Je reviens d'entre les morts pour un chapitre tant attendu. Merci à tous ceux qui sont resté fidèle à cette histoire ! Vous voilà récompenser pour votre patience incroyable !
Je ne vais pas vous barber maintenant et vous empêcher de lire ce chapitre tant attendu, aussi vous pourrez trouvez quelques infos en fin de chapitre. Sur ce !
Bonne lecture !
Chapitre 36 : Fuite
Après une semaine de convalescence forcée, l'Ombre se décida à partir. Et il finit par choisir où aller. Il s'était passé presque deux semaine depuis la mort de la Hyène, et il était sûr que la famille était toujours à la recherche de Tsuna. Ils n'étaient rien sinon têtus ces bâtards. Mais il manquait cruellement d'informations, et il ne voyait qu'une personne qui pourrait le renseigner sans qu'il ait à douter de la fiabilité de l'info.
Seulement pour contacter cette personne, il avait besoin d'un téléphone. Téléphone qui avait cramé grâce à Tsuna. Ils devaient s'en procurer un autre.
Au début, il voulait s'y rendre seul. C'était plus prudent, puisque l'on connaissait son visage. Et de toutes les manières, on le croyait sûrement mort. Mais Tsuna n'était pas d'accord. Natsu avait remarqué plein d'étrange randonneur dans les environs, qui sentait la poudre. Il avait bien entendu informé son maitre de ce fait, et Tsuna avait fait remarquer que même s'il arrivait à sortir sans être suspect, il le serait beaucoup moins quand il reviendrait, et définitivement plus quand ils partiraient.
Gino avait été d'accord. S'ils étaient trouvé maintenant, et pris au piège dans la caverne, ils n'avaient que peu de chance de s'en sortir. Il suffisait d'une bonne explosion après tout pour que tout s'effondre sur eux. Tsuna avait frissonné, imaginant un Gokudera monstrueux lançant un baril de dynamite allumés. Il avait secoué la tête pour se débarrasser de cette horrible vision.
Ils avaient pesé les pours et les contres ensemble, à la plus grande surprise et fierté de Tsuna, et avaient finit par se décider.
Tsuna l'accompagnerait. Si jamais ils rencontraient des problèmes, ce qui risquait grandement d'arriver, ils avaient plus de chance de s'échapper dans la ville, avec tous les civils et les moyens de transports présents. Même s'ils étaient filmés, il faudra un moment avant d'accéder aux bandes, et ils profiteraient bien de ce temps pour partir le plus loin possible.
Le seul mécontent était Natsu, obligé de rentrer dans sa boite. L'animal n'était vraiment pas discret, et pour mettre toutes les chances de leurs côtés, il ne pouvait pas être à l'air libre. Par contre, Tsuna conserverais son anneau sur son doigt, face vers le bas, et ses boites à sa ceinture, habilement camouflé.
Et bien sûr, il allait devoir retrouver ce foutu déguisement anti-virilité.
Une fois prêt, ils prirent le départ. Natsu était devant eux, les aidants à éviter chacune des personnes présentes ce jour là, suspectes ou pas. Il rentra dans sa boite juste avant qu'ils arrivent au bord de la ville.
Klagenfurt am Wörthersee.
C'était ce qui était marqué sur le panneau. Tsuna n'avait absolument aucune idée de comment ça se prononçait. Quand l'homme le lui a dit, il cracha quelque chose d'incompréhensible, et Tsuna abandonna avec grâce. Il ignora même sans peine le rire amusé de son guide.
Ils prirent un bus en direction du centre-ville, et Tsuna sentit avec appréhension sa vieille peur des inconnus remonter en lui. Mais c'était incroyable ce que le fait d'être armé pouvait le rassurer. Il suffisait qu'il effleure les boites à sa ceinture pour qu'il se sente mieux. Il n'était plus impuissant.
Tsuna avait du mal à s'habituer à la présence soudaine d'autant de personne. Sans parler de sa méfiance légèrement paranoïaque, c'était le bruit qui le choquait le plus. Il était habitué au silence de la forêt et de ses compagnons. Il arrivait de mieux en mieux lui-même à se déplacer sans faire de bruit. Mais ici, les gens parlaient, riait, criaient, pleuraient parfois.
