Harry Potter et le Prophétie du Triangle

Bonjour à toutes et à tous. voici la suite que vous êtes si nombreux à attendre. Les dernières nouvelles : le chapitre 25 est en cours de traduction. Ca avance, doucement, mais ca avance. Bonne lecture à toutes et à tous et merci pour vos reviews qui sont à chaque fois une motivation très importante pour moi.

smndi

Chapitre onze

Gares

La

gare ferroviaire

combine deux formes architecturales…

l'abri pour les trains et le bâtiment pour les passagers…

Les technologies qui ont produit le rail ont aussi fourni la technique pour

l'abriter, dans la forme de toits de métal et de verre. Les bâtiments pour les passagers

n'auraient pas pu être plus différents dans la fonction et dans la forme… Pour ce qui est

de l'échelle, du style et des matériaux, il était urbain. Une nouvelle forme de porte pour

la ville… Commençant avec le toit à quarante pieds de haut de la gare d'Euston de

Londres (1835-1839), les abris, sous la forme d'arche de poutres métalliques grandirent

rapidement jusqu'à atteindre le plus grand de tous, la gare St Pancrass de Londres (1863-1876)

… Pour un intérieur, il était extraordinaire, s'étendant spécialement en profondeur, c'était le plus

large et le plus grand espace couvert non divisé jamais construit… Un des problèmes majeurs

pour les architectes était la manière dont l'abri pour les trains pouvait être incorporé à la façade

de la gare… A St Pancrass, l'abri est caché derrière un hôtel ferroviaire gothique victorien fleuri

de G.G. Scott. Au contraire, les voûtes jumelles de l'abri des trains de la gare de King's Cross

(1851-1852) de Londres, par Lewis Cubitt, sont effrontément révélées par sa façade fonctionnelle sans compromis.

--Marvin Trachtenberg & Isabelle Hyman, Architecture: from Prehistory to Post-Modern

Harry Potter avançait à grands pas sur le quai neuf trois-quarts, avec sa nouvelle robe flottant derrière lui, son insigne de préfet en chef épinglé sur sa soie ébène, souriant à la vue du Poudlard Express en ce premier jour clair et vif de septembre. L'air portait une odeur de cuir et de laiton neuf, à cause des malles des première année, mais l'odeur prévalente était celle de l'automne, même par-dessus l'odeur de souffre de la locomotive, et Harry respirait tout cela avec joie. C'était l'odeur du retour chez soi, l'odeur du retour à Poudlard.

« Nous rentrons à Poudlard ! » siffla-t-il avec excitation à Sandy.

« Oui, Harry Potter. Je sais. C'est la vingt-troisième fois que tu me le dis. » Elle avait l'air de perdre un peu patience.

Harry réfléchit un instant, avant de siffler. « Tu sais, Sandy, je ne sais pas pourquoi, mais il ne m'était jamais venu à l'idée que tu saches compter. »

« Le simple fait que je n'ai ni orteils ni doigts ne signifie pas que je ne sais pas compter, Harry Potter. »

Harry ricana, et ne mordit pas à l'hameçon. Elle semblait un peu susceptible sur les préjugés anti-serpent ces derniers temps.

Chantonnant joyeusement, il se dirigea vers un groupe de personnes d'où sortait, comme une plante exotique, la haute tête rousse de son meilleur, ami, Ron Weasley. Il se tint en dehors du groupe un instant, attendant que quelqu'un le remarque, content de pouvoir retourner normalement à l'école. C'était la dernière fois, après tout, qu'il prendrait le Poudlard Express à onze heure un premier septembre au départ de la gare de King's Cross à Londres. Il ne voulait pas le manquer.

Quand Dean Thomas le remarqua soudain, il y eut tout d'un coup une effervescence, et Harry ne put s'empêcher d'éclater de rire comme ses amis lui tombèrent dessus. Il dut dire à Ron de ne pas le serrer si fort (il avait de toute évidence encore besoin d'entraînement de loup-garou par rapport à cela), tandis que Hermione lui écrasa les orteils quand elle sauta et lui lança les bras autour du cou. Neville avait un sourire qui allait d'une oreille à l'autre, se tenant timidement en retrait, Dean lui serra la main sans vouloir la lâcher, et Seamus lui donna une vigoureuse tape dans le dos, puis il s'arrêta, horrifié, comme il se souvint de la mauvaise brûlure de Harry. Mais Harry lui dit qu'il allait bien, qu'il était complètement guéri.

« Harry », bafouilla Ron, tout étonné. « Que fais-tu ici ? »

Harry haussa les épaules, souriant largement. « Je vais bien. Comme neuf. » Il remarqua maintenant Draco Malfoy, son bras autour de Ginny, comme pour la restreindre, et il lui dit « Ce doit être ta cousine. Après qu'elle se soit occupée de moi, j'étais un nouvel homme. » dit-il en souriant, le laissant prendre cela comme un double sens, s'il voulait. Les yeux de Ginny s'écartillèrent, et il lui fit un clin d'œil, se sentant facétieux.

Alors qu'il essayait de convaincre le personnel de l'hôpital de Ste Mangouste de le laisser partir, il avait dit à Clancy « Votre apprenti, Anderssen, elle a vraiment bien travaillé. Vous lui avez bien appris. » Il avait décidé de ne parler à personne de Rodney Jeffries.

Clancy était resté incrédule jusqu'à ce qu'il examine Harry en personne. Il avait pris Nita à part ensuite et avait commencé à lui parler sur un ton très coléreux. Harry l'avait entendue élever la voix et dire « Je n'ai rien fait d'autre que ce que vous m'avez dit. Donnez-moi du Veritaserum si vous voulez ! Je vous dirai la même chose ! » Puis elle avait pivoté sur ses talons et était sortie, mais pas sans lancer un regard noir de haine à Harry. Il se demanda si elle aurait des problèmes pour avoir parlé à son senior comme cela, mais il n'était pas sûr de s'en soucier. Nita était amie avec Narcissa Malfoy, et c'était assez pour lui.

Quand Clancy fut satisfait que Harry soit complètement guéri, il lui avait fait ramener Sandy par un soignant, ainsi que des habits que Sirius avait amenés, et ils l'avaient laissé rentrer au château d'Ascog. Comme Sirius était déjà parti avec sa malle, tout ce dont il avait eu besoin avait été de prendre son badge de préfet en chef (Ron n'avait pas su qu'il l'avait mit dans un compartiment secret de son secrétaire.)

Il avait pu aller en cheminette jusqu'au Chemin de Traverse, comme il n'avait pas sa malle, et il avait porté sa robe sur le bras, comme un manteau, pendant qu'il était dans le métro en direction de King's Cross. Il avait un sac à dos sur l'épaule avec les affaires que Ron lui avait prises à l'hôpital, alors il ressemblait à n'importe quel autre étudiant dans le métro. Il avait été positivement sur orbite quand il avait franchi la barrière entre les quais neuf et dix.

Harry, Ron, Hermione, Ginny et Draco prirent un des compartiments avant réservés pour les préfets. Ron hésita un instant, comme c'était le seul parmi les autres qui n'était pas préfet, mais Harry lui rappela qu'il était préfet en chef et que Hermione était préfète en chef. Qui allait les disputer de prendre leur meilleur ami dans l'un des compartiments des préfets ?

La première chose que Hermione fit lorsque le train démarra fut de poser Pattenrond sur les cuisses de Ron, où Argent s'était déjà blotti, afin de pouvoir dérouler un parchemin et le lire.

« Hey ! » cria Ron quand les chats commencèrent à se miauler l'un sur l'autre, et à se donner des coups de pattes. « Mes cuisses sont déjà prises. Tiens, Harry. Prends Pattenrond. » Ron fit partir le gros chat orage de ses cuisses pour celles de Harry, qui était assis de son autre côté. Draco Malfoy, qui était assis en face d'eux avec Ginny était clairement horrifié. Harry remarqua que lorsque Ginny tenait son chat noir MacKenzie sur ses cuisses, comme maintenant, son petit ami laissait plusieurs pouces d'écart entre eux, et était pâle comme un fantôme.

Ron mit la tête entre Hermione et son parchemin. « Qu'est-ce que c'est alors ? En tant que préfète en chef, vous allez être responsable de… Flûte, Hermione. Tu ne peux pas attendre d'être à l'école pour cela ? »

Elle commença à dire « Je suis préfète en chef maintenant, et je dois… » mais elle s'arrêta quand elle vit l'expression suppliante dans ses yeux. Elle soupira et roula le parchemin, disant. « Oh, d'accord… »

Harry était étonné. Il avait toujours eu beaucoup plus de difficultés à faire se relaxer Hermione quand elle était sa petite amie. Il lança un sourire narquois à Ron. « Si tu ne fais pas attention, Ron, tu vas corrompre notre préfète en chef. Avant que tu réalises, elle se mettra à faire ses devoirs à la dernière minute… Inventant ses devoirs d'arithmancie… »

« Oh, comme si je pouvais ! » éclata-t-elle, indignée. « Ce n'est pas pareil qu'en divination. Merci mon Dieu, j'en ai vu assez de cela. »

Ginny se rebiffa. « Ma sœur est assez bonne dans toutes les formes de divination, je te ferai savoir. Et même le professeur Rogue, qui n'accorderait pas au professeur Trelawney le temps d'une journée, respecte ses capacités. Et Maggie dit que de toutes façon, l'Arithmancie est juste une autre forme de divination, et est de plus bien plus basée sur la superstition que quelque chose comme l'astrologie, qui est très complexe et requiert des calculs plus compliqués et la connaissance de l'astronomie. C'est pourquoi elle dit que l'Arithmancie n'est pas beaucoup mieux que le bibliomancie. » Ginny avait l'air de défier Hermione.

« Qu'est-ce que cette fille a contre les gens qui ont le don ? » siffla soudain Sandy à Harry d'en dessous ses habits. Il choisit de l'ignorer. La dernière chose dont il avait besoin était d'être le traducteur fourchelang d'une dispute à trois sur la divination.

« Oh, vraiment ? » dit Hermione aigrement, « Bien, le professeur Vector dit… »

Ron intervint rapidement avant que sa petite amie et sa sœur ne puisse poursuivre la dispute, et bientôt, la guerre divination / Arithmancie était oubliée. Après que la tension se soit calmée entre les filles, Harry trouva que c'était son meilleur trajet jusqu'à Poudlard depuis très longtemps. Ils firent plusieurs batailles explosives, et jouèrent avec les chats (à part Draco Malfoy), et ils achetèrent bien trop de bonbons, et rirent, parlèrent, et rirent encore. Harry était content de voir que Draco Malfoy se laissait un peu dérider. Il réussit même à rire à sa propre ailurophobie (ainsi qu'Hermione nommait scientifiquement sa peur des chats). Harry était plus qu'un peu inquiet pour lui après sa réaction au sort qu'il avait lancé sur Fleur Delacour.

Il sembla qu'il ne s'était presque pas écoulé de temps quand ils arrivèrent dans la gare de Pré-au-Lard et qu'ils virent la tête de Hagrid dominer la foule des élèves, comme d'habitude « Ca va Harry ? » tonna-t-il, souriant, comme il s'avançait à grands pas vers lui.

Harry lui rendit ce sourire, rayonnant. « Je vais bien, Hagrid. Et toi ? »

A sa surprise, Hagrid haussa les épaules. « Ca ira, je suppose. Tiens. Le directeur voulait que je te donne cela dès que tu descendrais du train. » Il tendit à Harry un parchemin roulé qui ressemblait exactement à celui d'Hermione, et il pensa qu'il commençait par « En tant que préfet en chef, vous serez responsable pour… » Harry le fourra dans la poche de sa robe.

« Merci Hagrid. » Hagrid lui fit un petit demi-sourire… Il semblait assez peu enthousiaste, aux yeux de Harry… Et puis il se tourna et s'avança sur le petit quai, criant, « Les première année, suivez-moi ! Tous les première année ! Attention… »

Tous les cinq quittèrent le quai et montèrent dans un attelage sans chevaux à destination de Poudlard. Harry regarda le château se rapprocher, les fenêtres émettant de la lumière, sans doute la plus belle vue qu'il connaissait. Quand ils entrèrent dans la grande salle, avec une myriade de chandelles flottant au-dessus des tables et le plafond, parfaite image du ciel nocturne étoilé, Harry eut vraiment l'impression que tout était en harmonie dans le monde. Il savait qu'il y avait encore des problèmes dans le monde magique (dont la raison du mariage d'Alicia et de Roger n'était pas le moindre), mais d'une manière ou d'une autre, la constance de Poudlard lui donnait la foi dans le fait que tout finirait bien.

Les élèves de retour étaient assis et après un petit moment, les nouveaux première année entrèrent, quelques uns légèrement mouillés (le voyage en travers du lac était parfois un peu houleux). Hagrid fit à nouveau un signe de la tête à Harry, sans sourire, comme il allait vers la table de devant, et Harry regarda très attentivement comme chaque première année était réparti, sachant que c'était la dernière fois qu'il allait voir ce rituel.

Une des élèves de première année à être réparties était Gabrielle Delacour. Quand Harry la vit, il perdit son sourire. L'esprit de sa sœur était parti, et elle était à Ste Mangouste, où elle allait mettre au monde son enfant sans comprendre ce qui lui arrivait…

Gabrielle était bien plus grande maintenant qu'elle était en première année que lorsqu'elle avait huit ans. C'était l'une des plus grandes en fait. Elle s'avança vers le Choixpeau, son port aussi altier qu'une reine, et Harry put voir que ses charmes de Vélane affectaient quelques uns des garçons, en dépit de leur jeunesse. Il remarqua, par exemple, que Orion Pierson se tenait sur la pointe de ses pieds pour la regarder par-dessus les autres première année.

