#35 Bellamy et Clarke s'embrassent pour la première fois sous une branche de gui.
— JOYEUX NOËL ! s'écrie Octavia dès que Clarke et Bellamy franchissent la porte d'entrée.
— Ce n'est pas encore Noël, grommelle Bellamy en entrant dans l'appartement.
Bellamy grogne en déposant les sacs de courses sur la table du salon. Clarke sourit et se précipite vers Octavia en la prenant dans ses bras. Elle regarde le grand sapin de Noël qu'Octavia vient à l'instant d'installer dans l'appartement que Clarke partage avec Bellamy.
— De quel droit est-ce que tu te permets d'entrer dans notre appartement ? demande Bellamy en soupirant.
— Je n'arrive toujours pas à me faire au fait que vous soyez colocataires.
Clarke lève les yeux au ciel et s'écroule sur le canapé tandis que Bellamy range les courses dans le frigidaire. Clarke a du mal à y croire elle aussi.
Elle a rencontré Bellamy par l'intermédiaire d'Octavia, il y a un an. Il cherchait une colocataire et elle a accepté, étant elle aussi à la recherche d'un appartement. Cependant, elle ne pensait pas que Bellamy allait être aussi insupportable. Tout doit être rangé avec lui, tout doit être parfait. Ils se disputent pour des broutilles, comme s'ils se détestaient alors que ce n'est pas le cas. Clarke s'est seulement rendu compte du fait qu'il aimait se disputer avec elle… Et c'est exactement la même chose pour elle. Ils aiment se taquiner et s'énerver l'un l'autre. C'est passionnel entre eux.
— Heureusement que j'ai installé votre sapin, dit Octavia en s'asseyant à côté d'elle. Vous n'avez vraiment pas l'esprit de Noël.
— Bien-sûr que si, rétorque Clarke. C'est ton frère qui n'avait pas envie d'installer les décorations. C'est un vieux grincheux.
— Clarke ! s'exclame celui-ci, toujours dans la cuisine.
— Quoi ? dit-elle innocemment. C'est le cas. Je vais t'appeler Le Grinch.
Bellamy commence à la sermonner en revenant dans le salon alors qu'elle lève les yeux au ciel et commence à l'imiter. Octavia sourit en regardant la scène devant elle. Tous ses amis adorent venir chez Clarke et Bellamy parce que leurs disputes sont toujours très intéressantes. Bellamy sourit la plupart du temps alors que les yeux de Clarke brillent en le regardant. Elle sait très bien qu'ils éprouvent des sentiments l'un pour l'autre, même s'ils ne veulent pas l'avouer.
— PUTAIN DE FUITE D'EAU !
Clarke et Octavia tournent rapidement la tête vers Bellamy alors que l'eau du robinet éclabousse tout son t-shirt. Clarke pose ses mains sur sa bouche tandis que Bellamy essaye tant bien que mal de boucher le robinet avec sa main. Il abandonne en enlevant son t-shirt. Il le noue autour du robinet mais ça n'aide en rien. Clarke se lève du canapé et se précipite vers lui en l'aidant à boucher la sortie de l'eau.
— Octavia ! s'écrie-t-elle. Va dans la salle de bain et coupe l'arrivée d'eau !
Octavia se précipite vers la salle de bain alors que Clarke pousse un cri lorsqu'une vague d'eau éclabousse. Bellamy commence à rire à coté mais elle étale sa main mouillée le long de son visage, stoppant net son rire. Finalement, l'eau s'arrête de couler alors qu'ils poussent tous les deux un soupir de soulagement. Octavia revient en croisant les bras et en commençant à rire. Clarke tourne son visage vers Bellamy et commence à rougir en voyant son torse nu. Elle laisse ses yeux vagabonder sur chaque muscle et chaque tache de rousseur en sentant des papillons dans le creux de son ventre.
— Je vais aller mettre un t-shirt, dit Bellamy.
Clarke hoche lentement la tête en levant les yeux et en le regardant. Bellamy la regarde également et fronce les sourcils devant son regard insistant. Il secoue sa tête et commence à se diriger vers la salle de bain alors que les yeux de sa colocataire restent fixés sur son dos.
— Clarke ? demande Octavia en se mettant à côté d'elle. Qu'est-ce qu'il se passe ?
