Note d'auteur : Salut tout le monde, alors je sais que je suis impardonnable parce pour une série de chapitre qui se passe à la Saint Valentin j'aurai pu en publier au moins un le jour de la Saint Valentin ! Et j'ai peur de n'avoir que deux mots à dire pour ma défense : Brittana Kiss ! Pour ceux d'entre vous qui regardent Glee, j'espère que vous comprenez ;) Maintenant que ça c'est fait, merci de votre patience vous êtes tous super, et vu qu'on reste dans l'ambiance Saint Valentin 3
Disclaimer : Je ne possède absolument rien si ce n'est l'espoir que Glee reprenne beaucoup beaucoup plus tôt que prévu. Ouep je suis en mode fan girl !
Point de vue de Thalia Malfoy :
- Reste là, ne bouge pas.
Lily est tellement romantique que j'ai du mal à ne pas rire des fois, personne ne s'est jamais donné autant de mal pour moi, mais je dois avouer que je ne me suis jamais autant impliquée dans une relation avant Lily, alors peut-être que c'est un signe, encore, qu'elle est la personne pour moi.
Je fais ce qu'elle me dit, et reste assise à la table qu'elle a dressée pour nous. Un dîner aux chandelles est si cliché que je me sens un peu idiote d'être tellement touchée, mais je me suis rendue compte il y a un petit moment, grâce au commentaire si subtil d'Alex que je peux devenir assez pathétique quand ça concerne Lily. Mais un bon pathétique, pathétique d'une manière positive, pathétique… au point de ne plus pouvoir former des phrases cohérentes dans ma tête et de perdre mon vocabulaire.
Et je n'ai pas le temps de décrire plus de formes de pathétique existantes, parce que Lily arrive avec le dessert, des gâteaux en forme de cœur. Je ne peux pas m'empêcher de sourire, et en fait je ne vois même pas pourquoi je devrais essayer, c'est la Saint Valentin, je suis avec quelqu'un que j'aime. Le rencard parfait, avec la personne parfaite. Et je suis tellement heureuse…
Que je finis par me sentir coupable. Merlin ça craint !
Et Lily, comme la petite-amie parfaite qu'elle est, s'en rend compte.
- Est-ce que… comment va Alexia ?
Je relève la tête de mon dessert pour lui offrir un sourire reconnaissant. Je me retiens d'en parler depuis le début de la soirée parce que c'est la Saint Valentin. Et que je ne suis pas censée parler de mon envie irrépressible de meurtre envers une personne qui demeure pour l'instant anonyme le jour le plus romantique de l'année. Mais là c'est bon, elle m'a donné le feu vert alors...
- Oh elle va bien, je l'ai mise devant une comédie romantique avec un pot de glace basses calories et trois boîtes de mouchoirs pleines avant de partir… simple précaution.
Elle me regarde avec cet air mi-étonné, mi-inquiet et c'est vraiment trop mignon qu'elle se soucie de ma meilleure amie même quand elle sait qu'Alex ne peut pas l'encadrer… mais ne nous laissons pas distraire par la perfection qu'est Lily Luna Potter. J'en étais où ? Ah oui, éclaircir la situation.
- Elle va mieux, c'est juste qu'aujourd'hui c'est la Saint Valentin et je ne suis pas sûre qu'Alex ait passé une seule Saint Valentin seule depuis… euh… en fait je me rappelle même pas de la dernière fois où Alex n'a pas eu de rencard pour ce jour même quand elle n'en prévoit pas.
Wow, c'est… perturbant. Mais avant que je ne puisse m'inquiéter encore plus, Lily attire mon attention avec son sourire, celui où on voit ses fossettes, celui qui rend mes genoux trop faibles pour que je puisse tenir debout.
- Alors je crois que je devrais la remercier, non ?
Je souris, parce que je sais exactement de quoi elle veut parler.
