Salut tout le monde ! (il faut lire cette réplique avec la voix du docteur Nick Riviera dans les Simpson, je précise, ça a plus d'effet)

Comme promis, je reviens avec un texte plus léger mais trèèèèèèèès long (le record d'Halloween et mortadelle est plus que battu !), afin notamment de fêter un anniversaire raté, mais aussi et surtout le cap largement atteint des 50 reviews – on en est à 60 en fait ! Sachez que vous avez fait de ce recueil l'écrit le plus commenté parmi tout ce que j'ai fait ! En même temps c'était pas bien dur, la deuxième position est attribuée à Apollon et Daphné, qui a 14 reviews… Mais là n'est pas la question (il faut lire cette réplique comme Ma… OK j'arrête).

Merci à vous, lecteurs de la majorité silencieuse ou lecteurs actifs et reviewers, merci d'être présents pour la Salade Niçoise ! Ce n'est certes pas un truc de dingue au point que j'en sorte du champagne au rosé, mais c'est un bon début, une jolie progression, pour l'humble auteure que je suis ! Puissent mes textes vous plaire encore et toujours, et vous inspirer aussi longtemps que possible ! Sans vous, cher public, je ne suis rien !

Bref, cet OS, étant vraiment long, sera divisé en plusieurs parties. J'ai pris cette décision en voyant le piêtre état dans lequel est mon ordinateur. Je veux quand même vous donner de la lecture et je veux pas m'encombrer de la frustration de ne pas pouvoir vous faire lire quelque chose d'inachevé. De toute façon je l'ai presque fini, donc ça devrait aller.

Sur ce, je lance la première partie, encore merci et bonne lecture !


Informations :

Titre : Fête et feta

Genre : OS, humour à la Beuah – à force on s'y fait n'est-ce pas, mais aussi pas mal de drama, eh oui, puis friendship, romance, bref, un gros bazar à l'image de ce recueil !
Contexte: Post-Hadès, post-Soul Of Gold imaginé, allusion à Next Dimension et non Lost Canvas, et on est en 1989 mes chers amis !
Personnages: Gold Saints, Shion, Saori, Tatsumi + deux personnages surprise

Pairings : Évidemment !

Remarque spéciale : Quelques spoils sur Soul Of Gold pour ceux qui n'ont pas commencé à regarder ! Si ça ne vous dérange pas, lisez donc ^^


La douce chaleur d'une soirée de fin mai a remplacé le froid d'Asgard et du Cocyte, et elle embaume les cœurs encore frileux et meurtris par les combats. Tous rassemblés sur le ponton d'une fière embarcation de la marina d'Alimos – dernière acquisition d'une Kido qui a décidé de troquer les combats médiatisés contre du caritatif et des plaisirs mondains, les Chevaliers d'Or fêtent en relativement petit comité le retour de la paix et de leurs vies. Les Chevaliers de Bronze les rejoindront dans les jours qui suivent, ayant préféré retrouver leurs racines japonaises sibériennes ou chinoises en premier lieu.

- Prochaine étape, le mur de Berlin hein ? s'esclaffe déjà un des Chevaliers victorieux, accoudé à la rambarde du bateau.
- Je crois que ça ce n'est pas vraiment de notre ressort, Milo, répond timidement Aldébaran, qui a opté pour un simple verre de coca avant de rejoindre les quelques collègues regroupés au bord de l'embarcation.
- Bah ! On a bien dû jouer les bûcherons pour des divinités nordiques, alors on est plus à ça près… Quitte à casser tous les remparts contre le monde libre…
- Tu devrais faire attention avec le Martini, soupire Camus.
- T'as raison, je digère mal les olives vertes.

- Et ça se dit grec ! s'outre Aiolia.
- Et alors ? Toi t'aimes pas la feta.
- Bien sûr que si ! La feta la maison, la feta la discothèque, la feta la plage…

- Ha. Ha. Ha. Shura, solo !

Le Capricorne s'exécute. Sourire narquois aux lèvres, il s'empare des couverts à salade du buffet et les tape contre la table puis le saladier pour imiter le fameux « badam tss » des blagues à bide.

Mais un autre cliquetis de couverts capte l'attention de toutes les personnes présentes. Le tintement cristallin d'une cuillère que l'on tapote sur un verre pour signaler que l'on s'apprête à parler. Tous se tournent vers la provenance du bruit, et les regards s'arrêtent vite sur Saori, dans toute sa grâce et toute de blanc vêtue comme à son habitude.

- Tout d'abord, j'aimerais porter un toast.

Sous le regard bienveillant de Shion, les chevaliers ressuscités brandissent leurs verres, silencieux et concentrés sur les prochaines paroles de leur protectrice – ou plutôt protégée dans la majorité des situations.

