POV INO :

"Qu'est-ce que tu es ?" Demanda Riccardo.

"Un meurtrier ! Voilà, ça te plaît ?!" Criai-je. "Quelqu'un sans cœur qui tue sans distinctement !"

"Tu étais obligé ! Tu n'es pas un monstre bordel, tu es un simple garçon !"

"Arrête de me prendre... pour un gentil..."

"Tu l'es !"

"Non... Je suis toujours recherché par la police... Je ne mérite rien de mieux que mourir..."

"Ino. Ne dis rien comme ça, c'est faux !"

"M-Mens pas..."

"Je ne te mentirai jamais."

J'arrivais à peine à formuler mes envies, je voulais lui avouer que c'était trop beau de penser ça de moi mais je n'y arrivais pas, mon souffle était insuffisant pour continuer à parler. Mon cœur allait se briser tellement ses mots me rendait heureux, pourtant je n'en avais pas le droit, depuis que j'étais petit, je savais que je n'avais plus le droit au bonheur.

"Ino ?" Demanda Riccardo. "Je vais te remettre un bandage au crâne, tu saignes."

"Je peux le faire." Fis-je. "Laisse-moi m'en occuper."

"Tu ne préfères pas que je le fasse moi-même, moi ton petit-ami ?"

"Je ne mérite pas ça..."

"Tu le mérite amplement ! "

"Non..."

"Je m'en fiche, je le ferai !"

Il s'appuya sur moi pour m'obliger à m'allonger et gêné par son corps contre le mien, je fis ce qu'il voulait que je fasse, c'est-à-dire m'allonger en silence. Ensuite, il passa ses mains dans mon cou pour soulever mes cheveux puis commença à installer le bandage. Ma tête au niveau de son torse, j'étais toujours autant gêné. Mais heureusement, Riccardo décida de parler.

"Est-ce que tu vas couper tes cheveux ?" Demanda Riccardo.

"Peut-être un peu mais pas trop court." Fis-je. "Ils me plaisent ainsi."

"Je les aiment également. Les couleurs sont si belles et si différentes."

"Je ne pensais pas que quelqu'un les aimeraient un jour..."

"Les miens aussi sont spéciaux."

"Après, laisse-moi me reposer un moment..."

"Bien sur, tu en as besoin."

Dès que Riccardo sortit, je pris mon journal et écrivit.

*Pire jour de ma vie :
En plus d'avoir déçu Riccardo plusieurs fois aujourd'hui, je me suis disputé avec lui et je lui ai dit toute la vérité. J'ai encore l'impression de sentir son regard sur moi... J'en deviens fai

POV AUTEUR :

Le petit s'était évanoui sur son bureau, lâchant son journal et son stylo qui finirent à terre, le premier ouvert et le deuxième roulant jusqu'à la porte. C'est à ce moment là que Riccardo, voulant amener une tasse de thé à Ino, remarqua le stylo et rentra donc dans la chambre presque en sautant. Voyant son cher vairon apparemment endormi, Riccardo décida de le mettre dans son lit et de le couvrit d'une couverture. Le virtuose ne prit pas beaucoup de temps à voir le journal à terre, il regarda la couverture "Journal d'un monstre" était marqué en majuscules et de couleur sang. Curieux, le milieu de terrain ouvrit le journal et le feuilleta, prenant son temps pour comprendre tout.

"Riccardo !" Fit Ino, réveillé après une vingtaine de minutes. "C'est à moi ! Ne le lis pas !

"Je suis déjà à la dernière information alors si tu veux m'arrêter, ça ne sert à rien." Fit Riccardo.

"Je ne voulais pas... Tu ne devrais même pas me connaître..."

"C'est pour ça que je devrais te détester ?"

"Hein ?"

"Juste à cause d'erreurs de jeunesse ?"

"Tu..."

"Ino, tu es stupide ? Je t'aime et rien n'est plus fort que ça. J'ai vu toutes les pages et après que tu sois adopté, plus rien n'est arrivé de grave."

"Parce que j'avais oublié..."

"Oublié ?"

"J'ai des troubles mentaux, sans mes cachets, je perds la mémoire, c'est pour ça que j'espérais que mon passé disparaisse pendant mon coma..."

"Ça ne change rien, tout était marqué dans le journal, tu te l'aurais rappeler."

"Je l'aurais brûler..."

"Ino... Peu importe ce qu'il t'est arrivé ou ce qu'il t'arrivera, tu dois penser à ton présent et à ton bonheur."

POV INO :

Riccardo prit ma main et la mit sur sa poitrine, je sentais que son cœur battait vite et fort, ça lui faisait mal de ne pas réussir ni à me calmer ni à me faire sourire un minimum.

