Bonjour à tous ! Je sais : j'ai plusieurs jours de retard ! Mais j'ai eu quelques ennuis de santé à cause de quelques (*&&?&?* dents de sagesse !!! Donc je m'en excuse, mais je n'avais pas vraiment la tête à écrire cette semaine. Je publie le chapitre suivant aujourd'hui qui, malheureusement, vous laissera sur votre faim ! Mais nous entrons dans les choses sérieuses et le dénouement est plus proche que jamais ! Ce chapitre alterne entre les pv d'edward et de Bella et le suivant devrait aussi être écrit ainsi. Il recommence au moment où Ed et Bella se séparent devant la cafétéria…

J'espère que vous aimerez et laissez-moi vos avis !

PS : Un gros merci pour toutes vos reviews, vous êtes géniaux !!! Je vous adore ! ;)

CHAPITRE 34-DISPARITION

Pv d'Edward

J'en étais capable : je pouvais le faire. Pour Bella. Elle avait raison : tous ses élèves ne savaient rien de moi. Je n'avais pas à avoir honte de ce que j'étais. Et je devais prouver à Bella que je pouvais être fort et courageux; lui prouver que je méritais son estime.

Même si en cet instant, j'aurais eu besoin plus que tout de sa présence à mes côtés, je pris une grande inspiration, puis lâchant la main de Bella, j'entrai dans la cafétéria d'une démarche que je voulais assurée et confiante. Je chantais les paroles d'une chanson que j'aimais particulièrement dans ma tête, Apologize, rivant mon regard sur un point devant moi. Je savais que l'attention des élèves étaient tournées vers moi. J'essayai de ne pas y porter attention, mais ma tête tourna malgré moi et je croisai les yeux d'un de mes camarades. Ce que j'y lus me surpris… j'avais l'impression qu'ils reflétaient… de l'admiration ? Non ! C'était impossible !

Tentant de ne pas porter attention à l'agitation qui m'entourait, je cherchai ma sœur du regard et la découvrit dans la file de la cantine. Alors que je me dirigeai vers elle, un petit groupe de fille se dressa soudain devant moi, me bloquant le passage. Avec un certain agacement, je reconnus Jessica et Lauren. Bon sang ! Je n'étais pas d'humeur à supporter les questions de ces deux idiotes !

-Edward, lança Jessica avec un sourire. Je suis heureuse que tu sois de retour !

Son ton était devenu mielleux, mais je crus lire dans ses yeux de l'excitation… qu'est-ce que tout cela voulait dire ? Que me voulait-elle ? Ne pouvait-elle pas avoir peur de moi tout simplement, comme tous les autres ?

Je me passai une main dans les cheveux.

-Je suis heureux d'être là aussi… mais je dois y aller !

Je voulus m'éloigner d'elle, mais elle me brandit soudain un journal sous le nez. Le même journal que mon père m'avait donné le matin même, mais que je n'avais pas encore pris le temps de lire.

-Qu'est-ce que…

-Est-ce que c'est toi ? chuchota avidement Jessica et les autres filles derrière elle se rapprochèrent, sûrement pour entendre ma réponse.

-Est-ce que c'est moi... quoi ? De quoi parles-tu ? demandai-je d'un ton froid.

Ses yeux s'agrandirent sous la surprise.

-Tu n'as pas lu l'article ?

Je poussai un soupir exaspéré.

-Il semblerait bien que non !

Jessica me fit un sourire triomphant, visiblement heureuse de jouer les commères une fois de plus.

-Et bien… c'est toi le jeune homme de Forks qui est à l'origine de l'arrestation de deux trafiquants de drogue non ? C'est toi qui travaille avec le FBI, non ?

Cette fois, je n'étais pas surpris : j'étais sans voix. C'était impossible qu'un journaliste ait pu raconter cela dans son journal… personne n'était au courant ! Comment quelqu'un aurait-il pu l'apprendre ?

J'arrachai littéralement le journal des mains de Jessica et sans plus de cérémonie, je sortis de la cafétéria pour aller lire en paix. Je marchai quelques instants, puis m'arrêtai au détour d'un couloir pour enfin ouvrir la gazette qui me narguait.

Je n'eus pas à chercher longtemps : l'article était en deuxième page.