Et puis les bruits… Des talons qui claquaient, des crissements de pneu des voitures, des vélos, des rollers, et même d'un skateur qui faillit lui rentrer dedans. Il cria ce que Tsuna pensait être une excuse avant de disparaitre dans la masse de gens. À moins que ça soit une insulte. Il n'en avait strictement aucune idée ! Il était plus doué en Italien qu'en anglais maintenant grâce aux enseignements de ses tuteurs sadiques, mais l'allemand… Et puis pourquoi ils parlaient allemand ici déjà ?
Alors qu'il se posait toutes ces questions, essayant vainement de se souvenir de ses cours d'histoires pour savoir si ce pays avait été conquis lors d'une des guerres mondiales, Gino lui prit le bras pour ne pas le perdre dans la foule. Il y avait vraiment beaucoup de monde.
Ce qui n'aidait pas une certaine personne qui s'était figé en voyant un visage qu'il avait mémorisé à partir d'une photo. Malheureusement, ce visage disparu presque aussitôt qu'il l'ait vu, et il jura entre ses dents. Est-ce que c'était vraiment la bonne personne ? Il n'avait pas le droit à l'erreur. Il essaya de se rapprocher discrètement.
Enfin, Gino trouva ce qu'il cherchait, une boutique qui prenait l'argent liquide. Il demanda à Tsuna de rester dehors, parce que les caméras étaient omniprésentes dans ce genre de boutique. Tsuna acquiesça et fit semblant de lire un plan de bus.
Il sentait sans arrêt des regards sur lui. Il savait qu'une partie était fausse, né de ses peurs. Une autre partie était le regard habituel des passants, qui l'effleurait sans s'attarder. Il y eu même, pour son plus grand déplaisir et sa grande honte, quelques regards cajoleurs, voir lubriques. Comment les filles pouvaient-elles le supporter ?!
Mais voilà. Il sentait aussi un regard malveillant, mais discret. Ce regard avait le don pour lui faire redresser les cheveux de sa nuque. Il avait déjà prévenu l'homme, qui avait juré sous sa barbe, mais n'avait remarqué personne d'ouvertement suspect. C'était dur à savoir avec tout ce monde.
Aussi Tsuna regardait plus les reflets dans la vitre que le plan en lui-même. Il sentait des suées glacés lui descendre le long du dos, et il savait qu'il ne tiendrait plus très longtemps avant de paniquer complètement. Il arrivait encore à se contrôler, mais c'était très stressant.
- Allez, murmura-t-il en serrant les dents, ses yeux voyageant discrètement sur le reflet de la vitre en plastique. Montre-toi…
Mais il ne voyait pas grand-chose, et il y avait trop de monde pour qu'il puisse vraiment remarquer quelqu'un. Et puis se retourner complètement était hors de question, il se serait fait griller. Il serra les poings, et allait entrer dans la boutique pour prévenir l'homme de se dépêcher parce qu'il savait qu'il allait se passer quelque chose d'affreux quand-
Le regard disparu. Son poids sur son dos s'évanouit comme s'il n'avait jamais existé. Mais au lieu de rassurer Tsuna, il eu l'impression que son estomac pesait brusquement trois tonnes. Ce n'était pas bon, pas bon, pas bon du tout !
Il se précipita vers la boutique au même moment où Gino en sortait.
- Ragazz-
- Oji-san, je-je suis sûr d'avoir été repéré ! Chuchota frénétiquement Tsuna.
Aussitôt Gino se redressa et jeta un large coup d'œil dans la foule, jurant invariablement. Il faillit le louper, mais au même moment, un personnage qui s'échappait dans une des nombreuses ruelles des environs se retourna. Leurs regards se croisèrent, et il vit le regard de cette personne s'agrandir.
- On le tient.
Fébrile, le membre de la mafia sortit son portable avec des doigts tremblant. Il avait été de plus en plus excité en observant la cible de loin. Elle correspondait parfaitement à la photo. Il avait réussi à s'éloigner discrètement, et apparemment, on ne l'avait pas grillé. Le gosse n'avait pas dût apprendre tant que ça de son ancien mentor.
Il allait partir pour appeler le Doc, quand il se retourna une dernière fois. Un regard glacé le pétrifia, et il se mit à courir.
Merde. Merde, merde et re-merde.
Il appela rapidement le seul numéro en mémoire sur son téléphone tout en continuant de s'enfuir. Merde. Ce n'était pas prévu au programme ça !
- Oui ?
- Chef ! J'ai retrouvé la cible ! Elle est-
Il fut brusquement coupé quand quelque chose d'énorme lui atterrit dans le dos. Un grondement monstrueux retentit juste au dessus de lui et il n'osa plus bouger.
