Le chapitre publié hier... était un faux. Un fake. Une blague. Un poisson d'avril. Désolée à ceux qui ont pas apprécié. Pas de panique. Pour ceux qui aime la fin, qui ne la trouve pas bâclée et trop heureuse pour s'inscrire dans la continuité de cette fic assez dark, libre à vous de prendre le chapitre précédent comme argent comptant et ne plus lire la suite. Mais ça serait dommage. Cette fic n'est pas finie, elle est même loin d'être finit.
On m'a demander si je prévoyais une partie plus tard, à l'époque de Harry et tout.
Alors oui, une seconde partie est prévue mais elle ne verra le jour qu'à la condition que le lectorat soit là et fasse savoir qu'il est là. Si j'ai affaire à des lecteurs aussi placides que des vaches dans un près, le chapitre publié hier pourrait bien être une réalité et la suite, l'histoire de Draco, de Harry, de toute la seconde génération pourrait finir aux oubliettes.
Le chapitre d'hier, que je laisse publier parce que tout faux qu'il est je l'aime bien quand même et que j'ai mit une après-midi à taper (quoi, tu ralentis ton rythme de publication à un chapitre par mois et tu prends la peine de faire des blagues comme ça ? Rembourser !) donc, je le laisse publier parce que outre le fait qu'il soit, trop neuneu mais pas mauvais, il démontre aussi à quel point j'arrive pas à me décider.
Oui, le couple principal, c'est Sirius et Lucius. Mais sérieusement, de Sirius ou de Severus, j'arrive pas à me décider. Je veux dire, Sev et Lulu, ils seraient tout mimi tout les deux, ensemble, d'abord effrayé à l'idée que l'amitié devienne plus puis ensuite, à vivre un amour interdis. Ca serait choupi comme tout.
Mais d'un autre coté, je me dis aussi que je vais pas me rabaisser à écrir un remake de "Moulin Rouge". Nan, nan, j'adore ce film, c'est pas le soucis. C'est juste que je pense qu'en tant qu'auteur, je peux faire mieux que copier une historie existante. Je pense que j'ai une imagination assez fonctionnelle pour ça.
Bref, de Severus ou de Sirius, pour l'instant, j'avoue, je sais pas. Je me suis pas assez pencher sur le cas de Sirius pour l'instant pour déterminer de toute façon. Et vous verrez, plus dans les prochains chapitre, que c'est une chose que j'ai l'intention de corriger. En attendant, voici le véritable chapitre d'avril.
Bonne lecture !
PS : je tiens toujours mes résolutions et mon régime m'a fait perdre pour l'instant 10 kilos ! I love Dukan !
Warning : Lemon dans le chapitre ci-dessous.
Chapitre trente et un : Mad Mmen
Selon plusieurs écris, les Veela seraient dotés d'ailes, semblables à celles des anges, dont l'envergure pourrait varier de un à trois mètres. Source du pouvoir de séduction de la créature, elles renfermeraient également un pouvoir de guérison extraordinaire dont le but unique est de préserver la compagne de la créature. Cependant, ce sont là des allégations qui n'ont encore trouvé aucun témoignage pour les infirmer ou confirmer. Les ailes des Veela, si elles existent, serait leur partie la plus intime.
« Des Veelas et des Hommes », Guillaume Tand
Lucius s'inclina devant Voldemort et attendit silencieusement qu'il lui donne son premier ordre. Il avait fallu moins d'une heure au jeune homme pour retourner au manoir Malfoy, se laver et se changer avant de se rendre chez son Maitre.
Installer devant son bureau, Nagini sur les épaules, Voldemort détaillait, d'un œil pétillant de joie malsaine, la tenue de son serviteur. Une fois de plus, il lui avait fait porter une robe sorcière d'un joli blanc crème, se doutant qu'autrement, il se serait présenté vêtu de gris.
La dépression du blond l'agaçait sans qu'il ne veuille faire quoi que se soit pour l'aider. Ce n'était pas son genre et même s'il avait voulu, il ne savait pas ce qu'il aurait fallu faire. Lucius devait s'en sortir seul, et vite, car sa patiente avait des limites et elles étaient bientôt atintent.
