Auteur : Delicate Doll

Source : Harry Potter

Disclamer : Les personnages appartiennent à JKR.

Rating : M

Résumé : UA. Lord Voldemort à une devise : Il voit, il veut, il prend. Seulement, il ne suffit pas d'être riche, puissant, ou encore incroyablement séduisant pour obtenir tous ce que l'on désire. Mais surtout, être démoniaque ! LVHP.


Bonjour à tous,

Ah je suis ravie de vous retrouver ! Et tous ce que j'espère c'est que ma joie est partagé !

Petite remarque : Certain d'entre vous n'ont peut-être pas reçu de réponse à leur review, j'ai eu quelques problèmes informatique ces temps-ci, et je dois dire que la rédaction de ce nouveau chapitre fut un désastre (quand vous recommercez votre travail trois fois de suite il y à de quoi perdre son calme, non ?) En tout cas, j'ai bien lu chacune de vos reviews et c'est avec un immense sourire aux lèvres que je vous dis merci !

Je vous laisse à présent apprécier ou détester (c'est à vous de voir) ce chapitre 36 !

Bonne lecture à tous !


Chapitre 36 :

Près de trois semaines s'étaient écoulées depuis qu'Harry était revenu vivre à Plymouth, et le moins que l'on puisse dire c'est que le jeune homme n'avait pas encore eu le loisir de s'ennuyer.

En effet, du lundi au vendredi, ses journées étaient rythmées par un travail acharné et une pression affolante ! La journée, il suait sang et haut pour satisfaire les exigences de Rogue qui se devaient toujours d'être accomplies dans un délai extrêmement court. A présent, Harry comprenait mieux en quoi sa collaboration avec le jeune Malfoy aurait été bénéfique, et il regrettait presque d'avoir accepté si hâtivement les manigances de ce cher Drago.

Le week-end, par contre, il faisait l'impasse sur sa vie professionnelle pour s'atteler à des activités nettement plus plaisante, telle que la musique, le dessin ou la lecture.

Depuis peu, il avait aussi reprit des cours d'équitation. En dépit de ses nombreuses réticences, Tom était parvenu à le convaincre de remettre le pied à l'étrier. Selon lui, il était inacceptable de rester sur un échec, surtout si celui-ci nous faisait passer à côté de moments aussi formidables.

« Dis-toi bien une chose, avait-il lancé au cours d'une de leur toute première balades. Une expérience, même désastreuse, est toujours bonne à prendre à condition évidemment que tu en tires la meilleure leçon possible.

« Tu sais, Tom, lui avait aussitôt répondu Harry en dévisageant l'air fier et moralisateur qui avait naquis sur son visage. Quand tu me fais la morale, je te trouve plutôt agaçant et entre nous se sont habituellement les vieux qui tiennent ce genre de discours »

En voyant subitement l'expression outrée de son amant, le jeune homme avait éclaté d'un rire à la fois franc et incontrôlable. Les réactions de l'homme l'amusaient beaucoup parfois, Harry avait d'ailleurs mis la main sur quelques-unes de ces manies qu'il notait méticuleusement dans un coin de son cerveau.

Par exemple, il avait remarqué que Tom dormait toujours du côté droit. Qu'il était particulièrement soigneux, voir maniaque pour certaines chose, comme ses vêtements ou son piano. Que l'odeur du tabac le répugnait et tout particulièrement les cigares que Lucius Malfoy se permettait uniquement de fumer dans la salle de jeux.

Plus récemment, le garçon l'avait interrogé sur un détail qui, déjà auparavant, l'avait titillé.

Oui, bizarrement, il n'avait pas le souvenir d'avoir déjà vu une seule télévision, une chaîne hifi, et encore moins de console de jeux au sein de la demeure. Tous ces divertissements hormis l'ordinateur et le téléphone portable semblaient avoir disparu de la circulation.

Le Lord lui avait alors expliqué qu'il possédait quelques-uns de ces appareils, mais que pour une raison aussi simple que la pérennité du silence, il ne les utilisait qu'en de très rares occasions. Tom préférait mille fois feuilleter un journal, plutôt que de se planter devant un écran pour recevoir les dernières informations. De même, les jeux virtuels ne l'intéressaient pas. Les seules distractions qu'il appréciait au manoir étaient les parties d'échecs ou le billard. Enfin, en ce qui concernait la musique, celle qu'il produisait lui suffisait amplement.

Bien que jusqu'ici, Harry, avait toujours suivit un mode de vie très différent, il s'était relativement bien adapté à celui de son conjoint. Le seul inconvénient était les heures pharamineux que ce dernier accomplissait. Tom lui avait certifié que cette situation n'était que temporaire, qu'à cette époque de l'année il y avait toujours plus de travail, ce qui incluait moins de temps libre. Le garçon avait donc décidé de mettre à profit son absence pour débuter un projet qui lui tenait à cœur : faire un tableau tout particulier pour le maître de lieux.

