Merci x-Beautiful Blass-x,
Oui, il y aura encore des interactions entre Jack et Vic.
Merci aussi à noemaie. :)
Lorsqu'il passa la porte, Cyrus Rose l'accueillit avec une accolade.
- Bienvenue mon garçon et toutes mes félicitations, je suis tellement content pour Blair et toi. Je vous souhaite tout le bonheur du monde, c'est tout ce que vous méritez.
- Merci, balbutia Chuck.
Il avait pris les devants et prévenu sa fiancée de la date de son arrivée cette fois.
Après le fiasco de Rome avec Bianchi, il était rentré à Monaco et avait eu une discussion avec son oncle, de retour de Belgique, avant de prendre la route.
Jack n'avait pas été capable d'aligner plus de trois mots lorsqu'il l'avait informé de leur découverte familiale, en plus du reste. Il était plus qu'évident qu'il était parfaitement au courant de la situation depuis toujours.
Chuck n'en revenait pas de s'être laissé aller à lui faire confiance. Il était vraiment si stupide par moment. Dire qu'il avait compté sur son oncle pour l'aider à renverser son père quand il était de mèche avec lui pour camoufler un secret si énorme qu'il était inimaginable. Il n'aurait pourtant pas dû être surpris, sa famille était vraiment remplie de tarés, comme l'avait si bien dit sa sœur de sang. Et il en était tout à fait représentatif.
Il avait pensé à Vic pendant tout le voyage jusqu'à Paris, refusant de répondre à ses appels et de l'affronter depuis Rome. Il venait à peine de la rencontrer et il la répugnait déjà. Elle le détestait certainement à l'heure qu'il était, maintenant qu'elle avait entendu les révélations de sa nature profonde. Elle en avait surement fait part à son jumeau également. Il avait réussi à ruiner toute relation avec ses « vrais » frère et sœur avant même qu'il ne connaisse leur existence.
- Monsieur Chuck, s'écria gaiement Dorotha, le sortant de ses pensées. Je suis tellement heureuse pour vous deux. Je savais que vous finiriez par vous retrouver. Après tout, vous étiez le couple qui nous a accompagné, Vanya et moi, jusqu'à l'autel le jour de notre mariage. Cela ne pouvait qu'être un bon signe.
Chuck avala sa salive en se remémorant ces instants de torture, quand Blair avait découvert ce qu'il avait fait et le détestait profondément elle aussi. Il avait proposé à Dorotha de payer son mariage surtout pour pouvoir approcher la femme qu'il aimait et tenter de se racheter. Mais rien ne pourrait jamais effacer ce qu'il avait fait. Aujourd'hui le passé venait frapper à sa porte et réclamer son dû.
- Mademoiselle Blair est avec Madame Eléanor dans le bureau, l'informa la femme de chambre. Je vais les prévenir de votre arrivée.
Elle disparut aussitôt dans le corridor et toqua à la deuxième porte sur la gauche.
Chuck la suivit. Il ne savait pas s'il devait parler à sa fiancée des menaces de son dernier petit ami. Tous les poils de son corps se hérissèrent à cette unique pensée. Imaginer Blair dans les bras d'Humphrey lui donnait la nausée. Il évitait soigneusement le fait qu'ils avaient partagés les mêmes draps.
La jolie brune qui portait sa bague Harry Winston se rua hors de la pièce et se précipita à sa rencontre. Elle jeta ses mains autour de son cou et noua ses doigts dans le creux de sa nuque, happant ses lèvres sans modération malgré la présence de sa mère derrière elle, sur le seuil de la pièce de travail.
- Tu m'as terriblement manqué, souffla-t-elle en coulant sa tête dans les creux de son cou.
- Toi aussi, répondit-il tout bas dans le creux de son oreille en l'attirant plus fortement à lui.
Dieu, que ça faisait du bien de la sentir tout contre son corps. Il embrassa sa tempe du bout des lèvres.
- Bienvenue chez nous, je suppose que l'accueil de ma fille est amplement suffisant pour te prouver que tu étais attendu avec impatience, sourit Eléanor depuis l'embrasure de la porte.