« Griffondor ! » décida le Choixpeau après avoir été sur sa tête un temps très bref. Un rugissement d'approbation monta de la table Griffondor, et Harry lui sourit quand elle approcha, se souvenant à quel point sa sœur avait été pleine de gratitude parce qu'il n'avait voulu laisser personne derrière sous l'eau pendant la deuxième tâche, peu importe pour qui l'otage était. Cependant, contrairement à de nombreux autres première année qui étaient au septième ciel d'être finalement à Poudlard, Gabrielle croisa brièvement le regard de Harry avec une expression morte et morne dans ses yeux bleus. Elle s'assit assez loin de lui, mais que ce soit intentionnel ou accidentel, il ne pouvait pas le dire.

Quand Orion Pierson s'avança finalement pour être réparti, il lança à Harry un regard de côté, ses yeux noirs écartillés, et Harry lui sourit. Orion n'avait pas passé la nuit précédente à Ascog. Lui et son père étaient descendus à Londres la veille, prenant le dernier ferry quittant l'île, et puis le Magicobus jusque là. (Ils n'avait pas pu prendre le magicobus sur l'île de Bute comme ce dernier ne pouvait pas passer au-dessus de l'eau.) Ils avaient passé la nuit au Chaudron Baveur avant de prendre un taxi pour la gare. Harry regarda le neveu de Sirius s'approcher du Choixpeau, l'air très nerveux, mais peu après qu'il soit sur sa tête, il cria « Griffondor ! ». Orion l'enleva, un sourire excité partageant son visage, comme la table Griffondor éclatait encore une fois en hourras et en applaudissements.

Dumbledore se leva pour parler quand la répartition fut finie, mais avant même qu'il ait ouvert la bouche, Harry resta bouche bée. Il avait finalement regardé la table des professeurs, vraiment regardé. Il fut content de voir Sirius (ce qui signifiait que sa malle était aussi arrivée), comme Ron avait mentionné que les opérationnels étaient impliqués dans quelque chose d'important, et il imaginait qu'il était probablement très content que son neveu soit réparti à Griffondor. Il vit que Rogue était présent aussi, et il avait presque oublié que Mrs Figg était la nouvelle professeur de Défense contre les Forces du Mal. C'était tellement étrange de la voir vêtue d'une robe bleu océan et d'une chapeau pointu pourpre plutôt que d'une jupe marine et d'une gilet ivoire décoré de poils de chats. Il devrait se rappeler de l'appeler professeur Figg.

Mais la chose vraiment surprenante était que Maggie Dougherty était assise avec le reste des professeurs, portant une robe de sorcier et un chapeau pointu pour la première fois, d'après ce que savait Harry. C'était la première fois qu'il la voyait habillée ainsi en tous cas. Elle était assise entre Rogue et, Harry n'en revint pas, le professeur Trelawney, qui ne descendait presque jamais de sa tour. Trelawney ne semblait pas très contente selon lui. En fait, elle avait carrément l'air rebelle.

Dumbledore les salua tous joyeusement et leur souhaita un bon appétit. La nourriture apparut aussitôt sur les tables, et quand la dernière miette du dernier pudding eut disparu, le directeur se leva encore et leur sourit gentiment à tous.

« Bienvenue à chacun d'entre vous ! Je sais que ce nouveau trimestre vous tarde à tous ! Je dois vous délivrer quelques avis maintenant, mais soyez patients, et vous pourrez bientôt rejoindre vos salles communes. J'ai quelques nouvelles excitantes à vous donner ! Je suis content de dire que le ministère de la magie a autorisé Poudlard à donner des formations de transplanage à tous les septième année pendant leur premier trimestre, le but étant pour ces élèves de passer leur permis de transplaner pendant les vacances de Noël. Ces leçons se dérouleront dans la salle municipale de Pré-au-Lard, comme il n'est pas possible de transplaner sur le domaine de l'école. Les cours d'apparition seront assurés par Sirius Black. » Il montra d'un geste de la main Sirius, qui se leva à moitié de sa chaise souriant et faisant un signe de la tête aux élèves. Quelques uns le fixèrent ouvertement, les yeux écartillés et horrifiés. De toute évidence, la plupart d'entre eux s'en souvenait encore comme de Sirius Black le meurtrier en cavale d'après Harry, malgré les récentes informations selon lesquelles il avait été piégé. Harry se demanda combien d'élèves choisiraient vraiment d'apprendre à transplaner avec Sirius comme professeur. Il vit qu'Orion se tassait un peu sur son siège, et puis Harry se demanda si le garçon admettrait que Sirius Black était son oncle.

« Pendant le deuxième trimestre, » continua Dumbledore, « les sixième année qui auront eu leur dix-septième anniversaire en octobre, novembre et décembre commenceront leurs cours de transplanage, avec pour objectif de passer leur permis pendant les vacances de Pâques. Pour le dernier trimestre, ce sera le tour des sixième année qui ont eu leur dix-septième anniversaire avant les vacances de Pâques, ou juste après. Si vous ne passez pas votre permis pendant les vacances de Noël ou de Pâques, vous aurez toujours l'occasion de vous mettre à l'eau à la fin du dernier trimestre. »

« Tout sixième ou septième année qui ne souhaite pas apprendre à transplaner n'aura pas besoin de prendre part aux leçons. Un élève qui souhaite cesser de prendre part aux leçons de transplanage pourra le faire n'importe quand. Tout le monde ne se trouve pas à l'aise avec cela. Ainsi, j'ai eu un oncle qui s'est désartibulé si spectaculairement une fois, que même après, quand il se mouchait… » A côté de lui, le professeur MacGonagall s'éclaircit la gorge bruyamment et haussa les sourcils. Il sourit tristement et continua. « Mais je digresse. Laissez-moi insister sur le fait que ce n'est pas obligatoire. C'est simplement une opportunité que le conseil des gouverneurs, le ministère et la magie et moi-même souhaitons proposer aux élèves de Poudlard qui sont majeurs et qui souhaitent la saisir. »

Il y avait eu un bourdonnement de conversation généralisé sous la voix de Dumbledore depuis qu'ils avaient tous compris ce qu'il disait. Des leçons de transplanage ! Malgré l'agitation que certaines personnes semblaient avoir comme Sirius Black était le professeur, de nombreux élèves semblaient néanmoins très excités. Le visage d'Hermione était lumineux.

« N'est-ce pas merveilleux ? » demanda-t-elle à Ron et Harry. « Et dire que je pensais devoir attendre d'être en dehors de l'école pour… » Elle s'arrêta brusquement quand elle vit l'expression de Ron, et Harry se souvint que Ron ne participerait pas aux leçons comme les loups-garous ne peuvent pas transplaner. Elle jeta un coup d'œil à Harry, à sec. Il ne sourit plus et lui secoua la tête, espérant qu'elle n'en rajouterait pas. Puis soudain, il sursauta. Sandy bougeait sous ses habits. Maintenant, elle passa la tête par son col, regardant autour d'elle pendant quelques secondes avant de faire marche arrière.

« Qu'est-ce que tu fais ? » lui demanda-t-il.

« Je voulais juste voir le monde pour une fois, Harry Potter. Est-ce permis ? » Il n'eut pas la possibilité de lui répondre, comme Dumbledore continuait à parler.

« J'aimerais aussi que vous accueilliez Miss Arabella Figg, notre nouvelle professeur de Défense contre les Forces du Mal. De nombreux parmi vous ont suivi les cours dispensés par le frère du professeur Figg, Alastor Maugrey, il y a deux ans ! » dit-il avec un sourire. De nombreux élèves remarqua Harry, semblèrent encore plus alarmés que lorsqu'ils avaient été informés du nouveau rôle de Sirius au sein de l'école. Harry se demanda si Dumbledore allait bientôt être pris dans une tempête de chouettes des parents se posant des questions sur ses facultés de jugement.

« J'ai juste un nouveau professeur de plus à vous présenter, » dit le professeur Dumbledore, après que les conversations sur les professeurs Figg et Maugrey soient mortes. « Se joignant à notre estimée professeur Trelawney dans la tour de divination, Miss Margaret Dougherty, une grande voyante qui soulagera le professeur Trelawney pour les élèves de troisième et de quatrième année afin qu'elle ait davantage de temps pour travailler sur son livre presque terminé » il prit un parchemin et le regarda par-dessus ses demies-lunes, « 'Comment regarder la mort en face et rire, ou accepter votre propre fin terrible avec grâce en vingt-neuf leçons faciles'. » Ses yeux bleus étincelaient derrière ses lunettes. « Je suis certain qui nous irons tous acheter le nouveau livre du professeur Trelawney quand il sera publié. »

Il y eut quelques reniflements amusés dans la salle. Dumbledore continua. « Miss Dougherty est une sorcière, naturellement, mais hélas, à cause de circonstances hors de son contrôle, elle n'a pas eu accès a une éducation magique normale dans sa jeunesse. Cependant, elle a passé ses ASPICs en astronomie, arithmancie, runes anciennes, étude des moldus et divination haut la main… » (Ron et Ginny rayonnaient de fierté) « .. et il lui tarde de se joindre à certains de vos cours afin qu'elle puisse finalement obtenir tous ses certificats magiques. Je sais que vous serez respectueux de son admirable ambition de finir son éducation magique, même si vous n'êtes pas habitués à avoir des élèves plus âgés en classe. » Il souriait en disant cela, mais présentait aussi un visage très sévère, et Harry sut que quiconque ennuierait Maggie aurait des nouvelles de Dumbledore lui-même.

« Alors, tu n'as pas vu cela venir, hé, Sandy ? » siffla-t-il doucement en direction de son bras.

Sandy siffla avec dédain. « Bien sûr que si. C'est ce que je vérifiais. »

« Pourquoi n'as-tu rien dit alors ? »

« Je vois de nombreuses choses, Harry Potter. Pourquoi devrais-je te dire quelque chose que tu peux voir par toi même ? Avec les yeux, je veux dire, plutôt qu'avec le don. Elle était assise juste là. Tu n'aurais pas pu deviner pourquoi ? »

Harry allait lui demander quoi d'autre elle ne lui disait pas parce qu'elle pensait qu'il savait, mais les annonces continuèrent.

« Bon, ensuite, à part les annonces concernant l'équipe des professeur, je suis désolé de vous dire qu'à l'exception des préfets et des élèves de septième année qui choisiront de suivre les cours de transplanage, aucun élève ne sera autorisé à se rendre à Pré-au-Lard ce trimestre, que ce soit le week-end ou n'importe quand. Les préfets en-dessous de la septième année pourront y aller seulement pour des affaires liées à l'école, envoyés par moi ou un autre professeur. Cela m'attriste de prendre cette décision, spécialement comme je suis certain que cela tardait aux élèves de troisième année… »

« Trop vrai ! » dit Jules Quinn en grognant, et Harry vit Will Flitwick regarder avec désespoir Jamaica Thomas, qui haussa les sourcils et les épaules d'une manière un peu désespérée. (Dean Thomas, d'un autre côté, semblait assez content.) Est-ce que Will avait espéré sortir avec Jamaica à Pré-au-Lard ? se demanda Harry. C'était trop dommage pour les troisième année. Il se souvint maintenant à quel point il avait été anéanti quand les Dursley ne lui avaient pas donné la permission d'y aller.

« Bien, » dit faiblement Harry à Gilian Lockley, qui était assise en face de lui, « au moins, personne ne peut y aller. Ce n'est pas juste l'un d'entre vous. »

Il essayait de montrer le bon côté de la situation. Cela ne fut de toute évidence d'aucune aide. Gilian se mit en fait à pleurer sur l'épaule de Natalie MacDonald. Elle n'était pas la seule dans la grande salle à réagir de cette façon. Harry pouvait voir et entendre la déception émanant des autres tables des maisons. Quelques Serpentards de troisième année se plaignaient assez fort, un frappa la table avec force. Natalie, qui était maintenant en quatrième année, n'avait pu commencer à Poudlard qu'il y a un an, et elle ressentait clairement cette perte. Elle tapota le dos de Gilian et dit doucement « En tant que préfet en chef, bien sûr, tu pourras y aller. » C'était impossible de ne pas entendre l'amertume dans sa voix.

Il s'éclaircit la voix penaudement. « Bien, heu, seulement pour les affaires de l'école, bien sûr, » dit-il faiblement. « Et pour les cours de transplanage. »

Natalie continua à tapoter de dos de Gillian et dit « Là, là… » d'une manière réconfortante, mais elle avait elle-même l'air un peu dégoûtée.

