Coucou tout le monde !

Tout d'abord, désolé pour le retard d'une journée mais hier, j'ai couru les magasins toute la journée avant de partir dans de la famille.

Ensuite, désolé car je n'ai pas du tout le temps de répondre à vos reviews cette semaine.

Aujourd'hui, c'est les deux ans de mon fils et donc, hier, je faisais les magasins pour sa fête d'anniversaire chez moi, demain et aujourd'hui, j'étais chez mes beaux-parents pour son anniversaire chez eux XD

De plus, lundi on pars pour Londres ! J'ai hâte d'y être !

Et donc, on en arrive à mon troisième "désolé" !

Je ne pourrais pas publier vendredi prochain et comme le chapitre du jour cloture la première partie, je me suis dis que ça tombait bien et qu'on marquerait une petite pause jusqu'au vendredi 1er Juin.

Je vous remercie à tous et vous souhaite une bonne lecture !


Chapitre 36


Drago n'en pouvait plus d'attendre. Il n'avait plus eu de nouvelles de Rogue depuis qu'il l'avait amené jusqu'à la maison de vacances que les Malefoy possédaient. Bien sûr, ça n'avait rien d'anormal, il devait avoir un certain nombre de choses à gérer auprès du Lord depuis le décès de Dumbledore.

Cependant, le jeune homme avait hâte de savoir comment le Lord avait réagi suite à sa défection et celle de sa mère. Est-ce que Lucius ou Rogue avait dû en subir les conséquences ? Est-ce que le Maître des potions avait été félicité pour avoir réussi à tuer Albus Dumbledore ?

De plus, en Cornouailles, ils ne recevaient pas la Gazette du Sorcier pour des raisons de discrétion évidentes. Il ne pouvait donc pas savoir comment le monde de la magie avait réagi suite à la mort de Dumbledore et ce qu'il en était de sa propre implication ou de celle de Rogue.

Mais ce qu'il attendait le plus, c'était Harry. Il savait à quelle date l'année était censée se finir, mais il se doutait que le départ des élèves serait anticipé. Il avait même pensé qu'Harry le rejoindrait dès le lendemain de sa propre arrivée, mais cela faisait trois jours qu'il était ici.

Sa nervosité augmentait un peu plus à chaque heure. Le Seigneur des Ténèbres pouvait décider qu'il était inutile d'attendre pour s'en prendre à Harry et attaquer le Poudlard Express, l'enlever avant qu'il y monte ou après qu'il en soit sorti…

Le jeune homme secoua la tête. Il ne devait pas penser à de telles choses. Tout s'était bien déroulé jusqu'à présent, il devait continuer à croire que ça aller durer.

Pour éviter de rester à ne rien faire et ainsi, se mettre à imaginer les pires scénarios possibles, il prit l'un des livres que sa mère avait emporté avec elle du manoir. Peu avant l'exécution du plan, il avait fait passer un message à Narcissa par Rogue, en lui demandant de prendre certains ouvrages. Ceux dont il avait le souvenir d'avoir lu des choses sur les Horcruxes.

Après tout, Harry lui avait parlé de tout sauf du moyen de les trouver ou de les détruire. Si aucune lecture ne pouvait les aider à mettre la main sur ces objets, ils pourraient peut-être en savoir plus sur la façon de s'en débarrasser.

Il connaissait assez son amant pour savoir que celui-ci ne se posait aucune question sur la manière d'anéantir les Horcruxes tant il devait être concentré sur la façon d'organiser ses recherches. Comme Drago avait insisté pour l'accompagner, il était déterminé à lui venir en aide. Il ne supporterait pas d'être moins utile que Weasley.

Il ne sut combien de temps il resta assis à lire avant d'entendre sa mère l'appeler.

- Oui ? demanda-t-il en refermant son ouvrage.

- Ils sont là, l'informa-t-elle avec un sourire en coin.

