait tout son corps contre le mien, alimentant le brasier qui ravageait mon corps, et ouvrit les yeux pour plonger son regard dans le mien. Un regard flamboyant d'une lueur conquérante, elle posa une main sur mon torse et se hissa pour venir cueillir mes lèvres des siennes dans un tendre et doux baiser. Incapable de résister et ne le désirant pas, je répondis à son baiser, l'intensifiant de plus en plus. Je passai ma main dans ses cheveux, la posant sur sa nuque afin de la rapprocher de moi, réclamant sa langue en titillant l'ouverture de sa bouche avec la mienne. Elle accéda sans mal à ma supplique, trop heureuse de participer et de voir que je ne la repoussais pas. Nos bouches fusionnèrent, et encore une fois, nos langues se retrouvèrent avec passion et dévotion. C'était magique, fantastique, au-delà de tout ce que je n'avais jamais connu avec une autre femme, en-dehors de ma muse peut-être.
Et encore, je n'en étais plus vraiment certain, car le seul véritable baiser que nous avions échangé était celui sous couverture, et il avait été si bref, que parfois, j'avais l'impression de l'avoir rêvé. Mais ce baiser-là étant comme dans mon rêve, aussi transcendant et passionné. J'avais des frissons, éprouvais les mêmes sentiments. C'était intense et fort, et je voulais que cela ne s'arrête jamais. Et aux réactions explicites de Kate et les soupirs d'encouragement qu'elle laissait échapper, elle partageait ce désir. J'avais envie d'elle au point que ça en devenait douloureux. J'avais envie de la posséder, de la faire mienne, de me fondre en elle et de la faire crier encore et encore mon nom alors que je nous emmènerais au septième ciel. Je voulais la sentir s'arquer, se déhancher contre moi au rythme endiablé de mes coups de butoir en elle. Je voulais la sentir s'accrocher à moi de toutes ses forces au moment où son premier orgasme la ravagerait.
Collant un peu plus son corps brûlant contre le mien, je réalisai avec soulagement que c'était le fait de m'endormir auprès de mon amazone qui avait réveillé des envies refoulées, aussi bien celles que j'avais entretenues au sujet de ma muse, que celles que ma reine avait fait naître en moi depuis mon arrivée sur cette île, et que celles-ci s'étaient cristallisées sous la forme de ce rêve. Et c'était de KB que j'avais rêvé, parce que mon cœur et mon esprit menaient une lutte acharnée, refusant l'un l'autre de perdre l'espoir d'un jour parvenir à la faire mienne. Mon esprit jouait de ma culpabilité à renoncer ainsi à KB et cherchait à me perturber pour me convaincre de ne pas jeter l'éponge si facilement. Même si pour moi, cela n'avait rien de facile, bien au contraire. Mais cet espoir qu'un jour ma muse m'ouvre son corps était illusoire, une douce utopie, et il était temps pour moi de tirer ma révérence et de saisir ce qui pourrait bien être ma dernière chance de bonheur.
Kateirania était un rêve devenu vrai, et je voulais vivre à ses côtés. Je la voulais mienne plus que n'importe quoi d'autre sur cette terre. J'étais à présent certain d'aimer cette femme qui s'abandonnait en toute confiance entre mes bras, j'étais fou d'elle, et étais sûr que mes sentiments étaient partagés. Alors peu m'importaient les signaux dangers et les faux souvenirs que m'envoyait mon esprit retors, je resterai auprès de mon amazone, auprès de celle qui m'ouvrait son cœur sans retenue, celle auprès de laquelle tout était simple, sans secret ni tabou, juste comme elles devaient l'être entre deux personnes qui s'aiment plus que tout. Et puis ce que Kate Beckett m'avait dit était trop beau pour être vrai. Elle, la reine des déclarations à mi-mot et des non-dits n'aurait jamais ouvert son cœur ainsi. Par quel miracle le ferait-elle maintenant ?
C'était bien la preuve que c'était un rêve, car son discours correspondait à ce que j'avais si longtemps voulu l'entendre me dire, tout comme cette nuit était celle que j'avais désirée ce soir-là, mais qui n'avait pas eu lieu. Tout semblait trop réel pour être vrai. Même la douleur que j'avais ressentie dans tout mon corps, alors que ma partenaire ouvrait soi-disant son cœur en étant à mes côtés, je ne sais où d'ailleurs. C'était encore une façon de me faire croire à un mensonge, même si bizarrement tous mes rêves sur Kate Beckett semblaient avoir une suite logique, comme si je regardais les épisodes d'une série. Ce qui était le plus étrange c'est que lors de mes songes, je ne distinguais pas les gens mais les imaginaient comme si je ne les voyais pas vraiment. Mais peut être que cette île, qui semblait si mystérieuse, agissait curieusement sur mon subconscient… Kate avait parlé de monde ? Quel monde ? Et si j'étais là-bas, comment pouvais-je être là ? Je ressentais tout, le plaisir, la douleur, la faim, la fatigue, or lorsque l'on rêve, on ne ressent rien de cela, et lorsqu'on est dans le coma, je ne pense pas que cela soit le cas non plus… De plus la grande terre à terre qu'était le lieutenant Beckett ne parlerait jamais de ce genre de chose.
« Castle… » Entendis-je Kate roucouler, me ramenant à notre étreinte.
Clignant des yeux, je portai mon regard sur elle et lui sourit tendrement. Elle me rendit mon sourire, plongeant son regard amoureux dans le mien. Oubliant tout, mon rêve étrange, cette fausse nuit, oubliant Kate Beckett, je fondis sur ses lèvres avec force…
Voili voilou le prochain sera M comme j'ai annoncé déjà si vous le voulez rapidement va falloir vous défoncer sur le petit bouton reviews qui sait peut être que vous l'aurez samedi qui sait enfin si la crève m'a pas clouer sur place ^^