Le titre à lui seul suffit à me donner mal au cœur : Un adolescent de Forks travaille main dans la main avec le FBI pour démembrer un important gang de rue.

Et ensuite, le sous-titre : Deux arrestations déjà à son actif !

Je survolai l'article, un sentiment de malaise grandissant dans ma poitrine. Il parlait bien sûr de l'arrestation de Démétri, qui s'était déroulé deux jours plus tôt, mais aussi celle de James qui avait eu lieu au cours de la nuit. Le FBI s'était présenté à l'hôpital où celui que j'avais cru mon ami se trouvait toujours pour guérir ses côtes brisées et ils l'avaient amené directement en prison.

J'ignorais que James était hors d'état de nuire, mais il n'y avait rien d'inhabituel à ce qu'un journaliste soit au courant de deux arrestations, surtout que l'une avait eu lieu ici même, à Forks où il ne se passait jamais rien.

Mais comment avait-il su pour moi ?

Je réalisai alors à quel point ma famille et moi étions en danger : Laurent ne me lâcherait plus avant de m'avoir tué maintenant. Bien sûr, comme le chef Swan l'avait déjà dit, il voulait déjà m'éliminer. À présent, j'étais devenu l'ennemi numéro 1.

Je poussai un soupir : j'avais pris une décision lorsque j'avais accepté de travailler avec le FBI et je devais à présent en assumer les conséquences. J'espérais seulement que la protection que les agents Buce et Brennan avaient promis pour ma famille seraient efficaces. Si jamais il arrivait quoique ce soit à l'un d'entre eux…

Et soudain, je fus frappé par deux révélations : de un, rien dans l'article ne permettait de m'identifier comme « l'adolescent qui travaillaient avec le FBI » et Laurent pourrait croire qu'il s'agissait de quelqu'un d'autre… Garett ou Jasper par exemple. De deux, je savais pourquoi Victoria était ici ce matin. Je savais pourquoi elle était venue.

Rien ni personne ne comptait plus à ses yeux que James… et James avait été arrêté, par ma faute. Elle voulait se venger de moi !

Je partis au pas de course, jetant le journal dans la première poubelle que je rencontrai, et je sortis à l'extérieur. Je devais retrouver Bella; elle devait partir d'ici. Elle était une cible trop facile pour Victoria. La cible idéale en fait. En plus d'être incapable de se défendre convenablement, Bella était la personne la plus importante dans ma vie. Et j'étais certain que Victoria l'avait compris.

Je m'arrêtai parmi les tables de pique-nique débordant d'élèves, mon cœur battant la chamade. Je n'avais pas besoin d'étudier les visages pour savoir que Bella n'était pas là; je l'aurais reconnu au premier regard. Où était-elle ? Ce pouvait-il qu'elle soit déjà tombée sur Victoria ?

Je tournai sur moi-même, sachant pourtant que c'était inutile. Il n'y avait aucune trace de Bella.

Non ! Impossible ! Victoria n'aurait pas attendu là toute la journée. Quelles étaient les chances de toute façon qu'elle soit tombée sur Bella avec tous ses autres élèves autour ?

Je regardai autour de moi, sans rien voir, les battements de mon cœur raisonnant jusque dans ma tête. Je portai les mains à mon crâne, retenant difficilement un cri.

Bella était avec Victoria…

Je perdis le souffle lorsque j'imaginai ce que la rousse pourrait faire subir à la femme que j'aimais…

-BELLA !!!

Pv de Bella

Qu'aurais-je pu faire ? Étais-je de taille à l'affronter ? Ou avais-je pris la bonne décision en la suivant docilement là où elle voulait m'amener ? Aurais-je dû crier, tenter d'appeler à l'aide en risquant d'impliquer une tierce personne ? Ou aurais-je dû me battre contre elle ? Alors qu'elle avait une arme et que je la savais capable de me tuer ?

Je n'étais pas prête à mourir.

La mort, en tant que tel, ne me faisait pas peur… mais je n'avais pas envie de quitter ce monde avant d'avoir pu vivre heureuse avec Edward. Je ne demandais pas grand-chose : juste quelques heures de bonheur total et parfait avec l'homme que j'aimais. Et mourir en sachant que non seulement il vivra après moi, mais aussi qu'il sera heureux.

