Chapitre 34 : Devil's Collocation
Coucou minna X3 Chapitre 34 déjà ! Je ne les vois pas passé ! (ou plutôt je ne vois pas les semaines passées, j'ai l'impression de poster tous les 2 jours !)
J'espère que ce chapitre vous plaira tout autant que les premiers, et merci pour tous vos commentaires et votre soutient ^^
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Restez dans mon antre, restez à mes côtés, je vous protégerais.
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Sans attendre une seconde après qu'il m'eu conseillé de changer de chemise je le mis à la porte de sa chambre afin d'être seul, sortir d'une pièce quand quelqu'un va se changer me paressait couler de bon sens mais le démon ne devait pas penser la même chose… J'attendis un peu avant de commencer à défaire les boutons de ma veste d'uniforme, au cas où il aurait oublié quelque chose qui le force à revenir, la voie étant libre je ne traîna pas plus et défit les boutons de nacre. La douleur de mon bras bien que moins présente ne manquait pas de signaler son existence lors de mouvements trop rapides qui devaient faire bouger le bandage, mais je devais admettre qu'il avait fait du bon travail. Une fois la chemise prêtée par le démon enfilée j'hésitais à sortir de la chambre, pourtant je devrais bien lui signaler qu'il pouvait s'occuper de mon uniforme (bien qu'il me paressait irrécupérable), mais je savais très bien que cette chemise m'était beaucoup trop grande et c'était un peu gênant qu'il me voit ainsi... Dans un vint espoir d'améliorer l'aspect je rentrais le bas de la chemise dans mon pantalon, mais j'abandonnais vite l'idée, c'était comme s'obstiner à faire rentrer une pile de livres dans une bibliothèque déjà surchargée.
Me déclarant vaincu j'abaissai la poignée de la porte de la chambre avec un peu d'appréhension, au moment où je fis un pas dans la petite pièce qui servait de salon l'ancien majordome sortit de la minuscule cuisine avec deux tasses de thé encore fumant. Il ne parut pas surpris que l'on entre dans la pièce exactement en même temps, lui. Mais ça ne me changeait pas tellement de d'habitude, j'avais parfois l'impression qu'il savait tout ce qui allait se passer et même pire, décidait de tout lui-même. Il me fit signe de m'approcher après avoir posé les tasses sur la table basse devant le canapé, en toute logique je pensai d'abord que c'était pour m'inviter à m'installer sur le canapé. Mais il me pris doucement par les épaules pour me tenir en place devant lui et s'agenouilla devant moi, commençant à remonter les manches de la chemise en de grands revers qui faisaient presque tout mon avant-bras, ne s'arrêtait qu'un peu avant mes coudes. J'étais tellement surpris qu'il s'occupe de ma tenue avec autant de naturel que je ne réagis même pas lorsqu'il rentra correctement ma chemise sous mon pantalon.
- « Vous voilà plus présentable, jeune comte. » Dit-il avec un sourire en se relevant, je ne repris pas mes mouvements tout de suite, encore trop choqué. Mais l'odeur du thé me remis les pieds sur terre et je décida de jouer la carte de l'ignorance en faisant comme s'il n'y avait rien eu d'anormal plus tôt. Je pris donc place sur le divan et saisit une des deux tasses, je remarquais au passage que le liquide brun qu'elles contenaient toutes les deux était exactement au même niveau. J'étais tenté de reposer la pièce de porcelaine pour aller chercher de quoi mesurer avec précision le niveau, mais gâcher la douceur de la boisson encore chaude aurait été du gâchis. De toute façon j'aurais l'occasion de vérifier cela plus tard, je ne comptais pas partir avant longtemps, rentrer chez ma tante serait du suicide et j'en avais assez de devoir me plier à toutes ses volontés. Elle ne cesse de tenter de me protéger contre des choses qui ont déjà attaqué… De vouloir éloigner des dangers qui sont déjà greffés à moi… Le mieux que je puisse faire est de partir et de régler tout cela par moi-même.
Sebastian alla rapidement dans sa chambre, je le vis emmener mon uniforme tâché de sang dans ce qui semblait être une petite salle de bain de là où j'étais, quelques secondes plus tard il était venu se poser à côté de moi, sa propre tasse dans la main. Cette fois-ci il n'avait pas la position négligée de la dernière fois, à son inverse j'étais beaucoup plus détendu que les premières fois où j'étais venu. Peut être m'adaptais-je au lieu inconsciemment, sachant que je devrais dorénavant rester ici. Maintenant que je repensais à ça… Lui avais-je dis que je comptais rester ?... Sûrement pas… Tant pis, lorsqu'il verra que je ne pars pas ce soir il se doutera bien que je comptais rester ! Pour le moment j'étais seul avec lui et je comptais bien obtenir des réponses à mes questions.
- « Tu savais pour le but d'Alois et tu n'as rien dit… » J'entamais la conversation de but en blanc, mais je ne voyais pas d'autre moyen d'aborder un sujet pareil, il répondit rapidement :
- « Je suis navré que vous ayez été blessé… Je ne pensais pas que vous feriez une escapade de chez votre tante si rapidement et j'ai donc négligé votre protection… » Alors il savait que j'allais partir de chez Mme. Red ? Comment… ? Ca me rassurait tout de même un peu qu'il n'ait pas prévu la date avec exactitude… Mais il n'en restait pas moins déstabilisent…
- « Pourquoi veut-il me tuer ? Et pourquoi ce Claude semblait de son côté ? » Il resta silencieux un petit moment, semblait réfléchir à des choses hors de ma portée pour le moment.
