Chapitre 33 : Bonjour tout le monde !
Coucou tout le monde !
Je suis impardonnable pour toutes ces semaines sans nouvelles. Je suis désolé de ne pas avoir poster avant, mais j'ai de gros problème avec internet depuis que je suis rentrée et je dois dire que je suis un peu à court d'inspiration ses derniers temps. Au départ j'avais prévu une fin pour cette histoire mais j'ai un peu changé au dernier moment, ce qui explique que je dois réécrire le dernier chapitre ainsi que l'épilogue qui était terminé.
Je remercie mille fois toutes les personnes qui ont pris le temps de laisser une review pour le précédent chapitre. Je suis heureuse de voir que le départ de Bella en compagnie d'Edward vous ai plus à toutes.
Le chapitre ci-dessus fait un bond en avant dans le temps avec des retours en arrière mais je n'en dit pas plus et je vous laisser découvrir.
Chapitre 33 : Bonjour tout le monde !
PDV Bella
Cela faisait presque trois ans que nous avions fui pour une vie que nous voulions meilleure.
Notre vie était celle dont j'avais rêvé depuis tant d'années. Les choses n'avaient pas été faciles, mais elles étaient ce qu'elles étaient.
Je me souvenais de notre vie avant mes 18 ans.
Après notre fuite de Forks durant un mois de février, nous étions arrivés dans le Vermont, dans une ville près de Richford dans le nord de l'état. Nombre total d'habitants : 500 et encore.
Le chalet que nous habitions était une merveille perchée en hauteur. Comme prévu la neige était récurrente ici, mais nous y étions bien. Edward avait trouvé un travail dans le même lycée où j'étais scolarisé. Je venais d'ailleurs d'obtenir mon bac en juin dernier.
Je n'avais pas eu des notes excellentes parce que j'avais loupé beaucoup de cours à ce moment-là, mais comme disait mon fiancé le plus important c'était de l'avoir.
Je m'étais inscrit à Darmouth comme prévu et j'avais été accepté pour notre plus grande joie.
Nous allions quitter notre village bien-aimé, mais Edward était tellement fier que j'ai été accepté à l'endroit où je voulais aller que nous n'avions pas vraiment été nostalgiques.
Nous avions trouvé une maison non loin de là, si bien que je n'avais que quelques kilomètres pour me rendre à l'université.
Edward avait demandé une mutation et celle-ci avait été acceptée aussi. Nous avions tout pour nous réjouir.
Notre début de vie ensemble n'avait pas été facile, mais nous y étions arrivés malgré les difficultés.
Par exemple, je ne m'étais jamais habitué à nos nouvelles identités. J'aimais tellement le prénom de mon Edward, mais cela faisait des mois qu'il m'avait forcé à l'appeler Anthony.
Je n'aimais pas vraiment ça, mais je faisais avec.
Au lycée, je ne l'avais pas en prof, mais nous nous croisions souvent dans les couloirs.
Notre couple avait suscité des commérages, mais comme Edward avait menti sur mon âge véritable sur la carte d'identité personne n'avait trouvé à redire sur le fait que j'avais 18 ans. Après tout, il ne m'avait octroyé qu'une année de plus.
De toute façon, nous n'avions passé là-bas que quelques mois. Nous avions changé de ville et avions repris nos véritables identités en arrivant à Darmouth.
Je ne voulais pas mentir à l'université et j'en avais plus que marre de ne pas vivre dans un total respect de la loi.
J'avais eu 18 ans, plus rien ne pouvait nous arriver. Mais j'avais préféré rester à l'écart.
J'avais demandé à Edward si on pouvait attendre encore quelques années avant de réapparaitre aux yeux de notre famille.
Bien que je sache qu'il ne risquait plus d'être mis en prison, je ne voulais pas qu'il arrive quoi que ce soit à Edward. Nous avions une famille maintenant.
Carlie Esmée Cullen que nous avions bien entendu appelé Masen durant quelques mois était née au mois de juin, le 20 plus précisément, comme son père qui était le plus heureux des hommes parce que sa petite fille avait tout compris à la vie.
Elle ne pesait que 2,530 kg à la naissance et était un véritable petit ange.
Elle nous faisait littéralement craquer Edward et moi. Elle avait de toutes petites fossettes et une bouille d'ange. Elle avait beaucoup tiré de son père. Ses cheveux indomptables notamment ainsi que son sourire irrésistible, mais ses yeux étaient marron comme les miens ce que mon incroyable fiancé adorait.
- J'ai l'impression d'avoir la mini Bella dont je rêvais, disait-il souvent en contemplant notre fille dans son berceau.
Le déménagement n'avait pas été facile avec un bébé, mais nous nous étions débrouillés comme nous pouvions.
