La goutte d'eau qui fait déborder le vase…
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Et pour ne pas changer, Lauren et Tanya me tombèrent dessus.
-Salut pétasse, ça faisait un moment qu'on ne t'avait pas vu ? Va falloir payer tout ton retard avec des intérêts. Me dit Lauren.
-Va te faire voir chez les grecs Lauren. Lui dis-je.
Tanya la poussa et se mit devant elle.
-Alors, la folle Carlisle nous a parlé de… ton petit voyage… Se moqua Tanya sans me croire.
-Lâche-moi Tanya, fiche-moi la paix, je n'ai rien à me reprocher… Mentis-je.
-Ouais mais tu vois on adore t'humilier, te traumatiser, on te déteste et on te fera payer le fait d'être née. Reprit Lauren.
-Mais allez vous faire foutre bon sang va retrouver Dean toi sale conne. M'énervais-je.
Tanya se stoppa et me regarda bouche-bée, elle ouvrit la bouche et la referma mais ne dit rien, elle ne savait plus quoi dire, j'avais touché la corde sensible.
-Comment es-tu au courant ? Me demanda t elle surprise.
Je n'eu pas le loisir de lui répondre que quelqu'un claqua la porte de mon casier violemment en me tournant le dos et me faisant face à Tanya et Lauren. Cette personne était grande et en respirant l'air autour de moi, je reconnus son odeur, ce délicieux parfum qui embaumé mes narines, c'était celui de ma raison de vivre, mon ange, mon vampire d'amour. Il prit la parole.
-Laisse-là tranquille. Grogna t-il méchamment sur Tanya.
-Edward réfléchit bien à ce que tu fais. Lui dit-elle de colère.
-Tanya j'ai bien réfléchi, si tu veux que je t'apporte un peu plus de considération, il faut que tu arrête d'harceler les gens sans raisons juste pour le plaisir de faire du mal. Alors ce n'est pas parce que c'est Bella mais laisse-la tranquille. Maintenant tu dis à ta copine de ne plus jamais s'en prendre à Bella et tu fais pareil. J'attends. Lui dit-il d'un ton ferme.
Tanya s'exécuta, elle avait l'air refroidi par le ton sans appel d'Edward. Edward reprit la parole.
-Allez viens, on va manger. Lui dit-il en la prenant par la taille.
Ils disparurent tous les deux jusqu'à la cantine. L'espace d'un instant j'avais cru qu'il avait fait ça pour lui dévoiler qu'on était ensemble mais il ne l'avait pas entendu de cette oreille. C'est dommage au moins j'avais réussis à la choquée un peu. Je refermais mon casier et alla a mon tour rejoindre Emett et Rose au self. La fin de la journée se passa rapidement. Je montais dans la voiture et me dirigeai vers la maison mais sans que je ne sache pourquoi je me senti envahi par un grand élan de tristesse. Je me mis à pleurer et à pleurer toutes les larmes de mon corps sans que je ne comprenne pourquoi. C'était comme si je n'étais plus maître de mon corps. Je me garai devant chez Charlie et monta directement dans ma chambre. Je ressortis les petits mots de mon amoureux et les relis les uns après les autres. Mes larmes redoublèrent. Je ne savais pas pourquoi mais peut être était-ce parce que je voulais en finir avec cette Tanya. Je pleurais à chaudes larmes sur mon lit quand je fus brusquement surprise par Tanya qui se matérialisa dans ma chambre. Elle avait l'air tout joyeux.
-Edward n'est pas là pour te protéger là, hein ? Comment tu vas faire ? Tu vas me supplier de ne pas te tuer ? Me dit-elle malicieusement.
-Tanya, je t'en prie reprend tes esprits, je sais pourquoi tu fais tout ça,… La suppliais-je les larmes aux yeux en ne sentant plus mes jambes, je voulais fuir mais ne pouvait cependant pas.
-Non, non Bella, tu resteras là et tu feras tout ce que je te dis. De toute façon, tu n'as pas le choix, tu es sous mon contrôle comme les autres…Tu as déjà remarqué que depuis tout à l'heure tu te tapes une belle déprimes… Bien c'est moi qui te l'ai provoqué. Maintenant tu vas te lever et aller gentiment t'asseoir à ton bureau. M'ordonna t elle.