- « Les Trancy étaient une famille rivale des Phantomhive, ils se disputaient la place d'honneur au près de la royauté… Peut après la mort de vos parents la famille Trancy fit faillite, votre père avait placé une véritable bombe à retardement économique qui à écroulé les fondations de leurs placements. Et vous êtes le dernier Phantomhive, s'il vous tue je suppose qu'il se considérera comme vengé. » Je l'avais écouté avidement, toutes ces informations sur ma famille, toutes ces choses que je n'avais jamais sût… Pourquoi avais-je été dans l'ombre toutes ces années ? Il regarda mon expression un instant avant d'ajouter « Tout cela évidemment sont des histoires peu courantes, rares sont ceux au courrant, cela appartient au monde de l'ombre. Pour ce qui est du rôle de Claude… Il est impliqué par un contrat avec le jeune Trancy. »
- « Un contrat ? Comme celui que tu m'avais proposé ? »
- « En effet. D'ailleurs, ma proposition est toujours d'actualité. » Il retrouva le sourire avec sa dernière phrase, on aurait dit qu'il tenait à ce contrat… Je préférais détourner le regard de lui, dans une telle circonstance c'était le sourire d'un prédateur qui tendait un piège à sa proie.
Les réponses sur ma famille qu'il m'avait données continuaient de tourner et se retourner dans mon esprit, je m'efforçais de réfléchir à mes rares souvenirs, cherchant des faits qui les confirmeraient, mais rien… Il me parlait de ma famille mais celle-là je ne l'a connaissait pas. Peut-être se trompait-il ? Comment tout cela avait-il pu se jouer dans mon dos ? Comment avais-je pu n'entendre aucune rumeur à ce propos ? Comment mon père, bien que souvent absent, pouvait garder ce sourire dans mon esprit alors qu'il était en plein combat commercial ? Pourquoi est-ce que c'était au démon qui avait servit ma mère de m'apprendre tout cela ? Les démons en savaient-ils toujours autant ?
Je ne sais combien de temps exactement je restai ainsi, à explorer le passé et les fibres de souvenirs de mes parents pour essayer d'y déceler cette vérité, mais Sebastian resta assis de la sorte pendant tout ce temps, sans dire un seul mot. Je lui étais reconnaissant pour sa discrétion, il devait avoir saisi l'importance de tout cela pour moi, ou alors, il n'avait rien à dire. A un moment la statue sombre qu'il était devenu retrouva sa capacité de mouvement, il se leva de la surface mousseuse, me tirant de mes pensées, et débarrassa sa propre tasse, la mienne étant à peine entamée. Je le regardai curieusement lorsqu'il se saisie d'une veste légère et d'un porte monnaie qu'il sortie d'un tiroir d'un buffet, il sentit rapidement mon regard et répondit simplement d'un « Je vais acheter de quoi préparer le dîné. » qui donnait un air d'évidence à la situation. Un air plus qu'agaçant.
Pour ma part je ne lui répondis rien, qu'avais-je à dire ? Il y irait que je le veuille ou non et de toute façon, je n'avais aucune envie de l'en empêcher. Il sortie de l'appartement, un déclique mécanique montra qu'il avait fermé à clef, peut-être bien était-ce la première fois que ce verrou servait à quelque chose. Je n'aurais sût dire s'il m'enfermait ou s'il faisait ça au cas où quelqu'un entrerait… Le simple déclic de ce verrou me donnait envie de sortir par la fenêtre pour lui apprendre à me traiter comme un enfant ou pire, un animal de compagnie.
J'étais dorénavant seul dans l'appartement, je ne savais pas pour combien de temps il en aurait et je n'avais vraiment pas envie de rester assis ici à l'attendre… Pourquoi allait-il acheter quelque chose d'abord ? Voulait-il me servir un repas plus riche que ce qu'il aurait eu l'habitude de manger ? Piqué par la curiosité je me dirigea jusqu'à sa cuisine et ouvrit les premiers placards que je vis dans l'espoir qu'il aurait des sucreries. Mais ils contenaient quelques pièces de vaisselles seulement… J'ouvris un second placard, cette fois vide. Un troisième, toujours vide. Les placards ne contenaient pas la moindre miette de nourriture, même les plans de travail n'avaient pas d'épices. Les démons ne mangeaient donc pas ?
J'aurais encore pu chercher ailleurs, peut être il y avait il des organes cachés quelque part, les démons étant connu pour leur cruauté, mais l'ouverture de la porte me força à quitter mon investigation. Je retournai donc dans le petit salon et vis Sebastian, les bras chargés de sacs de nourriture, qui entrais à peine dans l'appartement.
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Quittez les dangers, laissez les formalités, je vous défendrais.
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Merci d'avoir lu encore cette fois là X'3 Des réponses enfin ! Ca devait vous manquer ! Et pour une fois super rapide, je regretterait presque de ne pas vous faire attendre plus longtemps XP
Merci merci à toutes et tous ! (Ps : Vous avez vu, bientôt 200 commentaires ?)
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- TP (chapitre 13), merci pour ton commentaire ^^ Et je fais de mon mieux pour garder les caractères originaux, je suis heureuse d'y arriver ! Si tu vois un détail qui ne va pas n'hésite pas à me le dire !
