Bonsoir à toutes,

tout d'abord, je tiens à m'excuser pour ce retard de quatre jours. Comme vous savez, je suis étudiante en musique et j'avais concerts sur concerts. Ayant rattrapé l'avance que j'avais pris, je n'avais plus de chapitre en stock. Du coup, comme tous mes chapitres d'avance ont été utilisés et n'ayant pas pu écrire la suite, je n'ai pas posté. Voilà pourquoi aucun chapitre a été publié samedi.

Rassurez-vous, je suis en vacance (Zone A), donc je vais pouvoir écrire et m'avancer.

Sinon, pour ce chapitre, on fait un bon dans le temps. Pas énorme, je vous rassure, mais on fait un bond d'un mois entier. Quelques réponses à certaines questions seront présentes dans ce chapitre, mais pas toutes.

Bonne lecture :-)


Un mois. Un mois que je connaissais la vérité. Un mois que le comportement de ma femme s'était nettement amélioré, un mois que nous rayonnions de bonheur. Un mois que je lui avais promis de les juger moi-même, un mois que les choses avaient bougé. J'étais fier de moi, j'avais tenu ma promesse. Certes, au départ, j'étais réticent, mais bien vite, je me suis laissé convaincre. Il ne fallait pas que cela se reproduise. En un mois, nous n'avions pas cessé une seule seconde de parler, si bien que nos relations s'étaient améliorées.

- A quoi tu penses ? Me questionna ma femme, allongée à mes côtés.

- Je pensais à tout ce dont nous avions discuté durant ces dernier mois, à toute cette histoire, au fait que j'ai fait payer cet hôpital pour te ce qu'ils t'ont fait.

- Je suis contente, m'avoua-t-elle, sa tête couchée sur mon torse.

- De quoi ? Me enquis-je, resserrant mes bras autour d'elle.

- Cette histoire, le fait d'avoir arrêté les méchants... Ca c'est bien fini, dit-elle en souriant.

- Oui, confirmai-je, sans grande conviction.

- Tu n'as pas l'air content ? Ca te plaît pas que les méchants aient quitté l'hôpital ?

- Ce n'est pas ça, c'est que... J'aurais aimé les punir, leur citer la sentence moi-même, mais ce n'était pas possible...

- ... étant donné que tu étais mon mari, je sais, termina-t-elle pour moi.

Je soufflais. Inévitablement, lorsque ma femme m'avait confié toute cette histoire, lorsque Isabella m'avait demandé de juger moi-même les médecins et infirmières ayant participé de loin ou de près à son avortement, je savais que je ne pas devais m'impliquer davantage. Cependant, l'un comme l'autre espérions que la décision serait juste et rapide. Même si je ne pouvais pas avoir l'enquête en charge, j'avais usé de mon influence pour que cette histoire soit rapidement réglée par un confrère spécialisé dans les affaires de ce genre et pourtant présent dans un autre compté.

- Tu sais, si nous n'étions pas si proches ou même en couple, j'aurais été plus féroce et plus... Je ne les aurais pas laissé passer avec un simple avertissement.

- Oui, mais il faut s'estimer heureux que l'hôpital les aient renvoyés. D'ailleurs, on ne peut rien espérer de plus, me rappela-t-elle.

- C'est vrai, mais ils ne te feront plus rien, maintenant, alors tu peux être tranquille avec cela. Je sais que toute cette histoire te pèse encore.

- Ce n'est pas vraiment cela qui me pèse. Je veux dire, cette histoire de ne jamais connaître notre bébé me torture l'esprit... Et puis... savoir qu'ils pourront à nouveau exercer dans un autre hôpital que le Julian's, ne m'enchante guère. Ils pourront toujours recommencer leur petit manège dans un autre établissement.

- Je ne pense pas...

- Ah oui ? Et pourquoi ?

Bella s'était maintenant relevée sur ses coudes.

- Ben, Carlisle m'a dit que depuis cela, le Dr Campbell a pris une retraite anticipée. Apparemment, il était en saturation depuis quelques mois, d'où ses propos envers toi.

- Et les infirmières ?

- Elles ont fini par démissionner pour rejoindre à nouveau l'université, mais j'ignore dans quelle branche.

- Ben j'espère que leur nouvelle formation sera plus apte à supporter ces comportements.

- Ne t'en fais pas ! Souris-je.

J'aimais la voir ainsi, j'aimais la voir vivante.

- Ton père travaille toujours au Julian's ? Me questionna ma femme.