En effet, elle me contrôlait puisque je n'arrivais pas à faire le contraire de ce qu'elle disait même si j'essayais au contraire de partir dans la direction opposée rien n'y faisait quelle garce, elle allait m'avoir, j'en étais sûre. Le seul moyen que je m'en tire, c'était que quelqu'un intervienne. Mais je suis sûr qu'elle avait bien arrangé son petit truc à elle. C'était la fin pour moi. J'arrivais à mon bureau comme elle le désirait. Elle me parlait et mes gestes la suivaient.
-Bella tu va écrire une lettre d'adieu que je vais te dicter, prend un papier et un stylo et écrit :
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Cher papa, chère maman,
j'ai enfin eu le courage de prendre mon stylo et décrire ces quelques mots. Après toutes ces années de secret, de solitude et d'enfermement, je me décide à délivrer mon cœur de ce qui lui pèse tant, de ce que vous ignorez totalement, et à enfin vous avouer ce qui me tue chaque jour un peu plus.
On ma toujours prise pour une enfant sage, une de celles qui ne posent jamais problème, juste au moment de l'adolescence et où encore les seuls heurts se limitent aux rares sautes d'humeur. Oui j'ai toujours été considérée comme une gosse quasi-parfaite, qui réussissait tout ce quelle entreprenait, aussi bien sur le plan scolaire, que familial, qu'amical. Je ne suis pas cette fille que tout le monde imagine et décrit, je suis même bien loin de cet idéal que vous prenez si souvent pour modèle. Cher Edward, je suis désolé du mal que je vais te faire mais je dois t'avouer qu'avec toi aussi je jouais un double jeu, je ne t'ai jamais aimé autrement que comme un ami, tu n'as jamais compté plus que ça pour moi. En réalité celui que j'ai toujours aimé c'est Jacob et je t'ai menti. Lorsqu'il m'a embrassé j'ai adoré et je lui ai rendu son baiser avec passion. Je l'aime du plus profond de mon être mais voilà maintenant qu'il ne veut plus de moi, je n'ai plus ma place sur terre. Je m'en vais, avec pour seul mot de la fin un pauvre je t'aime, un cri d'amour d'une gosse imparfaite qui part et qui ne se retournera pas.Adieu.
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Maintenant il était clair, qu'elle allait me tuer ou du moins que j'allais me tuer. Elle continua son ascension vers ma mort. Va dans la salle de bain et prends dans l'armoire à pharmacie un tube de somnifère. Avale-le en entier. Comme une fille compétemment stupide, je faisais tout ce qu'elle me disait mais je ne pouvais pas faire autrement elle me contrôlait totalement, rien à faire. Je m'exécutais donc. Prend une lame de rasoir et installe-toi dans la baignoire. J'allais mourir personne ne viendrait me sauver, personne ne m'aiderai à m'en sortir, j'avais tellement peur de m'éloigner de lui, de mon amour… Mes larmes noyées mon visage. Une fois dans la baignoire elle me força à faire glisser la lame sur les veines de mes poignets. Je sentais l'acier pénétré très douloureusement dans ma chaire. Une fois les deux bras entaillés, elle rigola aux éclats et me cracha un « bon voyage dans l'au-delà » avant de disparaître. Je tentais de me lever de la baignoire pour essayer d'aller appeler du secours mais rien n'y faisait j'étais trop faible à présent. Je me glissais difficilement hors de la baignoire et tomba sur le sol j'essayais de ramper jusqu'au couloir quand je vis la lumière au bout du tunnel… Je ne voyais plus rien mais j'entendais encore ce qui se passait autour de moi. J'entendis quelqu'un arrivé et criais :
-Oh, non Mon dieu Bella, reste avec moi. Cette personne me gifla pour essayer de me tenir éveillé.
Je me sentis transporté et posé sur quelque chose de dure puis de l'eau froide couler sur mon visage. Cette personne me fit un garrot sur l'artère humérale de chaque bras et laissa l'eau couler sur mon visage avant d'appeler les secours.
