Et beh mes petits, je peux vous dire que vous avez pas fini d'entendre parler de moi !
On ne cesse de se rapprocher de la fin de BPHS (normal me direz-vous, on peut pas prendre le temps en marche arrière) ; j'avais parlé d'OS en suite de BPHS mais je ne vais finalement pas le faire. Nan, nan ne m'en voulez pas, je fais ça pour le meilleure pas pour le pire ! En fait, je vais me servir de mes quelques idées pour développer une nouvelle histoire qui pétille déjà dans ma tête. Mes neurones n'en peuvent plus j'ai des idées qui fusent dans tous les coins de mon petit cerveau !
Voilà c'était ma splendide idée du jeudi !
Ensuite en ce qui concerne le sondage … La fiction va rester en rated T afin que tout le monde puisse la lire (et ne soit pas bloqué par le contrôle parental) mais ça n'empêchera pas que je ferai évoluer l'histoire comme je l'avais prévu, il y aura une annonce en début de chapitre quand ça sera le moment lol.
Après deux jours de cours carrément épuisants (se lever deux fois à 5h30 pour des prunes c'est très rageant en plus d'être crevant), voilà le nouveau chapitre !
Comme d'habitude un grand merci à laurie, Atwilighteuse1, caROse, Nelly, severine, pauline (les deux), Eloise, fleur50, Tarra, maé-chan (contente que tu ais aimé les chansons), h0li-daiiz----x3, li linette, PrincetonGirl818, Nonni, matrineu54, Laura, Gaelle, charline, débby alias alice et Oeildenuit.
Clzmznce : C'est vrai que c'est pas son truc mais bon elle a réussi à pas se ridiculiser donc on va dire que c'est un bon résultat ! Mdr Saint Edward ça fait un peu Saint Bernard … Non mais le pauvre Edward il a pas fait ça pour l'embêter c'était pour éviter à Bella de se faire mal … manque de pot c'est lui qui a bobo maintenant et Bella s'en veut un peu (mais pas trop parce qu'après tout elle y est pour rien)
Clementine : Tout d'abord, bienvenue parmi mes lecteurs, ça fait très plaisir que tu aimes ce que j'écris ! J'adore sérieusement la musique, dans tous les genres (j'écoute des trucs plus vieux que mes parents que eux même ne connaissent pas, autant que des chansons actuelles) alors je me fait un devoir de rythmer tout ce blabla. J'espère que tu arriveras à être patiente et que la suite te plaira !
Gwen : Rassure-toi, si j'avais la grippe A je passerai plus de temps chez moi donc plus d'écriture donc plus de chapitres … Je suis contente que tu ais aimé les différents aspects du chapitre dernier, je suis vraiment partie dans tous les sens mais ça montrait vraiment la façon dont Bella voit tous les Cullen et pas seulement Edward pour une fois !
Lill : Attends on en est pas encore au mariage lol Pour les vieilles biques, elles n'ont pas besoin d'être riches pour faire ce genre de réflexions … mon objet d'inspiration est effectivement âgé mais c'est tout lol Alors pour Alice, j'ai essayé de négocier avec elle mais j'ai dû fuir sous une fusillade d'aiguilles à coudre (c'est petit ces machins mais ça fait mal quand même !) donc je ne pense pas que Jasper soit disponible non plus … Effectivement Bella se remet de mieux en mieux alors ça ne devrait plus tarder maintenant …
POV Bella
J'avais un mal fou à ouvrir les yeux. J'essayais, j'essayais mais à chaque fois ils se refermaient, mes paupières alourdies par la fatigue. Pourquoi est-ce que je voulais ouvrir les yeux d'abord ?
« Bella ? »
Ah oui, pour ça …
Je grognai en réponse et ramenai mes mains au niveau de mes yeux pour les frotter de mes poings. Je réussi finalement à émerger et me retrouvai devant le sourire d'excuse d'Esmé Cullen.
« Je suis désolée de te réveillée Bella mais ta mère est au téléphone. » Chuchota-t-elle en indiquant l'appareil dans sa main.
« Oh, pas de problème. » Répondis-je d'une voix rauque en m'asseyant sur le bord du lit.
Esmé me tendit le combiné et quitta la chambre d'Edward d'un pas silencieux. Lui été encore tout endormi et je décidai de quitter moi aussi la pièce pour lui permettre de dormir encore. Avant de refermer la porte, je jetai un coup d'œil au réveil. Il était neuf heures trente. Que pouvez bien me vouloir ma mère à cette heure là ? Elle savait bien que je risquais de revenir seulement dans l'après-midi.
