Chapitre 34 : La disparition

Même si je n'allais plus à Poudlard, j'étais heureuse. En effet, pour la première fois de ma vie, mes amis étaient enfin réunis. Ils venaient me voir tous les vendredi soirs sans exception depuis bientôt deux mois. Et à chaque nouveau vendredi qui arrivait je constatais qu'ils s'entendaient tous de mieux en mieux. Il m'arrivait même de les jalouser par moment, de regretter de plus être avec eux à Poudlard pour partager ces moments. Parfois George, venait lui aussi pour nous montrer ses toutes nouvelles inventions en exclusivité, mais Ron n'était malheureusement jamais revenu. Harry et Ginny m'avaient dit qu'il avait trop honte de lui pour me faire face. Pourtant, avec le temps, j'avais le sentiment que je lui avais pardonné. J'arrivais à comprendre le geste qu'il avait eu deux mois plus tôt, il avait simplement voulu que tout le monde sache pour moi et les Malefoy. Que tous le monde sache pourquoi lui et moi ne nous étions pas parlé pendant un moment. De toute façon, je m'en fichais à présent, j'étais heureuse malgré mon nom de famille. Et même s'il manquait Drago lors de nos vendredis soirs, nous avions nos carnets. Il ne manquait pas de me raconter chaque événement de la journée. Puis, je savais qu'il me rejoignait quoi qu'il arrive dès le départ de nos amis chaque vendredi. Il passait en effet tous ses weekend avec moi, comme avant, comme lorsque nous habitions ensemble.
Le seul point noir à ce tableau était bien évidemment notre secret. Mais après tout, si nous étions heureux comme ça... Et puis nous n'avions pas vraiment le choix. Nous étions cousins. Rita Skeeter avait raison dans son article. Ce genre de relation dérangeait, nous ne pouvions pas l'étaler au grand jour. Pourtant je l'aimais tellement... nous n'avions pas le choix, c'était notre seule manière d'être heureux. Et puis que ce soit mon cousin ne me posait personnellement aucun problème. Après tout, il suffisait juste que nous n'ayons pas d'enfants, chose dont je n'avais de toute façon pas vraiment envie.

Le paysage atlantique de France n'était pas le même en hiver, absolument pas le même. Il était même plutôt triste, alors qu'il m'avait semblé si beau en septembre. Mais peut-être était-ce dû à mon humeur. Je savais que je passerais noël seule ce soir pour la première fois de ma vie. J'avais bien entendu été invité par les Malefoy, mais Drago avait fait mine de s'y opposer violemment en disant qu'il ne voulait plus jamais me voir de loin ou de près. Cela avait fonctionné. Cela fonctionnait depuis le début à vrai dire et étrangement, ses parents ne s'étaient pas doutés une seconde qu'il passait en réalité tous ces week end chez moi. La famille Weasley m'avait également invité, mais j'avais poliment décliné l'invitation, je les appréciais tous toujours autant, mais je ne voulais pas revoir Ron pour la première fois le soir de Noel. C'était donc seule avec mon elfe de maison que j'allais le passer. Mais après tout, ce n'était qu'un soir, un stupide soir et Drago viendrait me rejoindre dans la nuit.
- Hermione ?
Mon coeur s'emballa aussitôt. Comment était-il possible que je réagisse encore comme ça à son arrivée. Allait-ce durer toujours ?
- Eh oh !
- Je suis là Drago, criai-je alors en toquant aux baies vitrées.
Il sortit à son tour sur la terrasse qui donnait sur la plage.
- Non mais t'es malade ou quoi ! S'exclama-t-il en se frictionnant les bras. Il fait super froid, rentre.
Je lui souris et me levai pour l'embrasser et le suivre à l'intérieur.
- C'est quoi ton programme alors pour ce soir ? Demanda-t-il en sortant une bouteille d'alcool d'un sac.
- Tu sais bien que je fais chez les Weasley ! M'exclamai-je en bonne comédienne.