- En fait, maman m'a dit tout à l'heure, lorsque tu étais sous la douche, que depuis peu, papa avait démissionné. Il a reçu une proposition pour le Royal's hospital.

Suite à cette histoire, mon père travaillant au Julian's, cet hôpital même où Bella s'était faite avortée, avait préféré quitter cet endroit. Fort heureusement pour lui, il a pu, dans la foulée, trouver un autre hôpital, plus prestigieux que le précédent et où les soins effectués étaient meilleurs.

- Le Royal hospital ? Tu veux dire, l'hôpital des stars et des riches ?

- C'est tout à fait ça, confirmai-je, devant sa joie enfantine;

- C'est génial. Il devrait accepter. Ainsi, je pourrais trouver des prétextes pour me faire soigner. J'ai entendu dire qu'ils y soignaient Robert Pattinson pour dépression. Tu t'imagines ? Je pourrais y aller et je bifurquerai avant le bureau de Carlisle, pour me rendre dans la chambre de la star.

- Oui et ses gardes du corps ne te laisserait pas rentrer ! Me moquai-je gentiment.

- Pas si je fais croire que je suis une infirmière ou que je me suis trompée.

Bella et son dévouement envers la célèbre star de cinéma...

- Tu sais que je vais finir par être jaloux ? La taquinai-je.

- Oui, mais tu sais bien que Rob restera mon unique amour, m'offrit-elle en souriant de toutes ses dents.

- Ah ouais ? Ok, alors c'est officiel, je suis jaloux ! Me plaignis-je, les bras croisés sur mon torse.

- Oh, mais je sais que tu bluffes ! Tu bluffes toujours, de toute façon !

Comme pour illustrer mes propos, je fis mine de tourner la tête, me renfrognant comme un enfant de cinq ans n'ayant pas eu son jouet fétiche.

- OK, alors puisque c'est ainsi, je fais la grève du sexe pendant six mois !

- Tu n'arriverais pas tenir, lui dis-je.

Bien évidemment, c'était plus moi qui ne tiendrait pas, mais je m'en contrefichais. J'aimais ce petit jeu que nous avions installé depuis ces quatre derniers jours. Ce fut aussi à cette période, que nous avions recommencé à être intime. Bien qu'au départ elle me repoussa, car elle craignait d'avoir mal, depuis nos retrouvailles, il y a quatre jours, on ne cessait de se rapprocher, de se taquiner. Nos corps aussi le réclamaient d'ailleurs.

Pourtant, au début, j'ai bien cru ne jamais avoir droit à cela, du fait de la tristesse constante de ma femme. C'est vrai, Bella n'arrêtait pas de pleurer, mais petit à petit, elle a fini par se calmer, jusqu'à devenir proche de moi. Si bien que nos nuits étaient... torrides. A priori, discuter avec elle de longues heures durant et pendant plusieurs jours avait du bon. Fort heureusement pour nous, mon père était en vacances pour quelques jours, sinon...

- Si, j'y arriverai ! Me réveilla-t-elle de mes songes.

Elle avait parlé ces derniers mots en se levant du lit. Bien évidemment, je la retins de ma main, posée sur son ventre. Elle sourit, se forçant à s'échapper de ma prise

- Tu vois, c'est toi qui veut rester !

- Non, c'est toi qui me retient, me contredit-elle, près de mon corps, proche mes lèvres désormais.

- Euh... Non, je crois pas, moi !

A peine eus-je dit ces mots, que je la lâchais.

- Cela dit, restée ici, à tes côtés, ne me plaît plus !

Elle se pencha sur mes lèvres, mais ne les toucha pas. Je me penchai pour les capturer, mais elle se recula. C'était prévisible. Depuis quelques temps, Isabella aimait me promettre un baiser pour me le reprendre ensuite. Un peu comme là, un peu comme ces derniers jours...

- Hey, mon baiser ? Criai-je, depuis mon lit.

- Viens le chercher, assena-t-elle, arpentant le couloir en petite culotte et débardeur.

La voir se déhancher ainsi me tenta, mais puisqu'elle voulait jouer, j'allais la faire languir. Aussi, bien qu'elle eut espéré que je lui courre après, je ne fis rien et restai à ma place. Rapidement, je pus la sentir revenir sur le lit, faire comme si de rien n'était. Moi, je faisais semblant de dormir.

- Je sais que tu ne dors pas, se manifesta-t-elle, au bout de quelques secondes.

Je ne répondis rien, faisant semblant de ne pas l'entendre.

- Tu ne dors pas, tes lèvres ont bougé.