- Allô ? Allô ?! Répétez, s'il vous plait, qu'est-ce que vous-
Le téléphone fut détruit par le talon d'une botte.
- Je ne savais pas que Natsu pouvait grandir comme ça.
- Il peut.
Les deux voix résonnèrent prêt de lui, trop prêt à son goût. Et puis il y eu un clic familier qui n'annonçait rien de bon.
- Qui as-tu prévenu, stronzo (enfoiré) ?
Il trouva la force et le souffle de rire.
- Comme si tu ne le savais pas, sicario (tueur). Alors comme ça, tu n'es pas mort. Pire qu'un cafard et tout aussi répugnant.
Le poids sur le dos disparu en même temps qu'une main saisit le derrière de son col. Il fut soulevé et projeté sur le mur le plus proche. Quand il ouvrit les yeux, il cru halluciner. Il y avait un lion- un putain d'énorme lion- qui lui montrait ses monstrueux crocs en feulant et en grondant et -oh mon dieu, est-ce que c'était ce qui lui avait sauté sur le dos ?
Le lion redevint silencieux une fois que la cible, un simple gosse s'en approcha sans la moindre peur et lui caressa la tête. Aucun des deux ne le quittait des yeux. Des yeux orange pour le lion, et noir comme les ténèbres pour l'autre. C'était des monstres.
L'Ombre dût être vexé d'être ignoré, parce qu'il menaça de lui couper la respiration en appuyant sur sa gorge et en rapprochant le flingue de sa tempe.
- Comment l'avez-vous retrouvé aussi vite, siffla-t-il.
Il se savait perdu. Mais il essaya quand même de négocier. Pour gagner du temps.
- Si je vous le dit, vous me laisser vivre ?
- Non.
- Alors pourquoi je-
- Parce que si tu ne parle pas, l'interrompit Gino, se sera ce lion qui s'occupera personnellement de ton cas, et crois moi qu'il n'est pas content de ce que vous avez fait subir à son maitre.
Comme pour soutenir les paroles de l'Ombre, Natsu se remit à grogner, et ouvrit la gueule en s'approchant. Gino ne fut pas surprit se sentir l'odeur âcre de l'urine peu après. C'était impressionnant.
- U-Une photo… O-On a une photo du-
Il ne pu pas terminer. L'Ombre lui avait envoyé un coup de poing dans le ventre, le faisant se plier en deux. Un simple coup à la nuque le fit s'effondrer et lui fit perdre connaissance.
- Merde, jura Tsuna, se mettant à trembler à nouveau
- Ça, tu peux le dire, soupira sombrement Gino.
Il se pencha vers l'homme à terre et fouilla ses poches. Ce ne fut pas difficile de trouver la photo, dans la poche intérieure. Il jura en reconnaissant Tsuna, déguisé.
- Range ta bestiole, on file. C'est pire que ce que j'imaginais, finit-il en montrant la photo.
Tsuna blêmit. Ils savaient comment il se déguisait ! Il vit Gino pointer son arme sur la tête du mafieux et il détourna rapidement la tête, ordonnant à Natsu de revenir dans sa boite. Il sursauta en entendant le coup de feu étouffé, mais ne réagit pas plus que ça.
- Il faut faire très vite. Ils sont plusieurs sur le coup, et je ne sais pas ce qu'il a eu le temps de dire.
- Comment tu sais qu'ils sont plusieurs ?
- Il a dit "on". Il n'est pas tout seul.
Ils filèrent rapidement vers la fin de la ruelle, en espérant que le cadavre ne soit pas trouvé tout de suite.
- Allô ? Allô ?! Répétez, s'il vous plait, qu'est-ce que vous-
Le standard grinça des dents en entendant le sifflement qui interrompit sa conversation, et se tourna vers son supérieur.
- Chef, on a eu un contact, de l'unité 16. Il a dit qu'il avait repéré la cible, mais il n'a pas eu le temps de terminé qu'il a été interrompu
- Prévenez le Doc immédiatement, rugit le chef vers quelqu'un qui obéit aussitôt. Vous deux, contactez les unités les plus proches, et faites les venir à l'endroit du contact. Vous, vérifiez la puce électronique implantée de l'unité 16. Est-ce qu'il y a encore des signes de vie ?
Quelques secondes plus tard, une voix s'exclama :
- Oui, l'unité 16 est toujours en vie.