C'était tout ce que je demandais… et je pensais que tant que j'obéissais aux ordres de Victoria, il ne m'arriverait rien. Au moment voulu, peut-être serais-je alors capable de l'affronter...

-Ne t'en fais pas ma jolie ! lança Victoria en se tournant vers moi.

Elle prit mon visage entre ses mains, mais je me dégageai violemment, ce qui la fit rire.

-Je n'ai pas l'intention de te faire du mal ! reprit-elle. Je veux juste qu'Edward perde la tête en imaginant tout ce que je pourrais te faire… mais je ne fais jamais le sal boulot ! Je cogne un peu parfois, mais je m'en tiens là !

Ses yeux s'assombrirent et sa bouche se retroussa pour lui donner un air féroce, presqu'animal.

-Par contre, pour ton petit ami… je vais peut-être faire une exception !

Puis, elle tira sur mon bras et nous reprîmes notre marche à travers les bois. J'essayai de ne pas angoisser avec ce qu'elle venait de dire… et surtout avec cet air déterminé sur son visage. Que pouvait-elle faire contre Edward ? Il était beaucoup plus fort qu'elle ! Je l'avais vu se battre contre plusieurs adversaires à la fois… des adversaires armés et beaucoup plus imposants que cette Victoria.

Mais peut-être n'était-elle pas seule ? Et si tout cela n'avait pour but que de mener Edward dans un guet-apens ? Laurent avait peut-être tout orchestré pour…

Comme si elle avait lu dans mes pensées, la rousse me répondit :

-Il faut absolument qu'Edward se précipite à ton secours avant qu'il ne tombe sur Laurent… sinon, je ne pourrai même pas m'amuser un peu avec lui : je ne retrouverai même pas son cadavre ! Laurent est si furieux…

Elle eut un éclat de rire qui me glaça le sang.

-Je ne l'avais jamais vu aussi en colère ! Il ne veut pas juste tuer Edward… il veut le voir souffrir, l'entendre le supplier de ne pas le tuer juste avant de lui donner le coup de grâce ! Pour une fois que nous avons un point en commun lui et moi !

Je déglutis difficilement et fermai les yeux un instant. Mon Dieu ! Faîtes qu'il n'arrive rien à Edward !

Je me pris alors les pieds dans une branche et je m'étalai de tout mon long sur le sol, sentant une douleur cuisante au-dessus de mon œil gauche. L'odeur caractéristique et écœurante du sang me monta au nez et j'eus un haut-le-cœur. Sans ménagement, mon bourreau me remit sur pied, un faux air désolé sur son visage.

-Oh ! Tu t'es blessée ! Attends, laisse-moi t'aider !

Paniquée, j'essayai de m'éloigner d'elle, mais elle me tenait fermement. Je vis avec horreur son doigt appuyé sur ma plaie et je hurlai de douleur. Elle pesa un peu plus fort, puis retira son doigt et lécha le sang qui le salissait.

-Voilà, maintenant ça ira !

Elle m'obligea une fois de plus à reprendre notre ascension et je lui emboîtai le pas avec encore plus de difficulté. J'avais la tête qui tournait et le cœur au bord des lèvres.

Pour la première fois depuis qu'elle était apparue à côté de moi, j'avais peur… peur pour moi. Pour ce qu'elle pouvait me faire subir. Pour les souffrances qu'elle pouvait m'infliger.

-Tu n'es pas une fille très causante ! dit soudain Victoria en me jetant un regard. Je me demande encore ce qu'Ed peut bien te trouver !

Je pinçai les lèvres, retenant les mots qui me brûlaient. Je n'allais pas entrer dans son jeu : répliquer ne ferait qu'envenimer la situation. Je serrai donc les poings et continuai à la suivre en fixant le sol.

Je la vis secouer la tête et j'étais persuadée qu'un sourire étirait sa bouche.

