Bonsoir à tous,

Je publie juste dans les temps cette semaine! Fioouu j'ai cru que je n'allais pas y arriver avec tout ce que j'ai à faire. Mais je suis très contente d'être enfin arrivé à ce chapitre qui fera sûrement plaisir à plus d'un. Je pense que je n'ai même pas besoin d'en dire plus pour que vous le deviniez.

Khoumba: Je pense que tu vas apprécier ce chapitre qui annonce la couleur de la suite ;)

Sur ce, bonne lecture,
Letki


Je n'eus pas une seconde à moi pendant le mois qui suivit. Déjà le lendemain quand je sortis de ma chambre, le salon était déjà envahit par des loups ! Il fallait gérer ce petit monde.

Blaise s'avéra être un leader né, en plus d'être un alpha. Il donnait des ordres comme une seconde nature (nous n'étions pas ami pour rien) et bien vite, la maison se vida pour que les loups aillent baliser le terrain pour l'installation du village. Potter était d'accord pour céder le terrain des Black pour une poignée de pain avec l'approbation de ma mère et d'Andromeda. Celle-ci passa d'ailleurs et les retrouvailles avec elle et ma mère furent étranges. Elles ne s'étaient pas parlées depuis qu'Andromeda avait été déshéritée et bannie de la famille Black. Mère ne m'avait même jamais parlé de sa sœur, pourtant, elles c'étaient revues naturellement. Sans parler des sujets douloureux, elles avaient réappris à se connaître et la complicité naturelle revint alors qu'elles s'occupaient de Teddy qui voulait suivre les loups. Il fut d'ailleurs vite adopté étant le seul louveteau de la meute (une louve était enceinte jusqu'aux yeux mais elle ne vivait pas parmi nous, son compagnon était un sorcier, elle avait préféré rester à Londres avec lui). J'avais donc laissé Andromeda et ma mère sur le perron pour aider à délimiter le terrain qu'il y aura à défricher.

D'un commun accord, ils décidèrent de faire des maisons proches les unes des autres pour prendre le moins de terre possible puis d'utiliser la majeur partie pour cultiver et faire de l'élevage ce que Blaise approuva volontiers. Rapidement, notre agitation ameuta des villageois (Mme Avery était incapable de tenir en place et elle commérait bien volontiers avec ma mère et ma tante maintenant). Le fils Avery proposa de récupérer les arbres que nous abattrions en échange d'un coup de main. Si les loups avaient été sous la réserve au début, l'aisance de Blaise face aux moldus les avaient vite rassuré et ils c'étaient mêlé aux hommes sans trop de craintes.

Comme on pouvait s'y attendre, la plus part avait une situation plus que précaire, sans emploie, parfois sans domicile où obligé de mentir et voler pour survivre. Ils étaient plus qu'enthousiasme de pouvoir vivre ici.

-Qui sont tous ces gens ? S'enquit alors que je leur apportais du thé.

Même avec les sorts que Potter avait placé autour du terrain pour éloigner les humains, il n'en restait pas moins que les moldus trouvaient ce rassemblement suspect et nous n'avions pas encore monté d'histoire pour justifier cette arrivée massive de loups-garous ici.

-Des connaissances, expliquais-je, ils avaient une situation difficile et je viens de régler enfin des histoires d'héritage, je leur ai proposé de leur vendre un terrain en échange d'un peu d'aide.

-C'est très gentil à vous ! S'exclama-t-elle visiblement enthousiaste. Ça fait longtemps qu'on n'a pas eut d'animation dans ce village, ça fait toujours plaisir de voir des nouvelles têtes.

