Disclaimer : I acknowledge that I don't own Bleach. I love having fun with its characters but that's all. Bleach ne m'appartient pas.

Merci Pyjacks, BeN, et Idiote d'avoir laissé un mot. Je n'ai pas toujours confiance en moi. D'ailleurs, je suis au stade où j'ai la trouille de poster chaque chapitre. Finir une histoire est autrement plus compliqué que la commencer dans mon cas. Je sais que tous les ingrédients sont là pour faire un bon gâteau. Mais il reste encore beaucoup de travail. C'est pour ça que j'ai besoin de mes lecteurs, et je vous remercie d'avoir répondu à l'appel.

Pyjacks, je suis contente d'avoir changé un peu ton point de vue sur Kira. C'est vrai dans Bleach, c'est un de ces personnages dont on ne voit pas véritablement l'utilité. Si Kubo-sensei est doué pour créer des personnages mémorables, je trouve que cela s'arrête souvent là. Certains personnages ne vont pas plus loin. Kira est essentiellement le type un peu étrange, légèrement emo, qui accompagne Matsumoto dans ses beuveries et partage avec elle une étrange admiration pour Gin Ichimaru. Je voulais qu'il y ait un peu une explication-conclusion. Que Kira ait l'occasion de faire face à son ancien capitaine et d'obtenir les réponses aux questions qui le mine. Je suis persuadé qu'il n'a pas cessé de se demander ce qu'il était pour Gin. S'il avait finalement compté aux yeux de son ancien capitaine. J'ai donc toujours rêvé de ce face à face, vraisemblablement le dernier.

BeN, je ne me décourage pas promis. Mais j'angoisse un peu, je l'admets. Merci en tout cas! Pour Byakuya et Suki... Hum... *Jette un coup d'œil à l'épisode suivant* Hum... Je dirais que ça progresse doucement...

- 34 -

Dragon vs Snake


Gin Ichimaru

Ancien capitaine de la troisième division du Gotei 13

Ancien Commandant des armées d'arrancars d'Aizen

Amant de Rangiku Matsumoto

Chien sans colliers

Pour Ran-chan, le monde pouvait bien partir en cendre qu'il regarderait faire, jetterait une occasionnelle allumette dans le brasier sans jamais rien n'en avoir à branler. Oui, sa détermination allait jusque-là.


Le ciel était clair et dégagé, la température modérée. Après deux bonnes heures de courses folles dans la nuit noire, Gin foula à nouveau le sol meuble d'Inuzuri. On pouvait distinguer même dans le noir le mont Seikokyu et sa forêt sombre surplombant le village. Il traversa rapidement le village, sautant de toit en toit, n'épargnant qu'un bref regard pour les diverses scènes de débauches sur son chemin. Un homme était en train de se faire détrousser dans une allée. Deux ivrognes se battaient autour d'une miche de pain. Une jeune fille, habillée comme une courtisane, accueillait son premier client. Il survola la ville rapidement et entra dans la forêt. Quand il vit se dessiner les contours de l'abri qu'il avait partagé avec Rangiku, il arrêta d'utiliser shunpo. Un siècle était passé et la cabane était toujours au même endroit. Recouverte de racines séchées de lierre, la toiture avait quelques peu rouillé avec le poids des années. Néanmoins, un tapis de camélia longeait l'allée devant le porche poussiéreux. Gin tituba dans l'herbe. Une... Puis deux gouttes de sang arrosèrent le sol. Les progrès de son subordonnée avait été tels qu'il n'y avait pas un muscle chez lui qui ne se rappelait pas leur affrontement. Il fit quelques pas avant de sentir l'air se cristalliser autour de lui.

- Tu pensais vraiment que tu pourrais t'échapper si facilement. Je suis peut-être arrivé trop tard pendant que tu combattais Kira...mais...

Gin esquissa un sourire sans se retourner. Non, il n'avait jamais pensé que ce serait aussi simple. Il pivota pour faire face au capitaine de la dixième division. Il s'était senti suivi depuis un petit moment déjà.

- Peu après votre défection, un soir qu'elle était saoule, Rangiku m'a amené ici. Elle était bouleversée. C'est la seule fois où je l'ai vu ouvertement pleurer .

Gin acquiesça doucement.

- Bienvenue à la maison. C'est le refuge de deux gosses des rues qui croyaient s'être trouvé au milieu d'un désert. Je te servirais bien le thé mais on n'a jamais eu de service.

Gin sentit le sol se dérober sous ses pieds. Il devait tenir bon. Il se concentra sur le petit capitaine. Son œil droit lui jouait un mauvais tour et ils voyaient floues dans les angles. S'il devait analyser la gestuelle du petit capitaine, il dirait qu'il discernait de la colère, de la rage même... Il devait pouvoir s'en servir. Il devait pouvoir... Ou... C'était peut-être le miroir de ses propres émotions. Il devait rester sur ses gardes.