"Tu le sens non ?" Demanda Riccardo. "L'amour que je ressens est sincère et personne ne m'empêchera de t'aimer autant que je le veux. Ce n'est pas une raison pour que tu restes à mes côtés ?"

"Riccardo..."

Cette fois, les lèvres de Riccaro s'approchèrent de moi et cette fois, je ne pouvais plus le repousser, je n'avais plus de raisons, tout mes doutes étaient partis grâce à ces mots. Donc je le laissais m'embrassé et je lui donnerai un jour l'autorisation de plus.

"Viktor m'a parlé d'un truc." Fit Riccardo. "Tu vas mal le croire mais il est amoureux."

"Sérieusement ?" Fis-je. "C'est bien pour lui."

"Il ne m'a pas dit qui c'était mais il m'a dit qu'il se déclarerait ce soir au parc."

"Viktor nous permet de l'espionner ?"

"En gros oui."

"Avec plaisir."

Je me demande si Viktor est tomber amoureux de... C'est très probable et je l'espère ! Ça nous donnerait un magnifique spectacle d'amour sincère... Et ce n'est pas un simple hôpital qui m'empêcherai d'aller voir ! Pour Viktor, c'est dur d'avouer qu'il est amoureux alors faire une déclaration ne sera pas simple, même si c'est à... Mais tout ira, on peut juste prier qu'il ne se prenne pas de râteau, ce qui m'étonnerai si mon raisonnement est juste.
La journée passa vite, le moment de vérité arriva.
Au premier abord, de notre point de vue, Viktor semble inquiet et stressé. Tient ! Son camarade est arrivé, lui semble parfaitement serein et remarque le stress de Viktor, après tout, c'est Arion, son meilleur ami...

"Tout va bien Viktor ?" Demanda Arion, surprenant le plus grand.

"O-Oui !" Fit Viktor.

"Bon, pourquoi tu m'as demandé de venir ?"

"Je veux te dire un truc important... Ne me juge pas d'accord ?"

"Je ne juge personne."

"O-On va commencer par le moins gros : je suis amoureux..."

"Intéressant !"

"En-Ensuite, c-c'est un garçon..."

"Comme moi ! J'aime un garçon !"

Ceci cloua l'attaquant sur place, je crois qu'il se sent mal, il doit penser qu'Arion aime Fay. Mais c'est faux ! Tout est fichu si il croit ça !

"Je crois qu'on va en rester là..." Fit Viktor.

"Nan ! Dit-moi qui tu aimes !" Fit Arion.

"Pourquoi je le ferais..?"

"Je te dis qui j'aime puis tu me dis qui t'aimes !"

"Non..."

"J'ai une idée ! On le dit en même temps !"

Je crois que Viktor est plus serein, il doit penser que Arion parle trop fort pour entendre ce qu'il dira.

"D'accord..." Fit Viktor.

"Super !" Fit Arion. "3... 2..."

"Toi !" Firent-ils en même temps, le premier en parlant fort, le deuxième en murmurant.

Chacun d'entre eux étaient restés sans voix pendant un moment jusqu'à que Viktor se retourne, complètement rouge.

"Tu te moques de moi..?" Demanda Viktor.

"Nan, j'ai dit que je t'aimes et c'est vrai !" Fit Arion. "Mais je t'ai pas entendu, t'as dit quoi ?"

"Allez, dit-moi !" Continua Arion.

"J'ai dit la même chose que toi..."

"Huh ?"

"Je t'aime..." Murmura Viktor.

Arion enlaça l'attaquant qui n'osait pas se retourner. Le milieu de terrain força Viktor à le regarder mais celui-ci détourner le regard.
"Regarde-moi !" Fit Arion.

L'attaquant hésitait beaucoup, il avait vraiment peur qu'Arion disait qu'il l'aimait juste pour s'amuser avec ses sentiments. Mais pourtant c'est faux, je devrais intervenir mais Riccardo m'en empêche. Heureusement, Arion ne demandait pas l'avis de Viktor pour l'embrasser, celui-ci était donc extrêmement gêné et sûrement plus qu'heureux.

"Et maintenant, tu arrêtes de douter ?" Demanda Arion.

"...Ouais." Fit Viktor.

J'étais sur le point de sauter de joie, c'était tellement beau ! Riccardo aussi voulait fêter ça mais on devait rester discret tant qu'Arion est là.

"Vous pouvez sortir de là." Fit Arion. "Je vous ai vu."

Je fis un petit rire et me leva puis courut vers le nouveau couple. Je pris les mains d'Arion et le serra fort.

