Oh ouiii !

Pardon. Mais nous sommes dans les derniers chapitres avant la série « Trahison à Tokyo ». Et un événement assez coriace va arriver d'ici peu, une intervention de Gin qui n'est pas très propre si vous voyez ce que je veux dire.

Désolé pour les pannes d'inspirations. Et nous revoilà plongés dans cette sombre affaire. La Lune de Sang approche... nouvelle confrontation décisive pour la survie d'un personnage.

Enjoy !


Récapitulatif : La Cellule d'Enquête parvient à sortir Kaien du cargo. De retour sur la terre ferme, Conan se sent observé par Delta.


Chapitre 35 : Chasse écarlate à Osaka

Le 24 mai, 7 heures.

Dery raclait sa gorge pour faire cesser le brouhaha.

— Un peu d'attention ne serait pas de refus, déclara Dery. Ce que nous nous apprêtons à faire est dangereux. Il ne faut pas être démasqué. Nous devons penser à la survie des employés, les préserver d'une potentielle colère de l'organisation. En particulier Vodka !

— On l'a bien compris. On y va?

— Shûichi, Aira. Vous braquerez les employés. Ils sont dans le coup et sauront jouer leur rôle. Pendant que je manipule les caméras, Kaien tu iras chercher l'argent. Et finalement, Stan, soit à l'heure avec la voiture.

Celui-ci hocha la tête.

Ils prirent tous le strict minimum, des sacs, des cagoules de couleur et une arme à blanc. Prenant la route direction la banque d'Osaka, Conan prit soin de regarder une nouvelle fois les SMS de son téléphone.

Et comme il s'y attendait, il y avait Haibara.

— Elle t'en envoie de plus en plus, remarqua Shûichi. Tu iras la voir cet après-midi.

Conan afficha un petit sourire.

Au fil des jours qui défilaient incroyablement vite, il repensait toujours à son ancienne vie... qu'il avait hâte de retrouver. Seulement, Haibara lui manquait et il n'avait pas su l'expliquer. N'était-ce pas Ran l'élue de son cœur ? Elle qui avait quasiment oublié Shinichi au profit d'autres conquêtes.

Non, au fond, c'était une bonne chose. Shinichi ne risquait plus de revenir, il ne fallait pas que Ran l'attende en oubliant de satisfaire ses envies... la vie est précieuse et unique.

— Ouais, répondit-il. Mais je ne la reverrai que plus sérieusement quand Delta sera derrière les barreaux.

Akai fronça un sourcil.

Afin de ne pas mettre en péril sa couverture sous l'identité d'Okiya Subaru, Shûichi s'était présenté sous son apparence réelle. Bonnet, veste, chemise.

— Ça ne devrait plus durer.

— D'ailleurs, où est le gars de la marine ? demanda Kaien.

Conan prit le soin d'intervenir de lui-même.

— Bonne question.

Il ne pouvait pas encore lui dire qu'Anléas se préparait à accueillir les hommes en noir, et encore moins qu'ils allaient s'affronter au profit d'un stupide dossier sur l'identité de Delta, et sur les informations de Makuro.

— Nous y sommes, fit Dery.

Le soleil faisant plein face à la banque, les quatre hommes qu'étaient Conan, Kaien, Shûichi et Aira s'approchèrent des portes vitrées du bâtiment. Ils s'étaient couverts de la tête au pied, camouflant principalement leur visage. Et enfin, lorsque l'employé du fond fit signe de tête.

Ils entrèrent en force.

— Que personne ne bouge! cria Aira. Le moindre mouvement, et vous reposerez au fond d'une tombe.

Tous s'exécutèrent. Les deux clients déjà présents devaient ne pas croire à un subterfuge.

— Toi, ouvre la porte. DE SUITE ! enchaina Kaien.

CLIK.

Kaien et Conan se dirigèrent à présent dans la salle du butin où de nombreux coffres et casiers se reflétaient sur le sol en verre. Les estimations du butin atteignaient la somme de deux milliards de yens. [environ 14+ millions d'euros]

Les derniers jours d'ouverture. Comme prédit, tout était là. La banque allait fermer.

— Tu ne trouves pas ça étrange ? demanda Conan.

L'agent du FBI qui l'accompagnait se retourna avec un sac sur l'épaule droite.

— Si tu parles des employés, je l'ai senti. J'ai un mauvais pressentiment, répondit Kaien.

Lorsque Conan referma le sac dont le poids avait nettement doublé, l'alarme se lança. Kaien s'élança dans les escaliers, découvrant avec stupéfaction que des voitures de police approchaient maintenant des lieux.

— Un flic, déclara Kaien.

Tout comme l'Irlande, la situation dérapait. Ce qui devait au départ n'être qu'une simple et vulgaire comédie se transformait là en véritable coup de grâce pour une société qui couler dans le secteur financier.

— Soit c'est un coup foireux, soit Delta vient compliquer les choses, soupira Aira.

— On a l'argent. On se casse.

Dery se tourna vers l'employé en chef. Un signe de bras lui fit comprendre qu'ils n'avaient rien fait pour compromettre le plan.