« … et finalement, » dit maintenant Dumbledore, ignorant le grommellement général dans la salle, « Mr Rusard a fait une recommandation, qu'à la lumière des événements tragiques du dernier trimestre, je trouve très prudente. Tous les soirs, tous les élèves doivent être dans leur maison à neuf heures. Après cette heure, vous ne pourrez vous déplacer qu'accompagné par un préfet et avec un mot de votre responsable de maison concernant les raisons pour lesquelles vous vous promenez dans le château. Je ne veux pas empêcher les élèves de rejoindre l'aile de l'hôpital quand ils en ont besoin, ni de récupérer dans les salles de classe les livres qui ont été accidentellement oubliés et qui sont nécessaires pour faire les devoirs. Mais vous devrez pouvoir justifier ces choses. Pour empêcher les élèves de contourner cette règle, tous les préfets et les professeurs se verront assigner des patrouilles dans le château le soir, et croyez-moi quand je dis que si vous quittez votre maison sans permission, ce sera su. »

Harry eut l'impression que les yeux de Dumbledore foraient dans les siens, et il se demandant s'il avait sa propre version de la carte des maraudeurs. Il n'avait jamais vu Dumbledore avoir l'air plus sévère quand il faisait les annonces. Il était habituellement assez jovial le premier jour du trimestre. Personne ne riait maintenant. Il continua, très gravement. « Au dernier trimestre, un groupe d'élèves a fait prisonniers les professeurs dans une des salles communes. » Il ne dit pas que c'était la salle commune de Serpentard, peut-être pour éviter d'alarmer les première année. « Bien qu'il ait été établi que ces élèves étaient eux-mêmes victimes de l'Imperius, cela n'aurait jamais dû être possible que quelqu'un ensorcelle ces élèves et les force à emprisonner leurs professeurs. Attendez-vous » dit-il maintenant, sa voix inflexible, son visage dur, « à faire face à de très graves conséquences si vous sortez des limites ce trimestre. Une infraction ne vous garantira pas une, mais trois retenues. Après cela, je n'hésiterai pas à suspendre les élèves, même les préfets. » dit-il, regardant cette fois Draco Malfoy, selon Harry. Harry put voir Malfoy déglutir, et il pensa à la manière dont il était inconsciemment parti dans la Forêt Interdite. « Si la suspension ne convainc pas un élève indiscipliné de s'amender, je n'aurais plus qu'une issue ouverte. »

La grande salle n'avait jamais été plus silencieuse comme tout le monde assimilait la signification de ces paroles. Ce qu'il voulait dire était très clair. C'était le pire cauchemar d'Hermione :

L'expulsion.

Soudain, Dumbledore frappa des mains et sourit, brusquement joyeux et enjoué. « Et comme d'habitude, les essais de Quidditch commenceront la semaine prochaine, et tous ceux que cela intéresse peuvent en parler à Madame Bibine. Allons ! Nous allons tous passer un bon trimestre, n'est-ce pas ? »

Les élèves chantèrent la chanson de l'école sur plus de deux-cent airs différents, mais tous sans enthousiasme, comme tout le monde était encore sous le coup des nouvelles sur les week-end à Pré-au-Lard annulés et les patrouilles de nuit. (Chaque air utilisé avait l'air d'une marche funèbre pour Harry, chacun plus déprimant que le dernier) Harry se demanda combien de temps Hermione et lui allaient devoir dédier aux patrouilles. Il était content qu'ils aient tous deux fini leur formation d'animagus.

Harry et Hermione conduisirent les élèves de Griffondor dans les escaliers jusqu'à la tour Griffondor. Hermione demanda à Ginny et Lucy Bailey, la préfète de cinquième année, de prendre en haut les filles de première et deuxième année, tandis que Harry demandait à Karl Fauth, l'autre préfet de cinquième année, de prendre les garçons de première année, et à Tony Perugia de prendre ceux de deuxième. Lui et Hermione conduisirent les troisième année. Avant de se séparer pour gravir les escaliers en spirale des dortoirs des filles et des garçons, Harry chuchota à Hermione « Je pense que notre plus grand risque d'élève hors limites est les troisième année. Ils s'attendaient à plus de liberté cette année. »

Elle acquiesça gravement. « J'ai vu Gillian pleurer sur Natalie. Amy Donegal n'était pas trop contente non plus. »

« En montant, » lui dit doucement Harry, « je pense avoir déjà entendu Andy Donegal et Jules Quinn comploter quelque chose. » Il soupira. Il n'aimait pas trop le rôle disciplinaire dans lequel il se retrouvait. Il se serait retrouvé dans cette position même s'il n'avait été que préfet, comme il était le préfet le plus âgé de sa maison cette année, mais c'était encore pire d'être préfet en chef. Son comportement devait être au-delà de tout reproche. Il ne s'était pas attendu à avoir cette sorte de pression en résultat.

« Et puis il y a Will et Jamaica. » chuchota-t-elle, se mordant les lèvres en les regardant tous les deux, bavardant près de la cheminée, clairement complètement absorbés l'un par l'autre.

« Quoi ? A leur âge ? Tu ne pense pas… »

« Non, Harry, bien sûr que non. Pas cela. Mais… Bien, quelques élèves commencent à flirter à cet âge. Un peu. Rien de plus que cela, mais j'ai quand même l'impression que Dean ferait une attaque si quelqu'un posait un doigt sur sa sœur. Cela signifie qu'ils pourraient bien avoir besoin de dissimuler… »

Harry roula les yeux. « J'ai les ASPICs, Voldemort, la sécurité des opérationnels, et un million d'autres choses pour lesquelles m'inquiéter, et maintenant, je dois veiller à ce que les troisième année ne sortent pas pour flirter. Brillant. Tout ce dont j'avais besoin. »

Orion Pierson fit un signe à Harry comme les première année s'attroupaient dans les escaliers derrière Karl. Il fit un petit signe. Il remarqua que Gabrielle Delacour suivait Lucy et les filles de première année, une expression indéchiffrable sur le visage. Il se souvint de Fleur dans sa furie, et fit une note mentale de ne jamais mettre sa petite sœur en colère. Gabrielle n'avait peut-être que onze ans, mais elle était encore un quart vélane, et ses souvenirs du type de danger que cela représentait étaient encore très vifs dans son esprit.

Après que les première année soit montés, Ginny et Tony conduisirent les deuxième année à leur dortoir. Harry se pencha près d'Hermione et dit « Je pense que nous devrions aussi garder un œil sur Gabrielle Delacour. Tu penses… Tu penses que Dumbledore la laissera rendre visite à sa sœur à l'hôpital ? Spécialement après… Après la naissance du bébé ? »

« Je ne sais pas. Il était très sévère ce soir. Mais le cas de Fleur est assez extraordinaire. Je pense que nous devrons nous assurer que Gabrielle ne s'approche pas de Malfoy. »

Harry écartilla les yeux. « Je n'avais pas pensé à cela. Tu penses qu'elle pourrait essayer de se venger pour ce qu'il a fait à Fleur ? »

Elle haussa les épaules. « Pour le moment, elle semble juste déprimée. Je ne vois pas comment elle va pouvoir faire quoique ce soit dans cet état. Elle n'aurait aucune force dans sa magie. »

« Oui, bien pour le moment, je préfère les vélanes sans concentration. C'est beaucoup plus sûr selon moi. »

Elle rit et se mit sur la pointe des pieds pour l'embrasser sur la joue. « Bonne nuit, Harry. Je suis contente que tu ailles mieux. Repose-toi. »

« Hé là, donc ! Qu'est-ce que c'est que cela ? » dit Ron, traversant la pièce à une allure alarmante depuis l'endroit où il parlait Quidditch avec Seamus et Neville. (Dean se tenait avec eux, mais ne participait pas, choisissant à la place de regarder d'un œil noir Will Flitwick.)

Hermione rit et passa ses bras autour de sa taille. « Toi, tu attends ici. Je redescendrai te souhaiter une bonne nuit. »

Un chœur de ouuuuuuh monta des autres dans la pièce, faisant rougir Hermione jusqu'à la racine des cheveux. Les oreilles de Ron virèrent au rouge vif, mais il souriait aussi. « Allons, les filles de troisième année ! » dit-elle avec impatience. Ginny et les deuxième année avaient déjà disparu. Hermione conduisit les autres filles vers l'escalier. Jamaica lança par-dessus son épaule un regard à Will, qui lui fit un petit geste et un sourire.

« Tu ne pourrais pas lancer un sort sur son lit afin qu'il se transforme et pelote d'épingles au milieu de la nuit ? »fit un chuchotement rauque à l'oreille de Harry.

Il se tourna soudain. Dean se tenait très proche de lui, et il cria de surprise. Après s'être calmé, il dit avec colère « Ne fais pas cela ! » Maintenant qu'il savait que c'était Dean qui parlait, il n'avait aucun doute qu'il avait demandé à Harry de lancer un maléfice sur le lit de Will Flitwick. « Je ne vais rien faire au lit de Will, Dean ! Retiens-toi ! » chuchota-t-il avec force.

Il se sentit très en colère, ne s'étant pas attendu à ce que l'un de ses amis essaye de le faire abuser de son autorité. « Allons, les garçons de troisième année ! » dit-il avec impatience, voulant lui-même se mettre au lit. Il les conduisit dans l'escalier et se souvint avoir fait de même avec eux quand ils étaient en première année, pour leur première nuit à Poudlard. Cela semblait être il y a une éternité. Ils étaient de petits garçons en ce temps là. Maintenant, ils semblaient presque adultes. Will Flitwick était presque aussi grand que Harry et Andy Donegal avait aussi beaucoup grandi. Il dominait sa sœur jumelle Amy maintenant.

Bientôt, ils atteignirent le dortoir. « Bien, je ne vais pas vous border. » leur dit-il négligemment, ne voulant pas se lancer dans une autre conversation sur les visites à Pré-au-Lard. « Bonne nuit les gars. »

Il y eut un chœur sans grand entrain de 'Bonne nuit', et Harry referma la porte, content d'en avoir fini avec son travail pour la nuit. Il grimpa les escaliers jusqu'à la chambre la plus haute, qui avait maintenant un panneau sur la porte disant septième année. Il fit une pause en le fixant un moment. Ma dernière année. C'était un sentiment tellement étrange. C'était comme hier qu'il faisait ses courses sur le Chemin de Traverse pour la première fois avec Hagrid. Il passa ses doigts sur les lettres. Puis il entendit ses compagnons de chambrée monter les escaliers et il tourna à la hâte le bouton de la porte et entra dans la chambre. Il était déjà en pyjama quand Seamus Dean et Neville entrèrent. Harry commença à se mettre au lit quand il réalisa que Ron n'était pas encore monté. Il resta allongé dans l'obscurité après que les autres garçons aient éteint les bougies, s'endormant avant que Ron ne remonte, malgré ses bonnes intentions.

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Le matin suivant, Ron n'était pas au lit quand Harry se réveilla, mais le lit avait été défait. Harry s'habilla pour aller courir et descendit dans la salle commune pour retrouver les autres. Ron était déjà habillé, s'étirant sur le tapis à côté de Ginny, Tony et Ruth. (Tony et Ruth étaient maintenant officiellement ensemble). Hermione arriva juste après Harry. Annika ne venait pas courir, les informa Ginny, mais Ruth si. Harry pensa que Annika avait participé seulement pour essayer d'intéresser Ron, qui était maintenant pris. Apparemment Tony avait convaincu Ruth de commencer à participer à la course matinale. Harry lui sourit. Il préférait sa compagnie à celle d'Annika de toutes façons.

Ils retrouvèrent Draco Malfoy et Mariah Kirkner dans le hall d'entrée, comme avant, et tous les huit partirent vers le terrain de Quidditch pour leur course matinale. Cependant, juste comme ils l'atteignaient, une grosse voix retentit. « Arrêtez là ! »

Harry virevolta, surpris, juste au moment ou Crocdur lui bondissait dessus avec joie. L'énorme chien le renversa au sol et commença à lui lécher le visage avec tant d'enthousiasme que ses lunettes furent complètement recouvertes de salive. Harry rit et grimaça en même temps, disant « Casse-toi, Crocdur. » tout en grattant affectueusement le chien derrière les oreilles. Malgré l'accueil de Crocdur, Harry dut s'admettre que le ton de Hagrid avait été assez inquiétant. La dernière fois qu'il avait entendu Hagrid utiliser cette voix était quand il avait menacé Karkaroff pour avoir insulté Dumbledore, juste avant la troisième tâche du tournoi. « Hagrid ! » dit-il, essayant de sourire, bien qu'il puisse voir que le demi-géant n'était pas très content. Il se releva et commença à nettoyer ses lunettes dans son t-shirt, tandis que Crocdur s'asseyait à côté de lui, haletant joyeusement. « Je n'ai pas pu beaucoup te parler hier soir. Comment… »

« Vous êtes tous hors limites. » dit-il en grognant, sortant un parchemin de sa poche. Il se comportait comme s'il n'avait jamais vu Ron, Harry et Hermione de toute sa vie, et encore moins les autres.

« Quoi ? » dit Harry avec indignation. « Depuis quand le terrain de Quidditch est en dehors des limites ? » se sentant maintenant plus irrité qu'amusé par l'accueil de Crocdur, il s'essuya le visage avec sa manche avant de rapidement remettre ses lunettes sur son nez.

« Bien, heu, » hésita Hagrid, louchant maintenant sur son parchemin. « Pas hors-limites pour ce qui est du lieu, tu vois, » dit-il en hésitant maintenant, tenant le parchemin encore plus près. « Plus… par rapport à l'heure, tu vois… »

« Comment sommes-nous hors limites par rapport au temps ? » dit maintenant Draco Malfoy, avec une pointe de mépris dans sa voix, comme s'il doutait que Hagrid puisse vraiment dire l'heure. Il n'avait jamais aimé Hagrid, et n'avait clairement rien changé à cela.

« Heu, laissez-moi voir… Après neuf heures, tous les élèves doivent rester dans leurs maisons à moins qu'ils aient la permission de leur responsable de maison pour en sortir… Non, ce n'est pas cela. Heu… » dit-il, parcourant la page, cherchant quelque chose et ne le trouvant pas.

« Hagrid, » dit Hermione pour le raisonner maintenant. « Le directeur n'a pas dit qu'il y avait quelque chose de mal à être dehors à sept heures du matin, ni à faire de l'exercice sur le terrain de Quidditch. Je doute que ce parchemin dise quoique ce soit de la sorte. J'ai reçu un parchemin avec toutes les nouvelles règles, et je me souviens qu'il disait que les patrouilles se déroulaient chaque nuit à partir de neuf heures et jusqu'à sept heures du matin. Je l'ai lu deux fois avant de me coucher hier soir. » Harry réalisa maintenant que son parchemin (celui que Hagrid lui avait donné à la gare) était probablement le même. Il n'y avait même pas jeté un coup d'œil encore.

