CHAPITRE 36

*** SCÈNE INÉDITE AJOUTÉE AU MONTAGE ***

La nuit était tombée, la plupart des gens étaient dans leurs quartiers. Evan et Carson étaient confortablement allongés sous les couvertures de ce dernier, mais ils ne trouvaient pas le sommeil. La pluie martelait la cité, et le vent sifflait dans chaque recoin. C'était la pire tempête qu'ils aient connu jusqu'à maintenant.

Evan était couché sur la flanc, Carson derrière lui caressait son épaule du bout de son nez et y déposait de tendres petits baisers, avant d'enfouir son visage dans son cou et de lui demander d'une voix douce et chaleureuse:

-Tu dors?

-Non! Je t'imagine.

Evan avait les yeux fermés et rêvassait, alors qu'il avait son homme sous la main.

-Ne m'embellit pas trop, tu va être déçu en ouvrant les yeux!

-Mais non! C'est impossible d'embellir un dieu plus qu'il ne l'est déjà!

-Evan! Je suis loin d'être un dieu!

-Pour moi, tu es le plus beau des dieux…

Il se retourna et déposa ses lèvres sur celles de Carson.

-Ha ouais? Alors, je suis plus beau qu'Apollon?

-Oh mille fois plus!

Evan l'embrassa à nouveau, introduisant sa langue.

-Hum! J'adore être un dieu!

-Mais attention! Tu n'a qu'un seul sujet, et c'est moi!

-Je n'aurai de faveur que de toi? Je ne veux plus être un dieu alors!, dit-il, le taquinant, ce qui lui mérita une pichenette sur le bras.

-Je blaguais, mon amour! Tu es tout ce dont j'ai envie et ce dont j'ai besoin! Je ne laisserai personne t'arracher à moi!, promis Carson, le prenant dans ses bras et l'embrassant le plus langoureusement possible.

Ce baiser était si doux, si plein d'amour et de tendresse, de sincérité et de promesses qu'Evan sentit son âme s'élever. Il se sentit si léger, presque comme une forme d'énergie pure. C'était la chose la plus puissante qu'il ait pu ressentir de toute sa vie. Il sentit les larmes lui monter aux yeux. Il ne voulait pas pleurer, mais c'était plus fort que lui. Ses sentiments étaient si fort, qu'ils l'emplissait de bonheur.

-Oh, Carson!

-Evan?

Evan ne pu rien dire, sa gorge se nouait. Il serra Carson très fort contre lui et laissa les larmes se consumer.

-Pourquoi tu pleures, mon coeur?

Les larmes se firent plus abondante et Evan ne pu retenir quelques sanglots. Ce n'était pas des sanglots de douleurs ou de peur. C'était des sanglots de bonheur. Carson lui intima de lever la tête en soulevant son menton. Un sourire se dessina sur le visage d'Evan et Carson fut quelque peu soulagé.

-Je pleures de bonheur, mon amour! Je t'aime, je t'aime, je t'aime, je t'aime! Je ne croyais pas que l'amour pouvait être si beau!

Carson était décontenancé.

-Wow!

-Ce baiser que tu m'a donné, Carson!

-J'embrasse comme un dieu, alors?, le taquina t-il.

-On aurait dit que tu y avais mit tout ton âme, tout ton être. C'était si… puissant! Je me suis sentit… si pure, si léger.

Carson ne savait pas quoi répondre à ça. C'était la première fois qu'il entendait ce genre de discourt et il n'avait jamais rien vue de tel au cinéma.

-Wow!, dit-il à nouveau, bouche-bée. Tu es sur que ça va? J'ai dû manquer quelque chose lors de ton dernier IRM., se moqua t-il à nouveau.

-Idiot! Je vais très bien! Trop bien, même, c'en ait effrayant!

Il reposa sa tête sur l'épaule de son amant, séchant ses larmes.

-Je sais! L'amour peut être si beau, qu'on en a peur. On se demande si c'est vrai, si on ne rêve pas. Si c'est vraiment nous. Est-ce que je te rassure si je te dis qu'on ne rêve pas?, lui expliqua Carson.

-Comment savoir si on ne rêve pas?

Carson réfléchit longuement, cherchant la réponse à cette question piège, le sommeil les rattrapant enfin.

-On ne le sait qu'une fois qu'on s'est réveillé!, marmonna le médecin après un moment.

