Chapitre 34 : La fin de l'année scolaire Petite note de départ : pourquoi un tel retard ?

Pour une raison simple : je suis partie en vacances huit jours, je me suis blessée pendant ces vacances et j'ai le moral dans les chaussettes en me disant que je ne skierai sûrement plus désormais. J'adorais ça (vous remarquerez que je le mets tout de suite au passé), mais deux blessures importantes en deux ans avec ce sport m'oblige à me raisonner. Mon corps ne suit plus, certainement parce que je ne fais pas suffisamment de sport, donc il faudra que je laisse tomber ! Vous me direz : est-ce que c'est très grave d'arrêter le ski ? Non, bien entendu ! Il y a tellement de choses plus graves que ça ! Et comme me le dit mon cher et tendre, on peut très bien vivre sans skier, c'est juste que c'est un peu dur à avaler pour l'instant.

Je vous explique ça pour que vous compreniez que je n'avais absolument aucune envie d'écrire, bien que je sois arrêtée à la maison. D'où ce retard. Mais bon, le chapitre est là, donc le moral remonte un peu, non ?


Correctrice : coqcigrue

Le lendemain matin, Harry aurait voulu pouvoir paresser en compagnie de Severus. Mais lorsqu'il se réveilla, ce dernier lui dit immédiatement :

- Il faut que tu te dépêches, le match commence dans une heure !

Le match.

Harry l'avait oublié celui-là … Une vague d'angoisse fit à nouveau son apparition, mais il sentit Severus lui redresser le menton pour pouvoir le regarder dans les yeux et il l'entendit dire très fermement :

- Harry, tu as fait le plus dur hier car personne d'autre que toi ne pouvait t'aider à passer ce cap. Pour ce qui est du vif, crois-moi, je vais le tester avant qu'il prenne son envol, et tu ne tenteras pas de mettre la main dessus sans que je l'aie, au préalable, protégé par un sort qui l'empêche de se transformer en portoloin !

- C'est possible ? Balbutia Harry.

- L'arbitre protestera peut-être qu'il s'agit de magie noire, mais tu ne décolleras pas sans que le sort lui soit appliqué, ainsi que sur le souaffle et les cognards ! Et tu vas dire à Shiskaa que je vais équiper son collier d'un portoloin d'urgence qui lui permettra, à lui, de vous ramener ici si jamais tu te retrouvais dans une situation périlleuse !

- Pourquoi le collier ? Pourquoi ne pas me donner un objet ?

- Parce que la dernière fois, tu n'aurais pas eu le temps de toucher un objet. Mais que Shiskaa, lui, aurait pu se déplacer sur son collier pour enclencher un portoloin.

- Et quand est-ce qu'il me demande mon avis, s'insurgea Shiskaa.

- Il n'y a pas d'avis à demander, Shiskaa, répondit brutalement Harry. Tu le laisses faire et tu utiliseras le portoloin si on est transportés là où on ne veut pas, vu ?

Un sifflement dédaigneux fit comprendre à Harry que Shiskaa était vexé et allait bouder quelques heures dans son cou.

Pendant qu'Harry déjeunait, Severus s'occupa du portoloin sur le collier : il transforma une petite pierre en émeraude qu'il sertit temporairement au centre du collier. Puis il lança les sorts appropriés pour que l'émeraude devienne un portoloin d'urgence.

- Il faudra que nous allions voir le bijoutier de Drago pour qu'il nous sertisse correctement une véritable émeraude, mais pour aujourd'hui, ça sera suffisant.

- Et j'arriverai où avec ce portoloin ?

- Devant la maison. De la sorte, tu restes quand même indépendant.

A l'heure fixée, ils transplanèrent tous les deux à l'entrée du stade de Quidditch universitaire. Aussitôt, Ron se précipita vers eux en demandant :

- Alors, on joue ? Allez Harry ! Von Lenhard a lui même gardé les balles cette nuit, après les avoir testé comme un malade toute l'après-midi avec les troisièmes années !

- Je vais jouer, Ron, répliqua sombrement Harry. Mais, même sachant que Von Lenhard a gardé personnellement le vif, même si Severus va aussi lui faire subir sa propre batterie de test, ça ne va vraiment pas être évident de l'attraper …

- Commence par jouer, Harry, intervint Severus. Tu verras après …

Ses autres coéquipiers n'ajoutèrent rien et se contentèrent de lui tendre sa robe de Quidditch avec un grand sourire.

- Regarde dans le dos, Harry, dit Marcus, rieur.

Harry retourna la robe et fut ému lorsqu'il découvrit que le chaudron stylisé, insigne de son appartenance à la faculté de potions, contenait désormais les deux baguettes qui étaient le signe de son appartenance à l'école des aurors.

- Qui ? Demanda-t-il simplement.

- Amelia Bones, en tant que Responsable du département juridique, elle commence déjà à faire un peu le ménage dans les idioties d'Ombrage …

Lorsqu'Harry sortit des vestiaires, il aperçut immédiatement ses adversaires, étudiants de la faculté de droit magique, qui le regardaient d'un air supérieur. Le capitaine chuchota même quelque chose à l'attrapeur et celui-ci lui fit un sourire mauvais.

