Bonjour tout le monde !

Bon, comme je ne supporte plus de ne pas répondre aux anonymes, je vais faire quelques réponses à des reviews. D'ailleurs, si vous pouviez me laisser vos adresses mails, ce serait plus simple pour moi, normalement on a pas l'autorisation de faire de RAR’'sur les chapitres :) :

Lilyane : pour répondre à ta question, sache que si 43 chapitres sont écrits mais que vous n'en avez que 35, c'est simplement parce que je mets un chapitre en ligne par semaine, et pas plus. Mais cette histoire a été commencé longtemps avant de la mettre sur ffnet, et que sur deux autres sites, les lecteurs en sont au même niveau que moi. J'espère avoir correctement répondu à ta question. En tout cas, merci pour ta review, et puis, bah, en espérant que tu ais la patience de ne pas aller chercher mon histoire ailleurs pour mieux la savourer ici :p Bye !

Kalith : Un manque de lemon ? Désolé, mais c'est pas sur cette fic que tu vas en trouver alors, parce que Drago et Harry ne vont pas être ensemble dans l'immédiat, et vont encore moins se sauter dessus comme des bêtes :) Mais tu peux aller sur une autre de mes fics pour ça, elle est classée M, donc . . . Et je suis ravie que ma fic te plaise. Allez, range moi cette cuillère à pot de Nutella (c'est une arme dangereuse, faut pas plaisanter avec ça !) et à bientôt ! Bises.

En attendant, et bien je vous souhaite à tous une agréable lecture !


Chapitre 36 : Où l'atmosphère se détend

Drago ouvrit péniblement les yeux.

Il sortait d'un rêve très agréable, qu'il n'avait envie de quitter sous aucun prétexte. A moins, bien sûr, qu'on ne lui offre la possibilité de faire de son si délicieux rêve une réalité palpable.

Grognant, il se tourna dans son lit et attrapa fermement son oreiller qu’il serra contre lui, piètre compensation au brun de ses songes.

Il repensa à leur baiser. Si doux. Les lèvres d'Harry étaient douces. Et fruitées. Comme une fraise. Oui, c'était ça, un petit goût de fraise.

Drago s'humecta les lèvres.

Maintenant qu'il y avait goûté (même si c'était sous un prétexte fallacieux), il allait être difficile de côtoyer Harry sans en redemander . . . Ou au mieux, sans fixer continuellement les lèvres du brun de façon indécente.

Drago mordilla légèrement sa lèvre inférieure.

J'en veux encore ! hurlait à tout va son esprit.

Devenait-il fou ? Parce qu'il était étrange de vouloir absolument Harry dans son lit (et pas que là d'ailleurs), sachant qu'ils n'avaient cessés de se battre durant les six années précédentes. Et que penser des mots de Sirius, jetés au vent la veille au soir ? Cela voulait-il dire qu'Harry reconsidérait son orientation sexuelle ? Et qu'il avait parlé de Drago à son parrain en termes élogieux ?

Drago se tourna à nouveau dans son lit.

Si c'était ça, alors . . . Il aurait peut-être une chance avec Harry. Mais comment être sûr qu'Harry avait un faible pour la gent masculine ?

Drago ouvrit brusquement les yeux.

Mais bien sûr ! Pour le savoir, il suffisait de le draguer !

Cette bonne (et intéressante) décision de prise, Drago s'assit dans son lit et jeta un oeil autour de lui. Il n'était pas le premier réveillé. A côté de lui, Blaise lisait un roman, le dos posé contre son oreiller.

- Bonjour, le salua ce dernier. Bien dormi ?

- Tout à fait, et toi ?

- Bien, bien.

Blaise allait se replonger dans son roman, quand Drago se décida à lui parler des évènements de la veille. Il ne lui fallut que quelques minutes pour tout lui résumer. A la fin de son récit, son ami affichait un air mi incrédule, mi amusé.

- Tu as . . . embrassé Harry ?

Drago afficha clairement un immense sourire.

Blaise éclata de rire.

- Bordel ! Et dire que j'ai loupé ça ! Comment ont réagi les autres ?