Ils s'endormirent dans les bras l'un de l'autre, bercé par le rythme de leur respiration, oubliant la tempête qui faisait rage à l'extérieur.

Carson émergea lentement de son sommeil.

-Bon matin, mon amour!

Evan était là, juste derrière lui, serrant le médecin dans ses bras, embrassant son cou et son épaule.

-Bon matin! Est-ce que je rêve encore?

-Possible! De quoi rêvais-tu?

-De toi.

-Alors, tu rêve surement encore!

Puis, pouf. Evan s'était évaporé comme un nuage de poussière chassé par le vent.

Carson se réveilla en sursaut, perturbé. Il venait de faire un rêve dans un rêve. C'était vraiment une sensation bizarre. Il regarda sa montre. Il avait dormit cinq heures d'affilés. Il alla à la salle de bain et se rafraichit le visage. Puis, il repartit immédiatement à l'infirmerie. Rodney était toujours là, assis sur la chaise à côté d'Evan et lui faisait la causette. En fait, il parlait tout seul, avec sa tablette électronique dans la main, expliquant multitude de trucs scientifique que ni Carson, ni Evan ne pourraient sans doute jamais comprendre.

-Rodney! Vous êtes toujours là!

-Bah ouais! Je vous l'avais bien dis!

-Merci, c'est vraiment généreux de votre part.

Trop imbu de lui-même pour répondre "Ça fait plaisir", Rodney répondit.

-Toujours rien de nouveau!

-Vous pouvez retourner à vos occupations, je vais prendre la relève!

-D'accord!

Rodney se leva rapidement et avec un regard en arrière, salua Carson de la main et sortit rapidement de l'infirmerie. Rodney n'aimait pas trop cet endroit, mais avec le temps, il avait apprit à s'y faire, son meilleur ami y travaillant, sa petite amie aussi. Mais d'y avoir passé cinq heures là, alors qu'il n'était même pas souffrant, ça l'avait rendu un peu angoissé. Il avait donc trouvé un seul moyen de se sentir moins oppressé. Parler. Rodney croyait que si l'on parlait à quelqu'un dans le coma, il pouvait nous entendre. Ainsi, s'il essayait de lui expliquer des théories scientifique, les plus basique cela dit, Evan apprendrait peut-être dans son "sommeil".

Carson s'approcha d'Evan et lu ses constantes sur le cardiographe. Rien n'avait changé. Et l'activité de son cerveau était toujours aussi élevée. Il rêvait toujours, se battant contre ses démons. Carson pria pour qu'il trouve le moyen de revenir vers lui, de sortir de son état comateux.

-Evan! Je t'en pris! Suis ma voix. Reviens vers moi! J'ai tant besoin de toi. Je t'aime, Evan! Je ne veux pas te perdre.

Il s'assit sur la chaise et il l'observa à nouveau, imprimant encore une fois tout les traits de son visage dans sa mémoire.

Après quelques minutes, il alla s'occuper des autres patients, quelques infirmières aillant prit leur pause-repas. Comme il finissait son tour de garde, Ronon vint voir Evan. Carson s'approcha du grand gaillard.

-S'lu, doc!

-Bonsoir, Ronon!

-Ça va pas fort?

-Moi, ça va! Malheureusement, on ne sait toujours pas quand le Major se réveillera.

Ronon s'assit sur la chaise prévus aux visiteurs et regarda le militaire.

-Pendant que vous êtes là, je vais aller me chercher quelque chose à manger!, dit Carson.

-Doc!

-Oui, mon garçon?

-Vous savez, Lorne est l'une des seule personne en dehors de mon équipe avec qui je peux parler ou m'entrainer. Il est vraiment gentil avec moi et il a tout un sens de l'humour.

-Aye! Je sais!

-Il me doit toujours un combat à la loyal!

-Et il vous le rendra, soyez-en sur!

-Je sais!

Carson sourit au grand bonhomme et s'en alla au mess où il pu manger, sans que son estomac ne soit noué. Il n'avait pas mangé depuis 24 heures. Il avait seulement bu un café et du thé. Et ça lui fit du bien d'avoir quelque chose de solide à avaler. Il reprenait confiance de plus en plus, grâce à ses amis. Il avait confiance en Evan. Il savait qu'il sortirait tôt ou tard de son état comateux. Il devait seulement lui laisser du temps. Il devait gagner cette bataille qui faisait rage en lui. Et Carson serait là pour l'aider.