Disclaimer: Tous les personnages appartiennent à Stephenie Meyer, sauf Emma et Ethan, qui sont miens ^^

A/N: Pardon pardon pardon!!! Je sais, je vous ai laissés sans nouveau chapitre plusieurs jours d'affilés, mais je dois reconnaître que cette partie fut particulièrement dure à écrire, mon manque d'expérience en la matière ayant fortement contribué à mon angoisse de la page blanche. Mais ça y est, j'y suis arrivé, et le résultat n'est pas si mal. C'est loin d'être mon meilleur chapitre, mais je suis quand même contente d'avoir réussi à l'écrire jusqu'au bout. Il s'agit bien sûr de la naissance des bébés de Jazz et Alice! Bonne lecture à tout le monde! :o)


Chapitre 36 – You are my whole world now...

JPOV

Je crois bien que ce week-end serait ancré dans mon esprit pour le restant de mes jours. Tout avait commencé le samedi, et je devais aller chercher les parents d'Alice à l'aéroport. Je m'étais mis en route de bonne heure pour éviter les embouteillages, et tout semblait aller comme sur des roulettes. Elle était de bonne humeur ce matin-là, quand je l'avais laissée confortablement installée dans le canapé, heureuse de revoir ses parents et d'avoir son père à proximité vu l'imminence de son accouchement. Je devais avouer me sentir légèrement plus rassuré de savoir Carlisle parmi nous, le grand jour approchait dangereusement et ma plus grande crainte était de la laisser seule en plein travail alors que je serais au bureau.

Ces derniers jours j'essayai de rentrer le plus tôt possible à la maison, et gardais mon téléphone sur moi en permanence. Alice disait que j'en faisais trop, et que je devais cesser de stresser de la sorte… Mais c'était plus fort que moi, j'avais besoin de pouvoir être joignable à tout moment. Et elle serait bien contente de pouvoir m'appeler en urgence si les bébés arrivaient alors que je n'étais pas chez nous.

J'arrivai à l'aéroport, et ne tournai sur le parking qu'une fois ou deux avant de trouver une place. Je repérai rapidement le vol de Carlisle et Esmée sur le grand tableau d'affichage, et allai les attendre au terminal. Ils ne tardèrent pas à arriver, et les retrouvailles furent agréables. Les parents d'Alice étaient toujours aussi charmants, et ils m'accueillirent comme un fils, renouvelant leurs félicitations pour nos récentes fiançailles. Tout en bavardant gaiement, nous retournâmes tous ensemble à la voiture, et j'en profitai pour jeter un œil à mon téléphone. Un appel en absence… Alice !!! Aussitôt je recomposai le numéro, légèrement nerveux.

« Allo ? »

« Alice, chérie, tu m'as appelé ? Il y a un problème ? »

« Non, non, je vais bien. Je voulais simplement te demander d'aller chercher du pain sur ton trajet du retour. Mais en fait j'y suis allée, donc plus besoin de faire de détours… »

Ouf, rien d'important, juste le pain. Je devais vraiment gérer mes crises d'angoisse, ou sinon ce serait moi qu'on emmènerait à l'hôpital… Mais au fait… Elle avait bien dit qu'elle était allée chercher le pain elle-même ?!

« Tu y es allée toute seule ?! »

« Evidemment ! Jazz, la boulangerie est au coin de la rue, à même pas 50m. Et puis je me sentais en forme aujourd'hui, et ça m'a fait prendre l'air ! »

Les paroles du docteur résonnaient dans ma tête. « Repos total », avait-il dit. En cas de grossesse gémellaire il était recommandé à la maman d'en faire le moins possible, de se reposer au maximum…

« Je n'aime pas te savoir partie en expédition toute seule mon ange, ce n'est pas prudent dans ton état ! Et si le travail s'était déclenché ?! »

« J'aurais appelé un taxi, et je serais allée à l'hôpital gros bêta ! Tu as récupéré mes parents ? »

« Oui, ils sont avec moi. Nous allons rentrer, on devrait être là dans une petite demie-heure. Ca ira ? »

« Je ne suis pas mourante Jazz, je suis seulement enceinte ! A tout à l'heure ! »

Et elle raccrocha, me laissant toujours inquiet. Aller jusqu'à la boulangerie à pieds, était-elle inconsciente ? Dans son état, elle pouvait très bien accoucher à tout instant, le médecin nous avait prévenus ! Elle devait se reposer et ne prendre aucun risque ! Etant donné qu'il s'agissait de jumeaux, ils n'iraient probablement pas à terme, et chaque jour de plus dans le ventre de leur maman serait autant de temps en moins en couveuse !