Pour ne pas éveiller ses soupçons, il avait installé le matériel dans son ancienne chambre. Il n'en était encore qu'aux croquis, mais Harry espérait bien parvenir à un résultat digne de ses exigences. La peinture exigeait une grande rigueur comme tous les arts évidemment, seulement, il lui faudrait redoubler de vigilance lors de ses premiers essais sur une toile.

- Tu n'es pas concentré ! Gronda une voix abrupte derrière lui.

- Pardon. Fit le garçon en sortant tout à coup de sa rêverie, pour reprendre ses exercices au piano.

- Non, attend. L'interrompit son amant en se plaçant à ses côtés. Tu as bien travaillé aujourd'hui, on reprendra la prochaine fois, d'accord ?

Harry opina de la tête, tandis qu'il referma soigneusement le couvercle du clavier avant de se tourner vers Tom.

- J'ai l'impression de ne plus faire tellement de progrès en ce moment. Déplora le jeune homme.

- C'est parce que tu connais par cœur la partition et que tu sais l'exécuter correctement. Lui expliqua le Lord. Ce qu'il faut à présent, c'est apporter les nuances qu'il lui convienne. Tu as tendances à exécuter trop vite certains passages, tu dois être plus appliqué et plus concentré pour donner un rythme attrayant à ton morceau. Les notes que tu interprètes ne doivent pas seulement être jolies à l'oreille, elles doivent aussi te faire ressentir quelque chose, tu dois être complètement immergé par l'émotion. Est-ce que tu éprouves cette sensation ?

- Pas vraiment, non. Murmura le garçon. Sauf lorsque c'est toi qui est au piano. Là je suis complètement chamboulé par la mélodie.

Un léger soupir s'échappa des lèvres de l'homme.

- Harry, tu ne peux pas comparer nos façons de jouer. J'ai beaucoup plus d'expérience que toi et crois-moi pour l'acquérir il m'a fallu des années de pratique ! Alors un conseil, sois patient, travaille dur et tu verras que tu finiras par obtenir à ton tour gain de cause.

A cet instant on frappa à la porte.

- Entrez. Fit Voldemort d'un ton concis.

- Je m'excuse de vous déranger, my Lord. Emergea un timbre typiquement féminine. Un de vos collaborateurs, Mulciber, vous demande au téléphone. Il dit que c'est important.

- Il ment ! S'exclama immédiatement Tom. Ce qu'il veut ce sont des informations. Expliqua-t-il tout bas de façon à ce que seul Harry l'entende.

- Dit-lui que je suis indisponible pour le moment, mais qu'il peut me rappeler demain matin. Ordonna-t-il à sa secrétaire. Et si toutefois il insiste, dit lui de contacter Lucius.

- Très bien. Répondit cette dernière d'une éloquence imperturbable. Une jeune femme du nom de Rita Skeeter a également appelé, c'est une journaliste. Précisa Lizzy. Elle souhaiterait avoir un entretien avec vous.

- Met la en relation avec Severus, il saura quoi faire. Autre chose ?

- Non, monsieur. Comme j'ai eu votre accord pour quitter plus tôt aujourd'hui, j'ai déposé sur votre bureau mon rapport d'activité, ainsi que quelques papiers administratifs qui devront être complétés par vos soins.

- Bien, c'est parfait, dans ce cas tu peux prendre congé. Lui signala son patron.

- Merci, my Lord. Je vous souhaite une bonne après-midi. Monsieur Potter. Salua-t-elle, poliment, avant de refermer la porte à double battant.

Tout à coup, la salle fut plongée dans le silence.

Une ombre furtive passa sur le visage d'Harry qui fixa d'un air absent l'endroit où la jeune femme venait de disparaître.

D'une voix presque inaudible, il formula :

- Tu…tu ne trouves pas qu'elle est un peu étrange…

- Tu parles de Lizzy ? Supposa Tom, en faisant glisser un doigt sur le couvercle parfaitement lisse du clavier. C'est vrai qu'elle arbore une attitude différente de la plupart des gens si c'est ce que tu veux dire.

- Et cela ne te dérange pas ? Demanda Harry, interloqué. Tu es au courant qu'il y a tout un tas de peluches et de sucreries confondues sur son bureau ? Qu'elle se met parfois à sautiller dans les couloirs ? Et je ne parle pas de ses réactions très inhabituelles pour une fille de son âge. Thorfin a raconté qu'il l'a aperçu aux cuisines mangeant de la pâte à gâteau en chantant du Joni Jones.

- Et alors ? Sa voix est si horrible que ça ? Lança ironiquement son amant.

- Ce n'est pas la question. Répondit posément le plus jeune. Je reconnais que c'est une fille tous ce qu'il y a de plus gentil et d'agréable, et je ne voudrais surtout pas paraître médisant, mais elle n'a pas l'air très perspicace.

- Et bien c'est là que tu fais fait erreur. Souligna le Lord, en reportant son attention dur le plus jeune. N'oublie pas que l'habit ne fait pas le moine, Harry. Juger une personne uniquement sur son apparence n'est pas très subtil, ce qu'il faut avant tout, c'est la cerner. Miss Bradford est très compétente, elle a le sens de l'organisation et des responsabilités ! Qui plus est, c'est une employée en qui j'ai entièrement confiance. Et finalement, je trouve que son attitude n'à rien de déplaisant contrairement à ce que tu peux croire. D'ailleurs, toi aussi tu es quelque peu extravagant à tes heures et je ne m'en plains pas. Sourit-il, en espérant faire réagir son amant.