- Bien. Continuer à les surveiller.
- Chef, les unités 24 et 04 se dirigent vers l'unité 16.
- Les unités 07 et 13 aussi. Est-ce que l'on prévient les autres ?
- Non, attendez un moment. Est-ce que le Doc est prévenu ?
- Il est en route Chef.
Presque comme si parler de lui l'avait invoqué, les portes s'ouvrirent et le Doc arriva demandant un rapport.
- Un contact a été établit avec la cible via l'unité 16. Mais cette dernière a été interrompue avant de pouvoir nous dire tout ce qu'elle voulait. Je-
- Chef ! Interrompit un des standardistes. Les signes vitaux de l'unité 16 viennent de s'éteindre !
- Quoi ?! S'exclama le chef.
Les yeux du Doc se rétrécirent. Soit le gosse avait eu les couilles pour achever le type, soit… Il prit les choses en mains.
- Je suppose que vous avez prévenu les unités proches de se rendre à l'endroit du contact ?
- Oui. Quand aux autres-
- Dites leur de bouclez les sortie de la ville. Lancez une recherche, servez vous de la police. Des meurtriers sont en cavales après tout. Faites ce qu'il faut, mais faite le vite avant qu'il nous échappe. Demandez une liaison directe avec notre antenne et dites aux unités de se méfier. Le gosse n'est peut-être pas si seul que ça…
- Vous… Vous ne pensez pas, commença le chef avec horreur.
- C'est une possibilité. Obéissez.
Tous se mirent au travail, et la petite pièce circulaire si silencieuse quelques minutes auparavant fourmillait maintenant d'activité. Seul le Doc était immobile, supervisant tout ce remue-ménage avec impatience et anxiété. Il fallait l'avoir.
Il fallait les avoir.
Ils avaient ce qu'ils étaient venu chercher, il était temps de foutre le camp, et rapidement. Ce n'était pas une surprise de tomber sur des membres de la famille qui les recherchait, mais cela restait extrêmement déplaisant. Gino observa avec un œil acéré ses environs, et se décida rapidement. Naturellement, il se dirigea vers la terrasse d'un café, et s'approcha d'une moto garé.
Il fit semblant de chercher des clés dans ses poches et ensuite de les faire tomber avant de se pencher et de rapidement détruire la maigre protection et de dévoiler tous les fils électrique.
- Observe, Tsuna, ça peut t'être utile.
Tsuna sursauta, occupé qu'il était à observer les environs le plus discrètement possible. C'est-à-dire, dans l'état où état ses nerfs, pas très discrètement. Il se pencha et murmura :
- Désolé.
Gino s'autorisa un petit sourire. Et puis rapidement, il arracha quelques fils tout en expliquant comment et pourquoi il faisait ça. Plus vite qu'il ne l'expliqua, la moto rugissait, et il tendait le casque à Tsuna. Ce dernier hésita une seconde avant de secouer la tête. Gino allait s'énerver, n'ayant pas de temps à perdre quand Tsuna prit la parole.
- Ils connaissent déjà mon visage, ça ne sert à rien de le cacher. Pas le tient par contre. Prend le casque.
Là-dessus, sans lui laisser le temps de répliquer, il s'installa sur la place arrière. L'Ombre claqua sa langue, mais mit le casque et partit très vite. Sortant du bar, un homme au veston de cuir hurla au vol de sa moto, mais il ne pu que constater son départ alors qu'elle se faufilait entre les voitures. Jurant et pestant, il prit son portable pour appeler les flics. Pas question que ce couple s'en sorte aussi facilement.
Tsuna regrettait presque de ne pas avoir prit le casque. Non seulement le vent lui fouettait le visage, l'aveuglant presque, mais l'homme conduisait comme un fou, passant à quelques centimètres des voitures, et faisant fit des feu de circulation. Il y avait un concert de klaxons qui les suivaient et il ne fut pas surprit en constatant des voitures policières qui s'approchaient d'eux.
Étrangement, il fut presque plus excité qu'effrayé.
Yep, définitivement trop influençable.
- Chef ! L'antenne nous signale que la police est à la poursuite d'un couple à moto. Ils auraient apparemment volé le véhicule, et s'en serviraient pour leur échapper.
Le chef et le Doc échangèrent un regard.
- C'est eux.
- Mettez nos gars sur le coup.
- Tout de suite !
- HIIIIIIIII ! Hurla Tsuna.
