Bonjour tout le monde !
Je n'en dis pas plus. Je vous laisse lire^^
Black Jo : Je considère que le Véritaserum est si puissant qu'on a tendance à vouloir tout dire. D'où les petits débordements de Pansy.
Chapitre 36 : L'inattendue dans l'attente.
Ça faisait deux semaines. Deux semaines que Pansy attendait ce fameux courrier et que tous les matins, Pansy se faisait des fausses joies avec les courriers de ses amis qui lui demandaient des nouvelles et s'excusaient de ne pas pouvoir lui rendre visite à cause de leur travail. Mais elle n'avait reçu aucune lettre du tribunal lui disant que Paul était en prison et que les liens du sang étaient brisés. Rien et Pansy déprimait. Harry – qui venait pratiquement tous les deux jours avec Andrew – avait beau lui dire qu'il fallait qu'elle soit patiente, elle finissait par perdre patience.
Pansy arriva à la table du petit-déjeuner avec une tête renfrognée. Elle s'assit face à ses parents et se servit une tasse de café.
-Bonjour ma fille, dit Charles en se servant un peu de café. As-tu bien dormi ?
-Non.
-Pourquoi ? demanda sa mère inquiète.
-Parce que, répondit-elle froidement.
Pansy prit une tranche de pain et la trempa dans son propre café.
-Il y a du courrier aujourd'hui ?
-Oui, répondit Olivia.
-Il y a du courrier pour moi aujourd'hui ?
-Non.
Pansy soupira et s'affala dans sa chaise.
-Pansy, que t'as dit Harry ? lui dit sa mère.
-D'attendre. Mais il m'a aussi dit que c'était en bonne voie. Pourquoi ça prend autant de temps ?
-Parce que Dickens…
-S'il te plait papa, ne finit pas cette phrase. Ça va finir par m'énerver.
-Ecoute chérie, lui dit Olivia, si Harry t'a dit que c'était en bonne voie, il faut que tu le croies. Il a l'air d'être quelqu'un de bien.
Pansy releva la tête et regarda sa mère avec étonnement.
-C'est quelqu'un de bien ? Tu ne le trouves plus idiot ?
-Si toujours. Mais c'est quelqu'un de bien. Maintenant mange. Ce que Smarty a fait est délicieux.
Pansy regarda son père qui lui fit un clin d'œil et reprit son petit déjeuner. Pansy ne fit pas grand chose de sa journée. Elle aurait voulu qu'Harry soit là ainsi qu'Andrew. Mais le bébé était chez sa grand-mère Molly Weasley. Il devait sans doute s'amuser au Terrier, dans cette maison biscornue et affreusement dangereuse. Au moins au Manoir, il n'y avait rien de suspect qui pouvait lui taper sur la tête, lui transpercer le bras ou le faire tomber. La seule chose qui aurait pu être dangereuse était la douceur de ce boursouflet géant que sa mère avait finalement acheté en double. « Au moins il en aura un quand il viendra au Manoir » Bien sûr, parce qu'Olivia était la grand-mère et Pansy la mère de ce bébé. Elle se sentit un pincement au cœur en y repensant.
Pansy n'était pas la mère de ce bébé et n'avait aucun lien avec lui même si elle l'adorait plus que tout, qu'il lui manquait quand il n'était pas là et qu'elle pensait à lui et à Harry à chaque heure de la journée. Quand elle les voyait tous les deux jours, quelque chose renaissait en elle. Elle se sentait heureuse et revivre. Comme si rien ne pouvait l'atteindre.
-Bonjour.
Pansy tourna la tête et ouvrit grand la bouche quand elle vit Ginny à l'entrée du salon.
-Tiens donc, dit Olivia, une joueuse de Quiddich infidèle et garce dans ma maison. Je devrais dire à Smarty de ne pas ouvrir la porte à n'importe qui.
-Maman ! s'offusqua Pansy.
-Je… je ferais peut-être mieux de repasser, suggéra Ginny.
-Ou pas, termina Olivia.
-Mère ! Non, puisque tu es là, dit Pansy à Ginny. Quelque chose ne va pas ?
Ginny ne répondit pas tout de suite et regarda Olivia qui fit mine de ne pas la voir.