La robe était un chef d'œuvre de haute couture qui avait couté une fortune. Le jeune homme avait mit plus d'un quart d'heure à l'enfiler. Pas qu'elle soit réellement difficile à mettre mais la robe s'ouvrait par presque une centaine de bouton doré, sur l'avant, qui formait une ligne de ses pieds à sa mâchoire. Le blond avait été surpris de la voir monter si haut, son Maitre aimant bien qu'il ait les épaules et le cou dégagé.
Après un long moment d'observation muette, Voldemort fit signe à son serviteur d'approcher. Avec hésitation, le jeune homme contourna le bureau jusqu'à se retrouver derrière. Là, le Seigneur des Ténèbres lui prit la main pour le tirer jusqu'à lui, le forçant à s'installer sur ses genoux.
Nagini siffla, visiblement mécontente, et quitta les épaules de son Maitre sans cesser de cracher. Bien sur, seul Voldemort la comprenait mais il ne prit pas garde à ce qu'elle disait, trop occuper à défaire un à un les boutons qui masquait la gorge délicate de Lucius pour y déposer mille et un baiser.
Le blond gémit. De plaisir ou de dégout, c'était difficile à dire. Le matin même, l'homme qui l'embrassait actuellement l'avait soumit au Doloris. Au vu de la colère du sorcier, le blond s'était attendu à être tenu à l'écart pendant quelques jours.
Mais il n'en était rien. Voldemort le déshabillait lentement, avec une douceur et une passion que le jeune homme ne lui avait que très rarement vu, comme si de rien était. Son corps bien éduqué répondait aux attentions du Maitre, ses hanches se mouvaient lentement alors qu'il creusait les reins en gémissant, en quête de plus de contacte.
Lucius s'écœurait de réagir ainsi à quelques caresses, surtout venant de Voldemort, comme une chienne en chaleur. Mais il ne pouvait aller contre des années de conditionnement. Le Seigneur des Ténèbres avait bien fait les choses lorsqu'Abraxas lui avait offert son fils, au lendemain même de ces quinze ans.
L'adolescent qu'il était alors tremblait de peur, ne réalisant pas encore toute l'horreur du sortilège auquel son père l'avait soumit. Ces premiers émois amoureux était diriger vers le sexe opposer et bien qu'il soit un parti fort intéressant, il n'avait encore eut l'occasion de croquer la pomme.
Comme tout jeune homme, ses hormones en folies lui indiquaient tout et son contraire et la chose titillait sa curiosité sans qu'il n'ose aller plus loin que la consultation de quelques livres un peu oser. Sur les choses de l'Amour, Lucius avait été, et était toujours, un grand timide.
Lorsque le vieux Abraxas lui avait expliqué ce qu'il attendait de lui, alors même que son fils se remettait difficilement du Prohibere Tempus, tout l'intérêt qu'il avait put avoir pour l'acte s'était changer en un dégout permanant qu'aujourd'hui encore, le blond ressentait.
Pourtant, Voldemort avait été d'une patiente remarquable. Lucius qui avait craint de se retrouver le soir même dans le lit de son nouveau Maitre, avait été surprit d'être laissé de coté, un livre à porté de main s'il s'ennuyait tandis que le Mage Sombre travaillait à ses papiers.
Surprit, mais ravi. Et l'adolescent avait prié le ciel pour qu'il en soit toujours ainsi. Le Maitre le faisait quérir, l'installait dans un coin de son bureau, comme un chien à son panier, et le laissait en paix, même si par moment, il sentait le regard insistant de l'homme sur lui. C'était rabaissant d'être traité en animal de compagnie, mais il en aurait bien fait son affaire.
Mais malheureusement pour lui, au fil des semaines, Voldemort s'était fait plus entreprenant. Il ne demandait encore rien au jeune homme mais bien souvent, ces mains se perdaient sur la silhouette gracile de son petit serviteur et bien souvent, ces attouchements laissaient Lucius tendu et gêner.
Oui, Voldemort avait bien fait les choses. Il s'était servit de l'ébullition des hormones que vivait tout adolescent du monde pour apprendre à sa poupée le plaisir du sexe avant de lui en montrer toute l'horreur.