Harry eut le cœur serré en voyant le professeur Von Lenhard porter la caisse où se trouvaient les quatre balles. Aussitôt, Severus s'avança et il commença à discuter avec lui, ainsi qu'avec l'arbitre. Ce dernier eut l'air ennuyé, mais fit un signe à Severus qui lança aussitôt une série de sorts sur les balles, tout particulièrement sur le vif. Pour terminer, il se retourna vers lui et hocha la tête avec un léger sourire.

Dès qu'Harry fut en l'air, le plaisir de voler estompa légèrement son anxiété. Le temps était clair aujourd'hui, frais, de sorte qu'Harry appréciait la chaleur des rayons du soleil. Il remarqua assez rapidement que Severus n'était pas très concentré sur le souaffle et qu'il gardait toujours un œil sur lui, au grand dépit de leur capitaine. Il savait que Marcus n'oserait rien dire à Severus, du coup, lorsqu'il vit le souaffle échapper à nouveau à ses mains, il décida d'aller le secouer un peu.

- Sev ! Si tu ne marques rien et que tu leur donnes tout le temps le souaffle, ça ne servira à rien que j'attrape le vif, alors bouge-toi un peu ! Hurla Harry en passant au dessus de lui.

Quelques secondes plus tard, l'attrapeur adverse venait se positionner à côté de lui et commença sur un ton railleur :

- Alors Potter ? Ta nounou a peur de te perdre encore ? Ce serait dommage tout de même que le monde sorcier ne soit pas débarrassé d'un nuisible de plus !

Sur le coup, Harry crut avoir mal entendu. Et devant son air interloqué, l'autre reprit :

- Tu te crois peut-être intouchable parce que tu as tué le Seigneur des Ténèbres, mais tu n'es finalement qu'une vulgaire tapette ! Et Rogue, un nuisible qui devrait croupir à Azkaban !

Voyant qu'Harry ne réagissait pas, abasourdi, il reprit encore sur un ton de confidence :

- Il paraît que tu as pris ton pied de façon incroyable avec Pettigrew, tu sais je connais d'autres gars qui seraient ravis de …

Il ne put pas terminer sa phrase, car une vague de rage pure balaya Harry. Il lança son balai à pleine puissance dans le but totalement avoué de faire rentrer ces paroles dans la gorge de l'autre. Malgré tout, son adversaire était habile et réussit à plonger au dernier moment pour éviter Harry. Les spectateurs, déboussolés, contemplèrent ensuite une course-poursuite entre les deux attrapeurs où le chat, Harry, se faisait un malin plaisir de mettre son rival en difficulté sur son balai. Ce dernier fut heurté plusieurs fois par les cognards sous le sourire sadique d'Harry. Les deux capitaines n'y comprenant plus rien, ils demandèrent un temps mort pour discuter avec leurs attrapeurs.

Harry avait les mâchoires serrées de rage lorsqu'il parvint au niveau de son équipe, il ne daigna même pas descendre de balai. Avant même que Marcus ouvre la bouche, il dit entre ses dents :

- Il veut me déstabiliser pour me faire perdre mes moyens, alors je riposte ! C'est tout !

- De quelle façon veut-il te faire perdre tes moyens ? Demanda Severus froidement.

- A ton avis ? Tempêta Harry. Il me balance tout à la figure, et plus parce qu'il doit être homophobe en prime ! Tu veux un dessin ?

- Bon, dit Marcus d'une voix apaisante pour temporiser. En résumé : Severus n'est pas concentré sur le souaffle pour les raisons qu'on imagine, Smetta tente de mettre Harry hors jeu par des moyens déloyaux. Vous savez quoi ? Je déteste le droit ! Alors je vous propose la chose suivante : chacun va se concentrer pour leur mettre la raclée de leur vie, d'accord ? Ron, débrouille-toi, mais je ne veux plus qu'un but rentre ! Liam et Steve, vous monopolisez les cognards et vous leur faites la fête aux autres ! Harry, tu me trouves le vif de telle sorte que Smetta soit encore à l'autre bout du stade quand tu l'attraperas histoire de lui mettre l'humiliation de sa vie. Quant à Johann et Severus, vous gardez le souaffle avec moi, et Severus tu me mets des buts avec une telle force que le gardien se brise les os s'il tente de les arrêter, vu ? Tu es puissant, sert-toi en !

Juste avant de décoller, Severus prit le menton d'Harry dans sa main et lui dit simplement :

- Le vif est sûr, Harry. Tu peux y aller !

- C'est ça ! Et toi, tu fais quoi ? S'il est si sûr que ça, tu peux me lâcher des yeux pour aller transpercer le gardien, non ?

- C'est ce que je vais faire, crois-moi ! Il va payer pour les insultes de l'autre !

Harry hocha la tête avant de décoller à pleine vitesse pour se placer à un bout du stade. Et il commença à scruter les alentours du stade en espérant apercevoir un éclair doré. Il eut un sourire froid en voyant que toutes les tentatives de l'autre attrapeur pour venir le rejoindre étaient vaines : il était sans cesse intercepté par un cognard, voire un poursuiveur. Et le match, jusque là assez équilibré, basculait totalement en faveur de son équipe.

