Hello ! Voici une suite riche en évènements et en action.

Merci encore pour votre suivi, et vos commentaires ô combien adorés qui m'inspirent toujours pour les chapitres suivant (vous le remarquerez) ! Au passage, je n'oublie pas mes commentaires en retard. ;)

Je suis plutôt fière de ce chap, alors j'espère que vous l'aimerez aussi !

Bonne lecture :)

PBG : *hurle une énième fois de joie devant tes reviews* tu es adorable :') merci mille fois ! Tous tes commentaires m'ont remplie de joie et fait rire, et soit dit en passant concernant ton dernier commentaire, du coup : tes idées sur Morris me plaisent. :P et puis ... j'aime tout ce que tu penses de toute cette histoire ! merci, merci !

Gwen : Ce n'est pas grave !:) Morris est un personnage intriguant, en effet. Toi qui attendais un bilan/réunion/décision, je pense que tu ne vas pas être déçue ! De même, tu vas savoir où en sont tout le monde :) merci beaucoup !

Lentilles : Tu vas voir, Morris est quelqu'un de heu... spécial. Hihihi, et je l'ai réutilisé pour une bonne raison, même si j'apprécie ton militantisme (parce que jongler avec un peu trop de personnages, c'est difficile). Bien sûr que les anti-mutants vont rappliquer. De tels évènements ne peuvent que susciter des répliques. Concernant Kate ... tu verras en lisant, haha :P Concernant la police, et bien, pour l'instant c'est un peu le bordel partout, mais ils sont là je t'assure. Juste pas encore évoqués dans l'histoire !

Le Poussin Fou : Tu vas en savoir plus sur le plan de Kate, et également sur Ducky !

Jen : Morris va en effet avoir un certain impact ...

MK : Héhé, Morris était, au début de la fic, le coéquipier de Tony quand ce dernier était flic à Baltimore. Je te conseiller de zieuter les chapitres 8, 10 et 14 si tu veux te remémorer le personnage. ;) Merci beaucoup !


- La suite des réjouissances ?

- Trouver un moyen de rester ici.

Kate plissa les lèvres face à l'affirmation de son coéquipier. Un infirmier les avaient placés dans une chambre en attendant le médecin qui allait s'occuper d'eux. Elle se trouvait donc allongée sur un lit au drap blanc, patientant.

- Tu aurais pu faire mieux, pour un agent, quand même. Dit alors Tony en croisant les bras, adossé à la fenêtre, un sourire goguenard aux lèvres.

Kate ouvrit de grands yeux et le regarda quelques secondes sans comprendre.

- … Quoi ?

- Tu aurais pu t'assommer. Histoire d'avoir une vraie bosse à montrer au doc, et non pas une imaginaire.

La jeune brune ouvrit la bouche puis la referma, oscillant entre être furieuse ou se sentir bête face au sourire toujours accroché aux lèvres de cet idiot de DiNozzo.

- As-tu déjà essayé de t'assommer tout seul, Tony ? Tu sais ce qu'est un réflexe de survie ? Je me serais retenue au dernier moment et j'aurais été plus ridicule qu'autre chose ! Explicita-t-elle en se retenant pour ne pas lui jeter son oreiller au visage. Tu n'as qu'à y remédier, si tu ne trouves pas ça assez réaliste.

Tony haussa un sourcil, et elle lui désigna son arme.

- Tu veux que je te tire dessus ?! C'est un peu trop … tu as une très mauvaise notion de la mise en scène, Katie … Tu es arrivée en ayant mal à la tête, si tu te retrouves avec une balle dans l'oreille, ça risque d'être un peu gros pour eux.

La brune poussa un profond soupir de désolation et fit tomber ses bras sur le drap du lit.

- Imbécile. Lâcha-t-elle. Alors ?! Tu as raison, il faut rendre ça plus réaliste, assomme-moi !

- Et s'ils rentrent et te trouvent évanouie ?

- Rechute.

- Mh. Je sais pas si-

- Assomme-moi, Tony !

Irrémédiablement, le jeune agent se mit à sourire, laissant un rire s'échapper de sa gorge.

- C'est bien la première fois qu'on me fait une telle demande. Surtout venant de toi, Katie …

- Bon sang, DiNozzo, on perd du temps ! Commença à s'énerver Kate.

