Bonjour bonjour !

Vos vacances se passent bien ? En tout cas je l'espère ! Pour me faire pardonner du tout petit chapitre de vendredi dernier sorti à une heure pas possible (Conscience : Et il était bien vendredi ! Aurore l'a peut-être sortit à 23h50, mais on était toujours vendredi !), je vous offre le plus long chapitre de cette fic pour le moment, mais va pas falloir vous habituer à 5900 mots à chaque fois, je risque d'y passer sinon X) En fait, il est aussi long parce que je voulais absolument placer l'anniversaire de Lilith dans ce chapitre, mais que j'ai finis par rajouter des trucs qui au départ ne devaient s'y trouver, comme le passage sur Iqbal.

Enfin, j'espère qu'il vous plaira !

Disclaimer : rien ne m'appartient, à part les OCs qui traînent.

Réponse aux reviews :

Plop59 : Ils vont plutôt essayer de se supporter avant de s'entendre, notre petite Lilith ne peut pas être aimée de tout le monde dès le premier regard :) Et tant qu'elle ne déclenche pas la dispute en premier, peu de chances qu'on la prive de cookies, sinon cela va être le drame effectivement. Par contre, je vois mal Iqbal participer aux crasses de Lilith, désolée de te décevoir... Je le vois plutôt comme celui qui couvrirait ses arrières. Enfin, ça ne l'empêchera sans doute pas de participer, mes personnages ont tendances à n'en faire qu'à leur tête.

Else1991 : Hey, pas besoin de faire une nuit blanche pour lire, tu l'aurais retrouvé le lendemain, mais ça me fait plaisir de voir que tu l'aimes autant. L'idée de génie, en fait, c'est juste parce que je voulais un personnage un peu plus torturé qu'à mon habitude, donc une demi-elfe m'avait paru une bonne idée, mais j'ai fini par développer tout un scénario autour de ça, donc bon, va savoir ce qu'il se passe dans ma petite tête x) Pour Teach, il est évoqué dans le chapitre, mais il est déjà présent, c'est juste que Lilith ne le côtoie pas beaucoup. Pour Ace, nous sommes pour l'instant sept-huit ans avant sa rentrée dans l'équipage, mais ne t'inquiète pas, il y aura une éclipse de plusieurs années, sinon on n'y est pas encore. Et oui, sûrement que le vol du fruit de Thatch et Marineford se feront différemment, mais tu te doutes bien que je ne vais rien spoiler :)

Bonne lecture !

P.S : Italique : conversation mentale entre Lilith et Marco


Marco rentra dans sa cabine, Lilith toujours sur ses épaules, et leva un sourcil étonné en la voyant en ordre, le lit fait, ce que sa jeune compagne d'âme ne faisait jamais en temps normal. Stefan jappa joyeusement, avant de tenter de monter sur le matelas malgré sa petite taille. Le commandant déposa la petite fille sur le lit, avant de donner une légère tape sur le nez du chiot.

- Non, tu ne montes pas sur le lit alors que tes petites pattes ont traîné seul Davy Jones sait où yoi.

Stefan fit alors de grands yeux tristes, ce qui fit doucement sourire les deux phénix. Il était tellement attendrissant comme cela ! Dommage pour lui, Marco avait une certaine résistance à force de côtoyer Lilith.

- J'ai dis non yoi. Va falloir t'en contenter.

Le chiot s'installa alors en boule au pied du lit, semblant presque bouder. Le commandant eut un léger rire et le caressa un peu, avant de s'asseoir à côté de sa compagne d'âme qui aussitôt vint se réfugier dans ses bras, s'installant sans hésiter sur ses genoux. Il l'enveloppa de ses bras, et posa une main sur ses cheveux noirs. Il remarqua qu'ils étaient secs et cassant, les embruns marins avaient finalement fini par agir. Ils restèrent un long moment silencieux, profitant simplement du calme et de la présence de l'autre. Puis le blond étouffa un bâillement, ce que remarqua la demi-elfe.

- Tu devrais dormir un peu.

- Je ne peux pas, j'ai besoin d'avoir une discussion avec toi, puis il faut que je passe voir Oyaji puis Iqbal après...

- Blenheim ne va pas le manger, fit-elle sèchement, un peu jalouse. Puis Oyaji n'aime pas quand tu te surmènes, ajouta-t-elle plus doucement. Et moi non plus.

L'adulte soupira, bien qu'il appréciait que sa compagne d'âme se souciât de lui. En général, ses frères avaient un peu tendance à s'apercevoir qu'il n'allait pas bien que lorsqu'il était trop tard, comme il était difficilement lisible. Mais il était vrai qu'il tirait un peu trop sur la corde même quand il était fatigué, et qu'il devrait sans doute se reposer. Sauf qu'il avait des responsabilités...