-Tiens bon ma belle, ne nous lâche pas, qu'est-ce que ferait mon frère sans toi, accroche toi pense à lui. Me dit cette voix avant de parler au bout du fil. Carlisle, je suis chez Bella, elle a essayais de mettre fin à ses jours, elle est dans un sale état vient vite je t'en prie. Des somnifères et elle s'est tailladée les veines… Oui d'accord, on se retrouve à l'hôpital. Cette personne raccrocha, je ne reconnaissais pas trop la voix, elle était assez faible quand même. Bella les médicaments c'est une chose mais les veines tu aurais pu éviter quand même je suis en train de lutter pour pas te tuer là alors t'as pas intérêt à me lâche, je te l'interdis petite sœur, tu m'entends ? Et je reçu encore une gifle ce qui me recula légèrement de la lumière. Je vais te conduire à l'hôpital Carlisle va nous y rejoindre. Allez tiens le coup…
Je sentis que cette personne courait à vive allure dehors car le vent frais me glaçait les membres et même le corps entier. J'étais maintenant prise de convulsions mais je savais que cette personne avait fait vite vu que je me trouvais déposé sur un brancard même pas 2 minutes après être parti de la maison. J'entendis Carlisle arriver :
-Rose va attendre dans mon bureau. Laisse-nous travailler. Lui dit Carlisle.
-Papa sauve là s'il te plaît, je ne veux pas la perdre. Dit apparemment Rose.
-Je te promets de tout faire pour qu'elle s'en sorte fais moi confiance. Lui répondis Carlisle.
Je sentais Carlisle genoux écarter autour de moi sur le brancard en train de me faire un massage cardiaque. Par la suite je ne sentis plus rien, je m'étais approché dangereusement de la lumière mais je n'y entrai cependant pas. Je du m'endormir, je me sentais apaisée, je planais… cela devait être du aux médicaments… Puis soudain le trou noir…
Doucement je revenais à moi-même, je distinguais plus nettement les bruits autour de moi, les sons, les voix… Carlisle parlait avec mon père tandis que quelqu'un me tenait la main. Je ne savais pas qui mais je savais que ce n'était pas mon père sa voix venait de trop loin. Je décidais néanmoins de passer outre et d'écouter leur conversation.
-Ne t'en fais pas Charlie on lui a fait un lavage d'estomac et les effets des somnifères vont bientôt se dissiper. En ce qui concerne ses blessures, Rose a eu le bon réflexe et ça lui a sauvé les mains. Elle va s'en sortir sans problème du moins physiquement mais mentalement je m'inquiète beaucoup des raisons de son geste. Elle a tenté deux moyens, elle avait peur de se rater… Dit Carlisle à mon père.
-Alors que me conseilles-tu de faire Carlisle ? Demanda mon père.
-Des consultations psychiatriques voir un internement en centre spécialisé. Répondit le docteur sur un ton désolé.
-Bien si tu pense que c'est le mieux… Acquiesça mon père tristement.
-On va déjà attendre qu'elle se réveille, ce ne serait peut être pas nécessaire Charlie… Tenta de le rassurer le Docteur Cullen.
J'essayais d'ouvrir les yeux mais c'était difficile, à la place je serrais la main de la personne qui tenait la mienne. La personne le sentit et se redit.
-Carlisle, vient vite, elle a bougée elle a serré ma main… Je suis sur qu'elle nous entend… Annonça cette voix d'homme.
Carlisle se précipita sur moi :
-Bella, Bella tu m'entends ? Serre ma main si tu m'entends. Me demanda Carlisle. Je m'exécutai. Il mit au courant les gens présents. Elle m'entend… Ouvre les yeux si tu le peux sinon ce n'est pas grave ça viendra... Je me forçais encore et la je réussis à cligner légèrement des paupières d'abord puis ensuite réussie à les ouvrir. Je fus tout ébloui par une forte lumière et par la suite mes yeux se réhabituaient à la clarté. Je pus enfin distinguer les personnes présentent dans la chambre. Il y avait mon père, Carlisle et cet homme qui me tenait la main… Je le distinguais bien et je fus surprise de voir que ce n'était pas celui que j'aurais voulu… Tu peux parler Bella ? J'essayais de remuer les lèvres et réussis-je à dire oui mais ma voix était roc, j'avais la bouche sèche et toute pâteuse. Bien, bien. S'exclama Carlisle. Tu sais Bella, tu vas bientôt finir dans le Guinness des records si tu continue à te mettre en danger ainsi. Souria t-il faussement.
-Désolé. Riais-je aussi.
-Bella, il va falloir qu'on parle… Me dit gravement mon père.