Cela doit faire une demi-heure que j'attends et toujours aucun signe d'Alex. En fait je ne vois même pas pourquoi j'ai pris la peine de rester plus de dix minutes je connais assez bien Alex pour savoir que plus de dix minutes de retard veut dire qu'elle s'est trouvé un rencard à l'improviste, et je suis un peu énervée contre elle là… ok pas énervée, plutôt jalouse en fait. J'adorerais pouvoir trouver quelqu'un en claquant des doigts et puis même si la partie trouver un rencard n'est pas vraiment un problème c'est plutôt la partie trouver quelqu'un qui me plaise, quelqu'un avec qui j'aie une véritable alchimie. J'ai un peu plus de standard qu'elle. Genre, quelqu'un de gentil, drôle, qui ait de la conversation et une certaine humilité, des cheveux qui ont l'air aussi doux que de la soie et des fossettes…
L'image d'une certaine personne apparaît dans mon esprit mais je l'écarte bien vite. Lily et moi on est juste… amies, et même s'il n'y a rien que je souhaite plus que de lui sauter dessus, ou en tout cas d'être plus que de simples connaissances, je ne veux pas risquer de voir sa présence s'effacer de ma vie, je l'aime beaucoup, probablement plus que beaucoup même, mais il faut que je contrôle mes sentiments et me fasse à l'idée qu'on ne sera probablement jamais plus qu'amies.
Après tout si elle était intéressée, elle l'aurait fait savoir, non ? Ça fait des mois que je lui envoie des signaux.
- Thalia ?
Je sursaute au son de la voix de la personne qui envahit toutes mes pensées depuis des mois voire des années si je suis honnête.
Lily est devant moi, une expression curieuse dessinée sur son visage et je ne peux pas m'empêcher de sourire quand nos yeux entrent en contact. Et après ce qui me semble être une éternité, j'arrive à regagner le contrôle de ma voix.
- Hey… Lily.
Elle baisse légèrement la tête, comme si elle était gênée, et je ne vois vraiment pas pourquoi elle le serait, non sérieux, c'est moi qui suis en train de la fixer comme une idiote et qui n'arrive pas à enchaîner plus de deux mots. Et c'est moi qui suis assise seule dans un café à l'ambiance intime le jour le plus romantique de l'année avec un gâteau probablement pas assez bon pour le nombre de calories qu'il contient.
Je secoue la tête pour me débarrasser de cet état étourdi dans lequel je suis à chaque fois qu'elle rentre dans mon périmètre de vision et regagner assez d'esprit pour pouvoir formuler une phrase cohérente.
- Hmm, tu veux… t'assoir ?
Elle hésite un moment, et je ne comprends pas vraiment pourquoi, est-ce que j'ai été trop directe ? Non c'est ridicule, depuis quand « est-ce que tu veux t'assoir ? » peut se comprendre par « est-ce que tu veux qu'on trouve une chambre d'hôtel ? »… pas que j'y aie pensé, non, du tout.
Après ce qui me paraît un moment interminable, elle finit par répondre.
- Je ne voudrais pas faire fuir ton rencard…
Elle énonce cette phrase prudemment, et je fronce les sourcils parce que, quel rencard ? Mais je prends soudain conscience de tous les ballons en forme de cœur, des couples enlacés, des décorations roses flashy autour de nous, et...
Oh.
Elle croit que j'ai un rencard, ce qui semble logique, vu qu'on est la Saint Valentin, et ce n'est pas comme si les célibataires sortaient ce jour là… mais alors qu'est-ce qu'elle fait ici, est-ce qu'elle a un rendez-vous, elle ? Oh Merlin, qu'est-ce que je fais si elle a un rendez-vous, je crois que ça pourrait me tuer de la voir avec quelqu'un. Enfin pas me tuer mais… peu importe !
Il faut que je me calme, réfléchis, sois rationnelle, elle n'a pas l'air pressée et elle n'a pas dit pas non à mon invitation, et de toute façon elle finira par me le dire si je lui demande, c'est ce que les gens normaux entretenant de bonnes relations font.
- En fait, je n'ai pas de rencard, je devais passer une soirée entre célibataires avec Alex, mais elle a du perdre son statut de célibataire sur le chemin alors… si t'as le temps et que toi, tu n'as pas de rencard, on pourrait… parler.
C'est moi où elle rougit ? Non, aucune chance qu'elle ait pu entendre ce que je pensais à la place du dernier mot de ma phrase, et on ne peut pas m'en vouloir, est-ce que c'est légal de porter une jupe aussi courte ?