-Non, c'est faux. En fait, je sais bien pourquoi il est avec toi : il avait besoin de se rassurer sur sa nature et tu étais la fille parfaite pour cela ! Malgré tout ce qu'il a pu te faire croire, je suis désolée de t'apprendre qu'Edward ne t'aime pas ! Il aime l'idée de votre amour… un amour qui parait impossible, un amour qui surmonte toutes les difficultés, un amour qui survit malgré vos différences. Oui, il aime cet espoir que tu lui donnes… espoir qu'il n'est pas ce qu'il croit, qu'il est différent de moi et des autres. Espoir qu'il vaut mieux que les actes qu'il a commis. Espoir qu'il peut encore changer…

Elle s'arrêta soudain, alors que j'essayais en vain de ne pas porter attention à ses paroles, et elle se tourna vers moi. Elle attrapa mes épaules et les serra si fort que je ne pus retenir une grimace de douleur.

-Mais laisse-moi te dire, que vous vous cachez la vérité tous les deux ! Edward- ne –t'aime-pas !

Elle mit de l'emphase sur chaque mot, et même si je savais que c'était un mensonge, chacun d'eux vint m'atteindre en plein cœur.

Je secouai la tête, tentant de chasser la douleur. Je ne devais pas me laisser atteindre par elle. C'était ce qu'elle voulait : que je doute d'Edward, de notre amour. Elle souhaitait que je souffre, que je le fasse souffrir. Je n'allais pas écouter un mot de plus : Edward m'aimait. Il me l'avait prouvé de plus d'une façon. Il m'aimait !

-Il-ne-t'aimera-jamais ! continua-t-elle sur le même ton. Tu n'es pas une fille pour lui ! Edward est un homme exceptionnel… tu es une fille tout ce qu'il y a de plus banale ! Vous ne venez pas du même monde… vous ne pouvez évoluer dans le même monde ! Edward est promis à un avenir extraordinaire…

-Parce que tu crois que d'être dealer ou proxénète est extraordinaire ? répliquai-je, acerbe.

Je regrettai aussitôt mes mots, mais il était trop tard pour revenir en arrière. J'étais entrée dans son jeu et je ne pouvais que de tenter de me protéger du mieux que je le pouvais. Le visage de Victoria s'illumina, une lueur satisfaite traversa son regard.

-Bien sûr que non ! Ce n'était qu'un moyen comme un autre pour atteindre son but. Edward, James, Garett et Démétri sont vraiment doués… et si Edward n'avait pas tout fiché en l'air, les Débauchés seraient un jour devenu un groupe connu. Et de là, Edward aurait pu réaliser son plus grand rêve… Ton chéri t'a sûrement déjà parlé de son plus grand rêve, non ? Impossible qu'il ne l'ait pas fait puisqu'il t'aime tant !

Je détournai le regard, préférant ne pas répondre; essayant de ne pas lui montrer que ce qu'elle venait de dire me touchait en plein cœur.

-Oh ! Alors votre amour n'est pas aussi fort que ce que tu veux me faire croire alors !

-Tu ne sais rien de nous ! Rien ! rétorquai-je malgré moi.

Bella ! Ferme-la bon Dieu ! Tu lui donnes exactement ce qu'elle veut !

Je ne pouvais m'empêcher de nous défendre Edward et moi. Ce n'était pas important qu'il m'ait parlé ou non de son rêve… je l'aimais et il m'aimait. Notre amour était plus fort que tout… plus important que tout…

-Oh ! Et toi ma belle, que sais-tu d'Edward ? Que connais-tu vraiment de lui ? Je pourrais te dire des choses à son sujet qui te donnerait des frissons dans le dos !

Je croisai les bras, vraiment énervée.

-Edward m'a tout révélé ! Il ne m'a rien caché sur les mois qu'il a passé avec vous ! Alors rien de ce que tu pourrais dire ne pourrait m'éloigner de lui !

Victoria me fit de nouveau un sourire sadique et une angoisse indescriptible m'empoigna le cœur. J'eus une soudaine envie de prendre la fuite… parce que je savais que je ne voulais pas entendre les mots qui sortiraient de sa bouche. Je savais que ces mêmes mots nous feraient du mal : à moi, mais aussi à Edward.

-On parie ? répliqua simplement mon adversaire.

Mon regard furieux se fixa sur son visage et une haine comme je n'en avais jamais ressenti avant m'envahi. Non ! Je ne la laisserai pas briser notre amour ! Hors de question !

