Goût du travail bien fait

Parfois, on voyait deux kunoichi qui prenaient le thé en terrasse en plein après-midi. Elles avaient le sourire aux lèvres et discutaient dans une bonne humeur idyllique. À coup sûr, elles parlaient papier peint, aménagements domestiques, vêtements ou vie de famille. De quoi pouvaient-elles parler d'autres avec des sourires si lumineux ?

Sakura souriait parce que le soleil sur sa peau lui faisait toujours cet effet. Et elle n'avait aucun mal à évoquer ce prisonnier, qu'elle avait du soigner, avec bonne humeur. Certes c'était énervant qu'elle ne puisse déterminer si ce pseudo-patient était fou ou s'il faisait semblant pour éviter la prison.

Ce n'était pas la première fois. Tout le monde avait peur de finir en prison. Hinata en avait pris la direction il y a quatre ans et certains disaient qu'ils préféraient les cachots d'Ibiki. À croire que le petit ange des Hyuga recelait finalement de cruauté.

Elle s'en débarrassait au boulot et pouvait ainsi garder sa puritaine de réputation intacte. Sakura en était jalouse. Au contraire elle devait se comporter bien à l'hôpital. Elle devait même être impeccable. Ino s'amusait certainement plus qu'elle.

De temps en temps, elle avait des missions hors du village mais le plus souvent elle était chargée des interrogatoires ou supervisée des missions de renseignement. La difficulté était sur la longue durée mais Ino avait l'endurance mentale pour.

Et c'était justement à elle que Sakura demandait de l'aide pour déterminer si ce blessé était bel et bien fou. La belle blonde était habituée aux menteurs et aux bluffeurs. Elle les reconnaissait de loin. Et elle adorait cela.

Ino adorait son métier. Évidement qu'elle en parlait avec le sourire. Peu importe qu'elle utilise parfois des méthodes douteuses elle aussi, ce n'était qu'un juste retour des choses.

Les mauvaises actions étaient punies. Les bonnes étaient récompensées. Elles n'avaient pas besoin de plus. Elles étaient des kunoichi.