Seulement, contre attente, le jeune homme demeura désespérément calme.

- Harry. Fit Tom en le secouant légèrement.

- Quoi ? Sursauta ce dernier.

- Quelque chose ne va pas ? Demanda le Lord, en constatant qu'il était à mille lieues d'ici et que ce n'était pas la première fois.

Le garçon se pinça subitement les lèvres tout en échangeant un long regard avec l'homme. S'il répondait par la négative, il était persuadé que son vis-à-vis décèlerait une quelconque irrégularité dans l'intonation de sa voix, ce qui l'amènerait forcément à penser qui ne lui disait pas la vérité.

Et comme Harry n'avait jamais été un très bon manipulateur, il préféra jouer la carte de la franchise.

- Et bien, commença-t-il, indécis. Depuis quelques temps, j'ai une idée qui me trotte dans la tête, le problème c'est que je ne savais pas trop comment aborder le sujet…

- Tu sais pourtant que je suis prêt à tout entendre, alors dis-moi ce qui te tracasse. Décréta le plus des deux en repoussant une mèche de ces cheveux sombres.

- Voilà, tu vas peut-être trouver ça étrange, mais j'aimerai effectuer une recherche. En fait, ce serait plutôt une enquête, un peu comme lorsque que tu avais réunis des informations sur moi au sujet de mes proches. Tu comprends, je voudrais procéder de la même manière, seulement je ne sais pas de quelle façon y parvenir. Donc, je me suis dit que le mieux c'est que je te le demande directement.

Voldemort sembla analyser cette proposition avec la plus grande considération.

- Est-ce que je peux savoir qui serait la cible de cette investigation ?

Là encore, Harry eut un moment d'hésitation, avant de donner sa réponse :

- Ce serait pour mes parents. Reconnu-il, en plissant légèrement le regard.

Il eut un bref silence.

- Tes parents ? Répéta lentement Tom, qui ne chercher nullement à dissimuler son étonnement.

- C'est bête, n'est-ce pas ? Fit l'autre en esquissant un sourire sans joie. Ils sont morts il y a si longtemps. J'étais très jeune à l'époque, si jeune que je n'ai pas gardé un seul souvenir d'eux.

- Il est tout fait normal que tu t'intéresses à tes géniteurs, Harry. Il n'y a rien de stupide à cela. Souffla son amant, de la façon la plus tendre possible. Que voudrais-tu savoir exactement ?

- Tous ce qui peut les concerner. Ce qu'ils faisaient dans la vie, ou ils habitaient, s'ils avaient des amis, ce genre de choses. Je voudrais simplement mieux les connaitre.

- Très bien. Acquiesça Tom. On va ouvrir un dossier. Je ne sais pas combien de temps il faudra, mais je te promets t'obtenir ces renseignements.

Le garçon lui offrit un sourire affectueux.

- Merci. Murmura-t-il, d'un regard empli de gratitude. Tu sais, plusieurs fois j'ai posé des questions à ma famille. Seulement, ils ont toujours refusé de me dire quoi que ce soit, à croire qu'ils auraient eu la langue écorchée en le faisant !

Cette fois-ci, le Lord fronça les sourcils. Il avait dû rater un épisode, indubitablement.

- Jusqu'ici j'avais toujours cru comprendre que tu t'entendais à merveille avec les Lupin.

Harry fit claquer sa langue contre son palais.

- C'est vrai que je ne t'en ai jamais parlé. Se souvint-il, en arborant tout à coup une expression indescriptible. En vérité, d'un point de vue juridique, les Lupin et moi n'avons aucun lien de parenté, ni de sang d'ailleurs. Après l'accident de mes parents, j'ai été confié à ma famille la plus proche, le choix n'a pas été très difficile puisque que c'était la seule qu'il me restait. Il s'agissait de la sœur de ma mère, elle était marié depuis plusieurs années avec homme qui s'appelait Vernon Dursley. Tous deux avaient un fils d'un peu près mon âge.

Il marqua une courte pause.

- Continue. L'incita Tom, visiblement intéressé.

- La plupart des gens les voyaient comme des voisins sympathiques et serviables, pour d'autres, c'étaient devenu de véritables amis. Seulement, ce que les autres ne savent pas, c'est que la réalité est parfois très éloignée de la vérité. Moi, je les connaissais et ils n'avaient rien de personnes aimantes. En tout cas, moi, ils me détestaient. J'étais une véritable abomination pour eux, et ça ils me le faisaient clairement comprendre.

- Qu'est-ce que tu veux dire par là ?

Un léger malaise s'empara du garçon.

- Ces choses que je te dis, tu…tu ne les diras à personne, n'est-ce pas, Tom ?

- Ce qui est entre toi et moi, restera entre toi et moi. Promit l'homme.

Sur ces mots, Harry hocha la tête de façon imperceptible.