Je me montrais toujours muet.

- Tu souris, je t'ai vu !

J'ouvris les yeux, la vis assise sur mon lit et me levai. Je la fixais, avant de l'attraper sous les aisselles.

- Edward, tu me chatouilles, rit-elle aux éclats.

- Alors, on réveille son époux, hein ?

Je me vengeais, en la chatouillant encore plus. Dire que l'on agissait comme des gamins serait exact, mais comme des gamins heureux et amoureux, serait encore plus vrai.

- Edward... tu... me... arrête, articula-t-elle difficilement, sous le coup de ma douce torture.

- Ca t'apprendra à me réveiller, l'accusai-je.

- OK, pou... pouce... Temps mort !

Afin qu'elle puisse reprendre son souffle, uniquement pour cela d'ailleurs, je la lâchais. Elle se recoiffa, avant de me regarder.

- Tu arriveras toujours à tes fins, par vrai ?
- Mes fins ?
- Me mettre dans ton lit ! Ça fait partie de tes plans, je me trompe .
- Vous me connaissez bien, j'ai l'impression, chère Madame Cullen !
- Plus que vous ne le pensez, cher Monsieur Cullen !
Comme pour accompagner ses mots, je me penchais sur ses lèvres. Cela dit, je me ravisais au dernier moment.
- Ce n'est pas juste, tu n'as pas le droit de me tenter comme tu le fais, chouina-t-elle.
- Ce n'est que revanche !
- Ah ouais ?
- Ouais !

- Bonjour les enfants, nous salua une voix familière.
- Renée ? S'enquit Bella.
- Oh, je vois que mon arrivée te réjouit !
- Que fais-tu ici ? Et à cette heure en plus ? Manifesta-t-elle son mécontentement.
- Calme-toi ma fille. J'étais venue te voir, je dois te parler d'un truc très important.
- Ça ne pouvait pas attendre ?
- Non, je le crains. Joli ton accoutrement, Edward !
- Bon, maman ! Tu craches le morceau, oui ?
- Tiens, ce n'est plus Renée, maintenant !

Une chose cependant qui n'avait pas changé, durant ce dernier mois: les relations entre Bella et sa mère.

- Peu importe !

- Renée, que nous vaut votre visite ? Tentai-je de changer de sujet.

- Oh ! Eh bien, comme vous le savez tous les deux, suite à ton avortement, j'ai décalé la date du mariage.

- Oui, c'est vrai que tu as fait un acte héroïque, maugréa Bella.

Sa mère la fusilla du regard, avant de poursuivre...

- Je savais que ton avortement c'était mal passé, qu'il te fallait du soutien.

- Tu parles d'un soutien ! Sans cesse dans mes jupons... C'est sûr que là, j'ai pu me reposer.

- Bella, je sais que tu es en colère contre moi pour le passé, mais...

- Non, je ne suis pas en colère, je t'en veux. Ce n'est pas la même chose !

Ma belle-mère sembla l'ignorer et continua...

- Bref, je suis venue pour te dire, que maintenant, je n'ai pas de témoin, ni de demoiselle d'honneur. Tu accepterais de remplir ce rôle ?

- C'est une plaisanterie ?

- Non, pourquoi ?

- Renée, j'ai toujours une dent contre toi. Je ne vois pas pourquoi je viendrai à ton mariage, cracha ma femme.

- J'ai besoin de toi, s'exclama la quinquagénaire, les yeux humides.

- Oh, ça y est, elle va pleurer !

- J'ai mal de t'avoir blessée par le passé, mais ne pourrait-on pas faire table rase de tout cela ? Ne pourrait-on pas faire abstraction des querelles ?

- Je ne crois pas, non !

- Pourtant, tu n'as aucune pudeur à te montrer vêtue ainsi. Tu n'as donc pas de gêne à venir à la cérémonie, lui reprocha-t-elle.

- Non, c'est hors de question. Je ne peux pas faire comme si de rien n'était, je ne peux pas oublier le passé et faire bonne figure ce jour-là. Ce serait trop pour moi !

- Tu es comme ça parce que c'est ton manque certain pour les relations sexuelles ? Je sais qu'un avortement empêche de coucher avec son mari, mais cela pourrait expliquer les sautes d'humeur d'une femme, tes sautes d'humeur à toi.

OK, c'était encore pire que ce que je croyais. Heureusement que j'ai préféré ignorer ce que Renée m'avait dit, un mois avant, sinon, cela aurait sans doute conduit à la ruine de mon couple. J'avais préféré oublier cette idée et ne rien dire à Bella... Mais, en revoyant Renée, tout me revint en mémoire. J'étais plus que jamais sûr de mes choix.