-Ok, alors parlons en tout de suite, inutile que vous sortiez comme ça je ne ferais mon récit qu'une seule fois. Je vous raconte tout et je ne veux pas entendre vos commentaires… J'ai transgressé les règles papa, j'ai bu de l'alcool et je me suis taper une petite déprime j'ai agit sur un coup de tête mais je vais bien, je te promets de ne plus jamais toucher une goutte d'alcool. Voilà j'ai été irresponsable et j'en suis consciente, tu pourras me punir autant que tu veux, je comprendrais. Mentis-je à mon père mais je voyais bien que Carlisle ne me croyait pas vu qu'il avait eu mes résultats de prises de sang à mon avis.
-Mais Bella… Commença mon père.
-Non je t'ai dit pas de commentaires… Le coupais-je.
-Très bien, on verra ça plus tard, je dois aller travailler maintenant que tu es réveillée et hors de danger. Me dit-il.
-D'accord, papa ne t'en veux surtout pas, tu n'y es pour rien, je t'aime et je vais bien. Essayais-je.
-Je t'aime aussi ma puce. Me salua t-il en partant.
Je restais donc seule avec Carlisle et Emmett qui était resté près de moi apparemment. Carlisle reprit la parole :
-Je vais prévenir les autres que tu es réveillée je reviens de suite. Nous annonça t-il.
Il partit, je décidais de remercier Emmett.
-Emmett ? Merci d'être resté auprès de moi, ça fait longtemps que tu es là ? Lui demandais-je.
-Bella tu as juste dormis toute la nuit donc je suis resté près de toi car Rose et Edward n'en pouvaient plus de te voir ainsi et je leur ai promis de m'occuper de toi. On s'est tous beaucoup inquiété pour toi, je ne voulais pas te laisser petite sœur. Me souria t-il en m'effleurant rapidement la joue. Je me redressai légèrement et lui fis à mon tour une bise sur la joue en lui soufflant :
-Merci d'être le grand frère que je n'ai jamais eu. Je t'adore. Le remerciais-je.
Les autres Cullen entrèrent dans la chambre sauf Tanya. Il s'était placé en cercle autour de mon lit et me regardait. Je regardais plus intensément Edward, il me fit un grand sourire. Il s'approcha de moi et me fis un baiser sur le front. Il fallait que je me confie et je savais qu'Edward était le seul qui pourrait me croire.
-Je peux te parler ? Lui demandais-je.
-Bien sûr tout ce que tu veux. Me souria t-il.
-Seule à seul. Rajoutais-je pour faire comprendre aux autres Cullen de sortir.
Ils sortirent tous de la chambre et nous laissèrent. J'hésitais avant de prendre la parole.
-Tu n'as pas ta baby Sitter ce matin ? Lui demandais-je ironiquement.
-Elle est partie en chasse depuis hier soir, on ne l'a pas encore revue. Me répondit-il.
-J'ai trouvé tous tes mots Edward, merci d'avoir veillé, je te pardonne. Lui annonçais-je.
-Je suis tellement désolé de t'avoir parlé ainsi mon ange, j'étais en colère mais ça ne me donnait pas le droit te parler ainsi, excuse moi. Me dit-il tristement.
-Chut… C'est bon je te pardonne, n'en parlons plus. Le rassurais-je.
Il se leva et me pris dans ses bras en me disant :
-Pourquoi tu as fais ça, hein ? Pourquoi ? Il avait l'air dépité et une larme coula sur sa joue.
-Edward écoutes moi je n'ai rien fait du tout. Je sais que c'est dingue mais je sais aussi que tu as compris la leçon la dernière fois que tu ne m'as pas cru et tu sais maintenant que je ne te mentirai jamais. Hein, tu le sais ? Voulais-je m'assurer avant de tout lui raconter.
-Oui, j'ai compris, je croirais tout ce que tu me diras mon amour, c'est promis. Accepta t-il.
-Edward je te promets que je n'ai pas essayé de porter atteinte à ma vie, je n'avais aucune raison de le faire, je t'aime et après tout ce qu'il s'est passé à Vegas, je n'aurai jamais pu faire ça. Tanya m'a contrôler complètement elle m'a obligé à rédiger cette foutu lettre, à prendre ces médicaments puis à me faire saigner. Après j'ai essayé de sortir de la salle de bain pour appeler du secours mais je suis tombé au sol et quelqu'un est venu m'aider… Je ne savais pas que c'était Rose sur le moment. Je regardais sa réaction à mon annonce…celle de mon quasi meurtre…