- Je crois que si on devait identifier mon cas, ce ne serait pas bien compliqué. Pendant des années, j'ai dormi dans un placard sous un escalier, c'était ma chambre jusqu'à mes douze ans. Je n'avais pas beaucoup d'affaire personnelle, mes vêtements, mes chaussures, mes jouets étaient ceux que mon cousin ne voulait plus. Tous les jours, lorsque je me levais, je devais préparer à chacun leur déjeuné, ensuite je m'attelais aux différentes corvées ménagères, tu vois comme cendrillon ! Déclara-t-il, dans un humour profondément amer. En général, si je ne faisais pas bien mon travail, le soir même j'allais me coucher sans manger. Et lorsque je tentais de me soustraire à leur autorité, là c'était les coups qui pleuvaient.

- Pourquoi n'as-tu pas essayé de t'enfuir ou d'alerter quelqu'un ? Questionna le Lord, quelque peu dépassé par les propos du plus jeune.

- M'enfuir, pour aller où ? Lui dit Harry. Je ne connaissais personne qui aurait pu m'aider. Je ne sortais pratiquement jamais, je n'en avais pas le droit. Et lorsqu'ils avaient des invités, il fallait que je reste sagement au premier, sans faire de bruit, sans me montrer, comme si je n'existais pas. Tu sais ce que mon oncle me répétait sans cesse ? Qu'il fallait que je sois reconnaissant d'avoir un foyer, qu'ils auraient pu m'abandonner au lieu de me garder.

Le jeune homme eut une réaction méprisable.

- Il a profité du fait que je n'étais qu'un enfant pour m'imposer sa propre vision des choses. Heureusement, en grandissant je suis parvenu à me détacher de son influence. Les derniers mois passé là-bas étaient très houleux. Je ne pouvais plus supporter cette maison, ni ses habitants. Alors dès que j'ai eu dix-huit ans, j'ai cherché du travail pour devenir entièrement indépendant. C'est là que j'ai rencontré Remus. Il cherchait quelqu'un comme vendeur à la boutique.

- Mais tu n'es pas resté qu'un employé à ses yeux, vous êtes devenu très proche. Comment cela se fait-il ? Voulu savoir Voldemort.

Le garçon s'humidifia les lèvres.

- Je n'avais pas les moyens de prendre un logement en centre-ville et je n'avais pas non plus de voiture pour me rendre jusqu'à la boutique. Je pouvais utiliser les transports en commun, le seul ennui, c'est qu'ils n'y en avaient pas tous les jours à dispositions, je vivais dans un petit village et à mon âge il valait mieux avoir le permit. Précisa le jeune homme. J'avais honte de dire que je ne disposais même d'un vélo pour venir travailler, alors gentiment j'ai décliné l'offre de Remus. Je crois qu'il a deviné mon embarra parce que, aussitôt, il m'a dit que si c'était une question de logement, il avait une chambre à louer, et que sa maison se trouvait être à dix minutes de la boutique. Il a également ajouté que pour le loyer, il prendrait seulement ce que je serais en mesure de lui donner, que je ne devais surtout pas m'inquiéter.

- C'était une délicate attention de sa part. Commenta Tom, en saisissant mieux les liens qui unissait l'homme et son compagnon. J'imagine sans peine qu'en vivant sous le même toit, vous avez appris à vous connaitre et qu'entre vous des affinités se sont créées.

- C'est un peu près ça, oui. Confirma le garçon. J'étais affreusement gêné les premiers jours ou j'ai habité à Newport. Mais Nymphadora a rapidement fait disparaître ce sentiment. Elle ne me connaissait pas et pourtant, elle s'est occupée de moi comme personne auparavant. C'est quelqu'un d'incroyablement tendre. Un jour, alors que je l'avais accompagné pour aller chercher Luna à l'école, elle m'a dit :

« Je prendrais aussi bien soin de toi, que n'importe laquelle de mes filles. Nous faisons partie de la même famille à présent, et qu'importe si les liens du sang ne nous unis pas. On sait bien qu'en réalité, ils ne font pas tout, n'est-ce pas ? J'aimerais te considérer comme mon neveu, à condition évidement que tu le veuille bien, Harry »

Un petit sourire étira les lèvres du jeune homme, tandis que les paroles de Tonks résonnaient encore à ses oreilles.

- Sa gentillesse est désarmante. C'est pour cette raison que j'ai été bouleversé quand j'ai appris pour son accident. Elle ne méritait vraiment pas une telle chose. Dit-il, accablé. Tous ce que j'espère c'est que l'individu qui lui a fait subir ça, en subisse un jour les conséquences. Mais bon, j'en doute. Soupira-t-il en haussant les épaules d'un air las. La vie est tellement mal faite que les crapules s'en tirent toujours.

Tom demeura silencieux.

Il ne sut pas pourquoi, mais les propos de son jeune amant ne l'avaient pas laissé complètement indiffèrent. D'ailleurs, une sensation à la fois poignante et désagréable s'était emparée de lui avant de s'estomper brutalement. La douleur avait était très brève, si bien que l'homme aurait cru l'avoir rêvé. Cependant, il était un peu près certain que cette réaction était liée à Harry.