Sans réfléchir d'avantage, écoutant seulement la colère qui grondait en moi, je la repoussai de toutes mes forces et je m'enfuie. Je courais le plus rapidement que je pouvais, trébuchant parfois, mais me relevant aussitôt pour reprendre ma course effrénée. Mon cœur battait à toute allure et mes jambes étaient douloureuses, mais je continuai à courir. Je devais m'éloigner d'elle le plus possible. Je devais retrouver Edward pour me prouver que j'avais raison d'avoir foi en lui, en nous.

Au bout de quelques minutes, je m'arrêtai. J'étais à bout de souffle et je n'avais aucune idée d'où j'étais exactement. Je n'avais jamais exploré les bois qui entourait le lycée; je n'avais donc aucune idée d'où il menait ni de quelle direction je devais prendre pour en sortir. L'esprit aux aguets, j'écoutai les sons qui m'entouraient, mais tout était étrangement calme.

Trop calme.

Un silence de mort.

Je plaçai une main sur mon cœur et fermai les yeux, mon corps tremblant de peur. Elle était la, juste derrière moi. Je le savais, je le sentais.

Et même si j'étais terrorisée, je n'allais pas la laisser gagner… j'allais l'affronter. Je retins mon souffle et me tournai lentement pour me retrouver prisonnière de deux iris plus noirs que la nuit.

-Tu n'aurais pas dû faire ça ! gronda Victoria juste avant que son poing ne vienne s'abattre sur ma joue.

Je chancelai un instant, puis je sentis mes jambes flancher alors que les ténèbres se refermèrent sur moi, m'amenant dans un monde sans souffrance ni douleur.

Pv d'Edward

-D'accord Edward, raconte-nous tout depuis le début !

Je fermai les yeux, la mâchoire contractée, les poings serrés. Ces idiots du FBI ne comprenait-il pas que la situation était urgente ? Bon Dieu ! Ou était Charlie ? Lui au moins aurait agi ! Il ne serait pas resté la, planté devant l'école à me poser vingt fois les mêmes questions ! Il aurait tout fait pour retrouver sa fille !

-Je vous l'ai déjà dit : Bella a disparu et je suis certain qu'elle est avec Victoria, répondis-je sans desserrer les dents. Vic veut se venger, elle sait que c'est de ma faute si James est en prison… vous DEVEZ la retrouver…

-Rien ne nous dit que Bella n'est pas simplement partie…

-BORDEL ! VOUS NE COMPRENEZ RIEN ? hurlai-je en donnant un violent coup de poing sur leur voiture de service. VOUS N'ÉCOUTEZ PAS LORSQUE JE PARLE ? ALICE A RETROUVÉ TOUTES SES AFFAIRES AU PIED DE L'ARBRE LÀ-BAS ! BELLA NE SERAIT PAS PARTIE SANS ME PRÉVENIR ET SI VOUS NE ME CROYEZ PAS SUR CE POINT, VOUS DEVEZ AU MOINS CROIRE QU'ELLE NE SERAIT PAS PARTIE SANS SON TÉLÉPHONE ET SON SAC !

L'agent Buce fit un pas vers moi et il déposa une main qu'il voulait réconfortante sur mon épaule, mais je me dégageai violemment. J'étais trop furieux pour accepter sa supposée empathie.

MERDE ! Pour une fois, j'aurais dû être déraisonnable et me lancer à la poursuite de Bella et Victoria plutôt que d'écouter Alice et de demander l'aide de la police. Je les aurais sûrement déjà rattrapées !

-Je sais que c'est difficile pour toi, mais tu dois comprendre que nous ne pouvons pas ramener la cavalerie sans preuve concrète…

-Très bien ! Si vous ne voulez rien faire, je me débrouillerai seul !

Et je m'éloignai d'eux d'un pas furieux. Après tout, je n'avais pas besoin de leur aide ! Je pouvais aller trouver Jacob à son lycée pour lui demander son aide. Je pouvais aussi tenter de joindre Charlie… je pouvais même demander a tous les membres de ma famille de se joindre a moi… a nous tous, nous retrouverions Bella. Je n'avais pas besoin de deux crétins de fonctionnaire du bureau fédéral…

Une main se posa de nouveau sur mon épaule, m'arrêtant de mon élan.

-Attends un peu Edward. L'agent Buce et moi devons discuter !

