The Screamers Fr
Coucou tout le monde,
Et non ceci n'est pas une hallucination, c'est bien le retour de The Screamers ! Je sais que j'ai mis encore une fois beauuuuuuuuucoup de temps à le publier mais après mes supers vacances en Italie avec mon double spirituel adoré, et la visite de mon ptit cœur, c'était dur de s'y remettre. En tout cas, comme vous le voyez, je suis de retour, c'est donc qu'aucun rital n'a su me faire succomber, de toute façon, je ne jure que par un bel anglais…
Alors je vous remercie encore toutes du fond du cœur pour votre soutien, votre patience et vos petits mots, vous êtes adorables et je remercie aussi celles qui mettent des alertes ou des favorites pour cette fic ou les autres ! Par contre, à la charmante personne (non inscrite évidemment) que je ne prendrai même pas la peine de nommer qui n'a jamais laissé de review auparavant et qui sans dire bonjour, ni ouf, ni merde, me laisse « A quand la suite ? » je n'ai qu'une chose à dire, si les délais ne te vont pas, tu n'as qu'à lire la VO ou aller voir plus loin parce que ma vie passe avant !
Même si j'ai brillé par mon absence dernièrement, je dédie ce chapitre à mes Tpas chéries et à mes deux adorées, vous me manquez !
Remerciements aux non-inscrites :
Malula : Contente que tu aies aimé ce chapitre et merci, mes vacances étaient super ! Bizz
Laccro : Je sais qu'en Italie aussi ils ont internet mais depuis le temps que je suis seule, tu crois que si je trouvais un homme, je passerais mon temps sur mon PC ? mdr. Merci d'être fidèle au poste. Bizz
PrincetonGirl818 : Merci d'être là depuis le début !
Coco : Mais toi aussi TU M'AS MANQUE ! lol. C'est vrai que Bella a du mérite de pas avoir réagi plus violemment que ça par rapport à sa mère. Alors est ce que ton plombier a réussi à faire rentrer une baignoire spéciale pour les lemons de The Screamers dans ta salle de bains ?, Ce serait terrible ça, mdr. Pour ton annonce pour trouver un Edward et son Godzy, je te le dis tout de suite, tu peux oublier, j'ai essayé pendant longtemps et RIEN ! Alors l'Italie ça s'est super bien passé et t'en fais pas je suis rentrée pour flinguer en personne tes Pamper super Maxi^^ Merci pour la poilade habituelle ! Gros bisous.
O0o-Eden-o0o : Waouh, même si je suis que la traductrice t'as pas idée à quel point ça peut me faire plaisir de lire toit le bien que tu penses de cette histoire ! Et pour la suite… la voilà ! Merci beaucoup pour tout, ta review m'a vraiment fait super plaisir ! Bizz
L : J'ADOOOOORE tes reviews, c'est toujours du bonheur et t'en fais pas je l'ai dit, j'irai jusqu'au bout de cette fic, en même temps, y a plus que 3 chapitres… Mais quand même un énoooooorme merci de me soutenir, de me faire marrer et aussi pour être accro à cette histoire. Bisous
Dian4a : Merci, merci, je vais bien ! Je suis contente que tu aies aimé le chapitre et les explications de Renée. Merci encore. Bisous
Man0n : Alors je te décerne la Palme d'Or pour avoir relu tous les chapitres et t'être dévouée pour être ma 3000° review ( et quelle review d'ailleurs, tu peux être fière^^), ça me fait super plaisir ! J'aurais cru que cette fiction en attirerait autant et encore moins des lectrices aussi dévouées alors le mot est faible mais un immense merci ! Bisous.
Akesia : Je ne sais pas si tu passeras par ici mais merci beaucoup, je suis touchée que mes histoires te plaisent ! Bizz
Disclaimer :
Les personnages appartiennent à S. Meyer et l'histoire à KiyaRaven, je ne fais que traduire !
Chapitre 36 : Simplement être
Edward POV
Je passai les sacs de course en plastique dans une main pour pouvoir lever l'autre et faire un signe. Renée me sourît chaleureusement et me fît également un signe de la main, puis baissa de nouveau les yeux vers le livre sur ses genoux alors que je traversais la rue en direction de notre immeuble.
Cela faisait trois semaines que la confrontation avait eu lieu et c'était maintenant devenu quelque chose de régulier que de la voir ici, assise avec contentement sur le banc du parc en face de notre appartement... Comme elle l'avait dit, elle venait ici chaque jour après le travail et s'asseyait pour plusieurs heures durant lesquelles elle lisait principalement, mais parfois elle ne faisait que regarder les gens et fixer les voitures qui passaient. Durant les semaines passées, elle avait aussi pris l'habitude de venir les samedis, passant la matinée sur son banc avant de disparaitre vers l'heure du déjeuner et de revenir le lundi après-midi.
Je la voyais régulièrement, et bien que je n'étais pas prêt à sortir en courant et à lui acheter le trophée de la Mère de l'année, j'étais toujours poli avec elle. Je ne crois pas que je pourrais jamais lui pardonner ce qu'elle avait fait à Bella, mais pour être honnête, j'admirai son acharnement à vouloir se racheter à ses yeux.
Bella n'était toujours pas prête à laisser revenir sa mère dans sa vie et je soutenais complètement sa décision, mais c'était bon de voir que Renée semblait heureuse d'attendre, malgré tout. Elle avait toujours l'air satisfait, et quand elle partait sans avoir vu Bella, ce n'était jamais avec un air découragé. Je pense qu'elle était juste heureuse d'être proche d'elle, ne serait ce que quelques heures chaque jour.
Je ne pouvais pas le lui reprocher. Etre près de Bella me rendait heureux d'une manière que rien d'autre ne parvenait à égaler. Elle était plus satisfaisante que les drogues les plus puissantes que j'aie jamais injectées dans mon corps ignorant et illusionné, et les dernières semaines passées avec elle avaient été incroyables parce que c'était la première fois que nous avions simplement pu `être'. Je me réveillai chaque matin avec elle dans mes bras et à chaque fois, je la regardais enroulée autour de moi avec une main fermement posée sur mon torse, je remerciai Dieu de l'avoir trouvée, et malgré ma propension à tout foirer, d'avoir été capable de la garder. Il était impossible que je puisse fonctionner sans elle maintenant, et Dieu merci, je n'avais pas à le faire.
Je fis un pas dans l'ascenseur et pressai le bouton de notre étage, souriant en pensant à ma fantastique femme et à quel point elle était forte. Elle me parlait de son passé de temps en temps – me racontant des anecdotes sur les moments dont elle se souvenait affectueusement- Mais je pouvais dire que les mauvais souvenirs éclipsaient les bons et je ne savais pas si elle pourrait jamais oublier et pardonner.
J'avais compris ça.
C'était difficile d'imaginer un parent laisser son enfant traverser ce que Bella avait traversé, mais encore une fois il était difficile d'imaginer un garçon blanc privilégié sombrer dans les plus profonds abysses de la dépravation.
D'une certaine manière, nous avions tous les trois passé du temps à être esclaves de nos faiblesses. Comme la plupart des gens, nous vivions tous avec nos fardeaux, se débattant pour les endosser et s'en débarrasser avec le peu de force que nous avions. Parfois, ils nous tiraient vers le bas, vers un endroit où la force de la volonté semblait avoir cessé d'exister. Où la capacité de trouver l'énergie pour les porter semblait comme un rêve inatteignable. Où le poids de nos erreurs nous gardait ancrés à un cercle de dégout de soi et d'impuissance.
Mais j'avais trouvé le moyen de sortir de ce cercle, tout comme Bella l'avait fait et tout comme Renée. Je ne suis pas en train de dire que Renée pourrait jamais racheter ce qu'elle avait fait, ou plus exactement, ce qu'elle avait échoué à faire, mais au moins, elle avait repris le contrôle. Les fardeaux étaient toujours là, mais elle avait enfin réalisé qu'elle avait le pouvoir de les supporter elle-même, et pour ça, je lui faisais confiance.
J'ouvris la porte principale et jetai les sacs sur le comptoir de la cuisine avant que je n'en sorte le contenu pour le petit déjeuner de folie que je m'apprêtais à préparer. Bella était toujours dans la chambre. J'entendais mon dernier album beugler à tue-tête de son iPod, et elle chantait par-dessus de sa douce voix, légèrement fausse.
Je souriais et soupirai.
C'est ma nana.