- Je suis simplement excédé, Ichimaru. Je n'en peux plus de toi.

- Ce n'est pas très gentil de dire ça, petit génie. C'est pour ça que tu m'as laissé passer les portes du Seireitei.

Tōshirō continua, secouant la tête dans le déni.

- Tu penses que tu es au-dessus des autres. Rien ne compte pour toi. Je ne peux pas te pardonner ! Tout le mal que tu lui as fait... Tout le mal que tu lui feras en disparaissant de sa vie ! Je ne peux pas te pardonner, Kisama !

- Hum ?

Gin écarquilla les yeux avec un certain dédain, ses pupilles bleus glacier luisant même dans l'obscurité. Et après ? Comme s'il demandait son pardon ? N'était-ce pas présomptueux de la part d'Hitsugaya de penser que lui, Gin Ichimaru en avait quelques choses à cirer de la justice des shinigami ? N'avait-il pas déjà prouvé encore et encore qu'il était né sans maître et sans dieu ?

- Tu as encore laissé une traînée de cadavres dans ton sillage ! Pourquoi ? Hein ? Dis-moi !

- Toujours cette même rengaine, hein. Comme une ritournelle, la réponse est toujours la même! Et Pourquoi pas ?

Gin sentit sa migraine redoubler et le froid le saisir à nouveau. L'air commença à grésiller autour d'eux. Pourquoi Ran-chan ? Pourquoi l'avait-elle amené ici ? Pourquoi l'avait-elle fait entrer dans leur maison ? Il était... Il savait que... Il était furieux. Merde ! Il était furieux. Shinsō, qui montrait rarement le bout de son museau au cours d'un duel, ondula pendant quelques secondes derrière lui.

- Ils étaient sur mon chemin ! Cracha-t-il. Ils étaient sur mon chemin. Ils me gênaient.

Hitsugaya était sur son chemin aussi. Ce gosse arrogant ! Il était arrivé juste mille ans trop tôt s'il pensait pouvoir le stopper... Le stopper au nom de Rangiku qui plus est. Sa main caressa la garde du wakisashi. Tōshirō lui lança une gourde en peau. Il la rattrapa au vol, son visage momentanément troublé par une expression de surprise. Il observa l'objet qu'il avait en main avec méfiance.

- C'est de l'eau mélangé à une tisane médicinale d'Unohana. Cela devrait t'accorder un sursis de quelques heures. Je ne suis pas comme toi. Sans scrupule et venimeux. Je ne vais pas abattre un homme à terre.

Si jeune, il donnait déjà des leçons de morale ! Gin émit un nouveau ricanement en portant la gourde à ses lèvres. Il vida la gourde en quelques secondes.

- Ah ! Tu me flattes !

- Tu es prêt.

Gin haussa les épaules.

- Tu es très sérieux cette fois.

Tōshirō ne nia pas. Oui, il l'était. Gin fit claquer sa langue avec désinvolture.

- Tss ! Je n'ai pas le temps pour ça, gamin !

- Oui, tu n'as pas le temps. Ton temps est compté, Ichimaru. La potence t'attend. Et si je ne peux pas t'y trainer de force, c'est ici que tu mourras.

Ses yeux bleus laissèrent transparaître pour la première fois de sa vie, l'étendu de sa colère. Gin perdit son sourire et éleva la voix.

- Tu te fous de moi, je te dis que je n'ai pas le temps pour ça, Hitsugaya!

- Oh oui, c'est vrai ? Rangiku est enfermé dans son zanpakutō et chaque minute éloigné de son corps la rapproche d'une mort certaine.

Le shinigami aux cheveux argent resta interdit.

- Tu pensais que je ne le savais pas ? Tu pensais qu'Unohana ne m'avait pas prévenu ! Elle n'en a parlé qu'à Yamamoto et moi pour plus de sécurité. Il n'y a pas moyen de faire marche arrière. Les chances qu'elle se réveille d'elle-même... Les chances pour qu'elle ouvre les yeux... Elles sont presque de zéro. A la minute où Rangiku a utilisé son bankai pour te sauver, c'était fini !

Les larmes s'amoncelèrent dans les yeux de Tōshirō sans qu'il ne puisse s'en empêcher.

- Je l'ai senti. J'avais beau être inconscient, allongé sous un tas de gravats. Quand elle a utilisé son Bankai, je l'ai senti. C'était bien trop tôt pour qu'elle utilise son bankai. Blessé comme elle l'était... Elle s'est laissée enfermé et scellé dans son zanpakutō. Tout ça pour toi !

Gin secoua la tête.

- Donc tu vas la sacrifier ?