Edward était un père merveilleux. Il savait à quel point j'étais fatiguée, il se chargeait donc des biberons de la nuit et des pleurs nocturnes. Souvent, il partait promener avec sa fille le long de la rivière ou quand il faisait trop froid, il arpentait le plancher de la maison pour l'endormir.
Il me secondait dans les tâches quotidiennes et bien que j'étais chargée du repas, il me faisait le ménage ou encore les lessives.
Quand je voyais ma fille grandir, j'aurais aimé faire partager ça à ma famille, mais je n'étais pas prête à rentrer alors nous restions à trois.
Je me souvenais parfaitement du jour où je suis devenue majeur et où nous avions cessé de vivre dans l'illégalité.
Le jour de mes 18 ans.
Le jour de ma liberté.
Le jour où j'allais enfin dire oui à l'homme de ma vie, à mon fiancé.
Nous étions à Las Vegas et j'avais enfilé une robe de marié blanc cassé.
Aujourd'hui, j'allais dire oui d'ici quelques secondes en tant qu'Isabella Swan.
Edward avait toujours affirmé qu'il nous emmènerait ici dès que cela deviendrait légal et c'est ce qu'il avait fait.
Carlie était dans son berceau et dormait à point fermé.
Nous avions trouvé des témoins sur le volet et maintenant je tenais fermement mon bouquet de fleurs dans mes mains.
Quand la musique se fit retentir, je pris une profonde inspiration et je m'avançai doucement vers l'homme de ma vie qui avait les yeux brillants. Il portait un costume noir assez sobre, mais de toute façon je ne voulais pas d'un grand mariage, je voulais juste de lui.
Je ne le lâchais pas du regard et me postais devant lui, fière de pouvoir me dresser de cette façon, le 13 septembre.
Le jour de mes 18 ans.
« Mes bien chers frères, si nous sommes réunis ici, c'est pour célébrer l'union de ces deux êtres devant Dieu ».
Le prêtre commença son serment et Edward m'attrapa par les mains. Notre bébé était près de nous, nous étions une famille.
- Isabella Marie Swan, voulez-vous prendre pour époux, ici présent, Edward Cullen, pour le meilleur et pour le pire, dans la santé et dans la maladie, jusqu'à ce que la mort vous sépare ?
- Oui, je le veux.
Il n'y avait pas à hésiter une seule seconde, je savais ce que je voulais.
Je vis Edward sourire et je sentis ses mains se serrer autour de mes doigts.
Notre bébé émit un petit cri et en parents aimant nous nous tournions vers elle.
Elle jouait avec ses pieds et semblait heureuse. Nous nous mîmes à rire, le prêtre, lui, essaya de cacher sa bonne humeur sous une toux, mais personne ne fut dupe.
- Donc, Edward Anthony Cullen, voulez-vous prendre pour épouse, ici présente, Isabella Swan, pour le meilleur et pour le pire, dans la santé et dans la maladie, jusqu'à ce que la mort vous sépare ?
- Oui, je le veux.
Il nous fit prendre les anneaux que nous avions achetés et c'est plongé dans les yeux l'un de l'autre que nous nous glissions les alliances au doigt.
« Je vous déclare maintenant mari et femme, vous pouvez embrasser la mariée ».
Avec plaisir, murmura-t-il en attrapant mon visage entre ses mains et en me serrant contre lui.
- Je t'aime, ma femme. Pour toujours.
- Je t'aime mon mari.
Ses lèvres se posèrent sur les miennes et la force de notre baiser augmenta.
Si Carlie n'avait pas poussé un autre cri, je ne suis pas sûre que nous nous serions séparés aussi vite.
Edward attrapa la poignée du maxi-cosy où se trouvait notre fille et le passa à son bras avant d'enrouler ses doigts autour des miens.
Il nous entraina vers la sortie.
Devant l'église, il me tira en arrière et je tombai doucement contre son torse.
- Plus personne ne pourra jamais nous séparer.
- Jamais, soufflai-je prise par l'émotion.
Cet homme à côté de moi était enfin mien. Nous ne risquions plus rien même si mon père venait nous chercher.
Pour le soir de notre mariage Edward nous avait prévu un repas digne de ce nom dans un restaurant chic.
Il n'avait pas lésiné sur les moyens.
Nous serions de retour le lendemain pour préparer la rentrée à Darmouth, mais en attendant je comptais bien profiter de cette soirée de mariage.
Une fois arrivé à l'hôtel, je me défis de ma robe et enfilai une nuisette particulièrement sexy que j'avais achetée pour l'occasion.
Heureusement, après mon accouchement et les nombreux kilos que j'avais pris, il ne m'avait pas fallu longtemps avant de retrouver ma silhouette.