« FEMME ! » criai-je de mon plus beau ténor d'homme des cavernes, « VIENS ! HOMME AVOIR APPORTE A MANGER. MOI FAIRE CUIRE ET RENDRE DELICIEUX POUR TOI ! VIENS RELUQUER MON GENIE ! »
J'entendis un ricanement en provenance de la chambre et souris. Ce son était plus précieux que du putain d'or.
Elle débarqua dans son peignoir, marchant et passant ses bras autour de moi avant de déposer un tendre baiser sur ma bouche.
« Hmm… Bella contente, » dît-elle d'une voix profonde en voyant mes ingrédients savoureux, et je ne parle pas des courses. « L'homme a bien chassé. Lui fort et doué avec un chariot et une carte de crédit. »
J'enroulai mes bras autour d'elle et l'attirai contre moi… parce que…bien… me caresser contre Bella était toujours une bonne chose.
« Lui aussi doué pour d'autres trucs, » dis-je, avec un sourire en coin alors que Godzy s'installait et lui disait bonjour. «Son bâton de tonnerre fort des Dieux du boom boom. Tu veux voir ? »
Elle soupira lourdement et traça le `v' des poils de mon torse en haut de mon tee-shirt.
« Boom boom doit attendre. Bella est puante et doit aller danser avec les dieux de l'eau et du gel douche. »
Je baissai ma tête vers son cou, faisant remonter mon nez le long de sa jugulaire en la reniflant sans vergogne.
Seigneur. Si incroyablement bon.
« Hmmm… homme aimer comment Bella sent. C'est musqué et sexy comme l'enfer. »
Elle me frappa sur le bras.
« Cullen, tu ne peux pas dire `sexy comme l'enfer' avec ta voix d'homme des cavernes ! Tu gâches le jeu de rôle. »
« Mais c'est vrai, » murmurai-je en promenant mon nez de haut en bas sur sa gorge. « Ton odeur me rend complètement dingue. Tu sens le sexe … et les orgasmes… et moi. »
Ses mains se faufilèrent dans mes cheveux, bougeant sur mon crâne alors que je l'embrassai et la respirai.
« Edward, il faut que j'y aille, » protesta-t-elle faiblement en m'attirant encore plus près. « On peut faire ça plus tard. Je peux entendre ton estomac grogner d'ici. »
Je m'écartai et baissai les yeux vers elle.
« Ce n'est pas mon estomac. C'est Godzy qui gronde comme la bête de sexe qu'il est »
Elle baissa le regard vers le renflement de mon pantalon et sourît. J'aimais que Godzy fasse toujours scintiller ses yeux.
« Hein hein. Bon, ta bête de sexe doit se détendre parce que je dois me doucher et il faut que tu me cuisines mon petit déjeuner. Alors au boulot, et que ça saute. Ta femme a besoin de nourriture. »
Je la laissai partir, me disant que je pourrais la ravager plus tard. Je crevais de faim et, malheureusement, les ingrédients de l'omelette n'allaient pas se couper et se cuisiner tous seuls.
Je me fis une note mentale pour faire des recherches scientifiques afin d'inventer une omelette qui se préparerait toute seule. Je suis presque certain que si j'y parvenais, je pourrais acheter le monde.
Je l'embrassai une dernière fois et lui claquai la fesse alors qu'elle s'éloignait. En réponse, elle tortilla des hanches d'une manière qui, elle le SAVAIT, me rendrait fou.
« Arrête ça, Swan, » la mis-je en garde, « ou tu vas te retrouver contre le mur de la douche à crier mon nom. »
Elle se tourna et fronça un sourcil vers moi avant d'ouvrir son peignoir et de m'éblouir avec ses nichons du tonnerre.
Bordel.
Tout à coup, mon estomac grondant et mon omelette imminente m'apparaissaient totalement insignifiantes.
« Jolis seins, Bella, » dît Jasper en baillant et entrant dans la cuisine.
Bella referma vivement son peignoir et rougît, s'éclaircissant la gorge de honte.
« Bon… euh… merci Jasper. Joli cul. »
Elle se tourna et se précipita dans notre chambre, fermant la porte alors que je a) résistai au besoin viscéral d'arracher les globes oculaires reluqueurs de Bella de Jas, et b) réalisai la connerie qu'il portait.
« Mec, » dis-je, essayant de détourner mon regard du kimono de soie noire super court qui révélait la moitié du bas de ses fesses, « Pourrais-tu s'il te plait porter quelque chose qui n'a pas été conçu pour une fillette de 10 ans ? »
Il attrapa un verre dans le placard et le remplît d'eau.
« Alice me l'a acheté, » marmonna-t-il en baillant de nouveau. « Elle trouve que c'est sexy. »
Il plongea dans le garde-manger et saisit plusieurs bouteilles de vitamines, en faisant tomber six ou sept sur le banc avant de replacer les bouteilles. Quand il leva les bras le kimono explosa complètement son cul nu.
« Waouh, » dis-je avec dégout, « Pourrais-tu au moins s'il te plait porter un slip avec ça ? J'ai pas besoin de voir ton cul blanc comme un linge quand je me lève le matin. Ou à n'importe quel moment d'ailleurs. »
« Oh, relax, » dît il en commençant à prendre les pilules, « j'ai un boxer. »
Je le regardai avec incrédulité. « Euh… non, Jas. Tu n'en as vraiment pas. »
Un regard de confusion suprême traversa son visage, et il posa son verre d'eau et ouvrit son peignoir, grondant de surprise de voir qu'il était en fait, complètement nu.
« Hum, » dît-il avec une légère surprise en se remettant à prendre des pilules. « Qu'est-ce que tu penses de ça ? Alice a dû me les enlever pendant que je dormais. Encore. »
Il continua à prendre des vitamines pendant que j'attrapai un saladier et coupai les champignons et l'oignon pour l'omelette.
« Jas, qu'est-ce qui va pas chez toi ? » demandai-je en le regardant ingurgiter un total de six vitamines.
Il marcha jusqu'à l'autre bout du comptoir de la cuisine et tira un tabouret, s'y écroulant en laissant tomber sa tête entre ses mains et en baillant de nouveau.
« Oh, mec, » soupira-t-il, « j'aime ta sœur, Edward. C'est vrai, je l'AIME. Mais tout ce qu'elle fait m'excite. Ca devient ridicule. »
« Hein hein... Nous avons eu une conversation similaire en thérapie par rapport à ce que je ressentais pour Bella. Si je me souviens bien, tu as critiqué le concept du pet pornographique. »
« Oh mon Dieu, quand elle pète, c'est la chose la plus sexy de tous les temps. »
« Hah ! »
« J'ai l'impression d'être en train de perdre la tête, et pour un psychanalyste, ce n'est pas une bonne chose. J'ai constamment envie de coucher avec elle, et malgré le fait que je sois un type plutôt en forme… je veux dire, je prends soin de moi – je mange équilibré, je m'entraîne régulièrement – je suis épuisé. Et pourtant, je ne parviens pas à lui dire non, et pour empirer les choses, elle n'est jamais fatiguée. C'est un animal. »
« Ouais, je sais, » soupirai-je en râpant le fromage, « je vous ai entendu tous les deux la nuit dernière. »
Sa tête se releva en vitesse et il me regarda, choqué.
« Tu nous as entendus ? Seigneur, Edward. Qu'est-ce que t'as entendu ? »
« Oh, pas grand-chose, tu sais… la sélection habituelle de grognements et de gémissements embarrassants. C'était foutrement choquant. »
Il se détendît visiblement et prît une gorgée d'eau.
« Oh, et j'ai entendu ma sœur hennir comme un cheval. »
Il recracha de l'eau partout sur le comptoir, toussant et crachotant comme un moteur à deux-temps.
« Mec ! » s'exclama-t-il avec dégoût, « c'est carrément pas cool. »
Je cassai les œufs dans le saladier tout en ricanant pour moi-même.
« C'est à moi que tu dis ça. Bella et moi étions littéralement mortifiés. Bordel, qu'est-ce que vous foutiez tous les deux hier soir ? »
Son visage tourna au violet.
« Peu importe, » dis-je, en brisant le dernier œuf et en saisissant le fouet, « je ne veux vraiment pas savoir. »
Alice entra nonchalamment dans la cuisine dans un kimono rouge coordonné et embrassa le visage apoplectique de Jasper.
« Salut, sexy boy, » murmura-t-elle dans son oreille de manière joueuse avant de se tourner vers moi. « Bonjour, cher frère faiseur d'omelettes. »
« Salut, Gâchette, » dis-je dans ma barbe.