A ces mots, Tony serra les lèvres.

- Tu sais, je me vois mal te frapper, quand même.

- Tu es un agent. Agit comme tel. C'est pour notre mission !

- Bon, si tu insistes … tu n'as pas intérêt de te plaindre après.

Il se saisit de son arme et s'avança vers la jeune femme, prenant soin, par automatisme, de vérifier si la sécurité était bien enclenchée.

- Arrange-toi seulement pour ne pas me faire perdre la mémoire pour de bon.

- Hm.

Gêné, Tony s'avança et leva sa crosse, tandis que Kate baissait la tête, légèrement crispée.

Deux secondes plus tard, elle laissa échapper un couinement de douleur entre ses dents tandis que quelques étoiles venaient danser devant ses yeux. Elle porta immédiatement à sa nouvelle blessure et frotta en grimaçant, tandis que Tony s'éloignait d'un pas, son sourire plus que bancal.

- Désolé. Ne put-il s'empêcher de dire.

- Non, couina Kate avant de se reprendre, c'est très bien. Merci.

- C'est bien la première fois qu'on me remercie pour ce genre de service, aussi. Tenta-t-il d'ironiser avant de se réinstaller devant la fenêtre, un poil tendu.

- Le doc' ne devrait plus tarder, maintenant.

Effectivement, il entra dans la salle quelques minutes plus tard.

ooo

La pièce était sombre.

Ce fut tout ce que constata Ziva quand elle ouvrit un œil.

Elle était assise, ses mains ligotées dans son dos, ses pieds attachés à ceux de la chaise. Elle fit lentement tourner son cou, bougea les muscles endoloris de ses épaules, et s'affaira à faire bouger sa cheville droite où le sang avait du mal à circuler.

Puis elle ouvrit finalement les deux yeux.

Presque immédiatement, des néons s'allumèrent au plafond et nimbèrent la pièce d'une lumière diffuse.

Ziva leva le nez. Face à elle, derrière une grande vitre de ce qui paraissait être du plexiglas, une petite dizaine de personnes en blouse blanche l'observaient.

Parmi elles : Louisa Blake, ainsi que l'homme qui était venu la chercher à l'hôpital.

Ziva cligna des yeux. Elle s'y attendait. Depuis qu'elle s'était infiltrée ici et avait été découverte, il y a de cela environ une semaine, c'était dans cette pièce qu'elle s'était trouvée la plupart du temps.

Les nombreux scientifiques qui travaillaient ici l'évaluaient, simplement.

Elle servait aussi de cobaye : elle avait eu droit à quelques prises de sang, de nombreuses analyses … ils espéraient extraire ses gênes porteurs de mutation, afin de les transmuter, de les assembler avec ceux d'autres mutants … Mais, pour l'instant, ces tests n'étaient qu'au stade expérimental.

En attendant, et en premier temps – faute de mieux – les Blake et leurs associés avaient trouvé une autre solution …

ooo

La lobotomisation.

A l'entente de ce mot prononcé par l'ex Dr Mallard, les membres du NCIS présents dans la pièce avaient mis du temps à réaliser l'ampleur de la situation.

Et s'étaient exprimés de différentes manières.

- Ils n'ont pas fait ça ? Avait grondé Abby, à la fois révoltée, stupéfaite et furieuse.

- C'est réellement possible ? S'était étonné McGee.

- C'est inhumain. Avait frémi Ellie.

Quant à Gibbs, ses poings s'étaient serrés, mais il était resté droit, le regard plus dur que de l'acier.

- Oui, c'est possible. Soupira l'ancien légiste en posant ses mains jointes sur la table tactile. Ils ont trouvé un moyen. Pour une fois, je vais vous passer les détails, le temps ne s'y prête pas … les Blake comptent montrer au monde le résultat de leurs recherches, la création d'armes humaines, le plus tôt possible.

Le même silence de marbre s'abattit avec fracas sur ses collègues.

- Il faut agir. Vite. Clama Ellie.

Gibbs hocha la tête :

- Kate et Tony ?

- A l'hôpital. Tout va bien. Ils attendent des nouvelles de son ancien coéquipier. Répondit Tim.

