Au grand dam du blond, vous décidez de rester sur les quais à attendre bien sagement le prochain train.

Il garde cependant une main fièrement placée sur votre cuisse. Vous ne vous en défaites pas, au point où vous en êtes. C'est l'occasion de faire plus ample connaissance avec ce Russell.

- Et vous, qu'allez-vous faire à Central ? Vous demandez.

- Eh bien, dans un premier temps, je vais vous inviter chez moi et puis, nous verrons ensuite.

Il ne semble pas avoir compris le premier sens de votre question. Vous rougissez légèrement en imaginant ce qu'il peut bien se passer dans la tête de ce type mais vous êtes également curieuse de connaitre l'étendue de ses connaissances.

- Faîtes attention, n'oubliez pas ce que vous avez dit : les femmes alchimistes sont les plus dangereuses.

- J'aime le danger, vous susurre-t-il en approchant son visage de votre oreille.

Son souffle vous balaie la peau, vous frissonnez. Vous étouffez un cri de surprise lorsque sa bouche frôle votre lobe d'oreille. Il s'applique à vous faire subir toute sorte de caresses auxquelles vous ne restez pas indifférente. Sa main, déposée au préalable sur votre cuisse, remonte dangereusement tandis que vous soupirez de bonheur. Si quelqu'un passe par là, il pourrait crier à attentat à la pudeur sur la voie publique. Sa bouche abandonne votre oreille et descend lentement jusqu'à votre cou, son souffle chaud vous fait du bien dans le vent froid du matin.

Vous entendez un sifflement au loin. Déjà ? Il semblerait qu'un nouveau train entre en gare. Cette fois-ci, vous ne comptez pas le rater. Vous vous relevez tranquillement, forçant Russell à cesser ses mouvements sur vous. Vous lui reprenez cependant la main pour qu'il vous accompagne dans le wagon. Vous sillonnez celui-ci, remarquant qu'il n'y a que très peu de personne à bord, vous décidez malgré tout de vous installer sur une banquette tout au fond du compartiment.

Alors que le train redémarre, vous vous endormez paisiblement au bras de votre nouvel ami. Le chemin jusque la gare vous a fatigué et vous ne vous sentez pas rester éveillée toute la journée.

Lorsque vous vous réveillez, vous êtes toujours installées dans les bras de Russel, vous vous relevez lentement pour vous habituer à la lumière.

- Bien dormi ? Vous demande votre compagnie de banquette.

Vous lui adressez un doux sourire. Par la fenêtre, vous constatez que vous avez quitté la campagne depuis un moment. Russell vous informe qu'il y a eu un léger contretemps pendant que vous dormiez, il semblerait que le précédent train ait été la cible d'une attaque. Vous haussez les épaules, de toute façon, tant que ça ne vous arrive pas à vous, ça vous passe par-dessus la tête.

Vous constatez que de nouveaux visages ont rejoint votre wagon, notamment une troupe de militaire à l'avant. Curieuse, vous vous penchez sur le côté pour mieux voir les soldats.

- Qu'est-ce que tu fais ?

- Je mate la marchandise. Vous répondez.

Votre comportement n'a pas l'air de plaire à votre ami. Pourtant, il y a un des militaires qui retient votre attention, il est blond-châtain aux yeux bleus avec une cigarette éteinte au coin de la bouche.

Que faîtes-vous ?

Si vous décidez d'abandonner votre compagnon au profit de cet homme, allez au chapitre 69.

Si vous restez avec votre compagnon, allez au chapitre 70.