- Tu penses vraiment être efficace si tu finis par t'évanouir de fatigue ? S'il te plaît... Si tu ne te reposes pas pour toi, fais-le pour que je m'inquiète moins.

Ouch, ça c'était particulièrement petit et bien visé. Il abandonna, la demi-elfe était têtue, il n'arriverait pas à la faire changer d'avis, et elle était capable de le harceler jusqu'à ce qu'il se repose.

- Non... J'aurais simplement utilisé un sort de sommeil, c'est plus rapide, sourit-elle en entendant sa réflexion.

Il lui donna une légère tape sur l'arrière de la tête, mi-amusé mi-réprobateur, puis soupira à nouveau, avant de prendre Lilith sous les bras et de la décaler juste à côté de lui.

- Tu dors avec moi ? lui demanda-t-il alors qu'il se déchaussait.

- Je peux ?

Elle avait des étoiles dans les yeux en disant cela, ce qui lui tira un sourire. Il acquiesça, et elle se déchaussa à son tour, avant de s'étaler sur le ventre sur le lit, froissant les draps. Il la chatouilla pour qu'elle se décale, vu qu'elle prenait toute la place, et elle lui tira la langue avant de se déplacer, les cheveux en bataille. Il s'allongea, et elle vint se lover contre son torse avant de fermer les yeux. Ça lui avait manqué, de dormir avec Marco. Un léger sourire étira ses lèvres alors que le blond passait un bras autour d'elle et nichait sa tête dans ses cheveux. Elle se sentait en sécurité, aimée, protégée, et l'étreinte de son Familier éloignerait pour quelques heures ses angoisses et ses cauchemars. Elle sombra alors très vite dans un profond sommeil, suivit de près par le commandant.

Et à par ça, il n'était absolument pas épuisé...


Blenheim poussa la porte de sa cabine et invita l'enfant qui le suivait à entrer. Iqbal s'exécuta, mal à l'aise par rapport à la taille de l'homme, il lui arrivait à peine aux genoux après tout, et le commandant referma la porte derrière eux. Le Dampyr retint un sifflement en voyant la hauteur de la pièce. C'était aussi grand que les couloirs, déjà très haut pour permettre le passage des forces de la nature comme le capitaine ou l'homme à qui on l'avait confié. Ce souvenir lui laissa un goût amère dans la bouche, il avait du mal à comprendre pourquoi il n'était pas sous la surveillance de la seule personne qu'il connaissait. Puis Marco avait eu l'air tellement heureux de revoir la sale elfe qu'il n'avait même pas essayé de le défendre. Oui, il était jaloux et l'assumait totalement. Elle avait l'air de faire partie de l'équipage, alors pourquoi ne pouvait-elle pas aller avec un autre commandant, ou même un simple sous-fifre ! Il se sentait plus seul que jamais. Il avait établi une relation de confiance avec le blond, s'amusant beaucoup de ses écarts de magie souvent assez drôles... Et se sentait un peu trahi. Cependant il n'affichait pas son ressenti, n'ayant pas envie d'être considéré comme un ennemi sur le bateau d'une personne vue comme une des plus fortes au monde, que même le Yonkou Shanks craignait tout autant qu'il respectait.

- Tu dormiras dans ma cabine l'temps qu't'resteras sur le Moby Dick, annonça le commandant d'un ton bourru. J'vais t'chercher un hamac, des draps et un oreiller, fais comme chez toi en attendant, mais n'casse rien.

Il repartit, laissant le gamin les bras ballants au milieu de la pièce. Iqbal finit par tourner sur lui-même, observant l'endroit où il dormirait, qui était uniquement éclairée par la lumière qui filtrait d'un hublot. Il y avait un grand lit, une armoire, un grand bureau sur lequel se trouvaient quelques feuilles éparses et d'autres réunies en tas épais dans des chemises cartonnées et une chaise dont sa tête n'atteignait pas l'assise. Mais surtout, un mur était couvert d'étagères remplies d'objets et de statuettes en bois. Il s'en approcha, curieux, et prit l'une d'entre elle au hasard pour l'examiner. C'était un vrai travail d'orfèvre, minutieux et très détaillé, pensa-t-il en s'apercevant qu'il tenait entre ses mains un loup, dont le pelage travaillé donnait l'impression qu'un léger souffle de vent l'ébouriffait.

- Tu d'vrais r'poser ça, p'tit.

Iqbal sursauta violemment, lâchant la statuette qui allait rencontrer brutalement le sol s'il n'avait pas immédiatement murmuré un Levitus, l'arrêtant à quelques centimètres du parquet. Il la récupéra, son cœur battant à tout rompre, et la reposa avant de se retourner vers le pirate qu'il n'avait pas entendu revenir, et c'était inquiétant.

Cela voulait dire qu'ils pouvaient très bien le tuer avant même qu'il ne s'en rende compte.

- C'est vous qui avez sculpté tout ça ? demanda-t-il en désignant l'étagère, cherchant à éloigner ses pensées morbides.