Et à présent, après des années à son contacte, Lucius ne pouvait empêcher son corps de répondre aux touchés expert de son Maitre, aussi dégouté qu'il puisse en être. La réponse physique était inscrite au fer rouge dans son esprit, un conditionnement minutieux de Voldemort qui avait prit le temps de sculpter sa poupée à être exactement ce qu'il voulait.
A présent, Lucius était assis sur le bureau, sa robe entièrement ouverte, ses jambes entourant le torse de Voldemort pendant que ce dernier embrassait son ventre en caressant sa peau pâle et douce. Ses joues rouges, son souffle erratique, son regard bleu ciel voilé ainsi que ses gémissements ne laissaient plus de doute possible sur le plaisir qu'il en tirait.
Son regard croisa les pupilles rougeoyantes de Voldemort alors que ce dernier se redressait, faisant gémir le jeune homme de frustration. Le sourire pervers qui ornait les lèvres de son Maitre lui hurlait que le Seigneur des Ténèbres préparait quelque chose qu'il n'allait pas aimer mais le jeune homme était trop perdu dans les plaisir de la chair pour y prêter attention.
Lorsque Voldemort glissa une main dans la longue chevelure blonde de son jouet pour tirer dessus, rapprochant leurs visages pour qu'ils s'embrassent, Lucius ne se débattit pas, bien évidement, et alla de lui-même se réinstaller sur les genoux de son Maitre, frottant ainsi leurs deux virilités dressées.
Voldemort grogna, mais c'était de plaisir et non de mécontentement, puis mit fin au baiser en poussant Lucius pour qu'il tombe à genoux entre ses jambes, sous le bureau. Le blond n'avait pas besoin d'instruction pour savoir ce qu'il avait à faire et à peine fut-il sur le sol que ces mains glissèrent sur les robes de son Maitre pour les ouvrir.
Le Seigneur des Ténèbres gémit lourdement lorsque son serviteur le prit en bouche. Ho, il connaissait assez Lucius pour savoir qu'une fois qu'il aurait jouis, il s'en voudrait horriblement d'avoir agit ainsi mais pour l'instant, le jeune homme était trop affamé de contacte pour s'en préoccuper. Il l'avait réellement bien dressé.
Le rythme de Lucius était lent, sensuel. Ses beaux yeux étaient ouverts mais plusieurs mèches blondes les masquaient. D'une main, Voldemort les repoussa pour avoir une meilleure vu et savoura la vision autant que la caresse. Sa poupée parfaite était toujours plus belle pendant l'acte.
Lucius sursauta lorsque trois coups à la porte se firent entendre et se figea lorsqu'il entendit Voldemort inviter à entrer celui qui venait de frappé. Sans réfléchir, il se recroquevilla sous le bureau alors que Voldemort, après lui avoir jeté un sourire cruellement amusé, rapprochait son siège du meuble pour masqué sa nudité.
- Severus, mon ami, l'accueillis le Seigneur des Ténèbres en faisant mine de reposer un parchemin comme s'il venait de travailler dessus. Justement, je t'attendais.
- Maitre, salua le potioniste.
Lucius était glacé d'horreur en réalisant que son meilleurs ami, et accessoirement parrain de son fils, se tenait debout à quelques mètres de lui alors qu'une seconde avant il était occupé avec son Maitre. Une seconde, il craignit une nouvelle leçon, plus humiliante encore que la dernière.
Puis il se rappela que Severus était aussi espion de l'Ordre du Phénix. Etait-ce pour cela que Voldemort avait orchestré cette mise en scène ? Pour punir –tuer- le potioniste sans que lui, coincé sous le bureau, ne puisse rien faire d'autre que s'humilier en révélant sa présence ?
Voldemort bougea un pied, trouvant habilement le contacte avec la virilité toujours dressé de son serviteur, et Lucius du poser ses deux mains sur sa bouche pour étouffer le gémissement qu'il poussa, autant par surprise que par plaisir. Ciel, faîtes que Severus n'ai rien entendu !