- J'ai donné à Anthony le nom et la description d'un des laborantins travaillant pour les Blake, il me semble que c'est l'un des chercheurs hauts placés, continua Ducky : ainsi, Kate pourra faire croire que c'est pour lui qu'elle travaillait. Pour cela qu'elle se trouvait dans les laboratoires à une heure si tardive. Cela devrait créer un peu plus de discorde au sein de Blake Health.

Ellie et Tim lui jetèrent un coup d'œil admiratif et Gibbs sourit, imité par Abby, avant d'embrayer sur la question suivante :

- Ziva ?

- … Retournée là-bas.

- Il ne faut pas la laisser là-bas plus longtemps. Intervint alors Ducky. Il en va de sa survie, Jethro. Insista-t-il en lui lançant un regard qui en disait long.

Le concerné hocha la tête.

- Plus le temps pour la théorie. Il faut y aller. Abby ?

- Je suis en train de récupérer la bande vidéo de Kate pour en faire un montage à envoyer aux médias, expliqua cette dernière en se précipitant vers son ordinateur.

- McGee ?

- Je vais l'aider et contacter toutes les chaines de télévision qui pourraient être intéressées.

- Ellie ?

- J'alerte la Sécurité Intérieure, la NSA, le FBI, la CIA et Vance en leur exposant ce qui pourrait être un problème de sécurité nationale. Je pense leur sous-entendre que les Blake comptent vendre leurs armes au plus offrant, et que certains pays du Moyen Orient sont en tête de liste. Enonça la jeune femme à toute vitesse avant de se précipiter vers les escaliers.

Gibbs se tourna vers son ami après avoir eu un micro sourire satisfait, et plissa les yeux pour le sonder comme il savait le faire.

- Je crois que je vais retourner fouiner un peu à Blake Health. Qui pour se méfier d'un ancien légiste à la retraite, qui plus est ami de Tony DiNozzo ?

Ils échangèrent un coup d'œil entendu, Gibbs lui tapota l'épaule, et tous deux se dirigèrent à leur tour vers la sortie de la pièce secrète.

- Et toi, Jethro ?

- Je vais aller faire un tour du côté de l'hôpital.

- Denis Blake est sorti de son opération ?

- Mhmh. Approuva Gibbs.

- Je pense que tu n'auras pas besoin de moi pour lire en lui. Affirma l'ancien légiste tandis qu'ils s'extirpaient de la salle des archives.

ooo

- Agent très spécial Anthony DiNozzo ? Clama l'italien en portant son téléphone à son oreille.

Il plissa les yeux en direction de Kate, qui le regarda d'un air intrigué.

- Oh, tiens, Morris. Tu as gardé mon numéro ? Ça me touche. Continua l'italien. Qu'est-ce que tu dis ? Du nouveau ? Oh, la routine, je suis encore à l'hôpital. Tu noteras que cette fois, ce n'est pas pour moi, haha. La femme ? Ouaip. Réveillée. Commotion, qui a entraîné une perte temporaire de la mémoire, mais c'est en train de s'effacer, là. Elle dit qu'elle était là à la demande d'un type qui travaille pour les Blake, mais elle ne se rappelle pas de tout. Attends, j'ai noté tout ça …

Tony s'empara d'une feuille et l'agita dans l'air, créant des froissements de feuille semblables à l'ouverture d'un cahier.

- Non, évidemment que je ne te parle pas en face d'elle. Continua-t-il. Ah, voilà : elle était là à la demande du Dr Phil Callaghan. Il bosse pour les Blake, d'après ce que j'ai pu vérifier. Elle m'a certifié qu'il l'a contactée en lui donnant rendez-vous dans les labos à 22h hier soir, mais qu'il n'était pas là au rendez-vous. Elle s'est perdue en le cherchant.

L'agent entendit son ex-coéquipier jurer à l'autre bout du fil. Puis Morris sembla engager une conversation avec quelqu'un d'autre et, finalement, une voix féminine résonna de l'autre côté du fil.

- Mme Blake. La salua Tony. Que je la ramène ? Pas possible. Ils ne veulent pas la faire sortir tout de suite. Mh. Ok. La surveiller encore ?! Bon. Et Denis ? … d'accord. Je vous tiens au courant.