Sa tête se retourna aussitôt.
« Comment tu m'as appelée ? » dît-elle en vrillant son regard et en se préparant à me réduire en poussière avec son laser.
« Rien, » dis-je avec un sourire narquois en prenant une poêle à frire et en allumant le gaz, «Pourquoi tu ne prendrais pas une selle… je veux dire un siège. »
Elle haleta et se tourna vers Jasper qui grognait légèrement en se frottant les yeux.
« Jasper Lee Mec-Mort Hale. Mince qu'as-tu raconté à mon frère ? »
Je m'ébrouai.
« `Mince?' Alice, est-ce que ta valve `putain' est cassée ? »
Jasper leva les yeux vers moi.
« Alice a accepté d'essayer de ne pas jurer pour 24 heures, parce que pour une certaine raison qui sans doute aucun dépasserait mon esprit si je l'analysais, je la trouve incroyablement excitante quand elle jure. »
Je ricanai fortement.
« Tu te fous de moi ? Il n'y a pas moyen sur cette Terre qu'Alice puisse s'exprimer sans jurer. C'est comme l'air pour elle. » Je jetai un peu de beurre dans la poêle et le regardai fondre. « Je lui donne une heure. Top. »
Alice nous regarda durement Jasper et moi ce qui était vachement impressionnant en considérant que nous étions à deux côtés opposés de la cuisine.
« Pour ton information, Edward, » siffla-t-elle, « Je suis plus que capable de m'exprimer sans utiliser de mots grossiers, alors ferme ton bec, toi espèce de metteur-en-doute-de-ta-sœur de monstre. »
Je riais doucement. Ca allait être bon.
Je regardai Jasper qui la dévisageait attentivement, sa mâchoire serrée et dure.
Je soupirai.
« Même les fausses grossièretés te font de l'effet, pas vrai Jas ? »
Il hocha la tête et grimaça. « Malheureusement, oui. »
Alice le regarda en fronçant un sourcil.
« Dans ce cas, Dr. Mc Nu- comme-un-ver-sous-cette-minuscule-robe-de-chambre, vas dans cette chambre-adorée-de-maman et mets toi en position avant que je lèche ton derrière sexy partout dans cet appartement. »
« Tu ne veux pas dire `botter' ton derrière sexy ? » demanda-t-il doucement.
« Tu as bien entendu la première fois, monsieur, » dît-elle d'une voix rauque.
Oh, mon Dieu. Marqué à vie.
Jasper se leva rapidement et la souleva dans ses bras, courant pratiquement jusque dans la chambre alors qu'elle riait à pleins poumons.
« Juste pour que vous sachiez ? Vous me rendez malade tous les deux, » m'exclamai-je gaiement.
« Fais moi une putain d'omelette, Edward, j'ai besoin de protéines ! » cria Jas alors que la porte claquait derrière eux.
Je me remis à préparer des omelettes et tentai d'ignorer les grognements et les gémissements qui émanaient de leur chambre. J'essayai autant que possible de bloquer la voix d'Alice quand elle hurla ce qui avait dangereusement l'air d'être, « Oh, claque, oui, Jas ! Jeebus claquant un gâteau de Noël, OUI ! »
Je mis avec réticence deux omelettes dans le four pour Jas et Alice avant d'emporter un plateau avec le petit déjeuner pour Bella et moi dans notre chambre, le posant sur le lit juste au moment où elle sortit de la salle de bain enveloppée dans une serviette.
Je m'affalai sur le lit et grognai.
« Il faut vraiment qu'on se trouve un endroit à nous, » dis-je, en me frottant les yeux, comme si cela pouvait grâce à une certaine magie retirer l'horreur de ma sœur et de mon thérapeute en train de baiser comme des animaux « Jas et Alice me répugnent. »
Je levai les yeux pour voir Bella se tenant près de moi, figée, un air choqué sur le visage.
« Hey, » dis-je en tendant le bras et en prenant ses mains. « Tu vas bien ? »
Elle acquiesça et déglutît.
« Euh…ouais. Bien sûr, » dît-elle, d'une telle manière que je sus que c'était un parfait mensonge.
Je lui lançai mon meilleur regard `te fous pas de moi.'
« Bella, qu'est-ce qui ne va pas ? »
Elle baissa la tête vers ses mains et caressa mes paumes de ses doigts.
Seigneur, j'adorais quand elle faisait ça. C'était comme du valium tactile.
« Et bien, » dît-elle prudemment, « c'est juste que… euh… est-ce que tu viens juste… merde. » Elle inspira profondément avant de lancer d'une traite, « Est-ce que tu viens de me demander d'emménager avec toi ? »
J'éclatai de rire.
« Bella, on vit déjà ensemble. »
Je l'attirai sur mes genoux et passai mes doigts dans ses cheveux fraîchement lavés. Leur odeur était incroyable. Je voulais les frotter partout sur mon visage.
« On vit ensemble depuis des mois, beauté. Je… et bien… je supposais juste qu'on continuerait. Mais si tu préférais avoir un endroit bien à toi, je comprendrais totalement. Je détesterais et maudirais ton nom quotidiennement, mais je comprendrais. »
« NON ! » cria-t-elle pratiquement. « Mon Dieu, non ! Je ne veux pas un endroit à moi ! Je veux un endroit à nous, pas à moi. »
Elle encadra mon visage de ses mains, faisant délicatement glisser le bout de ses doigts sur mes joues. Ses yeux étaient remplis de feu, d'amour, de passion et de toute autre chose que je pourrais jamais vouloir chez une femme, et le regard de possession pure sur son visage me donna soudainement l'envie de me faire tatouer son nom partout sur mon corps.
« Je te veux, Edward, » dît-elle fermement, « Je voudrai toujours de toi. C'est juste… et bien… je suppose… C'est la toute première fois que nous parlons de… de l'avenir. »
Elle avait raison.
Je savais que je la voulais aussi… la voulais dans ma vie, dans mon lit, dans mes bras – pour toujours – mais nous n'avions jamais réellement parlé de la concrétisation et de la manière dont cela allait se dérouler.
Je supposais que j'aurais dû commencer par les bases.
« Bella ? » dis-je, me battant soudainement contre une boule d'émotion dans ma gorge, « Tu ferais de moi le Trou du Cul le plus heureux vivant sur cette Terre si tu… voulais bien… accepter d'être ma… colocataire. »
« Ta colocataire ? » demanda-t-elle, sceptique, me fixant d'un regard scrutateur. « Ca a l'air horriblement …platonique. Qu'est-ce que cela impliquerait ? »
« Et bien, » dis-je en écartant ses cheveux de son épaule et en pressant mes lèvres contre sa peau, « Nous devrions partager les tâches ménagères, et les factures… » Je passai ma langue sur sa clavicule et souriais quand elle haleta légèrement, « … tu sais … les trucs habituels de colocataires. »
« Je vois, » dît-elle en agrippant mes cheveux et en les tirant, en poussant ma tête vers l'arrière et exposant ma gorge.
Ouais. Nous y voilà. Instantanément dur.
« Et est-ce que je devrais participer à quelque activité de nature sexuelle avec vous, Mr Cullen ? » demanda-t-elle d'une voix qui aurait donné une érection à un homme mort alors qu'elle embrassait et titillait mon cou.
« Euh…euh… »
Putain. J'peux pas penser. Tout mon sang s'est précipité dans ma bite.
« C'était quoi ça ? » elle sourît malicieusement contre ma gorge.
« Ben… euh… oui… s'il te plaît, » réussis-je à dire avant que mon cerveau ne perde la capacité de saisir quoi que ce soit d'autre que sa bouche sur ma peau et ses mains dans mes cheveux.
« Et qu'est-ce… qu'exactement tu attends que je te fasse ? » demanda-t-elle tout en attaquant ma bouche sauvagement.
C'était tout ce que je pouvais faire, lui rendre son baiser et ne pas tomber du lit sous la force de mes gémissements. Elle plongea sa langue dans ma bouche, et c'était comme si quelqu'un enfonçait une seringue pleine d'adrénaline directement dans mon cœur, le faisant tambouriner bruyamment dans ma poitrine.
« Attendrais-tu quelque chose comme ça, par exemple ? » pantela-t-elle en s'écartant.
« Hein hein, » marmonnai-je comme un idiot, « Ce serait… euh… bon. »
« Et ça ? » demanda-t-elle en commençant à déboutonner ma chemise, embrassant et mordillant chaque centimètre de torse qu'elle dévoilait.