Plongé dans mes pensées, je me montrai de bien piètre compagnie pour nos invités pendant le trajet retour. J'aurais le temps de m'en excuser plus tard, le plus important pour le moment étant de rentrer au plus vite à la maison où Alice attendait toute seule. Il ne me fallut que dix minutes-un quart d'heure pour arriver à destination, et déjà j'attrapai prestement la valise d'Esmée pour gagner du temps.

Lorsque nous passâmes la porte d'entrée, je fus soulagé de voir Alice de nouveau installée dans le canapé, occupée à lire un magazine de mode. Elle leva la tête en entendant du bruit dans l'entrée, et vint aussitôt nous accueillir. Après un rapide baiser à mon intention elle tomba dans les bras de sa mère, avant de passer à son père. Elle avait tellement de chance d'avoir une famille si aimante et chaleureuse. Jamais mes parents ne nous avaient accueillis de la sorte Rose et moi… Ensuite nous rejoignîmes tous le salon, où je m'assurai qu'elle était à l'aise. Carlisle ne put retenir un petit rire en me voyant m'activer autour d'Alice, mais fut vite repris par une Esmée attendrie.

« Oh ne fais pas le fier mon chéri, rappelle-toi comment tu étais quand j'étais enceinte d'Edward à l'époque ! Et même pour Alice si j'ai bonne mémoire, ta petite princesse… »

Le reste de la journée fut des plus agréables, alternant entre discussions et jeux de cartes, les seules activités auxquelles Alice pouvaient encore participer. Après un bon dîner en famille il fut temps d'aller se coucher, et je me laissai envahir rapidement par le sommeil du juste. Je dormais bien, profondément, bien au chaud dans mon lit, aux côtés de la femme de ma vie… Femme de ma vie qui semblait bien agitée… Et qui secouait bizarrement le lit… Difficilement, j'ouvris un œil pour trouver une Alice toute paniquée.

« Jazz, il y a quelque chose de pas normal, les bébés remuent beaucoup trop ! »

« Tu… Tu as des contractions ? »

« Oui, enfin je crois… Vas chercher mon père, il pourra mieux dire ! »

Parfaitement réveillé à présent, je me dépêchai d'aller réveiller Carlisle, ignorant le fait qu'il soit dans les minuits et quelque, la panique ne me faisant pas trop prendre de gants. Fort heureusement Carlisle était un homme très compréhensif et dieu merci, il avait le sommeil léger. Il se leva presqu'aussitôt et se rendit au chevet de sa fille pour déterminer si oui ou non le travail avait commencé.

Les contractions étaient encore bien espacées, nous avions encore du temps, cependant il jugea plus prudent d'emmener Alice à l'hôpital afin de ne pas être pris de court. Cette dernière acquiesça avant de prendre ma main dans les siennes. C'était à partir de maintenant qu'elle allait avoir besoin de moi, le temps n'était pas à la panique, j'aurais tout le temps pour ça plus tard ! Je pris donc une profonde respiration, et décidai que dorénavant, je serais l'homme de la situation, son roc. Je saisis donc son bras pour l'aider à se lever, tout en attrapant le poids lourd que constituait sa valise pour la maternité. Carlisle était allé chercher Esmée et j'aidai Alice à enfiler quelques vêtements pratiques et confortables. Et une nouvelle fois, je dus lui expliquer que non, un jeans Diesel n'était pas considéré comme vêtement pratique et confortable, et que non, elle ne pouvait pas mettre ses mules de marques non plus, que des simples ballerines ou des baskets feraient l'affaire.

Une fois tout le monde prêt nous nous mîmes en route pour l'hôpital, la circulation au milieu de la nuit étant bien plus fluide que la journée. J'avais laissé le volant à Carlisle, ma concentration étant bien trop altérée pour conduire. Mentalement je comptais les minutes entre les contractions d'Alice qui me broyait littéralement la main à chaque fois. Mais soit, elle souffrait par ma faute, je pouvais donc bien supporter ce genre de petits désagréments. Elles revenaient toutes les vingt minutes environ, et elle n'avait encore pas perdu les eaux. Tout se passait très bien pour l'instant.