- Tu ne peux pas t'empêcher de hurler aussi fort !
- Oji-san, ils nous tirent dessus !
- Quoi ?!
Il se permit de tourner la tête. Derrière les deux voitures de police, il y avait une voiture noire. Deux mecs avaient sortis leur tête et leurs armes à feu et leur tiraient dessus. Définitivement pas de la police. Cette dernière dû les remarquer, car une des voiture ralentit pour essayer de ce mettre à leur niveau, et leur intimer d'arrêter. Mais un des mecs tira dans un pneu, qui éclata. La voiture fit quelques embardé avant de s'arrêter violement à cause d'un poteau électrique.
Aussitôt, une autre voiture pris sa place. Mais elle était aussi noire que l'autre. Bientôt, l'autre voiture de police subit le même sort que la première et ils n'étaient plus que mafieux contre mafieux. Et eux leur tiraient dessus.
- Apparemment, ils ont renoncé à t'avoir vivant, Ragazzo !
Tsuna jura entre ses dents, le cœur battant la chamade. Et puis il se décida. Découvert pour découvert…
Il retourna son anneau, l'alluma, et fit sortir Natsu tout en criant :
- Cambio Forma !
Natsu obéi docilement et s'installa sur les épaules de son maitre en forme de cape. Cette cape les protégeait efficacement contre les balles si elles venaient de derrière eux. Mais rapidement un autre ennui apparut.
Une, puis deux et puis trois motos arrivèrent d'une rue adjacente, et leur fonça dessus, les obligeant à prendre une petite rue pour les éviter. Ça puait le piège, et ils le savaient tout les deux. L'homme était trop occupé à conduire, il ne pouvait pas faire autre chose. De plus, ses armes étaient dans leurs sacs, coincé entre Tsuna et lui. C'était à Tsuna de les défendre, et il espérait que le gosse l'avait deviné.
Ils débouchèrent sur une place publique vide de monde, sauf de quatre autres voitures qui les attendaient sur les côtés, des hommes armés à chaque vitres. Ils avaient devant eux une fontaine, et ne pouvaient pas fuir. Gino eux juste le temps de jurer quand ils ouvrirent le feu.
Mais il y eu un vrombissement familier, et le Feu de Tsuna les protégea. Il avait réussi à sortir ses gants et avait lâché Gino pour former deux boucliers de Flammes à partir de chacune de ses mains. Il cria, voyant que Gino ne redémarrait pas :
- Fonce, Oji-san !
Ce dernier obéit, et fonça sur la fontaine. Tsuna baissa brusquement les mains et invoqua sa Flamme dure qui les fit décoller très brusquement, mais qui les fit passer la fontaine sans soucis. Ils faillirent juste perdre l'équilibre, mais l'Ombre se ressaisit rapidement et il fonça à nouveau dans les rues bondé de personnes qui hurlaient et de voitures qui voulaient fuir le lieu de la fussillade.
Leurs ennemis étaient coincés, les motos immobilisées par les voitures, et les voitures ayant besoin de quelques précieuses secondes pour se lancer à leur poursuite. Ils allaient utiliser ce temps à bon escient.
Un sourire maniaque s'étala sur son visage, camouflé par le casque.
- C'était génial, ragazzo !
- Ouais ! S'écria Tsuna avant d'éclater de rire, l'adrénaline aidant.
Le Doc abattit son poing sur la table avec une violence tel que la plupart des personnes présentes sursautèrent.
- Il a fait QUOI ?!
- Le gosse, il-il a utilisé ses Flammes ! S'exclamait un des mafieux à la poursuite de la cible. D'abord pour se protéger des balles, et ensuite pour s-s'envoler au dessus de la fontaine ! Ils ont complètement survolé la fontaine, à une vitesse impressionnante ! Ils ont échappé à notre piège, mais ils ne nous ont pas semé, nous sommes toujours à leur poursuite. Terminé !
- Le petit con, cracha le Doc entre ses dents.
- Chef, l'altercation a attiré l'attention des médias. Ils ont envoyé une équipe d'investigation sur place ! L'évènement est couvert !
- Merde, merde, merde, merde, merde, mer-
- Ça va attirer l'attention des Vongola… Coincez-les au plus vite, et commencer à préparer l'extraction de nos unités ! Il faudra les sortir de là très rapidement.
- Chef, chef, CHEF ! ! ! !
- Quoi !
- On vient de recevoir un coup de téléphone d'une de nos unités, elle était en vacance, mais elle vient de nous prévenir qu'elle vient de voir votre fils !
