coucou!
désolée pour l'absence. je sais, ça fait un mois que je ne suis pas venue. j'ai honte. mais je devais préparer mes examens. j'ai toujours pas fini, d'ailleurs, mais...CE SONT LES VACANCES! youpi! ça se fête par un chapitre, non?
allez, j'vous laisse lire...
Que ceux qui haïssent la Saint Valentin lèvent le doigt !
Je suis du nombre. C'est mièvre, pathétique, dégoûtant. En un mot…rose.
Surtout que je viens d'assister au spectacle le moins ragoûtant de toute l'année.
Cela fait deux semaines que j'ai encouragé Black à caser Lupin avec Mnémosyne. Deux semaines que nous nous sommes retrouvés coincés pendant plus d'une heure derrière le miroir du septième étage.
Deux semaines, la fin de l'échéance pour la réalisation de la partie 1 de mon plan.
Deux semaines que nous avons tous passées en retenue chaque soir.
Deux semaines que Sirius s'arrange pour laisser Mné et son pote seuls pendant que nous astiquons les trophées.
Deux semaines que je me dis que Lupin n'est pas une flèche.
Cette date n'est pas anodine. Vous le savez aussi bien que moi. La fête des imbéciles. Des andouilles. De ceux qui croient encore qu'échanger leur bave en public augmente leur amour.
L'amour, passe encore. Je crois qu'il existe pour quelques personnes. Mais se donner en spectacle, c'est tout sauf ragoûtant.
Ce jour aurait été idéal pour faire une blague. Enorme mais pas trop, juste ce qu'il faut pour ne pas se faire renvoyer.
Mais l'heure n'est pas à cela.
J'ai eu une panne d'oreiller, ce matin. Enfin, pas vraiment. Disons que je suis tellement bonne comédienne que Maïa a cru que j'étais épuisée et m'a laissée en paix.
Pourtant, je me demande comment j'aurais pu dormir. Mné a chanté un vieux couplet romantique pendant toute la nuit. Je suis sûre qu'elle rêvait de Lupin. Et dire que j'ai donné mon aval pour créer pareil monstre. Oh, détrompez-vous. Elle ne sort pas avec Lupin. Pas encore.
Ce matin…je réfléchissais. Ce que je fais encore à cette heure-ci, d'ailleurs.
Pour être franche, je viens de me prendre en flagrant délit de faillibilité.
J'ai un problème. Enorme. Insurmontable. Gigantesque.
JE NE SAIS PAS COMMENT REALISER MON PLAN ! Enfin, la partie 1. Pour les deux autres, je crois que je vais avoir beaucoup moins de problèmes.
Et Maïa s'étonne que je paraisse préoccupée. En même temps, j'ai de quoi penser. Faire, c'est une chose. Le terrain me paraît à peu près bon.
Mais les réactions de ma fratrie, ç'en est une autre…
J'espère que Lupin et Mné vont faire un peu diversion. C'est vrai, quoi, histoire que je ne me prenne pas tout dans la figure immédiatement.
Il est midi. Je suis plutôt grosse mangeuse au naturel, mais le fait est que là, j'en avale encore moins qu'avant un match de Quidditch.
Comment faire, nom d'un lutin de Cornouailles, comment faire ?
La Grande Salle regorge de couples. Entre eux s'échangent les petits noms mièvres, du genre « mon oiseau en sucre » ou « mon petit lapin ». Les lapins, moi, je les mets à la casserole !
Un peu de thym…de l'huile…un peu de crème…j'adore ça. Essayez, vous verrez.
Et encore, ils sont moins démonstratifs que ce qui aurait pu se faire. Heureusement que j'ai mis de l'ail dans les marmites sur le coup de dix heures. Vous pouvez me croire, ce n'était pas la petite dose.
Chose étrange pour qui n'est pas instruit des affaires de la fratrie, nous ne sommes que quatre. Les triplés mijotent quelque chose, Aphrodite est avec ses amis, et Mnémosyne est censée être allée rendre un livre à la bibliothèque.
Censée.
Censée, parce que quand je la vois entrer dans la Grande Salle, je me doute qu'elle a dû discuter avec bien plus que la bibliothécaire.
Lupin la tient par la taille, et ma sœur est rouge Souaffle.
Je crois que je vais vomir…
Mné s'installe à côté de nous, guettant vaguement notre approbation. Enfin, la mienne surtout. Vu comment je l'ai harcelée après le pacte avec les Maraudeurs, elle doit craindre mon illustre courroux, telle une déesse descendue de l'Olympe.
Remarquez, elle n'a pas si tort. Dans la mythologie grecque, Eurynome était une déesse. Enfin, une océanide. Presque aucune différence.
Je refuse de la regarder. C'est hors de question. Je la vexe ? Tant pis. Le bien-être de mon estomac prévaut, je crois.