-Mère, allez voir papa je vous prie !
-Je n'aime pas quand tu me vouvoies, lui dit Olivia.
-Vous le méritez !
-Une idiote amoureuse d'un idiot, dit Olivia en se levant et en regardant Ginny. Ils faisaient bien la paire. Andrew ressemble beaucoup à son père. Heureusement d'ailleurs.
-Maman !
Olivia s'en alla pour de bon.
-Je suis désolée, s'excusa Pansy auprès de Ginny. Il y a des jours où elle est un peu trop franche… Enfin je veux dire…
-Je vois ce que tu veux dire.
-Assieds-toi. Alors, qu'est-ce qui se passe ?
-Est-ce que tu vas bien ? demanda Ginny.
-Je… Disons que ça pourrait aller mieux.
Un ange passa entre elles.
-Tu es venue pour savoir comment je vais ou pour me parler d'Harry ?
-Te parler d'Harry, répondit Ginny.
-Je t'écoute.
-En fait je… je ne sais pas comment dire ça. Je… je sais que je n'ai jamais rendu Harry heureux.
-Ne raconte pas n'importe quoi. Bien sûr qu'Harry a été heureux avec toi et ça pendant des années.
-Oui mais maintenant, c'est avec toi qu'il est heureux.
Pansy ne répondit pas tout de suite et se sentit rougir. Elle se trouvait stupide en cet instant.
-Harry et moi ne sommes pas en couple, dit-elle. C'est… c'est bizarre comme situation mais…
-Ça ne l'empêche pas d'être heureux avec toi. Je le vois quand Harry parle de toi à Ron et Hermione. Il essaie de paraître le plus neutre possible mais il a cette petite étincelle dans les yeux qu'il n'avait plus avec moi.
-Ginny…
-Et puis il y a Andrew qui tente de dire ton nom à chaque fois et…
Ginny s'arrêta et tourna la tête. Pansy vit qu'elle essayait de ne pas pleurer, en vain. Et soudainement, Pansy se mit à pleurer aussi. C'était idiot. Elle n'avait aucune raison de pleurer surtout parce que pour elle, c'était Ginny Weasley qui avait à elle seule brisé sa famille.
-Je suis désolée, dit Pansy à son tour.
-Non, non il ne faut pas. Tu n'as pas à être désolée. Je… je voulais simplement te dire…merci. Malgré tout ce que tu vis, tout ce que tu traverses, merci de rendre le sourire à Harry. Merci d'être la présence féminine parfaite pour Andrew parce que… parce que je ne pourrais jamais l'aimer comme une mère doit aimer son enfant. Je n'y arriverai jamais. Je ne suis pas faite pour être mère.
Ginny se mit alors à éclater en sanglot et Pansy ne savait pas quoi faire. La serrer dans ses bras pour la consoler ou rester là à une distance raisonnable et paraître indifférente. Elle opta pour un entre-deux. Pansy s'approcha un peu de Ginny et prit sa main.
-J'espère que tout se passera bien pour toi et que le dénouement sera positif car tu mérites d'être heureuse avec Harry, dit Ginny. Vous méritez tous les deux d'être heureux ensemble. Tous les trois.
Pansy sentit son cœur s'accéléré soudainement. C'était comme si Ginny lui donnait une autorisation qu'elle avait déjà prise.
Charles se racla la gorge pour signaler sa présence et entra dans le salon suivit de sa femme qui continuait de fusiller Ginny du regard. Elle avait une sainte horreur de l'infidélité et du mensonge dans un couple. Olivia pensait qu'elle avait de la chance d'avoir un mari qui ne savait pas mentir.
-Tiens chérie, dit Charles en tendant une enveloppe à Pansy. Il y avait dessus le sceaux du Ministère de la Magie. Pansy regarda ses parents sans bouger.
-Ouvre ma puce.
Ce fut avec les mains tremblantes que Pansy décacheta l'enveloppe. Il y avait deux lettres qu'elle n'osa pas lire.
-Et si c'était une mauvaise nouvelle ?
-Lis chérie, lui dit sa mère. Tu ne pourras savoir qu'en lisant.
Pansy acquiesça et posa ses yeux sur le premier parchemin. La première ligne lui indiquerait ce que disait le reste de la lettre.