Arrivés à la maternité Carlisle nous fit gagner un précieux temps en s'occupant des formalités d'admission, et Alice fut emmenée dans une chambre où une sage-femme releva ses constantes, les informations relatives à ses contractions, l'heure de son dernier repas etc. J'essayai de me rendre utile au possible, mais pour certaines raisons je semblais plus l'agacer qu'autre chose… On lui demanda si elle désirait une péridurale, mais elle refusa, sa peur des aiguilles prenant le dessus. On l'informa aussi que selon la position des bébés, il faudrait peut-être procéder à une césarienne en urgence, on la fit donc signer plusieurs papiers assez effrayants. Après ça on la mit sous monitoring pour surveiller tout un tas de choses qui m'échappaient complètement, et ils parlèrent de mesurer « l'effacement du col ». C'est ce moment qu'elle choisit pour perdre les eaux, nous confirmant que c'était pour bientôt. Je sentis mon cœur battre plus vite…

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APOV

Formidable, je venais de perdre les eaux devant et mon père, et la sage-femme, et Jasper. Absolument parfait. Je sentais qu'on me la ressortirait souvent celle-là. Enfin, j'étais contente d'avoir suivi le conseil de mon compagnon en ne mettant qu'une vieille jupe large. Au moins je n'avais pas ruiné un beau pantalon… Je ne sais pas pourquoi, mais j'avais toujours eu dans l'idée qu'une fois la poche des eaux rompue, tout irait très vite. Sans doute à cause des films à la télé. Enfin bref, c'était encore une idée préconçue totalement ridicule, car une éternité sembla s'écouler sans que les bébés ne veuillent sortir.

J'avais mal, très mal, mais fidèle à mes convictions, je refusais toujours la péridurale, n'ayant pas confiance en une aiguille plantée dans mon dos. Jasper était toujours près de moi, et même s'il m'agaçait fortement en me demandant si j'allais bien toutes les cinq minutes, j'étais heureuse qu'il soit là. Il me tenait la main, et d'une certaine façon je savais qu'il souffrait au moins autant que moi. Enfin pas autant, sinon il serait à genoux par terre… Ca pourrait peut-être m'aider… Plusieurs heures s'écoulèrent, alors je l'envoyai se chercher un café, lui promettant de ne pas accoucher avant qu'il ne remonte – comme si c'était techniquement possible. Ma mère prit le relais à mon chevet, mon père observant le moniteur qui indiquait le rythme cardiaque des bébés et du coup les éventuelles contractions qui devenaient bien plus douloureuses et fréquentes.

De temps en à autre la sage-femme venait mesurer la dilatation du col, mais apparemment mes petits anges semblaient prendre leur temps, car je n'en étais pas assez loin… Jasper réapparut moins d'un quart d'heure plus tard, et m'informa qu'il avait passé un coup de fil à mon frère pour lui expliquer la situation. Edward et Bella nous rejoindraient dès la naissance, nous devions les tenir au courant. Mes parents décidèrent d'aller prendre un café à leur tour, nous laissant Jasper et moi seuls dans la pièce. J'étais vraiment sensible à ses intentions, vraiment, seulement pour des raisons inconnues, je ne pouvais m'empêcher d'être insupportable avec lui…

« Alice, je crois qu'une contraction arrive… »

« Jasper tais-toi je t'en prie ! Ce n'est pas amusant ! »

« Je ne plaisante pas ma chérie, regarde le monit… »

Il n'avait pas besoin de finir sa phrase que la douleur me submergea, et une nouvelle fois je lui serrai violemment la main, m'efforçant de respirer comme appris pendant les sessions de préparation à l'accouchement auxquelles nous avions participé ces derniers mois. La sage-femme revint quelques instants plus tard, procéda à l'examen qui devenait presque routinier maintenant, et déclara simplement.