J'hochai sèchement la tête et je les regardai s'éloigner de moi pour avoir une discussion qui semblait plutôt enflammée. Je sentis alors une petite main se glisser dans la mienne et je me tournai vers ma sœur, un sourire triste sur les lèvres.

-Que se passe-t-il Edward ? Vont-ils nous aider oui ou non ?

Je poussai un soupir.

-Je ne sais pas Alice. Cela semble… compliqué !

Les yeux du petit lutin s'enflammèrent.

-Je te jure que s'il arrive quelque chose à Bella parce qu'ils n'ont rien fait, je les traîne tous devant le tribunal ! Cette bande d'abrutis finis ! Et comment ont-ils pu laisser un tel article paraître dans le journal ? À croire qu'ils ne font pas leur travail…

Elle arrêta son discours furieux pour fusiller du regard les deux policiers qui revenaient vers nous. L'agent Buce me fit un sourire encourageant.

-Nous allons mettre une équipe sur la recherche d'Isabella. Et nous allons envoyer son signalement et celui de Victoria Corwood à tous les postes de police des environs. Je suis désolé, mais c'est le mieux que nous puissions faire pour l'instant…

Je passai une main lasse dans mes cheveux : c'était mieux que rien mais je doutais que ce soit suffisant.

-Tu dois comprendre Edward que notre priorité pour l'instant est ta protection et celle de ta famille et aussi de tes amis. L'article qui a été publié ce matin complique un peu notre tâche et surtout, il précipite beaucoup les choses. Nous savons que Laurent est plus que furieux. Les gens qui trempent dans le crime comme lui n'aime pas avoir l'attention des médias sur leur organisation. Il va agir… aujourd'hui. Il n'attendra pas que nous ayons le temps de retourner la situation à notre avantage… nous pensons qu'il va éliminer tous ceux qui ont collaboré de près ou de loin avec lui au cours de deux dernières années…

J'oubliai pendant un instant, un court instant, Bella et Victoria pour saisir l'ampleur de ce que l'agent Buce me disait. QUOI ? Tous ceux qui avaient travaillé de près ou de loin avec lui ? Cela voulait dire Tanya, Kate, Garett, Jasper et tous les autres ?

-Qu'est-ce que vous allez faire ? demandai-je. Vous ne pouvez pas rester là à rien faire pendant qu'il va tuer…

-Bien sûr que non, me rassura aussitôt l'agent Brennan. Nous avons déjà des équipes chez tous ceux que nous croyons en danger. Ils vont les arrêter et les ramener au centre de crise. Ils y seront en sécurité.

Je passai une main lasse dans mes cheveux. Bon sang ! J'avais déjà assez de sujet de préoccupation avec Bella qui avait disparu et qui était très certainement en danger… je n'avais pas en plus besoin de me faire du souci pour des gens qui avaient un jour été mes amis !

Bella était en compagnie d'une furie rousse qui voulait se venger de moi… et qui sait ce que Victoria pourrait lui faire subir ? Je me pinçai l'arrête du nez, préférant arrêter là mes pensées avant qu'elles ne dégénèrent en quelque chose de trop douloureux…

Je poussai un soupir. Si je repoussai toutes les pensées liées à Bella, c'était les bons moments que j'avais passé avec Garett et les autres qui me revenaient en tête…

James, Victoria et Démétri s'étaient révélés tout autre que ce que je croyais, mais cela ne voulait pas dire que tous ceux que j'avais rencontré au cours de cette histoire, tous ceux avec qui je m'étais lié étaient comme eux. J'étais persuadé que la plupart d'entre eux étaient, tout comme moi, des idiots qui s'étaient laissé entraîner dans toute cette merde et qui ne savaient plus comment en sortir. Ma conscience ne pouvait PAS les laisser à leur sort sans rien faire.

-Alors vous avez renoncé à négocier avec eux ? Vous les jeter tout simplement en prison ? m'exclamai-je avec un certain dédain.

Je sentis la main d'Alice presser la mienne, une vaine tentative pour me calmer.

-Nous ne renonçons pas, mais nous n'avons plus le temps de…

-Et si je venais avec vous à cette cellule de crise pour discuter avec eux ? Je suis certain que j'arriverais à en persuader quelques uns de collaborer avec vous… si vous les mettez devant un flic, la plupart d'entre eux vont se braquer...