- Ce n'est peut être pas très conventionnel, ou du moins vous ne devez pas y avoir coutume, mais j'aimerais trinquer, simplement, non pas comme une déesse qui remercie sa garde rapprochée d'avoir apporté la paix, mais comme une simple humaine qui se félicite de vivre dans le monde qu'elle chérit plus que tout. Vous êtes certainement au courant, ou peut être pas, mais ma mission est accomplie sur cette terre, et la divinité que j'abritais en mon sein est retournée sur l'Olympe passée notre retour à la vie, attendant ainsi de s'incarner à nouveau si un grand danger menace à nouveau l'humanité. Ce soir, vous n'êtes pas Chevaliers. Vous êtes avant tout des hommes, et je veux au moins une fois dans ma vie vous faire goûter aux plaisirs des simples mortels. Car on ne sait de quoi est fait le lendemain, même s'il semble promettre d'être encore meilleur. Le monde aura peut être encore besoin de vous, ne serait-ce que pour former les générations de futurs chevaliers. Mais ensemble cueillons le jour avant que la nuit ne tombe, profitons de chaque doux instant à notre portée. Levons nos verres, soyons fier de l'humanité que nous avons désormais le droit de manifester !

La jeune femme est acclamée comme il se doit, et tous boivent une gorgée de leur boisson quelle qu'elle soit. Puis Mû, tout de même perplexe, se penche vers son ancien maître, qui se penche vers le Bélier en retour.

- Saori a pris beaucoup de maturité en seulement deux ans…
- C'est moi qui ai écrit son discours. Elle m'a dit « je veux leur dire de faire les jeun's, no prise de tête, on va tous faire la teuf à mort avant que les boulets reviennent et qu'ils me braillent dessus si je touche à un seul verre», et j'ai traduit.
- Je me disais, aussi ! Mais dites-moi, Maître, depuis quand savez-vous parler le « jeun's » ?

- Kiki m'aide en ce moment au Palais, et c'est avec lui que j'ai négocié cette soirée avec Mademoiselle Kido.
- Ah bah oui, Kiki. Tout s'explique.

Ils se redressent et sourient comme si de rien était à la jeune femme quand elle leur adresse un sourire radieux avant de se remettre à boire – sourire niais qui montre bien qu'en fait elle n'a rien compris de ce qu'elle a déblatéré, ou peut être un peu mais pas des masses.

Au tour de Tatsumi de s'essayer au tintement de verre… Qu'il finit par casser. Mais le bruit a alerté le comité présent alors finalement ce n'est pas si mal.

- Pour ce qui est du déroulement des festivités… Comme vous pouvez le constater, notre bateau est amarré sur le littoral. Je vous propose un buffet ici, et un barbecue sur la plage en elle-même. Le chef de la Fondation est actuellement en train de préparer les grillades, d'ailleurs. Nous avons réservé des chambres à l'Hôtel de la Marina pour la nuit, vous pourrez vous installer dans plusieurs chambres selon vos affinités ou choisir un grand dortoir, nous n'avons pas encore arrêté de décision avec la réception. Après un brunch, nous repartirons en bateau pour explorer le littoral jusqu'au Cap Sounion, où on devrait arriver en fin de soirée. Des questions ?
- Moi j'en ai une !
- Posez votre question, Scorpion.
- Vous allez me prendre pour un demeuré mais…
- Oh ça ce sera pas dur !
- DeathMask, elle était trop facile celle-là !
- Ben quoi ?
- M'ouais, bref… On est quel jour, les gars ? Pour l'année ça va, le mois, on doit être en juin…
- Mai.
- Mais quoi ?

- On est en mai, Milo.
- Ah bon ? T'es sûr, Camus ?
- Très bien, Chevaliers, y'a-t-il une âme charitable pour aider un Scorpion en détresse ?

- Tatsumi, vous allez me dire que vous ne connaissez pas la date du jour ?
- Bien sûr que si, princesse ! Après tout cela fait une semaine que le Grand Pope et moi avons le nez dans les papiers pour organiser cette rencontre ! Nous sommes le… Viiiiiiiingt… Tr… Q… Mh… Heu…

Un agenda s'ouvre et dissimule le visage rougi par l'embarras du majordome chauve sans pouvoir masquer l'éclat de rire de sa patronne. Tous sont pendus aux lèvres de l'homme, sauf, étrangement, deux énergumènes qui baissent les yeux et tentent de se cacher subtilement derrière leur petit doigt – enfin façon de parler les petits doigts c'est une arcane secrète de Shura vous le savez bien.

- Bah, il vous arrive quoi ? demande Aiolos, hébété devant la réaction des deux susmentionnés.

La voix de Tastumi interrompt toutefois les interrogations du Sagittaire.

- Nous sommes le trente.

L'absence totale de réaction de la foule détend quelque peu les deux embarrassés, qui reprennent un air nonchalant en s'adossant à la rambarde, dans une synchronisation millimétrée digne d'un clip de Beyoncé.

- Oh, OK, répond simplement Milo en finissant de siroter son Martini.