Je lui avais en effet mentit, je n'avais pas eu le coeur à lui avouer que je passerais la soirée seule. Si il l'avait su il aurait annulé auprès de ses parents pour rester avec moi et ces derniers auraient finit par se poser des questions. Par ailleurs, il y avait peu de chance qu'il l'apprenne un jour de la bouche de nos amis étant donné qu'ils évitaient de parler de moi devant Drago. Et puis s'il devait l'apprendre, ce serait de toute façon trop tard pour revenir en arrière.
- Oui oui mais on sait jamais, tu aurais pu changer d'avis. On se retrouve toujours après hein ?
- Evidemment ! M'exclamai-je en levant les yeux au ciel.
- Je vais passer mon premier Noel sans toi, ça me fait bizarre, avoua-t-il.
- Et c'est aussi le dernier ! Une fois qu'on aura passé nos ASPIC on vivra ensemble, dis-je en souriant.
Il vient me serrer dans ses bras en grognant.
- Je n'ai vraiment pas envie d'être avec mes parents ce soir. Je ne leur ai toujours pas pardonné. L'ambiance ne va pas être à la fête.
- Drago ce sont tes parents et ils croyaient bien faire. Cela va faire deux mois maintenant et regarde nous ! Nous sommes heureux non ? Il est temps que tu passes à autre chose.
- Je te signale que si je leur pardonnais, ils ne comprenaient pas que je ne sois plus chez moi les weekend. Je te rappelle qu'ils pensent que je refuse de les voir et que je suis chez des amis.
Il n'avait pas tord, mais tout de même. Ils restaient ses parents.
- Fais un effort au moins pour ce soir. Narcissa et Lucius s'en veulent tellement.
- Arrête de les plaindre ! S'exclama-t-il.
Je n'ajoutai rien. Je n'avais pas envie de me disputer avec Drago, pas ce jour.

Alors que nous déjeunions et que Drago me racontait avec entrain la manière dont il avait battu Harry en cours de défense contre les forces du mal. Tout avait tellement changé en deux mois... Dans le récit de Drago il n'y avait aucun méchanceté, il était simplement fière d'avoir été le plus rapide, fière d'avoir battu Harry en disant que ce dernier était très doué. Déclaration qu'il n'aurait jamais fait quelques mois plus tôt. Cela me rappela malgré tout que je n'étais pas là pour voir tout ça, que je ne serais jamais là pour vivre ce nouveau Poudlard. Car oui, c'était un nouveau Poudlard, comme me l'avait décrit mes amis et Drago.
- Je ne pensais pas que nous susciterions de telles réactions, m'expliqua-t-il. Je pensais même que certains s'opposeraient violemment à nous, mais finalement tu étais la clef Hermione.
Je relevais les yeux de mon assiette en fronçant les sourcils.
- Il faudrait que tu reviennes à Poudlard, juste une fois. C'était ton rêve ! Insista-t-il. Serpentard et Gryffondor unis. Et tout ça c'est grâce à toi.
Je me contentai de lui sourire tristement.
- L'article contre Rita Skeeter ne parlera pas seulement d'elle, il parlera également de nous, continua Drago. Il parlera des deux maisons de Poudlard opposés depuis des siècles s'alliant contre cette journaliste.
- Je m'en fiche, répondis-je malgré moi. Tout ce que je veux c'est qu'elle paye pour le mal qu'elle a fait.
Drago relâcha brutalement ses couverts sur la table et se leva pour me venir se mettre derrière moi. Il se pencha et m'encercla les épaules de ses bras.
- Il faut que tu reviennes à Poudlard ma chérie, murmura-t-il dans mon oreille. Tout à changé. Tout à tellement changé. Personne ne te regardera comme une bête curieuse. Tu es au contraire le symbole de la réconciliation des maisons, tes amis ne te l'ont donc pas dit ?