Le blond retint son souffle en tendant l'oreille, attendant d'entendre une remarque qui le pousserait à quitter l'abri du bureau ou pire, que Voldemort ne l'en tire pour montrer encore une fois qu'il n'était qu'une catin tout juste bonne à ouvrir les cuisses.
- Donne-moi des nouvelles de l'Ordre, commanda Voldemort en se laissant aller en arrière dans son fauteuil, les bras sur les accoudoirs, les mains croisées devant lui.
Ainsi installer, il n'avait qu'à baisser les yeux pour voir sa chère poupée agenouillé à ses pieds, toujours tendue par leurs étreintes précédentes. Il eut un sourire mauvais alors qu'une nouvelle fois, son pied allait flatter le désir du blond, le forçant une nouvelle fois à étouffer un gémissement.
Il y eut un silence, pendant lequel Lucius sentit son cœur cogner dans sa poitrine si fort tellement il était apeuré, qu'il n'analysa pas la question de son Maitre, trop effrayé à l'idée d'être découvert. Mais finalement, Severus répondit, de sa voix froide et distante :
- Il n'y a rien de nouveau, Maitre. L'Ordre est concentré sur Potter, expliqua-t-il en crachant le nom, dégouté. Toutes leurs opérations sont en attente.
- Tss… Combien des leurs ai-je anéantis, se moqua Voldemort, amusé par la nouvelle, et ils ne s'inquiètent que d'un seul ? La Lumière est déjà terni. Peu s'en faut pour qu'elle s'écroule.
- Sous votre direction, c'est une chose qui arrivera bien plus qu'ils ne le pensent, flatta Severus avec une petite révérence.
Voldemort perdit un instant son sourire. S'il aimait les flatteries, en dictateur mégalomane qu'il voulait être, il savait aussi qu'il ne devait pas se laisser bercer par les onctueuses paroles de ses serviteurs. Et les plus intelligents de ses Mangemorts savaient qu'il était même préférable de s'abstenir. Severus faisait parti de ceux-là.
- Le vieux fou ne se doute de rien ? Demanda-t-il, méfiant.
- Non, Maitre. Il croit toujours que je suis un espion infiltré au service de l'Ordre.
Petit à petit, Lucius comprenait le contenue de la conversation et il n'arrivait pas à croire ce qu'il entendait. Ainsi, aux yeux de Dumbledore, Severus espionnait les Mangemorts pour le compte de l'Ordre, et pour Voldemort, c'était l'inverse, il espionnait l'Ordre pour le compte des Mangemorts ?
Mais au final, pour qui travaillait-il vraiment ? A qui allait sa fidélité ? A Dumbledore ? A Voldemort ? Si l'un ou l'autre découvrait la réalité sur les agissements du brun, sa fin était assurée. Severus était-il donc si fou pour croire qu'il pouvait se jouer ainsi des deux plus grands mages de leur siècle ?
Puis il réalisa : Severus lui avait affirmé plus tôt dans la journée que le Maitre n'allait pas le tuer et perdu dans sa crise de nerf, Lucius n'avait même pas prit la peine de lui demander d'où lui venait une telle assurance. Mais à présent, il comprenait. Voldemort n'allait pas tuer l'un de ses espions.
Mais s'il apprenait que Severus se jouait de lui, dans l'hypothèse où la fidélité du potioniste était pour l'Ordre et Dumbledore, la punition allait être encore plus terrible que s'il n'avait été qu'un petit espion pensant pouvoir infiltrer les Mangemorts.
- Bien, fit Voldemort. Très bien. Il y eut un silence puis il reprit : demain, tu recevras un hibou en provenance de Salem te proposant de participer à un échange inter-école. Je veux que tu l'accepte.
- Salem, Maitre ? reprit Severus, ne cachant ni sa surprise, ni son méprit. Les Etats-Unis ?
Severus avait cette patrie en horreur, la trouvant trop imbue d'elle-même pour être attrayante et jugeant tous ces habitants comme des fous trouvant toujours prétexte à se battre en duel –cette pratique n'avait pas été interdite là-bas, ou au moins à se chercher querelle.
- Oui, les Etats-Unis. Tu y porteras ma parole, ordonna Voldemort.