- QUOI ?!
Iemitsu se releva de toute sa hauteur, et appela aussitôt Nono tout en demandant toutes les infos possibles. Le CEDEF fut rapidement mit sur le pied de guerre.
Ils étaient encore poursuivit, mais c'était presque plus calme. Apparemment, ils n'avaient eu le temps d'exécuter qu'un seul gros piège. Ce que Tsuna trouvait déjà impressionnant vu la qualité du piège et le temps qu'ils avaient eu pour le mettre en place.
Pour l'instant, il s'occupait de lancer des boules de feu aux motos quand elles venaient trop prêt, tout en remerciant son ancêtre de l'avoir aidé à maîtriser ses Flammes aussi bien. Il y en avait déjà deux qui étaient tombées, mais malheureusement, il pouvait encore les voir, derrière les voitures. Elles n'avaient pas dû être assez abîmées.
Le nombre de voitures avaient diminué, ce qui l'inquiétait, et l'Ombre du partager ce sentiment car il s'exclama brusquement.
- Tch ! Ils essayent de nous encercler ! Ils veulent encore nous obliger à aller quelque part… Je suis obligé de tourner en rond si je ne veux pas me faire manipuler ! Et toutes les autres sorties sont barricadés…
Tsuna surveilla les environs et remarqua la même chose. Les voitures qui manquaient par derrière étaient sur des routes parallèles, ou bien sur des rues très proches. Il les voyait essayer de les viser, mais heureusement pour eux, ils étaient soient trop loin, soit il y avait trop d'obstacle.
Mais ça ne durerait pas.
Brusquement Gino se redressa et vira à 90°, fonçant sur les quais de la rivière qui traversait la ville, et finissant d'effrayer les habitants de cette ville.
- Tsuna, tu as encore assez d'énergie pour nous refaire le coup de la fontaine ?
- Oui, largement ! Répondit Tsuna
- Parfait, fit Gino, satisfait. J'espère que tu peux le faire même pour quelque chose de plus haut !
Et il sortie des quais de la rive pour se précipiter sur… Un pont. Un pont-levis. Qui était, bien entendu, relevé. Tsuna blêmit. Il ouvrit la bouche pour demander à l'homme s'il était fou, et puis abandonna. Il avait déjà la réponse à cette question.
Sans hésiter plus longtemps, il se prépara pour ce qui allait venir.
- Qu'est-ce qui se passe ?! Demanda Lal.
- Apparemment un couple en moto volé qui était poursuivit par la police se fait maintenant courser, mais plus par la police. Par des personnes qui tirent sans sommations et sans regard pour la sécurité des civils. La ville est sens dessus-dessous et complètement bouclé. Apparemment une équipe journalistique est même sur place et couvre l'évènement.
Iemitsu lui avait répondu machinalement. Son cœur battait fort dans sa poitrine alors qu'il changeait de chaîne rapidement. À ses côtés, Turmeric était en train de coordonner leurs troupes pour qu'ils se rendent à cet endroit tandis qu'Oregano était toujours en contact avec la personne qui avait eu la bonne idée d'aller en vacance en Autriche. Nono de son côté avait prit contact avec le boss de la Famille qui se chargeait de cette ville, et lui demandait son aide et sa coopération.
- Là ! S'écria Basil, qui avait lui aussi les yeux rivés sur la télévision.
Un bandeau de flash spécial défilait en haut de l'écran tandis qu'un journaliste surexcité décrivait ce qui se passait. Ils étaient en direct depuis un hélicoptère, mais ne pouvaient apparemment pas s'approcher plus près, car les personnes dans les voitures noirs leur avaient déjà tiré dessus. La caméra était loin d'être stable et alternait les prises de vu entre le journaliste, les voitures noirs et les motos qui les accompagnaient et puis le couple sur la moto en fuite. La première personne avait un casque et n'était pas identifiable, mais la deuxième…
Lance-flamme, c'était ainsi que le journaliste décrivait l'arme que la deuxième personne possédait, une fille aux cheveux et aux yeux aussi noir que l'ébène. Mais le déguisement ne trompa pas les personnes présentes.
- Tsuna…
- C'est bien Tsuna-dono !
Il portait la cape Vongola qui claquait fièrement au vent. Heureusement que les journalistes étaient trop loin pour reconnaître les emblèmes qui la décorait. Mais même s'il ne l'avait pas reconnu, les gants enflammé de la Flamme du Ciel ne laissait aucun doute sur l'identité de la personne.