« Maman ? » Dis-je en apportant l'appareil à mon oreille.
« Bella ? Désolée d'avoir demandé à madame Cullen de te réveiller chérie. » S'excusa-t-elle.
« Pas grave. Qu'est-ce qui se passe ? » Demandai-je dans un bâillement.
« Ecoute, tout est déjà arrangé mais je voulais te mettre au courant moi-même. Tu vas devoir rester quelques jours chez les Cullen. »
« Tu pars à Springfield avec Phil finalement ? »
« Non, je prend un avion pour San Antonio dans deux heures. Lucy a eu un accident de voiture. Rien de trop grave. » Se précipita-t-elle d'ajouter quand elle m'entendit hoqueter de surprise. « Elle doit se faire opérer dans la journée et passera ensuite quelques jours à l'hôpital néanmoins. Peter va passer un maximum de temps avec elle et je vais le rejoindre pour aider avec Sandra. »
« Bien sûr … ne t'en fais pas pour moi et embrasse Lucy pour moi. »
« D'accord ma chérie. Tu peux m'appeler si tu as le moindre soucis, mais je pense que tout ira bien, tu es bien entourée. » Répondit-elle, un sourire dans la voix.
« Fais attention à toi maman et n'hésite pas à donner des nouvelles okay ? »
« D'accord. Je t'aime ma puce, je te préviens quand j'arrive là-bas. »
« Je t'aime aussi maman. » Répondis-je avant qu'elle ne raccroche.
Raccrochant à mon tour, je levai mes fesses de la marche où je les avais posées et fis mon chemin vers la cuisine. Esmé m'adressa un sourire réconfortant alors que je posais le téléphone sur sa base.
« J'espère que ça ne sera pas trop grave. »
« Apparemment non mais … on ne peut pas tout savoir, il faut laisser un peu de place au destin. »
« Tu veux un petit déjeuner ou tu préfère retourner te coucher ? » Me demanda-t-elle quand elle me vit m'asseoir sur un tabouret. « Je suis désolée de t'avoir réveillée. »
« Oh ne vous excusez pas ! J'espère que Renée ne vous a pas réveillé. » M'exclamai-je réalisant qu'il était quand même tôt si on considérait la soirée de la veille.
« Non, non j'allais me faire un café quand le téléphone a sonné. » Me rassura-t-elle en sortant divers ingrédients du réfrigérateur. « Que dirais-tu d'aller te préparer pendant que je prépare de quoi manger ? »
« Je dirais que c'est une bonne idée. » Souris-je en me levant. « A moins que vous ayez besoin d'aide ? »
« Sans vouloir te vexer Bella, une bonne douche finira de te réveiller, ça évitera que tu te coupe un doigt ou que tu te brule avec le toasteur. »
« Comme si c'était le genre de choses qui avaient l'habitude de m'arriver ! » Plaisantai-je en suivant néanmoins son conseil et en retournant au premier étage.
Quand j'entrai dans la chambre, je remarquai immédiatement qu'Edward n'avait pas bougé d'un pouce et continuait à dormir profondément. Je le réveillerai plus tard … le pauvre avait passé une nuit affreuse, ou du moins j'imaginais que c'était le cas puisqu'il n'avait cessé de tourner et se retourner. Moi, j'avais passé une mauvaise nuit en tous cas. Je ne sais pas ce qu'il lui était arrivé, habituellement nous étions collés l'un à l'autre et ne bougions que légèrement au cours de la nuit. Là, il s'était collé à moi, puis était parti à l'autre bout du lit, puis était revenu et ainsi de suite toutes les demi heures depuis quatre heures du matin.
Sans bruit, je fis mon chemin jusqu'à la salle de bain, lançai l'eau pour qu'elle chauffe le temps que je me déshabille, et sautai finalement sous la douche.
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POV Edward
Quel est l'enfoiré qui se sert d'une perceuse ? Non mais franchement est-ce que c'est une heure pour faire des trous ? Un dimanche matin en plus !
Difficilement, j'ouvris les yeux. Le soleil filtrait légèrement sur les rebords des stores qui couvraient mes fenêtres, fournissant ainsi suffisamment de lumière pour y voir sans pour autant être aveuglé. Le bruit de perceuse continuait et il était très proche, venant surement de la chambre de Lily. Est-ce que c'était trop compliqué pour elle d'attendre que tout le monde soit levé avant de jouer à Bob le bricoleur ?