Et zut, voilà les Maraudeurs restants qui débarquent. Potter a une joue plus rouge que l'autre. Ça m'aurait étonnée, aussi, s'il n'avait rien tenté. Quel nigaud ! Il devrait s'acheter un nouveau cerveau, je sais que ce ne sont pas les sous qui lui manquent.
Regarde la nappe, Eury…regarde la nappe… Tant que tu n'as rien décidé, regarde la nappe…
Hum, solution éphémère. Mnémosyne tente désespérément d'attirer mon attention. Quoique…si ça peut me garder les idées en place…
Ma vieille Eury, il est temps pour toi de briller ! Joue donc ton chef d'œuvre.
- Eury ? murmure Mnémosyne à côté de moi. Ça ne va pas ? Tu es blanche comme la nappe.
Bien sûr, elle ne connaît pas la méthode caméléon ? Se fondre dans le décor. Là, en l'occurrence, je ne suis pas loin d'être vraiment prise pour un linge.
- Mal au ventre, je grogne d'un air parfaitement convaincant (le pire, c'est que je ne suis pas loin de la vérité) J'ai dû manger quelque chose qui ne passe pas.
- Tu veux que je t'emmène à l'infirmerie ? Tu n'es pas en état de continuer la journée comme ça. Quelque chose te tracasse ? C'est moi qui…
Entre autres. Entre autres. Mais je ne l'avouerai jamais, et puis…il n'y a tout de même pas que ça. Comment je vais faire, par le chignon de la vieille peau ?
- Ne te fatigue pas, je dis en réussissant vaguement à sourire. Reste là. Je vais y aller moi-même.
Je me rends compte – trop tard – que ce n'est pas un excellent plan. Les Maraudeurs sont encore dans l'allée tandis que je me dirige vers la porte en un mouvement de cape.
En temps normal, ça ne m'aurais pas dérangé de croiser Black. Mais là…c'est différent. Je ne veux pas me laisser influencer par son physique de rêve tant que je n'ai pas trouvé THE plan.
Et je n'ai plus qu'une demi-journée. Toute personne inférieure à mon génie n'y parviendrait pas, mais je ne suis pas Eurynome Délos pour rien.
Tentons un passage discret…Merlin, si tu es vraiment aussi fort qu'on le dit, fais qu'il ne comprenne pas que c'est moi…
- Eury ? Ça ne va pas ?
Merlin, tu es un abruti. J'ai bien eu raison de ne jamais te faire confiance, et je crois que je vais continuer. Faux frère ! Quand je pense que tu es le premier des sorciers…
Bon, ce n'est pas tout, mais il faut que je parle à Black. Il m'a posé une question et je ficherais tout en l'air si je ne répondais pas.
- Sirius, ce n'est pas le moment, je murmure en augmentant mon air abattu.
- Malade ?
Tu l'as dit bouffi.
- Ecœurée.
- Ah…
B.
Désolée, c'était minable. Je vous l'ai dit, je ne suis pas dans mon état normal.
Minute…ce n'est pas normal, pourquoi Black reste sur place ?
En plus, je le trouve bien près de moi…
Mais à quoi il pense ?
Oh nom d'un hippogriffe, je sens cette odeur…son odeur… Qu'il s'éloigne sinon je ne réponds plus de mes actions…et la chose aurait beaucoup moins de classe.
Incroyable…il n'a pas le moindre bouton d'acné.
J'hésite : je touche ses cheveux ou pas ?
Je ne l'avais jamais vu d'aussi près…Et je regrette de n'avoir pas tenté l'expérience avant. Je n'ai qu'un mot à dire : magnifique.
Black s'arrête deux secondes. Il se mord la lèvre, et moi, rapide comme le ver de terre, je commence à peut-être comprendre ce qu'il a en tête.
Je n'y crois pas, il a fait preuve de plus d'intelligence que moi ? J'ai peut-être une tumeur au cerveau…A moins que sa marraine ne soit une fée.
Faut que je consulte un guérisseur à Sainte Mangouste.
Non non non…très mauvaise idée…je n'ai pas fait assez de préparation psychologique…Non pas que je n'avais pas déjà pensé à cet instant, mais dans mes nombreux rêves, c'était moi l'actrice principale. Lui subissait, et moi je profitais.
Pourquoi c'est le contraire qui est en train de se produire ?
Black m'attrape le menton. Je ne résiste pas. Ce type est un prédateur à l'état pur, le monstre par excellence. Il envoûte ses victimes. Il faut absolument que je trouve son truc.
Waouh…quels yeux… C'est le noir le plus pur qu'il m'a jamais été donné de voir. On dirait deux pierres précieuses. Elles brillent avec tellement de lumière qu'on les prendrait presque pour des diamants. Je suis en train d'admirer deux onyx, les plus beaux, les plus rares, les plus lumineux.