Il raccrocha finalement et remit son téléphone dans sa poche, sous le regard avide de Kate.

- Alors ?

- Il faut que je te surveille jusqu'à ta sortie.

- Tu aurais pu me ramener là-bas, non ?

- Mieux vaut attendre que la fourmilière remue un peu. Ils vont trouver Callaghan, lui poser un tas de questions, tout cela va être aggravé par l'arrivée des médias – et probablement de Gibbs qui vient voir Denis sous peu. Et puis, mieux vaut être à une distance raisonnable, ça nous permettra de mieux apprécier les évènements et d'agir en conséquence.

- C'est aussi très bien de voir tout ça de l'intérieur. Ajouta Kate, sourcils froncés.

Tony pointa l'index vers le ciel :

- Ordre du Boss.

- Menteur. Il n'a jamais demandé à ce que l'on reste ici.

L'italien se contenta de plisser les yeux, conscient que son interlocutrice percevait son manque de franchise. La jeune brune se leva de son lit d'un mouvement brut et s'approcha de lui.

- Bon sang Tony je ne suis pas en sucre. On ne va pas remettre cette histoire de mutants/non mutants sur le tapis, si ?! Commença-t-elle d'ailleurs par lancer d'un ton énervé.

- Tu tiens vraiment à savoir comment ils font des mutants des armes ?

Kate fronça encore davantage les sourcils.

- Que … Gibbs te l'as dit ?! Tu comptais me le dire quand ?

- Figure toi, Katie, que j'avais du mal à savoir comment t'apprendre cette nouvelle, parce que balancer « ils ont été lobotomisés » au détour d'une conversation sur la question « dois-je te frapper avec la crosse de mon arme ou non », c'était un peu compliqué !

Tout comme dans la salle secrète précédemment, le silence tomba brutalement, et Kate resta immobile, les bras pantelants et la bouche entrouverte.

- Ils … commença-t-elle sans réussir à finir.

Elle déglutit et parvint à reprendre, d'une voix blanche :

- Ziva est là-bas. Ils l'ont récupérée.

- Oui. Et si je te ramène là-bas, tu peux être sûre de ce qui t'attends. Tu en sais trop pour eux. Je ne sais pas ce qui va arriver à Callaghan, s'ils vont le croire ou non, mais peu importe, lui mérite ce qui l'attend. Alors je préfère rester ici avec toi et aviser par la suite, attendre qu'ils n'aient plus de temps à accorder à l'éventuelle lobotomisation d'un potentiel témoin gênant comme toi. Et ce n'est en aucun cas une question d'être un mutant ou non, Kate, parce que figure-toi que sur ce plan-là, je ne vaux pas mieux que toi.

Il avait déblatéré son discours d'une traite et toute envie de blaguer avait disparu de son visage, laissant les traits neutres et le regard perçant qu'il arborait quand il était sérieux, visage que Kate ne voyait que rarement mais qui l'impressionnait toujours.

Elle se radoucit et relâcha ses épaules, ses yeux se perdant un instant dans la contemplation aveugle de la cravate que portait Tony.

- Et maintenant ? Tenta-t-elle enfin.

- Maintenant, on attend le feu d'artifice, Katie.

ooo

Elle avait envie de vomir. Sa tête tournait. Des étoiles dansaient devant ses pupilles.

Elle s'était trop donnée. Son corps tout entier lui criait de s'arrêter.

Mais elle n'avait pas le choix. Les scientifiques qui l'observaient savaient comment la persuader, et elle était trop sensible pour ne pas céder – qui aurait pu le croire.

De plus, elle savait que ce n'était qu'un début. Elle savait ce qui l'attendait. Ils voulaient être sûrs de ce dans quoi ils s'engageaient.

Certes, une opération telle que la lobotomie était coûteux, dangereux, et prenait du temps. Aussi, ce soir, dans les profondeurs des laboratoires, il fallait faire un choix. Qui ferait la meilleure arme ?

Ziva avait vu d'autres jeunes gens passer devant elle, derrière les vitres de plexiglas. Mais surtout, elle avait vu les yeux grands ouverts de cette petite fille, mortifiée au possible. Elle n'avait pas pu être insensible à cela.