Il s'écarta automatiquement de la femme qu'il enlaçait la minute précédente.
- Où sont tes bagages ? questionna la maîtresse de maison.
Chuck la dévisagea sans savoir quoi répondre. En quoi ses valises …
- Dorotha, demande donc à Georges de vider le coffre de la voiture.
- Tout de suite, Madame, s'exécuta la bonne.
Chuck et Blair échangèrent un regard un peu ahuri.
- N'essayez pas de me faire croire que vous avez l'intention de rester chastes jusqu'à la nuit de noce. Ce serait insultant. Personne ne pourrait même faire semblant d'y croire, dit Eléanor à l'adresse des jeunes fiancés.
Elle les observa en silence quelques secondes et se retint de rire devant la mine effarée des tourtereaux.
- Tu vas rester ici avec nous, indiqua-t-elle. Tu fais déjà partie de la famille et puis j'ai besoin de Blair ici avec la préparation du prochain défilé, pas dans ta chambre d'hôtel ! Autant éviter les vas et viens inutiles.
Blair sourit aux anges et passa son bras sous celui de son fiancé pour l'emmener vers le fond du couloir.
- On continuera ça tout à l'heure, l'informa sa mère en refermant déjà la porte derrière elle.
La jeune fille ne prit même pas la peine de répondre. Toute son attention était dédiée à son fiancé qui lui avait tant manqué. Elle l'entraina vers sa chambre et s'y enferma avec lui pour laisser libre court à l'expression de sa joie de le revoir.
Il en oublia le monde autour de lui. Le sien ne tournant qu'autour de la jeune fille qui l'embrassait et dont il avait rêvé de caresser la peau chaque nuit depuis que leurs chemins s'étaient séparés quelques jours auparavant.
Elle glissa sa langue contre son palais à la recherche de sa luette. Il resserra son étreinte pour approfondir leur baiser, le prolongeant tant que ses poumons pouvaient se priver d'oxygène et laissa errer une de ses mains le long de la cuisse de la jeune femme.
Elle enfonça ses ongles dans sa nuque pendant que les lèvres de Chuck, s'attachant maintenant à la peau tendre de son cou, la faisaient frissonner. Les doigts agiles et avides de Blair dénouèrent sa cravate et s'insinuèrent sous sa chemise alors qu'il ouvrait la fermeture éclair de sa robe bleu ciel d'une main experte.
- Quelle couleur ? susurra-t-il sous le lobe de son oreille, en glissant ses doigts dans les cheveux de la brune qui le rendait fou.
Elle laissa tomber le tissu à ses pieds et fit un pas en arrière pour lui apparaître en corset crème et porte-jarretelles assorti.
Elle était magnifique, comme toujours. Elle était la plus belle femme qu'il ait jamais vue et son pouls s'emballa à cette vision.
Elle vit briller la luxure dans ses yeux et lui sourit d'un petit air coquin en se laissant tombée dans une pose suggestive sur son matelas où il l'emprisonna sous lui dans les 3 secondes qui suivirent.
Contrairement à ce qu'avait laissé entendre Eléanor, Blair ne reparut pas de tout l'après-midi pour terminer ce qu'elles avaient commencé ensemble. A vrai dire, personne ne les revus ni l'un ni l'autre dans l'appartement parisien ce jour-là. Blair se faufila tout juste à la cuisine au milieu de la nuit pour subtiliser une bombe de crème chantilly dans le frigidaire.
La jeune fille s'endormit au petit matin, confortablement blottie dans les bras de son fiancé, son corps toujours soudé au sien, son visage posé sur son torse, bercée par les battements réguliers de son cœur, qui lui appartenait et qu'elle savait parfaitement réparer de par ses seuls baisers et caresses, un sourire dessiné sur ses lèvres charnues.
Chuck ne tarda pas à suivre sa douce au pays de Morphée, apaisé par la respiration lente et profonde de la femme de sa vie qui reposait sur lui, l'odeur de ses cheveux emplissant ses narines et l'invitant à dériver vers des songes merveilleux et irisés.