"T'as vu ! T'aurais du te déclarer en premier !" Fis-je.

"Tu le savais ?" Demanda Arion.

"Évidemment, je suis pas..."

Bien sur que si ! Je ne suis qu'un idiot, je ne pouvais pas dire ça ! Pendant longtemps, j'avais agis comme si Riccardo n'était rien pour moi... Je ne pouvais donc plus me prétendre intelligent... Malgré tout, ce n'est pas ça qui m'empêcha de parler : je m'étais mis à tousser et inquiet, Viktor avait décidé de mettre sa veste sur mes épaules.

"On va rentrer, il commence à faire froid." Fit Riccardo.

Je sentais que Viktor était légèrement paniqué, il doit penser que si je tombe malade, c'est que c'est sa faute. Dans une situation où je savais déjà ma santé, je pouvais affirmer que savoir que j'ai de la fièvre ne le rassurera pas. Mon regard était fixé sur Viktor, ça fait bizarre de le voir sans sa veste, ça lui fait un côté plus calme.
Je remarqua enfin que je n'arrêtais pas de ralentir, j'avais encore un peu de mal après ce réveil soudain. Je me remis à tousser, il fallait qu'on rentre, maintenant ! Sinon je sais très bien que Viktor s'en voudra que je sois malade et je ne voulais pas ça ! J'avançai donc plus vite, je devais aller au chaud sinon j'allais m'effondrer... Tout ce que je pouvais faire pour me réchauffer en attendant était de bouger et de serrer contre moi la veste de l'attaquant.

"Tu te sens bien ?" Demanda Viktor.

Oh non, il est inquiet... Je ne pouvais rien faire d'autre que baisser la tête, détourner les yeux : éviter à tout prix le regard de notre attaquant. Tout ça ne faisait qu'abîmer mes yeux à cause du froid, la neige apparaissait devant nous comme un mur qui m'empêchait d'avancer vers l'hôpital. Oui, définitivement, je n'avais plus la force d'aller plus loin ni même de parler sans bégayer ridiculement.

"Ino, il faut se dépêcher, les médecins vont bientôt faire le tour des chambres et ils ne sont pas au courant que tu es dehors." Fit Riccardo.

"J'a-J'aimerai... M-Mais j'en pe-peux plus..." Fis-je.

Je sentis mon corps se soulevait, c'était Viktor, il me portait... Comme si c'était pas déjà assez humiliant de cacher mes souffrances...

"Ta jambe droite traîne." Fit Viktor.

J'avais complètement oublié ! Ma prothèse ne supporte pas le froid, c'est pour ça que mon corps semble si lourd.

"J'-J'espère que je n-ne suis pas tro-trop lourd..." Fis-je.

"Ça ira, on est presque arrivé." Fit Viktor.

Alors je me laissais porter, je voulais juste me reposer, même si c'était dans les bras de quelqu'un d'autre que ceux de Riccardo. De toute façon, mes paupières étaient trop lourdes et mon visage trop chaud, je ne pouvais plus rester éveillé. Après un long moment, j'ouvrais enfin les yeux, il faisait nuit , Riccardo était là, il avait eu le droit de rester. Je remarqua que la fenêtre et la porte étaient fermés à clef. Les médecins ne voulaient pas que je sorte à nouveau sans autorisation, surtout si j'étais tombé malade. Je n'étais plus fatigué, donc je m'asseyais au fond du lit, je voyais donc le visage endormi et calme de Riccardo. Je sentais qu'il s'était occupé de moi toute la journée, c'est pour ça que je me sentais beaucoup mieux.

"Merci..." Murmurai-je.

Peut-être qu'il ne m'entendait pas mais ça me suffit, il a déjà tellement fait pour moi, je pouvais attendre. Je pouvais être heureux, j'allais rester avec Riccardo. Soudain, un souvenir revint en moi... Je me souvenais de moi, contre un mur, les yeux pleurant, un homme, Golea, m'écrasait la cheville... En me souvenant de ça, je me rappelais de la douleur... Ça me faisait pleurer comme ce jour-là...

"Ino..?" Fit Riccardo.

Je n'avais même pas vu Riccardo ouvrir les yeux, je ne voyais rien du tout à cause de mes larmes.

"Pourquoi tu pleures ?" Demanda Riccardo. "Un souvenir ?"

"Go-Golea..." Fis-je.

"Il t'a emprisonné et blessé, je comprends ce que tu ressens."

"Ton regard... Ce jour-là... J'avais cru que tu allais... Vraiment frappé..."

"Si Irasho n'avait pas appeler la police, j'aurai frappé très fort."