- Tu te doutes bien qu'ils n'ont pas sauté de joie. Par contre, Sirius a eu une remarque étrange au sujet d'Harry . . .

- Qu'est-ce qu'il a dit ?

- Qu'après notre baiser, il comprenait un peu mieux pourquoi Harry lui avait posé toutes ces questions le matin même.

Blaise fronça des sourcils . . . puis son visage s'éclaira d'un sourire hilare. Finalement, le métis éclata d'un rire monumental . . . qui réveilla les deux autres garçons, au vu des grognements indistincts qui s'échappaient des lits.

- Drago, chuchota précipitamment Blaise, il faut que je te dise qu'Harry ressent quelques . . . changements dans sa vie.

Regard d'incompréhension de Drago.

- Il se sent . . . légèrement attiré par . . . les mecs.

Blaise n'en dit pas plus car Harry sortait de ses couvertures . . . Et surtout parce que Drago avait la confirmation qu'il voulait. Harry avait viré sa cuti.

- B'jour, marmonna le Survivant en frottant ses yeux bouffis de sommeil.

- Bonjour Harry, fit Blaise d'une voix claironnante. Tu as fais de beaux rêves ?

Harry parut chercher dans sa mémoire ce à quoi il avait bien dû rêver, puis ses joues prirent une intéressante couleur rose.

- Euh . . . Oui, oui, éluda-t-il en évitant les regards de ses camarades de chambre. Il est quelle heure ?

- Huit heures et demie passé, répondit Drago en sortant de son lit. Ron s'est rendormi ?

De fait, le rouquin était pelotonné au fond de son lit, ronflant comme un bienheureux.

- Il faut le réveiller, dit Drago avec un immense sourire. Parce qu'il faut qu'il soit au courant de notre « pari ».

Drago avait prononcé cette dernière phrase avec un regard significatif pour Harry, dont les joues se colorèrent encore un peu plus.

- C'est moi qui le fais ! s'écria Blaise en sautant à bas de son lit, manquant de peu de se rétamer à l'arrivée.

Il s'approcha discrètement du lit de Ron et se pencha délicatement sur lui. Pendant ce temps, Drago se glissa derrière Harry qui regardait la scène d'un air intrigué, et lui murmura à l'oreille :

- Tu devrais reculer un peu, cela risque d'être violent.

Harry eut un sursaut formidable, puis suivit le conseil de Drago, faisant deux pas en arrière . . . pour atterrir directement dans les bras du blond, qu'il avait grands ouverts pour le réceptionner. Harry sembla décontenancé et gêné pendant quelques secondes, puis il s'écarta, se postant au côté de Drago, les joues bien rouges. Le Serpentard contint difficilement le sourire ravi qui menaçait de s'étendre sur ses lèvres, et reporta son attention sur son ami.

- Sonorus, murmura Blaise avec sa baguette contre sa gorge.

Drago afficha un sourire en coin, impatient de savourer ce qui n'allait pas tarder à . . .

- DEBOUT LA-DEDANS ! IL N'EST PLUS LE TEMPS DE FAIRE LA MARMOTTE, WEASLEY !

Ron se réveilla en sursaut, poussant un petit cri ridicule, ses cheveux roux emmêlés et l'air totalement hagard. Il s'assit précipitamment dans son lit, s'enroula dans ses draps, se retrouvant ainsi prisonnier des tissus, et s'étala lamentablement par terre en tentant de s'en défaire . . . pour le plus grand bonheur des trois autres garçons, morts de rire.

- Quoi ? Qu'est-ce que. . . ? Cours de Potions ?

Le fou rire de Drago redoubla, et il sentit la main d'Harry se retenir vaillamment à son épaule pour ne pas s'écrouler à terre. Malheureusement pour le brun, son support était dans le même état que le sien, et ils se retrouvèrent bientôt tous deux, étalés au sol.

- Bande de . . ., maugréa Ron, voyant qu'on lui avait fait une blague. Vous ne perdez rien pour attendre ! Et Blaise, tu subiras le pire !

Puis il se recoucha et passa sa couette par-dessus sa tête.

Drago se calma et dit :

- Attends Ron, c'est parce qu'il faut qu'on parle !