Ron, animé par une rage froide, semblait pouvoir se placer devant ses trois anneaux à la fois. Liam et Steve, les batteurs, monopolisaient les cognards. Et le souaffle était la propriété exclusive de Johann, Marcus et Severus. Ce dernier semblait d'ailleurs lancer désormais la balle plus vite dans les buts que les cognards frappés par les battes des batteurs. Enfin, quand le score arriva à cent quatre-vingt dix à quarante en leur faveur, Harry vit le vif.

Après coup, il admit sa peur, la bile qui avait menacé de remonter dans sa gorge. Mais il se jeta malgré tout en avant, faisant fi de toute prudence, il passa au milieu du jeu, et donc entre les joueurs, les battes, les cognards et le souaffle. Il poursuivit le vif avec une détermination sans faille. Il ne se rendit pas compte que les professeurs avaient été obligés de baisser leur tête à son passage, tellement il était bas. Il vit bien à un moment Smetta à ses côtés, mais, d'un violent écart de balai, il l'envoya mordre la poussière à pleine vitesse. Shiskaa avait déjà entonné le chant de la victoire dans sa tête.

Après cinq minutes de course derrière le vif, enfin, il fut à portée de main. Il le reconnut ensuite : il hésita. Une seconde, peut-être deux. Et le vif en profita pour changer brutalement de direction. Harry eut beau se cabrer sur son balai, la balle n'était plus à portée de main. Il entendit les murmures stupéfaits du public, mais ceux-ci furent rapidement couverts par la vois sarcastique de Smetta :

- Tu vois Potter ! Tu es devenu incapable d'attraper le vif, maintenant !

- Ah bon ? Siffla Harry en retour. Le match est terminé ? Tu l'as attrapé ?

- Non, mais tu es trop couard maintenant pour le faire !

- Ca reste à voir, en attendant …

Harry plongea à nouveau, le vif n'était qu'à quatre mètres de lui devant, deux mètres en dessous. Il l'aurait ! Il vit Smetta à côté de lui qui tentait de le bousculer hors de sa trajectoire par de grands coups d'épaules, mais cinq ans de lutte contre Drago dans la même position avait endurci Harry. Il accéléra encore à la poursuite du vif, laissant finalement son adversaire derrière lui.

- Maintenant, siffla Shiskaa dans sa tête, tu arrêtes de jouer à la baballe, Harry. J'ai le museau à deux millimètres de la pierre de Severus. Si jamais il devait y avoir un portoloin, je te jure qu'on ne serait pas encore arrivés qu'on repartirait déjà pour la maison, vu ? Alors fonce !

Il se répéta en boucle cette phrase dans sa tête tandis qu'il tendait la main vers le vif. Il était à pleine vitesse sur son éclair de feu quand ses doigts frôlèrent les ailes. Puis sa main se referma sur la balle.

Il était dans le stade.

Il volait.

Le vif était dans sa main.

Ce fut seulement au bout de cinq secondes qu'il hurla son bonheur.

Il avait le vif, un coup d'œil sur le tableau d'affichage lui apprit qu'ils avaient écrasés leurs adversaires trois cent quatre-vingt dix à quarante. Et surtout, il avait vaincu sa peur.

La fête qui fut ensuite donnée dans l'école des aurors resta gravée plusieurs années dans les mémoires. Tout d'abord, parce que les professeurs s'étaient joints aux élèves pour célébrer cette victoire écrasante. Ensuite, parce que les étudiants de la faculté de potions avaient également été invités, car ils avaient supporté Harry depuis le début, sans jamais l'avoir vu en cours. Et pour finir, un certain nombre d'étudiants qui n'appartenaient à aucune de ses deux écoles étaient présents. Ron avait en effet remarqué dans les tribunes que tous leurs anciens camarades à Harry et lui, Hermione en tête, bien entendu, étaient présents pour le match. Tous avaient été anxieux de savoir si Harry pourrait remonter si vite sur un balai et comment il arriverait à voler. Et ce soir, leurs visages rayonnaient autant que celui d'Harry devant la rage de vaincre dont il avait fait preuve sur le terrain. La bierraubeure, mais surtout le whisky pur feu coula à flot. Harry n'avait, jusque là, jamais expérimenté l'alcool fort. Au troisième verre, Severus décida d'y mettre le hola : il n'était pas question qu'il se retrouve lui-même saoul parce que le sang de son calice était saturé en alcool ! Mais il n'était pas non plus question de l'humilier devant l'ensemble de ses camarades … Et dire que deux ans auparavant, il s'en serait fait une joie !

Quelqu'un avait de nouveau rempli son verre lorsqu'Harry sentit une main se poser sur son épaule et aussitôt la voix de Severus chuchota à son oreille :

- Viens avec moi cinq minutes, s'il te plait.