Je me tus lorsque je vis les deux agents échanger un regard et je ne pus retenir un petit éclat de rire incrédule. J'avais été tellement idiot : j'étais tombé tête première dans leur piège. Bien sûr, ils VOULAIENT que je les accompagne pour remplir la tâche qu'ils m'avaient confiée ! Mais ils essayaient que l'idée vienne de moi parce qu'ils devaient suffisamment me comprendre pour savoir que je me serais braqué et j'aurais refusé net s'ils m'avaient simplement ordonné de les accompagner…

-C'est une très bonne idée Edward, répondit l'agent Buce en souriant.

Je grognai.

-Je m'en doute, oui !

Je fermai les yeux et fis une grimace de douleur. Je voulais réfléchir, mais il y avait tant de penser désordonner dans ma tête que cela en était douloureux. Bella et Victoria, la peur que pouvait ressentir mon amour en cet instant, la douleur que pouvait lui infliger la rouquine aussi… Je devais chasser toutes ces idées pour pouvoir mettre de l'ordre dans mon esprit.

Je pris quelques grandes respirations.

D'un côté, je ne voyais pas trop ce que je pouvais faire pour retrouver Bella. Je pensais que la police serait plus apte à mettre la main sur Victoria rapidement. Et puis, je leur avais promis de les aider…

D'un autre côté, la police ne semblait pas vouloir retrouver Bella. Et moi, je ne POUVAIS pas l'abandonner à son sort.

-Edward n'ira nulle part tant que vous n'aurez pas retrouvé Bella ! lança ma sœur, me sortant de mes pensées.

Elle croisa les bras sur sa poitrine et toisa les deux policiers de son regard le plus menaçant.

-Heu… ne vous inquiétez pas mademoiselle… nous nous occupons de tout et…

-Non !

Cette fois, c'était moi qui avais répliqué.

-Si vous voulez que je parte avec vous, vous contactez le chef Swann, vous lui expliquez la situation et vous le faîte venir ici.

Il était le seul en qui j'avais confiance pour retrouver Bella.

Je vis Buce et Brennan se consulter du regard, puis le premier hocha la tête.

-Très bien. Nous revenons.

Ils s'éloignèrent, me laissant seul avec ma sœur qui se tourna vers moi et se jeta dans mes bras. Je la serrai contre moi, tentant de la réconforter.

-Chut. Ça va bien aller Lily. Nous allons la retrouver.

Ses petites mains serrèrent ma nuque encore plus fortement et je ne pus m'empêcher de penser que quelques jours plus tôt, c'est Bella que j'avais consolé ainsi. C'est elle qui avait pleuré dans mes bras, juste avant de m'embrasser avec un amour et une passion qui m'avait laissé pantelant.

-Elle va bien. Je sais qu'elle va bien. Nous allons la retrouver et tout rentrera dans l'ordre.

Je ne savais plus si c'était pour ma petite sœur ou pour moi que je répétais encore et encore ces paroles, mais j'en avais besoin. J'avais besoin d'y croire. Je ne pouvais imaginer une autre issue à cette histoire : Bella et moi heureux pour la fin des temps. C'est ainsi que devait se terminer un conte de fée non ? Et Bella était mon conte de fée; mon cadeau; mon miracle.

Je ne pouvais pas la perdre. Pas maintenant. J'avais besoin d'elle.

Je ne pouvais pas… je ne pouvais pas… pas… pas…

Au bout d'un moment, Alice s'éloigna de moi, se retirant difficilement de mes bras que je tenais serrés autour de sa taille.

-Ça va aller Edward. Tu as raison : nous allons la retrouver.

J'hochai simplement la tête sans vraiment comprendre le sens de ses paroles, puis je me laissai tomber sur le sol, fixant un point devant moi. Après avoir eu l'esprit bourdonnant de pensées désordonnées, mais je sentais soudain lessivé. Ma tête était douloureuse, mais étrangement vide. Je ne pensais plus à rien, me laissant simplement porter par le temps, jusqu'à ce qu'une sirène me ramène à la réalité. Je relevai les yeux et sursautai. La voiture de shérif du chef Swann était arrêtée à quelques mètres de moi et Charlie en sortit. Il discuta quelques instants avec Alice qui m'avait quitté sans même que je ne le réalise avant de se diriger vers moi. Il jouait inconsciemment avec son revolver qui était accroché à sa ceinture et si je ne m'était pas senti aussi apathique, j'aurai presque eu peur.