Prêt à aller lui expliquer mon avis sur le respect du sommeil des autres, j'envoyais la couette loin de moi en battant des jambes. Mon mal de crâne me rappela la soirée de la veille, et donc Bella. Je me tournai de l'autre côté du lit pour voir qu'elle n'y était plus.
M'asseyant sur le bord du matelas, je pris ma tête entre mes mains, tentant de calmer les pulsations qui frappaient mes tempes. Une lumière clignotant sur ma droite attira mon attention.
Ca n'était pas une perceuse, c'était mon putain de portable sur mode vibreur posé sur la fine étagère de ma table de nuit. Je l'avais posé là hier soir, grave erreur ! Je le savais pourtant que ça faisait un boucan d'enfer quand je le posais à cet endroit …
J'attrapai l'appareil et regardai l'écran. Nouveau message. Je cliquai sur quelques boutons et me retrouvai devant une cascade de mots. Le premier lu, je balançai le téléphone au milieu de mon matelas. Ca n'était absolument pas le meilleur moment pour lire les conneries de Tanya, j'avais bien trop mal à la tête pour ça.
Frottant mes yeux avec le talon de mes mains, je chassai les derniers restes de sommeil puis pris appuis sur mon lit pour me lever. Le changement de position eu un effet immédiat.
Ma tête commença à tourner, le martellement de mes tempes s'amplifia, des petits points noirs dansèrent devant mes yeux, et pour finir, mon estomac exécuta un triple salto en vrille et foira sa réception avant que mes jambes me dirigent d'elles-mêmes vers la salle de bain. La tête au dessus de la cuvette, je revoyais défiler mon dîner mais dans le sens inverse. Bon sang je n'avais pas été aussi malade depuis au moins trois ans !
Quand mon estomac se calma enfin et que j'eu réussi à reprendre un rythme de respiration correct, je me laissai tomber contre le mur n'arrivant même plus à tenir à genoux à cause de mes jambes tremblantes. Le bruit de la douche parvenant à mes oreilles fut enfin analysé.
Contrairement à ce que j'avais pensé, Bella n'était pas en bas mais bel et bien dans la salle de bain. Et plus précisément sous la douche. Rien que cette idée réussit à me faire tourner encore plus la tête. Il fallait que je sorte de cette pièce avant que Bella n'ait terminé. D'une pour éviter que je lui saute dessus, et de deux pour ne pas la gêner. Je tenais bien trop à l'intimité que nous avions réussi à créer ces derniers jours et je savais qu'une exposition de ce type mettrait Bella dans tous ses états. Non, je devais vraiment sortir de cette pièce.
Prenant appuis contre le mur derrière moi d'une main et sur le carrelage de l'autre, j'essayai de forcer sur mes jambes pour me relever et retourner au lit. J'avais réussi à me soulever d'une trentaine de centimètres quand mes bras et jambes flanchèrent. Je m'écrasai de nouveau au sol en étouffant un grognement. Bordel ce que ça fait mal !
Le bruit du jet d'eau se stoppa, engendrant en moi un accès de courage et de précipitation. Je crois quelque part que mes hormones avaient réussi à trouver où était leur intérêt et qu'elles avaient décidé de me soutenir dans ma fuite, et de préserver la pudeur de Bella.
Je repris mes appuis sur le mur et le sol, réussis à me lever à nouveau de trente centimètres et retombai lamentablement, surpris par le cri de ma dulcinée. Me rendant compte que je n'irai nulle part sans aide, je me décidai à jouer la carte de la discrétion, c'est-à-dire que je fermai les yeux précipitamment.
Je les rouvris tout aussi vite lorsque j'entendis un bruit sourd immédiatement suivit d'un « OW ! » sonore.
Tout ça s'était passé en à peine deux secondes. Elle m'avait vu, avait crié, j'étais retombé surpris de l'entendre crier, elle avait glissé en se précipitant vers sa serviette, était tombée en criant et moi j'avais ouvert les yeux par reflexe parce que, malgré tout, mon instinct de protection envers elle l'emportait toujours quelque soit la situation.
Dans les deux secondes suivantes, Bella attrapa finalement sa serviette de bain et se recouvrit alors que je refermais les yeux et détournais la tête.