J'enfilai un peignoir par-dessus et partis retrouver Edward qui était dans la deuxième chambre de la suite en train de nourrir notre fille.
Il était assis sur une chaise et berçait Carlie qui avait les yeux à demi fermés.
Il n'allait pas falloir très longtemps.
Elle avalait le contenu de son biberon goulument et regardait son père avec ses prunelles si semblables aux miennes.
Je m'accroupis près d'eux et attrapais la petite menotte de ma fille tout en regardant son père.
- Je n'ai jamais été aussi heureuse.
Il m'adressa un sourire ému avant de se pencher sur moi pour m'embrasser.
- Prête pour notre nuit de noces ?
Je hochai la tête vigoureusement et le regardais par-dessous mes cils.
J'étais plus que prête de combler et d'être comblé dans les bras de mon mari.
Il rit doucement avant de reporter son attention sur notre fille qui avait fini son biberon et qui s'endormait paisiblement.
- Tu peux la prendre quelques minutes pendant que je fais son lit.
Je hochai la tête et il me la transféra dans mes bras.
Elle était si légère, si douce.
Je n'en revenais toujours pas du petit être que nous avions créé.
Je la berçais tout aussi doucement que mon mari l'avait fait et elle se pelotonna contre moi, sa petite menotte toujours dans mes mains.
Son petit point était fermé et elle semblait tellement concentrée même dans son sommeil.
Je me levai et la posai doucement sur la table à langer pour lui changer sa couche et la mettre en pyjama.
Elle ne se réveilla même pas et c'est ensemble que nous la déposâmes dans son berceau et qu'elle se recroquevilla pour s'endormir complètement.
Je posai ma tête contre le torse de mon mari et pendant un long moment nous contemplions notre fille.
- Nous sommes heureux, souffla-t-il sans quitter Carlie des yeux.
Ce n'était pas une question, il faisait une simple constatation.
- Oui. Je ne reviendrais en arrière pour rien au monde.
Je plongeais dans ses yeux. Il semblait ému aux larmes.
Je l'entrainais jusque dans notre chambre, une fois sûre que notre enfant allait dormir pendant quelques heures.
Quand nous fûmes arrivés à destination, je le poussais sur le lit et il tomba dans un bruit sourd.
- Nous sommes mariés.
- Enfin ! M'exclamai-je légèrement trop fort.
Je tendis l'oreille de peur d'avoir réveillé Carlie mais aucun bruit de pleurs ne parvenait de la deuxième chambre.
Elle dormait toujours.
Quand il vit ma tête, Edward éclata de rire et m'attira contre lui.
- Je ne pourrais plus vivre sans toi, souffla-t-il dans le creux de mon oreille.
Nous nous couchâmes l'un contre l'autre.
- Parce que tu crois que je pourrais, moi ?
Il entremêla ses doigts aux miens et contempla le plafond.
Il était en pleine réflexion et semblait un peu perdu.
- J'ai du mal à me dire que nous sommes enfin mariés et que rien ni personne ne pourra te prendre à moi.
Je me soulevai sur un bras et le surplombai légèrement.
Je passai ma main dans ses cheveux et le poussai doucement pour qu'il me regarde dans les yeux.
- Nous sommes mariés maintenant, pour le meilleur et pour le pire.
Il esquissa un sourire, mais je sentais bien qu'il y avait autre chose qui le préoccupait. Pourtant, je n'eus pas le temps de lui poser une seule question qu'il me fit basculer et me plaqua contre le matelas.
- Pourquoi sommes-nous en train de parler alors que nous pourrions faire tellement d'autres choses ?
Il avait un air coquin sur les traits et semblait avoir retrouvé toute sa bonne humeur.
- Et bien, c'est une bonne question.
Je posai ma main sur son torse et descendis jusqu'à son bas ventre avant de remonter.
Il me sourit avant de poser ses doigts sur les pans de mon peignoir.
Il ne lui fallut guère de temps avant que je me retrouve en nuisette et qu'il jeta au loin le vêtement encombrant.
Ses yeux brillaient quand il se rendit compte de ce que je portais.
Je savais à quel point mon mari – que j'aimais cette appellation — aimait les sous-vêtements dans ce genre.
Pendant ma grossesse, j'avais arrêté de les porter et même après. Du moins, pas tant que je n'avais pas retrouvé ma silhouette.
C'était bien l'une des premières fois depuis la naissance de Carlie que j'étais ainsi habillée et honnêtement, cela valait la peine au vu des yeux d'Edward.
J'aimais ce regard, j'aimais la lueur qui y brillait et cette étincelle qui faisait que c'était lui.
Plus rien ne pourrait jamais nous séparer. Nous étions mari et femme pour le meilleur et pour le pire.