« Oh, putain… oui, » grondai-je en me penchant en arrière sur mes mains, gémissant alors qu'elle descendait de mes genoux et se mettait à genoux entre mes cuisses.
Ne regarde pas en bas, Cullen. Pour l'amour de Dieu, ne le fais pas. Tu sais que tu deviens complètement dingue quand tu vois sa tête entre tes jambes. Bon sang, maitrise-toi.
« Edward ? »
N'ouvre pas les yeux.
« Oui. »
« Regarde-moi. »
Elle se mît à caresser mon érection par-dessus mon jeans.
Merde.
« Euh… non, merci, » dis-je aussi poliment que je le pouvais tout en tentant de me retenir de grogner comme un animal enragé.
« Edward… regarde-moi. Maintenant. »
Merde. Elle se sert de sa voix de Dominante Bella. La résistance est inutile.
J'ouvris les yeux à contrecœur et jetai un coup d'œil vers le bas pour voir sa bouche, ouverte et foutrement magnifique, juste devant ma queue gonflée.
« Putain de bordel de Dieu, » maugréai-je tandis que Godzy palpitait inconfortablement et suppliait pour sortir jouer.
Elle leva les yeux vers moi avec un regard de puissance suprême. Elle savait exactement ce qu'elle me faisait et elle aimait ça. Moi, j'aimais le fait qu'elle aime ça. C'était un cercle de luxure qui ne cessait de grandir.
« Edward, » dît-elle avec un mélange de douceur et de sensualité qui fît chaque muscle de mon corps me hurler de la prendre sur le champ, « Si j'étais ta colocataire, est- ce que tu t'attendrais à ce que je te prenne dans ma bouche ? »
Putain
« T'attendrais-tu à ce que j'enroule ma main autour de ta merveilleuse érection et que je te caresse ? Est-ce que tu voudrais que je te lèche… et que je te suce ? »
Double putain.
« Ca te rendrait heureux ? »
Je déglutissais difficilement et acquiesçai. Apparemment, parler n'était plus possible.
« Ca me rendrait heureuse aussi, » dît-elle en déposant des baisers sur mon abdomen, glissant ses mains sous l'arrière de ma chemise en enfonçant quelque peu ses ongles dans mon dos.
Seigneur. C'est si bon.
Je grognai pendant qu'elle taquinait mes tétons, ses dents légères et aiguisées me rendant complètement fou.
« Alors je suppose que ma réponse est oui, » dît-elle en m'embrassant rapidement sur les lèvres puis elle marcha jusqu'à l'autre côté du lit, saisissant une assiette sur le plateau et enfournant d'énormes bouchées d'omelettes dans sa bouche, « j'accepte ta proposition de vivre avec toi. »
Mon corps n'avait pas encore tout à fait saisi qu'elle était partie et criait encore pour elle, ma peau frissonnant de besoin et de désir.
« Oh, Seigneur, Edward, » marmonna-t-elle, la bouche pleine, « cette omelette est vraiment foutrement bonne. »
« Hein… oh… quoi ? » réussis-je à prononcer en la regardant engouffrer la nourriture dans sa bouche avec une fascination dégoutée. « Mais… Et pour le caressage… et le léchage… et le suçage ? »
Elle gémît doucement alors qu'elle mâchait et avalait.
Ouais. Ca n'aide pas.
« Et bien », dît-elle en me regardant et en haussant les épaules, « mon interprétation était que tu t'attendais à ce que je fasse toutes ces choses quand nous emménagerions chez nous. Alors en ce qui me concerne, je ne te ferai plus de fellation jusqu'à ce que ça arrive. »
Je bondissais du lit et boutonnai ma chemise, mon esprit se révoltant violemment contre le concept d'un embargo sur le suçage de queue.
« Où vas-tu ? » demanda-t-elle en aspirant pratiquement la dernière miette d'omelette.
« Chercher un journal, » grondai-je, «C'est samedi. Je parie que je peux nous trouver un appartement, nous faire y emménager, et avoir mon pantalon baissé avant la fin de la journée. »
Elle éclata de rire et tapota le lit à côté d'elle.
« Assis-toi, Trou du Cul. Tu n'as même pas pris ton petit déjeuner. »
« Petit déjeuner ? » dis-je, incrédule, « Tu parles de retenir tes putains de talents à gober Godzy et tu voudrais que je m'intéresse au petit déjeuner ? »
« Edward… »
« Comment peux-tu penser que je pourrais manger dans un moment pareil, Swan ? Je flippe à mort là ! »
« Edward, assis-toi et prends ton petit déjeuner. »
« Pas possible. »
« « Si je promets de sucer ta queue plus tard, est-ce que tu t'assiéras ? »
Merci mon Dieu !
Je la regardai en fronçant un sourcil.
« Plus tard aujourd'hui ? »
Elle soupira.
« Oui. Plus tard aujourd'hui. »
« A quelle heure ? »
« Seigneur, je ne sais pas. »
« Ben ça a l'air très vague et évasif. »
« 20h30 ce soir, d'accord ? C'est acceptable ? »
« CE SOIR ? Putain, c'est dans des heures ! Godzy pourrait ne pas survivre aussi longtemps sans une bouche pour le ramener à la vie. »
« Je suis sûre qu'il ira bien. C'est une petite queue-monstre forte. »
J'eus le souffle coupé d'horreur.
« PETITE ? »
Elle ricana comme la coquine diabolique qu'elle était.
« C'est un terme affectueux. »
« Mon cul que ça l'est. Enorme… gargantuesque… épique au-delà des mots – CA c'est des termes affectueux. »
« Mon Dieu, tu as trop besoin d'être rassuré. »
« C'est faux. Maintenant à propos de la fellation de mon manche d'homme gargantuesque… »
« Ce soir. »
« Ouais, ça ne le fait pas vraiment pour moi. »
« Oh, et quand cela pourrait-il convenir pour toi ? »
« Euh… genre, maintenant ? »
« Euh… genre, non. C'est ce soir ou pas du tout. »
« Bien, à l'évidence, `pas du tout' n'est pas une option. »
« A l'évidence. Donc ce soir alors ? »
« Il faudra que je vérifie mon agenda. »
« Tu es parfaitement disponible. Crois-moi. »
« Je pense que j'ai ta parole à ce sujet. »
« Alors c'est un rendez-vous ou non ? »
« Je suis censé te payer un dîner ? »
« Non. »
« Des fleurs ? »
« Non. »
« Alors, c'est pas un rendez-vous ? »
« Trois minutes au Paradis ? »
« Trois minutes complètes ? »
« A une ou deux minutes près. »
« Tu m'accordes beaucoup trop de crédit. »
« Non, vraiment, pas. Si je pense à des chiots morts, je pourrais même aller jusqu'à quatre. »
« Parie pas là-dessus. »
« Tu es diabolique. »
« Tu adores ça. »
« Malheureusement, c'est vrai. »
« Alors ce soir ? 20h30 ? »
« Je ne sais pas, Bella. Tu n'as pas dit s'il te plait. »
Elle secoua la tête et m'adressa un sourire en coin.
« Edward, pourrais-je S'IL TE PLAIT sucer ta bite à 20h30 précises ce soir ? »
Je soupirai.
« Bon, je suppose que oui. C'est vrai, je t'aime et je veux te rendre heureuse, alors si tu insistes pour m'honorer avec ta bouche, qui suis-je pour te le refuser ? Maintenant arrête de me harceler avec ça ? Mon petit déjeuner est en train de refroidir. »
Je m'assis immédiatement et commençai à manger. Putain, j'avais faim.
« Tu es extrêmement manipulable, tu sais ça, pas vrai ? » dît-elle en essayant de contenir un sourire.
« Chuuut, » dis-je en coupant l'omelette, « tu ne veux pas assécher cette petite bouche sexy qui est la tienne avec ce bavardage agaçant. »
Elle rît et me tapa le bras.
« Enfoiré. »
Je me mis à rire avec elle et me frottai l'épaule.
« C'est `Mr Enfoiré' pour vous, jeune demoiselle. »
J'engloutissais une fourchette pleine d'œuf et de champignon dans ma bouche et gémissais.
« Oh, wahou. C'est vraiment bon, » marmonnai-je à moi-même. « Apparemment, je suis un foutu génial faiseur d'omelette. »
Elle éclata de rire et se leva, laissant tomber sa serviette alors qu'elle saisissait des sous-vêtements dans un tiroir.
« Qu'est-ce que tu fais ? » dis-je, la bouche pleine de cette délicieuse douceur aux œufs divine.