Oh. Mon. Dieu !
Hallucinant le nombre d'informations que peut emmagasiner le cerveau humain en deux petites secondes !
J'avais déjà eu des faibles aperçus, et la tenir dans mes bras était un bon moyen pour imaginer les formes de son corps, mais la voir … Elle était juste parfaite. Non je ne devais pas penser à ça … Elle devait être morte de honte, bien qu'il n'y ait aucune raison parce qu'elle avait vraiment … Non concentre-toi Edward, pense à autre chose. Bordel Cullen soit un homme !
C'était justement ça le problème, j'étais un homme. Ca suffit comme circonstances atténuantes non ?
Avoir les yeux fermés ne m'aidait pas à chasser les images de Bella complètement nue sur le carrelage de ma salle de bain. En fait, je ne voyais que cette image sur un grand fond noir.
« Qu'est-ce que … » Bégaya Bella, m'aidant à retrouver brièvement mes esprits.
« Je suis désolé. J'ai essayé de ressortir avant que tu ais terminé mais je n'arrivais pas à … je regarde pas j'te jure … je suis vraiment désolé Bella je ne voulais pas te mettre mal à l'aise … j'ai eu la naus … » Déballai-je précipitamment avant d'être coupé par un nouveau double flip de mon système digestif, décidément capricieux ce matin.
Rien à dire, il n'y a pas plus efficace pour calmer une excitation mal placée.
« Oh mon Dieu Edward est-ce que ça va ? » S'exclama la voix de Bella dans mon dos. « Non … non tu ne vas décidément pas bien. » Répondit-elle, elle-même. « Ne bouge pas d'ici je vais chercher quelqu'un. » Ajouta-t-elle avant de foncer vers la porte. « Où veux-tu qu'il aille ? Il est en train de rendre tripes et boyaux. » L'entendis-je marmonner avant d'entendre claquer la porte de ma chambre.
Ca n'était vraiment pas comme ça que j'imaginais le moment où je verrai Bella nue pour la première fois …
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POV Bella
C'était la situation la plus humiliante de toute ma vie. Comme si ça ne suffisait pas que je me retrouve le cul par terre complètement nue devant Edward, je m'étais aussi baladée vêtue d'une simple serviette de bain à travers toute la maison. J'étais maintenant de retour dans la salle de bain d'Edward, le Docteur Cullen et Jasper l'aidant à se relever, Esmé jouant son rôle de mère inquiète et collant son fils et enfin Alice qui regardait la scène depuis la porte.
« J'aurais dû me rendre compte qu'il n'allait pas bien. » Commentai-je quand ils installèrent Edward sous la couette. « Il a tourné toute la nuit. Un coup il avait chaud, un coup il avait froid. Je n'ai même pas pensé qu'il avait de la fièvre. »
« Oui et tu aurais aussi pu faire attention et lui éviter d'attraper les microbes qui trainaient ! Non mais franchement Bella. » Me gronda faussement Alice avant de lever les yeux au ciel.
« Une bonne grosse fièvre oui. 40,3°C. Avec ça tu es bon pour garder le lit quelques jours. » Commenta Carlisle alors qu'Edward grognait, le visage dans l'oreiller.
« La grippe ? » Demanda Esmé et son mari acquiesça. « D'accord. Tout le monde dehors ! » S'exclama-t-elle ensuite en poussant Alice et Jasper vers le couloir.
« Pas la peine de me le dire deux fois. » Commenta Lily. « J'ai aucune envie de jouer la limace ! »
« Bella tu devrais finir de t'habiller, je vais aller te préparer la chambre d'amis. » Me dit doucement Esmé alors que Carlisle aidait Edward à prendre différents médicaments.
« Non je ne vais pas changer de chambre ! » M'exclamai-je tout de suite avant de rougir. « Je veux dire … si j'avais dû attraper la grippe moi aussi je l'aurais déjà. »
« Elle a raison. Ils passent tout leur temps ensembles, Bella ne peut pas être plus exposée qu'elle ne l'ait déjà. Et il vaut mieux éviter de disperser le virus dans toute la maison, surtout que tes parents seront là le week-end prochain. » M'appuya le docteur Cullen.
« Faites comme vous voulez ! » Se rendit-elle. « Mais pas d'exposition superflue Bella. »
J'acquiesçai et disparue dans la salle de bain alors qu'elle quittait la chambre, laissant son mari s'occuper de son patient.