Je me relevai péniblement, fixant son regard chocolat si semblable à celui de Bella. Ce regard qui à ce moment était furieux et inquiet…

-Chef Swann. Je suis désolé, murmurai-je en baissant la tête au sol.

Le père de Bella resta un instant silencieux. Je relevai le regard et je fus happé par la colère qui brillait dans ses iris.

-J'espère bien que tu l'es parce que sans toi, ma fille serait bien en sécurité à l'école. Pourquoi a-t-il fallu que tu t'intéresses à elle ? Pourquoi ne l'as-tu pas laissé en paix ? Tu n'aurais jamais dû la mêler à toutes tes histoires ! Sans toi, elle serait ici en ce moment et je n'aurais pas à m'inquiéter pour elle !

Sa voix avait pris de l'ampleur à chaque mot qu'il prononçait et je ne pouvais qu'acquiescer à chacune de ses paroles. Je ne pouvais me défendre, je ne voulais pas me défendre parce qu'il avait raison. Tout était de ma faute !

Il se tut soudain et je l'entendis prendre de laborieuses respirations.

-Mais j'ai dit à Bella que tout le monde méritait une deuxième chance… et je le pense. Je sais ce que tu as essayé de faire : que tu as cherché à me protéger, la protéger… J'ai entendu ton témoignage Edward et je crois que tu regrettes vraiment ce que tu as fait… Maintenant à toi de me prouver que j'ai raison de te faire confiance !

Je le fixai un instant, silencieux, puis j'hochai la tête. J'avais compris ce qu'il voulait que je fasse.

-Vous allez retrouver Bella ? demandai-je péniblement.

-Je ne laisserai rien lui arriver ! J'ai déjà une équipe de plusieurs volontaires et nous partons tout de suite a sa recherche. Je ne m'arrêterai pas avant d'avoir retrouvé ma fille.

J'hochai de nouveau la tête, puis je m'éloignai de lui pour aller rejoindre ma sœur qui attendait encore près de la voiture de police.

-Ça va mieux ? Non ! Ne réponds pas ! C'était une question idiote !

Je lui souris du mieux que je pouvais, mais ce ne devait guère être reluisant.

-Tu vas avec les crétins du gouvernement ?

-Oui. Et toi, tu vas rejoindre les autres. Et tu écoutes les agents qui vont t'escorter… ne fais rien d'idiot ou d'irréfléchi. Pour une fois, tu obéis sagement. C'est compris ?

Alice prit son air le plus angélique pour me dire :

-Oui papa.

-Parfait. Et tu dis… tu dis a tout le monde que je les aime et que je pense a eux…

-Edward, soupira Alice en levant les yeux au ciel. Ne sois pas idiot : nous allons nous revoir. Nous allons TOUS nous revoir et nous allons fêter la fin de l'année ensemble !

-Alice… nous ne sommes qu'au mois d'octobre ! protestai-je faiblement.

-Je sais, mais pour la fête que je veux donner… il faut plusieurs mois de préparation !

Je ne pus m'empêcher d'éclater de rire devant la petite lueur d'excitation qui était passé dans les yeux de ma sœur. Je me penchai vers elle et déposai un baiser sur sa joue.

-Bonne chance Edward.

Je lui fis un sourire plus sincère cette fois avant d'aller retrouver les deux agents du FBI qui semblaient m'attendre. Le moment était arrivé. Cette fois, je ne pouvais plus reculer : je devrais affronter mon passé une fois pour toutes.

Voilà, j'espère que vous avez apprécié ! Ce chapitre, comme les suivants, auront plus le ton d'un polar ou d'un suspens que d'une histoire d'amour ! C'était prévu depuis le début… c'est un petit cadeau que je m'offre parce que le policer a été mon premier amour ! Ce chapitre n'était pas du tout prévu ainsi… l'histoire avec Victoria devait se terminer ici, il devait y avoir une confrontation entre la rousse et notre apolon mais finalement, j'ai changé un peu mes plans… la suite est déjà commencée ! Maintenant que je vais mieux, je vais essayer de l'écrire pour vendredi !