Sous le bureau, Lucius retint une exclamation en réalisant l'ordre de leur Maitre. Il comprenait bien, en vu des derniers évènements, qu'il voulait juste écarté Severus qu'il jugeait trop proche de sa poupée et qu'en entendant les révélations récentes sur le statut d'espion du potioniste, il ne pouvait pas juste le tuer, mais… Salem ?
Vraiment, Voldemort envoyait Severus en exil pour une accusation qui n'avait aucun fondement car jamais le brun n'avait fait montre d'être plus que son ami pour le blond. Quoi que, il n'avait pas encore eut le courage de lui demander pourquoi le Seigneur des Ténèbres avait tenu à rappeler la règle d'or au professeur.
Parce qu'au fond de lui, Lucius ne voulait pas savoir. Severus était la seule personne sur Terre à qui il pouvait faire confiance, qui n'avait jamais fait mine de vouloir le tirer dans son lit, quand bien même il souffrait comme les autres de l'aura Veelane.
Et maintenant… Voldemort l'éloignait de lui, sciemment ? Mais c'était injuste ! Il n'y avait rien entre Severus et lui ! Ils n'étaient qu'ami ! Le blond ressentait l'envie folle de supplier son Maitre de le croire lorsqu'il lui disait qu'il ne servait que lui mais ses mots restèrent coincer dans sa gorge, l'humiliation d'être découvert quasi-nu, à genoux devant le sorcier étant trop grande.
Il n'y avait rien à faire. Severus allait partir et Lucius allait être totalement seul, démuni face à Voldemort. Il n'aurait plus personne à qui se confier, avec qui faire semblant que sa vie n'était pas un drame pathétique. Il allait être seul. C'était… injuste. Le blond sentit sa gorge se serrer et il se retenait avec difficulté de pleurer.
Mais il ne devait surtout pas céder. Pleurer maintenant finirait de convaincre Voldemort qu'il avait raison de craindre une liaison entre Severus et sa poupée. Et il ne fallait surtout pas qu'une telle chose arrive, sinon, il ne reverrait plus jamais son ami. Une pique de douleur lui traversa le cœur à l'idée d'être à jamais séparé du potioniste.
- Te voilà bien pensif, Lucius. Siffla la voix de son Maitre, le tirant de ses pensées dans un sursaut.
Le blond réalisa tardivement que l'entretien avec Severus s'était achevé et que le brun avait prit congé, les laissant à nouveau seul dans le bureau. Le jeune homme déglutit, craignant une punition pour avoir manqué d'attention pour son Maitre, mais Voldemort se contenta de tirer sur ses cheveux pour lui faire quitter l'abri du bureau et l'assoir sur ses genoux.
- Tu es à moi, grogna-t-il en le pénétrant rudement. Tu ne te préoccupe de rien d'autre que moi. Tu ne vis que pour moi.
Lucius gémit de douleur et de plaisir mêler. L'une des mains de Voldemort avait trouvé son aine et s'évertuait à lui redonner toute sa vigueur par de savante caresse tandis que l'autre appuyait sur ses hanches pour imprimer un mouvement de va et vient à son bassin, le faisant monté et descendre sur la hampe dressé du Mage noir.
Perdu dans ses sensations aussi antithétiques qu'entêtante, il eut du mal à se rappeler qu'il devait acquiescer aux paroles possessives de Voldemort. Lorsqu'il se pencha en avant, nouant ses bras autour du cou de l'homme, enfouissant son visage dans le creux de l'épaule tout en agrippant les vêtements de son Maitre, ce dernier ne fit rien pour l'en empêcher, au contraire, il accéléra son rythme et les gémissements devinrent des cris.
Il ne fallu pas longtemps de se traitement à Lucius pour éclater, son corps se tendant subitement en arrière, les reins et le cou pliés à l'extrême. Voldemort le suivi de peu, savourant la vision exquise que lui donnait Lucius, ainsi offert, ses vêtements ouverts révélant sa peau d'albâtre trempée de sueur.
Les deux hommes restèrent un long moment immobiles, reprenant lentement leurs souffles puis Voldemort se redressa, repoussant Lucius qui retomba une nouvelle fois par terre, sous le bureau. Le Seigneur des Ténèbres se redressa, réajusta ses vêtements avant de se pencher sur son serviteur, resté sans mouvement à ses pieds.