De nouveau seule dans mon petit monde, je pu commencer à réfléchir tranquillement.
La précipitation des dernières minutes avait, quelque part, été bénéfique. Le malaise d'être complètement exposée n'avait duré que quelques secondes avant que l'inquiétude ne prenne le dessus. Ca n'était pas exactement comme ça que j'avais imaginé me 'dévoiler' à Edward mais au moins, ma pudeur ne m'avait accablée qu'un court instant. Maintenant, j'appréhendais légèrement sa réaction une fois que je serai de nouveau seule avec lui. Oui parce que j'avais décidé d'occulter sa première réaction. Disons que vois votre petit-ami rendre son repas alors que vous êtes nue devant lui … ça fait du mal à votre égo. A ce que j'avais compris de son babillage, il avait tout fait pour éviter la situation ; et même si tout c'était passé très vite j'avais bien remarqué qu'il avait fermé les yeux pour me laisse le peu d'intimité qu'il était possible d'avoir dans ces circonstances. Même si j'avais voulu - ce qui n'était pas le cas - je ne pourrais pas lui en vouloir !
Tout allait pourtant bien dans notre petit monde ! Il n'y avait plus de gêne, nous pouvions passer de bons moments ensembles, nous découvrions une intimité plaisante …
Mais quelque part, cet incident - bien que mortifiant - pouvait aussi se montrer positif. En y réfléchissant bien, maintenant qu'Edward m'avait vue nue - même très brièvement - il n'y avait plus de raison d'être pudique. Rien de plus à voir pour lui …
Peut-être que, même en n'étant pas la meilleure manière de faire évoluer les choses, tout ça été nécessaire pour nous aider à avancer plus vite ? A condition bien sûr qu'Edward ne reparte pas dans ses moments d'auto flagellation pour avoir involontairement violé mon intimité.
Une chose était certaine, pour le bien être de notre relation, la prochaine fois que nous parlerions tous les deux, il faudrait que je lui dise que tout allait bien et qu'il n'avait pas à s'en vouloir. Que moi je ne lui en voulais pas.
Je finis de me préparer, enfilant les derniers vêtements propres que j'avais emportés avec moi pour le week-end. Mes plans étant changés, il faudrait que je passe chez moi pour récupérer de quoi m'habiller le temps de l'absence de ma mère.
Enfin prête, je n'avais plus aucune raison de rester enfermée dans la salle de bain. Le temps de la 'confrontation' était arrivé et je ne pouvais plus reculer. De toutes façons, Edward était dans le coltard total à cause de sa poussée de fièvre alors il ne pouvait rien se passer de bien grave.
Respirant un grand coup, je tournai le loquet - que j'avais oublié plus tôt - et retournai dans la chambre d'un pas limite conquérant … pour me rendre compte qu'Edward était profondément endormi. Je soupirai inconsciemment de soulagement. Oui je savais qu'on devait en parler mais un peu de temps n'était pas superflu.
Traversant la pièce sur la pointe des pieds - et sans trébucher sur quoi que ce soit - j'atteignis la porte et la refermais derrière moi une fois dans le hall. Me rappelant qu'Esmé avait mentionné un petit déjeuner, je descendis rejoindre les autres.
« Il s'est rendormi. » Leur appris-je lorsque j'arrivai à côté de la table, leurs regards posés sur moi exprimant la question.
« C'est ce qu'il va faire toute la journée ! » Lança Alice. « Il dort toujours la première journée et ensuite c'est une vraie plaie. Tu veux pas m'apporter ci, j'ai mal là, je m'ennuis, est-ce que tu peux faire ça … Une chance pour nous que nous devions aller en cours toute la journée ! »
« Il est malade, c'est normal le pauvre. » Le défendis-je.
« Oh tu ne diras plus ça demain … » Soupira Esmé. « Franchement, même moi je n'en peux plus des fois. »
« Enfin … je pense que la présence de Bella est bénéfique ! » S'exclama Carlisle. « Pour une fois il n'a pas fait le bébé pour prendre ses médicaments ! »
Le petit-déjeuner passa rapidement, rythmé par les récits des Cullen exprimant leurs souvenirs des frasques d'un Edward malade. Ce nouveau côté de mon petit-ami que je découvrais me fis rire un bon nombre de fois, aidant à soulager la tension de la matinée. Ca me montrait aussi un côté plus faible d'Edward. Jusque là, il n'avait jamais montré de quelconque faiblesse et c'était agréable de savoir qu'il était aussi humain que moi, mais aussi que je pourrai enfin lui rendre une partie de l'attention qu'il m'avait portée depuis le début de notre relation.