Pourvu que ce ne soit pas ce qu'on appelait communément de la culpabilité.

- Je t'ennuis avec mes histoires hein, avoue-le ? Demanda Harry en se penchant légèrement vers le Lord.

- Tu te trompes. Souffla celui-ci, en croisant le sublime regard du plus jeune. J'apprécie énormément que tu te confies à moi. Je ne m'étais jamais douté que tu avais traversé une enfance aussi pénible. Cette expérience aurait brisé n'importe qui, malgré tout, toi tu ne t'es pas laissé abattre.

- Merci, Tom. Prononça le garçon en nouant sa main à celle de son conjoint.

Voldemort lui adressa un petit sourire tandis qu'il se pencha pour déposer un baiser sur son front.

- A l'avenir, je ne laisserai jamais personne te faire du mal, Harry. Quiconque osera, le regrettera amèrement. Murmura-t-il, d'un regard sombre.

0°0°0°0°0HPHPHPHP0°0°0°0°0

La pièce baignait dans une profonde obscurité mêlée à un silence absolu.

Pourtant, Nymphadora ne parvenait pas à trouver le sommeil.

Elle avait quittée l'hôpital deux semaines plus tôt, après avoir effectué une batterie d'examens lui certifiant qu'elle pouvait, en toute quiétude, regagner son foyer. Durant sa dernière semaine passée à la clinique, elle avait récupérer l'usage de son membre gauche et un excellent débit de parole.

De son côté, Remus avait procédé à différents aménagements dans la demeure afin de faciliter le quotidien de sa femme.

De cette façon, il avait fait installer une rampe pour qu'elle puisse franchir en toute simplicité le seuil de la porte. Il s'était ensuite attaqué à la salle de bain pour y mettre ici et là, des barres d'appuis, ainsi qu'un receveur sans ressaut pour accéder à la douche.

Une fois cette tâche accomplie, il avait débarrassé une des pièces du rez-de-chaussée pour y aménager leur chambre à coucher. Cette dernière était certes bien plus petite que l'ancienne, mais si c'était le prix à payer pour dormir à ses côtés alors soit ! Se disait-il.

Hermione avait également mise la main à la patte. Désormais les verres ainsi que les assiettes étaient situés dans une armoire ou sa mère n'aurait aucunes difficultés à les atteindre. Elle avait aussi descendue toutes ses affaires pour les ranger proprement dans des tiroirs et emplacement adaptés. Remus devait encore procéder à quelques changements au niveau de la cuisine, notamment pour que son épouse puisse utiliser à sa guise, le plan de travail et le lavabo.

La jeune femme ne voulait surtout pas rester inactive ! Rester assise toute la journée était déjà assez pénible, mais si c'était pour ne rien faire, elle ne supporterait pas cette vie très longtemps !

Une fois par semaine, et plus précisément tous les vendredi matin, elle devait se rendre à la clinique pour faire des exercices de rééducation. D'après les médecins, il était fort possible qu'elle puisse récupérer une partie de sa mobilité, ce qui lui permettrait d'utiliser non plus un fauteuil, mais des béquilles.

Cette perspective réjouissait beaucoup Nymphadora. Oh, bien sûr, on lui avait maintes fois répété que ce ne serait pas une tâche aisée, mais les défis ne la rebutaient pas, et elle comptait bien relever celui-ci !

- Tu ne dors pas ? Lui parvînt une voix semblant provenir de nulle part.

Elle sentit une main effleurer très délicatement son front, puis aller se loger au creux de sa longue chevelure.

- J'étais en train de réfléchir…Murmura-t-elle, comme si elle était en proie à un choix difficile.

- Est-ce qu'il y a quelque chose qui ne vas pas ? S'empressa de demanda son époux.

- Non, ce n'est pas ça, commença Nymphadora en cherchant les mots adéquats. J'ai parfois des sensations très troublantes, j'ai l'impression d'être pour moi-même une étrangère. C'est dur à expliquer.

- Tu es resté endormi pendant onze mois, c'est normal d'avoir ce genre de sentiment. Souffla Remus. Au fur et à mesure, tu vas reprendre tes repères, on va tout faire pour que tu te sentes à l'aise.

Tonks ne répondit pas tout de suite, à la place elle hocha légèrement de la tête.

- Le plus terrible pour moi, c'est que dans mon esprit c'est comme si je ne vous avez jamais quittés. Je n'ai pas la notion que onze mois se sont écoulés, mais je commence m'y faire, surtout depuis que je suis revenue ici. Il a disons…quelques petites choses qui ont changé. Spécifia-t-elle, posément. J'ai remarqué par exemple que les filles étaient devenues très autonomes, qu'Hermione avait un petit ami, que tu avais perdu quelques kilos, souligna-t-elle d'une façon qui amusa Remus. Et puis, il y a l'absence de Harry. Termina-t-elle, sur une note plus nostalgique.