Le garçonnet ne répondit rien.

- Tu... Tu bluffes.

Tōshirō dégaina son sabre, soulevant un nuage de poussière autour de lui.

- J'ai une responsabilité ! J'ai une responsabilité parce que je suis capitaine. Et même Rangiku ne voudrait pas qu'il en soit autrement !

- Tu n'as rien compris ! Elle mourra si je ne la retrouve pas ! Il y a une chance... Une toute petite chance... Elle est toujours là... Je sais que je peux la ramener !

- Mais si tu la retrouves, l'ennemi mettra aussi la main sur toi. Le parfait guet-apens ! Ils se serviront de ton reiatsu pour canaliser le pouvoir d'Orihime, Aizen sera libéré et nous serons tous condamné. Le calcul est simple. Je peux sauver des millions de vie ou je peux sauver une vie. C'est le genre de choses que tu es incapable de comprendre, Ichimaru. C'est pour ça que tu as été incapable de comprendre qu'elle t'aimait pendant toutes ses années. Tu es de toute manière incapable de la rendre heureuse. Tu es incapable de faire passer tes sentiments après les siens... Tu es incapable de protéger quoi que ce soit.

Foutaises ! Gin déglutit avec peine. Les yeux grands ouverts, il ne réalisa qu'une chose.

- Si je te tue, je pourrais la retrouver.

- C'est tout ce que tu vois, n'est-ce pas ?

Oui, c'était tout ce qu'il voyait. Il était bel et bien ce genre de monstre. Tōshirō Hitsugaya l'avait si bien décrit.

- Nous sommes tous les deux face à un dilemme.

- Elle nous aime tous les deux.

- Quelques soit l'issue de ce combat, Rangiku, pleurera, n'est-ce pas ? Où qu'elle soit ! Cela la rendra triste. Acheva Tōshirō. Mais je peux sauver des vies en t'arrêtant. C'est tout ce qui compte.

Gin baissa la tête. Une rafale de pression spirituelle balaya les fleurs de cerisier décoratif. Des milliers de pétales flottèrent dans l'atmosphère. Haineko vibra contre lui. Il planta le katana dans le sol d'un coup sec.

- Tu as raison. Je t'ai sous-estimé, petit génie. Nous avons finalement quelques choses en commun.


Hitsugaya Tōshirō

Capitaine de la dixième division du Gotei 13

Ami d'enfance de Momo Hinamori.

De l'enfant, il n'avait que la taille. Son cœur était bien celui d'un homme.


- J'ai une responsabilité ! J'ai une responsabilité parce que je suis capitaine. Et même Rangiku ne voudrait pas qu'il en soit autrement.

Qu'essayait-il de faire au juste ? Essayait-il de s'expliquer ? De justifier sa...trahison ? Cela aiderait-il à alléger le poids sur son cœur. Rien n'était moins sûr. Tōshirō avait vu Kira tomber. Mais il n'avait rien fait pour lui porter secours. Ce n'était pas son combat. Kira avait besoin d'aller jusqu'au bout. Il arriverait trop tard de toute manière et son objectif était tout autre. Ils savaient maintenant ce que l'ennemi prévoyait de faire. Manatsu Dengeki avait même réussi à localiser l'emplacement de deux potentielles portes. Il n'avait pas chômé depuis. Yamamoto avait rassemblé ses troupes et penser une stratégie. Les prochaines 48h allaient être décisif. Il n'avait pas été surpris quand Soifon avait lancé un appel pour prévenir qu'on avait retrouvé les membres du corps correctionnel inconscient, certains morts.

Il avait aperçu Gin après son affrontement avec Kira et l'avait laissé prendre de l'avance volontairement. Il savait où se rendrait ce dernier. Il n'y avait qu'un endroit où il pouvait aller pour trouver refuge dans l'état où il était et c'était bien la cabane où il avait habité avec Rangiku. Aurait-il pu l'arrêter plus tôt ? Probablement. Mais il n'avait toujours pas la maitrise totale de son bankai. Il n'aurait pas pu l'arrêter sans faire d'importants dégâts ou sans blesser des innocents avec Daiguren Hyourinmaru. Le plus important... Oui, il avouait avoir une autre arrière-pensée. Il ne voulait pas être interrompu. Il ne voulait pas qu'un autre capitaine intervienne. Comme il avait jugé que Kira avait le droit de défier son ancien capitaine pour retrouver son honneur perdu, il avait décidé qu'il avait le droit de... Que Gin devait mourir ici.

- Elle mourra si je ne la retrouve pas ! Il y a une chance... Une toute petite chance... Elle est toujours là... Je sais que je peux la ramener !