Hagrid le regarda encore avant d'admettre. « Non, je suppose que non, si tu le dis, Hermione. C'est juste… Flûte, je suis tellement nerveux avec toutes ces nouvelles règles. Je ne m'attendais pas à tous vous voir ici et j'ai été surpris… Je supposais que ce ne pouvait pas être bien que des élèves soient sur le terrain deux heures avant les cours… Je ne suis habituellement pas levé à cette heure, mais Crocdur a aboyé alors j'ai pensé que je devais aller jeter un œil… »

Harry savait qu'il tardait à Crocdur de le revoir, et il sourit à Hagrid. « Bien, Ron et Ruth sont les deux seuls à ne pas être préfets, alors ne penses-tu pas qu'ils soient accompagnés par le préfet et la préfète en chef et quatre autres préfets est adéquat pour les autoriser à sortir de la maison Griffondor ? » Hagrid vit dans ses yeux qu'il plaisantait, et il se mit à rire aussi.

« Tu m'as eu Harry, là. Je suis désolé. Il ne me tarde pas de faire les patrouilles dans le château non plus. Je vais probablement sursauter au plus petit bruit. Et Crocdur sera encore pire. » Il caressa affectueusement le chien et Crocdur souleva sa tête et gémit un instant.

« Bien, » dit Draco Malfoy, l'air assez impatient, « Pouvons-nous aller courir maintenant qu'il a été déterminé que nous ne sommes pas hors limites ? » Hagrid le regarda avec dégoût.

« Je garderai un œil sur toi, Malfoy. » dit Hagrid d'un ton menaçant, sa voix plus basse. « Je ne suis pas de ceux qui croient à cette histoire d'Imperius. Je me souviens avoir été enfermé dans ce qui te sert de salle commune au dernier trimestre. »

« Ce n'était pas moi ! » dit Malfoy avec indignation. « Je suis parti dans la forêt pour essayer de secourir mon responsable de maison ! »

« Oui, et c'est Harry qui a fini par le faire. Et par te sauver aussi. » le non dit resta dans l'air, les paroles qui mettaient en question la sagesse de Harry de faire cela. Harry pouvait dire que cela démangeait Hagrid de le dire, mais il était un professeur, en plus d'être un ami de Harry, et il n'osa pas.

« C'est assez, Malfoy. » dit sèchement Harry. « Il est temps de nous mettre à courir. »

Draco Malfoy se laissa entraîner loin de Hagrid par Ginny. « J'ai déjà dit. » commenta-t-il, l'air vexé. Ginny se mordit les lèvres et croisa le regard de Harry. Elle avait l'air très troublée. Il espérait qu'il aurait une chance de lui parler en privé bientôt. Il avait encore son amulette, et il avait aussi d'autres problèmes à gérer.

Sous le regard attentif de Hagrid (il monta dans les gradins de Quidditch avec Crocdur et sembla poser un regard noir sur Malfoy tout le temps), ils coururent, puis revinrent au château pour se doucher et s'habiller pour le petit déjeuner. Quand ils furent assis à la table Griffondor, Hermione fit passer les emplois du temps aux septième année. Harry l'examina en enfournant des œufs. La matinée promettait d'être relativement calme, avec sortilèges suivi d'histoire de la magie. Puis il grogna. Après le déjeuner, ils avaient divination. Cela ferait plus que rattraper le matin.

Il fut surpris quand il arriva dans la salle de sortilège et découvrit qu'elle semblait plus grande qu'avant. Un mur semblait avoir été enlevé entre elle et la salle adjacente. Une autre chose inhabituelle était que tous les élèves de septième année étaient présents, de toutes les maisons.

« Asseyez-vous tout le monde, asseyez-vous. » leur dit le professeur Flitwick, souriant joyeusement. Ils n'étaient pas tout à fait quarante élèves. Les bureaux étaient alignés sur deux rangées parallèles au périmètre de la salle, et le professeur Flitwick se tenait sur une estrade, au centre, tandis que, d'une manière prévisible, ils se séparèrent selon leur maison. Harry grimaça quand il vit que les Serpentards s'asseyaient à gauche des Griffondors. Les Serdaigles étaient en face des Griffondors, et les Poufsouffles en face des Serpentards.

« Bienvenus en sortilèges avancés ! » clama Flitwick avec délice. « Comme vous voyez, à ce niveau, vous suivrez les cours avec tous les autres élèves de votre année. Ce cours est le premier les mardi et jeudi, et je m'attends à ce que les préfets et ceux qui sont membres du club de duel m'assistent dans mon instruction, afin que nous puissions parfois nous répartir en plus petits groupes pour les leçons pratiques. » Ses yeux brillèrent spécialement en direction de Harry, capitaine du club de duel.

Le premier jour, Flitwick se limita à leur déclamer les sortilèges qu'ils devraient maîtriser pour préparer leurs ASPICs à la fin du dernier trimestre. Il parla de mémoire, sans notes, faisant les cent pas sur sa plate-forme, et plus de trois douzaines d'élèves écrivirent avec diligence tout ce qu'il disait, la pièce complètement silencieuse, à part sa petite voix haut perchée et le bruit des plumes grattant le parchemin.

Quand la sonnerie retentit, Harry plia son poignet, ayant l'impression qu'il allait se briser. Il suivit Ron et Hermione dans les escaliers jusqu'à une cour, reconnaissant pour la pause matinale. Il s'effondra dans l'herbe, grognant. Ron le rejoignit.

« Bon Dieu, il a pris de leçons de Binns sur comment être ennuyeux ? » Se plaignit Ron, tandis que Hermione les ignorait tous les deux et se penchait sur ses notes de sortilèges, faisant des corrections ici ou là.

« N'oublie pas, Ron, » lui rappela Harry, « que nous avons le vrai maintenant. Binns, je veux dire. Une autre heure et demie à écrire, écrire, écrire… »

Ron grogna et ferma les yeux. « Je vais ronfler dans dix minutes si c'est comme cela. »

Harry haussa les épaules. « Bien, Binns ne remarque habituellement pas les gens qui dorment. Ce qui le dérange vraiment c'est quand quelqu'un fait attention. » ajouta-t-il, se souvenant à quel point Binns avait été choqué en deuxième année quand Hermione avait essayé de le questionner sur la Chambre des Secrets.

En fait, l'histoire de la magie tardait à Harry, comme il avait l'impression qu'une petite sieste ne lui ferait pas de mal. Cependant, ils n'avaient pas plus tôt atteint la salle de classe à la fin de la pause que Rusard les arrêta, lui et Hermione, et leur dit, d'une voix méprisante, que le directeur avait besoin de leur parler. Avant de suivre Rusard, il vit que la salle d'histoire de la magie était aussi plus pleine que d'habitude, à nouveau peuplée par tous les septième année. La bouche de Draco Malfoy se tordit quand il aperçut Harry et Hermione être appelés ailleurs. Il avait l'air plus qu'un peu jaloux qu'ils n'aient pas à assister à une heure et demie de Binns.

Hermione, d'un autre côté, était grognon comme ils suivaient Rusard. Elle était la seule personne que Harry connaissait qui aimait l'histoire de la magie, ayant lu l'histoire de Poudlard de nombreuses fois (plus de fois que les auteurs, selon Harry).

Quand ils atteignirent la gargouille de pierre qui gardait l'entrée du bureau de Dumbledore, Rusard croassa « Chocogrenouilles. »

Le passage s'ouvrit et Rusard se mit de côté après avoir demandé avec son amabilité habituelle « Vous avez tous les deux entendu ce que j'ai dit ? » Ils acquiescèrent en silence. « Bien. Souvenez-vous en. En tant que préfet et préfète en chef, vous en aurez besoin. Mais… Ne le dites à personne, » grogna-t-il, « si vous savez ce qui est bon pour vous. »

Les poils se dressèrent sur la nuque de Harry. Hermione pâlit sous son bronzage. Ils acquiescèrent tous deux, ne parlant toujours pas, avant de se détourner de lui. Le mur se referma derrière eux et l'escalier en spirale montant les amena rapidement à la porte du bureau de Dumbledore. Avant qu'ils ne puissent frapper, ils entendirent le directeur dire « Entrez, entrez, Harry et Hermione. »

Harry ouvrit la lourde porte de chêne, souriant en voyant le soleil de septembre passer par les fenêtres de la tour, le fourbi habituel et familier (la maquette du système solaire, le Choixpeau, les portraits des anciens directeurs et directrices ronflant paisiblement dans leurs cadres, et Fumseck, le phénix domestique de Dumbledore, dormant sur son perchoir près de la fenêtre ouverte).

Dumbledore n'était pas seul dans la pièce. Maggie Dougherty était déjà assise dans une chaise en face le bureau du directeur, et Severus Rogue se tenait à côté d'elle. Le directeur sourit à Harry et Hermione quand ils entrèrent. Maggie rayonnait, puis elle parla comme si elle ne pouvait plus se retenir.

« Harry ! Hermione ! Je viens d'être répartie. Je suis une Griffondor ! »

Hermione se précipita sur elle et la prit dans ses bras. « Oh ! C'est merveilleux ! » Puis elle remarqua Rogue se tenant à proximité. « Je veux dire… Heu, bien, c'est … »

« Vous êtes autorisée à être contente que quelque de la pointure de Miss Dougherty soit dans votre maison, Miss Granger. » l'informa-t-il rigidement. « Elle ne vivra cependant pas dans la maison Griffondor, comme elle fait aussi partie des enseignants. Elle vivra dans leur quartier. »

Harry haussa les sourcils. Il se souvint avoir lui-même vécu dans le logement des professeurs. Cela signifiait que Maggie et Rogue ne seraient pas loin l'un de l'autre. Il se demanda s'ils continueraient à avoir des relations de quelque sorte maintenant qu'ils étaient tous les deux à Poudlard, comme Maggie allait étudier les Potions, entre autres choses, cela signifiait qu'elle sortait avec son professeur. Il réalisa que cela pouvait être compliqué. Il se demanda si Dumbledore avait parlé au Choixpeau pour s'assurer qu'elle n'irait pas dans la maison Serpentard (pas qu'il y ait probablement eu un grand danger à cela), afin que l'autorité que Rogue aurait sur elle ne dure que pendant les cours de potions.

« Si vous avez des problèmes, vous pouvez en parler à Harry et Hermione, et tant que préfets de septième année de votre maison. » dit maintenant Dumbledore à Maggie. « ou à votre responsable de maison, le professeur MacGonagall. »

Maggie acquiesça poliment. « Oui, sir. Je m'en souviendrai. » Dumbledore balaya le 'sir' de la main avec impatience.

« Allons, allons, vous êtes maintenant adulte, et aussi un professeur. Vous pouvez m'appeler Albus, comme les autres professeurs. Vous savez que deux de vos frères ont été préfets en chef ? Et que votre sœur est préfète. »

Elle sourit. « Oui, je sais. Est-ce que…. Est-ce que le personnel et les élèves savent que je suis en fait une Weasley ? »

Dumbledore soupira. « Non, ce n'est pas connaissance commune. Quelques personnes qui voient une ressemblance entre vous et votre sœur pourraient deviner, mais je préfèrerais que ce ne soit pas trop connu que vous êtes Peggy Weasley. Il y avait une raison pour qu'on dise à Peter Pettigrew de vous tuer avec votre sœur, et bien que je ne croie pas que l'une d'entre vous soit la fille de la guerre de la Prophétie, cela n'empêchera pas d'autres d'essayer de satisfaire Voldemort en éliminant tous ceux qui pourraient être candidats. Je ne réfute pas la possibilité que malgré toutes les précautions que nous avons pris, Voldemort puisse avoir de nombreux yeux et de nombreuses oreilles ici à l'école. Alors que j'avais habituellement l'impression que Poudlard était un endroit très sûr, on nous a montré au dernier trimestre à quel point cela pouvait être faux. Je ne souhaite pas vous mettre en danger ma chère. Les élèves devront vous appeler Miss Dougherty quand vous leur enseignerez, et Maggie quand vous serez leur camarade, et les professeurs vous appelleront Miss Dougherty quand ils vous enseigneront, et Maggie quand vous serez dans la salle des professeurs et les autres lieux où vous êtes leur pair. »

Harry croisa maintenant le regard de Dumbledore. « Est-ce que ce ne sera pas un peu bizarre ? Quelques élèves pourraient avoir son enseignement et être assis à ses côtés dans une autre classe. »

« Pas pour le moment. Elle va enseigner la divination aux troisième et quatrième année, et participer à de nombreux cours de première année. Cependant, je compte sur vous deux pour intervenir s'il devait y avoir… Des complications découlant de cet arrangement. Maggie a un emploi du temps très rempli. Elle enseignera trois matinées et une après-midi, et suivra les cours de métamorphose, potions, défense contre les forces du mal, sortilège, herbologie et histoire de la magie pendant le restant du temps. Elle a toutefois l'option de simplement lire le matériel d'histoire de la magie et de passer les tests, afin de faire quelques pauses dans son emploi du temps. Severus a aussi proposé de la tutorer en potions pendant les week-end, afin qu'ils puissent avancer plus rapidement et peut-être se joindre aux élèves de deuxième année au printemps. » Harry haussa ses sourcils, mais Dumbledore ne semblait voir aucun problème à ce plan.

« En parlant de potions, sir, qui , heu, s'occupe de la classe maintenant ? » demanda Harry en hésitant. Rogue se rebiffa.