« Je crois que c'est bon, allons-y. »

Bon, d'accord, je ne m'attendais pas à une annonce officielle avec banderoles et fanfare, mais quand même, elle aurait pu y mettre du sien non ? Jasper souligna qu'il était encore tôt, et qu'elle avait probablement été de garde toute la nuit. Il ne pouvait pas se taire et se contenter de me tenir la main lui ? Pfff… Il l'avait si facile, assis sur son tabouret à me regarder souffrir… Bon c'était vrai, il avait vraiment l'air désolé de ne pas pouvoir en faire plus… Et puis il était là, mais… Ouch, en voilà une nouvelle… Douloureux… Souffler, souffler, souffler… La douleur s'éloignait de nouveau. Je regardai la main que je serrai. Les jointures étaient toutes blanches… Oh, je m'excuserais plus tard, il survivrait ! Un coup d'œil à la pendule de la chambre m'indiqua qu'il était déjà six heures du matin. Nous aurions donc nos bébés pour l'heure du petit déjeuner, ces voraces…

On m'emmena en salle d'accouchement, Jasper nous suivit, et il fut préparé pendant qu'on me mettait dans les étriers. Bizarre ces choses, vraiment… Enfin bref, mon homme nous rejoignit rapidement, et sa présence me rassura grandement. Le moment tant attendu et redouté allait enfin arriver, et j'étais littéralement terrorisée. Je cherchai son regard un instant, et repris courage en sentant sa main caresser mon front. Il était là.

Ce qu'il se passa ensuite, nul besoin de le décrire en détail. Mes souvenirs étaient un peu confus, mais j'étais certaine d'une chose, je n'avais jamais autant poussé de toute ma vie. Un premier bébé sortit après bien des efforts. La sage-femme me rassura en me disant qu'il était sorti par la tête, et le cri qu'il poussa presqu'aussitôt nous informa qu'il respirait normalement. C'était un petit garçon, c'était donc Ethan… Je n'eus pas l'occasion de le serrer de suite dans mes bras, il fut directement emmené à la toilette pendant qu'on procédait à la sortie de bébé numéro deux. Tout se passa sans problème, et ce fut avec un émerveillement sans bornes que je vis sortir notre petite Emma, qui elle aussi se mit à pleurer rapidement après une petite claque sur les fesses du médecin.

Presqu'aussitôt, on m'amena mes deux petits anges, les déposant contre ma poitrine. J'étais complètement émerveillée, sans voix. Toute la douleur éprouvée ces dernières heures semblait s'être envolée comme par magie… Ces bébés étaient les plus belles petites choses que j'avais jamais vu, et aucune paire de chaussures, aussi chères soient-elles, ne pourrait jamais égaler leur perfection…Mes amours, mes bébés… Un regard vers Jasper m'indiqua qu'il était aussi ému que moi. Ses yeux brillaient, et je pouvais sentir l'admiration et la fierté émaner de lui. Le souffle court, il déposa un doux baiser sur mon front, reportant aussitôt son attention sur notre progéniture. Je pouvais déjà deviner qu'il rêvait de pouvoir les serrer contre lui. Mais déjà il nous fallait nous séparer d'eux quelques instants, le temps pour les professionnels de procéder aux examens de routine.

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JPOV

Les sages-femmes s'éloignèrent avec nos bébés pour les examiner, me laissant seul avec Alice quelques instants. La demi-heure qui suivit fut moins agréable, cette histoire de délivrance ne faisant pas dans le réjouissant. Mais au bout d'une heure on nous emmena dans une sorte de chambre de surveillance à proximité de la salle d'accouchement, et nous fûmes bientôt rejoints par nos deux petits miracles. Je fus enfin autorisé à prendre un des bébés dans mes bras, alors qu'Alice prenait l'autre qui pleurait, de faim selon la sage-femme. Elle lui donna alors le sein, sur lequel il se jeta goulument. Petit sacripant, il ne perdait pas le nord ! Je regardai Emma avec attention. Elle reposait là, dans mes bras, sagement. Elle était si petite, j'avais peur de la briser rien qu'en la touchant… Elle avait quelques cheveux tout blonds, et agrippait de ses touts petits doigts l'un des miens qui venait caresser sa joue. Elle était si adorable… Je vins m'asseoir près du lit où Alice nourrissait son frère, m'émerveillant de chaque nouveau geste, ou bruit émis par l'un des bébés. C'était tellement incroyable de me dire que ces deux petits êtres étaient en fait une petite partie de moi… Pendant ces huit derniers mois, ils avaient grandis à l'intérieur d'Alice, et elle avait appris à les aimer, les sentir comme une extension d'elle-même, mais pour moi, c'était une toute nouvelle émotion… Je dus réellement prendre sur moi pour ne pas laisser l'émotion me submerger et me mettre à pleurer comme une madeleine. C'était mes enfants…