Mais ne nous laissons pas distraire, je croise mentalement les doigts pour qu'elle dise oui, un premier rendez-vous le soir de la Saint Valentin c'est tellement romantique… même si cela ne serait pas un rendez-vous techniquement.
À mon grand soulagement elle s'assoit et on continue à se fixer presque timidement. Et d'habitude je suis beaucoup plus éloquente que ça, et je déteste ce genre de silence où tu ne sais pas quoi dire, d'ailleurs ce n'est même pas que je ne sais pas de quoi parler parce que je suis certaine que je pourrais trouver genre une dizaine de sujets à aborder avec elle, et on finirait par converser jusqu'à ce que le café ferme c'est juste que rester là à la regarder me suffit.
Elle est juste tellement jolie, et son sourire… ses fossettes sont les plus mignonnes que j'aie jamais vues, et Alex est ma meilleure amie, ses fossettes sont son arme secrète alors je devrais être immunisée.
Je mords ma lèvre inférieure inconsciemment, et je jurerais que son regard a suivi mon geste.
Mon sourire s'agrandit et je secoue la tête pour m'empêcher de rire, non sérieux faut que j'arrête de partir dans des transes comme ça, elle va se dire que je suis bizarre.
- Dooonc… ?
Je laisse ma phrase en suspens lui laissant le choix du sujet.
- En fait j'allais rentrer, je viens juste de laisser Rose et Liam profiter de leur Saint Valentin, mais je t'ai vue et…
Elle interrompt sa phrase avant de pouvoir en dire trop et je sens ses papillons familiers se former dans mon estomac, et je ne peux m'empêcher d'espérer que peut-être ça pourrait être le moment de tenter de lui faire comprendre une dernière fois qu'elle est la seule chose à laquelle je peux penser jour et nuit depuis que j'ai onze ans.
- Je suis contente que tu sois venue.
Son sourire vient juste de devenir un petit peu plus large et ses yeux un petit peu plus brillants. Et elle parle avec une voix presque timide, mais dans laquelle je détecte une pointe d'autre chose qui fait se hérisser les cheveux à l'arrière de ma nuque.
- Vraiment ?
Quitte à tenter ma chance, autant mettre le paquet et flirter, après tout je ne peux pas être amie avec Alex sans connaître les bases de la séduction. Donc je pose ma main sur la table assez proche de la sienne pour sentir la chaleur qui s'en dégage et parle d'une voix lente et chargée de sous-entendus, sans jamais quitter son regard.
- Oui, vraiment.
Elle utilise ses cheveux pour se cacher une seconde mais une fois qu'elle les écarte de son visage, je peux voir ce regard aventureux dans ses magnifiques yeux bleu vert.
Elle pointe le morceau qui reste dans mon assiette avec la main qui n'est pas proche de la mienne et je hoche la tête pour lui donner la permission de s'emparer de ma fourchette et de prendre un morceau. Elle prend son temps avant de retirer le couvert de sa bouche pour être sûre qu'aucun morceau de pâtisserie ne réside encore dessus.
Et oh mon dieu, ma gorge vient juste de s'assécher en un temps record quand je pense que mes lèvres ont touché cette fourchette !
Elle passe sa langue sur ses lèvres et je viens probablement de faire une mini crise cardiaque.
- Tu sais, je fais des gâteaux à tomber à la renverse, meilleurs que ceux là sans vouloir me vanter.
Je ne pense pas que son talent culinaire soit la seule chose qui puisse me faire tomber à la renverse chez elle.
Je me penche un plus sur le bord de ma chaise pour me rapprocher d'elle. Si elle flirt en retour, c'est beaucoup plus marrant.
- Ah oui ? Tu devrais me faire goûter un jour.
Mon ton est suggestif et j'espère qu'elle comprend l'allusion de ma phrase… ou pas du tout parce que si elle n'est pas intéressée ça risque d'être bizarre entre nous. Mais elle baisse la tête et me regarde au travers de ses longs cils. Et soudain je sens sa main effleurer la mienne, mais de manière bien trop prononcée et sur une période bien trop prolongée pour que ce ne soit qu'une simple coïncidence.
Et je souris avant même que les mots aient quitté ses lèvres.
- Je suis sûre qu'on peut arranger ça.