« Merci de vous faire tant de souci pour le bien être de mes élèves, Mr Potter, mais j'ai demandé aux préfets de Poufsouffle et Serdaigle de cinquième année de rester après le premier cours, et ils surveillent actuellement la classe. Miss Dougherty… euh, Maggie… Et moi allons retourner sous peu aux donjons pour les Serdaigles et Poufsouffles de première année. Les cours auxquels elle participe n'auront aucune connection avec le fait qu'elle est une Griffondor. »

Harry se sentit rougir. « Est-ce tout pour le moment sir ? » demanda-t-il à Dumbledore.

« Oui et non. Je dois vous demander de dire à Ginny, Ron et Draco Malfoy qu'il est important de ne pas diffuser l'identité de Maggie Weasley. Si quelqu'un d'autre sait… En fait, qui d'autre sait ? »

Harry réfléchit, les sourcils froncés. « Il y a Sirius et Remus. Le restant des Weasley… Ce qui doit sans doute inclure Lee Jordan et Angelina Johnson, comme ils vivent à Bout-du-Lard avec Percy et les jumeaux. Et Katie Bell. Elle vient de commencer sa formation d'auror. »

Dumbledore fit une tente avec ses doigts et eut l'air pensif. « Hmm. Cela la met hors d'atteinte pour le moment. Les futurs aurors sont séquestrés. Et Pour Sirius et Remus, ils savent qu'il ne faut rien dire. J'irai rendre une visite au Terrier et à Bout-du-Lard pour parler aux autres personnes impliquées. » Il regarda Maggie avec sérieux. « Je suis sûr que Harry n'a jamais souhaité vous mettre en danger, ma chère, quand il a décidé de vous trouver. Ses intentions étaient bonnes. Il voulait simplement vous réunir avec votre famille. Nous allons faire en sorte que vous soyez parfaitement en sécurité ici, et que vous receviez l'éducation magique que vous auriez dû avoir quand vous étiez plus jeune. »

Harry se sentit un peu mal à l'aise. Ses intentions étaient bonnes. Cela lui avait causé des problèmes avant. Mais Maggie lui sourit simplement largement. « Je ne pourrais jamais assez remercier Harry de m'avoir trouvé, Albus. Depuis lors, j'ai l'impression de vivre dans un rêve dont je ne veux pas me réveiller. Je sais que je serai en sécurité ici. »

Harry regarda Dumbledore, qui, d'une manière assez dérangeante, n'en semblait lui-même pas si sûr. Mais il montra de la tête la cheminée et dit gentiment « Vous devriez probablement partir pour les donjons. Ayez un bon cours, Maggie ! » avant qu'elle et Rogue jettent de la poudre de cheminette dans le feu et disent « bureau de Severus Rogue ! »

Quand ils furent partis, Dumbledore leur montra les chaises devant lui. « Maintenant, nous devons parler d'une ou deux petites choses, alors mettez-vous à l'aise. » Harry et Hermione s'assirent et Dumbledore ouvrit un tiroir de son bureau et en enleva une pile de parchemins. Harry les prit maladroitement. C'était un gros paquet.

« Qu'est-ce ? » demanda-t-il à Dumbledore, essayant de ne tomber aucun parchemin.

« L'emploi du temps des patrouilles. Hermione et toi devez les distribuer aux autres préfets pendant le déjeuner. Les élèves ne patrouilleront que quatre nuits par semaine, les professeurs six nuits par semaine. Jetez-y un coup d'œil afin de savoir quand vous serez sur le pont. »

Harry déroula l'un des parchemins et le parcourut à la recherche du nom 'Potter', tandis qu'Hermione en prenait un autre et faisait de même. Le premier quart commençait tous les soirs à neuf heures, le deuxième à onze heures trente, le troisième à deux heures, et le quatrième à quatre heures et demies jusqu'à sept heures du matin. Le château serait patrouillé par vingt-quatre personnes pendant dix heures par nuit, à raison de six personnes par quart.

« Allons-y Harry » dit Hermione, l'ayant rapidement parcouru. « Dimanche, je suis du premier quart et tu es du deuxième. Ensuite je suis du troisième mercredi pendant que tu es du quatrième. Nous sommes tous les deux du deuxième quart le jeudi, puis tu es encore du quatrième vendredi et je suis du troisième samedi. »

Harry remarqua qu'il était de service avec Ginny le dimanche de onze heures trente à deux heures du matin, et il déglutit. Et il était avec Malfoy pour le quatrième quart du vendredi, de quatre heures et demie à sept heures du matin. Super, pensa-t-il. Puis il remarqua que Ginny ne patrouillait jamais en même temps que Malfoy, alors que Malfoy patrouillait en même temps que Mariah Kirkner le lundi de quatre heures et demie à sept heures.

« Alors, je vous confie cela. Vous allez aussi tous les deux vous occuper des réunions des préfets le dimanche soir, de sept à huit, pendant que je m'occuperais en même temps de celles de l'équipe enseignante. Juste avant huit heures, vous ajournerez la réunion des préfets afin de pouvoir vous joindre à la réunion dans la salle des professeurs, comme vous êtes la liaison entre les élèves qui patrouillent et les professeurs. Des questions ? » Ils secouèrent la tête, regardant encore les emplois du temps. Il acquiesça. « Bon. » Il ouvrit un autre tiroir de son bureau et sortit une enveloppe blanche qu'il tendit à Harry. Celui-ci passa maladroitement le paquet de parchemins à Hermione, afin de pouvoir prendre ce que Dumbledore lui tendait. Cela ne ressemblait pas à du parchemin, mais au type d'enveloppe typiquement acheté chez un papetier moldu. Il posa un regard interrogatif sur le directeur.

« Ta tante m'a envoyé cela avec Arabella, Harry. Je pense que tu devrais la voir. »

Il ouvrit l'enveloppe et un papier jauni en tomba. Harry se pencha pour le ramasser. C'était son certificat de naissance. « J'attendais cela ! Est-ce que… Est-ce que je peux passer les essais pour l'équipe nationale galloise, professeur ? Je veux dire… Ai-je l'autorisation ? »

Mais Dumbledore gloussait déjà. « Bien sûr, bien sûr. Je vais m'occuper de ton transport. Les essais sont dans un adorable château du pays de Gales, où la finale sera jouée plus tard cette année. Et Ron a déjà reçu ma permission pour les essais pour l'Angleterre. »

Harry n'aurait pas pu s'empêcher de sourire s'il avait voulu. « Oh, merci professeur ! Merci beaucoup ! »

Les yeux de Dumbledore brillaient. « Avec plaisir, Harry. Mais je pense qu'avant que tu dises quoique ce soit d'autre, tu devrais lire la lettre dans cette enveloppe. »

Harry la déplia, et comme il la lisait, il sentit le sang quitter son visage. Il leva les yeux vers son directeur, s'attendant à ce qu'il soit remplacé d'un instant à l'autre par quelque monstre dont la potion de polynectar perdrait son effet et révèlerait sa vraie forme de Voldemort, Peter Pettigrew ou Lucius Malfoy. Non, pensa Harry, ce n'est pas possible…

Hermione le fixait, soucieuse. « Qu'y a-t-il Harry ? »

Il se tourna lentement vers elle, laissant glisser la lettre de ses mains en chuchotant. « Tante Petunia va venir à Poudlard. »

xxxxx

Harry ne sut jamais comme il traversa le restant de sa journée. Même les remarques les plus mordantes de Trelawney ne l'atteignirent pas en divination. (Sandy avait aussi fait quelques remarques acerbes sur Trelawney. Harry trouvait que sa langue était définitivement plus acérée qu'avant, mais il avait choisi de ne pas les partager avec Ron) Après la fin des cours, il se laissa tomber dans un fauteuil près de la cheminée dans la salle commune de Griffondor. Tante Petunia à Poudlard. Il n'arrivait toujours pas à y croire. Ron s'effondra dans le fauteuil à côté, se plaignant du travail que Trelawney leur avait déjà donné à faire. Harry lui avait dit pour sa tante au déjeuner, mais il semblait avoir déjà oublié (ou il ne réalisait pas l'impact que cela avait sur Harry, ce qui était à prévoir). Hermione était assise près des fenêtres, avec de nombreux livres ouverts sur la table devant elle. Elle avait eu sa dernière période de temps de la journée libre, comme l'Arithmancie était le mercredi après déjeuner, pendant que Ron et Harry étaient libres. Quand elle remarqua Harry et Ron, elle ferma ses livres et alla les rejoindre. Elle se leva et alla vers eux, embrassa Ron sur le front et se percha sur l'accoudoir de son fauteuil, fixant Harry avec un regard sévère qui le mettait mal à l'aise.

Finalement il explosa. « D'accord, dis-moi ce que j'ai fait maintenant… »

« Ce n'est pas ce que tu as fait. C'est ce que tu n'as pas fait. Pendant que je vous attendais tous les deux, j'ai réalisé qu'il y avait quelque chose que tu n'avais pas du tout dit à Ron, et quelque chose que tu ne m'avais pas totalement dit… Juste un peu, chez Alicia. » Elle haussa les sourcils, tandis que Harry la regardait, perplexe. Comme il ne comprenait pas, elle roula les yeux. « Tu sais, la raison pour laquelle tu étais si distrait l'an passé... »

« Ooooh ! » fit soudain Harry, écartillant les yeux. « Oui, bien sûr ! Je suis désolé. Tu as raison. J'ai oublié. » Il avait actuellement bien trop de choses à penser.

Les yeux de Ron allaient de l'un à l'autre. « Qu'est-ce que… »

« Ne faisons pas cela ici. » chuchota Hermione, se levant et allant vers l'escalier des garçons. Harry acquiesça, puis s'arrêta net.

« Attendez… Je préfèrerais ne pas risquer que quelqu'un rentre, et il est impossible mettre un sort de fermeture correct sur la porte du dortoir. Nous avons besoin que quelqu'un monte la garde. »

« Mais qui ? » demanda doucement Hermione. « Qui que ce soit à qui tu le demanderas voudra savoir pourquoi. »

Puis Harry aperçut Ginny, assise avec Ruth et Zoey. « Oui, je sais. Mais c'est bon. Je vais demander à Ginny. Elle sait déjà. »

« Elle sait déjà ! » dit Ron avec indignation. « Je ne sais même pas ce qu'elle sait que je ne sais pas, mais je sais que je pense que j'aurais dû savoir avant qu'elle sache ! Je veux dire… »

Hermione sourit et mit la main sur son bras. « C'est bon, nous comprenons. Je suis sûre qu'il y a une bonne raison pour que Harry lui ai dit… »

« Heu oui. Je vais devoir expliquer cela aussi, je suppose. » dit Harry. « Attendez une minute. »

Il alla vers Ginny, Ruth et Zoey et se pencha pour chuchoter à l'oreille de Ginny « Ron, Hermione et moi aurions besoin de ton aide. Tu aurais environ une heure à nous consacrer ? »

Elle lui fronça les sourcils, étonnée, mais acquiesça et se prépara à se lever, posant son livre de métamorphose. « Prends un livre. » l'avertit-il, « Tu pourrais vouloir quelque chose pour lire. »

Maintenant, elle avait l'air plus confuse que jamais, mais elle prit le livre et le suivit là où se tenaient Ron et Hermione. Harry les conduisit dans les escaliers jusqu'au dortoir des septième année.

Quand ils eurent refermé la porte, il se tourna vers eux et dit « D'accord. Les filles savent déjà, et maintenant, cela va être ton tour, Ron. » Il se lança rapidement dans l'histoire du premier septembre dernier, s'étant habitué à une manière de la raconter maintenant qu'il l'avait déjà dite à Ginny et Hermione. Les yeux de Ron s'écartillèrent quand Harry lui expliqua pourquoi il semblait si étrange quand il était monté à bord du Poudlard Express l'année d'avant. En parlant, Harry pouvait à peine croire que tout cela était arrivé il y a toute une année. Cela semblait être hier…

« Et je vais expliquer quelques autres choses sur cet autre vie aussi à toi, Ron, et à toi Hermione, mais je vais utiliser ma pensine pour le faire, alors nous ne pouvons pas nous permettre d'être dérangés. C'est là où tu interviens, Ginny. Peux-tu… Tu penses que tu pourrais rester sur le palier et arrêter quiconque voudrait rentrer ? Une fois que nous serons dans la pensine, nous ne pourrons pas savoir ce qui se passe en dehors, et nous ne pourrions pas empêcher quelqu'un de voir ce qui se passe dedans. Est-ce cela ne te dérange pas trop ? »

Harry vit de suite que si, et il se sentit terrible. Le visage de Ginny se ferma. Harry grimaça, puis la prit par la main. « Vous nous excusez un instant ? » dit-il à Ron et Hermione, conduisant Ginny en dehors de la chambre et refermant la porte.