- Yep, quoi que c'taines sont celles de charpentiers sous mes ordres. J'suis l'charpentier en chef d'ce navire en même temps que le commandant de la neuvième division, c'pourquoi je ne pourrais pas toujours jouer la nourrice pour toi, l'gosse. Mais t'es néanmoins sous ma responsabilité et par extension sous celle de ma division, j'te les présenterai plus tard, qu'tu saches à qui t'adresser en cas d'problème. Quoique ça ne dérangerait pas le reste de nos frères... expliqua l'homme en installant le hamac, l'accrochant au plafond.

Il y déposa le drap, la couverture et le coussin qu'il était allé chercher, avant de demander au jeune Dampyr de vérifier que c'était à sa hauteur. L'enfant s'approcha, et fut rassuré de voir qu'il y montait sans peine. Il remercia l'homme, qui fit un geste de la main pour signifier que ce n'était rien.

- T'as des affaires à toi ? l'interrogea-t-il ensuite.

- Pas vraiment...

Chez lui, la jeune capitaine aux cheveux bleus l'avait fait partir très rapidement de sa chambre, lui ordonnant d'emmener que le strict nécessaire et de faire vite. Alors il n'avait emmené que ce qui avait une valeur sentimentale, mais aucun vêtement, et il empruntait depuis Oiboros ceux des plus petits membres de l'équipage de la pirate.

- J'd'manderai à Bay de ram'ner ce qui t'appartient, pour le reste, on va voir Izou, décida le commandant. Surtout t'restes derrière moi, on a vite fait de se perdre les pr'miers jours.

Le garçon acquiesça, et trottina derrière le pirate alors qu'ils remontaient le couloir. L'adulte lui expliqua que cette coursive rassemblait toutes les chambres des seize commandants, dont le nom et le numéro de la division était inscrit dessus.

- Si t'as b'soin d'voir l'un d'eux, y'a d'grandes chances que tu les trouves ici, surtout tôt le matin et l'soir, s'ils sont pas d'garde.

Ils s'arrêtèrent devant une porte sur laquelle était inscrit '' Seizième division, Izou '', et le pirate toqua avant de pousser nonchalamment la porte, esquivant habilement un coussin qui vola à travers l'encadrement, étonnant Iqbal.

- Qu'est-ce que... ? BLENHEIM SORS D'ICI IMMEDIATEMENT !

Le pirate referma la porte en riant légèrement, sans que le Dampyr ait pu voir à l'intérieur.

- Que se passe-t-il, Blenheim-san ? s'enquit-il avec hésitation.

- Disons que j'avais oublié qu'vec Izou, fallait attendre qu'il nous dise d'entrer... ricana le charpentier. Et qu'il était visiblement en train d'se changer...

- JE SAIS QUE TU ES EN TRAIN DE TE MARRER BLENHEIM ! cria le seizième commandant à travers la porte. JE DEMANDERAI A LILITH DE ME VENGER !

Le commandant s'arrêta soudain de rire, grommelant ce qu'il sembla être un ''Il n'oserait quand même pas, hein ?'', avant que la porte ne s'ouvre sur Izou, qui fusilla son frère du regard.

- Qu'est-ce que tu me voulais ? cracha-t-il, visiblement toujours énervé.

Iqbal examina avec un œil curieux l'homme qu'il avait repéré proche de la demi-elfe tout à l'heure sur le pont. De loin, il avait pensé qu'il s'agissait d'une femme, mais il était clair qu'il s'agissait en fait d'un homme travesti. Cela le mit mal à l'aise, même s'il savait qu'on pouvait prendre n'importe quelle apparence avec la magie, et que certain(e)s ne se gênaient pas pour changer ainsi de sexe sur Autremonde dixit son oncle, lui étant né à Castarmir, ce n'était pas tellement courant.

- Le p'tiot aurait b'soin de vêtements, si t'as toujours ceux que t'avais retouché...

- Je dois les avoir rangé quelque part, attends deux minutes, soupira son frère.

Il revint peu de temps après avec un carton, qu'il mit dans les mains de son collègue.

- Il doit avoir assez pour quelques jours, si besoin Lilith pourra lui en prêter quelques-uns, on devra attendre la prochaine île pour en acheter d'autres. Je peux toujours essayer de faire d'autres retouches si c'est encore trop grand petit, viens me voir dans ce cas, rajouta-t-il à l'intention du garçon en souriant légèrement.

Iqbal acquiesça doucement alors que le travesti refermait la porte. Blenheim le ramena à leur cabine, et posa le carton dans un coin de son armoire.

- T'peux prendre une douche si tu veux gamin, fit-il en désignant une porte que l'enfant n'avait pas vu au départ, trop absorbé par les étagères de sculptures, mais n'reste pas trop longtemps pour n'pas ponctionner toute l'eau. J'te ferais la visite du navire ensuite s'tu veux, même si avec la fête qui s'prépare pour c'soir, ça va être un joyeux bordel.