Jasper rentra chez lui juste après le petit-déjeuner, ne voulant pas s'exposer davantage au virus. Dès que la porte fut fermée sur lui, Alice me traina à l'étage afin que nous fassions ensemble notre composition d'histoire. Ca m'embêtait de laisser Edward seul mais le devoir devait être fait pour le lendemain et je ne voulais pas infliger une mauvaise note à Alice parce que je me sentais pousser des instincts d'infirmière. Et puis Edward dormait profondément de toutes façons …
Nous terminâmes juste avant l'heure du déjeuner, reportant à plus tard ma visite au malade. Une heure après, nous avions tous mangé, la table était débarrassée et j'avais aidé Esmé à faire la vaisselle afin qu'elle puisse préparer un repas plus approprié pour Edward. Elle prépara un bol de bouillon qu'elle déposa sur un plateau.
« Il n'avalera rien d'autre avant ce soir. » M'expliqua-t-elle en me mettant le plateau dans les mains. « Tu veux bien lui apporter ça Bella ? Et force le à en manger au moins la moitié. »
« Ordres du docteur ? » Demandai-je.
« Non. Ordre de sa mère. » Répliqua-t-elle avec un faux air sévère me faisant rire.
Plateau en mains, je me rendis au premier étage à vitesse réduite. Heureusement pour moi, Alice sortit de sa chambre à ce moment là et je lui demandai de m'ouvrir la porte.
« Okay. Mais si je finis contaminée moi aussi tu t'en voudras toute ta vie parce que je viendrais te hanter jusque dans ton sommeil. » Menaça-t-elle.
« C'est juste une grippe Lily. Dans une semaine il ira parfaitement bien ! »
« Peu importe. » Marmonna-t-elle avant de prendre une grande inspiration et d'ouvrir la porte pour moi.
Je rentrai dans la pièce en secouant la tête et elle referma précipitamment la porte dans mon dos. Le bruit de claquement attira l'attention d'Edward qui ouvrit les yeux et releva légèrement sa tête de l'oreiller avant de la reposer immédiatement en grognant.
« Room service. » Plaisantai-je en chuchotant.
« J'ai pas faim. » Grommela-t-il.
« Il faut manger quand même, c'est ta maman qui l'a dit. » Me moquai-je gentiment. « Allez ne fait pas de cinéma. » Ajoutai-je en posant le plateau de l'autre côté du lit.
« Bella j'ai vraiment pas envie de manger. » Gémit-il en cachant son visage de ses avant-bras.
« Edward, soit un grand garçon et mange ta soupe. Si tu veux grandir un jour et devenir fort comme ton papa il faut que tu te soignes. Et pour ça, rien ne vaut le super bouillon de la mère Cullen. »
« On dirait une mauvaise pub des années 50. » Grommela-t-il d'une voix rauque en me regardant enfin. « Okay envois-le ton bol de soupe. » Soupira-t-il devant ma moue suppliante.
« Yahaaa ! Victoire de l'infirmière Swan. » Plaisantai-je. « J'ai pas apporté de paille alors il va falloir que tu te redresse un peu. »
« Tu exagères … » Dit-il en s'exécutant néanmoins.
« Beh oui ça va être de ma faute. Allez ouvre grand. Et une cuillère pour maman. » Dis-je en apportant la première cuillère de soupe à sa bouche.
Edward m'adressa un regard sévère avant de grimacer et d'avaler sa bouchée.
« Essaye au moins de ne pas te moquer. »
« C'est pour détendre l'atmosphère Edward. » Expliquai-je. « Je sais bien que tu es crevé et que tu n'as aucune envie d'avaler quoi que ce soit mais ça n'empêche que tu dois manger quand même alors autant que ça se fasse dans la bonne humeur. Mais si tu préfères je vais chercher ta mère et elle, elle te forcera tout ça au fond du gosier. »
« Ca va je capitule. » Se résigna-t-il en avalant une nouvelle dose de bouillon. « C'était la cuillère pour papa ? »
« Yep. Et voilà celle pour Lily … » Dis-je en souriant.
Nous continuâmes ainsi, évoquant Emmett, son oncle et sa tante, Rosalie, Jasper puis sa famille d'Alaska que je ne connaissais pas.