Elle lança un regard dans ma direction.
« Hum… je m'habille. Qu'est-ce qu'on dirait que je fais ? »
Je ravalai ma salive.
« Et bien, on dirait que tu vas t'habiller, mais ça rend vraiment mes yeux très tristes. Tu pourrais juste te tenir là, nue ? Pour moi ? »
Elle leva les yeux au ciel.
« Combien de temps ? »
Je haussai les épaules.
« Juste quelques minutes. Jusqu'à ce que je finisse mon omelette de génie. »
Elle soupira.
« Très bien alors. Dépêche-toi. »
Elle se posta là avec les mains sur les hanches, me fixant en attendant, ses seins hauts et rebondis, ses jambes longues et léchables, ses fesses ridiculeusement mordables…
« Edward ? »
« Hmmm ? »
« Tu ne manges pas. »
« Hein hein. »
« Et tu baves. »
« Oh, merde. »
J'attrapai une serviette et m'essuyai le menton.
Je levai les yeux vers elle avec gêne.
« Ben, bien sûr que je bave, Swan. Regardes-toi. T'es plantée là carrément foutrement torride et nue et complètement mangeable. Quel genre de réaction tu pensais avoir venant d'un homme au sang-chaud ? Mets des fringues nom de Dieu ! »
Elle sourît et enfila une culotte. Je résistai à l'envie irrépressible de la lui arracher.
« Oh, bien sûr, Edward. C'était extrêmement égoïste de ma part. Je suis désolée. »
« J'espère bien, » marmonnai-je alors que je la regardai passer son soutien-gorge et essuyai mon menton de nouveau.
Putain, les glandes salivaires – on se calme !
« Penses-tu que je n'ai rien de mieux à faire que reluquer ton corps sexy et lutter contre une douloureuse érection toute la journée ? »
« Evidemment que non, Edward. Je sais que ta journée sera remplie de choses importantes telles que palper mon cul et faire des blagues vulgaires sur les baises furtives. »
« Exact. »
Nous ricanâmes tous les deux alors que je finissais de manger, mes yeux ne quittant jamais son corps tandis que je la regardais mettre le jeans le plus sexy du monde et un tee-shirt qui me donna envie de camper dans son décolleté.
Quand elle eut enfilé ses chaussettes et ses chaussures, j'empilai les assiettes vides sur le plateau avant de marcher vers elle et de l'attirer dans mes bras. J'enfouissais ma tête dans son cou et la reniflai, laissant l'odeur de son shampooing emplir mes poumons pendant que je caressai son dos.
« Que veux-tu faire aujourd'hui ? » dis-je en reculant et en baissant les yeux vers elle. « Je veux dire avant notre rendez-vous pour sexe oral programmé et par conséquent garanti. »
Elle détourna les yeux et déplaça ses mains sur mon torse, caressant mes pectoraux de ses paumes.
« Euh… pas grand-chose. On pourrait juste traîner à l'appartement. »
Je soupirai.
Nous y revoilà.
« Bella, on peut sortir de l'appartement. Tu n'es pas obligée de t'arrêter et de lui parler. Tu peux simplement faire un signe de la main et continuer de marcher. Ce n'est pas grand-chose. »
Elle eut un mouvement de recul.
« C'est grand-chose, Edward. C'est bizarre de voir ma mère assise de l'autre côté de la rue. Je ne sais carrément pas quoi dire ou comment réagir près d'elle. C'est juste plus facile si je ne la vois pas. On pourra sortir cet après-midi quand elle sera partie. Elle leva les yeux vers moi et libéra la pleine puissance de son regard compatissant. « S'il te plaît ? »
Je secouai la tête et m'éloignai d'elle. Elle savait parfaitement bien que je ne pouvais pas résister à ça. J'étais tellement à sa botte.
« Bien, nous resterons jusqu'à l'heure du déjeuner. Mais tu sais j'ai un seuil de tolérance à l'ennui très faible. Tu vas devoir me divertir. »
Elle me regarda en fronçant un sourcil.
« Bon, heureusement pour moi, tu es facile à amuser. Est-ce que je devrais préparer quelques blagues de pets et m'entraîner pour un flash seins. »
Je fixai son magnifique visage, fier de sa répartie et croisai les bras.
« Swan, je n'aime pas le fait que tu penses que deux ou trois blagues sur les pets et un coup d'œil à ta poitrine spectaculaire m'apaiseraient. Je suis un homme compliqué – plein de contradictions philosophiques profondes. Je suis un kaléidoscope de désirs complexes et de curiosité dévorante. Comment oses-tu sous-entendre que je serais satisfait avec des tétons et des pets. »
Elle me copia en croisant les bras, serrant à l'occasion ses seins l'un contre l'autre et rendant foutrement difficile le fait de se concentrer sur autre chose que son décolleté. Je me rappelai, je ne sais comment de la modération du Dalaï Lama et me retins de lui arracher son tee-shirt et d'exterminer son soutien-gorge. Je ne pensai pas que cela appuierait mon argumentation actuelle.
« Edward, » dît-elle, en faisant un geste pour que mes yeux reviennent à son visage, « je suis désolée d'avoir sous-entendu que tu étais un homme simple avec des désirs simples. Tu es apparemment terriblement plus compliqué que mon pauvre esprit de femelle peut le comprendre. Alors, que devrions-nous faire ? Tu voudrais regarder un film ? »
« Porno ? »
« Non. »
« Porno soft ? »
« Non. »
« Un film historique rempli de scènes de sexe paillardes anachroniques ? »
« Non. Ce n'est qu'un autre genre de porno soft. »
« Bordel. J'espérais que tu ne relèverais pas ça. »
« De toute évidence. »
« J'ai quelques films d'art et d'essai de très bon gout… »
« Edward, combien de fois faudra-t-il te le dire ? ` Doigt fourreur de sac à foutres' n'est pas un film d'art et d'essai. »
« Oh, allez. C'est tourné en noir et blanc et il a des angles de vue vraiment très intéressants. »
« C'est parce qu'ils avaient un très petit budget et que le cameraman avait une jambe plus courte que l'autre. »
« Tu es tellement critique sur les films indépendants. »
« Choisis quelque chose d'autre. »
« ` Doigt fourreur de sac à foutres Volume Deux' ? »
« Non. »
Je soupirai.
« Si tu limites mes choix de films à des choses qui ne soient pas du porno, du porno soft ou des films d'art et d'essai classes et érotiques, alors ma liste d'options est vraiment restreinte. Je vais devoir opter pour le bon vieux préféré. »
« Oh, non. »
« Bella, tu ne me laisses pas le choix. »
« Edward, il y a toujours le choix. »
« Oh, allez. Tu sais que tu l'aimes. »
« Vraiment pas. »
« Tu ris à chaque fois que je le mets. »
« C'est parce qu'à chaque fois que tu le regardes tu régresses et deviens un gosse de douze ans qui rit bêtement. »
« C'est pas vrai. Seize ans. »
« C'est quand même triste. »
« Triste mais sexy ? »
« Etais-tu sexy quand tu avais seize ans ? »
« Pas vraiment ? »
« Je trouve ça difficile à croire. »
Je ne pus m'empêcher de sourire.
Comment cette simple constatation de sa part fait grossir mon cœur dans ma poitrine jusqu'à ce que ça fasse mal ?
Je marchai vers elle et la serrai dans mes bras.
« J'aurais aimé te connaître quand j'avais seize ans. Tu m'aurais empêché de faire beaucoup de choses stupides. »
Elle leva les yeux vers moi et caressa mon visage, ses doigts effleurant mes joues et ma mâchoire.
« Je ne sais pas pour ça. Quand tu avais seize ans, j'en avais onze. J'aurais probablement vénéré le sol que tu foulais et fait ces erreurs avec toi. »
« J'en doute sérieusement, » dis-je, en reproduisant ce qu'elle faisait parce que, je ne pouvais simplement pas me retenir de la toucher. « Tu m'aurais donné une raison de ne pas avoir à faire ces erreurs. »
Elle me sourît, et comme d'habitude quand elle me regardait comme si j'étais son tout, je dus ravaler une boule d'émotions.
« Seigneur, je t'aime, » dis-je, en me penchant pour l'embrasser tendrement.
Elle soupira et caressa mon visage.
« A quel point tu m'aimes ? »
Je souriais et l'embrassai de nouveau.
« Enormément. »
« Un petit `énormément' ou un gros `énormément' ? »
« Tu connais la réponse à ça. »
« Suffisamment pour choisir un autre film ? »
Je me reculai soudainement.