Ce n'était plus lui et moi, c'était nous.
Il me poussa doucement par les épaules pour me faire allonger et se dressa sur un coude pour me surplomber.
Il posa sa main sur ma joue et me caressa avant de passer à mon front, de redescendre par mon nez et de se poser sur mon cou à l'endroit où mon cœur battait la chamade simplement parce que sa main était sur moi.
Même après tout ce temps, il faisait encore battre mon cœur d'un simple toucher.
Je le laissais faire totalement inerte.
Je refusais de brusquer les choses, nous avions toute la nuit pour profiter de notre mariage et pour le célébrer comme il se doit.
Ce n'était peut-être pas le mariage, le plus beau, ni même le plus original, mais c'était le nôtre.
Et je ne voulais en changer pour rien au monde.
Quand je repensais maintenant, presque deux ans après, à notre mariage, je me disais que notre vie avait vraiment commencé en ce 13 septembre.
Je me souvenais de la rentrée à Darmouth. Elle avait vraiment été très difficile pour moi. C'était la première fois que je devais laisser Carlie à une baby-sitter et j'avais vraiment eu du mal à partir. C'est Edward qui avait dû me faire sortir de la maison.
Il savait comment j'allais réagir et avait donc pris sa matinée pour m'emmener.
- Et si ...
- Bella ! M'avait-il réprimandé doucement Edward en me regardant avec de gros yeux. Nous avons fait appel à la femme que tu as jugée la plus compétente. Elle sait ce qu'il faut faire. Carlie va être bien. Tout ira bien.
Cette première journée loin de ma fille avait été une torture et quand Edward était passé me chercher avec seulement quelques secondes de retard, je l'avais incendié tout ce que j'avais pu.
Une fois arrivée à la maison, j'étais descendue en courant pour rejoindre mon bébé qui jouait tranquillement avec ses pieds.
Je m'étais mise à pleurer avec Carlie dans les bras et il avait fallu longtemps à Edward, qui n'était heureusement pas rancunier, pour me calmer.
Le lendemain avait également été une épreuve, mais au fur et à mesure du temps les choses avaient été plus faciles à gérer.
Aujourd'hui, Carlie venait de fêter ces deux ans il y a quelques jours et j'avais fini les cours depuis une semaine.
Heureusement parce que je ne suis pas sûre que j'aurais pu suivre encore longtemps.
J'étais de nouveau enceinte. D'un garçon cette fois-ci. J'en étais à 7 mois de grossesse et notre petit Anthony se portait comme un charme dans mon ventre. Mais il était beaucoup plus agité que sa sœur et passait toutes ses nuits à culbuter dans mon ventre ce qui me laissait bien éveillée.
Je ne dormais que quelques heures par nuit et suivre les cours devenait vraiment impossible.
Pour le moment, j'étais au fourneau en train de préparer un bon repas pour mon mari qui n'allait pas tarder à rentrer. Il était en vacance ce soir et nous comptions bien profiter de nos deux mois ensemble.
Quand le repas fut mis dans le four, je me dirigeais vers la chambre de ma fille qui jouait tranquillement avec ses poupées.
Je m'assis difficilement à ses côtés et pris un de ses jouets pour m'amuser avec elle.
Un grand sourire tordit son merveilleux visage et je passai ma main dans ses cheveux qui était semblable à ceux de mon mari. En revanche, elle tirait ses boucles de moi.
Elle était un parfait mélange entre Edward et moi.
Je passais une main sur mon ventre et Carlie se leva pour venir se blottir contre moi.
- Tony ?
Elle avait sa main en suspends au-dessus de mon ventre et semblait me demander la permission de toucher.
Carlie était une fillette très intelligente. Du haut de ces 2 ans, elle comprenait beaucoup de choses qu'une enfant du même âge n'aurait pas saisies.
Nous avions eu très peur d'annoncer à notre fille qu'elle allait avoir un petit frère, mais elle avait pris ça avec joie et souvent, elle voulait toucher mon ventre pour dire bonjour à Anthony.
- Tony ?
Elle ne parvenait pas à dire son nom en entier, mais pour nous elle avait juste trouvé un surnom à son frère.
- Oui, c'est Anthony. Il dit bonjour à Carlie.
Elle éclata de rire et posa sa petite tête cuivrée contre mon ventre pour mieux l'entendre.
- 'Aime, Tony.
Je fus ému aux larmes et serrai ma fille contre moi.
J'entendis soudain du bruit et Carlie et moi nous retournâmes. Edward était dans l'encadrement de la porte un sourire sur les traits.
- Papa ! S'exclama ma fille en sautant sur ses pieds et en se précipitant vers son père.