— Je ne l'avais jamais vu torse-nu, murmure Clarke en fixant la porte de la salle de bain, toujours hypnotisée par Bellamy.
— Et alors ?
— Il est magnifique, chuchote-t-elle.
Octavia éclate de rire alors que Clarke grogne en mettant son visage dans ses mains. Elle touche plusieurs fois d'affilé son front en essayant de respirer normalement. Elle aperçoit le sourire au coin des lèvres d'Octavia.
— Ce n'est pas drôle, lui dit Clarke en se versant un verre d'eau. Cela fait plusieurs mois que je vis avec ton frère et c'est la première fois que je vois ses abdos et ses… Larges épaules.
— Ça fait UN AN que j'essaye de te caser avec Bellamy ! s'exclame-t-elle. Si j'avais su qu'il fallait juste qu'il enlève son t-shirt pour…
— Octavia ! Ce n'est pas parce que j'ai vu son torse que je vais tomber amoureuse de lui. Je suis juste agréablement surprise, c'est tout.
Octavia sourit encore plus alors que Clarke frappe violemment son épaule. Bellamy revient rapidement dans la cuisine et prend le verre d'eau que Clarke tenait dans sa main. Il le boit d'une traite.
— C'était mon verre, dit-elle en lui jetant un regard noir.
— Tu peux le garder.
Il le replace dans ses mains en frôlant au passage ses doigts. Clarke sent un petit courant électrique parcourir son corps et lève rapidement les yeux vers Bellamy. Il lui fait un petit sourire et étire son bras pour pincer le nez de Clarke. Elle le pousse avec sa jambe. Il rit et retourne dans le salon, laissant les deux filles ensemble.
— Je ne savais pas que Bellamy et toi étiez aussi proches en privé, lui dit Octavia.
— Il est tactile, répond Clarke en haussant les épaules.
— Tu es complètement foutue, dit-elle en riant.
— Pourquoi ça ?
— Tu l'as vu torse-nu avec tous ses muscles et toutes ses veines dans les bras. Maintenant, cette image va te hanter pendant des semaines et des semaines, jusqu'à ce que tu n'en puisses plus et que vous concrétisiez enfin.
Clarke écarquille les yeux durant le discours complet d'Octavia. Elle n'avait pas vu les choses de son point de vue mais cela commence à l'inquiéter. Octavia sourit et part dans le salon, laissant Clarke dans la cuisine, seule avec ses pensées.
[…]
Clarke zappe les chaines et soupire dès qu'elle voit un programme de cuisine. Elle ne sait pas quoi regarder ce soir. Bellamy travaille encore et c'est lui qui choisit le film, normalement. Elle se lève et prend au hasard un dvd, qu'elle met dans le lecteur. Elle prend le plaid à côté d'elle et s'installe tranquillement dans le canapé. D'ordinaire, Bellamy lui apporte de la chaleur humaine. Elle n'a jamais froid à ses côtés.
Elle lève précipitamment la tête lorsque la porte d'entrée s'ouvre. Bellamy entre et la regarde alors qu'elle lui lance un grand sourire. Il rit en la voyant toute joyeuse et s'installe immédiatement à côté d'elle sur le canapé.
— Comment ça s'est passé ? demande-t-elle.
— Insupportable, répond-il en soupirant. Les clients en ont foutus partout et j'ai dû nettoyer après eux.
Elle hoche la tête en regardant de nouveau la télévision. Elle pousse un léger cri de frustration lorsque Bellamy arrache le plaid de son corps et le balance à l'autre bout de la pièce. Elle s'apprête à protester mais il tire avec fermeté sur son bras, la faisant tomber sur lui. Elle essaye de se remettre en position assise mais il enroule ses deux bras autour de son corps et enfonce son visage dans ses cheveux.
— Qu'est-ce que tu fais encore ? demande-t-elle en soupirant.
— Je viens de passer une soirée difficile, princesse. Laisse-moi quelques secondes.
Elle secoue la tête mais le laisse faire en posant sa joue contre son épaule. Ses yeux dérivent vers ses bras et elle regarde longuement les veines sur ses avant-bras. Elle déglutit et ferme les yeux. Depuis qu'elle l'a vu torse-nu, elle sent tout lorsqu'elle est contre lui. L'un de ses bras est autour de sa taille et elle sent les bosses de ses abdos. Elle ne devrait pas penser à ça. Bordel, Bellamy est simplement son colocataire !