« Bella, qu'est-ce que tu as exactement contre `Eh mec ! Elle est où ma caisse ?' »
Elle soupira.
« Chéri, je n'ai rien contre ce film. Je n'ai juste pas particulièrement besoin de le voir pour la quinzième fois. »
Je ne pus m'empêcher de rire.
« Mais mon cœur, cette scène de la bouffe chinoise à emporter est carrément impayable! »
J'avais dû légèrement ricaner et glousser à cet instant.
Elle soupira de résignation et saisît ma main, m'entraînant vers le salon.
« Oh, doux Jésus, Edward, » dît-elle en riant et me forçant à m'asseoir sur le canapé, « Je n'arrive pas à croire que j'aie pu douter que tu sois compliqué et profond à ce point là. »
« Je sais. T'es folle. »
Elle mît le DVD et alluma la télévision, s'emparant des télécommandes en venant me rejoindre sur le canapé. Je ne pus m'empêcher de l'attirer sur mes genoux et de tripoter « subtilement » ses fesses.
« Bien sûr, on n'est pas obligés du tout de regarder un film, » dis-je doucement en abandonnant le pelotage de cul pour faire courir aisément mes doigts le long de son bras. « Je pourrais simplement te débarrasser de ces encombrants vêtements et lécher tout ton corps pendant quelques heures. Ca ferait passer le temps. »
Je lui souriais alors que sa respiration accélérait immédiatement et qu'un délicat rougissement illuminait sa peau parfaite.
« Mais on a fait ça hier matin ? » dît-elle, la voix rauque et sexy.
Je passai mes mains sous son tee-shirt et caressai la peau soyeuse du bas de son dos, traçant des cercles de mes ongles.
« Oui, on l'a fait, » dis-je, devenant dur au souvenir d'elle se tortillant et gémissant sous mes lèvres et ma langue. « Si je me souviens bien, tu as eu l'air d'apprécier. »
Je me léchai les lèvres et ne manquai pas le fait qu'elle regardait ma langue avec avidité et gémissait dans son souffle.
« Hum… oui, » répondît-elle alors que je déplaçai une main pour caresser son estomac, « tu as réussi à… me divertir… suffisamment… pour plusieurs heures. »
J'attrapais son visage d'une main tandis que l'autre continuait de parcourir son dos. Ses yeux se fermèrent alors que ses mais s'accrochaient à mes épaules. J'aimais regarder ce que je lui faisais, ce que je lui faisais ressentir.
« Je crois que je t'ai `divertie' quatre fois, » murmurai-je, en portant mes lèvres jusqu'à la chair au-dessus de son tee-shirt, « Tu as crié que j'étais le Roi du Cunnilingus. J'ai commandé des cartes de visite avec ce titre. Et un tee-shirt. »
Elle se redressa et se mît à cheval sur moi, plantant ses genoux de chaque côté de mes hanches. Mes mains se posèrent naturellement sur son cul. Je ne sais pas pourquoi. C'est un truc de mec.
« Oh, non, « dît-elle fermement, « pas de cartes de visite. Pas de tee-shirt. Tu ne peux PAS faire de publicité pour tes talents oraux de folie Cullen. J'ai assez de mal à écarter les femmes de toi comme ça. Si elles avaient la MOINDRE IDEE de combien tu es réellement doué avec ta bouche, je devrais te couvrir de barbelés et de solution acide pour les garder à distance, et ce ne serait drôle pour aucun de nous. »
« Bien, » soupirai-je, « je serai un super héros dans la chambre et un Dieu du Rock doux aux yeux du monde réel. Ce sera une lutte d'agir comme un simple mortel, mais je le ferai pour toi, Madame Pipi. Maintenant, voudrais-tu que je réitère la performance de plaisir d'hier ou non ? »
Elle appuya sur mon érection incroyablement insistante et ondula des hanches.
Putain. Je prends ça pour un oui.
« Je ne voudrais pas que tu t'ennuies, » pantela-t-elle en continuant de torturer ce pauvre Godzy désespéré.
« Bella, selon les mots immortels de John Mayer, `ton corps est le Pays des Merveilles'. Je ne pourrais jamais m'ennuyer en te donnant du plaisir. Chaque orgasme est comme une parfaite œuvre d'art – étonnante, incroyable et remarquable. Et je suis le seul à pouvoir te faire ça. Je ne pense pas que tu aies la moindre idée d'à quel point j'apprécie ça. »
« Hmmm, je ne t'ai pas entendu dire s'il te plaît, » dît-elle de manière provocante.
Je ricanai et levai le regard vers elle.
« Bella, puis-je te donner du plaisir oralement. »
Son souffle se bloqua légèrement alors que ses doigts traçaient le contour de mes lèvres.
« Et bien, je suppose que oui, » soupira-t-elle. « C'est vrai, je t'aime et je veux te rendre heureux, alors si tu insistes pour m'honorer avec ta bouche, qui suis-je pour te le refuser ? »
Je grognai pendant que mes mains se resserraient sur ses hanches.
« Foutrement trop sexy, Swan, » haletai-je.
« Idem, Cullen, » gémît-elle avant d'attaquer ma bouche.
Nous nous dévorâmes mutuellement et le volume de nos gémissements commençait juste à devenir embarrassant quand la porte de la chambre d'Alice s'ouvrit avec fracas et elle déboula dans le salon, en agitant les bras et en criant.
« Oh putain de Dieu ! Arrêtez ce film à deux balles, tous les deux ! Arrêtez ça IMMEDIATEMENT ! Vous DEVEZ regarder ça ! »
Elle s'empara de la télécommande, la pointant vers l'écran avec un air de surprise enchanté sur le visage.
C'était une de ces émissions de ragots hollywoodiens dégoulinant. La journaliste blonde à la plastique parfaite se retourna vers la caméra.
« Je viens vers vous en direct d'Hollywood où une femme a été arrêtée pour avoir agressé la petite amie de l'idole des adolescentes, Zac Effron. Apparemment, la femme, une fan dérangée qui traquait Effron depuis plusieurs semaines, attendait Vanessa Hudgens alors qu'elle faisait du shopping dans les boutiques d'Hollywood avant de bondir sur elle, décrochant plusieurs coups au visage et au corps avant que les spectateurs ne la contiennent et appellent la police. »
Le visage de l'agresseur apparût à l'écran, proférant des obscénités tandis que la police l'entraînait vers une voiture qui attendait.
« Elle est totes pas assez bien pour lui ! Pourquoi est-ce qu'il ne peut pas voir ça ? Elle a envoyé des photos de ses seins sur internet, nom de Dieu ! C'est une pute ! Je suis juste là ! Pourquoi est-ce qu'ils ne voient JAMAIS que je SUIS JUSTE LA ? »
« Oh, Seigneur, » murmura Bella, « elle a finalement craqué. C'est sérieusement triste. »
Nous regardions tous avec incrédulité Bree se faire pousser sans ménagement dans le fourgon de la police, se débattant et hurlant comme une furie alors que le reporter nous disait qu'elle avait été arrêtée pour agression et étais emmenée en vue d'une évaluation psychologique.
« Bree, Bree, Bree, » dît Alice avec condescendance, « Espèce de pauvre psychopathe pathétique. Ca s'appelle un gigantesque retour de bâton karmique pour avoir été une salope de première classe avec ma meilleure amie. Ca craint d'être toi, salope. »
Je ricanai pour moi-même, partiellement parce que j'appréciais de voir Bree se faire malmener par les LAPD, et partiellement parce que Alice venait juste de ruiner son indice `tout public' sans vulgarité.
« Alice, tu réalises que tu viens de jurer deux fois dans ta dernière intervention, pas vrai ? » dis-je avec satisfaction. « Je savais que tu ne pouvais pas t'autocensurer. »
« Quoi ? » dît-elle, en se retournant pour me dévisager. « Je n'ai pas juré. »
« Tu as dit `salope' deux fois. »
Elle leva les yeux au ciel.
« `Salope' est à peine un gros mot, Edward, » dît-elle avec mépris. « C'est comme dire `caca' ou `cul'. »
« Euh euh, » dis-je en tournant dans mon fauteuil et en criant par-dessus mon épaule, « Jasper ! »
« Quoi ? » répondît une voix fatiguée en provenance de la chambre.
« Ca t'excite quand Alice dit `salope' ? »
J'entendis un grognement étouffé avant qu'il ne réponde, « Oui. »
« Et pour `caca' et `cul' ? »
Il grogna de nouveau.