Ah oui, il n'y a pas qu'à son frère que ma fille consacrait un véritable culte.
Carlie adorait littéralement son père. Quand il était là, plus rien d'autre ne comptait, même pas sa pauvre mère.
- Comment va mon bébé aujourd'hui ? Tu parlais à Tony quand papa est arrivé ?
Elle hocha vigoureusement la tête alors que son père la soulevait dans ses bras et s'installa près de moi.
- Bonjour, mon amour.
- Bonjour, mon chéri.
Je me penchai et il m'embrassa doucement avant de poser son regard et sa main sur mon ventre.
Edward passait son temps à toucher mon ventre exactement comme il l'avait fait pendant que j'attendais Carlie.
Il s'en voulait d'avoir raté les 4 premiers mois de ma première grossesse et avait passé les mois suivants à se rattraper. Il avait exactement la même attitude avec Anthony.
- Alors les femmes de ma vie ? Nous sommes tous en vacances ?
Nous étions toutes les deux blotties contre Edward et nous hochâmes la tête en même temps.
- Qu'allons-nous pouvoir bien faire pendant ces deux mois ?
Je détournais le regard et me concentrais sur le mur en face de moi qui représentait la fée clochette. J'avais moi-même décoré la chambre de Carlie et j'étais assez fière quand je constatais le rendu de la pièce.
C'était une véritable chambre de petite fille et ma fille était la plus heureuse quand elle rentrait dans sa chambre.
J'étais en train de faire exactement la même chose dans la chambre de mon fils pour que lui aussi se retrouve au paradis du petit garçon.
Mais pour l'instant, j'étais préoccupée par autre chose.
Je savais ce que je voulais.
Retourner à Forks.
Je n'en avais pas parlé à Edward, mais j'y pensais beaucoup ces derniers temps.
Je voulais retourner là-bas, dans notre ville natale pour enfin retrouver notre famille. J'allais avoir 20 ans dans moins de deux mois et cela faisait des années que nous ne risquions plus rien.
Nous étions mariés et nous n'étions pas dans l'illégalité. Nous avions un enfant et j'étais enceinte du deuxième, Charlie ne pouvait rien contre nous.
Mais j'avais besoin de retrouver Esmée et Carlisle, sans parler de ma meilleure amie qui me manquait comme jamais. Quant à Jasper ….
J'aurais aimé pouvoir les contacter, mais je n'osais pas de peur que leurs réactions ne soient pas celles que j'attendais.
Edward parut se rendre compte de mon expression puisqu'il posa une de ses mains sur la mienne.
- Bella ? M'appela-t-il afin que je le regarde dans les yeux.
Je sentis sa main se poser sur ma joue et donner une légère pression pour que je tourne mon visage vers lui.
- Je sais à quoi tu penses … tu vas avoir 20 ans, je pense qu'il est temps que notre fille connaisse notre famille non ?
Il m'adressa un sourire rassurant et c'est les yeux dans les yeux, sans aucune parole que nous prîmes la décision.
Il était temps de rentrer chez nous.
- Et si nous allions manger ? Me demanda-t-il en se levant, notre fille dans les bras.
Il la posa sur le sol et lui donna une tape sur ses fesses rebondies de petite fille.
- Allez, Carlie, allons manger !
Notre fille éclata de rire et se dirigea en courant vers la cuisine.
Mon mari m'attrapa les mains et me souleva du sol pour me remettre sur mes pieds.
Mon ventre était contre son torse et nous nous mîmes à rire quand on se rendit compte qu'il nous gênait quelque peu.
Nous reprîmes notre calme et il m'embrassa doucement avant de poser son front contre le mien.
- Notre retour à Forks ne va pas être facile, même pour Carlie.
Je hochai la tête, mais j'étais prête à affronter notre famille.
- Allons manger nous aussi.
Il enroula ses doigts autour des miens et me tira vers la cuisine.
Le lendemain, il était à peine 7 heures quand je m'éveillais.
À mes côtés Edward dormait toujours à point fermé, le visage enfoui dans l'oreiller.
Doucement, je sortis du lit et enfilai un peignoir avant de passer ma tête à travers la porte de la chambre de Carlie qui était tout autant endormie que son père.
Je souris en me rendant compte à quel point ils avaient la même expression quand ils dormaient tous les deux.
Je me dirigeais ensuite vers la cuisine dans l'intention de préparer le petit déjeuner.
Le premier matin de notre liberté méritait un petit-déjeuner digne de ce nom. Je m'affairais durant une bonne heure avant que j'entende du bruit provenant de la chambre.
Je disposai rapidement tout ce que j'avais préparé sur le plateau et me dirigeai vers ma chambre.
- Mon amour …, murmura mon mari en se soulevant sur un coude.