Harry haussa un sourcil, imitant à la perfection Severus sans s'en rendre compte, mais le suivit sans protester. Il avait en effet conscience que son compagnon aurait largement préféré rentrer au Square Grimmaurd depuis longtemps, et qu'il ne restait là que parce qu'Harry le souhaitait. Il fut intrigué lorsque Severus l'entraîna dans une salle de classe et qu'il la verrouilla hermétiquement.

- Il faut que nous discutions sérieusement de ce que tu vas continuer à boire ce soir, Harry.

- Pourquoi ? Demanda ce dernier étonné. Je ne suis pas complètement saoul, tout de même !

- Encore heureux ! Mais je te préviens loyalement que ton taux d'alcool dans le sang est, sans aucun doute, le maximum que je peux supporter !

- Donc …

- Donc, si tu continues sur cette voie, je ne pourrais pas boire ce soir … Et avant de protester que je suis un rabat-joie, je te signale que ton sang est ma nourriture principale en plus d'être ma préférée. Donc, ce n'est pas une mesure de rétorsion si je ne bois pas ! Je me prive autant que toi ! Mais je refuse tout de même d'être ivre mort !

- Mais, je ne suis pas ivre mort, enfin ! S'insurgea Harry.

- Toi non, parce que le sang n'est pas ta nourriture principale ! Moi, si tu continues sur cette pente, je suis sûr de l'être ! Déjà que là, je ne suis pas sûr de ne pas être bon pour une gueule de bois !

- C'est vrai ?

- Harry ! Tu crois vraiment que je m'amuserai à te mentir sur ce sujet là ?

Harry soupira en contemplant son verre à nouveau plein. Il n'était pas fichu de faire un seul truc comme les autres. Il ne pouvait même pas se saouler comme tout le monde … C'était révoltant !

- Harry, se saouler est un amusement très prisé chez les étudiants, et je le sais. Maintenant, je te pose simplement la question suivante ? A quoi ça sert réellement d'ingurgiter tellement d'alcool que tu ne te souviens de rien le lendemain matin ?

- Faire comme les autres pour une fois ! Pesta Harry en retour.

- Et bien pour faire comme les autres, amuse-toi jusqu'à l'aube si tu veux ! Mais franchement, tu t'amuseras bien plus si tu passes à la bierraubeurre ou au jus de citrouille maintenant ! Car je te préviens, ne compte pas sur moi pour une potion contre la gueule de bois demain matin !

Harry était assez proche de se révolter contre cet ordre pas vraiment déguisé, assorti de surcroît d'un chantage franchement déloyal. D'un autre côté, se passer du plaisir d'être mordu … C'était franchement exaspérant !

Il fit signe à Severus qu'il avait compris et ils rejoignirent la fête. Harry tenait encore son verre de whisky pur feu dans la main et le contempla en soupirant. Le choix était cornélien : soit il continuait à boire comme tout le monde, et il était privé de morsure, sans compter les autres mesures de rétorsions que Severus exercerait, soit il se singularisait encore vis à vis de ses camarades, mais maintenait une certaine paix avec son compagnon. Lorsqu'il fut bousculé par un Laurent assez éméché qui n'arrivait déjà plus à articuler une phrase entière, il sut ce qu'il allait faire. Si jamais Severus le surprenait à ne plus pouvoir aligner deux mots, il allait en entendre parler pendant tout le restant de leur longue vie.

Il posa donc son verre, rageur, et prit à la place la carafe de jus de citrouille. Mais alors que Severus faisait mine de s'éloigner pour aller discuter avec les professeurs, il le rattrapa brutalement par la manche :

- Soit, j'arrête le whisky maintenant pour être un étudiant hors norme, mais toi, tu vas rentrer un peu dans la norme et m'accompagner là-bas !

- Où ça, là-bas ? Demanda Severus, suspicieux.

- Viens, je vais te montrer …

- Harry ! Où veux-tu m'emmener ?

- Là où tous les étudiants dans la norme font au moins un petit tour que tu as soigneusement évité …

Severus réussit le miracle de gémir intérieurement sans qu'un seul des muscles de son visage ne bouge. Il détestait se montrer en spectacle ainsi dans le monde sorcier. Et si Harry avait cédé sur le point précédent, sans aucun doute, il lui ferait boire la coupe de la danse jusqu'à la lie … Il fut bien obligé de se résigner, il y avait bien trop de détermination chez Harry. Il fusilla du regard quiconque le scrutait avec trop d'attention jusqu'à ce qu'Harry lui dise sèchement :

- Tu comptes regarder tout le monde comme ça, ou danser réellement avec moi ?

Eh oui, en plus son calice n'était pas partageur sur la piste de danse ! Il fallait dire également qu'il avait l'habitude que Severus soit dragué sur les pistes de danse par tout moldu portant jupe ou pantalon. Pourquoi, malgré un visage plutôt ingrat ? Tout simplement parce que Severus se laissait aller à être lui-même quand il dansait avec Harry et que la réputation de charmeur d'un vampire n'est pas usurpée ! Donc son calice avait pris l'habitude d'informer ceux qui lui tournaient autour à grand renfort de sourcils froncés et autres expressions menaçantes, que non, il n'était pas libre et qu'il tenait à être le seul désormais à se laisser séduire. Et il semblait avoir beaucoup appris dans ce registre car ils n'étaient, en général, pas trop importunés. Et que le premier qui dit qu'il faisait rigoureusement la même chose dès que quiconque s'approchait d'Harry soit jeté dans le lac de Poudlard en nourriture pour le calamar géant !