Drago fit un effort incommensurable pour ne pas se précipiter dehors pour accueillir le Survivant. Avec toute la retenue et la dignité qu'il possédait, il sortit avec calme mais ne put réprimer un sourire à la vue de Harry. Il se dirigea à pas mesurés vers le Gryffondor tandis que Rogue passa à ses côtés pour entrer dans la maison. Une fois la porte refermée, se sachant à l'abri des regards indiscrets, Drago accéléra le pas pour embrasser le jeune homme et le serrer contre lui.

- Eh bien, je commençais à croire que je ne t'avais pas du tout manqué, railla Harry entre deux baisers.

- Ne sois pas ridicule Potter, c'est juste que me conduire comme un Poufsouffle amoureux devant ma mère ne serait pas de bon ton, répondit le Serpentard avec un air digne.

Harry pouffa avant de l'embrasser de nouveau.

- Pas de bon ton, hein ? se moqua-t-il. Merlin, j'ai failli oublier que je sortais avec un Sang-pur aux manières d'aristo.

- Je t'emmerde Potter, rétorqua Drago, mécontent.

- Et moi, je suis heureux de te retrouver.

Avec un sourire en coin, Drago accueillit les lèvres de son amant avant qu'ils ne se séparent pour reprendre leurs souffles.

- Bon, on devrait rentrer, je doute que Rogue puisse rester longtemps, décida le Serpentard.

Harry approuva et ensemble, ils se dirigèrent vers la maison. Ils trouvèrent Rogue et Narcissa assis à la table du salon, devant une tasse de thé.

- Bonjour Madame Malefoy, dit Harry dont la gêne était plus que visible.

- Monsieur Potter, salua la mère de famille en lui faisant signe de s'installer.

Le jeune homme prit place et Narcissa fit apparaître deux nouvelles tasses que la théière enchantée remplit instantanément.

- Alors, comment les choses se passent ? demanda Drago à l'attention de Rogue.

- Plutôt bien, je dois le reconnaître. Le Seigneur des Ténèbres a à peine réagi en apprenant votre fuite. Lucius s'est déjà remis de sa punition en rapport avec le départ de votre mère. Pour ce qui est de vous, comme je l'avais deviné, il était bien trop concentré sur le fait que Dumbledore soit mort pour ne serait-ce qu'envisager de me faire payer votre disparition.

Drago acquiesça, soulagé de savoir que son père allait bien aujourd'hui.

- Au final, il a cru notre version, à Lucius et moi, sans sourciller. Oh, bien sûr, il a fouillé dans nos esprits mais comme on maîtrise très bien l'Occlumancie, il n'a rien trouvé de compromettant. Bien sûr, il vaut mieux qu'il ne mette jamais la main sur l'un de vous.

Ça, Drago n'avait pas besoin de se l'entendre dire. Le fait que le Lord était vindicatif n'était plus à prouver et il pouvait tuer pour bien moins qu'une trahison.

- Maintenant qu'Albus n'est plus là pour faire barrage, il œuvre pour faire tomber le Ministère sous son contrôle et je pense qu'il y arrivera sous peu. Certains Mangemorts sont suffisamment haut placé pour lui permettre de récolter de précieuses informations…

- Mais, on ne peut pas laisser faire ça…, intervint Harry.

- Que croyez-vous Monsieur Potter, que personne ne fait rien ? Seulement, que peut-on faire quand on ne sait pas à qui pouvoir faire confiance, quand ceux qui ont été choisis pour garder Azkaban retournent leurs capes ? Dès qu'un Auror parvient à arrêter un Mangemort, celui-ci s'évade quelques jours plus tard.

Drago vit qu'Harry se sentait désespéré ou peut-être coupable, il n'était pas vraiment sûr.

- Regardez Bellatrix, elle a été arrêtée après la bataille de la tour d'Astronomie, mais ça ne l'a pas empêché de sortir de la prison hier soir.

- Et au niveau des médias ? s'enquit Drago pour éviter que son amant n'intervienne de nouveau.

Harry était un idéaliste qui pensait que tout pouvait s'arranger en étant courageux et honnête. La preuve en était de sa cinquième année, il se serait bien mieux porté s'il avait fait profil bas. Répéter que le Lord était de retour ne l'avait pas aidé, bien au contraire. Il avait fallu que ces incompétents du Ministère le voient de leurs propres yeux.