C'est à la fin de cette soirée que je l'ai embrassée pour la première fois. Un premier baiser parfait, sous son porche. Digne d'un film moldu des années soixante. Et même s'il nous a fallu encore plusieurs mois pour établir notre relation, je n'aurais rien changé.
Parce qu'après tout, ça a fini par bien tourner, je peux l'embrasser quand je veux, et elle me fait des gâteaux à la moindre occasion et elle m'aime assez pour vouloir que notre relation devienne publique malgré toutes les conséquences que cela pourrait entraîner alors oui, tout est parfait.
Et peut-être qu'elle a raison, je devrais remercier Alex pour ça, si elle avait eu la politesse de m'avertir de son absence je ne serais jamais rentrée dans ce café. Et si elle avait été présente et à l'heure, Lily ne m'aurait jamais approchée. D'ailleurs maintenant que j'y pense je ne sais même pas avec qui elle a passé sa Saint Valentin.
Mais ça n'a pas d'importance car Lily continue de me sourire et je me perds dans ses beaux yeux où la lumière des bougies se reflète. Je veux passer le reste de mes Saint Valentin comme ça ainsi que tous les autres jours de ma vie.
Elle finit par se lever et tendre une main vers moi, et c'est à ce moment que je me rends compte qu'une musique lente joue en fond. Et je suis tellement prise par la magie de cet instant que je n'ai pas envie de demander quand la musique a commencé.
- Danse avec moi.
Je n'ai même pas à y réfléchir, elle demande quelque chose et je m'exécute, c'est devenu un réflexe, donc je prends sa main et la laisse m'entraîner vers un endroit plus dégagé. Une fois sur cette piste de danse improvisée elle nous berce lentement au rythme de la musique. Son front contre le mien, ses yeux ne dérivant jamais de mes yeux et ses lèvres caressant les miennes doucement selon ses envies.
Mais au bout d'un moment j'ai juste besoin de lui dire à quel point je suis reconnaissante, parce que quand elle fait ce genre de trucs comme préparer une soirée romantique ou me faire un cadeau ou juste me regarder j'ai l'impression que mon cœur ne rentre plus dans ma poitrine et ce sentiment indescriptible qui bloque toutes mes facultés de m'exprimer comme une personne normale m'envahit.
Je crois que c'est appelé l'amour.
- Je n'arrive pas à croire que tu te sois donnée autant de mal pour moi.
Elle sourit juste et effleure son nez contre ma joue affectueusement avant de répondre dans un chuchotement.
- Je ferai n'importe quoi pour toi… et Rose m'a aidée avec le sort pour la musique donc je n'ai pas tout fait toute seule…
Je ris à sa tentative d'amoindrir la première partie de sa phrase, mais j'arrête bien vite quand ce besoin viscéral de l'embrasser m'envahit. J'ai juste besoin de me sentir proche d'elle, plus que je ne le suis déjà. Et je sais que c'est extrême mais en ce moment je veux juste être tellement proche d'elle qu'on pourrait croire que nous ne sommes qu'une seule personne.
Et elle doit comprendre parce qu'elle m'embrasse avec la même ferveur, toute cette passion conservée entre nous dans les instants volés entre deux cours, quand tout ce que je peux faire est la regarder mais jamais la toucher ou entendre sa voix mais jamais quand elle m'est adressée, toute cette frustration de devoir se cacher quand tout ce que je veux faire c'est crier au monde entier qu'elle est mienne, qu'elle m'appartient… tout comme je lui appartiens.
- Je t'aime tellement.
Je suis à bout de souffle, mais je m'en fiche, parce que malgré tous les problèmes extérieurs, notre coming out approchant, Alex, mon père, sa famille, je crois n'avoir jamais été aussi heureuse de toute ma vie.
Et quand elle me sourit, ce sourire avec ses fossettes adorables je sais que c'est réciproque et qu'elle ressent la même chose.
- Je t'aime aussi.
Et je sais que cette Saint Valentin n'est que le commencement du reste de nos vies.
Et je sais aussi que cette danse n'est que le début de la soirée.
Il est encore tôt.
Voilà !
Prochain chapitre Casey, et il sera très probablement beaucoup plus long que celui là.