- Vous fêtez quoi ? l'interrogea-t-il curieux, tout en prenant des habits propres.

- L'retour de Marco et d'Bay, en plus de l'anniv' de not' p'tite sœur initialement prévu.

- Oh. Je suppose que je dérange alors... fit-il sans émotion, en haussant les épaules.

- R'contes pas de connerie sale gosse, tu viens si tu veux, ou t'peux rester ici si tu veux être au calme. D'toute façon, à partir de vingt-et-une heures, les enfants vont s'coucher.

- Si tôt ? J'ai quatorze ans, pas dix, râla-t-il.

- T'préfèrerais pas rester sur l'pont après c't'heure là, gamin, sourit le charpentier. Mais tu peux rester plus longtemps éveillé dans l'cabine, tant qu't'uses pas toute l'huile de l'lampe. J'vais récupérer tes affaires 'près d'Bay, n'bouge pas d'là, tu veux ?

Il n'attendit pas la réponse du Dampyr pour s'éclipser, le laissant seul. L'enfant ouvrit la porte de la salle de bain, mais grimaça en voyant que la douche était bien trop grande pour lui. Peut-être pourrait-il demander au seizième commandant, même s'il ne le mettait pas à l'aise... Cependant Blenheim-san lui avait ordonné de ne pas bouger de la cabine. Oui, mais s'il bougeait de la cabine pour aller voir un autre commandant, cela ne posait pas de problème, non ?

Argh, quel dilemme...

Il fut momentanément coupé dans sa réflexion quand la porte s'ouvrit en grand, claquant contre le mur, et qu'une petite femme aux courts cheveux bruns entra en sautillant.

- Blenheim, j'aurais besoin de... commença-t-elle avant de l'apercevoir. Oh, bonjour, tu dois être Iqbal ?

Il hocha la tête, et elle se présenta en lui tendant la main.

- Moi c'est Haruta, commandante de la quatrième division, enchantée ! Tu sais où je peux trouver Blenheim ?

- Il devait voir Whitney-san pour moi...

- Oh, laisse tomber la politesse gamin, décoince-toi ! En tout cas merci, j'y vais ! fit-elle joyeusement en commençant à faire demi-tour.

- Attendez ! la retint-il.

Elle se stoppa, et lui jeta un regard intrigué. Que lui voulait-il ?

- Hé bien, euh... fit-il un peu gêné de demander ça à une femme, la douche de Blenhein-san est impraticable pour moi, mais il m'a ordonné de rester ici, alors...

Le garçon était encore pire que Lilith, jugea la petite commandante, elle au moins était beaucoup moins carrée au niveau politesse ! Elle lui sourit néanmoins, comprenant ce qu'il voulait.

- Allez viens, l'un des autres commandants doit pouvoir te dépanner, je préviendrai Blenheim.

Il la suivit dans le couloir, alors qu'elle allait frapper à la porte de la cabine juste à côté, celle du septième commandant. Elle se décala de l'entrée, conseillant à l'enfant d'en faire de même, avant d'ouvrir la porte. Un boulet en surgit brutalement, heureusement qu'Iqbal avait appliqué le conseil de la brune... Il porta la main à sa poitrine pour tenter de calmer son pauvre cœur surpris, avant de s'apercevoir qu'il s'agissait d'une... masse d'arme. Vivante. Qui commençait à leur cracher dessus à la façon d'un chat. Il se mit derrière la petite commandante, qui le regarda faire avec étonnement avant d'éclater de rire, jusqu'à se rouler sur le sol.

- Par Davy Jones, il a peur de Himeko ! s'esclaffa-t-elle. C'est la meilleure celle-là, venant d'un sortcelier !

- Bon sang Haruta, qu'est-ce que tu fous encore, râla un homme brun aux longs dreadlocks avant de voir l'enfant aux cheveux blonds qui gardait un œil sur sa masse d'arme et Haruta pliée de rire sur le sol juste devant lui.

Il ne chercha même pas à savoir, et rappela sa masse d'arme avant de donner un coup de poing renforcé au Haki pour calmer la brunette.

- Aïe, ça fait mal, se plaignit-elle en se relevant, une main massant l'endroit de l'impact. T'étais obligé ?

- Non, mais vu qu'il s'agissait de toi je n'ai pas pu m'en empêcher.

Elle fit la moue tout en le foudroyant du regard, puis le présenta à Iqbal.

- Iqbal, voici le commandant de la septième division, Rakuyou, et la masse d'arme qui a mangé un Akuma no Mi, c'est Himeko, méfie-toi de cette petite saloperie, elle mord – Aïe ! – T'étais pas obligé de me frapper à nouveau ! fit-elle outrée à son frère dont la main redescendait vers sa hanche.