Ron fut étonné de le voir passer au jus de citrouille, mais Hermione, qui avait repéré le manège de Severus, dit immédiatement :

- Il ne supporte pas l'alcool dans ton sang ?

- Non, grommela Harry. Mais je m'en fiche, à chaque fois que je ne boirais pas un verre d'alcool à cause de lui, je le traîne sur la piste de danse ! Il n'y a pas que moi qui ferai des efforts !

Et donc, Severus vit son diable de calice venir le chercher plus d'une fois pour danser jusqu'à ce que son corps ne déclare forfait à quatre heures du matin, manquant de s'endormir sur son épaule. Bien qu'à moitié somnolent à cet instant, Harry fut assez content en fin de compte de la conversation qu'il avait eu avec Severus à propos de l'alcool, et surtout d'avoir obtempéré. Plusieurs étudiants étaient clairement malades, sans compter ceux qui n'arrivaient plus à tenir de propos cohérents. Ron et Hermione étaient partis de puis longtemps, mais ensemble, ce qui n'avait pas manqué de lui mettre la puce à l'oreille. Il faudrait qu'il cuisine Ron dès lundi.

Et en effet, dès l'instant où ils se retrouvèrent tous les deux, après avoir éloigné Severus sous un prétexte assez fallacieux, Harry posa la question qui dérange :

- Alors ? Tu en es où avec Hermione ? Et ne me ressort pas le couplet de l'amitié, s'il te plait !

Comme il s'y attendait, son ami commença par rougir comme une tomate bien mûre mais, contrairement à ce qu'Harry aurait crû, ses lèvres se retroussèrent lentement en un large sourire.

- D'accord, je ne te le ressors pas !

- Alors ?

- Quoi alors ?

- Mais tu vas finir par tout me dire ? Vous êtes ensemble ou pas ?

- Je crois, oui …

Alors là, Harry en resta sans voix. Comment ça « il croyait » ? Et il se sentit tout bête lorsque Ron lui éclata de rire à la figure.

- Oh Harry, si tu voyais ta tête ! Hoqueta-t-il.

Ce dernier le fusilla du regard avant de demander d'une voix polaire :

- Ronald Bilius Weasley ! Depuis quand êtes-vous ensemble ?

Le sourire de Ron s'effaça et il dit d'un ton boudeur :

- Je commence à trouver que Severus déteint un peu trop sur toi, là !

- Ron …

- Ca va, ça va … Depuis … enfin, ça a commencé … pendant que tu te remettais à Poudlard … On a eu si peur à ce moment-là …

- Que vous vous êtes raccrochés l'un à l'autre, dit Harry avec un pauvre sourire.

Il se sentait toujours mal lorsque quelqu'un lui remémorait cette période pas si lointaine …

Ce qui l'étonnait d'ailleurs, parfois, c'était qu'il n'y pensait pas aussi souvent qu'il aurait crû. La mort de Sirius, même, l'avait beaucoup plus déprimé trois ans auparavant. Et il comprit enfin, lorsque la voix de Shiskaa retentit dans sa tête :

- Tu ne crois tout de même pas que je vais te laisser nous bassiner avec ça à longueur de journée ?

La douceur de la voix démentait l'ironie de la phrase. Il retrouvait l'allié qui l'avait aidé à passer à travers cette épreuve. Instinctivement, il porta sa main sur son collier sous le regard interrogateur de Ron.

Son sourire s'agrandit lentement et il finit par avouer :

- C'est toujours dur d'en parler, mais Shiskaa s'arrange pour que je n'y pense pas trop souvent.

Ron arrondit ses yeux et souffla :

- Il peut vraiment ? Je veux dire, je sais qu'il te protège de l'extérieur, mais il peut aussi …

- Non, mais qu'est-ce qu'il croit le rouquin ? Siffla Shiskaa en colère.

- Shiskaa, la paix ! Rétorqua Harry froidement. Explique-moi plutôt comment tu fais justement pour que je ne rumine pas à longueur de journée.

Harry expliqua donc à Ron, au fur et à mesure des sifflements de Shiskaa, que ce dernier avait mis, en quelque sorte, une barrière sur ces souvenirs. Les images, les sensations ne pouvaient revenir d'elles-même au premier plan. Pour qu'Harry se remémore ces souvenirs en particuliers, il fallait, en quelque sorte, qu'il se force à se les rappeler …

- Un peu obscure l'explication, non ? Demanda Ron un peu incertain.

- Tu l'as dit, renchérit Harry. Mais peut-être pourra-t-on demander de l'aide à Hermione ? Surtout avec ses études, elle pourra peut-être nous éclairer ?

- Et de toute façon, si elle ne connaît pas encore le sujet, elle fera des recherches pour nous, j'en suis sûr !

- Elle n'est pas trop prise par ses études ? Vous arrivez à vous voir ?