Drago tenta ensuite de s'asseoir, mais remarqua bien vite qu'un Harry Potter fermement accroché à lui et vaincu par un fou rire monumental rendait la tâche bien plus ardue. Profitant de la situation inespérée, Drago passa un bras autour des hanches de Harry et se releva en tenant fermement le Gryffondor contre lui, afin qu'il l'accompagne dans son mouvement.

- Et quelle est cette chose si importante dont vous voulez me parler qui nécessite un réveil aussi barbare ? demanda Ron en s'asseyant dans son lit, prêt à entendre leurs explications.

- Barbare ! Tout de suite les grands mots ! s'exclama Blaise en levant les yeux au ciel alors qu'il s'asseyait sur le lit d'Harry. Ce n'était qu'un petit Sonorus de rien du tout.

- Pour toi peut-être, mais pas pour moi, renchérit Ron. Vous vouliez donc me parler de . . . ?

Le regard du roux se fixa alors sur la main de Drago, toujours fermement accroché à la taille d'Harry qui s'était enfin calmé et essuyait les vestiges de ses larmes de rire. Ses yeux bleus s'écarquillèrent et il s'exclama en pointant du doigt le méfait :

- Dites-moi que ce n'est pas de ça dont vous voulez me parler !

Drago afficha un air calculateur et un sourire rusé.

- Oh que si, Weasley, c'est exactement de ça, dont on veut te parler.

Blaise éclata de rire en voyant la tête de déterré de Ron, et Harry sembla enfin comprendre dans quelle position il se trouvait. Il s'empressa d'instaurer une distance de sécurité entre le Serpentard et lui . . . Distance que Drago contourna en venant poser une main possessive sur l'épaule du brun.

- En fait, Ron, continua Drago avec un air amusé, Harry et moi nous nous sommes fait prendre par tous les occupants de cette maison, hier soir, en train de nous peloter gentiment dans les escaliers.

Blaise retint son fou rire, les yeux fixés sur le roux qui palissait à vue d'oeil . . . puis rougissait tout aussi vite, semblant sur le point de s'étouffer.

Un bruit de fou rire retenu jaillit du métis, alors qu'Harry s'empressait de remettre les pendules à l'heure.

Pas drôle, pensa Drago.

- En fait, Ron, ce n'est qu'une partie de la vérité, s'empressa de dire Harry. Si on s'est retrouvé dans cette . . . position, c'est parce qu'on espionnait ce qu'il se disait dans la cuisine, et que quand ta mère est descendue à cause du bruit fait par le tableau qui s'était réveillé, c'est la seule solution qui nous est apparu pour expliquer notre présence dans les escaliers à cette heure de la nuit.

Ron sembla respirer un peu mieux . . . mais leur jeta quand même un regard suspicieux.

- Peloter, c'est-à-dire ?

- Oh, c'était rien de bien grave, fit Drago avec un geste nonchalant de la main. On n'y a même pas mis la langue, c'est pour dire.

Ron émit un drôle de bruit.

Était-ce du dégoût ?

- Bref, tout ça pour vous dire que si on nous interroge sur ça tout à l'heure, il faut qu'on soit d'accord. On dira que c'était un pari que vous nous avez lancé.

- Un pari ? répéta Ron, semblant aller de mieux en mieux.

- Oui, répondit Harry. On dira que vous nous aviez mis au défi de nous peloter dans les escaliers pendant un quart d'heure.

- Et comme tout le monde sait, fit Blaise, les Serpentard et les Gryffondor relèvent toujours les défis. Ca marchera comme excuse. Mais ça ne serait pas plus simple de dire que vous êtes ensemble ? ajouta-t-il perfidement.

Drago et Blaise échangèrent un regard complice.

- Non mais ça ne va pas ! Harry n'est même pas gay ! s'écria Ron, occasionnant une forte rougeur sur les joues de son meilleur ami, assis à côté de lui sur son lit.

- En fait, Ron, fit Blaise, semblant s'amuser follement, il semblerait que ton ami soit en pleine découverte de lui-même. . . Et que son hétérosexualité soit remise en cause.

Harry rentra la tête dans les épaules.