Et si cette personne était Tsuna, l'autre était obligatoirement l'Ombre. Et tel le serpent qu'il était il arrivait à se faufiler avec aisance dans les plus petits espaces, tournant brusquement, accélérant et freinant avec une maîtrise impressionnante.
Soudainement, ce même serpent vira à angle droit et se précipita au milieu des civils. Iemitsu jura, priant pour qu'ils ne tombent pas. Mais miraculeusement, ils s'en sortirent, et…
Se dirigea droit vers une des sorties bouchées de la ville, un pont-levis relevé.
- Mais qu'est-ce qu'ils font ?!
Tsuna s'était gelé à la moto. Il avait gelé ses jambes et son bassin, parce qu'il ne pouvait pas simplement se tenir à l'homme. La moto pesait une tonne, il ne tiendrait jamais pour ce qu'ils voulaient faire. Pour passer au dessus de la fontaine, il avait suffit d'une simple impulsion, rapide. Il avait tenu. Mais là… La distance n'était pas la même.
Tsuna regardait avec excitation le pont s'approcher de plus en plus. Il était près à déclencher ses Flammes à tout moment afin de leur faire passer le dénivelé qui marquait la levée du pont. Dès qu'ils furent assez prêt, Gino souleva la roue avant, signal pour Tsuna de déclencher ses Flammes dure. Ils se retrouvèrent rapidement en pente montante, et le moteur seul de la moto suffisait.
Tsuna prit juste le temps de tourner la tête pour voir que les autres mafieux ne pouvaient pas les suivre, coincé par l'angle du pont. Il se permit un petit sourire. Parfait.
Ils ne tardèrent pas à arriver au bout du pont et à se jeter dans le vide. Tsuna sentit la gravité disparaître avant de reprendre possession d'eux tout doucement. Avant qu'elle ne gagne, Tsuna déclencha à nouveau ses Flammes. Il se remercia d'avoir pensé à s'attacher solidement à la moto, parce qu'il avait l'impression que le bas de son corps et le haut allait se séparer, mais la glace tint bon, et il arriva sur l'autre partie du pont. Dès que la roue arrière la toucha, il éteint ses Flammes, et la moto se mit à descendre.
Une dernière poussée de Flamme pour éviter le dénivelé du bas, et ils étaient partit, tout aussi vite. Tsuna rayonnait. D'un geste, il dégela la glace et s'exclama, un sourire exalté sur son visage.
- On a réussi Oji-san ! C'était incroyable !
L'homme éclata de rire avant de prendre la sortie de la ville. Mais sans les bruits des pistolets qui leur hurlaient dessus, ils entendirent facilement l'hélicoptère qui les suivait toujours. Ils tournèrent la tête vers le haut presque en même temps, et remarquèrent le véhicule volant, avec le nom de la chaîne peinte sur le côté.
- Tch, maudit Gino en se re-concentrant sur la route. Des journalistes. Pour être filmé, on est servit.
- On ne peut pas les laisser nous suivre éternellement !
- Certainement pas. Passe-moi mon arme, je peux tirer dans le moteur.
- M-Mais ils s'écraseraient et mourraient !
- Y a des chances… Tu as une autre idée ?
Iemitsu ne fut pas le seul à crier de surprise en voyant le soudain jet de Flamme qui projeta la moto sur le pont, là où les autres durent s'arrêter, et puis un autre jet, plus puissant pour leur faire passez le vide. Quand ils passèrent de l'autre côté en toute sécurité, il y eu une exclamation de joie dans le bureau, qui était désormais bondé par plusieurs subordonnés du CEDEF.
Iemitsu se laissa tomber dans une chaise, les jambes tremblantes et une main sur le cœur. Il avait cru mourir. Mais presque aussitôt, il se reprit et se mit à sourire comme un fou. Comme attendu de son fils !
Brusquement, comme s'il avait entendu cette pensée, Tsuna se tourna vers la caméra embarquée dans l'hélicoptère et paru surprit. Et puis il se retourna et sembla parler avec la personne de devant.
Sans prévenir, il se tourna à nouveau vers la caméra, la main tendu. Et il lâcha un jet de Flamme monstrueux, qui se précipita sur l'hélicoptère. Il entendit le journaliste hurler, et vit la caméra se pencher, à moins que se ne soit l'hélicoptère qui essayait d'éviter les flammes. Mais l'orange prit possession de l'écran quelques longues secondes avant de disparaitre aussi vite qu'il était venu.