Presque avec tendresse, il repoussa les mèches de cheveux blondes qui s'étaient collé à son visage pour caresser doucement la joue de Lucius. Le blond, qui avait fermé les yeux de fatigue, les rouvrit pour croiser une nouvelle fois le regard incandescent de son Maitre.
- Tu es à moi, Lucius, redis encore Voldemort.
Cette fois-ci, le jeune homme compris ce que lui disait le Seigneur des Ténèbres et il acquiesça mollement, sa voix pâteuse se perdant dans un murmure presque inaudible. Ses yeux se refermaient d'eux-mêmes. Entre le Doloris ce matin, sa promenade à cheval, sa crise de nerf et l'étreinte qu'il venait d'avoir, ça en faisait trop pour lui et il n'avait qu'une envi, se coucher.
- Avale une potion énergisante, ordonna cependant Voldemort. Rhabille-toi puis suis Nagini. J'organise une petite fête pour le départ de ce cher Severus. Tout le monde est convié et je veux que tu me fasses honneur.
ooOoo
Prit de nausées, Lucius s'excusa auprès de son Maitre et quitta la salle de bal, qui servait généralement aux intronisations de nouveau Mangemort, sous quelques regards moqueur, pour gagner l'un des balcons qui donnait sur le jardin mort et vide.
Il ferma les yeux, se retenant autant de vomir que de pleurer en entendant les cris du pauvre Moldu soumis à la torture. Un enfant, d'environ six ans, blond aux yeux bleus. Lorsqu'il l'avait vu, Lucius n'avait s'empêcher de penser à Draco, se disant que plus tard, il ressemblerait sans doute à ce petit garçon.
Ca avait été trop pour le jeune homme qui avait préférer partir avant de faire une bêtise. Il haïssait les Moldus et les traitres à leurs sangs, comme lui avait si bien appris Abraxas, mais comment pouvait-on prendre plaisir à torturer un enfant ?
Voldemort avait vidé quasiment toutes ses cellules pour que ces Mangemorts aient matières à s'amuser. Le Seigneur des Ténèbres avait une étrange conception du mot « fête » mais cela plaisait à bon nombre de serviteur qui prenait un plaisir pervers à faire souffrir les victimes malchanceuses.
Une larme s'échappa de ses yeux pour rouler sur sa joue pâle lorsqu'à l'intérieur, les cris de l'enfant se turent. Sans doute était-il mort. Sans doute était-ce mieux. Il ne souffrirait plus comme ça. Mais d'autres cris raisonnaient encore. De femmes. D'hommes. De vieillards. D'adolescents. De tant de gens qui avaient eut le malheur de croiser un jour la route d'un Mangemort.
Lucius inspira pour se calmer, se forçant à occulter tout les sons qui venaient de l'intérieur du manoir. Son regard se posa sur le jardin peuplé d'arbres morts à la recherche de quelque chose qui pourrait accaparer son esprit et lui faire oublier le cauchemar qui se déroulait dans son dos.
Le jeune homme fronça les sourcilles en voyant quelque chose bouger, dans l'une des allées. La chose allait d'ombre en ombre d'un pas boitillant, s'éloignant lentement mais surement du manoir. Il du froncer les yeux pour distinguer ce que s'était et retint une exclamation de surprise lorsqu'il comprit.
Là, au pied du manoir, cherchant à fuir le plus vite possible sans être remarqué, avançaient nul autre que Sirius Black, soutenant tant bien que mal son ami et frère James Potter. Les deux hommes cherchaient à se fondre dans le décor sans que ça ne soit un franc succès.
Pour preuve, juste sous le balcon ou se tenait Lucius, le blond entendit une voix s'élever, ordonnant aux fuyards de s'arrêter alors qu'un rayon lumineux rouge volait dans leur direction. Le sort frappa l'arbre au dessus des deux Gryffondores, et la peur leur donna des ailes, leurs pas s'accélérèrent pour devenir une course folle.