- J'ai dû négocier pour qu'elle me consacre une soirée entière par semaine, sans livres, sans cours, ni rien.

- Et elle a lâché ? Demanda Harry incrédule.

- Il faut croire que mes arguments étaient convaincants, rétorqua Ron en devenant écarlate à nouveau.

Harry éclata de rire en comprenant de quels genres d'arguments son ami pouvait avoir fait preuve. Ce faisant, il s'attira, sans le vouloir, tous les regards de la bibliothèque dans laquelle ils venaient de pénétrer. Le regard du bibliothécaire, M. Blanchey, courroucé, lui fit cependant comprendre qu'il devait modérer ses ardeurs vocales. Mais il ne put s'empêcher d'inonder Ron de remarques oiseuses, dont certaines lui étaient soufflées par Shiskaa, qui lui attirèrent les regards à la fois gênés et exaspérés de Ron, et ceux, interrogateurs de Severus, Blaise et Laurent.

Très vite après cela, Harry fut plongé à corps perdu dans ses études jusqu'au mois de juin. Il fut sollicité par la nouvelle ministre Amelia Bones, fraîchement élue à une écrasante majorité contre Fudge, à diverses fêtes d'intronisation, mais refusa tout en bloc. Il voulait être un peu oublié en tant que héros du monde sorcier, et tenait à rester simple étudiant, futur auror. Severus, de son côté, estimait que cette humilité pouvait parfaitement servir leurs intérêts. Oh, non, il n'avait pas de grandes ambitions politiques, mais deux postes lui semblaient intéressants pour Harry et lui sur le long terme : directeur de la faculté de potions et directeur des aurors. Il aimerait également diriger Poudlard, mais il attendrait d'une part, le décès d'Albus, qu'il souhaitait sincèrement voir intervenir le plus tard possible, d'autre part, qu'un ou deux autres directeurs soient passés entre eux pour ne pas se voir sans cesse comparé à lui. Cela prendrait certainement une bonne centaine d'années au bas mot, mais il avait le temps, lui …

En attendant, il fallait qu'Harry fasse ses preuves en tant qu'auror, et que lui-même, il avait encore un peu de mal à se l'avouer, révise légèrement sa façon d'enseigner les potions, ceci pour devenir tout à fait compétent pour la direction de la faculté de potions.

Harry ne s'autorisa qu'une seule véritable fête pendant le mois de juin : le jour du blanchiment total de Sirius de toutes ses accusations. Il s'aperçut à cette occasion que la justice magique avait confisquée en son temps une très grande partie de la fortune des Black, qu'elle fut obligée de rendre à Harry, héritier désigné de Sirius.

Pour Harry, les deux dernières semaines de juin étaient éprouvantes à l'avance. Les deux écoles avaient fixé leurs examens à une semaine d'écart. D'abord les potions, pendant la semaine de révision pour l'école des aurors. Il n'était donc pas au mieux de sa forme pour passer son dernier examen, qu'il savait d'avance très exigeant : la défense contre les forces du mal avec le professeur Von Lenhard. Il fut tout autant surpris que ses camarades lorsqu'il s'aperçut que le professeur avait réuni les trois années pour passer l'examen sur l'après-midi.

- Messieurs, pour votre futur métier, les connaissances théoriques, c'est très bien, mais avant tout ce sont vos connaissances pratiques qui vous seront les plus utiles. En conséquence, j'ai décidé d'organiser, pour cette année, un petit tournoi en guise d'épreuve. Les premières années seront les premiers à combattre en duels, puis, vous affronterez les secondes années et enfin, ceux qui devraient être diplômés. Mais d'abord le tournoi, que vous ferez selon les règles classiques, à savoir je vous le rappelle, aucun impardonnable, ni aucun sort interdit par le ministère.

Les chuchotements surpris qui avaient commencé à se faire entendre se turent lorsque le premier duel opposa Blaise à Laurent. Ce dernier avait suivi les cours de défense avancée, de sorte qu'il était avantagé par rapport à l'ancien serpentard. Mais ce dernier combattit avec la dernière des énergies, ce qui lui valut une moue approbatrice de la part du professeur lorsqu'il fut défait. Sans surprise, Severus et Harry se débarrassèrent de leurs opposants sans trop se dépenser. Ron accéda aussi au deuxième tour, mais ne put rien faire contre son nouvel adversaire et néanmoins camarade de Quidditch, Steve.

Harry sentit dès le deuxième tour, lorsqu'il fut opposé à un seconde année, que la progression à l'école des aurors, était très rapide en défense. Son adversaire faillit prendre le dessus sur lui par une boule de feu qu'il dut plonger pour éviter tandis que sa baguette volait de ses mains. Heureusement il eut la présence d'esprit de plonger vers lui, mains en avant, pour le surprendre. Il vit alors une expression de peur passer sur le visage de l'autre et cria au dernier moment, « Non, Shiskaa » tandis qu'il tentait de s'emparer de la baguette ennemie. L'instant d'après, il était déclaré vainqueur car il avait saucissonné son opposant avec sa propre baguette. Ce dernier se releva d'un air grognon en marmonnant :

- C'est injuste ta bestiole !