- Ah oui ? Dis-je alors en me levant, me coupant de son étreinte. Et comment on se comportera l'un envers l'autre devant les autres ? Explique-moi. Dis-je en lui faisant face.
- Eh bien...
- Comme des amis ? Comme des cousins ? Il faudra que je te tape dans la main lorsque je te croiserai dans un couloir ?
- Hermione...
- Oui, désolée ! Je casse l'ambiance, répliquai-je. Mais c'est toi qui a commencé avec tes idées stupides. Cela ne m'amuse pas d'être enfermé ici pendant que vous vous amusez tous bien à Poudlard. Cela ne m'amuse pas d'avoir le compte rendus de vos semaines tous les vendredis soir et entendre à quel point j'ai tout manqué. Tout le monde semble regretter que je ne sois pas là pour voir à quel point ils sont heureux. A quel point Pansy a trouvé le garçon romantique qu'il lui fallait dans la personne de Dean, à quelle point Harry et Ginny s'aiment de plus en plus chaque jour, à quel point George fait rire Daphné chaque weekend que je passe caché ici avec toi...
- Tu es déprimé Hermione, rien de plus, ça passera...
- Et toi ? Tu n'en as pas marre de passer tes weekend ici ? Savoir que tu n'auras jamais une vie normale ne te gêne pas ?
- Non, absolument pas. Je t'aime et cela ma suffit.
- Pour l'instant, répliquai-je d'une voix triste malgré moi en m'éloignant de lui pour poser mon front contre les baies vitrées. Mais nous ne pourrons jamais être le beau couple heureux aux yeux de tous, nous ne pourrons jamais vivre officiellement ensemble, nous ne pourrons jamais avoir de famille, nous ne pourrons jamais avoir d'enfants Drago.
- Je m'en fiche, répondit-il.
- Tu dis ça maintenant...
Je sentis des bras s'enrouler autour de ma taille et Drago posa son menton sur mon épaule.
- Tu te poses trop de questions Hermione et de toute façon nous n'avons pas de solutions immédiates, cela ne sert à rien de se miner pour tout ça. Occupons-nous du moment présent et à la limite je t'autorise à voir un peu plus loin et à t'intéresser de près aux ASPIC de juin.
Je ne pus m'empêcher de laisser un petit rire m'échapper.
- Profitions de la chance qu'on a d'être ensemble plutôt. Il y a deux mois tu ne m'adressais même plus la parole. Profitions de tout ce que nous avons, fit-il en faisant glisser ma veste sur le sol.
J'allais me retourner vers Drago pour l'embrasser quand mon corps se crispa. Je sentis mon regard se décomposer et Drago me lança un regard interrogateur.
- Dégage ! M'exclamai-je alors.
- Quoi ? Fit-il d'une voix incrédule.
- Sors de chez moi !
Il écarquilla les yeux pendant que je sortais ma baguette magique pour la pointer sur lui.
- Tu sais que tu n'as pas le droit d'utiliser la magie en dehors de ...
- JE NE SUIS PLUS A POUDLARD ! Hurlai-je en agitant ma baguette sous mon nez.
- Mais Hermione ! Mais enfin ! Mais qu'est ce qu'il te prend ! Qu'est ce que tu fais avec cette baguette ? Mais baisse là enfin !
- Ferme-là ! Et sors de chez moi parce que je n'hésiterai à mon servir, dis-je d'une voix froide en secouant ma baguette ce qui pour conséquence d'en faire sortir quelques étincelles.
Drago leva les mains et sortis à reculons sur la terrasse sans pour autant me quitter des yeux.
- Explique moi ! S'exclama-t-il. Qu'est ce que tu as ?
- Ne fais pas l'innocent. J'ai compris ton petit jeux. C'est bon.
- NON JE N'AI PAS COMPRIS ! S'écriat-il alors. TU ES COMPLÈTEMENT FOLLE MA PAUVRE !
- Ouai c'est ça ! Trouve quelqu'un d'autre avec qui baiser.