« Et une cuillère pour Bella. »
« C'est la quatrième cuillère pour Bella. » Remarqua-t-il.
« Oui mais c'est parce qu'il y en a une pour Bella ta petite-amie, une pour Bella la meilleure amie de ta sœur, une pour Bella ta binôme de biologie et une pour Bella ta coéquipière dans l'équipe de volley. » Inventai-je. « Allez fais le pour moi. » Suppliai-je devant son regard sceptique.
« Encore combien de cuillères pour Bella ? Et c'est pour quelle Bella ? » Demanda-t-il avant d'ouvrir la bouche.
« Plus que trois. » Répondis-je sur un ton encourageant. « La première parce que tu m'aimes, la seconde parce que tu m'aimes, et la troisième … »
« Parce que je t'aime. » Ronchonna-t-il en prenant la dernière cuillère. « J'espère que tu te rends compte à quel point parce que je n'avais vraiment pas envie de le boire ce maudit bouillon. »
« Je m'en fiche tu l'as bu quand même ! » Dis-je, fière de moi. « Wahou et tout ça en seulement trente minutes. Je m'attendais à pire vu l'appréhension de ta mère. »
« Ah, ah, ah. » Grogna-t-il en se rallongeant, bien calé dans ses oreillers. « Je suis crevé, je crois que je vais dormir encore un peu. » Ajouta-t-il en baillant largement.
Classe Cullen …
« Bien sûr … il faut juste que tu prennes tes médicaments. Après ça je te jure que c'est terminé ! » M'exclamai-je précipitamment alors qu'il allait répliquer.
En marmonnant pour lui-même, il se releva sur un coude et avala ce que Carlisle avait préparé pour lui, grimaça largement et se plaignit avant de se laisser retomber.
Le laissant se rendormir je ramenai le plateau à la cuisine et Esmé me félicita de ma réussite. Elle avait demandé la moitié du bol au minimum, j'avais réussi à obtenir la totalité. Edward Cullen était de la pâte à modeler entre mes mains.
Je décidai ensuite de passer chez moi récupérer quelques vêtements propres et Lily m'imposa sa présence afin de pouvoir choisir 'quelque chose de correct'. J'eu limite le droit de donner mon avis alors qu'elle vidait mon armoire et faisait un tri plus que sélectif.
« Je te rappelle que nous sommes encore en mars et que ça n'est pas le moment que j'attrape froid. » Lui dis-je alors qu'elle posait sur la pile 'à prendre' une jupe courte et un tee-shirt sans manches.
« Bla, blabla, blabla. Tu n'avais qu'à pas sortir avec un grippé. »
« Comme si c'était de sa faute … » Marmonnai-je. « Sanders va être clairement énervé si Edward n'est pas en forme pour le prochain match. »
« C'est vrai qu'il a mal choisi son moment pour tomber malade. »
« Encore une fois Alice, je ne pense pas qu'il est choisi. Et je suis parfaitement capable de choisir mes sous-vêtements toute seule. » Ajoutai-je alors qu'elle commençait à faire le tri dans mes tiroirs.
« Peut-être … Oh et puis c'est pas comme si vous pouviez faire quoi que ce soit vu l'état dans lequel il est. » Soupira-t-elle, déçue. « Lamentable … »
« Occupe toi de ta libido et laisse la mienne en paix veux-tu ?! »
« Quelle libido ? Avec cette grippe Edward va être complètement mou pour au moins une semaine ! »
« Alice. » Grognai-je. « Est-ce que tu veux vraiment parler de ça ? »
« Hmmm non tu as raison. » Grimaça mon amie.
« Merci. » Soupirai-je.
Je préférais éviter ce sujet. Outre la grippe qui n'était pas une alliée dans la progression de notre intimité, il y avait toujours les évènements de ce matin dont ni Edward ni moi n'avions parlé lorsque je lui avais apporté son déjeuner. Autant dire que nous nous étions mis sur pause de ce point de vue là.
Dire que ma mère avait quitté la maison en catastrophe était un euphémisme, et Phil n'avait pas eu le temps de ranger le bazar avant son départ. Entant que gentille fille, j'aurais dû faire l'effort et au moins m'occuper de la vaisselle qui jonchait l'évier, mais je n'avais franchement pas envie de le faire. Non, ce que je voulais faire dans l'immédiat c'était retourner chez les Cullen et m'occuper d'Edward. Récupérant mon sac et ma meilleure amie, nous repartîmes chez elle. A peine me fus-je garée le long du trottoir qu'Alice se précipitait à l'intérieur, prétextant avoir eu un flash pour un nouveau design.