Elle le repousse et se lève pour se diriger vers la cuisine.
— Apporte moi des cookies, femme ! s'écrie Bellamy dans le salon.
Clarke s'esclaffe en prenant la boite de cookie. Elle en sort un de la boite et le balance violemment sur Bellamy. Il rit et s'allonge sur le canapé alors qu'elle revient vers lui. Bellamy s'étire de long en large en fermant les yeux. Clarke s'arrête subitement et regarde le bas du t-shirt blanc qu'il porte. Une bande nue de peau dépasse légèrement et Clarke aperçoit les poils bruns de Bellamy juste au-dessus de son caleçon. Son esprit divague et elle s'imagine en train de l'embrasser, le caresser. Elle s'imagine au-dessus de lui, en dessous. Elle imagine les baisers qu'il pourrait placer sur sa bouche, sur son cou, sur sa poitrine.
Elle se ressaisit brusquement et attrape le plaid sur le sol. Elle le jette violemment sur lui alors qu'il la regarde en fronçant les sourcils.
— Qu'est-ce qui te prend ? demande-t-il.
— Je vais me coucher.
Bellamy lui demande ce qui ne va pas alors qu'elle court dans sa chambre et ferme sa porte à clé. Elle s'adosse à celle-ci en inspirant et en expirant. Ça ne peut pas arriver.
[…]
Bellamy applaudit lorsque Lincoln apporte la dinde au milieu de la table. Clarke lève les yeux au ciel devant sa gaminerie. Elle se penche vers Jasper et Monty et essaye de suivre leur discussion sur Pokémon.
— Sacha n'est pas gay, dit Monty en levant les yeux au ciel.
— Il y a quelque chose entre Sacha et Pikachu, lui dit Jasper.
— Ce serait de la zoophilie.
— Personnellement, intervient Clarke. J'ai toujours trouvé que Sacha et Ondine avait une très bonne complicité. J'ai toujours voulu qu'ils soient en couple, pas vous ?
— Jamais de la vie.
Clarke fait la moue en se replaçant dans son siège. Elle regarde ses amis autour d'elle en souriant. Elle est réellement heureuse de fêter Noël avec eux. Elle est heureuse de voir Octavia et Bellamy se disputer à propos de leur enfance, ou encore Jasper et Monty à propos de dessins animés. C'est sa vie, elle ne la changerait pour rien au monde.
Alors qu'ils passent au dessert, Clarke écoute la conversation entre Bellamy et Octavia. Cette dernière lui demande comme cela se passe au bar.
— J'en ai marre, répond simplement Bellamy. J'y travaille seulement pour gagner un peu d'économie avant de trouver un réel travail.
— Tu devrais pourtant avoir beaucoup de propositions venant de femmes, non ?
— Quelques-unes, dit-il en haussant les épaules. Ça ne m'intéresse pas.
Quand elle y pense, c'est vrai que Bellamy n'a pas emmené une femme dans leur appartement depuis plus de deux mois. Dès qu'il revient du travail, il s'affale sur le canapé à ses côtés et ils se disputent sur le film du soir.
Clarke les laisse bavarder tranquillement et part vers la cuisine pour aller chercher des verres. Elle n'a pas envie de l'entendre parler de femmes. Elle fronce les sourcils lorsqu'elle voit toutes les assiettes, les couverts et les plats dans l'évier. Elle avait demandé à Bellamy de nettoyer au fur et à mesure pour qu'ils aient moins de travail le lendemain.
Elle revient dans le salon, les poings sur les hanches.
— Bellamy ! s'exclame-t-elle. Merci de m'avoir écoutée tout à l'heure à propos de la vaisselle !
— On la fera demain, dit-il en soupirant. Je n'avais pas envie de m'embêter à la faire un soir de Noël.
— Sauf que je te connais, réplique-t-elle. Tu me laisseras la faire toute seule demain matin, comme à l'habitude, pendant que tu fais la grasse matinée !
Bellamy se lève de table en soupirant et s'approche d'elle. Elle voit qu'il est énervé mais elle s'en fiche complètement.
— Si je te dis que je vais la faire, ça sera le cas.