Je ne la contredis pas et j'allais relater mon petit mensonge à Blaise pour qu'on ait tous la même version de l'histoire. J'appris que William était bucheron, il passa d'ailleurs tout l'après midi à discuter avec le fils de qui était ébéniste. Ces deux-là parlèrent affaires et on ne put les récupérer avant l'heure du souper. Nous avions parmi les loups qui voulaient vivre ici, un boucher (pour le plus grand plaisir des carnivores qui constituaient ce village), un ex-comptable au chômage depuis bientôt 7 ans (depuis sa morsure), 8 qui faisaient des petits boulots par-ci par-là, un retraité et deux étudiantes, les seules filles du village. C'était bien animé.

Je passais l'après-midi avec le comptable pour qu'on organise les dépenses du village. Blaise avait décidé qu'un compte commun serait ouvert pour le bien des villageois et chacun devrait y mettre un peu du siens. Ce serait en quelques sortes les impôts à allouer. C'était Charles, le comptable d'âge mur qui se chargerait de la trésorerie et qui nous devrait des comptes. William s'occupait des 8 touches à tout pour commencer à défricher le terrain (avec la magie discrètement une fois que les moldus étaient à l'écart), le boucher prenait avec les filles la direction du champ et des vaches de Blaise le temps de la construction. Théo, Seamus, Potter et moi mîmes la main à la patte et je dois avouer que ça me rappelait à quel point je détestais les travaux manuels. J'étais fourbu le soir en rentrant et j'avais les mains salles et abimées. Il y avait maintenant une queue pour la douche et c'était extrêmement irritant. Théo et Potter passaient régulièrement pour nous distribuer quelques sortilèges de fraicheur alors que les autres préparaient une grande table pour diner dehors, la maison ne pouvait décemment pas accueillir 14 loups et ces habitants.

-Pourquoi n'avez-vous plus de baguette ? Demanda William en se servant une cuisse de poulet.

-C'est notre peine, dis-je en lui comptant brièvement notre passage à Azkaban sous l'œil intéresser des autres.

La plus part, pour ne pas dire la quasi totalité nous connaissait ou avait déjà entendu parler de nous. L'isolement de William avait du être plus terrible que je ne le pensais si il n'avait pas suivi l'actualité de la dernière guerre.

-C'était dans les journaux, dit la petite Grace aux boucles d'or.

-C'est là que vous avez rencontré Jean?

Blaise acquiesça et raconta nos années de prison sans aucune pudeur ce qui me gêna affreusement. Il faut croire qu'être entre loup débridait la plus part des instincts et la pudeur devenait moindre (j'avais vu les filles se balader à moitié nu dans le champ sans que ça ne choque personne à part Théo Potter et moi mais bon). Mais je détestais qu'on dévoile ma vie privée donc je le fis bien sentir à mon compagnon en lui lançant un regard noir.

-Greyback donc, répéta William à la fin du récit alors que la deuxième fille, la moins bavarde grondait sourdement sans même s'en rendre compte.

Grace nous appris que Greyback avait mordu son amie pour s'amuser durant la guerre et qu'elle l'avait très mal vécu. Elle avait été obligée de quitter ses parents et c'était cachée. C'est par hasard qu'elle était tombée sur la blonde dans l'amphithéâtre et qu'elles s'étaient senties mutuellement. Après elles ne s'étaient plus quittées.

-Tu es vengée, lui dit Blaise.

Elle lui rendit un hochement de tête avant de se replonger dans son repas.

Une routine s'installa durant le mois. J'étais totalement pris par la construction du village qui fut ralentit par des pluies saisonnières et quelques chutes de neiges. Le jour nous construisions, déboisions et tout cela et la nuit, j'apprenais à redécouvrir mes compagnons. J'étais fatigué en somme. Avec la magie, nous avancions vite et nous pûmes nous rassembler, les 23 loups, mes compagnons, Teddy et moi, dans la salle commune qui ne contenait que 4 murs et un toit pour la première pleine lune. Seamus était là également et était nerveux. Et je dois dire que je n'étais pas beaucoup plus serein à l'idée de le savoir entouré d'autres loups que Blaise et moi.