« Est-ce pourquoi tu m'as demandé de monter ici ? Afin que je serve de garde ? »

Il se mordit les lèvres. « Il n'y avait personne d'autre à qui je pouvais demander, Ginny. Tu es la seule autre élève qui est au courant du changement de temps. Le professeur Dumbledore et le professeur Rogue savent, mais je ne peux pas vraiment leur demander à eux, n'est-ce pas. S'il-te-plaît, Ginny ? » plaida-t-il, touchant légèrement son bras. Il la sentit frissonner sous ses doigts. « Je suis si content que tu sois la première personne à qui je l'ai dit après Dumbledore et Rogue, c'est vrai. Je suis content que nous ayons passés cette nuit à Bout-du-Lard à parler… Mais je n'ai raconté qu'une très petite partie de cela à Hermione, et jusqu'à maintenant, Ron ne sait rien du tout, et ce sont mes meilleurs amis. Tu en sais bien plus qu'eux… »

« Tu parleras de moi à Ron ? »

« Quoi ? »

« De… De ce que nous étions l'un pour l'autre dans ton autre vie. »

Harry referma sa bouche, réfléchissant à cela. « Je… Je n'ai rien inclus dans la pensine qui l'énerverait à ce sujet. Je ne pense pas qu'il… Qu'il veuille me voir t'embrasser comme ma petite amie… » En encore moins te faire l'amour, pensa-t-il, ce que Ginny ne savait même pas. Il se demanda si elle le suspectait cependant. « Je pense toutefois que je devrais lui dire que tu étais ma petite amie. Je vais être un petit peu sélectif. Il y a des choses qui l'énerveraient vraiment s'il savait, et il n'y a aucune raison que je voie pour faire cela. Alors tu le feras ? Tu garderas la porte ? »

Elle grimaça, comme si elle faisait cela contre son meilleur jugement. « D'accord, oui. Je le ferai. »

Puis Harry se souvint de quelque chose d'autre. « Oh ! Je viens de réaliser quelque chose. Il y a un moyen que tu puisses voir ce qui est arrivé depuis ici. Même si tu ne pourras pas entendre. »

Elle fronça les sourcils. « Quoi ? »

Il enleva l'amulette du basilik de sa poche. « Je voulais te la rendre depuis la veille du mariage. C'est comme cela que j'ai su que tu étais en danger quand tu étais à cheval. »

Elle la lui prit, l'étonnement se peignant sur son visage. « Oh ! Je me demandais ce que j'en avais fait. Je pensais l'avoir perdue en faisant du cheval, mais de toute évidence, je ne l'avais jamais mise ce jour-là… »

Harry l'attacha autour de son cou, puis il se pencha pour l'embrasser sur la joue. « Tu pourras me voir dans la pensine si tu la tiens. D'accord ? Cela fera pour le moment ? »

Elle sourit et acquiesça. « Vas-y. Tu as raison. Ron est ton meilleur ami. Tu devrais lui dire ce que tu peux. Ce qui ne le fera pas exploser en tous cas. » Elle sourit. Il lutta pour ne pas l'embrasser proprement, et revint dans le dortoir où ses amis attendaient.

Bien sûr, il n'était pas préparé à comment ils passaient leur temps pendant qu'ils attendaient. Quand il rentra dans la pièce, Ron et Hermione étaient sur le lit de Ron. Hermione était allongée au-dessus de lui, ses lèvres voyageant sur sa gorge jusqu'à l'endroit où elle avait commencé à déboutonner sa chemise. Sa robe était déjà entr'ouverte, et il passait ses mains dans le dos d'Hermione et dans ses cheveux, pendant qu'elle le faisait émettre des sons d'agonie et de plaisir, ses yeux fermés. Harry s'éclaircit bruyamment la gorge, puis dit. « Je dois y aller ? Vous préfèreriez faire autre chose que… »

« Harry ! » cria Hermione, roulant de sur Ron trop rapidement, et puis continuant de rouler jusque par terre avec un bruit sourd qui fit tressaillir les deux garçons et leur fit crier son nom. Toutefois, elle se remit rapidement debout, essayant de paraître aussi digne que possible en brossant sa robe, et en peignant ses cheveux impeignables. Elle n'avait probablement jamais eu l'air moins digne. Harry dut se mordre les lèvres pour ne pas éclater de rire.

« Hé, vous êtes prêts tous les deux ? »

Hermione était très rouge, et Ron reboutonnait sa robe, ses oreilles d'un rose brillant. « On savait pas combien de temps tu allais prendre. » marmonna Ron. Harry alla jusqu'à sa garde-robe et sortit sa pensine, la plaçant sur sa table de chevet et sortant sa baguette. « Vous allez tous les deux avoir besoin de votre baguette aussi. » les informa-t-il. Il savait qu'Hermione savait comment faire, mais il était assez certain que Ron n'avait jamais été dans une pensine auparavant. Peu après ils étaient tous trois tombés dans la chambre de Harry à Bout-du Lard, le jour où il avait demandé à ce qu'elle soit sa chambre, quand il était un petit garçon, avant qu'ils n'achètent la maison. Ses meilleurs amis fixaient la pièce, puis Harry, puis Lily Evans et le petit Harry qui étaient déjà là, oublieux de leur présence. Ron resta bouche bée et Hermione resta incrédule, ne s'attendant peut-être pas à voir cette sorte de preuve que Harry avait vraiment eu une enfance avec sa mère.

Il commença à raconter à ses meilleurs amis son autre vie.

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Quand ils se posèrent sur le sol du dortoir après une pirouette, Ron avait le visage couleur cendre, et Hermione sanglotait. Elle se jeta sur Harry, pleurant carrément, et il lui tapota le dos, des larmes silencieuses coulant sur son visage aussi. Ron s'assit à l'écart d'eux, ses yeux voilés, une expression fautive inconfondable sur son visage. Harry se sépara d'Hermione avec quelque difficulté, et dit à son ami. « Ce n'était pas ta faute, Ron. »

Les yeux bleus de Ron étaient assombris par la douleur. « Tu as tué ta mère pour moi. » chuchota-t-il d'une voix rauque. Harry secoua la tête.

« Non. Pour elle. Comment pouvais-je… Comment pouvais-je laisser ma propre mère devenir une meurtrière pour moi ? Je ne pouvais pas laisser Sirius et Remus le faire quand j'étais en troisième année. Comment pouvais-je la laisser elle ? »

Ils s'étaient assis sur le sol de la cave, regardant le Harry et le Ron de la pensine s'avancer vers la forme immobile de Lily Evans sur le sol poussiéreux avant que Harry décide qu'ils en avaient assez vu pour la journée. Cela avait déjà été assez pénible quand il avait dû extraire ses pensées de son esprit pour les placer dans la pensine. Les revoir avec Ron et Hermione lui avait causé une émotion irrépressible. Harry les avait fait ressortir de la pensine après cela. Il se sentait vide à l'intérieur, se voyant désarmer sa mère à nouveau, la voyant voler en arrière dans les airs, voyant l'expression qu'elle arborait sur le visage avant que sa tête ne frappe le bloc de roche qui l'avait tuée.

Il remonta ses lunettes et s'essuya les yeux avec impatience. Il avait réussi à laisser de côté la partie sur sa nuit avec Ginny. Ron savait seulement qu'ils avaient passé la nuit dans le vestiaire de Quidditch. Il ne semblait pas penser qu'ils avaient couché ensemble, alors Harry ne l'avait pas éclairé. Hermione avait lancé un regard entendu vers Harry, mais elle n'avait rien dit. Elle semblait un petit peu blessée, et essayait de le cacher.

Il avait aimé leur montrer Jamie, cependant. Hermione s'était exclamée. « Oh ! Comme elle est jolie Harry ! »

Ron s'était tenu là, la fixant et disant seulement. « Ouais… » Hermione l'avait impatiemment frappé avec le revers de la main. « J'essayais juste d'être agréable. » dit-il rapidement, faisant rire Harry. Quand Harry l'avait informé que sa petite amie était en fait Cho Chang, la préfète en chef, et qu'il était préfet et considéré comme étant la personne la mieux placée pour être préfet en chef l'année suivante, Ron était resté bouche bée.

Cependant, après quelques autre scènes des interactions Ron/ Harry de son autre vie, Ron avait fait la grimace en disant « Bien, cela m'a fait un grand bien que papa ait plus d'influence au ministère, et que je sois préfet si cela a fait de moi un tel crétin. Je me serais haï aussi, Harry. »

Harry secoua la tête. « Je ne te haïssais pas Ron. C'est juste… Bien, dans cette vie, j'étais un Serpentard… »

Ce fut au tour de Ron de secouer la tête maintenant. « Je ne peux toujours pas t'imaginer en Serpentard… Et avec Draco Malfoy pour meilleur ami… »

Ils restèrent assis en silence sur le sol froid du dortoir. Ron ne voulait pas regarder Harry. « Que… Que s'est-il passé après cela ? » voulut-il savoir.

Harry déglutit. « Les Londubat sont venus m'arrêter. J'ai eu un procès et j'ai été condamné et envoyé à Azkaban. »

Hermione le regarda avec tristesse. « C'est pour cela que tu ne voulais pas me dire comment tu avais fini à Azkaban… »

« Exact. D'une manière ou d'une autre, je ne pensais pas commencer par 'Tu vois, j'ai tué ma mère…' »

Ron secoua la tête. « C'est stupide. Cette loi devrait être changée. Ne m'as-tu pas dit que c'était pour cela que le père de Katie Bell était allé en prison ? En tuant sa femme en la désarmant ? Quelqu'un ne devrait pas aller en prison pour cela. Quand on protège quelqu'un, on devrait être considéré comme un héros. »

Harry soupira. « Sam n'avait pas l'impression d'être un héros pour avoir tué sa femme. Pas plus que moi pour avoir tué ma mère. J'aurais cependant souhaité pouvoir aller à ses funérailles… » réussit-il à dire avant que les sanglots ne se remettent à lui échapper. D'où cela venait-il ? se demanda-t-il brusquement comme il continuait à pleurer, incapable de s'arrêter. Il n'avait pas été aux funérailles de sa mère. Pourquoi est-ce que cela comptait autant soudain ? Puis la porte s'ouvrit et Ginny rentra à toute allure.

« Oh ! Harry ! » cria-t-elle avant de tomber à genoux et de le prendre dans ses bras, comme il sanglotait sur elle et se cramponnait à son dos. « J'ai vu. J'ai vu ! » dit-elle, et elle n'eut pas besoin d'expliquer plus que cela. Puis soudain, il l'entendit dire « Sortez vous deux ! » à Ron et Hermione. Ils se levèrent et il entendit la porte se refermer derrière eux, mais il s'en moquait. Ils auraient pu rester s'ils avaient voulu le voir s'effondrer complètement. Cela importait peu. Il la tint serrée, et sanglota, ses larmes mouillant sa robe et ses cheveux. Il se moquait que Draco Malfoy les voie dans l'amulette. Il ne se souciait de rien d'autre maintenant. Il se tenait à elle et se laissait aller, et elle était là pour lui, chaude, solide, aimante.

C'était tout ce qui comptait.

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Harry avait été grandement réconforté d'avoir Ginny avec lui pendant qu'il pleurait à nouveau sa mère, mais il savait que cela avait été risqué. Il devait lui parler de Draco Malfoy en tous cas, qui avait aussi besoin d'elle maintenant. Ils allaient se retrouver dans la salle commune à minuit. Ils n'étaient pas de patrouille la nuit de mardi, et personne faisant une patrouille ne se soucierai d'eux tant qu'ils ne quitteraient pas la tour Griffondor.

Quand il vit son visage comme elle s'assit près du feu, il fit tout ce qu'il put pour ne pas la reprendre dans ses bras. Elle avait vu où son frère, Hermione et lui étaient allés, avec l'amulette. Elle l'avait vu désarmer sa mère quand la baguette de Lily Evans était pointée sur Ron et que ses lèvres dessinaient le sortilège mortel. Elle l'avait vu la tirer du lac et la prendre dans les vestiaires de Quidditch.(la chose suivante qu'ils avaient tous vu était qu'ils sortaient tous les deux des vestiaires le lendemain matin.)

« Ginny. » dit-il doucement.

Elle leva la tête, sans aucune surprise, et lui sourit, lui faisant chavirer le cœur. Elle avait tenu l'amulette en l'attendant, portant sa vieille robe de chambre grise et une simple chemise de nuit blanche en dessous.

« Harry, j'ai eu une idée. » dit-elle avant qu'il ne puisse dire ce qu'il voulait. « Je te regardais, avec l'amulette. D'abord, j'étais inquiète, parce que je ne pouvais rien voir, bien que je puisse sentir ta présence. Mais tout ce que je pouvais voir était le noir. Puis soudain, j'ai pu te voir quitter le dortoir, te tenant sur le pallier, à la lueur des torches sur les murs. Et j'ai réalisé : je ne pouvais pas te voir dans le dortoir parce qu'il faisait complètement nuit. Je ne pouvais pas te voir du tout quand tu étais là où il n'y avait pas de lumière. Tu comprends ? »

Il fronça les sourcils, mais soudain, elle sortit sa baguette et la pointa vers les chandelles dans la pièce, les éteignant une à une jusqu'à ce que le feu soit la seule source de lumière. Finalement, elle l'éteignit aussi, et Harry se retrouva debout dans le noir complet. Il se sentait perdu, incapable de se souvenir où étaient les meubles ou Ginny. Il tendit ses bras dans l'obscurité et dit en hésitant. « Ginny ? Ginny, où es-tu ? »

Puis le bout de ses doigt toucha du tissu, et l'instant d'après, elle était dans ses bras et il la tenait, il la tenait assez près pour qu'elle devienne une partie de lui, et comme il enfouissait son visage dans ses cheveux, et il sentit son cœur bondir en lui. Ils se tinrent juste là, se tenant l'un l'autre et se balançant d'avant en arrière, quand il réalisa que son oreille gauche était contre sa joue. Il tourna la tête et l'embrassa doucement, puis il souffla dedans, la faisant frissonner. Il mordilla son lobe avec ses dents, et bien qu'il aurait aimé la voir, il aimait cette exploration dans le noir, le fait que par nécessité, il devait trouver sa route comme un homme aveugle, au toucher, en goûtant, en sentant. Il prit à nouveau le lobe de son oreille dans sa bouche, puis fit glisser ses lèvres le long de son cou, s'arrêtant pour sucer doucement l'endroit où son artère battait, tandis qu'elle se cramponnait à lui et soupirait.