- Merci Blaise, marmonna ce dernier, comme si je n'étais pas assez grand pour en parler moi-même.

- Tu es gay ?! s'exclama Ron, au bord de l'apoplexie.

- Bi, rectifia Harry. Une certaine attirance envers les hommes ne m'empêche pas de continuer à apprécier les femmes, marmonna-t-il, le visage aussi rouge qu'une tomate bien mûre.

- Drago, fit Ron d'une voix blanche, toi et moi sommes les seuls hommes entièrement hétéros dans cette pièce.

Drago se fit un plaisir de le démentir.

- En fait, Ron, tu découvriras bien vite que les femmes ne m'ont jamais attirées.

Harry se tourna, étonné, vers lui, Ron s'étouffa avec sa propre salive . . . Et Blaise s'écroula du rire qu'il contenait depuis quelques secondes de trop.

Cette journée commençait agréablement.

OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOo

La cuisine était vide, en dehors des quatre jeunes hommes. Tous les quatre se regardèrent, interloqués.

- Ne me dites pas qu'on est les premiers debout ?

- Il semblerait que si, Blaise, répondit Harry en commençant à inspecter les placards pour voir ce qu'ils pouvaient y trouver de potable à manger.

Les trois autres vinrent immédiatement l'aider.

Aucun d'entre eux ne s'était jamais levé avant Molly, ce qui faisait qu'ils n’avaient encore jamais eu besoin de préparer le petit-déjeuner. Trouver ce dont ils avaient besoin releva donc du parcours du combattant.

- Au fait, s'exclama soudainement Ron, qui est-ce que vous avez espionné dans la cuisine hier soir ?

Harry lança un regard à Drago qui lui fit signe de commencer. Alors, Harry rapporta à Ron ce qu'ils avaient vu et entendu.

- Millicent est bien de notre côté alors, fit Blaise après un temps de silence passé à faire chauffer les cafés des quatre garçons.

- Il y a de fortes chances, mais on a tout de même perdu notre meilleur espion, fit Drago. Severus était assez proche du Seigneur des Ténèbres, tout comme Florelia. Enfin, Alyssa.

- Tu peux dire Florelia.

Harry sursauta, avant de tourner son regard vers la jeune femme aux cheveux châtains qui se dirigeait vers le plan de travail pour préparer sa collation.

- On ne t'a jamais appris à t'annoncer ? siffla Drago, les yeux plissés.

Harry était entièrement d'accord avec lui. Il avait failli faire une attaque !

- Ce n'est tout de même pas ma faute si vous êtes particulièrement inattentifs à ce qui vous entoure. Et il faudra remédier à ça, parce que ça vous ne sauvera pas la vie dans un combat, bien au contraire.

Alyssa leur fit face pour venir s'installer à table. Puis elle leva un regard amusé sur Harry et Drago qui déjeunaient côté à côte.

- Vous nous avez offert un sacré spectacle hier soir, dit-elle.

Ces quelques mots ravivèrent le souvenir ardent du baiser à Harry, puis occasionna un rougissement attendu à son grand désarroi. Il faudrait qu'il pense à contrôler cette partie de lui, tout de même.

- Mais je dois avouer que tout comme pour Severus, je n'ai pas été dupe. J'espère que ce que vous avez entendu vous a plu ?

Harry se retint judicieusement d'approuver d'un signe de tête. Il n'était pas sûr que la jeune femme apprécie.

- Par contre, je ne comprends pas . . . Comment en êtes-vous venus à vous embrasser ?

Harry contempla l'air franchement intéressé d'Alyssa. Elle n'avait pas l'air plus choquée que ça.

- Il nous fallait une raison de nous trouver là. C'est ce qui s'est imposé à mon esprit, répondit Drago.

Alyssa leva les yeux au ciel en marmonnant un truc du genre « obsédé », qui fit naître un sourire ravi sur les lèvres de Drago.

La porte de la cuisine s'ouvrit alors sur Sirius, suivit d'Hermione et de Mr Weasley, qui tenait la Gazette du Sorcier à la main.

- Tiens, bonjour tout le monde ! Vous êtes bien matinaux, aujourd'hui.

Les adolescents répondirent avec plus ou moins de motivation au salut de Mr Weasley.