L'image se stabilisa, le pilote se remettant de son coup de frayeur. Le journaliste paraissait surprit d'être indemne, même pas brûlé. Quand le caméraman se retourna vers la route, il eu beau chercher, il ne trouva pas de moto. Le pilote resta quelques minutes encore au dessus de la route, mais il ne les retrouva pas. Le journaliste conclu par une série de question, promettant d'y répondre dans leur journal du soir. Les programmes normaux reprirent, et Iemitsu éteint la télé.
- Je veux savoir qui sont ces mafieux qui étaient à la poursuite de Tsuna ! Aboya-t-il, faisant sursauter quelques uns de ses subordonnés. Je veux savoir comment ils savaient que Tsuna allait être dans cette ville, et pour qui ils travaillent ! Je veux les chopper avant qu'ils ne disparaissent ! Et je veux aussi les images de surveillances des caméras qui montrent la présence de Tsuna ! Maintenant ! !
Iemitsu regarda le monde s'activer, et il fit signe à son second, Turmeric de venir avec lui.
- Nous, on va au manoir pour voir Nono. Lal, tu peux prévenir Reborn ? Peut-être aura-t-il des contacts intéressants en Autriche.
Lal hocha la tête et obéit immédiatement. Turmeric suivit son patron, sachant qu'ils allaient voir Nono pour lui demander l'autorisation de partir immédiatement là où était son fils.
Le Doc se dirigeait vers le bureau de son patron, sachant qu'il allait passer quelques longues minutes. Il ne fut pas déçu.
- Tu veux me faire croire que vous aviez réussi à retrouver ce sale mioche, qu'on l'avait entre nos griffes, et que vous l'avez laissez s'échapper encore une fois ! ! !
Le Doc resta droit comme un I alors que son boss s'approchait de lui. Il prit la gifle de plein fouet et tituba mais se redressa rapidement. Il ignora le goût du sang dans sa bouche. Son patron était puissant, il avait de la chance de ne pas avoir subit pire.
- Incapable… Imbécile ! Toi et tes hommes ! Vous mériteriez que je vous fasse tous exécuter pour une telle incompétence !
Il enragea encore quelques longues secondes où le Doc se demanda s'il n'allait pas le tuer sur place avant que la raison le reprenne et qu'il prenne une grande inspiration.
- Mais je ne peux pas faire ça. Une telle perte de personnel ne pourrais pas passer inaperçu. Les Vongola m'ont déjà contacté pour les aider à quadriller la ville. Récupère ces incapables avant que nos troupes n'arrivent, je les punirais plus tard. Ceux que tu n'as pas pu récupérer, tue-les.
Le Doc s'inclina, toujours silencieux. Mais à peine posa-t-il la main sur la poignée de porte que son boss reprit la parole.
- Tu es quelqu'un d'intelligent, et normalement beaucoup plus compétent que ce que tu m'as montré. Tu m'es resté fidèle pendant toutes ces années, mais… Je n'ignore pas que ce gosse a utilisé ses Flammes pour s'échapper. Il t'a berné. Était-ce lui qui était plus malin que toi, ou te fais-tu vieux ?
Le Doc serra les dents. Il partit sans un mot. Il avait des abrutis à s'occuper.
Et voilà ! Un chapitre plein d'action ! *^*
Avez-vous aimé ? N'hésitez pas à vous exprimer ! ! ! ^^
Bien, juste un petit mot pour vous informer :
Le prochain chapitre de Les Couleurs du Monde est écrit et sera mis en ligne demain ou après demain. Pareil pour le prochain chapitre de Il Figlio Del Primo, qui lui sera mis en ligne samedi.
J'ai décidé de faire ces ups groupés pour vous remercier de votre patience et de votre fidélité. Merci à vous tous, vous êtes les meilleurs, et chacun de vos commentaires était vraiment une merveille à découvrir et à lire.
Je vais essayer de continuer à écrire pour vous sortir un chapitre du Fantôme de Namimori et d'Assumer ses Actions ou celles des Autres, mais pour ces histoires, les chapitres sont loin d'être terminé.
Quand à La Dance des Éléments, elle est en cour de réécriture, vu que je n'ai (bien sûr) pas retrouvé ma clé USB. :/
Voilà quelques nouvelles qui vous intéresseront sûrement !