Plus doucement, je récupérai mon sac et rejoignis à mon tour l'intérieur. Esmé se tenait au bout de la table, astiquant l'argenterie qu'elle sortirait le week-end prochain pour la venue de ses parents. Elle m'indiqua qu'aux dernières nouvelles, Edward dormait toujours, et je décidai de monter finir mes devoirs et garder un œil sur lui.
Je ne fis qu'une bouchée de mes questions d'espagnol et de mes problèmes de maths avant d'attraper mon livre pour le cours de littérature et d'aller m'installer de mon côté du lit - mon Dieu ce que ça fait vieux couple - pour avancer dans ma lecture.
Comme si nous étions polarisés, Edward se rapprocha inconsciemment au fur et à mesure, finissant son oreiller sur mon ventre, sa tête sur l'oreiller et un bras passé lâchement autour de mes cuisses, juste au dessus du genoux. A l'avoir aussi proche, je ne me rendis même pas compte que je lui caressais les cheveux avant de m'apercevoir que le geste l'avait réveillé.
« Bella ? » S'étonna-t-il.
« Hmmm. » Confirmai-je d'un air absent, continuant à lire ma phrase.
« Tu n'es pas encore partie. » Continua-t-il en resserrant la prise de son bras autour de mes jambes.
Sa réplique était autant une question qu'une constatation, mais son geste possessif me tira un sourire. Il était apparemment content que je ne sois pas partie.
« Pas encore non. Pourquoi tu veux que je m'en aille ? » Taquinai-je en marquant ma page avant de poser mon livre sur le matelas à côté de moi.
« Ca ne tiendrait qu'à moi tu ne partirais jamais. »
« Je ne peux pas te faire ce genre de promesse mais disons que je t'accorde quelque jours supplémentaires. »
« Hein ? » Grogna-t-il en relevant le visage vers moi, ses sourcils froncés autant pour son incompréhension qu'à cause de la luminosité.
« Phil est à Springfield tu sais, et ma mère a dû partir au Texas pour s'occuper de Sandra pendant que Lucy est à l'hôpital. Du coup me voilà en pension chez la Cullen family. » Souris-je.
« A l'hôpital ? C'est grave ? » Demanda-t-il.
« Pas trop à ce que Renée m'a dit, mais suffisamment pour qu'elle n'ait pas le droit de rentrer chez elle. » Répondis-je. « Alors ? Tu arriveras à me faire un peu de place en attendant que mes parents se rappellent de mon existence ? »
« Tu vas attraper la grippe si tu restes ici avec moi. » Grommela-t-il en enfouissant sa tête dans l'oreiller.
« BROMP ! » M'exclamai-je en imitant le bruit d'un buzzer pour mauvaise réponse digne d'un jeu télévisé*. « Ta maman a déjà tout prévu. Je reste avec toi avec approbation et soutien de papa Carlisle. » Lui appris-je toute souriante.
« Comme tu veux … mais j'te préviens que je partage pas les dolipranes. »
« Ca c'est pas vraiment gentil. » Remarquai-je en récupérant mon livre.
Des quelques minutes qu'Edward avait passées éveillé en ma présence, il ressortait une idée principale, c'est qu'il était totalement dans les choux et que son esprit était complètement ailleurs. Débuter une conversation maintenant aurait été comme appeler quelqu'un et tomber sur le répondeur : Votre correspond est absent pour le moment, veuillez le recontacter ultérieurement.
Autant attendre directement un moment plus approprié puisque je savais que ses neurones ne décrocheraient pas. Et puis ça me laissait un peu de temps pour monter une plaidoirie d'enfer, et bien lui montrer qu'il n'y avait pas à plaider coupable.
* J'ai imité le bruit du buzzer toute seule devant mon ordi pendant cinq minutes pour voir comment j'allais retranscrire ça …
Moi je plaide coupable. Ces dernières semaines j'ai fais des petits chapitres. Je sais que c'est pas cool pour vous mais je préfère écrire six milles mots chaque semaine plutôt que neuf milles tous les quinze jours. Et je pense que vous préférez ça vous aussi. Maintenant si vous préférez la deuxième solution, dites-le mois et je changerai de tactique !