- Alyssa, je pense que tu seras intéressée par la une de la Gazette, ajouta-t-il en tendant le journal à la jeune femme avec un petit sourire.

Cette dernière s'en empara avidement et s'empressa de parcourir rapidement des yeux l'article qui s'étalait en première page.

Harry se demanda de quoi est-ce que cet article pouvait bien traiter pour intéresser Alyssa à ce point. Il savait déjà que ce n'était pas une mauvaise nouvelle, car autrement, elle n'aurait pas arboré ce petit sourire en coin.

Sirius se glissa derrière elle, et jeta un coup d'oeil sur le journal l'air de rien. Avant d'ouvrir de grands yeux ébahis.

- Mais c'est toi qui fait la Une ! s'exclama-t-il.

Alyssa éclata de rire.

- Bien sûr, c'est l'article que j'ai demandé à Scrimgeour ! Celui qui annonce à toute la population sorcière du pays qui était Florelia Carrow, et quel est son lien avec Alyssa Grytalié.

Harry en fit tomber sa mâchoire.

Cette histoire était en première page de la Gazette ?!

- Ils racontent comment j'ai découvert qui j'étais réellement, marmonna-t-elle en parcourant rapidement l'article, ce qu'il s'est passé, mon enlèvement, mes liens avec la famille Potter, et . . . Oh tiens ! Ils rapportent aussi que je suis la marraine d'Harry !

Le brun s'étouffa avec son café, attirant l'attention sur lui.

- Hey, ça va ? s'inquiéta immédiatement Drago, en passant une main câline dans son dos.

Harry récupéra une respiration un tant soi peu normale et . . .

- Et vous comptiez me l'annoncer quand ça, au juste ?! s'écria-t-il.

Il était furieux qu'on lui ait caché une information aussi primordiale. Nom d'un chaudron, on parlait tout de même de sa marraine ! C'était un statut égal à celui de Sirius, ce qui n'était pas rien, quand même !

- Oh, je suis désolée, Harry, je pensais que tu le savais, fit Alyssa avec un air réellement navré.

Puis, elle fusilla Sirius du regard.

- T'aurais pas oublié de lui dire quelque chose par hasard ? siffla-t-elle.

Harry avala sa salive.

Il n'allait tout de même pas être à l'origine d'une nouvelle dispute entre eux ?

- Et quand aurais-tu voulu que je le fasse ? répondit Sirius de la même manière. Pendant que j'étais en prison ou en cavale ?

- Tu as passé près d'un an dans cette maison, Sirius, tu avais tout le temps de le faire !

- Je n'avais pas encore la force de parler de toi à qui que ce soit ! Même avec Remus ce n'était pas la peine, alors Harry !

- Et pendant les deux mois qui viennent de passer ? Ca ne t'a pas effleuré l'esprit qu'Harry aurait aimé apprendre qu'il avait une marraine ?

- Il avait déjà un parrain, riposta Sirius, les bras croisés en la fusillant du regard. Lui parler d'une marraine décédée ne lui aurait rien apporté.

- Euh . . . essaya d'intervenir Harry. Vous savez ce n'est pas si grave . . .

- Dites, vous ne voudriez pas baisser d'un ton ? J'en ai déjà assez entendu hier soir, sans avoir envie de remettre le couvert ce matin. Merci pour nos pauvres oreilles.

L'intervention de Lupin qui venait d'arriver réussit à séparer les adversaires. Tout le monde retourna à son petit-déjeuner, jusqu'à ce que . . .

- Drago, fit Harry d'une voix que son interlocuteur fut le seul à entendre, je pense que tu peux enlever ta main de mon dos.

Le blond lui offrit un sourire effronté . . . et récupéra sa main.

Harry souffla silencieusement, soulagé. Et eut un long frisson. Il faisait subitement plus froid.

Mais c'était peut-être dû au courant d'air créé par la porte de la cuisine qui venait de s'ouvrir sur Rogue.

Harry lui jeta un coup d'oeil désintéressé à son entrée, puis revint à son petit-déjeuner . . . avant de remarquer qu'Alyssa regardait l'ancien espion d'un air mi-ébahi, mi-amusé.