« Oui et oui. »
« Jas, y a –t-il quelque chose que ma sœur dise qui ne t'excite PAS ? »
Il y eut une longue pause.
« Non. »
« Y a-t-il alors le moindre intérêt à poursuivre ce stupide exercice du pas de gros mots ? »
Une autre pause.
« Non. »
« Oh, merci PUTAIN ! » dît Alice fortement, tout son corps se détendant visiblement alors qu'elle libérait la pleine puissance de sa bouche de charretier. « PUTAIN, PUTAIN, PUTAIN D'ENFOIRE DE CONNERIE ! »
Elle se pencha et haleta, posant ses mains sur ses genoux.
« C'était l'heure la plus foutrement exaspérante de ma VIE, » haleta-t-elle. « Comment est-ce que les putains de gens réussissent à s'exprimer sans jurer, je ne comprendrai jamais. NE ME REFAIS PLUS JAMAIS FAIRE CA, DR Mc PUTAIN-DE-DOIGTS –DE- SEXE-MAGIQUE ! CETTE MERDE ETAIT COMME UNE FOUTUE TORTURE ! »
« Alice, » dît Jasper d'une voix tendue venant de la chambre, « Il faut que tu reviennes ici. Tout. De. Suite. »
Alice nous lança à Bella et moi un sourire diabolique.
« A plus tard les mômes. Le Dieu du sexe appelle. Je pensais juste que vous aimeriez voir l'Antéchrist avoir enfin ce qu'elle méritait. »
« Prends tes omelettes avec toi, » l'appelai-je, en désignant le four. « J'ai l'impression que Jasper va avoir besoin d'énergie. »
« Oooh, j'espère qu'elles ne sont pas trop chaudes, » dît-elle en sortant les assiettes du four et en les posant sur un plateau. « J'aimerais vraiment voir si je peux manger ça sur son… »
« ALICE ! » criai-je à pleins poumons, « Beaucoup trop d'informations ! »
Elle sourît d'un air contrit et attrapa des couverts.
« Ouups. Désolée. »
Elle saisît le plateau et se dirigea vers la chambre.
« Oh, Edward, » dît-elle en se tournant vers moi, « N'oublie pas qu'il faut qu'on aille à ce cocktail de la maison de disques ce soir. Tu devrais aller chercher ton costume au pressing. »
« Pas de problème, » répondis-je automatiquement. « Hey, attends une minute ! Alice ! Quel cocktail ? »
Elle s'arrêta et se retourna. « Tu sais, celui ou ils vont te féliciter pour les ventes incroyables de ton nouvel album. Ils vont te remettre un disque de platine, tu te souviens ? »
Je secouai la tête.
« Non, je ne m'en rappelle pas, en fait, et par conséquent, Bella et moi avons des projets pour ce soir. »
« Ah bon ? » dît Bella, légèrement perplexe.
Je lui grognai pratiquement dessus alors que je pressai un Godzy outragé et dur contre son bassin.
« Souviens toi de notre... rendez-vous, » dis-je, en lançant un regard vers mon entrejambe gonflée.
Ses yeux s'écarquillèrent de désir et de compréhension.
« Oh, oui, c'est vrai. On a des projets. De GRANDS projets. Des ENORMES projets. Des projets GARGANTUESQUES, » dît-elle de façon théâtrale en fixant Alice ostensiblement.
« Godzy approuve tes adjectifs, » dis-je doucement.
« Et j'approuve Godzy, » murmura-t-elle à son tour avec un sourire malicieux.
J'entendis Alice souffler de frustration.
« Si vous croyez tous les deux que vous pouvez échapper à un engagement professionnel juste pour baiser comme des adolescents enragés, repensez-y. Je t'en ai parlé, il y a des semaines, Edward. Je l'ai mis sur le calendrier de ton téléphone et je t'ai envoyé un mémo à ce sujet. Je t'ai aussi envoyé un rappel pour ça sur ton téléphone ce matin. »
« Alice, » dis-je patiemment, « combien de fois faudra-t-il que je te le dise ? J'ignore toutes les conneries que tu envoies sur mon téléphone parce que la plupart du temps tu m'envoies des emails comiques ou des vidéos de chats jouant du piano. Si tu veux communiquer avec moi alors dis-le moi en face. »
« Je te l'ai dit en face, Edward. »
« Alors pourquoi est-ce que je ne m'en souviens pas ? »
« Euh… parce que tu es un ex-junkie avec la mémoire d'un poisson rouge ? »
Elle m'avait eu là.
Je me tournai vers Bella.
« T'étais au courant pour ça ? »
Elle fronça les sourcils.
« Oui, mais je croyais que c'était la semaine prochaine. »
Alice secoua la tête.
« Non, la semaine prochaine c'est le cocktail pour les distributeurs. »
« Je croyais que c'était la semaine suivante, » dît Bella avec confusion.
« Non, la semaine suivante c'est le cocktail pour les collaborateurs promotionnels. »
« Seigneur, pas étonnant que je sois paumée, » dît Bella en se frottant les yeux. « Désolée, Edward, j'aurais dû vérifier l'agenda plus méticuleusement et te le rappeler. »
J'écartai ses mains de son visage et les embrassai.
« Ne t'inquiète pas pour ça. On n'aura pas besoin de rester longtemps là bas, n'est-ce pas Alice ? »
« Quelques heures. Trois, maxi. »
Je soupirai.
Bon Dieu, je détestai ces soirées de gros bonnets hypocrites. Je méprisai toutes ces tapes dans le dos et ces léchages de culs qu'il y avait – ça me mettait carrément les nerfs à vif – mais je savais qu'il fallait le faire, et si Bella y était avec moi, je serais au moins capable de faire avec.
« Bien. J'irai récupérer mon costume. »
« Bells, » dît Alice avec un regard d'excitation irrationnelle, « tu veux venir faire du shopping avec moi cet après-midi pour trouver une nouvelle robe ? Il y en a toute une nouvelle collection au Design Studio qui seraient fabuleuses sur toi. »
Bella s'effondra quelque peu.
« Tu me feras me sentir horriblement coupable si je dis non ? »
« Oui. »
« Alors, bien sûr. J'adorerais ça, Alice. »
Ma sœur rayonnait. Je savais qu'elle n'avait pas pu passer beaucoup de temps avec Bella récemment. Premièrement parce qu'elle avait été absorbée par son marathon sexuel avec Jasper dès qu'il ne travaillait pas, et deuxièmement parce que j'avais monopolisé Bella égoïstement depuis que nous étions revenus à LA. J'avais beaucoup de temps perdu à rattraper et j'abandonnais enfin la culpabilité lancinante par rapport au temps ou nous avions été séparés à cause de ma stupidité.
Je levai les yeux vers Bella. Elle rayonnait aussi en regardant Alice. Je réalisai que ma sœur lui avait probablement manqué également.
Il était extraordinaire à mes yeux que j'aie pu craquer sur la seule personne de cette planète qui aimait ma sœur tout autant que moi. Extraordinaire et merveilleux.
« D'accord, excellent, » dît Alice, ressemblant à une gamine de quinze ans dont la meilleure amie venait dormir à la maison, « Je te retrouve au Design Studio dans environ une heure. »
Elle rentra dans la chambre et ferma la porte. Les gloussements et les gémissements commencèrent presque immédiatement.
« Sortons d'ici, » dis-je brusquement, soulevant Bella et la posant sur ses pieds. Je ne pouvais vraiment pas supporter d'entendre ces deux là remettre ça. Mon cerveau était sur le point de se liquéfier littéralement et de dégouliner par mes oreilles torturées.
« Où allons-nous ? » demanda-t-elle alors que je saisissais mon téléphone, mes clés et me dirigeai vers la porte.
« N'importe où sauf ici, » grondai-je tandis que le volume émanant de la chambre augmentait.
« Oh, » dît Bella en se rendant compte qu'elle pouvait entendre les paroles salaces d'Alice d'une façon horriblement claire. « Bien. Oui. Allez-y. »
Elle s'empara de son sac et me suivît le long du couloir jusqu'à l'escalier. Elle me regarda, l'air interrogateur quand nous y entrâmes et je pressai le bouton du niveau du garage.
« Quoi ? » dis-je innocemment, « je croyais que tu ne voulais pas voir ta mère ? Je nous fais sortir par l'arrière pour que tu n'aies pas à la voir. »
Elle passa ses bras autour de ma taille et se dressa sur ses orteils pour pouvoir m'embrasser.