Elle eut pour toute réponse un regard froid, et en grommelant exposa le pourquoi de sa venue. Le commandant soupira, avant de prendre par le col le gosse.

- C'est bon, je m'en occupe, va prévenir Blenheim. Himeko, rentre.

La masse d'arme vivante ne se fit pas prier et obéit, sous les yeux grands écarquillés du garçon. Haruta les salua avant de s'en aller, alors que Rakuyou refermait la porte de sa cabine. Il se dirigea vers la salle d'eau, toujours en tenant le garçon à bout de bras, et le laissa à l'intérieur avant de refermer la porte, même si une dernière phrase passa le panneau de bois.

- Dis-moi quand tu auras terminé gamin, j'ai à te parler.


Les vêtements qu'avaient retravaillés Izou allaient mieux au garçon qu'à Lilith, il était en même temps un peu plus grand et épais, songea le septième commandant alors que le Dampyr sortait de la douche. Il lui fit signe de s'asseoir sur le lit malgré les draps défaits, et il l'observa avec un léger amusement se mettre le plus loin possible d'Himeko. Il se fit néanmoins plus sérieux alors qu'il prenait la chaise de son bureau pour s'installer face au blond, qui dardait des yeux inquiets sur lui.

- Quel est le problème avec Lilith exactement, pour que tu en sois jaloux ?

Oh, ç'avait été à ce point visible ? Iqbal ne s'en cachait pas vraiment, mais l'idée qu'un des commandants le prenne entre quatre yeux pour en parler le rendait un poil nerveux. Il se résigna à dire la vérité, de peur qu'un mensonge ne lui coûte cher.

- Elle a le droit de rester avec Marco et pas moi. C'est le seul adulte que je connaisse !

- Alors fais un effort pour apprendre à connaître les autres, comme elle l'a fait. Et elle a besoin de Marco comme lui a besoin d'elle, ces deux-là se réconfortent mutuellement.

La Dampyr plissa les yeux, suspicieux. Ce que lui décrivait là le commandant, cela ressemblait fortement à une relation des compagnons d'âme... Mais ça n'existait pas entre deux êtres humains. Enfin, presque pas, mais le cas des Liés démoniaques étaient rares, puis il doutait qu'une gosse aussi jeune que Lilith ait touché à la magie démoniaque, Sensei avait bien appuyé sur cette particularité quand il avait parlé des Familiers et liens d'âme.

- Puis, si tu demandes gentiment à notre petite sœur, je suis sûr que cela ne la dérangera pas que tu passes du temps avec le premier commandant et elle, sauf si tu la fais chier, évidemment, ajouta Rakuyou en s'étirant. Bien, maintenant que c'est mis au clair, je vais demander à quelqu'un de te faire visiter le navire et de te donner quelques règles à suivre, j'ai encore de la paperasse à terminer, et je ne serai sans doute pas en état demain.

Il se releva, de même que le jeune garçon, et parcourut les coursives à la recherche d'un de ses hommes, quand il tomba sur Blenheim.

- Bon, bah je te laisse le gosse, j'vais terminer mes comptes, soupira le septième commandant. Ah, et un avertissement, ajouta-t-il alors qu'Iqbal était récupéré par le charpentier. Ne blesse pas Lilith si tu ne veux pas devenir indésirable. Mais ça, tu t'en rendras assez vite compte.

Il repartit sur cette menace, et le Dampyr releva la tête vers le commandant qui avait sa responsabilité.

- Il plaisantait, n'est-ce pas ?

- Non gamin. N'pense j'mais qu'on plaisante quand il s'git d'Lilith pour t'survie.


Un ''BOUM'' retentissant réveilla Marco, et en sentant l'espace vide à côté de lui, il ne put s'empêcher de sourire. Il n'arrivait toujours pas à savoir comment Lilith faisait pour tomber du lit en dormant. Un léger ronflement s'éleva dans la pièce, et il éclata de rire. Elle ne s'était même pas réveillée ! Il se leva lentement, avant de faire le tour du lit, et d'observer la petite fille faire l'étoile de mer, étalée contre le parquet. Il réprima un sourire, et alla chercher l'appareil photo qu'il gardait désormais dans son placard, hors de vue et d'atteinte de sa petite sœur, puis prit une photo. Elle allait lui en vouloir, mais il fallait avouer que sa position était assez drôle. Il rangea l'appareil, puis vint la secouer doucement pour la réveiller. Elle se retourna en grommelant, murmurant un ''pas tout de suite'', et le blond soupira en secouant ses rares cheveux blonds. Il devrait donc employer les grands moyens.

- Lilith, Thatch est en train de donner tous les cookies à la seconde division yoi, et Teach a pas l'air de vouloir en laisser.