Pourquoi donc un tel regard ? Il n'avait rien de changé pourtant.

- Severus, souffla Alyssa d'un air interloqué. Vous n'avez . . . Quand même pas . . . Vous deux ?

Harry fronça les sourcils, à l'instar des autres. Puis Sirius et Lupin regardèrent le sombre homme d'un peu plus près . . . Homme qui semblait un peu gêné, au vu de ses joues légèrement rouges. Merlin tout puissant, l'homme savait rougir !

Sirius ouvrit alors de grands yeux ébahis et . . . horrifiés ?!

- Il s'est envoyé en l'air ! s'écria-t-il avec beaucoup de discrétion.

Harry écarquilla les yeux.

Qui ? Rogue ? Mais . . . Avec qui ?

- Je crois que je vais vomir, marmonna Ron, le visage crayonneux.

Alyssa éclata soudainement de rire, au plus grand étonnement des autres.

- On peut savoir ce qu'il te prend ? siffla rageusement Rogue. A moins que ce soit de savoir que oui, j'ai bel et bien une vie sexuelle qui te met dans cet état ?

Harry ferma douloureusement les yeux.

Il ne voulait pas du tout imaginer une telle scène. Rogue au lit avec une femme . . . Beurk !

- Disons simplement, fit Alyssa ente deux hoquets de rire, qu'il n'y a qu'une seule personne dans cette maison avec qui tu aies pu partager une nuit de débauche.

Bien malgré lui, Harry tenta de savoir qui aurait pu être . . .

- NON MAIS CA VA PAS ! hurla soudain Drago, provoquant un autre éclat de rire chez Alyssa qui en glissa de sa chaise.

- Drago, fit calmement Rogue, sous les regards tantôt éberlués, tantôt amusés de l'assistance, ce que ta mère fait dans l'intimité de sa chambre ne te concerne pas.

- Ca je m'en fiche royalement ! s'exclama Drago, s'attirant le regard étonné d'Harry. Ma mère peut bien coucher avec qui elle veut, je n'en ai rien à faire, mais pitié, n'en parlez pas au petit-déjeuner !

Cette fois-ci, Harry suivit Alyssa dans son fou rire, accompagné de Blaise.

- J'avoue que Drago n'a pas tout à fait tort, fit la voix de Mr Weasley, il y a tout de même des sujets plus appropriés au premier repas de la journée.

Drago se rassit sur sa chaise, et glissa un regard vers Harry qui venait de se calmer.

- Je te ferais payer le fait de t'être moqué de moi, lui glissa-t-il à l'oreille avec un drôle de sourire.

- Je ne me moquais pas ! se défendit immédiatement le brun. Je riais juste à ta blague.

- Il n'y avait aucune blague, Harry.

Le brun se mordit la lèvre inférieure.

Mince, il avait pensé s'en sortir comme ça.

- Et . . . Qu'est-ce que tu vas me faire ?

Drago lui fit un sourire resplendissant.

- Des choses, dit-il de manière évasive. Au moment où tu t'y attendras le moins.

Harry déglutit.

Malgré leur amitié, Drago restait un Serpentard. Valait mieux se méfier.

- Harry ?

Il se tourna vers Alyssa à l'interpellation de son nom, curieux de savoir ce qu'elle lui voulait.

- Si tu as du temps devant toi, j'aimerais que l'on reprenne les cours d'occlumencie, dit-elle.

Une sorte de ricanement mauvais jaillit de l'autre bout de la table.

- Severus, fit sèchement la jeune femme, ce n'est pas parce que tu as été incompétent à le lui apprendre qu'il en va de même pour tout le monde.

Harry eut un sourire ravi.

Il l'adorait sa petite marraine !


Voilà, chapitre terminé. J'espère qu'il vous aura plu :) ?

Bon, maintenant, mauvaise nouvelle : je pars en vacances alors vous n'aurez pas de chapitre mercredi prochain. Je vous dis donc au 3 septembre, nous nous reverrons ce mercredi-là. :)

En attendant, passez de bonnes fins de vacances ( pour ceux encore scolarisé ;-) )

Bisous ! :x