— Ah oui ? Comme la dernière fois où j'ai dû faire le repas TOUTE SEULE ? Ou peut-être quand je fais la lessive TOUTE SEULE, ou lorsque…
— TAISEZ-VOUS !
Bellamy et Clarke se tournent tous les deux vers Octavia, les yeux écarquillés. Celle-ci prend quelque chose sur la table et s'approche vers eux avec de grandes enjambées. Elle lève le bras et place quelque chose au-dessus d'eux, qu'ils regardent immédiatement en grossissant les yeux. Elle vient de mettre du gui au-dessus de leurs têtes
— Cela fait des semaines et des semaines que vous vous disputez pour un rien ! s'exclame Octavia devant eux. Tout le monde sait que vous voulez vous sauter dessus à chaque seconde de chaque minute de cette putain de vie. Ce soir sera votre occasion !
— Mais…
— Pas de mais ! Ça portera malheur si vous ne vous embrassez pas alors obéissez !
Elle enlève la branche de gui au-dessus de leurs têtes et se replace à table aux côtés de Lincoln. Clarke porte ses mains contre son visage en soupirant alors que Bellamy reste les bras croisés devant elle.
— Est-ce que… commence-t-il à dire.
— Si on veut qu'elle nous foute la paix, oui, on va être obligés de le faire.
Il souffle un grand coup et hoche lentement la tête en humectant ses lèvres. Il s'approche d'elle et place ses mains de part et d'autre de son cou. Clarke le regarde en posant ses mains sur ses avants bras.
— Bellamy, si tu ne veux pas le faire, je le comprendrai.
— Non, princesse, ce n'est pas ça, dit-il en secouant la tête. C'est juste que le contexte n'est pas… Habituel.
— Donc le baiser en lui-même ne te dérange pas ?
— Non. Tout le monde rêverait de t'embrasser.
Clarke secoue la tête en commençant à rougir alors que Bellamy rit légèrement. Elle respire doucement en continuant à le regarder.
— J'embrasse tellement bien que tu vas vouloir m'embrasser tous les jours maintenant, lui dit-elle.
— Je pense que ça sera le contraire, dit-il en souriant. J'ai vu ton regard sur moi lorsque j'étais torse-nu.
— Non, ce n'est pas…
Bellamy ne la laisse pas finir et pose ses lèvres sur les siennes. Clarke ne veut pas lui prouver qu'il a raison, et décide de répondre avec passion à son baiser. Elle passe ses mains dans ses cheveux noirs et l'attire encore plus contre son visage. Elle entrouvre la bouche, permettant à Bellamy d'approfondir le baiser.
Octavia, Lincoln, Monty et Jasper regardent la scène avec la bouche grande ouverte. Ils savaient qu'ils allaient s'embrasser, c'est la tradition. Cependant, cela aurait simplement pu être un baiser chaste. Ils sont presque en train de faire l'amour debout ! Octavia racle sa gorge plusieurs fois d'affilé mais ils ne font pas attention. Les mains de Bellamy passent dans son dos et se retrouvent finalement autour de sa taille. Les mains de Clarke, quant à elles, passent de ses cheveux à ses joues. Leur baiser se ralentit au bout de quelques secondes et ils se séparent en gardant leurs yeux fermés. Un nouveau raclement de gorge les sort rapidement de leur transe. Ils s'éloignent rapidement en regardant tous les deux ailleurs.
— Place aux cadeaux ? demande fébrilement Clarke en rougissant.
Tout le monde accepte rapidement et se précipite aux pieds du sapin. Clarke sourit lorsqu'elle voit le coffret maquillage qu'Octavia lui a offert. Elle rit en voyant le jeu de société que Monty a offert à Jasper : Donjons et dragons. Elle prend le cadeau que Bellamy lui tend alors qu'elle tend également le sien vers lui. Elle le déballe le plus rapidement possible et ouvre la bouche en découvrant son cadeau. Elle éclate de rire lorsqu'elle sort un pull beige avec écrit en lettres capitales « I LOVE BELLAMY BLAKE ». Elle sourit à pleine dent et entend alors le rire de Bellamy. Il lève le pull qu'elle lui a offert, avec écrit en lettres capitales « THE PRINCESS IS THE BEST »
— Vous vous êtes concertés pour les cadeaux ? demande Octavia en riant.