L'israélienne n'avait pas choisi de leur montrer l'étendue de ses pouvoirs. Elle n'avait pas le choix. Si elle ne donnait pas tout ce qu'elle avait pour déjouer balles, armes, bombes et autres types d'objets meurtriers, ce n'était pas elle qui mourrait, mais la petite fille mutante attachée dans la salle dans laquelle elle était enfermée.

C'était l'enfant qui était visée. Pour la sauver, Ziva n'avait d'autre choix que, inlassablement, retenir tout ce qui risquait de la tuer. Se battre, encore et encore. Dans son esprit, tout était clair : plutôt mourir d'épuisement que de laisser cette fillette se faire tuer sous ses yeux.

Alors elle déchaînait ses pouvoirs. Tant pis si elle était « choisie ». L'essentiel était de sauver la fillette.

Elle n'avait pas spécialement envie de devenir une arme… même si elle se demandait ce qu'allaient devenir les autres mutants prisonniers ici, ceux qui n'avaient pas suffisamment de « compétences », ceux pas assez « résistants », ceux dont les capacités n'était pas « époustouflantes ».

- Recommencez. Lui ordonna une voix grésillante.

Elle déglutit et releva la tête, croisant, parmi le groupe de ses admirateurs, le regard intrigué de Tom Blake.

Il faisait sans cesse des tours, disparaissait, revenait la voir, discutait, regardait les installations. Il n'avait pas l'air très à l'aise qu'elle le fixe de la sorte.

Sans qu'elle ne sut dire exactement ce qui la révulsait – un tout, sans doute –, le visage du directeur de la LAM la mit dans une colère noire. Elle émit un léger sourire, et se releva de la chaise sur laquelle elle s'était posée pour souffler.

Il est vrai que la dernière démonstration qu'elle venait d'effectuer était plutôt époustouflante. C'est sans doute pour cela que les scientifiques l'avaient laissée se reposer quelques instants.

La petite fille mutante était toujours attachée sur sa chaise, à presque trois mètres de distance. Ses yeux étaient toujours grands ouverts, mais elle semblait avoir moins peur. Ziva savait à quoi cela était dû. La confiance.

Et elle ne comptait pas laisser tomber cette confiance que lui accordait l'enfant.

Sans quitter Tom Blake des yeux, elle se redressa alors et s'approcha de la fillette. Une chaîne d'un matériau transparent, attachée autour de la cheville de l'israélienne, l'empêchait de s'approcher trop près, seulement à un mètre.

C'était cependant suffisant.

Ziva ferma les yeux. Inspira une profonde bouffée d'oxygène. Et les rouvrit en sentant les vibrations sous ses pieds. Trois fusils mitrailleurs, un à sa droite, l'autre à sa gauche, et l'autre en face, sortirent de cavités dans le mur et visèrent la fillette.

L'esprit de l'israélienne se vida. Ses yeux ne devinrent plus qu'une fente. La petite fille ne la quittait pas des yeux, luttant contre la peur inspirée par les trois armes pointées sur elle.

Et le chaos se déclencha.

Une tornade d'électricité jaillit du corps de l'israélienne, et se mit à tournoyer avec force, jusqu'à ne plus former un mur circulaire presque opaque. Le cercle s'agrandit, englobant la petite fille qui retint un glapissement de peur. Puis les mitraillettes se déclenchèrent, et toutes les balles furent invariablement déviées par le champ de force pour être projetées sur les murs de la pièce.

Ziva comptait les secondes, écoutant les bruits des fusils. Elle lutta de toute la force de son corps et de son esprit, 5, 10, 20 secondes.

Puis quelque chose se déconnecta, le champ de force disparut et le silence revint, assourdissant, grésillant.

Et la jeune femme tomba sur le sol avec un bruit mat, vaincue par l'épuisement.


1- Que pensez vous de la manière de rendre "réaliste" l'accident de Kate, et le Tate du chapitre dans son intégralité ? (j'adore ce duo)

2- La prise des décisions au sein de la pièce secrète ? Le rôle joué par chacun ?

3- Ziva, et ce qui lui arrive ?

4- Une remarque à faire, un passage favori à citer ?