Chère Miss Parkinson,
Nous avons le plaisir de vous annoncer que Mr Paul Dickens a été emprisonné à Azkaban pour violence conjugale pour une durée de cinq ans.
Nous avons également donné votre demande d'annulation de mariage par les liens du sang à un mage qui a accepté d'entamer la procédure. Vous retrouvez donc votre nom de jeune fille. Votre cicatrice qui vous liait à Mr Paul Dickens a également disparu de votre doigt.
Veuillez Miss Parkinson, accepter nos sincère salutations.
Magenmagot.
Ministre de la Magie.
Pansy regarda le deuxième parchemin qui était l'attestation de son annulation de mariage par les liens du sang. Elle regarda son doigt et ne vit aucune cicatrice. Rien. Il était intact. C'était comme si elle n'avait jamais été mariée. Comment n'avait-elle pu pas se rendre compte de ça ? Pourquoi n'avait-elle pas regardé sa main comme elle le faisait chaque matin ?
-C'est finit Pansy, lui dit Ginny. C'est finit. Tu es libre !
Charles et Olivia la prirent dans ses bras alors que Ginny lui chuchotait de simples félicitations. Mais la seule personne à laquelle Pansy pensait était Harry. Elle voulait le voir, il fallait qu'elle le voie. Elle n'allait pas pouvoir attendre la fin de la journée, le fin de son travail alors qu'il serait fatigué et qu'il lui enverrait une simple lettre pour lui demander si elle avait passé une bonne journée. Ses journées seraient bien meilleures si elle était avec lui. Pansy regarda Ginny qui eut un petit sourire et qui lui dit :
-Vas-y.
Elle acquiesça, s'excusa auprès de ses parents, remercia Ginny et quitta le salon. Elle courut prendre sa veste et sa baguette avant de quitter le Manoir. Elle transplana jusqu'au Ministère de la Magie qui était littéralement bondé en cet après-midi ensoleillé.
Pansy commença à chercher un ascenseur qui l'emmènerait au Département des Aurors. Pansy extrêmement nerveuse. Elle ne comprenait pas pourquoi l'ascenseur prenait autant de temps. La plupart des gens présents la regardèrent avec un léger agacement.
-Je suis désolée. Je suis libre, annonça-t-elle.
Il y eut un soudain espace autour d'elle après cette phrase. Pansy haussa les épaules. Elle était libre et voulait sortir de cet ascenseur. Quand elle arriva au bon étage elle s'empressa de sortir et de faire tous les couloirs du département jusqu'à ce qu'elle le vit discuter avec Ron et d'autres collègues.
Pansy ne chercha pas à comprendre et se mit à courir le long du couloir et lui sauta au cou pour l'embrasser. Harry fut surpris et faillit tomber à la renverse. Mais lorsqu'il remarqua que c'était elle, il la serra dans ses bras et la sentit mettre ses jambes autour de sa taille.
-Qu'est-ce que tu fais là ? demanda-t-il. Qu'est-ce qui se passe ?
Pansy lui montra sa main gauche avec un large sourire. Il comprit.
-Je suis libre Harry. Je suis libre de faire ce que je veux, d'aller où je veux et d'être avec qui je veux. Et c'est avec toi que je veux être. Toi et Andrew, tout le temps. Tu veux bien ?
-Bien sûr que je le veux. Andrew aussi le veut.
Pansy sourit et ils reprirent leur baiser sous le regard des collègues d'Harry qui les flattaient. Ron lâcha un « enfin ».
-Bon ben je vais voir Malefoy, moi, dit-il. Il va être content. Il me doit cent Gallions. Hermione va hurler.
-Hum… hum…, dirent Pansy et Harry toujours en s'embrassant.
Quand Ron s'éloignait Pansy et Harry rompirent leur baiser et restèrent ainsi à se regarder pendant plusieurs secondes. Ils voulaient se retrouver tous les deux pour se sentir libre. Ils retrouveraient Andrew plus tard pour être libre à trois.
Fin du chapitre.
Voilà voilà !
C'est mieux qu'un je t'aime, non ?
Bon, le prochain chapitre est l'épilogue… déjà ! Qui voulait voir Andrew avec quelques années de plus ?
Goulina971