— Même pas ! s'exclame Clarke en riant.
— C'est parce que la princesse et moi nous nous connaissons par cœur, répond Bellamy.
Clarke hoche la tête en souriant alors que Bellamy pose son bras sur ses épaules et dépose un baiser sur sa tempe. Elle se détend dans ses bras. Est-ce qu'un baiser peut tout changer entre eux ?
[…]
Clarke croise les bras et rit alors que Bellamy crie tout seul dans la cuisine. Tout est parti d'un simple pot de Nutella. Clarke l'a terminé ce matin et a oublié de le mettre à la poubelle. Bellamy s'est alors énervé contre elle, ce qui la fait rire. Depuis une semaine, depuis cette histoire de baiser, Bellamy s'énerve tous les jours contre elle. Elle ne sait pas ce qu'il se passe mais il est à cran à chaque minute de chaque heure.
— C'est juste un pot de Nutella ! dit Clarke alors que Bellamy revient vers elle.
— Ce n'est pas juste un pot ! Cela commence par un pot et ça finit par quoi ? Le canapé dans une mauvaise position ? La douche transformée en baignoire ?
— Tu es ridicule, dit-elle en éclatant de rire.
— Arrête de rire !
— Je ne… Peux pas… Arrêter… dit-elle en essayant de stopper son rire.
Bellamy s'approche d'elle et place ses mains sur ses joues alors qu'elle continue à rire.
— Arrête ! s'exclame-t-il à nouveau.
— Ce n'est pas… Possible…
— Clarke !
Elle pose sa main contre son ventre, son rire continuant à résonner dans tout l'appartement. Bellamy lui lance un regard noir et fait alors la chose la plus sensée auquel il ait pu penser. Il l'embrasse.
Clarke reste les bras ballants durant quelques secondes, les yeux ouverts. Bellamy ne bouge pas ses lèvres mais il garde ses yeux fermés. Elle sent qu'il commence à se reculer mais elle ne lui laisse pas le temps et emprisonne sa tête entre ses mains, l'approchant une nouvelle fois d'elle. Il passe ses bras dans son dos et recule tout en l'embrassant. Le dos de Clarke heurte le mur. Elle gémit de déplaisir lorsque Bellamy éloigne sa bouche et la regarde. Elle étire légèrement ses lèvres.
— Pourquoi est-ce que tu as fait ça ? demande-t-elle en souriant.
— Moi ? demande-t-il innocemment. Tu m'as embrassé toi aussi, je pourrais te retourner la question.
— Oui mais ton baiser était le premier, dit-elle en souriant d'autant plus.
— Et alors ? Tu veux une médaille pour avoir résisté autant de temps ?
— Quoi ? demande-t-elle en fronçant les sourcils.
Bellamy fait un petit sourire narquois et se penche en embrassant lentement son cou. Clarke pousse un cri de plaisir lorsqu'il fait passer ses dents sur sa peau. Elle tire ses cheveux pour qu'il se retrouve à son niveau.
— Qu'est-ce que tu veux dire par là ? demande-t-elle finalement.
— Ça veut dire que je suis à cran depuis notre dernier baiser. J'avais envie de le reproduire à tout moment.
— Et tu penses que moi aussi ? demande-t-elle en haussant les sourcils.
— J'ai vu la façon dont tu me regardes, murmure-t-il en embrassant sa mâchoire. Dans le salon, dans la cuisine, dans la salle de bain…
— Bellamy… murmure-t-elle en mordant sa lèvre.
Il lève son visage et exécute les souhaits de Clarke en l'embrassant sur la bouche. Elle sourit alors qu'il l'appuie plus fortement contre le mur, comme s'il voulait déjà que leurs corps soient le plus proche possible. Elle tire sur ses cheveux pour qu'il éloigne son visage alors qu'il grogne.
— Je ne serai jamais ton coup d'un soir, lui dit-elle en le pointant du doigt. C'est compris ? Je ne veux pas qu'on couche ensemble et que tu t'enfuies après avoir fait ta petite affaire. Je ne serai jamais ce genre de fille et…
— Tu as finis ? demande-t-il en haussant les sourcils.
— Promets-le-moi.
— Je te le promets, dit-il en soupirant. Je ne te ferai jamais de mal, tu dois bien le savoir.