« Oh, Trou du Cul. Tu écoutes vraiment quand je parle. »
« Parfois, » dis-je en lui rendant son baiser. « Quand tu ne me distrais pas avec ton corps magnifique, je peux être plutôt attentif. »
« Hmmm, » dît-elle en atteignant le dessous de mon tee-shirt et en faisant glisser ses mains sur mon ventre et mon torse. « Même quand tu es distrait par mon corps, tu peux être plutôt attentif. »
Comme toujours, son toucher envoya des étincelles en moi comme si elle était un transformateur électrique. Vous pourriez penser que j'y étais désensibilisé à présent, mais non. Le désir rugissait en moi tel un animal affamé, mais j'avais quelque chose à lui monter et malheureusement, cela n'avait rien à voir avec mon excitation avide.
Les portes de l'ascenseur s'ouvrirent sur le parking du sous-sol et je l'entraînai en avant.
« Viens, Madame Pipi, » grognai-je, en essayant de marcher malgré la douleur de mon entrejambe, « J'ai quelque chose à te monter. »
« Vraiment ? » dît-elle sur un ton séducteur. « Est-ce que tu vas la jouer pervers dans ce garage, Cullen ? Parce qu'il faut que tu saches, que je serais complètement d'accord avec ça. »
« Je suis heureux que tu ressentes ça parce que je suis quasiment certain que ce que je suis sur le point de te monter va vraiment te donner très chaud. »
Je la conduisais le long des rangées de voitures jusqu'à ce que nous nous arrêtions devant une Porsche noire décapotable.
Putain, c'était une voiture sexy.
« Qu'est-ce que tu en penses ? » dis-je, en la désignant.
« Euh… je pense que c'est une Porsche, » dît-elle dubitativement.
« Bien vu, Miss Swan, » ricanai-je en la regardant avec fascination. « Ca te plait ? »
Elle regarda la voiture prudemment.
« Je trouve que c'est la voiture la plus sexy que j'aie jamais vue. A qui est-elle ? » Demanda-t-elle avec méfiance.
« A nous. »
Sa bouche s'ouvrît béatement et elle me dévisagea avec incrédulité.
« Bon, à moi, techniquement, » rectifiai-je en la voyant devenir pratiquement catatonique, « parce que je vais la payer, mais je l'ai achetée pour nous. »
Son regard alla de la voiture à moi pour se reposer sur moi. Elle n'avait toujours rien dit. En fait, j'étais pratiquement sûre qu'elle ne respirait plus.
« Alice s'en est achetée une aussi. La sienne est jaune. »
Un petit bruit étranglé s'échappa de sa gorge.
« Tu… as acheté… une Porsche ? » bégaya-t-elle.
« Euh…ouais. Je pensais que tu l'aimerais. »
Elle s'avança jusqu'à la portière passager et l'ouvrit, glissant sur le siège en cuir et inhalant profondément.
« Oh, mon putain de Dieu, » grogna-t-elle en fermant les yeux et en penchant sa tête en arrière. « Juste quand je me disais que cet homme ne pouvait pas être plus parfait, il l'est. Une putain de Porsche. »
Je ricanai et glissai derrière le volant, enfonçant les clés dans le contact et en me tournant pour la regarder. Elle respirait lourdement et son visage se plissait légèrement
Seigneur. Je connais ce regard. Cette voiture l'excite.
J'étais soudainement jaloux d'un morceau de métal hors de prix.
« Bella ? »
Elle ouvrit les yeux et se tourna vers moi.
« Je dois comprendre que tu aimes la voiture ? »
Avant que je ne sache ce qu'il m'arrivait, elle avait bondi par-dessus la console et me chevauchait, sa bouche tout à coup partout alors que ses mains déboutonnaient frénétiquement ma chemise.
« Bon Dieu, Cullen, » haleta-t-elle en me suçant et en me mordillant, « Parmi toutes les voitures du monde, tu as choisi la seule voiture que j'ai toujours aimée. » Elle atteignit le dernier de mes boutons et ouvrit violemment ma chemise, inclinant sa tête pour embrasser mon torse. Je laissai ma tête retomber en arrière tandis qu'elle m'attaquait, ses hanches se pressant contre mon érection désespérément pendant que sa bouche et ses mains me rendaient fou.
« Risky Business ne m'a pas seulement excitée pour le sexe en métro, » pantela-t-elle en revenant à ma bouche, ses lèvres planant au dessus des miennes, « C'était la voiture aussi. Oh, Seigneur, Edward. La putain de Porsche ultra-sexy. J'ai sérieusement besoin de baiser dans cette voiture. »
« Bien, » dis-je en essayant de cacher l'exaltation suprême de ma voix, « J'ai des trucs à récupérer au pressing, mais bien sûr. Je devrais trouver le temps de baiser. »
Elle avait l'air sérieuse. Qui étais-je pour batailler ?
Elle agrippa une énorme poignée de mes cheveux brutalement en plaquant ma bouche à la sienne, sa langue faisant des choses qui faisaient trop de bien pour être légales. Mon esprit rembobinait alors qu'elle continuait de m'embrasser et de ratisser mon corps de ses doigts. Mes mains trouvèrent ses seins et elle gémît tandis que je réagissais avec la même envie.
Cullen, tu es un acheteur de voiture de génie.
Bon sang, si j'avais imaginé quel genre de réaction elle aurait, j'aurais acheté cette chose il y a des mois.
Le cuir en dessous de nous couina et gronda alors que nous pressions nos corps l'un contre l'autre, nos mains gourmandes et avides, tirant sur le tissu agaçant qui nous empêchait d'être nus. Nos souffles erratiques rebondissant contre les murs en béton, remplissant l'air de halètements, de gémissements et de respirations saccadées.
Seigneur, il faut que je sois en elle. Putain, tout de suite.
Mes mains avaient juste commencé à tâtonner la fermeture de son jeans lorsque j'entendis une voix retentissante appeler dans l'obscurité.
« Euh… Monsieur Cullen ? »
Bella et moi nous figeâmes, tous deux haletants et paniqués.
« Oui ? » répondis-je avec précaution.
La personne mystérieuse s'éclaircît la gorge et je réalisai que la voix sortait d'un système de sonorisation accroché au mur opposé du garage.
« C'est Harold de la sécurité, Monsieur Cullen. Hum… je voulais vous faire savoir que le parking est équipé de vidéosurveillance… Je peux voir tout ce que vous faites. Alors… euh… vous et Miss Swan pourriez ne pas vouloir faire ce que je pense, vous vous apprêtez à faire. Je tenais simplement à vous le faire savoir. »
Belle s'effondra contre moi et enfouît son visage dans mon cou.
Bordel. Est-ce que l'univers pouvait encore plus me bloquer la queue aujourd'hui ? Je ne crois vraiment pas.
« Ah… bien. Merci Harold ! » Criai-je fortement.
« De rien, Monsieur Cullen. Passez une bonne journée, la compagnie. J'aime votre nouvelle voiture. »
Bella rampa jusqu'au siège passager et rajusta ses vêtements alors que je reboutonnai ma chemise pour la troisième fois aujourd'hui. Nous nous dévisageâmes avec incrédulité et frustration alors que je démarrai le moteur et sortais la voiture du garage, mes mains tendues en agrippant le levier de vitesse au lieu de sa cuisse.
Je pouffai doucement de rire tandis que nous passions le ralentisseur et Bella me regarda en souriant.
« Bien, Miss Swan, » dis-je en m'arrêtant au croisement devant notre immeuble, « Où voudrais tu aller ? »
Elle s'inclina et m'embrassa avant de se rassoir et d'attacher sa ceinture de sécurité.
« Ca m'est égal, » dît-elle avec un sourire, « Je suis avec mon homme merveilleux dans sa voiture sexy. Tu pourrais m'emmener n'importe où et je serais heureuse. »
Je m'engageai dans la circulation et prenais la direction d'Hollywood.
« Tu veux aller voir si il y a du sang de Bree sur le trottoir où elle a été arrêtée ? »
« Ce serait totes génial ! »
J'éclatai de rire et pris sa main, l'apportant à mes lèvres.
Elle avait raison. `Où' n'importait pas beaucoup. Il ne s'agissait que du `qui'.
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Alors ? Vos avis ?
On se rapproche de la fin de cette fic donc je vais essayer de ne pas trop tarder pour la suite… j'ai dit « essayer » hein !
Gros bisous et bonnes vacances à toutes.
Ness