Teach était un des pirates de la seconde division avec qui Lilith ne s'entendait pas vraiment, surtout parce qu'ils aimaient tous les deux manger, supposait Marco, mais en tout cas dès qu'il associait ''Teach'' et ''cookies'' dans la même phrase, il pouvait être sûr d'obtenir l'attention de sa compagne d'âme immédiatement. Et ça ne loupa pas.

- Pas les cookies ! fit-elle en se réveillant brutalement, les cheveux en pétard et les yeux encore un peu embrumés.

Elle aperçut seulement ensuite l'air goguenard de son Familier, et comprit qu'il avait menti. Elle passa ses petits poings sur ses yeux, tout en grommelant :

- T'es méchant Marco, j'avais encore envie de dormir...

- Tu dormiras plus tard, il est bientôt l'heure du repas.

Elle releva la tête, ses yeux brillants d'anticipation.

- Tu pouvais pas le dire plus tôt ? Allez, hop hop hop on y va !

Son excitation fit rire le commandant, qui néanmoins ne la tempéra pas, il la préférait pleine de vie plutôt que triste ou amorphe. Ça serait même plus inquiétant qu'autre chose si elle était calme.

- Remet d'abord tes chaussures poussin, tu risques de te planter une écharde dans le pied sinon.

Elle grimaça au surnom, mais obéit rapidement alors que son Familier en faisait de même, avant de se ruer dans le couloir.

- Hey, attends-moi, petite impatiente.

- Mais c'est notre anniversaire ! Alors j'ai le droit d'être impatiente, ne ? demanda-t-elle alors que le commandant la rejoignait dans le couloir, refermant la porte de sa cabine.

- Oui, mais c'est pas une raison pour être excitée comme une puce.

Lilith ne l'écoutait déjà plus, ayant remarqué que Stefan ne les avait pas suivi.

- Stefan ne vient pas ?

- Tu n'as pas besoin qu'il vienne, si ? Il sera mieux au calme, sinon.

Elle haussa les épaules, dans l'ignorance, avant sautiller dans la coursive en direction du réfectoire. Le commandant secoua la tête, avant de la suivre en souriant. Il croisa en cours de route Blenheim avec le jeune Iqbal, qui le salua.

- Salut gamin, Blenheim ne t'a pas encore traumatisé yoi ?

- 'rête donc d'dire des bêtises, Marco, soupira le charpentier en levant les yeux au ciel.

- Non Marco, Blenheim-san est très gentil avec moi, il m'a fait visiter le navire tout à l'heure, répondit le Dampyr en esquissant un sourire. On se rendait au réfectoire... Lilith n'est pas avec vous ?

- Elle a pris de l'avance yoi.

D'ailleurs la petite fille était revenue sur ses pas en voyant que Marco n'était plus derrière elle, et elle vint le prendre par le bras pour le traîner jusqu'au réfectoire.

- Allez, s'il te plaît dépêche-toi ! l'implora-t-elle de ses yeux cristallins.

- Et s'il ne me plaît pas yoi ? la taquina-t-il sous les yeux amusés du charpentier et ceux un peu jaloux d'Iqbal.

La fillette fit la moue, avant de déclarer avec aplomb :

- Je t'y traîne de force !

- Et avec quels muscles poussin ? enchaîna Blenheim en mettant son doigt sur le bras fin de sa sœur. T'en as pas tellement gagné...

Elle fixa les deux adultes, avant de croiser les bras sur sa poitrine et de déclarer qu'ils étaient méchants, alors qu'ils riaient aux éclats. Même Iqbal ne put retenir un léger sourire devant le désappointement de la demi-elfe. Ils finirent par repartir en direction du réfectoire, et le Dampyr fit un effort pour être agréable à l'enfant, lui n'aimerait pas qu'on gâche son anniversaire, alors il ne le ferait pour elle. Il fut étonné de voir que, bien qu'elle lui répondait de mauvaise grâce au début, elle faisait elle aussi des efforts pour ne pas être trop désagréable. Marco lui avait-il fait la leçon, ou avait-elle pris cette décision toute seule ? Il ne la connaissait que trop peu pour pouvoir le deviner.

Une fois arrivé devant la porte du réfectoire, le Dampyr sentit et entendit qu'il y avait énormément de monde derrière la porte, et eut un mouvement de recul, il n'aimait pas vraiment la foule.

Lilith s'en aperçut, et dans un élan de solidarité, elle posa sa main sur son épaule. Elle aussi avait eu du mal avec ses nombreux frères et sœurs au début.

- Ne t'inquiète pas, ils ne vont pas te manger, il n'y a pas de cannibales chez nous.

Elle jeta un regard vers son Familier, et ne put s'empêcher de rajouter pour lui :

- Même si on peut avoir des doutes quand tu manges un ananas ou des œufs, hein Nii-san ?