Alors voyons…qu'est ce qu'il y a là-dedans… Hésitation, concentration, défi… Hum, il faudra que j'arrange cela. Plus tard. Oui, c'est cela. Plus tard. Il y a plus urgent. Plus urgent, et plus intéressant, comme cet envoûtant parfum qui me prend une nouvelle fois.
Misère…Il n'y a plus entre nous que deux centimètres.
Deux minuscules centimètres qu'il me serait si facile de franchir… 2% d'un mètre, ce n'est rien…
J'hésite.
Enfin, je devrais plutôt dire que c'est mon esprit qui hésite. Mon corps, lui, sait ce qu'il doit faire. Sans que je ne le leur ai demandé, mes lèvres s'entrouvrent d'elles-mêmes.
0,00002 kilomètres. Nom d'un castor sans poils…
Je retire. Il n'y a plus de deux centimètres. Plus aucun écart.
Je n'y crois pas !
Parfum légèrement capiteux, chaud, juste dans les bonnes doses.
Encore mieux que dans mes rêves !
On peut lui reprocher beaucoup de choses, mais Black embrasse comme un dieu !
Un dieu…
Une minuscule partie de mon cerveau analyse la situation : Black a pris les devants. Zut. Il faut que je fasse vraiment attention. Il a beau être encore plus bête que ses pieds, je me doute qu'il n'a pas la moindre envie de me laisser mener le jeu, maintenant.
Bon, d'un autre côté, il m'ôte toute la migraine. Problème réglé.
Mais ce n'est qu'une minuscule partie de mon illustre cerveau. L'autre, en majorité absolue, et bien…à ma grande honte…profite.
En même temps, c'est un dieu vivant ! Difficile de résister à pareils arguments…
Il sent si bon… Ses lèvres sont d'une telle douceur que, tout compte fait, je comprends ce que peuvent lui trouver toutes ces greluches.
Oh, nom d'un dragon à trois pattes, je crois que je vais défaillir. Il me serre contre lui maintenant…
J'ose ? J'ose. Après tout, s'il était contre, il n'avait qu'à pas me provoquer.
J'y mets les mains.
Waw. Je crois que…waw. Encore mieux que dans mes souvenirs. Pourtant, j'ai la mémoire fidèle. Il faudra tout de même que je vois cela de mes yeux. Je crois que je vais me remettre au Quidditch.
C'est parti pour une petite exploration ! Je n'allais pas laisser passer une si jolie occasion, tout de même.
Je suis sûre qu'il fait une heure de musculation tous les matins. Il n'y a que ça comme solution.
Ne vous inquiétez pas pour Black, il n'est pas en reste. Ses propres mains visitent ce qu'il n'a dû que se contenter d'imaginer jusqu'alors. Mais il demeure prudent. Sa connaissance de la force de mes poings surpasse celle de l'ensemble de l'école.
N'insistez pas, je n'ai pas l'intention de vous donner de détails sur la chose en elle-même. J'en serais bien incapable, et puis ça ne regarde que moi, bande de petits curieux !
Oh non ! Il n'aurait pas l'intention de me lâcher…si ?
Bouée de secours. Je m'accroche à son cou. Nom d'un rhinocéros sans cornes, je ne veux pas qu'il s'arrête ! Maintenant que j'ai goûté une fois au fruit défendu, je crains d'être devenue accro.
Je n'espère pas, tout de même. Ça rendrait la suite plus difficile. Ça ne me paraît déjà pas gagné. Si j'étais sage, j'irais faire une thérapie. Mais je ne suis pas sage. Et puis je n'aime pas Sainte Mangouste.
Et zut. Il m'a lâchée.
Coup d'œil à ma montre. Nom d'un crapaud, on n'a quand même pas passé dix minutes…comme ça…dans la Grande Salle ?
Hum, d'accord, question stupide. Il suffit de voir la tête que tirent tous les élèves. Et je ne parle même pas de mes sœurs. Je n'ose pas les regarder en face.
Héhé, toutes les greluches certifiées 100% faune locale paraissent méditer mon assassinat. Navrée pour elles, mais je trouve que les cercueils de la nouvelle collection de Funérasorcier sont loin d'être confortables.
Dix minutes. Pas mal pour une première fois.
- Ça va mieux ?
Triple bouse de dragon, j'avais oublié que non content d'avoir le plus beau visage de la terre, Black a aussi une voix à se damner.
Et il sent tellement bon…il faudra que je songe à lui piquer une de ses chemises.
- Pas sûre…refais voir ?
Oups…les mots sont sortis tous seuls. Parole de Délos.
Manifestement, Black est loin d'être perturbé. A dire vrai, je crois même qu'il est content de ma réponse. Il sourit comme un dieu, m'empoigne à bras le corps, et se met en devoir de répondre à ma demande.
Cool, quand même…
alors? vous vous y attendiez ou pas? ;) merci de m'avoir lue! je vais assayer de reprendre mes publications tous les mardis! et... Joyeuses Fêtes!
biz,
Chumani