Drago eut un hoquet de surprise face à ma vulgarité.
- Je ne suis pas aussi naïve que ça, expliquai-je d'une voix sifflante, mais j'avoue que tu as réussis à m'avoir jusqu'à maintenant. La situation te convient bien n'est-ce pas ? Personne ne sait que tu es un sale porc qui ne pense qu'à coucher avec moi hein ? Parce que si tu ne t'inquiètes pas de l'avenir, c'est que tu ne comptes évidemment pas le faire avec moi ! Ce qu'est j'ai pu être stupide ! M'exclama en frappant mon poing contre la baie vitrée ouverte. Tu peux dire adieu à cette situation parfaite Drago, je ne serais plus jamais ton plan cul du weekend, crachai-je.
Drago cligna des yeux plusieurs fois et lorsqu'il fit un pas vers moi en me demandant si je plaisantai, je lançai un sors à ses pieds. Juste pour lui prouver que je n'hésiterai pas à le frapper en pleine poitrine. Il dû comprendre que j'étais sérieuse car après un dernier regard, il transplana.
- Tout va bien maîtresse ?
Je me retournai vers Pulie qui se tenait à l'un des pieds de la table de la salle à manger d'un air hésitant.
- Va dans ton placard et n'en ressors pas jusqu'à nouvel ordre, je ne veux voir personne, lui ordonnai-je avant de sortir sur ma terrasse affronter le froid du mois de janvier.

Il était une heure du matin lorsque Drago se décida à retourner voir Hermione. Son repas de noel avec ses parents s'étaient très mal passé et il espérait que celui d'Hermione avec la famille Weasley lui avait permis de se remettre les idées en place. Plus il repensait à ce qu'il s'était passé en milieu de journée et moins il arrivait à comprendre. Comment Hermione avait-elle pu tout d'un coup s'imaginer une chose pareille ! Qu'il n'était là que pour coucher avec elle. C'était tout bonnement invraisemblable. Par moment, il se demandait même s'il avait vraiment vécu cette scène. Lorsqu'il posa les pieds près de la maison d'Hermione et qu'il n'obtint aucune réponse lorsqu'il frappa à la porte, il consentit à faire le tour pour toquer aux baies vitrées. Cependant, ces dernières étaient ouvertes, comme si Hermione ne les avait pas retouché après leur dispute.
- Hermione ? Cria-t-il alors en entrant dans la maison.
Il n'entendit rien.
- HERMIONE ! Cria-t-il de plus belle.
Il entendu soudain des murmures, de faibles murmures. Il tendit l'oreille pour savoir d'où ils provenaient. En s'approchant de la cuisine, il constata que ce qu'il entendait ressemblait plus à des complaintes, à des gémissements. Il tendit de nouveau l'oreille. Cela menait à l'un des grands placards de la cuisine. Non, ce n'était pas un placard, c'était la minuscule pièce qui servait de chambre à Pulie, l'elfe d'Hermione.
- Pulie est au mauvais elfe de maison...sanglotait la voix. Pulie est un mauvais elfe de maison, pulie est un mauvais elfe de maison.
Drago ouvrit la porte en grand ce qui eu pour conséquence de faire sursauter l'elfe.
- Où est Hermione ? Demanda-t-il.
Il n'eut le droit qu'à un regard terrorisé pour réponse. Drago empoigna alors Pulie par ce qui lui servait de vêtement pour le sortir de la petite pièce.
- OU EST HERMIONE ?! Hurla-t-il.
- Pulie n'a rien pu faire, finit par dire l'elfe en éclatant en sanglots. Pulie est au mauvais elfe de maison ! Pulie ...
- QUE S'EST-IL PASSE ? Insista Drago en secouant davantage l'elfe.
- Ils l'ont emmené ! Expliqua Pulie en redoublant de sanglots. Ils ont enlevé ma maîtresse ! Mais Pulie ne pouvait rien faire, sa maîtresse lui avait ordonné de rester dans le placard. Je n'ai pu que regarder par le trou de la serrure...