Elle se reçut une tape de Marco derrière la tête alors qu'elle pouffait de rire, sous le regard blasé du charpentier et celui étonné du demi-vampyr, qui ne comprenait pas comment les deux avaient communiqué sans se parler. Blenheim fut assez gentil pour lui expliquer simplement de ne pas chercher à comprendre, et que la relation entre les deux se passait souvent de mots.

Lilith ouvrit la porte, et un bruyant ''Joyeux Anniversaire'' retentit, ce qui fit grimacer le demi-Vampyr. Il se frotta l'oreille, et la demi-elfe lui adressa un regard compatissant. Elle avait pris l'habitude du bruit, et son ouïe avait arrêté de se rebeller à chaque fois que les décibels étaient très importants, mais ce n'était sans doute pas le cas du garçon.

Elle alla s'asseoir à côté de son Oyaji avec Marco, tandis que Blenheim, mis au courant du problème du petit blond, alla se mettre avec ce dernier un peu plus à l'écart, dans l'un des coins de la pièce. L'enfant s'excusa, et il eut le droit à un sourire plein de bonhomie.

- Pas grave, l'plus important c'est qu't'aille bien. Mange, au lieu t'excuser.

L'équipage était bruyant et exubérant, pour fêter le retour de Marco et Bay en plus de l'anniversaire de la petite, qui bien qu'elle tentait de ne pas montrer son impatience, avait pour la première fois hâte de recevoir ses cadeaux. Cela n'échappa néanmoins pas à l'œil observateur du capitaine, qui la taquina pendant tout le repas à ce sujet, à son grand damne et au grand amusement de son Familier.

Puis vint le moment d'ouvrir ses cadeaux. Les divisions s'étaient mises d'accord pour rassembler les cadeaux, et de laisser l'enfant deviner de quelle division il pouvait bien provenir. La plupart avaient pariés sur les cadeaux dont elle arriverait à reconnaître la ou les divisions...

Lilith se planta face à la pile de cadeaux, qui la dépassait largement, cherchant à savoir lequel elle ouvrirait en premier. Un assez épais et rectangulaire, emballé dans un papier bleu nuit avec quelques éclats argentés qui lui rappelait le ciel étoilé, lui fit de l'œil.

- Marco, tu veux bien m'aider à le prendre ?

Le blond récupéra celui qu'elle désignait avant de lui tendre avec un sourire. Elle le prit avec délicatesse, et enleva le papier sans le déchirer, ouvrant de grands yeux écarquillés en découvrant son premier cadeau, et eut une très bonne idée de qui le lui avait offert.

- El'ma, tu n'aurais pas dû, souffla-t-elle en levant les yeux vers le seizième commandant, loupant par la même occasion le tressaillement de surprise, puis le regard noir de son Familier à l'entente du mot.

- Oh, tu sais, tout la division y a participé, allez vas-y, ouvre-le, l'encouragea Izou qui avait son kiseru à la bouche.

Elle feuilleta quelques minutes le livre, admirant les images colorés et les textes écrits proprement, avant de le poser et d'aller faire un câlin au commandant et de remercier tous ceux de la seizième division, qui étrangement avaient parié qu'elle arriverait à reconnaître leur cadeau...

Le suivant fut le cadeau de la neuvième division qui formaient les charpentiers de l'équipage, un jeu de shogi rien que pour elle, sculpté dans un bois rouge veiné d'une teinte plus clairs, alors que les pions étaient en bois blancs.

La troisième division lui offrit un appareil photo, afin qu'elle arrête d'emprunter celui des autres lorsqu'elle faisait ses blagues.

La quatrième avait eut l'idée de condenser les meilleures blagues jamais faites sur le Moby Dick, avec les photos les illustrant, et quelques pages vierges pour ses prochaines blagues.

Le cadeau des infirmières y fit écho, puisqu'il s'agissait d'un livre de blagues à faire, ce qui provoqua quelques déglutissements. La fratrie espéra soudain ne pas être sur la liste noire de Lilith, celle de ses potentielles et futures cibles...

Elle eut ensuite le droit à un cadeau emballé dans du papier kraft, sans forme particulièrement définie. Elle défit la ficelle qui retenait le papier, qui tomba à terre, dévoilant un couvre-lit assez épais en tissu bleu foncé. Elle le déplia, et siffla d'admiration devant le dessin cousu dessus. Deux phénix posés sur la vergue d'un mât, le plus grand bleu et doré recouvrait de son aile le plus petit bleu et argent. C'était en fait Marco et elle. Des larmes apparurent au bord de ses yeux, qu'elle essuya d'un revers de la main. Là, elle n'avait aucune idée de quelle division avait pu lui offrir un truc pareil, mais c'était trop.

- C'est juste magnifique, souffla-t-elle en hoquetant.

- Yes, s'écria Haruta, j'avais dis que ça lui plairait ! Blamenco, tope-là !

C'était visiblement un cadeau conjoint de la douzième et de la sixième division. Lilith se retint de renifler alors qu'elle repliait précautionneusement le couvre-lit, mais l'intention y était.