-On ne t'attaquera pas, lui dit Charles le comptable, on reconnaît les compagnons, ils sont protégés.

Cela eut le mérite de détendre mon compagnon qui s'éloigna juste de quelques pas pour nous laisser la place de nous transformer.

-Ceci est la potion Tue-Loup, elle n'a jamais été testée un soir de pleine lune, expliquais-je, les volontaires peuvent la prendre, Seamus prendra les relevés.

Blaise ne se porta pas volontaire pour être certain de pouvoir mener la troupe. William le fit par contre ainsi que Bill Weasley, Charles et Hugues, le retraité. William souffrait de la folie de son loup, il était calme certes mais jamais tranquille, il dormait peu et était souvent agressif sans le vouloir. Blaise l'avait déjà rappelé à l'ordre deux fois dans le mois et ce n'était jamais de la façon la plus douce qui soit. Dès que la salle commune avait été construite, il avait préféré quitter notre maison de peur de blesser quelqu'un. Il espérait vraiment que cette potion soit la solution à ses problèmes.

Je voulus me proposer comme volontaire mais Blaise s'y opposa encore une fois. Je n'eus pas d'autre choix que de regarder les autres l'avaler avant que le soleil ne se couche. Nous nous étions tous déshabillé dans le silence et bien que j'étais affreusement mal à l'aise, cela ne semblait pas gêné les autres et encore moins Blaise qui s'exhibait tranquillement en passant entre les rangs avec Teddy accroché à sa jambe. Puis ça avait commencé et pour une raison que j'ignore, ma transformation habituellement lente fut un peu plus rapide et moins douloureuse.

Le lendemain, nous étions de retour à la salle commune et j'eus le malheur de reprendre conscience contre une carcasse de sanglier. J'en rendis mon déjeuner et ce fut douloureux, j'avais apparemment chassé la veille et mon estomac humain n'appréciait pas les os broyés. Je n'étais pas le seul aux bruits et aux odeurs qui me parvinrent mais Blaise et William circulaient déjà dans les rangs avec des potions et des couvertures.

-Ça c'est plutôt bien passé, me dit un Seamus fatigué en me tenant les cheveux. Vous avez chassé toute la nuit, et vous avez ramené les gros gibiers ici. Ceux qui ont pris la potion vont bien. Ils me comprenaient la nuit dernière, ça marche Draco. Ils se sont transformés plus vite que ce soit d'un sens où de l'autre et m'ont dit que la douleur était plus tolérable compte tenue de la vitesse de la transformation.

-Tant mieux, dis-je en m'essuyant la bouche.

Je les abandonnais là. J'étais dégouté, j'avais du sang dans les cheveux et de la terre. Je me sentais horriblement sal et j'avais besoin de me brosser les dents. Certains m'imitèrent, surtout ceux qui rentraient chez eux et les autres restèrent pour dépecer les bêtes et entreposer la viande et la peau dans une remise que nous avions eut la bonne idée de créer en premier sous l'insistance du boucher qui s'occupait de la nourriture du village.

Je restais longtemps sous la douche puis ma mère tressa mes cheveux et j'allais au labo. Je n'y étais pas allé depuis un mois avec toutes mes occupations. Ça allait me détendre. J'enfilais ma blouse et mes gants et entrais dans la pièce avec lassitude. J'inspectais mes fioles poussiéreuses et je me décidais à nettoyer avant de commencer à me plonger dans mes potions. Cela me prit bien 30 minutes et je commençais à confectionner la potion Tue-Loup. Il nous fallait une réserve conséquente et il fallait que je contact l'ordre des potionnistes maintenant qu'il était avéré que ma potion fonctionnait. J'avais des choses à faire. Je restais l'après-midi devant mon chaudron en faisant au fur et à mesure l'inventaire des ingrédients dont j'aurais besoin avant d'aller rendre visite à mes petits rats.

-Par Salazar ! M'écriais-je.