— Donc on ne peut pas coucher ensemble, dit-elle en relaissant tomber ses mains. Tu ne veux pas d'une relation avec moi.
Bellamy secoue la tête d'agacement et reprend possession de ses lèvres. Clarke l'embrasse en retour en se disant qu'elle allait le repousser bientôt. Dans quelques secondes. Ou quelques minutes. Cependant, elle n'a pas à réfléchir longtemps puisque c'est Bellamy qui s'écarte.
— Je ne t'ai pas acheté ce pull pour rien.
— « I love Bellamy Blake » ?
— J'espérais que tu le dises un jour, dit-il en haussant les sourcils.
Clarke écarquille les yeux alors qu'il recommence à embrasser son cou. Il vient de révéler quelque chose de très important et il continue ses baisers comme si de rien n'était.
Elle le pousse violemment loin d'elle alors qu'il la regarde, très surpris.
— Qu'est-ce qu'il y a ? demande-t-il.
— Depuis quand ? dit-elle en posant ses mains sur les hanches.
— Quoi ?
— Depuis quand est-ce que tu me veux ?
— Je ne sais pas, dit-il en soupirant et en grattant son oreille. Plusieurs semaines, peut-être. Depuis la fuite du robinet, je crois. Tu étais en blanc et toute éclaboussée et ça m'a… Peut-être bien rendu fou.
— Je…
— Je savais que tu étais magnifique, bien-sûr. C'est juste qu'à ce moment-là je m'en suis VRAIMENT rendu compte. Au fil des jours j'ai commencé à éprouver de plus en plus de sentiments pour toi.
Il mord sa joue alors qu'elle commence à sourire. Elle court vers lui et l'embrasse rapidement sur les lèvres en souriant.
— Moi aussi c'est depuis la fuite d'eau, dit-elle en chuchotant ces mots contre son oreille.
Bellamy sourit et la soulève du sol alors qu'elle embrasse sa mâchoire. Il place son nez dans ses cheveux blonds et ferme les yeux en sentant son parfum fruité. Il l'emmène rapidement dans sa chambre.
[…]
Quelques jours après, Clarke s'assoit sur le canapé aux côtés de Bellamy et se niche contre lui. Il pose son bras sur son épaule et commence à caresser ses cheveux blonds, tout en regardant le téléfilm de Noël à la télévision. Clarke fronce les sourcils lorsqu'il se tortille pour sortir quelque chose de sa poche de jean. Elle commence à rire alors qu'il lève son bras en l'air, plaçant une branche de gui au-dessus de leurs têtes.
— Tu es vraiment bête, dit-elle en pouffant de rire.
Il sourit en se penchant vers elle et en l'embrassant. Clarke passe ses bras derrière son cou et dérive du canapé pour s'installer à califourchon sur lui. Bellamy pose ses mains sur ses hanches en approfondissant lentement le baiser. Celui-ci n'est pas précipité, il est lent. Comme s'ils avaient juste besoin d'être l'un pour l'autre.
— Tu sais, murmure Clarke près de son oreille. Tu n'as plus besoin de gui pour m'embrasser, maintenant.
Bellamy grogne et reprend possession de ses lèvres alors qu'elle rit.
(À chaque Noël, c'est devenu une tradition pour Bellamy et Clarke de revêtir leurs pulls respectifs et de s'embrasser sous une branche de gui)
(Ils n'ont pas eu besoin d'annoncer aux autres qu'ils étaient en couple… Ces derniers l'ont bien deviné lorsqu'ils les ont surpris l'un sur l'autre sur le canapé)
J-5 AVANT NOËL LES GARS ! Et oui, comme vous pouvez le voir, je suis très pressée. Noël est réellement ma fête préférée, je suis impatiente de voir les cadeaux que je vais avoir ! Qu'est-ce que vous avez demandé au Père Noël, vous ?
J'espère que vous avez aimé ce nouvel OS sur Noël ! J'ai bien aimé l'idée du gui au-dessus de leur tête donc merci beaucoup à MyNameIsLalo de m'avoir permis de l'écrire !
En attendant le prochain chapitre, je vous conseille d'aller lire la fiction de ClarkeBlake64 intitulée "Keep me in mind" ! Je suis la beta de cette fiction et je l'ai beaucoup aimé ! Elle vaut le coup d'œil !
- Amandine.