Cependant le cadeau suivant lui rendit son sourire, la huitième division ayant eu l'excellente idée d'offrir quelques kilos de bonbons et gâteaux de l'île Gyojin à leur petite sœur, dont quelques cookies aux saveurs inconnues... Sauf que Marco et Thatch mirent immédiatement un frein à la gourmandise de la demi-elfe en lui interdisant de tout manger en quelques jours. Elle fit une moue rapide, déçue. Même si c'était pour lui éviter d'être malade.

La seconde division offrit quand à elle un nécessaire à crochetage de serrure, ce qui fit grincer des dents Marco, alors que Lilith sautait dans tous les sens, aux anges. Frédérick ne put s'empêcher de narguer son frère, sachant pertinemment que même s'il savait que sa compagne d'âme aurait voulu devenir Voleuse Patentée, il ne voulait pas qu'elle sache voler.

La division de Rakuyou, elle, avait opté pour quelque chose qui leur permettrait d'avoir la paix, ayant ras-le-bol que la petite vienne demander souvent l'heure. Alors ils s'étaient cotisés pour lui offrir une petite montre à gousset simple et discrète en argent, le symbole de leur famille gravé dessus. L'un d'entre eux montra à leur petit sœur comment elle devait faire pour remonter le mécanisme, lui conseillant d'avoir toujours quelques tours d'avance pour qu'elle ne s'arrête pas.

Les cinquième, dixième, onzième et quinzième divisions lui offrirent différents livres sur leur monde, son histoire, son fonctionnement, et même sur les différentes Blues et îles de Grand Line. Marco avait beau être navigateur et cartographe, il ne se souvenait pas forcément des particularités de chaque île, et il avait semblé important à la fratrie que Lilith en ait connaissance.

Lilith eut néanmoins un temps d'arrêt en voyant le cadeau de la treizième et quatorzième division, et ne put s'empêcher de sourire.

- Un jeu de cartes à l'effigie des membres de la famille ? Sérieusement ? fit-elle joyeusement à l'intention d'Atmos et de Speed Jiru, qui hochèrent la tête pour confirmer.

Toutes les cartes avaient été dessinés et fabriqués à la main. Ç'avait dû prendre un temps fou...

Il ne restait désormais plus que le cadeau de la première division, et Loki vint lui donner en main propre. C'était une petite clé de bronze, et elle y jeta un œil perplexe, attendant l'explication du fuku-taisho de son Familier.

- Ceci, fit-il d'un ton solonnel, est la clé de ta future chambre. On se doute bien que tu risques de vouloir coller Marco encore un moment, mais tu vas finir par être une ado, et avec tes pouvoirs, Oyaji a jugé qu'il était préférable qu'on te donne une chambre à part, qu'on ne soit pas obligé de reconstruire le dortoir à chaque expérience malheureuse. Et comme tu aimes beaucoup les étoiles et que tu préfères être dans les hauteurs, tu vois la jolie vigie dans les haubans qui n'est pas très utile, mais qui a un joli panorama ?

Elle écarquilla les yeux, non, son Oyaji n'avait quand même pas autorisé la première division à aménager pour elle un de ses endroits préférés sur le navire...

- … C'est devenu ta chambre ! conclut triomphalement Loki en souriant. On l'a aménagé, mais si ça ne te plaît pas, tu peux toujours chang-hug !

Lilith venait de lui sauter au cou pour lui faire un énorme câlin, puis elle le relâcha pour monter sur les genoux de son Oyaji et le remercier.

C'était sans nul doute son meilleur anniversaire.


Alors, j'ai enfin décidé du format final de ma fic, qui sera découpée finalement en trois parties : cette première partie, sur l'intégration de Lilith, une seconde partie après une éclipse de quelques années jusqu'à l'entrée dans l'équipage d'Ace - je ne dévoilerais pas ce que j'ai prévu pour cette partie, gardons un peu de mystères - , puis de l'entrée d'Ace jusqu'à... la vengance de Lilith, mais là aussi je n'en dévoile pas plus.

Je pense séparer en fics différentes ces trois parties, sinon ça risque de faire peur aux petits nouveaux s'il y a trop de chapitres, puis je me permettrais sans doute une petite pause d'un mois maximum entre chaque pour faire un ou deux chapitres d'avance. Peut-être même que la dernière passera en M, parce que ça risque d'être pas mal saignant, mais j'en rediscuterais quand on y sera, parce que c'est encore loin tout ça mine de rien, j'arrive pas à faire de petits projets moi :)

Cette première partie devrait être terminée courant octobre, maximum décembre si je prends du retard, ou si je m'étends encore des pages, mais on se rapproche doucement de la fin.

En tout cas j'espère que ce chapitre vous a plus, et n'hésitez pas à laisser une petite review ! Le prochain chapitre arrivera la semaine prochaine.