Alors, certes, la vision du monde de Harry changeait depuis quelques mois et Drago ne pensait pas être présomptueux en disant que c'était en grande partie grâce à lui. Mais pas encore assez pour comprendre que parfois, le mieux était de laisser faire. La révolte était parfois plus efficace en agissant discrètement qu'en attaquant de front.

- Un seul article s'interroge sur la raison de votre présence en haut de la tour, Drago, mais rien de plus. Contrairement à vous, Potter. Le Ministère sait que le Directeur et vous avez quitté Poudlard juste avant sa mort et donc, ils se posent des questions. Quant à moi, je suis l'ennemi public numéro un, Potter a bien fait son travail.

- Je suis désolé, répondit le Survivant, penaud.

- Ne le soyez pas, c'était le plan. Le Seigneur des Ténèbres se serait montré méfiant si vous aviez cherché à me couvrir. Il faut que tout le monde pense que vous me détestez.

- Oh ça, je peux aisément le faire croire, répliqua Harry sans se contrôler.

Le Professeur ne s'en offusqua pas une seule seconde et ricana. Il regarda ensuite sa montre et se leva.

- Il faut que je m'en aille. Il y a une réunion dans quelques minutes, expliqua-t-il.

- Merci encore… Professeur, dit Harry en tendant sa main à l'homme.

Rogue regarda la main tendue et sembla hésiter quelques secondes puis Drago le vit plonger son regard dans celui d'Harry avant de la serrer.

- Je vous en prie… Monsieur Potter.

Il salua ensuite Drago et sa mère puis quitta la maison, l'air ailleurs. Même Harry sembla étrange quelques instants avant que Narcissa ne s'éclaircisse la gorge.

- Venez Monsieur Potter, je vais vous montrer votre chambre. Vous n'aurez qu'à défaire vos bagages et redescendre pour dîner.

Harry acquiesça et suivit la mère de famille. Ils allèrent jusqu'au couloir de l'entrée et montèrent des escaliers, ils prirent ensuite à droite et Narcissa ouvrit la seconde porte.

- La chambre de Drago est à gauche de la vôtre, l'informa-t-elle.

Harry n'osa rien dire mais le Serpentard ne manqua pas son regard surpris d'abord, puis déçu. La matriarche ne le manqua pas non plus.

- Il ne serait pas de bon ton que mon fils et vous partagiez votre lit. Cela est réservé aux couples mariés ou au moins sérieusement engagés. J'entends par là, fiancés. D'autant que vous, Monsieur Potter, vous êtes encore mineur. Non, ça ne serait pas convenable.

Sur ces derniers mots, elle quitta la pièce laissant Harry et Drago seuls. Drago fut amusé par la déception qu'on pouvait encore lire sur le visage de son amant. Il se rapprocha doucement, posa ses mains sur sa taille et approcha sa bouche de son oreille.

- Ne t'inquiète pas, elle dort au rez-de-chaussée et a un sommeil assez lourd, chuchota-t-il.

Il sentit Harry frissonner contre lui et chercher sa bouche. Ils s'embrassèrent avec envie et Drago passa ses mains ses mains sous le pull de son amant pour sentir la chaleur de sa peau sous ses doigts. Il ferma les yeux de plaisir, réalisant avec un peu plus de force à quel point il lui avait manqué en seulement quelques jours.

- Drago ! Descends tout de suite ! appela Narcissa d'en bas.

Le jeune homme se crispa, signe qu'il avait entendu sa mère, mais ne fit rien pour s'éloigner d'Harry. Ce fut celui-ci qui s'écarta, légèrement essoufflé.

- Je crois qu'il ne serait pas de bon ton de faire attendre ta mère, s'amusa le Gryffondor.

- En effet, approuva Drago à contrecœur en remettant de l'ordre dans ses vêtements.

Alors qu'il allait partir, Harry l'arrêta.