- Tu sais, je dois avouer que je n'étais pas spécialement ravie lorsqu'il m'a annoncé qu'il souhaiterait travailler à Plymouth. J'ai d'abord pensé que c'était à cause de la boutique, mais en réalité je n'avais aucune rancœur à ce sujet, au contraire, savoir qu'il pouvait accéder à un poste aussi prestigieux m'a rendu bien heureux. Non, en fait, ceux à quoi je ne m'étais pas préparé, c'est son départ. Je ne pensais pas qu'il m'affecterait autant.

Bien qu'il ne put la distinguer dans l'obscurité, la jeune femme arbora une expression complaisante.

- J'ai même cru un moment, qu'entre nous ce ne serait plus pareil. Confia-t-il, pour la première fois. Qu'il nous oublierait peut-être, ou qu'il ne souhaiterait plus nous voir…j'ai honte d'avoir pu raisonner ainsi. Quand j'en ai eu le plus besoin, il n'a pas hésité une seconde à me venir en aide. Sans lui, je crois qu'aujourd'hui on serait au bord de la ruine.

- J'ai toujours su que c'était un bon garçon. Sourit tendrement Nymphadora. Mais dis-moi, cet homme avec qui il vit et qui se trouve être aussi son patron si j'ai bien compris, comment tu le trouve ? Interrogea-t-elle, subitement.

- Là, je ne peux pas te répondre. Je ne l'ai jamais rencontré. Harry a l'air de tenir à lui en tout cas, il dit que c'est sérieux, j'espère pour lui que ces sentiments sont réciproques.

- Tu parais sceptique. Constata son épouse, qui pouvait percevoir le doute dans le creux de ses mots. Quelque chose te fait penser que cela ne pourrait pas être le cas ?

Remus hésita.

- Non, c'est jusque que…tu comprends, Arthur travail aussi pour cette personne, il l'a côtoyé de nombreuse fois. Au cours de nos discutions, ils nous aient déjà arrivé d'en parler brièvement, et ce qu'il m'en a dit me laisse assez perplexe.

- Ah oui, et pourquoi donc ?

- Apparemment, il semble que ce soit quelqu'un de difficile à vivre. Arthur prétend que ces principaux traits de caractère sont la sévérité et la présomption. Je trouve cette personnalité plutôt éloigné de celle d'Harry.

- C'est vrai, mais peut-être que lui il l'apprécie ainsi. Le fait que tu veuilles le protéger est tout à fait admirable, seulement ni toi, ni moi sommes en mesure de juger qui est bien pour Harry et qui ne l'ait pas. Seul lui peut le savoir.

- Je trouve cette situation très frustrante. Prononça Remus. Au moins je n'ai pas ce genre d'inquiétude en ce qui concerne Hermione.

- Oui, et je crois qu'en ce qui concerne Luna tu as encore de la marge.

- C'est vrai, mais par pur précaution dès demain j'irais mettre des barreaux à sa fenêtre.

Tonks eut un petit rire.

- Je suis enchanté de constater que moralement tu es toujours le même. Surtout, Remus quoiqu'il arrive ne change jamais.

0°0°0°0°0LVLVLVLV0°0°0°0°0

Le jour suivant, Harry était passé au bureau de Severus pour se voir confier deux nouvelles affaires. Tom était actuellement en déplacement, aussi le garçon savait qu'il n'aurait pas l'occasion de le voir avant ce soir.

En sortant de la pièce, il passa devant un des nombreux vitrages qui illuminaient le couloir. Ces temps-ci, les beaux jours ne cessaient de prédominer sur un ciel parfois maussade et teinté de gris. Les jardins du manoir reprenaient peu à peu des couleurs vivifiantes, tandis que le parfum des premières fleurs venait envahir toute la demeure. Même les oiseaux faisaient à nouveau parler d'eux. Très tôt dans la matinée, le jeune homme les avait entendus chanter et siffler comme pour annoncer que le printemps venait définitivement de s'installer.

Faisant abstraction du magnifique soleil qui semblait soudain le narguer, Harry s'activa sachant qu'il avait encore du pain sur la planche.

Alors qu'il s'apprêtait à rentrer dans son bureau, un son familier fit écho dans le corridor.

L'oreille aux aguets, Harry entendit des pas précipités se diriger vers lui.

C'est alors qu'il l'aperçu.

- Tient, tient, comment vas-tu, Nelly ? Demanda-t-il, le sourire aux lèvres.

- Très bien, je vous remercie. Fit la jeune fille en reprenant son souffle.

Harry remarqua tout à coup qu'elle tenait quelque chose dans ses bras. Il fut stupéfait de constater qu'il s'agissait de son animal de compagnie qui se faisait docilement bercer par la jeune enfant.

- C'est incroyable, moi quand j'essaye de le prendre, il essaye toujours de se sauver. Il doit apprécier ta présence. Souligna-t-il, en posant clairement ses yeux sur la petite boule de poils.

- Personnellement, je le trouve beaucoup moins craintif qu'au début. En tout cas, j'espère que cela ne vous dérange pas que chaque fois que je suis au manoir, je m'en accapare ?

Un nouveau sourire étira les lèvres du plus vieux.