« Oh, Ginny, » lui chuchota-t-il dans l'oreille avant de l'embrasser à nouveau. « Je t'aime tant… »

Elle tourna soudain la tête, ses doigts parcourant le visage de Harry, traçant ses lèvres, et puis elle approcha les lèvres de Harry des siennes, et il poussa avec le bout de sa langue pour qu'elle ouvre les lèvres. Il n'eut cependant pas besoin de forcer comme elle était toute ouverte pour lui, le buvant. Ses mains bougeaient adroitement comme ils s'embrassaient, et quand Harry réalisa cela, il commença à faire bouger ses propres mains. Bientôt, ils avaient tous deux fait glisser la robe de chambre de l'autre. Les deux habits étaient doucement tombés au sol. Les jambes de Harry ne pouvaient plus le supporter, et il descendit doucement au sol, la prenant avec lui. Ils s'agenouillèrent face à face, s'embrassant le front, les joues, la bouche, le cou…

Harry ne portait plus que le pantalon de son pyjama maintenant (Sandy s'était dégagée et était partie), et il sentit Ginny faire doucement descendre ses lèvres le long de son cou, puis sur son torse, sa langue créant une piste humide qui le rendait fou. Il tendit sa main tremblante et déboutonna sa chemise de nuit comme elle faisait cela, la lui enlevant des épaules jusqu'à ce qu'elle soit autour de sa taille.

Quand il abaissa ses lèvres et prit le bout de l'un de ses seins dans la bouche, elle cria son nom avec joie, et il pensa ne rien avoir entendu de plus merveilleux de sa vie. Quand elle fit remonter sa bouche contre la sienne et plaça sa main contre sa poitrine, elle chuchota contre ses lèvres « Je t'aime Harry… Je t'ai toujours aimé… »

Il fit descendre ses mains sur sa taille, y sentant la chair ferme, ainsi que sur sa cage thoracique, plutôt que de pouvoir compter ses côtes comme cela avait été le cas dans son autre vie. Il n'y avait aucune possibilité ici et maintenant, suspectait-il, de confondre de pauvres habitudes alimentaires avec une grossesse. Elle n'était certainement pas grosse, mais pas d'une maigreur squelettique non plus. Elle avait un belle chair, une saine quantité, assez pour…

Une grossesse.

« Ginny. » dit-il soudain, désespéré, essayant de ne plus la toucher maintenant. Il avait tant besoin d'elle… et pourtant, si ce n'était pas sûr pour des raison n'ayant rien à voir avec Draco Malfoy…

« Quoi ? » chuchota-t-elle, faisant descendre son doigt le long du bras de Harry, jusqu'à sa main qu'elle essaya de guider à nouveau vers sa poitrine. Il fut tenté de la laisser faire, mais il retira sa main avant de la toucher.

« Est-ce… Est-ce que tu as pris de la potion de Prophylaxie ? »

Silence. « Je… J'allais te demander si tu avais quelque chose… quelque chose de moldu. Tu sais, de chez un apothicaire. »

« Un pharmacien. » la corrigea-t-il. « Et non, je n'ai rien de ce que les moldus utilisent. Si nous… Si nous n'avons aucune protection, nous ne pouvons pas faire cela. » Puis il pensa à quelque chose d'autre, la raison pour laquelle il avait besoin de lui parler et qui s'était évaporé dès son premier contact avec elle. Il y avait d'autres raisons en plus de Harry n'ayant pas été chez un pharmacien et Ginny n'ayant pas pris la potion pour lesquelles ils ne pouvaient pas faire cela. Une raison en tous cas. Une raison appelée Draco Malfoy.

« Je… Je ne voulais pas que cela arrive ce soir, Ginny. Je voulais juste te parler. De Draco. S'il-te-plaît… S'il-te-plaît, habille-toi. »

Il trouva sa robe de chambre et l'enfila, attachant la ceinture avec impatience essayant de se calmer. Elle l'avait beaucoup excité, mais ce n'était simplement pas le moment. Il essaya de ne pas penser à sa peau douce, au poids chaud de sa poitrine dans ses mains, au goût salé de sa peau…

Il tenta de retourner au fauteuil et se cogna les tibias dans une table basse, jurant à voix haute. Sortant sa baguette, il commença à l'agiter, mais s'arrêta, ne sachant pas si elle était à nouveau habillée.

« Tu es décente ? »

« Tu… Tu ne veux pas me voir ? » demanda-t-elle doucement, l'air blessée.

« Bien sûr que je veux te voir ! » répondit-il sans réfléchir, puis il essaya chasser cette pensée. « Je ne pensais pas que tu voulais qu'il te voie. Comment l'évites-tu en tous cas ? Tu te douches dans le noir ? »

« Non, juste très rapidement. Et nous le faisons habituellement en même temps, après avoir couru, alors j'espère qu'il est un peu occupé et qu'il n'essaye pas de me voir avec l'amulette à ce moment là. »

Harry se souvint que ce matin même, quand il était sorti de la douche de la salle de bain des préfets, il avait vu Draco Malfoy encore dans la grande baignoire, tenant l'amulette serrée, le coin de ses lèvres légèrement tordu vers le haut. Il réalisa maintenant qu'il se rinçait l'œil, et hésita à parler de cela à Ginny.

« De toutes façons, tu es de nouveau habillée ? » lui demanda-t-il une fois de plus, après avoir entendu un froissement de tissu qui pourrait indiquer cela. Elle répondit par l'affirmative et il pointa sa baguette autour de lui au hasard pour essayer d'allumer quelques bougies. Lorsque trois d'entre elles revinrent à la vie, il se retrouva et ralluma le feu. Sandy était sur le foyer encore chaud, et il la reprit et la laisser serpenter dans sa manche et autour de son bras.

« Tu as fini maintenant ? » demanda-t-elle doucement.

« Oui » dit-il brièvement, avant de s'asseoir dans un fauteuil devant le feu, son cœur battant encore à toute allure à cause de sa rencontre dans le noir.

Il fit signe à Ginny de s'asseoir dans le fauteuil le plus éloigné du sien, afin que ce soit impossible pour Draco Malfoy de voir Harry en utilisant l'amulette. « Ginny, je dois te parler de Draco Malfoy. » elle acquiesça. « Tu dois rompre avec lui si nous voulons être ensemble. Je… je ne voulais pas… Je ne voulais pas ce qui vient de se passer. Je ne veux pas être cette sorte de personne. Je l'ai été, et je ne veux plus l'être. Je veux dire, quand nous… Quand nous nous retrouvions au sommet de la tour d'Astronomie pour aller voler, j'étais encore avec Hermione. Je n'étais pas amoureux d'elle, mais je l'aime en tant qu'amie. Et j'aurais dû lui monter plus de respect. J'aurais dû être honnête avec elle et rompre. Mais…. Mais je n'ai pas fait cela avant de rétablir le cours du temps, avant de me souvenir de mon autre vie.

Tu vois, dans mon autre vie, ma mère trompait mon beau-père. »

Elle resta bouche bée. « Ta mère trompait le professeur Rogue ! Pourquoi ? »

Il soupira. « Je n'ai jamais vraiment su. On dirait qu'elle était fatiguée et épuisée de s'occuper de mes frères jumeaux. Ils avaient la porphyrie, héritée de mon papa… Je veux dire de Rogue. Je ne sais pas si elle s'est à l'origine détournée de lui parce qu'elle le blâmait d'avoir donné cette maladie à ses fils, ou si elle a décidé qu'elle était plus attirée par Sirius… »

« Sirius ! Elle trompait son mari avec Sirius ! »

« Oui, bien, il n'y avait pas d'amour perdu entre lui et Rogue, pas vrai ? »

Ginny déglutit. « Et si… Et si ma sœur l'épouse et que la même chose arrive ? Et si ils ont un enfant avec cette maladie et qu'elle lui en veut ? »

Harry la regarda calmement. « Alors elle devra faire ce que ma mère aurait dû faire, ce que j'aurais dû faire, et mettre proprement un terme à sa relation. Sauf que… Bien, d'une certaine façon, je comprends pourquoi ma mère ne l'a pas fait. Elle voulait que les jumeaux les aient tous les deux, unis, les supportant. Mais bon… Je pense qu'à la longue, s'il y avait eu une longue, la meilleure chose aurait été qu'avec Sirius elle mette sa relation au clair. En fait… mon papa savait pour eux. Il avait accepté que leur mariage était fini, et il maintenait la façade pour mes petits frères. J'ai dû voir cela arriver à d'autres personnes avant de réaliser que je ne voulais pas refaire cela…

Quand nous serons ensemble, Ginny… Et je crois que nous serons finalement ensemble… Je ne veux pas que ce soit nous deux nous cachant dans le noir, dans le dos de Draco. Je veux descendre les couloirs du château en te tenant la main. Je veux fêter Noël au Terrier en tant que ton petit ami. Je veux te faire l'amour dans un champ ensoleillé au milieu de l'été. Je veux… je veux te voir. Je veux voir ton visage quand… » Il s'étrangla. Il ne pouvait pas continuer le train de ses pensées. Le souvenir d'elle était encore trop vivace. Cela ne faisait que quelques minutes…. « Je… Je sais que tu penses que tu ne peux pas rompre avec lui, mais tu peux. Seulement… Pas maintenant. Tu ne peux pas faire cela maintenant. Il… Il a trop besoin de toi maintenant. »

Elle se renfrogna, se penchant sur son siège. « Que veux tu dire ? »

« Je veux dire… Je ne l'ai vu comme cela qu'un seule autre fois. Dans mon autre vie, après que ma sœur soit morte. Ginny, il a essayé de se jeter depuis le haut des remparts. Je suis vraiment inquiet pour lui. Oui, je sais qu'il joue au crétin dès qu'il en a la possibilité. Mais nous ne pouvons pas jouer son jeu de repousser les gens quand il en a le plus besoin. Il a été un bon ami pour moi autrefois. »

Elle le fixa. « Où veux-tu en venir, Harry ? »

« Ginny, » dit-il lentement. « Il a besoin de toi maintenant. Tu sais cela. Sois là pour lui. De quelque manière que tu puisses. De quelque manière dont tu te sentes à l'aise… » Harry se sentit rougir. Ginny ouvrit en grand la bouche.

« Est-ce que tu me dis de coucher avec lui ? »

« Je… Je dis juste que… Que si tu le fais, je comprendrais complètement. Tu as déjà dit que tu te sentais tentée. Je pense juste que tu dois lui donner le temps de guérir, et puis rompre avec lui quand il ne sera plus un danger pour lui-même… »

« Et un danger pour les autres ? Et toi en particulier ? » dit-elle avec fougue, encore de toute évidence énervée par l'implication qu'il ne serait pas maladivement jaloux si elle couchait avec Draco Malfoy.

« Je… Je ne pense pas que cela arriverait si tu rompais de la bonne façon, au bon moment. Tu devras être honnête avec lui quand le moment sera venu. Tu devras lui dire que tu ne l'aime pas. C'est une aussi bonne raison qu'une autre quand on y pense. Que tu aimes ou pas quelqu'un d'autre, ne pas l'aimer signifie que vous n'auriez plus à rester ensemble… »

« Et pourtant, tu veux que j'attende pour rompre avec lui. Oh, Harry… Le jour du mariage, nous n'étions pas dedans quand Fleur est arrivée parce que nous étions allés nous promener jusqu'aux écuries. Nous étions tous les deux assis sur un banc en dehors, à parler, et Draco m'a pris la main et s'est excusé de… D'avoir rendu mon cheval fou. Il m'a dit qu'il m'aimait plus que la vie elle-même. Il a vraiment dit cela. Et que pouvais-je dire ? Pouvais-je dire la même chose ? Non. Cela aurait été un mensonge. Que ferais-je s'il me dit la même chose après… Après m'avoir fait l'amour ? Quelle sorte de personne je serais si je ne pouvais pas lui retourner son amour à un pareil moment ? Je pense… Je pense que c'est la chose la plus importante qui m'a empêchée de… De m'abandonner à lui. Je n'ai pas peur de le faire. Cela ne m'effraie pas. C'est ce que nous nous dirions après… Ce que je ne pourrais pas dire. »

Il soupira et baissa les yeux vers ses mains, incapable de supporter de la voir à le lueur du feu, rougie par la passion et par la colère. « Quand j'ai essayé de rompre avec Hermione, après la mort de Dudley, Ron a insisté en disant que je ne pouvais pas. Il était amoureux d'Hermione, je le savais. Cela a dut être tellement dur pour lui, et pourtant, il a mis tout son cœur pour me montrer que j'avais besoin d'elle à ce moment là, et il avait raison. J'en avais besoin. Hermione… Elle m'a fait oublier. Elle m'a simplement laissé… »

« … Simplement laissé baiser. C'est ce que tu veux que je fasse avec Draco Malfoy ? » Elle fulminait maintenant.

« Ce n'est pas ce que… Oh, Ginny ! Je n'ai pas été un saint, tu sais ! Je ne t'en voudrais pas si… »

« Bien peut-être que je m'en voudrais, est-ce que ça t'est jamais venu à l'idée ? Est-ce que tu as jamais pensé que je pourrais avoir honte des fois où j'ai vraiment voulu un homme que je n'aime pas ? Tu penses que j'aime me sentir comme cela ? Tu ne sais pas ce que tu me demandes, Harry. Je ne sais pas comment tu peux me dire que tu m'aimes et rester assis là et… et… »

Elle ne put pas finit et s'enfuit dans l'escalier de son dortoir. Il l'appela, mais il ne voulait pas crier trop fort, et finalement, il fit demi-tour et fixa le feu un moment encore, essayant d'oublier qu'il l'avait tenue dans ses bras, sa peau douce sous ses mains… Mais elle se faufila dans ses rêves quand il revint au lit, et il se réveilla au matin pour trouver les draps enroulés autour de lui comme il avait imaginé que les membres de Ginny l'étaient, et son nom était sur ses lèvres quand il tendit la bras pour trouver la fille qui n'était pas à côté de lui, la fille qu'il envoyait dans le lit d'un autre homme.

