Après une trèèèès longue absence, voila un nouveau chapitre. On arrive peu à peu à la fin (lentement). Ne vous attendez pas à la suite immédiatement, j'ai mes gros concours dans un mois à peine, et je pense que je vais mourir x_x
Les hurlements se répercutent sur les murs blancs de la salle. Les balles se fichent profondément dans le béton, après avoir traversé les corps comme du papier. Le sang bouillonnant de Lilo, mêlé à l'adrénaline brute, guide ses pas et ses victimes n'eurent que le temps de hurler avant de tomber au sol.
Aucun sourire n'ourle ses lèvres rougis par les éclaboussures de sang. Elles sont pincées en une fine ligne sèche, ses traits sont tirés et maculés de rouge. Elle avance sans se soucier des corps qui jonchent le sol sur son passage, semblable à une déesse de la mort. Elle en est une. Elle est la Mort. Et elle vient remplir son devoir.
Son regard vert se fige alors sur un point et elle se stoppe. Elle fronce les sourcils. Elle lève son arme et vise la personne face à elle. Autour d'elle, elle entend des cris. Les audacieux à la solde des érudits envahissent la pièce, l'entourent, la visent. Elle ne daigne même pas les regarder. Elle ne regarde que les yeux de glace face à elle
- Lilo, vous ne vous laisserez donc jamais tuer ?
- Je le ferais, une fois que je vous aurais éliminé.
Jeannine hausse un sourcil, serrant plus fort sa tablette. Le regard sans vie de la jeune fille lui fait bien plus peur qu'elle ne voudrait bien l'admettre. C'est celui d'une personne qui n'a plus rien à perdre. C'était celui d'Eric durant des années. Et elle sait pertinamment de quoi était capable Eric. Son regard se pose alors sur l'arme, chargée, et tournée impitoyablement vers elle. Son cœur s'accelère. Jeannine serre les dents. Elle est terrifiée par cette gamine insolente.
- Je crois que vous ne comprennez pas bien la situation.
- Oh si, je la comprends très bien détrompez vous.
- Vous ne vous rendez pas compte… Nous faisons ça pour le meilleur de la société !
Lilo soupire, désabusée
- Qui croit encore à vos mensonges ? Vous ne voulez que votre bien, vous ne souhaitez que le pouvoir Jeannine. Vous êtes une avide. Une avide de pouvoir. Vous sacrifiez sans compter. Et je tue à présent sans comptez. C'est drôle quand on y pense non ? C'est vous qui avez créé le monstre que je suis maintenant.
Jeannine écarquille les yeux en entendant les mots tranchants de la jeune fille. Ces mêmes mots qu'avait prononcé son fils, bien des années plus tôt, lorsqu'il avait frappé une de ses camarades de classe. Le monstre que vous avez créé. En pensant à son fils, l'image de son corps au torse ensanglanté repasse devant ses yeux et sa poitrine se comprime. Elle est la Créatrice. Elle regarde les yeux sans vie de Lilo. Elle est la Créatrice de monstre. Sa main se crispe sur sa tablette. Et il est de son devoir, en tant que Créatrice, d'en être l'Annihilatrice.
- Lilo, ne faite pas l'enfant, vous voyez bien que vous ne pouvez en ressortir vivante.
Un rire s'échappe alors des lèvres couvertes de sang tiède. Et ce rire fait frissonner toutes les personnes présentent. Un rire semblable au teintement d'un miroir se brisant, semblable à des débris de verre tombant au sol. Un rire qui n'est que celui d'un pantin désarticulé.
- Vivante ? Vivante ?!
L'énervement remplace la neutralité. La rage emplit le Vide dans les yeux vert, semblable à une mer déchainée
- Parce que vous pensez que cela m'importe de l'être ?! Que je veux le rester ?! Mais je m'en fous ! Je m'en fous d'être vivante. Je veux juste vous emmener avec moi dans la tombe. Vous. Parce que c'est de VOTRE faute tout ça. Et je veux vous tuer. Puis je me tuerais. Parce que ce n'est pas vos subalternes ridicules, vos fantoches qui vont me tuer.
Elle lève un peu plus haut son arme, se met en joue
- Ceci est un suicide, énonce-t-elle avec férocité.
Jeannine regarde la mer déchainée dans les yeux de Lilo et laisse glisser son pouce sur sa tablette. Un homme, jusqu'alors assis sur le coté, se lève alors et s'avance machinalement vers elles. Lilo ne tourne même pas la tête vers lui jusqu'à ce qu'il entre dans son champ de vision périphérique.
- Q…Quatre ?!
Le jeune homme ne lui répond pas et lui décoche une droite en pleine machoire. Surprise et étourdie, la jeune fille tombe au sol. Le coup part tout seul. Jeannine crit. Une balle est fichée dans le mur derrière elle. Une trainée de sang éclabousse le mur. Lilo tourne la tête vers elle, ignorant Quatre qui se rapproche pour la frapper à nouveau. Jeannine est au sol. Lilo sourit. Jeannine se tient la jambe. Le sourire se fane. Jeannine n'est pas mortellement touchée, la balle a traversé son genou. Elle n'a que le temps de regarder Quatre que ce dernier recommence à la frapper.
Sa tête part en arrière et frappe le béton. La douleur explose dans sa tête. Dans un effort surhumain, elle se redresse et attrape le bras du leader audacieux pour lui tordre violement le poignet. Un craquement se fait entendre. Lilo ressaute sur ses jambes et se jette contre Quatre sans refflechir. Il n'est plus le leader. Elle n'est plus rien. Elle martèle son torse de coups. Il lui rend chaque blessure au centuple. Elle n'a plus rien à perdre. Soudain, les coups cessent de pleuvoir sur son corps.
Dans la précipitation fébrile autour de Jeannine, personne ne remarque que la tablette de la leader à disparut, ni que parmis les corps au sol, il y en a un a qui il manque une blouse blanche. Pourtant, il ne faut que quelques minutes pour que les érudits ne remarquent que les audacieux sous contrôle, se réveillent.