- Tu sais, il a l'air de tenir plus à toi qu'à moi, ce qui est normal après tout puisque tu t'en occupe si bien. Alors, on dira qu'il nous appartient à tous les deux. Quand tu ne seras pas là, c'est moi qui le soignerai, par contre, dès que tu seras de retour au manoir, il sera tout à toi. Tu es d'accord ?

- Hum, si je comprends bien, c'est comme une sorte de garde partagé ? Déclara la jeune fille, en caressant distraitement la tête du félin.

- Tu peux en effet le voir de cette façon. Répondit Harry, en toute tranquillité.

Un instant, Nelly plissa le regard, l'air songeuse.

Lorsqu'elle redressa la tête vers l'adulte, elle lui offrit une expression particulièrement enthousiasme, qui combla le principal concerné. Le merci qu'elle lui délivra sur un ton tout à fait mélodieux, fit latéralement tambouriner son cœur.

- Vous êtes vraiment quelqu'un de gentil. Souffla-t-elle, avec une profonde sincérité dans les yeux. Les autres ne sont pas comme ça avec moi, à part mon père, bien sûr.

- Et bien, ils ont tort, crois-moi.

Un timide sourire apparu sur son visage, laissant apparaître une légère fossette du côté de sa joue droite.

Cela la rendait encore plus mignonne. Pensa-t-il.

- Bon, je suppose que vous avez du travail…Laissa-t-elle glisser, d'une voix ou percer une légère déception.

- Malheureusement, j'ai bien peur que oui. Mais toi tu devrais profiter du soleil et aller te balader dans les jardins. Conseilla doucement le jeune homme.

La jeune fille acquiesça.

- Vous avez raison. Dit-elle, simplement. Tout à l'heure, j'ai vue Greyback qui s'occupait des chevaux, je pourrais aller l'aider.

- C'est une bonne idée. Approuva Harry. Et si tu veux, lorsque j'aurais un peu temps, nous pourrions aller faire une balade autour du domaine. J'ai entendu dire que tu maniais très bien les rennes.

- Non, je ne suis aussi doué. Rougit, Nelly. En revanche, je serais ravie de faire cette promenade avec vous.

- Bien, fais attention à toi surtout.

- Promis ! Sourit la jeune fille.

Sur ce, elle s'éloigna à petit pas.

Le regard rivé sur sa frêle silhouette, Harry pouvait aisément se mettre à la place de la jeune enfant. Après tout, n'avait-il pas lui aussi connu la difficulté et le désappointement de passer ses journées reclus dans la solitude ?

Cependant, contrairement à sa propre expérience, Nelly avait la chance d'avoir un père qui se souciait de son bien-être et qui faisait de son mieux pour concilier sa vie professionnelle avec son devoir parental. Harry était persuadé que la jeune fille comprenait parfaitement cette situation, c'est pourquoi au lieu de se plaindre, elle relativisait les faits.

Severus avait beaucoup de chance d'avoir une enfant aussi conciliante. D'un autre côté, Harry voyait dans les yeux de la jeune fille toute l'admiration et la bienveillance qu'elle portait envers son père. Par moment, il avait l'impression d'entendre Luna lorsqu'elle parlait de Remus.

Il esquissa un demi-sourire, tandis qu'il tourna la poignée pour entrer sur son lieu de travail.

Dès qu'il eut franchi le seuil, une voix particulièrement agaçante siffla à ses oreilles. A cet instant, toute expression béate s'estompa de son visage.

- Tu en as mis un temps ! Rugit Drago, depuis le fond de la pièce.

Ignorant sa remarque, Harry alla se planter devant lui, un dossier situé dans chacune de ses mains.

- Gauche ou droite ? Demanda-t-il sur un ton abrupt.

La jeune Malfoy l'observa sans ciller et déclara :

- Droite.

D'un geste méprisable, Harry balança le dossier sur son bureau pour aller sans plus tarder rejoindre le sien. Une fois installé, il commença à consulter les différents documents ainsi que les directives laissées par Rogue. Chose étonnante, il semblerait que la journaliste dont Lizzy avait fait mention la veille, vienne très prochainement faire une interview au manoir, et qu'en principe lui et Drago seraient chargés de répondre à ses multiples questions.

A cela, Harry fronça subrepticement les sourcils.

Pourquoi n'est-ce pas Tom qui s'acquittait de cette tâche ? Après tout, c'était lui le fondateur, lui le mieux placé pour faire part de ces idées et promouvoir l'image de sa société.

Mais sans doute n'était-il pas intéressé ? Ou bien, savait-il qu'il n'aurait guère de temps à accorder à cet entretien ? Le garçon était bien conscient que son amant n'avait pas une minute à gaspiller, il n'aurait jamais cru auparavant qu'être son propre patron soit si prenant, même s'il voyait quelques-uns des avantages qui en découlaient.

Plissant à nouveau les yeux sur cette affaire, il remarqua en bas du document une note d'avertissement.

Le garçon était dorénavant suffisamment à l'aise avec le système pour comprendre qu'il était indispensable de faire certaine recherches avant de rencontrer cette journaliste, qui paraissait indubitablement suspicieuse aux yeux de Rogue.