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Les cours furent normaux le lendemain. Harry et Ginny s'évitèrent pendant qu'ils courraient, dans la salle commune et aux repas, mais cela n'échappa pas à Hermione, et elle le prit à part quand le cours de potions fut fini.

« Que se passe-t-il Harry ? D'abord, tu t'effondres avec ta mère, pas que je te blâme, et tu pleures sur Ginny. Maintenant, vous semblez tous les deux vous être battus. Tu voudrais m'éclairer ? »

Il ne put cependant pas lui dire ce qui s'était passé entre eux. Elle serait sans doute aussi horrifiée que Ginny l'avait été, et Ron serait certainement furieux si cela remontait à lui. Il savait que Ginny avait autrefois été convaincue qu'elle ne devait pas céder à la tentation parce que si Draco Malfoy couchait avec elle, elle pensait possible qu'elle ne puisse plus jamais se débarrasser de lui. Harry n'en était plus si sûr. Maintenant, il semblait que c'était la déclaration d'amour possible de Draco que Ginny craignait. Harry était sûr que Hermione et Ron ne pouvaient pas savoir ce qui s'était passé dans la salle commune la nuit précédente. « Je… Je ne peux pas te le dire. » dit-il, se souvenant qu'il avait espéré pouvoir arrêter de dire cela après avoir montré à Ron et Hermione sa pensine.

« Bien, j'espère simplement que tu seras vivant demain. » dit-elle d'un ton menaçant.

Harry fronça les sourcils. « Qu'est-ce que c'est sensé vouloir dire ? »

« Tu n'as pas remarqué ? Toi et Malfoy faites le quatrième quart cette nuit. Demain matin, je devrais plutôt dire, comme tu commences à quatre heures trente. Sirius et le Professeur Trelawney sont aussi ensemble pour ce quart. Pauvre Sirius ! Et le professeur Rogue est encore sur le quatrième, cette fois avec le professeur Sinistra. La nuit dernière, il était du quatrième quart avec Maggie. » ajouta-t-elle, haussant les sourcils. « Tu n'avais pas remarqué sur l'emploi du temps ? »

« Heu non. J'ai juste regardé mon nom. » Ce qui n'était pas strictement vrai, mais l'était en grande partie.

« Bien, ce soir, je suis du troisième quart, alors je vais aller me coucher juste après dîner. De cette façon, j'aurais quand même six heures de sommeil avant deux heures du matin. Je suis avec Ernie MacMillan de Poufsouffle, et les professeurs sont Maggie, le professeur MacGonagall, Hagrid et le professeur Chourave. Je vais essayer de finir mes devoirs dans la salle commune quand ma garde sera finie. Je pense que si j'essaye de me rendormir, je n'arriverai pas à me lever à six heures et demie pour aller courir. »

« Oui, bien tu pourras me réveiller à quatre heures et demie ? Je ne sais pas si je me lèverai sinon. »

« Va au lit après dîner, comme moi. De cette façon, tu auras droit à huit bonnes heures. »

« C'est trop tôt, Hermione ! Je ne peux simplement pas me mettre au lit à huit heures. »

Elle haussa les épaules. « Comme tu voudras. Si je dois utiliser la force pour te tirer du lit à quatre heures et demie, je n'hésiterai pas. » dit-elle en ricanant.

Il lui rendit son rictus. « Ah oui ? Voyons ce qui va se passer si tu le fais… »

Mais sa première garde se passa bien. Il ne réussit pas s'endormir avant dix heures, après avoir traîné pendant deux heures, mais quand il se réveilla à quatre heures, sans aide, il s'habilla rapidement dans la chambre froide et descendit en silence dans la salle commune. Il s'assit près du feu, frissonnant, et Hermione fut surprise de le voir quand elle revint. Il n'était pas assez réveillé pour faire confiance à sa voix, alors il lui fit un signe de la tête, comme elle s'effondrait d'épuisement dans le fauteuil où il avait été assis. Il pensa improbable qu'elle se mette à travailler.

Il retrouva Draco Malfoy dans le hall d'entrée, avec Hagrid, Maggie et les professeurs Chourave et MacGonagall. Ils s'accordèrent sur comment diviser le château et commencèrent leurs rondes. Harry sortit sa baguette comme il avançait, quand il vit que Draco Malfoy le faisait aussi. Ce qui était vraiment déconcertant était que Draco Malfoy semblait se comporter comme s'il ne l'avait pas rencontré avant. Pas d'insulte, pas de remarque coupante. Harry avait voulu essayer de le faire parler, de découvrir comment il faisait depuis le mariage, mais il n'avait eu aucune occasion d'aborder le sujet. Quand leur garde s'approcha de la fin, Malfoy révéla qu'il avait porté ses habits de sport sous sa robe. Il attendit que Harry monte à la tour Griffondor pour se changer. Harry revint dans le hall d'entrée un peu plus tard, avec Hermione, Ron, Ginny, Tony et Ruth, retrouvant Draco et Mariah qui attendaient. Draco laissa sa robe en tas dans un coin du terrain pendant qu'ils courraient, et il continua à se taire à tel point que cela déconcerta même Ron, qui donna l'impression qu'il aurait aimé contrer une ou deux insultes contre les Weasley.

Les cours devinrent finalement plus intéressants. Ils eurent une autre leçon de sortilège, mais cette fois, ils se divisèrent en petits groupes pour une leçon pratique, avec des préfets encadrant chaque groupe. Après cela, ils eurent leur premier cours de Défense contre les Forces du Mal avec le professeur Figg, qui rappela tellement étrangement son frère à Harry qu'il s'attendait presque à ce qu'elle crie VIGILENCE CONSTANTE d'une seconde à l'autre. (Croupton avait vraiment fait une bonne imitation de Maugrey)

Et puis, après le déjeuner, ils prirent leurs balais et volèrent vers Pré-au-Lard pour leur première leçon de transplanage. Seuls les Serpentards se joignirent à eux. Les Poufsouffles et les Serdaigles auraient leurs cours à d'autres moments.

Harry remarqua que Hermione tenait fermement le manche de son balai en volant, se souvenant à quel point elle avait été nerveuse avant de s'envoler dans la forêt pour secourir le professeur Rogue et Draco Malfoy. Elle utilisait un balai de l'école, comme elle n'en avait pas un à elle. Il suspectait que ce serait encore plus dur de la convaincre de prendre un balai une fois qu'elle saurait transplaner. Elle n'y verrait absolument plus l'intérêt alors.

Tous les élèves de Griffondor et de Serpentard participaient à la première leçon, à part Draco Malfoy et Ron. Sirius se présentant, en leur souriant à tous, mais en ayant l'air très nerveux, comme si tout le monde allait se mettre à hurler et à lui sauter dessus d'une seconde à l'autre. Lavender Brown et Parvati Patil semblaient éviter de trop se rapprocher de lui, et Seamus avait tout le temps les yeux écartillés. Pansy Parkinson, d'un autre côté, minaudait et flirtait sans honte. (« C'est un professeur ! » siffla avec indignation Hermione à Harry et Neville, en lançant un regard noir à Pansy.)

Après le cours, Harry sut qu'il devait finalement parler à Sirius des choses qu'il avait dites à Ron et Hermione. Il l'avait dit à Rogue avant Sirius, et il savait simplement qu'il ne pouvait plus laisser Sirius dans le noir plus longtemps. Il ne pensait pas avoir besoin de la pensine pour le convaincre, et il ne voulait pas la lui montrer de toutes façons, au cas où quelques images peu flatteuses du Sirius de son autre vie traîneraient dedans. Son parrain le laissa parler encore et encore, comme ils étaient assis dans la salle municipale vide qui résonnait, et quand le soleil se coucha, il prit Harry contre lui dans une accolade, puis le relâcha, scrutant son visage.

« Tu n'es plus un enfant, Harry. » dit-il soudain. Harry n'avait rien caché à Sirius à part sa relation avec sa mère. Il savait tout de la peur de la grossesse, et des vestiaires de Quidditch. Harry secoua la tête.

« Comment pourrais-je l'être ? » s'étrangla-t-il, essayant de ne pas pleurer à nouveau. Sirius lui tapa sur l'épaule.

« Bien, je pense que tu as commis des erreurs que tu ne referas plus. C'est la chose la plus importante. »

Harry acquiesça et ils quittèrent la salle, montant sur leurs balais pour revenir au château. Il avait l'impression de s'être soulagé d'un grand poids en volant. Son 'papa' Severus Rogue lui manquait encore, mais comme Rogue n'avait pas montré d'intérêt pour être une figure de père pour lui, même après avoir vu la pensine, Harry savait qu'il devait donner une chance à Sirius. Sirius avait voulu être une sorte de père pour lui depuis la troisième année. Il se trouvait maintenant dans la position inconfortable où il essayait d'être le père d'un homme et non d'un garçon, mais Harry voulait qu'il sache qu'il avait encore besoin de parents, de quelqu'un à qui parler, qui puisse le conseiller. Il sourit à l'homme sombre volant à côté de lui, et Sirius lui fit un signe de la tête compréhensif. Pour une fois, Harry n'avait aucun doute qu'il avait fait la bonne chose.

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Cette nuit là, Harry était apparié à Hermione pour le deuxième quart. Quand ils allèrent se coucher à deux heures du matin, Harry était content de ne pas avoir cours en première heure le vendredi. Ils avaient histoire de la magie avant de déjeuner, mais les autres coureurs leur permettaient de dormir tard. Ils prirent le déjeuner avec tous les autres et puis allèrent courir pendant la première heure, se douchant avant le cours de Binns. Tout la journée, Harry fut très excité comme le samedi se rapprochait et qu'il allait aller au Pays de Gales pour faire les essais pour l'équipe nationale. Il essaya de ne pas penser à ses démêlés avec Ginny, mais c'était difficile. Quand il n'avait pas de contrôle sur ses pensées, dans ses rêves, elle était à nouveau dans ses bras, s'évaporant quand il se réveillait.

Après avoir passé l'après midi dehors, en herbologie (il faisait encore beau, alors ils travaillèrent dans les jardins et non dans les serres), et en soins aux créatures magiques, ils revinrent dans la salle commune, où tout le monde semblait être d'humeur festive. Quelqu'un avait amené des bièraubeurres et des chips, et Ron et Seamus allèrent aux cuisines, revenant avec quelques mets plus nourrissants et des pichets de jus de citrouille. Harry réussit à se relaxer et à oublier ses problèmes pour une fois, mais quand il se leva pour remplir à nouveau son gobelet à un moment, un morceau de papier tomba de sa robe, et ce fut Ginny qui le ramassa.

« Harry, » l'appela-t-elle, comme si cela lui coûtait. « Tu as laissé tomber quelque chose. » Elle le déplia. « Oh ! C'est ton certificat de naissance. Tu as ça sur toi pour demain ? »

Annika et Zoey se tenaient près d'elle, et elles bondirent sur le formulaire. « Ooh ! » s'écria Zoey, regardant par-dessus l'épaule de Ginny. « Regarde la petite empreinte de Harry ! C'est mignon ! »

« Donne-moi ça… » commença-t-il à dire avec irritation, mais maintenant Ginny regardait le dos du papier, où il y avait les dates de naissance de ses parents.

« C'est marrant. » dit-elle. « L'anniversaire de ton père est moins d'une semaine après le tien. Le 5 août 1960. »

Hermione tourna la tête. « Vraiment ? Tu en est sûre, Ginny ? » Harry pouvait pratiquement voir les engranges se mettre à tourner dans sa tête.

« Oui. C'est juste là. » Elle le montra à Hermione tandis que Harry essaya de reprendre le papier et le manquait.

« Oh, et regarde, » dit maintenant Hermione, montrant la date de naissance de la mère de Harry. « Harry… La date de naissance de ta mère est moins d'une semaine après celle de Ginny. »

Harry arrêta d'essayer de le reprendre et lui fronça les sourcils. « Hum, non Hermione. C'est exactement une semaine après. Est-ce que l'arithmancie a détruit ta capacité à faire des additions ? Sept et un font huit. »

Hermione lui fit la grimace. « Je sais cela, Harry. Pourquoi dis-tu cela ? »

« Parce que l'anniversaire de ma mère était le huit avril. Voilà pourquoi. »

Hermione ouvrit de grands yeux. Elle regarda à nouveau le certificat de naissance de Harry, puis Harry. « Pas selon ce document. »

Elle lui tendit le papier et il le fixa, se demandant si c'était simplement une erreur de secrétariat à l'hôpital. Comment sa mère ne pouvait-elle pas savoir quand était sa date de naissance, après tout ? Il se souvint qu'elle était très ferme en disant que c'était le huit, une fois où quand il était petit, il avait écouté aux portes du bureau de Lucius Malfoy, pendant une fête de Noël.

Il fixa encore le papier. Et puis il remarqua quelque chose d'autre. Non seulement sa mère n'était pas née le huit avril, selon son certificat de naissance, mais son lieu de naissance indiquait clairement « Appleby Magna, Leicestershire. »

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Note de l'auteur : Les citations du début du chapitre proviennent des pages 471, 472 et 473 de Architecture: from Prehistory to Post-Modern par Marvin Trachtenberg & Isabelle Hyman. (cf. chapitre deux pour les données relative sa la publication).