Le professeur Von Lenhard avait l'ouïe fine et le réprimanda immédiatement :

- Grunigen ! Si vous n'aviez pas eu peur de ce que Potter aurait pu vous faire, c'est vous qui auriez gagné ! Que croyez-vous que j'essaye de vous enseigner depuis bientôt un an ? A combattre malgré la peur et surtout à ne pas vous laisser paralyser par elle !

Severus, lui, combattait toujours à petite vitesse remarqua également Harry. Cela lui mit du baume au cœur pour la suite des évènements, car il savait que son compagnon devait s'employer un peu plus qu'il ne le faisait actuellement pour le battre, lui.

A sa grande surprise, il passa son troisième et son quatrième tour très nettement plus facilement, contre des secondes années également, qui lui avouèrent ensuite qu'ils n'avaient pas suivis les cours de défense avancée. Ils n'étaient plus que seize en compétition. Severus et lui étaient les seuls premières années restant, Laurent ayant échoué au quatrième tour, très honorablement contre un troisième année. Il semblait évident que tous les troisièmes années qui avaient bénéficié des cours de défense avancée étaient présents.

- Les choses sérieuses vont commencer là, lui chuchota Ron.

- Je crois, oui, murmura Harry en retour.

Dix minutes plus tard, Harry, qui avait ouvert le bal des nouveaux duels était en nage, allongé sur le tapis, l'arcade sourcilière fendue par un sort vicieux, mais il était victorieux, il tenait la baguette de son adversaire. Il avait énormément couru pour échapper à Lise, l'une des rares filles de l'école, mais il était arrivé à la désarmer. Et il fut ravi en suite de voir Severus commencer à se devoir se déplacer plus rapidement qu'auparavant pour se débarrasser également de son adversaire. Enfin, il y avait un peu de justice. Il ne fit pas attention aux regards qui s'appesantissaient sur lui, inconscient de sa performance. Ses camarades, eux, avaient ouvert les paris pour savoir jusqu'où il pourrait aller ainsi. Les plus optimistes prévoyaient la finale, sauf si le tirage au sort lui mettait Severus sur sa route avant.

Il fut agréablement surpris lorsque son adversaire suivant tomba dans un stupide piège : le jambencoton qui le faucha le déstabilisa la fraction de seconde nécessaire à Harry pour le désarmer. Ils n'étaient plus que quatre à la fin de ce tour. Les premières années grimacèrent de concert lorsque la première demi-finale opposa Harry et Severus. Aussitôt, ce dernier se tourna vers le professeur Von Lenhard et lui demanda :

- Peut-on faire ce duel selon nos propres règles ?

- C'est à dire ?

- Le seul sort interdit est le sortilège de mort … Enfin, nous n'utilisons pas non plus l'endoloris pour des raisons évidentes.

- Je vois, répondit le professeur lentement. Et bien maintenant, je sais pourquoi Potter est allé si loin dans ce tournoi. Soit, faites votre duel selon vos propres règles …

- Je serais vous, je renforcerai les boucliers de protection, ajouta simplement Severus. Harry ?

Ce dernier hocha simplement la tête en réponse. Il était prêt. Il faisait avec Severus ce genre de duel au moins une à deux fois par semaine. Il en connaissait l'issue, sa défaite, il fallait juste qu'il batte son record, à savoir douze minutes. D'un geste de poignet, il afficha un minuteur sur l'un des murs de la salle et se mit en position.

Dès le signal, au premier sort, Harry sut qu'il allait être en difficulté. Severus avait mis la barre très haute en lui collant sa langue au palais d'un sort prohibé. Il se vengea immédiatement en faisant pleuvoir sur lui une pluie de fléchettes qui, sans être dangereuses, lui envoyaient désormais maints élancements dans son corps. Brutal ? Oui, mais, comme lui avait dit Severus, ses adversaires ne prendraient pas de gants avec lui … Les spectateurs les perdirent un instant de vue lorsqu'Harry obscurcit toute la salle, il avait besoin d'un léger temps de répit face aux assauts méthodiques de Severus. Lorsqu'ils virent à nouveaux la scène, des exclamations étouffées se firent entendre : Harry était absent et Severus se tenait sur ses gardes, scrutant de tous côtés. Aussitôt la voix du professeur se fit entendre :

- Le bouclier a volé en éclats, protégez-vous par des boucliers personnels.

Harry, lui, circulait discrètement entre les jambes des spectateurs. Rapide, silencieux, sa forme animagi l'aidait beaucoup. Certes, sa panoplie de sorts était considérablement réduite sous cette forme, puisqu'il n'avait plus accès qu'à la magie sans baguette qu'il ne maîtrisait pas très bien, mais il pouvait jouer de l'effet de surprise … En temps normal, il aurait pu alterner entre son serpent et son lynx pour tenter de surprendre Severus, mais là, son champ de possibilité était restreint. Il ne fallait pas qu'il traîne, car Severus était capable en moins d'une minute de le repérer. Il fit bondir et hurler plusieurs de ses camarades lorsqu'il se transforma à nouveau entre eux, mais ils durent très vite reprendre leurs esprits pour éviter le déluge de sorts qui s'abattait à destination d'Harry. Ce dernier fit un léger sourire en constatant qu'instinctivement, ses camarades lui épargnaient plusieurs sorts, ce qui lui permit à son tour de tenter de noyer Severus sous sa propre pluie de sort. Mais, comme à son habitude, son compagnon semblait savoir à l'avance quels sorts il lui lançait. Ce n'était pas la légilimencie, puisque Shiskaa le protégeait totalement lors d'un duel, ni sa voix, puisqu'il lançait tout en informulés par la force des choses, simplement Severus semblait décrypter à la perfection le moindre geste de son poignet.