- MAIS QUI ?! QUI A EMMENÉ HERMIONE ? QUIIIIII ?!
Drago cru qu'il allait se briser la voix
- Les elfes des eaux, répondit Pulie dans un nouveau couinement de terreur.
Drago fixa l'elfe d'un air totalement incrédule pendant plusieurs secondes avant de se ruer sur la terrasse.
Son coeur sembla s'arrêter lorsqu'il une baguette au sol. Il l'attrapa aussitôt. C'était celle d'Hermione.

Point de vu de Drago

Pulie mentait Hermione n'avait pu être enlevé ou je ne sais quoi. Hermione était tout simplement encore chez les Weasley pour le réveillon de Noel. Je transplanai aussitôt jusqu'à la maison étrangement tordue de cette famille.
Lorsque je frappai énergiquement à la porte d'entrée, l'espoir me gagna. Le brouhaha m'indiquait qu'ils n'avaient pas encore finit leur repas. Ce fut M Weasley qui m'ouvrit. Ce dernier fronça les sourcils lorsqu'il me reconnu. Je n'attendis pas qu'il dise quoi que ce soit et me ruai à l'intérieur de la maison, jusqu'à la grande table.
- Drago ?! S'exclamèrent Ginny et Harry d'une même voix.
- Où est Hermione ? Demandai-je en passant d'un visage à un autre.
- Elle n'est pas là... répondit Ginny d'une voix hésitante.
- Elle est partie il y a longtemps ? Insistai-je.
Tous se regardèrent en fronçant les sourcils.
- Je vous pose une question ! M'exclamai-je.
- Oh calme toi Malefoy ! C'est Noel et tu es chez nous là, lui signala Percy.
- Hermione n'était pas là, dit alors Ginny en se levant de sa chaise.
- Elle a annulé ? Demandai-je désespéré.
- Elle avait décliné notre invitation, continua-t-elle. Elle n'était donc pas prévu au repas.
- Mais elle m'a assuré ce midi qu'elle passait noel avec vous ! Dis-je complètement affolé.
Harry se leva et contourna la table pour me rejoindre. Il posa une main réconfortante sur mon épaule.
- Drago, je ne sais pas ce qu'il t'arrive mais tu ne vois plus Hermione depuis deux mois, tu te souviens ?
Je vis l'ensemble de leur grande table me regarder d'un air triste.
- Mais bien sûr que si ! M'exclamai-je en balançant mes bras en l'air. Vous pensiez vraiment que j'allais la laisser tomber ? J'ai passé tous mes weekend avec elle !
- Ah ! Ne pus s'empêcher de s'exclamer Ginny en fixant Harry.
Visiblement cette dernière s'était doutée de quelque chose.
- J'étais avec elle ce midi, poursuivis-je, mais on s'est un peu disputé et je suis partis. En fait, c'est plutôt Hermione qui m'a accusé de toute sorte de chose bizarre, elle ne semblait plus elle même et m'a même menacé de sa baguette.
- Bon et quel est le problème ? Demanda soudain Ron.
- Je reviens de chez elle là. Je voulais voir si elle était calmée pour que nous puissions discuter, mais elle n'y était pas. J'ai retrouvé sa baguette sur sa terrasse et son elfe m'a dit qu...
- Son elfe a dit quoi ? Insista Ginny en rejoignant Harry qui se tenait debout face à moi.
- Il a dit que des elfes des eaux l'avaient emmené, parvins-je à dire d'une voix torturée. Mais elle est là, n'est ce pas ? Vous me faites une blague hein ? Ou peut-être qu'elle a tout manigancé pour ne plus me voir ? Si c'est le cas, je respecterai sa volonté de couper les ponts avec moi, mais dites-moi la vérité ! Elle va bien et elle est ici n'est-ce pas ? Insistai-je d'une voix tremblante. N'est-ce pas ?