Les conversations reprennent progressivement, les voix s'élèvent, les corps s'animent. Camus fait mine d'écouter Milo raconter pour la énième fois comment il a sacrifié sa vie précédente pour frayer un passage à ses compères, Mû et Aldébaran s'amusent à taquiner Shaka pour tenter de le dérider, Dohko et Shion parlent de la pluie et du beau temps avec Saori… Tout va pour le mieux.

Sauf pour une personne.
Une seule.

Mais son absence provoque tout de même un grand vide, semblable à celui qu'a ressenti la bande durant la bataille contre les guerriers divins d'Asgard, quand tous ont avancé sans lui.

Accoudés au buffet, Le Cancer et le Capricorne en parlent justement.

- Tu sais c'qui lui prend, à Lady Oscar ? commence le premier cité dans un hochement de tête presque désintéressé.

Une paire d'yeux onyx se pose sur la silhouette avachie du chevalier des Poissons, qui, à l'écart vers la proue du bateau, hume l'air marin les yeux clos et la chevelure au vent.

- T'as qu'à aller voir, André.
- Le seul André que j'connais il est six pieds sous terre grâce à nous et il jouait aux échecs avec des pions volants.(1)Et pourquoi moi, d'abord ?
- T'es… 'Fin… Le mieux placé pour lui parl… Ouais nan j'ai rien dit. On y va tous les deux.

Les deux méditerranéens rejoignent ainsi le suédois, qui dans un premier temps les ignore superbement.

- Hé, Dite.
- Mmh ?

- On peut savoir pourquoi tu fais la gueule ?

Aphrodite soupire longuement puis baisse la tête vers les petites ondulations argentées de la mer calme.

- Je ne fais pas la gueule, de quoi vous parlez ?
- Bah viens, alors… intervient Shura, hébété.
- Pas pour l'instant, je profite de la vue un petit moment. Mais ne vous en faites pas, tout va bien ! Allez vous amuser au lieu de tout le temps me coller ! Je vais finir par croire que vous êtes amoureux de moi, vous savez ?

- Te fiche pas de nous. Pourquoi t'es tout seul ? rétorque DeathMask, la mine peu réjouie.

La rose de Sounion plutôt que de Versailles cesse brusquement de sourire et se retourne vivement vers ses compagnons, toujours agrippé à la barre de sécurité froide de la rambarde.

- Vous êtes vraiment cons ou vous le faites expr…
- C'est toi qui es con, coupe sèchement Shura. Pour une fois qu'on peut se lâcher sans craindre des représailles, je vois pas pourquoi tu resterais dans ton coin.

- Se lâcher… Ha… Hahaha…

Un rire cristallin défait les traits du visage de l'espagnol qui l'écoute, impuissant et surpris. Aphrodite est pris d'un fou rire qui interpelle au moins la moitié des convives. Le Poissons prend le temps d'analyser le moindre regard braqué sur lui de son regard céruléen perçant. Il prend une profonde respiration et s'avance un peu, tremblant et les poings serrés. Shaka recule par réflexe, heurté de plein fouet par une aura hostile comme il en a rarement rencontré.

- Quinze ans de guerres, de trahisons, de coups de poignard dans le dos, de non-dits, de messes basses, d'hypocrisie, de lâcheté, de pulsions répugnantes… Vous croyez franchement que je vais effacer l'ardoise comme ça, en une soirée ? C'est bien pour DeathMask que j'ai fait l'effort de porter mon armure à Asgard, et c'est par la force des choses que je l'ai revêtue pour détruire le Mur des Lamentations. Au fond j'en avais peut être rien à faire de cette nouvelle vie absurde. Mais ne comptez plus sur moi pour remettre cette chose ! Où est passée la fierté d'être Chevalier ? Je ne porterai plus jamais cette cuirasse qui ne me rappelle que trop bien le mensonge qu'a été votre Sanctuaire, et ma propre vie par votre faute ! Je suis las de votre immaturité, j'ai subi sans broncher pendant quinze pénibles années, la coupe est pleine ! Mettez encore ce coup de colère sur le dos des seuls hommes censés du groupe, allez-y ! C'est bien connu ! Nous trois on est les traitres, les catins, les charognards ! Ce sera toujours mieux que de vous faire passer pour ce que vous n'êtes pas, que de venir avec vos cocktails douteux et vos faux sourires ! Je ne fais pas ami-ami avec ceux qui m'ont fait encore plus de mal que tous nos ennemis réunis ! Sur ce, éclatez-vous si ça vous chante, je ne vous pollue pas l'air plus longtemps !

Fulminant, le gardien de la Douzième maison descend du bateau et se rue sur le pont en rondins de bois qui donne sur la terre ferme.

À suivre...


Ho ho ! Que va-t-il se passer ensuite ? Vous le saurez dans la partie 2 !

Note de fin de texte:

(1)Le "seul André que DeathMask connaît" est bien entendu Andreas dans Soul Of Gold. Si vous aussi vous lui trouvez d'ailleurs une ressemblance physique et "j'ai-un-problème-à-l'oeil-gauchique" avec André de La Rose de Versailles, tapez dans vos mains !

Bref, à très bientôt !