Immédiatement, Harry rentra le nom de cette femme dans la base de données, en vue d'établir un portrait qui lui permettrait de mieux la cerner.

Et ce qu'il y apprit, lui suffit amplement.

Apparemment, Rita Skeeter, était très connue dans le métier. Elle avait rédigé beaucoup d'articles au cours de sa carrière, et publié un nombre important de biographies. Cependant, son succès était largement entaché par une série de critique, toutes plus corsées les unes que les autres !

Finalement, La description qu'on le faisait de cette femme était peu élogieuse :

« Opportuniste, prête à tout pour obtenir l'exclusivité ! »

« N'hésite pas à déformer les faits à son avantage »

« Délicieuse du regard, méprisable dans la tournure de ces mots »

Harry ne doutait pas un instant des attentions qui se cachait derrière la demande de cette femme. Il était clair qu'elle ne vanterait nullement les mérites de la compagnie, mais qu'elle chercherait davantage à la discréditer, ce qui risquait fort de déplaire à Voldemort.

- Dis-moi, s'éleva tout à coup la voix de Malfoy. Est-ce que Severus a mentionné un délai pour les dossiers ?

- Oh oui, c'est vrai. Fit Harry, laconiquement. Il a dit que l'affaire sur Scrimgeour, donc celle que tu tiens entre tes mains, précisa-t-il, devait être notre priorité absolu et qu'il fallait qu'elle soit sur le bureau du Lord demain matin à la première heure.

- Quoi ! S'exclama Drago en jetant un regard effaré au dossier. C'est impossible ! Je vais en avoir pour la nuit !

- Et bien, étant donné que normalement on est censé le faire à deux, cela devait lui paraître dans le domaine du faisable.

Le blondinet déglutit.

- Bon, dans ce cas, laisse tombé ce que tu es en train de faire et viens plutôt m'aider. Dit-il.

- Hors de question. Répondit Harry, sur un ton catégorique. La semaine dernière, Voldemort a organisé un séminaire et devine qui a dû le préparer tout seul pendant que tu t'es outrageusement vanté d'aller faire du shopping ? Sourit-il, à charge de revanche.

- Je te rappel que si je ne rends pas ce dossier demain matin, on partagera tous deux le courroux de Severus et celui de Voldemort en prime, c'est ce que tu veux ? Qu'on passe pour des incompétents ?

Harry haussa les épaules.

- Je prends le risque. Et puis comme tu me l'as si bien souligné hier, je suis là uniquement parce qu'il se trouve que je partage le même lit que le Lord. Décréta-t-il d'un ton profondément amer.

Drago ferma les yeux une demi-seconde en soupirant. Il sentait que ces paroles-là, il allait les payer au centuple !

- Lorsque j'ai dit ça je venais d'avoir un différend avec quelqu'un, j'étais en colère et mes mots ont dépassés ma pensée. Tenta-t-il de se justifier.

- Tes problèmes je m'en fiche complètement. Débrouille-toi ! Fit Harry, brutalement.

Ce ton surpris quelque peu le jeune homme, qui jusqu'à présent avait toujours eu à faire à un Potter calme et contenu.

Seulement, la veille il avait dépassé les bornes et il en était pleinement conscient. Il avait fait face à son père un peu plus tôt avant de venir au bureau et toute la frustration qu'il avait ressentie pendant leur échange, il l'avait déversé sur Harry. Autant dire que ce petit écart tombait affreusement mal.

Si jamais il ne rendait pas à temps cette affaire ou si il la bâclait, cela remonterait jusqu'aux oreilles de son père qui ne se ferait pas prier pour le lui reprocher. Et cette optique n'était pas du tout envisageable !

- Ecoute-moi bien, si tu me donnes un coup de main, en échange je te révélerais quelque chose de très important. Je comptais le garder pour moi, mais tu mérites aussi de le savoir.

- Tes manigances, tu peux te les garder ! Contra le brun. Rien de ce que tu serais susceptible de me dire ne pourrait m'intéresser.

- Vraiment ? Même si cela concernait un membre de ta famille ? Jeta Malfoy sans regret.

A ce moment, le visage d'Harry se figea.

Il échangea durant une minute ou deux un long regard avec son vis-à-vis.

- Qu'est-ce que ça veut dire ? Dit-il, précipitamment.

- J'en déduis que tu acceptes mon petit marché ? Mais attention, ce que je vais t'apprendre tu ne devras jamais dire que cela te viens de moi. On est d'accord ?

- Si tu essayes de me mener en bateau...

- C'est tout ce qu'il y a de plus sérieux, coupa le jeune homme. Et crois-moi cela ne vas pas beaucoup te plaire…


Ainsi, ce termine ce chapitre.

Comme vous le savez un bon auteur est ouvert à tout commentaire et c'est avec impatience que j'attends les vôtre !

Merci à ma bêta pour avoir corrigé ce chapitre !

Je ne sais pas si certain vont entrer en période d'examin comme les Bts... mais je leurs souhaites bonne chance et beaucoup de courage !

Gros bisous à vous tous et à bientôt !