Il se frotta les yeux et passa sa main dans ses cheveux avant de me fixer de ses yeux ensommeillés. Quand il se rendit compte du poids que je portais, il se leva d'un bon et attrapa mon fardeau pour le poser sur le lit.
- Bella, mais enfin …
Je levais les yeux aux ciels en me tournant et en me dirigeant vers la chambre de Carlie. Encore et toujours ces recommandations.
Elle était bien sûr déjà réveillée et attendait patiemment que je la délivre.
Je la pris dans mes bras et la portais jusque dans notre chambre où Edward s'était assis devant le plateau.
- Papa !
Elle se jeta à son cou avant de venir s'asseoir entre nous.
- Allez mes anges, mangez donc ce que j'ai préparé, leur intimai-je alors que leurs yeux étaient braqués sur la nourriture.
Le déjeuner fut une réussite. De voir mon mari et ma fille heureux ne pouvait que me donner le sourire alors je ne pouvais que sourire bêtement.
Les choses se compliquèrent dans l'après-midi quand, pendant la sieste de Carlie, Edward et moi réservions les billets d'avion en partance pour Port Angeles.
- J'ai peur Edward.
Il ne me répondit pas et me serra dans ses bras.
Le départ était prévu deux jours plus tard.
Deux jours pendant lesquels j'étais dans un état de nerfs extrême.
Edward le comprenait parfaitement et je savais qu'en son for intérieur il ressentait la même chose que moi sauf qu'il était plus doué pour le cacher à notre fille.
- Bella, il faut que tu te calmes, ce n'est pas bon pour le bébé, tu le sais.
Je lui décrochais un œil mauvais alors que j'essayais de boucler la ceinture qui se trouvait sur le siège de l'avion où nous avions pris place.
Carlie était entre nous et ne disait rien, trop occupée à jouer avec sa poupée.
Je sentis les doigts de mon mari s'enrouler autour des miens.
- Je serais là, toujours, il ne nous arrivera rien.
- J'ai confiance en toi.
Il esquissa un sourire qui me rassura avant de se pencher pour m'embrasser.
Le vol fut très calme et moins de quatre heures plus tard, nous atterrissions à Port Angeles.
Il n'était que midi quand Edward nous réserva une voiture de location non loin de l'aéroport.
Carlie, installée à l'arrière dans son siège pour bébé, contemplait le paysage qui défilait par la vitre.
- Tu vois Carlie, là c'est où ton papa et moi nous habitions avant que tu sois dans mon ventre, lui expliquai-je.
- Comme Tony ?
Je hochai la tête alors que je sentis la main de mon mari s'enrouler autour de mes doigts de nouveau.
- Oui mon bébé, comme Tony.
La petite secoua la tête avant de se tourner vers moi.
- Papi et mamie ?
Nous lui avions expliqué que nous allions voir son papy et sa mamie ainsi que toute notre famille. Je lui avais souvent montré les photos pour qu'elle comprenne qui ils étaient. J'étais presque certaine qu'avec son intelligence elle saurait les reconnaître.
Bientôt, les abords de Forks apparurent et je sentis un poids s'abattre sur moi.
La forêt laissait place à la ville.
- Je crois que nous allons nous arrêter quelques instants au Walt Mare pour souffler un peu, proposa Edward en comprenant ma réaction.
Je lui en sus gré de me donner quelques instants avant d'affronter la famille.
Nous n'avions prévenu personne, mais on se doutait qu'il devait être réuni en ce jour.
L'anniversaire de mariage de Carlisle et d'Esmée qui était ensemble depuis 33 ans.
Quoi de mieux que ce jour pour des retrouvailles ?
Je descendis de voiture et attrapai ma fille dans son siège.
- Je vais faire le plein, me lança mon mari après avoir légèrement embrassé mes lèvres.
Il se tourna vers la voiture et j'attrapai Carlie par la main pour entrer dans le magasin.
- 'Garde maman, du socolat ! S'exclama ma fille en me lançant un grand sourire et en tendant son bras libre.
De l'autre main, elle tenait sa poupée.
Je suivis la direction qu'elle me désignait et me rendit compte qu'elle désignait les étagères de pâte à tartiner que j'avais pris l'habitude de lui acheter pour son goûter.
- Si te plait ! me lança-t-elle en me tirant vers l'endroit.
Elle pencha sa tête de côté et fis la mou. À partir de ce moment, je me doutais qu'il allait m'être impossible de lui dire non.
J'attrapais un pot que je posais dans le panier avant de continuer mes achats.
Je me dirigeais ensuite vers la caisse et posais mon panier sur le tapis roulant.
Ce n'est qu'une fois mes achats réglés et ma fille sur une hanche que je me rendis compte que j'étais observée.