Oui. Il savait bien. Tōshirō déglutit avec peine. Il s'était raccroché pendant plus de 90 jours à cet espoir. 100 jours plus tard, il était résolument prêt à lâcher prise parce que l'avenir du monde se jouait. Il n'était pas seulement question du bonheur de Matsumoto. Il était question de milliers d'innocents. Gin n'était pas bon pour elle. Il aurait dû faire plus pour elle quand elle était à ses côtés. Lui-même aurait dû faire plus pour elle. Il aurait dû lui dire que ses amis l'aimaient plus que le bâtard devant lui ne l'avait jamais aimé. Il aurait dû lui dire que... Il aurait dû être un vrai capitaine, un vrai soutien pour son lieutenant. Tōshirō avait été si empêtré dans ses propres problèmes qu'il n'avait pas vus à quel point elle souffrait. Au contraire, c'est Rangiku qui lui avait apporté du soutien. Il l'avait perdu... C'était trop tard. Il n'avait plus d'espoir. Il ne lui restait que la colère.

- Mais si tu la retrouves, l'ennemi mettra aussi la main sur toi. C'est un piège. Ils se serviront de ton reiatsu pour canaliser le pouvoir d'Orihime, Aizen sera libéré et nous serons tous condamné. Le calcul est simple. Je peux sauver des millions de vie ou je peux sauver une vie. C'est le genre de choses que tu es incapable de comprendre, Ichimaru. C'est pour ça que tu as été incapable de comprendre qu'elle t'aimait pendant toutes ses années. Tu es incapable de la rendre heureuse. Tu es incapable de faire passer tes sentiments après les siens... Tu es incapable de protéger quoi que ce soit, Ichimaru.

Il vit Gin cligner des yeux. Avait-il réussi à l'atteindre ? Mais très vite, le capitaine retrouva un visage neutre et son sourire.

- Si je te tue, je pourrais la retrouver.

Bien sûr. Ce monstre pouvait si facilement rationnaliser ses actes. Pendant toutes ses années, Tōshirō n'avait jamais compris pourquoi il était constamment comparé au capitaine de la troisième division, ce prodige qui avait terminé l'académie en un an. Aujourd'hui, cela avait encore moins de sens.

- C'est tout ce que tu vois, n'est-ce pas ?

Oui, c'était tout ce qu'il voyait. Il était bel et bien ce genre de monstre. Il n'y avait rien dans ses orbes bleus glaciers. Il n'y avait aucun sentiment noble.

- Nous sommes tous les deux face à un dilemme. Conclut-il pour la forme.

Il n'y avait aucun autre moyen d'en finir. Toutes les routes devaient les mener ici.

- Elle nous aime tous les deux.

Oui, il pouvait l'admettre. Rangiku les aimait tous les deux. Rangiku et ses bras maternels le serrant très fort contre elle lui revint en mémoire. Les larmes brouillèrent sa vue. Ce n'était pas très viril toute ses larmes. Mais il pouvait bien en verser pour son fidèle lieutenant.

- Quelques soit l'issue de ce combat, Rangiku, pleurera, n'est-ce pas ? Où qu'elle soit ! Cela la rendra triste. Acheva Tōshirō. Mais je peux sauver des vies en t'arrêtant. C'est tout ce qui compte. J'accomplirais mon devoir en t'arrêtant.

Gin baissa la tête. Une rafale de pression spirituelle balaya les fleurs de cerisier décoratif. Leur deux reiatsu poussèrent l'un contre l'autre. Gin planta le katana de Rangiku dans le sol d'un coup sec.

- Tu as raison. Je t'ai sous-estimé. Nous avons finalement quelques choses en commun.

- Nous avons une chose en commun. Cela m'a pris moi-même des années pour l'admettre. Dans quelques secondes, cela n'aura plus d'importance, Ichimaru.

Les nuages s'amoncelèrent dans le ciel recouvrant le soleil qui tendait de se lever derrière la montagne. Un nouveau jour... Les règles étaient sur le point de changer. Le ciel s'assombrit. D'un revers de main, Tōshirō balaya les larmes sur son visage. Gin soupira de fatigue et laissa les premiers rayons de soleil caresser son visage. Un écran de nuage noir recouvrit le soleil peu à peu. Il était certains que les choses allaient à nouveau changer. Le monde qu'il connaissait tel qu'il était ne serait plus. Gin n'en avait cure du monde. Il n'y avait jamais eu que Rangiku.

- Sōten ni zase, Hyourinmaru!

Gin pivota sur lui-même et libéra Shinsō qui partit en quête de sa cible. Dans la forêt déboisée, un groupe de corbeau s'envolèrent tandis que le métal rugit dans une explosion de reiatsu colorés.


Prochain chapitre= Fighting Spirit

Allez un petit commentaire pour la route ! Press down the" button", you know which one! Don't make me beg !