Ils se rapatrièrent vers la sortie en espérant y trouver Stan, puis furent tous déçus. Le braqueur n'était pas là, et avait dû fuir sous les ordres de la police. De ce fait, il était à l'extérieur du périmètre de sécurité des forces de l'ordre, sans aucun moyen possible et réaliste de rentrer.

Faute de temps, la police lança un assaut sur la banque.

— Il y a une ligne de métro derrière, lança Shûichi. On sort par les portes des employés, et on passe par les tunnels.

Kaien baissa le store avant que les agents puissent entrer en force. Le scénario d'un braquage devait être respecté. Dans la logique des choses, un négociateur allait être envoyé.

— Et Dery ? demanda Conan.

— Il s'en sortira. J'ai confiance, répondit Akai.

Aira laissa au sol un fumigène.

Il était temps de partir, quitter les lieux au plus vite. La porte à l'arrière céda et les quatre braqueurs s'engouffraient à présent au travers de la fumée blanche qui s'échappait du bâtiment.

D'autres grenades de ce genre explosèrent aux environs. Un océan de brouillard s'était formé dans la ruelle et ses alentours, protégeant les quatre agents de la Cellule d'Enquête. Du génie.

L'entrée du métro n'était pas loin, et ils allaient devoir se frayer un chemin au travers de deux voitures de police. Elles avaient pris le risque de voyager au cœur de la fumée, de cette pénombre en plein jour.

— Arrêtez-vous ! cria un policier.

Une balle de carabine de la main d'Aira immobilisa l'homme. Son gilet avait absorbé l'impact d'une balle truquée, réalisé par le professeur Agasa, qui n'était en aucun cas mortel. Dans le pire des cas, en cas d'impact, elle serait similaire au choc que produirait une balle de tennis à pleine puissance dans le ventre.

Kaien assomma l'officier d'un coup de coude.

— Grenade.

Conan écarquilla les yeux.

Aira jeta son explosif au loin. Une fumée noire s'en échappa, suivit d'une intonation. Rien n'a signalé, une voiture garée malencontreusement dans le coin venait d'éclater. Une carcasse avait pris sa place.

— On n'en fait pas trop. Taillons-nous.

— Ça part vraiment en couille votre délire. Ce sera le dernier !

— Je te signale quand même que pour toi, c'est un retour aux sources, corrigea Aira.

Ils arrivèrent enfin dans la grande rue, encore plongée dans une fumée de plus en plus transparente. Elle s'évaporait au fil des secondes, et la police était massivement en route.

La voiture de Stan dérapa au coin de la rue. Le plan de pénétrer dans le métro était désormais de l'histoire ancienne. Délit de fuite y oblige.

— Grimpez ! cria Stan.

Et la voiture reprit sa course, à travers la ville et poursuivie par plusieurs dizaines de voitures de police, motivées et enragées.

— Attends, ne me dis pas que tu vas passer par le métro ! déclara Conan.

— Si.

— Mettez vos ceintures, conseilla Dery. Et vite.

Quelques secondes plus tard, la voiture dégringola les escaliers à grande vitesse. Ils pouvaient remercier Dery, d'avoir acheté une mini assez fine pour passer au travers des entrées de la ville.

Le véhicule dégringolait les dernières marches, dérapa en évitant les voyageurs, et s'engagea dans l'obscurité de la voie. Les Japonais n'avaient guère l'habitude d'assister à une telle scène, croyant à la réalisation d'un long métrage.

Désormais sur les rails, la course effrénée reprit, la voiture étant désormais suivie de près par le tramway.

— Ces tunnels... c'est un putain de labyrinthe. Piège à con, cria Stan.

— Ouais, et t'es tombé dedans, comme toujours, répliqua Kaien.

La barre des 130 km/h fut franchie.

— Il y a une sortie de tunnel par là.

— IDIOT ! C'est en travaux, ils y construisent un pont ! On va plonger la tête la première ! s'écria Dery.

Il ne s'arrêta pas pour autant, au contraire, il dépassa les 150 km/h. La fin du tunnel se dévoilait dangereusement au loin, ainsi qu'une lumière aveuglante. Nul doute que les hélicoptères ne rateraient pas le saut qu'allait tenter Stan.

— Pas de problème ! La voiture est équipée pour, fit Stan.

— C'est une bagnole, pas un bateau, sombre crétin, rétorqua Aira.

Une goutte dévala sa joue.

— Accrochez-vous ! cria Stan.

Et la voiture sortit du tunnel à pleine vitesse, croisant au passage un hélicoptère de la police. Le risque de décès fut très élevé... la chute pouvait être mortelle, l'eau n'était pas profonde.

Lorsque Conan rouvrit les yeux, il crut rêver.

— Qu'est-ce que...

Ils n'allaient pas s'écraser de si tôt.


Malédiction ! Qu'est-ce que tu as Conan ? Dis-moi tout !

Et là, vous verrez que Stan n'est pas si con que ça é_è

Ciao. o/