Un instant je pensais à Rose et moi. Nous aussi nous étions nés jumeaux, et tout comme Emma et Ethan nous avions une ressemblance frappante… La professionnelle nous indiqua que malgré les trois semaines de prématurité nos enfants se portaient bien, et qu'ils n'auraient pas besoin de couveuse, ou si peu. Pour moi, je n'avais retenu que la partie où on nous avait dit qu'ils étaient en bonne santé, car c'était tout ce qui comptait pour moi. Alice posa quelques questions, et il fut ensuite temps d'échanger les bébés. Elle prit alors Emma tandis que je la libérai d'Ethan pour quelques minutes. Je fus ravi de constater qu'il avait lui aussi hérité de la crinière blonde des Whitlock, ma sœur serait enchantée de l'apprendre. Pour le nez et la bouche, nul doute possible, c'était ceux d'Alice tout crachés. Nous verrions avec les années s'ils tenaient plus d'elle ou de moi…

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Quelques heures plus tard…

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APOV

C'était l'après-midi à présent, et j'étais revenue dans la chambre avec les petits. Mes parents se tenaient de chaque côté du lit, s'émerveillant continuellement devant leurs petits-enfants. Ma mère était littéralement en extase devant eux, et je ne doutais pas que nous aurions souvent leur visite à Philadelphie dans les mois à venir. Non que je m'en plaigne, j'aurais besoin de toute l'aide possible une fois rentrée à la maison. Jasper s'était absenté à contrecœur pour passer des coups de fils, et nous attendions l'arrivée d'Edward et Bella à tout instant. Rosalie et Emmett étaient en chemin, et je me disais que ça faisait beaucoup de monde d'un coup… Heureusement mon homme faisait barrage à l'entrée, ne faisant entrer qu'un groupe à la fois à la manière d'un videur de boîte de nuit.

Mon frère et ma meilleure amie arrivèrent enfin, pendant que mes parents étaient descendus chercher quelque chose à manger à la cafétéria.

« Bon sang Alice, j'ai jamais grillé autant de feux rouges qu'aujourd'hui de toute ma vie !!! »

« Idiot ! Ne dis pas des choses comme ça devant les enfants, tu vas leur donner une mauvaise image de leur oncle !!! »

Il s'excusa d'un sourire avant de venir me prendre dans ses bras pour me féliciter. J'étais épuisée, devait avoir une tête affreuse, mais j'étais heureuse de les voir. Bella m'embrassa rapidement puis se tourna vers les petits lits où reposaient Ethan et Emma. A en juger du regard complètement ébahi qu'elle afficha, je devinai aisément qu'il ne lui faudrait pas longtemps avant de convaincre Edward de lui donner un bébé à son tour. Ce dernier demanda s'il pouvait prendre Emma dans ses bras, et Jasper se chargea de la sortir de son petit lit pour la lui installer contre lui. Il était amusant de voir comme ils agissaient avec précaution, de peur de lui faire mal. Pourtant la sage-femme avait répété à Jazz qu'il ne devait pas avoir si peur de la blesser, elle n'était pas si fragile que ça ! Mais c'était un spectacle attendrissant que je n'étais pas prête d'oublier.

Edward regardait avec tendresse sa toute petite nièce, et Jasper le charia en disant que vu son attitude, elle n'aurait aucun mal à faire ce qu'elle voudrait de son oncle dans quelques années. Ce à quoi je répliquai que cela s'appliquait très probablement à son père aussi. Tout le monde se mit à rire, conscient qu'effectivement, nous serions tous surement aux pieds de ces petits anges…

Un peu plus tard, après le départ de mon frère Rosalie arriva dans ma chambre, Emmett loin derrière, et se rua directement vers les petits lits. Elle aussi s'extasia sur mes deux miracles, nous félicitant tous les deux.