Mes rats ! Ils n'étaient plus 4 mais une dizaine. La potion avait fonctionné et plein de petits rats sans poils grouillaient maintenant dans les cages. Doux Merlin ! J'étais un génie ! Ça fonctionnait ! J'appelais Granger pour lui dire de venir alors que je vérifiais l'état de santé de mes cobayes. Les « mères » étaient globalement faibles et malade car je n'avais pas pu les assister lors de l'accouchement ce qui était à prévoir mais sinon ça allait. Les petits rats étaient en pleine forme. J'appelais également mes compagnons et je trépignais littéralement d'impatiente quand ils me rejoignirent tous dans mon labo.

-Qu'y a-t-il Draco ? S'enquit Blaise.

Granger était nerveuse, elle avait été surprise d'être accueillie par une meute de loup-garou mais apparemment elle avait fait face. Digne griffondor qu'elle était. Au moins, la présence des loups dissuaderait Ginevra et Ronald de venir même si Andromeda venait plus souvent voir ma mère. Elle c'était également liée d'amitié avec et prévoyait de venir vivre ici pour le bon développement de Teddy.

-La potion est viable, répondis-je en leur montrant les rats. Bois ça Granger, attend 2 heures et copule tranquillement, ça devrait suffire. Mais au moindre problème, revient me voir.

Le visage de la brunette s'illumina et elle me remercia malgré son rougissement. Elle prit l'éprouvette que je lui tendis et partit sans demander son reste.

-C'est quoi ? Demanda Seamus.

-La potion que je fais en secret depuis bientôt un an, expliquais-je, la potion de création, on peut avoir un bébé maintenant.

Un éclair de compréhension passa dans les yeux de Blaise et il hocha simplement la tête alors que Seamus s'enthousiasmais pour mon génie. J'aime recevoir des compliments. Le métis savait que je voulais un héritier, encore plus maintenant que j'étais de nouveau Lord, pas question de perdre tout cela. Et son fils serait forcément un alpha je pense, il pourrait reprendre la meute. Nous aurions tant de chose à faire !

-Comment ça fonctionne ? Demanda Blaise.

-Il suffit de la boire, d'attendre deux heures comme j'ai dit à Granger et de procéder naturellement. Ça créé tout le nécessaire pour procréer.

-C'est fabuleux ! S'exclama Seamus en me regardant avec des grands yeux étincelant. Tu vas la boire quand ?

-Moi ? Non, répondis-je surpris hors de question de faire ça à mon corps, il a déjà trop souffert le pauvre. Toi par contre, ce soir à l'heure du dîner qu'est-ce que tu en dis ?

-Moi ?!

Seamus perdit toutes ses couleurs et nous nous mîmes à nous fixer d'un air gêné l'un comme l'autre. Je n'avais pas prévu dans mes calculs que l'un de nous devrait assurer ce rôle et Blaise était déjà écarté d'office. Celui-ci nous regarda avec amusement avant de nous embrasser chacun à tour de rôle et de s'éloigner.

-J'ai du travail, mais pour régler ce problème, demandez vous juste qui la prendra en premier.

C'était déjà un bon point. Les deux avaient l'air enthousiaste à l'idée d'avoir un bébé et je pourrais toujours convaincre Seamus de la prendre en premier et les faire oublier mon existance ensuite n'est-ce pas ?

-Toi d'abord, dis-je à Seamus, se sera plus simple pour moi de vérifier les effets de la potion et de m'assurer de ta santé.

-Tu es sûr, demanda-t-il d'une petite voix penaude.

-Mais oui, dis-je en passant mes bras autour de sa taille pour le rassurer, ce sera une formidable expérience que d'avoir un petit Scorpius Malfoy-Zabini-Finnigan.

-Oui, concéda finalement le rouquin avec un regard énamouré. Mais il ne s'appellera sûrement pas Scorpius !

Bon ok pour ça, je pourrais faire profil bas … mais je vaincrais !