Je relevais les yeux et tombais sur un visage que je n'avais pas vu depuis des années.
- Jacob ?
Le visage buriné n'avait pas vraiment changé depuis ces trois années écoulées. Il paraissait juste plus mûr et plus viril que dans mon souvenir.
Un grand sourire fendit mes lèvres alors que je m'approchais de lui.
- Salut Bell's quel plaisir de te voir.
Il m'étreignit chaleureusement avant de me repousser afin de poser ses mains sur les épaules.
Il m'observa pendant de longues secondes sans rien dire.
- Tu es vraiment magnifique !
Ses yeux se portèrent ensuite sur ma fille qui fronçait les sourcils face à mon ancien ami, puis sur mon ventre rebondi.
- Bon Dieu Bella, c'est ta fille ?
- Eh oui, Jake je te présente Carlie. Ma chérie, c'est tonton Jake, un ami de maman.
Jacob eut un grand sourire à la mention du tonton, que je lui rendis.
- 'Jour ! Murmura Carlie en jaugeant notre interlocuteur comme si elle essayait de déterminer s'il était un ami ou un ennemi.
Si elle était plus vieille et si elle avait été là quelques années plus tôt, j'aurais pu jurer qu'elle défendait le territoire de son père.
- Et bien, visiblement tu n'as pas perdu de temps ces dernières années. Attends, laisse-moi t'aider, tu portes trop de poids.
Il me prit d'autorité mes sacs de courses des mains avant de nous faire sortir.
Je jetais un regard autour pour repérer Edward qui était en train de payer le plein d'essence.
- Et toi Jake ? Que deviens-tu ?
Il haussa les épaules avant de se détourner.
- Oh tu sais, je suis toujours à l'armée. C'est ma première permission depuis plus d'un an alors je suis revenu ici pour mon père essentiellement. Disons que je me suis assagi.
J'éclatais de rire face à sa grimace avant que ma fille ne secoue frénétiquement ses jambes pour que je la libère.
Je la posai à mes pieds et elle se précipita vers son père qui s'approchait de nous.
Il la rattrapa au vol avant de revenir vers nous.
Ses lunettes de soleil cachaient ses yeux verts, mais je voyais bien au pli de sa bouche qu'il avait parfaitement reconnu Jacob et qu'il ne paraissait guère content de le voir.
Cela faisait des années que je n'avais pas eu le droit à la jalousie de mon mari et j'étais quelque peu flattée qu'il ne me prenne pas pour acquise même avec une bague au doigt et bientôt deux enfants.
Je me penchais vers lui et attrapais sa main qui ne tenait pas notre fille.
- Mon amour, tu te rappelles de Jacob ?
Je savais que c'était le cas, mais bon il fallait bien combler le silence.
Le ricanement de mon ami me fit froncer les sourcils.
- Vous êtes un sacré veinard professeur Cullen, lui lança-t-il sans animosité cependant.
J'avais plus l'impression qu'il faisait une simple constatation.
Edward ne lui répondit pas et se contenta de renforcer sa prise sur Carlie. Je lui lançais un regard menaçant lui signifiant qu'il n'avait pas à se comporter ainsi, mais cela ne servit à rien puisqu'il marmonna qu'il m'attendrait dans la voiture.
Je me tournais vers mon ami en levant les yeux au ciel.
- Excuse-le, il …
- Défend son territoire, me coupa-t-il en m'adressant un grand sourire. Va le rejoindre avant que je sois fusillé sur place.
- Donne-moi ton numéro.
Il esquissa un sourire et sortit son téléphone de la poche arrière de son pantalon. Après avoir échangé nos numéros, il me salua.
Je restai un moment à le regarder s'éloigner, consciente que je venais de croiser la première personne faisant partie de mon passé.
Ma peur initiale revient quand je me rendis compte que dans moins de dix minutes nous serons à la villa des parents d'Edward.
Quand je m'installais sur le siège passager de la voiture de location au côté de mon mari, je me rendis compte qu'il m'observait intensément.
- Est-ce que j'ai vraiment besoin de dire quelque chose ? Demandai-je en lui jetant un regard mauvais.
Je n'allais pas m'excuser et encore moins lui affirmer qu'il n'avait rien à craindre de Jacob. S'il ne le savait pas après toutes ces années à ses côtés alors il n'y avait plus rien à ajouter.
- Toi non, mais moi oui.
Ses émeraudes plongèrent dans mes yeux et je fondis littéralement.
- Je t'aime.
Ses doigts s'enroulèrent autour des miens avant de caresser mon ventre.
D'un accord tacite, il alluma le moteur et prit la direction de la villa.
J'avais de plus en plus conscience que ma respiration s'accélérait, mes mains devenaient moites et je me mis à trembler.