Comment Sirius avait-il réussi à entrer dans le manoir, à trouver son ami et à en sortir sans être vu ? C'était impossible ! Les protections de Voldemort était si puissante, que même en étant inviter à entrer, le visiteur n'avait qu'une envi, fuir au plus loin !
Etait-ce là le plan de son époux ? A part vouloir pénétrer le repère principal des Mangemorts pour en sortir son ami, il n'avait pas eut le temps de lui expliquer son idée plus en détail, lorsqu'ils s'étaient vu à la grange, cette après-midi. Il ne lui en avait surtout pas donné l'occasion non plus.
Le souffle de Lucius se coupa lorsqu'il songea que Severus était très certainement lié à l'infiltration de Sirius. Si le Maitre l'apprenait, espion ou non, il allait le tuer. Son ami potioniste était fou. Son époux aussi d'ailleurs. Dans l'état lamentable dans lequel sa sortie prématurée de l'hôpital l'avait laissé, oser pénétrer la tanière de l'ennemi pour en sortir un homme tout aussi mal en point… s'était complètement fou !
Lucius n'était entouré que par des fous ! Son meilleur ami pensait pouvoir se jouer des deux mages reconnu comme les plus puissants alors que son époux croyait pouvoir jouer les héros en libérant un crétin de Gryffondore quasi-mort !
D'ailleurs, le Mangemort qui les poursuivait allait les rattraper dans quelques secondes. Les deux hommes couraient trop lentement pour réussir à s'échapper. Et même si c'était le cas, les cris du serviteur des Ténèbres allaient bien finir par alerter quelqu'un.
Lucius se tourna une seconde pour regarder par la porte vitrée. Dans la salle de bal, tout les Mangemorts du manoir étaient réunis pour la fête. La coïncidence était troublante. C'était le bon moment pour agir. Sirius avait-il su cela ? Ou était-ce simplement du à une chance insolente ?
Le jeune homme se tourna à nouveau vers le jardin, cherchant du regard son époux et son ami. Il ne les trouva pas, craignant un instant qu'ils aient été capturé. Mais le Mangemort, plus bas, couraient toujours, à l'opposé du manoir, après… un cerf ? Et un chien ?
Qu'est-ce que s'était que ça ? Qu'est-ce que ces animaux faisaient là ? Ou était son époux ? Ou était Potter ? se demanda Lucius en fouillant du regard le jardin en contrebas. Puis il se souvint des surnoms que s'étaient donné les deux hommes à Poudlard.
Prongs et Padfoot.
Non… Prongs… le cerf et Padfoot… le chien ?! Non ! Sérieusement ? Son époux était un animagus ? C'était impossible ! Mais même si l'idée semblait folle, Lucius savait son époux bien assez fort et rebelle pour que ce soit le cas.
Et de toute façon, en humain ou en animal, les deux hommes n'allaient pas assez vite et le Mangemort allait les rattraper. De même que dans son dos, les cris des Moldus s'étaient arrêté, sans doute pour que le Maitre et ses serviteurs puissent mieux entendre ce qu'il se passait dehors.
Les deux Gryffondore étaient fait comme des rats. Ils allaient être capturé, torturé et tué. Ils étaient fous de croire qu'ils pouvaient s'échapper si facilement à Lord Voldemort. Lucius, mieux que personne, savait qu'une fois prisonnier de ces griffes, c'était à vie.
Il n'y avait plus de bruit dans son dos. Sans doute les derniers Moldus avaient-ils été tué pour que leurs geignements ne couvrent pas les cris du Mangemort, dans le jardin du manoir. Dans quelques secondes, les portes-vitrées allaient s'ouvrir, la foule s'amasser sur les balcons, curieuse, avant de tourner les talons pour partir en chasse.
Lucius le savait parfaitement. Sirius et James n'avaient aucune chance de s'échapper. Aucune. Alors, sans raison apparente, sans avoir réfléchis une seconde, sans songer aux conséquences de son acte et la punition qu'il allait avoir, le jeune homme mima un malaise et libéra totalement son aura de séduction, attirant sur lui l'attention de tous.
A suivre…
N'oubliez pas, vous n'êtes pas des vaches dans un prés ! Ne restez pas placide et donnez moi votre avis !
A+
BD