- Je pense que le mieux serait que je ne tente aucune magie avant mon anniversaire. Même si je sais que personne ne peut me trouver ici, je pense que c'est préférable. Tu pourrais rendre leur taille normale à mes affaires ?

Harry sortit sa malle et la cage de sa chouette et Drago s'exécuta, même s'il avait été tenté de le faire enrager un peu. Le Serpentard quitta ensuite la chambre pour ne pas succomber une fois de plus à la tentation.

En bas, sa mère ne lui demanda rien de spécial, montrant clairement que son appel n'avait été que pour s'assurer que les deux jeunes hommes ne faisaient rien de licencieux. Harry les rejoignit une dizaine de minutes plus tard dans la salle à manger, où la table était déjà mise et s'installa naturellement aux côtés de Drago.

- Polly, tu peux servir le dîner, annonça Narcissa.

Quelques secondes plus tard, la table fut envahie par différents plats et une elfe apparut pour servir un verre d'eau à chacun. Le repas se fit en silence et les deux amants ne tardèrent pas à remonter.

Drago attendit, sa porte grande ouverte, à l'affût du bruit qui lui signalerait que sa mère allait se coucher. Une fois qu'il l'eut entendu, il patienta une heure de plus, pour lui laisser le temps de s'endormir.

Doucement, en prenant garde à ne pas faire craquer le parquet, le Serpentard se rendit dans la chambre d'Harry et fut amusé de le trouver parfaitement alerte.

- Eh bien, j'ai failli attendre, se plaignit Harry.

- Il n'aurait pas été de bon ton que ma mère se rende compte de notre manège, n'est-ce pas ?

- Arrête avec cette expression, personne ne l'utilise plus depuis des siècles, répliqua le Gryffondor en levant les yeux au ciel.

- Ne sois pas d'aussi mauvaise humeur, ma mère veut juste protéger ma vertu, plaisanta Drago.

Cela eut le don de faire rire Harry. Drago le rejoignit et pensa à lancer un sort de silence pour que sa mère ne soit pas réveillée par l'agitation qui allait suivre. A peine fut-il à ses côtés qu'Harry prit possession de ses lèvres tout en lui grimpant dessus.

- Impatient ? se moqua Drago.

- Tu n'as même pas idée, répondit honnêtement Harry.

- Oh, je crois bien que oui. Alors ne perdons pas de temps, décréta Drago en commençant à déshabiller l'autre homme.

Une fois nus tous les deux, le Serpentard laissa Harry prendre le contrôle. Lorsque le Gryffondor le pénétra, il ne ressentit pas de douleur. Il fallait dire que le jeune homme avait fait des progrès plus qu'évidents en la matière. Bien sûr, il avait toujours des manières plus brusques que Drago, mais il veillait à ne jamais lui faire de mal ou le moins possible, en tout cas.

De plus, il devait avouer qu'il appréciait beaucoup le côté sauvage d'Harry au lit. Il avait l'impression que dans leurs moments, il perdait tout contrôle sur lui-même et ça lui plaisait de penser qu'il mettait son amant dans tous ses états.

- Par Salazar, Harry ! cria Drago après un coup de rein particulièrement vif.

- Pardon, s'excusa-t-il en se calmant et en l'embrassant.

- Non ! Continue ! exigea le Serpentard.

A ce rythme, ils ne tardèrent pas à atteindre la jouissance, presque simultanément. Harry s'effondra ensuite sur le corps de Drago, transpirant et essoufflé.

- Tu m'écrases, se plaignit le Serpentard tout en caressant le dos du Gryffondor.

Avec un grognement de mécontentement, Harry se laissa tomber à côté et se blottit immédiatement dans les bras de Drago. Le Serpentard leur lança un sort de nettoyage et reposa sa baguette sur la table de nuit. Sans un mot, ils se câlinèrent doucement jusqu'à s'endormir, paisiblement, heureux d'être de nouveau ensemble.


Et voilà qui conclu cette première partie !

Qu'en avez-vous pensé ? Du chapitre comme de toute la sixième année.

Je vous dis à dans deux semaines à peu près. Le 1er juin.

Bisous à toutes et à tous !