Edward ne paraissait pas être dans un meilleur état que moi et Carlie ne faisait aucun commentaire alors qu'une villa blanche aux centaines de vitres se dressa bientôt devant nous.
Les souvenirs que provoqua la vue de la maison me pétrifièrent.
Trois ans en arrière, Edward aurait fait le tour de la maison pour se garer dans le garage, mais aujourd'hui il arrêta la voiture devant la porte. Là où se trouvaient déjà trois autres véhicules stationnés.
- Prête les filles ?
Je hochai la tête et je vis dans le rétroviseur de la voiture que Carlie faisait de même.
Mon mari sortit et claqua la portière derrière lui avant de détacher notre fille et de me rejoindre.
Il m'aida à sortir, mais au lieu de me prendre la main, il m'embrassa sur les lèvres.
Au contact de ses lèvres, je me détendis.
Nous étions ensemble, nous étions une famille.
J'avais confiance en Edward et je savais qu'importe ce qu'il pouvait se passer, il serait toujours là.
Carlie passa ses petits bras autour de nos cous et nous déposa des baisers mouillés sur chacune de nos joues.
- 'Aime, maman, Aime papa.
Nous lui sourîmes chaleureusement avant de l'embrasser à notre tour.
- Allons-y.
Il attrapa ma main et lentement, nous nous dirigeâmes vers la porte.
C'est moi qui pressai le bouton de la sonnette.
C'est le cœur battant que nous attendîmes.
La porte s'ouvrit soudain pour laisser place à une personne qui paraissait avoir vieilli de plusieurs années.
- Edward … Bella ….
Le docteur Carlisle Cullen pourtant toujours très calme porta la main à sa bouche quand il prit conscience que s'était nous. Des larmes jaillirent de ses yeux alors qu'il ne savait visiblement pas quoi faire.
- Papa, chuchota mon mari en s'approchant de son père.
Mon mari déposa notre fille au sol et étreignit son père comme si sa vie en dépendait.
Ma fille fronça les sourcils face à son père qui reniflait pour contenir lui aussi ses larmes.
Pour la rassurer et lui faire comprendre que tout allait bien, je lui passais la main dans les cheveux.
- Mon dieu, si je m'attendais …, chuchota mon beau-père en s'écartant de son fils.
Il le regardait intensément comme un homme qui ne croyait pas en sa chance puis son regard se porta sur moi.
- Bella … tu es resplendissante.
Il me serra également dans ses bras avant de se tourner vers notre fille.
- Ma petite fille …
Il tendit la main vers elle dans l'intention de la toucher, ce que Carlie n'aurait absolument pas refusé n'étant pas une enfant farouche, mais il fut coupé dans son élan quand il entendit son nom.
Esmée …
- Tout le monde est là …
Nous nous en doutions un peu.
Carlisle paraissait complètement perdu, comme si nous étions une apparition et qu'il n'osait pas croire que nous étions là.
- Allons saluer tout le monde, décida Edward en reprenant notre fille dans ses bras et en nous entrainant son père et moi vers la voix d'Esmée.
En jetant un œil furtif dans la maison, je me rendis compte que rien n'avait vraiment changé et je savais sans avoir besoin de poser la question que nous nous dirigions vers la véranda.
Ils étaient tous là autour de la table.
Esmée était debout et servait visiblement tout le monde.
Alice à ses côtés, puis Jasper, Rosalie, Emmett, Kate qui était devenue une magnifique poupée, Irina et Zack qui servait un enfant dans une chaise haute et qui ne devait pas être bien plus vieux que Carlie.
C'est Carlisle qui entra d'abord.
Les conversations allaient bon train. Mais quand Esmée nous vit, elle lâcha la cuillère qu'elle tenait au-dessus de l'assiette d'Emmett qui fut éclaboussé. Il grogna avant de regarder sa belle-mère d'un œil noir.
- C'est ma mort que tu veux belle-maman ?
Sa remarque tomba dans le vide alors que tout le monde se taisait.
Ma belle-mère poussa un cri persan qui fit tourner toutes les têtes une à une vers nous.
Je sentis le bras d'Edward s'enrouler autour de mes épaules et me serrer contre lui.
- Bonjour tout le monde, lança-t-il d'une voix sûre.
Alors votre avis ?
Edward et Bella sont revenus en compagnie de leur fille Carlie.
Comment va le prendre la famille ? Et surtout quel va être la réaction de Charlie ?
Pour le prochain chapitre, il n'est pas encore écrit, je ne sais donc pas du tout quand je vais pouvoir le poster.
Pour le prochain et dernier chapitre, il y aura un dernier petit rebondissement avant de finir cette histoire avec l'épilogue.
A bientôt.