- Je n'ai pas de saute d'humeur, OK ? Enfin, là, j'en ai, mais c'est toi qui m'en procure. Et puis, pour ta gouverne, mon médecin m'a incitée à coucher avec mon époux après trois semaines d'arrêt. Ce qui signifie que ça fait quatre merveilleux jours qu'Edward et moi avons fait l'amour, car quand on s'aime, on fait l'amour et on ne couche pas, lui cracha-t-elle en pleine figure.

- Alors, pourquoi es-tu si méchante envers moi ?

- Edward, aide-moi, me supplia ma douce.

- Ce que Bella essaye de vous dire, c'est que depuis son avortement, le médecin lui a clairement donné l'autorisation d'être plus intime avec moi, après trois semaines. Hélàs, ce délais est passé, puisque cela a fait un mois samedi, soit il y a cinq jours, que l'avortement a eu lieu. Si Bella, en revanche est si... distante et froide avec vous, c'est tout simplement, car elle vous en veut encore du passé.

- Mais, j'ai changé !
- Bah, on ne dirait pas !
- Mais, Bella...
- Mais, Renée, l'imita mon épouse.
- Bon stop ! On ne va pas recommencer.
- C'est elle qui a commencé en venant ici !
- Bella !
- Je suis désolée, je n'aurais jamais dû...
- C'est sûr, tu serais ne jamais revenu dans ma vie et...
Un léger coup porté à la porte interrompit ma femme, nous surprenant en même temps.
- Tu es venue, ton chauffeur t'attend !
- Mais, Bella, je n'ai pas pris de taxi. J'ai ma voiture, se défendit Renée.
- Oh lala, un crime va avoir lieu. Attention, l'alcoolique de service a pris le volant en état d'ébriété, la rembarra Bella.
- Bella, tu attendais quelqu'un . M'intéressai-je, afin de calmer la situation.
- Non et toi ?
- Non !
Je me dirigeai vers la porte et l'ouvris rapidement. Cela dit, je ne vis rien, le champ de vision devant moi était vide. Génial, le visiteur était parti. Je m'apprêtais à refermer la porte, quand soudain, mon regard dévia sur le sol et apercevait un petit paquet rectangulaire. Je le pris, refermai la porte et me dirigeai vers le salon, là où se trouvaient les deux femmes.

- Un admirateur secret, Edward ?

- Je ne crois pas, c'est un paquet qui t'est personnellement adressé, Bella !

- Ah bon ? Qui cela peut bien être ? Se réjouit-elle.

Elle attrapa la boîte. Je souris, même si cela me semblait curieux. Bella avait-elle un admirateur secret ?

- Oh bon sang ! Jura Renée.

Je reportais mon attention sur la boîte et me figeais. Qui avait osé ? Qui avait pu faire cela ? Ce n'était pas possible, on devait rêver. Bella, quant à elle, n'était plus avec nous, devenue blanche d'un seul coup. Son corps tremblait, avant qu'elle ne s'effondre sur le canapé.

Alors, verdict ?

Bon, c'est vrai qu'Edward n'a pas rapporté

les propos de Renée

à sa femme,

mais ça viendra.

magali :

Je te réponds ici

Je suis contente que ta fic te détende après el boulot.

Je te remercie de m'avoir signalé cette erreur,

je vais la corriger.

J'espère juste ne pas oublier entre temps,

car j'ai une petite mémoire de poisson :-)

Quant à ces infirmières, tout sera dit très vite.

Merci pour ta review, bisous la miss :-)


anges0112:

Au début, il l'a mal pris,

certes,

mais bien qu'il ait compris,

rien ne sera facile pour eux.

Je leur réserve plein de choses encore

(sourire malicieux)

ce qui n'est pas encore pour tout de suite,

comme tu l'as deviné.

L'histoire des infirmières sera connue assez rapidement.

Bisous et merci pour ta review mamzelle :-)


vicki

Salut la miss,

je suis contente que tu trouves cette histoire toujours aussi bien.

J'ai parfois peur que mes lectrices se lassent de mes écrits,

mais apparemment, non.

Sinon, pour Edward,

je pense que tu as obtenu ta réponse.

Si tu as d'autres questions,

n'hésite pas ;)


Merci à vous toutes

A samedi

Prenez soin de vous

Gros bisous, LuneBlanche :-)