« Mon Dieu Jazz, pour une fois tu peux être fier de ce que tu as produit ! »

« Euh… je suppose que je suis censé prendre ça comme un compliment… »

« Oh Alice, ils sont si adorables ! Si petits, si mignons… Tu imagines comme on va s'amuser quand il faudra les habiller pour les anniversaires, ou les premiers jours d'école ?!!! Oh ça va être formidable !!! Tu sais qu'ils font des petits ensembles pour enfants fabuleux chez IKKS !!! »

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JPOV

C'était à ce moment que je commençais à me sentir légèrement de trop dans la pièce, parce que soudain Alice semblait avoir retrouvé toute sa vitalité, et discutait avec animation des différents types de tenues qu'elle envisageait pour les enfants… Fort heureusement Emmett arriva enfin, venant à ma rescousse et à celle des petits anges qui ne savaient rien des complots maléfiques qu'échaffaudaient leur maman et leur tante. Il nous félicita à son tour, et fut surpris qu'ils fussent si petits.

« C'est normal qu'ils soient aussi minuscules ? Je sais qu'Alice n'est pas une géante, mais avec Jazz je pensais qu'au moins… »

Rosalie lui mit une claque derrière la tête, soulignant sa bêtise avec un soupir lourd de sens. Je trouvai ça plutôt drôle, mais me gardai de toute réflexion. Elle lui expliqua alors que les bébés ne naissaient pas en mesurant deux mètres comme lui, et qu'ils grandiraient progressivement comme tous les enfants du monde… Même Alice eut du mal à retenir le sourire qui naissait sur ses lèvres, et je l'embrassai furtivement pour ne pas que Rose s'en aperçoive. Reprenant ma position initiale sur le fauteuil, je fus heureux de constater qu'elle n'avait pas retiré sa main de la mienne, et compris en la voyant papillonner des yeux qu'elle était fatiguée. Nous discutâmes encore un moment avec ma sœur et son mari, puis je leur demandai discrètement de repasser le lendemain pour laisser à tout le monde quelques heures de sommeil. Ils comprirent tout à fait et prirent congé de notre petite famille.

Une fois tout le monde parti, il n'y avait plus qu'Alice et moi, et les bébés. C'était la première fois depuis le moment où nous étions sortis de la salle de surveillance bien des heures auparavant.

« Merci de les avoir fait partir… »

« J'ai bien vu que tu es épuisée… Tu as bien mérité quelques heures de sommeil ! »

« Tu vas rentrer à la maison ? »

J'avais senti le ton presqu'appréhensif dans sa question. Evidemment que je comptais rester avec elle cette nuit ! Je n'allais pas l'abandonner toute seule ici, même si une armée d'infirmières était assignées à la pouponnière, nous assurant que nos bébés étaient en de bonnes mains !

« Non, je me suis arrangé avec les infirmières, je vais rester ici avec toi cette nuit. »

« Jazz, tu n'es pas obligé, tu peux rentrer dormir aussi ! Après tout tu es aussi levé depuis une heure du matin !!! »

« Ne t'en fais pas pour moi, ce fauteuil sera parfait pour moi ! Allez, dors mon bel ange, profite tant que tu le peux encore… »

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APOV

Il m'aida alors à m'allonger et à m'installer confortablement, avant de m'embrasser avec tendresse. Passant mes bras autour de son cou je prolongeai quelque peu notre étreinte, désireuse de lui témoigner ma gratitude pour toute l'aide et l'attention qu'il m'avait témoignées tout au long de la journée. Lorsqu'il se rassit dans son fauteuil, ma main toujours dans la sienne, je me sentis glisser dans les bras de Morphée à vitesse grand V, un sourire sur mes lèvres, et le cœur en joie. J'étais maman…


Et voilà! J'espère avoir été aussi cohérente que possible, je vous le rappelle je n'ai encore jamais connu ce bonheur, c'est donc une tentative! Si jamais des choses clochent de trop dites le moi, je modifierais en conséquence dès que possible!

Il est fort probable que le prochain chapitre soit le dernier, je réfléchis encore, mais préparez-vous quand même! ^^

A bientôt je l'espère, et n'oubliez pas les reviews, c'est super important pour moi et mon moral!!! ++