Harry finit par se faire surprendre, à bout de souffle, d'un puissant expelliarmus qui l'envoya valser à dix mètres, épuisé. Il resta allongé là où il avait atterri, incapable de bouger. Il avait perdu, pour ne pas changer, et désormais ses muscles lui rappelaient tous les efforts fournis. Il savait pertinemment qu'il n'aurait pas son habituel réconfort après un tel duel, à savoir de longues minutes passées dans les bras de Severus à être câliné, mais il espérait au moins que ce dernier vienne l'aider à se relever.

Il eut alors un léger sourire lorsqu'il sentit sa langue se décoller de son palais et une main le remettre sur pieds. Il dut s'appuyer légèrement sur Severus lorsqu'il fut debout, car, suite à sa débauche d'énergie, il était légèrement étourdi.

- Profiteur, murmura Severus.

Harry ouvrit un œil pour voir la moue plus amusée que contrariée de son compagnon. Il demanda aussitôt :

- Et mon record ?

- Non, répondit Severus, mais c'est le mieux que tu aies fait depuis les vacances de printemps. Mais c'est une véritable cochonnerie ta pluie de fléchettes ! Depuis quand tu en sors autant que ça ?

Harry sourit largement, les compliments restaient malgré tout une denrée rare de la part de Severus. Il prit également sans hésiter la grosse barre de chocolat que lui tendait son professeur, et s'empara également de celle de Severus.

- Même ça, vous ne le mangez pas, Rogue, demanda Von Lenhard curieux.

- C'est bien plus profitable pour moi si c'est Harry qui en mange le plus, répliqua simplement Severus.

Harry suivit ensuite la seconde demi-finale qui se fit sous les commentaires assez désobligeants de Ron qui trouvait que le duel de son ami avait été bien plus intéressant à suivre. Ce fut à Grant McCormick qu'échut l'honneur d'affronter Severus en finale. Et c'était un honneur dont, clairement, il se serait bien passé ! Le professeur Von Lenhard lui avait accordé dix minutes de repos entre ses deux duels, mais ses moues chagrinées en disaient plus long qu'un grand discours. Malgré tout aux yeux d'Harry, dès que le duel commença, il lui sembla que Grant s'était sous-estimé. Il tenait tête avec beaucoup d'aplomb à Severus, cependant sans réussir à faire reculer ce dernier. Il leur fallut un quart d'heure pour se départager vraiment, mais l'issue fut logique : le plus âgé et le plus expérimenté désarma son adversaire d'un geste brutal de la main alors que les deux hommes s'étaient rapprochés.


RAR

capricorne1773 : mais de rien !

adenoide : Harry reste par amour d'abord. Et s'il est pour l'instant exclusivement dominé, il était assez près d'inverser la tendance …

petite grenouille : mais, même un tout petit mot fait toujours plaisir !

moi : je ne pensais plus à la Saint-Valentin dans ce sens là, mais c'est vrai que cette publication était particulièrement d'actualité !

oceanesubby : comme tu peux le constater, tu as eu droit au Quidditch et pas à l'élection …

NEPHERIA : merci

Ad : merci beaucoup d'apprécier autant ma fic ! Et je mettrai plutôt une bonne continuation qu'une bonne continuité (simple question de sens de la phrase !)

Cyndie : merci beaucoup pour ces compliments.

ElamRogue : des enfants ? Oui, c'est dans l'ordre du possible …

Fallen-Angel09 : aie aie aie, encore une accro !!! Mais quelque part j'en suis heureuse …

Yumeni : je suis heureuse que tu apprécies la façon dont Shiskaa intervient dans la vie de nos tourtereaux …

Touraz : merci beaucoup d'avoir apprécié le chapitre précédent …

Soleil du Matin : merci beaucoup pour ces compliments. Je n'ai pas encore décidé si vous saurez (et donc moi d'abord) comment Sven et Severus sont devenus vampires. Mais ce qui est clair pour moi, c'est que c'est contre leur gré …

Haru : mais je ne fais pas de courses aux reviews, et je comprend que chacun a une vie et qu'il ne peut pas forcément laisser de review à chaque chapitre.

Narcissss : vous finirez par savoir vers qui Drago va pencher en fin de compte …

KIARA : voilà la suite après un petit break de vacances.

Moji : je publie normalement toutes les unes à deux semaines. Sauf en temps de vacances comme actuellement …

katerine black : je pense que tu as lu la petite note de départ et que tu sais donc pourquoi j'ai tardé. J'espère que tu me comprendras !