Voilà un tout nouveau chapitre. Il n'est reste dorénavant plus que 14 avant la fin de l'histoire.

Merci encore et toujours pour votre fidélité vous êtes super!

Have fun!


Chapitre 36

Harry - qui avait passé la nuit avant son retour à Poudlard au Terrier pour qu'il puisse y retourner avec les Weasley, Hermione et Neville - fut réveillé aux sons familiers de Ron et Hermione se chamaillant. Sérieusement, pourquoi lui avait-il fallu si longtemps pour se rendre compte que ces deux-là exsudaient la tension sexuelle non résolue ? Ah, oui, pour la même raison, qu'il lui avait fallu six ans pour réaliser que Ginny l'aimait: il ne se rendait jamais compte de rien à l'époque.

"Si tu veux savoir, M. Croupton a de la chance que personne à la Gazette du Sorcier ne sache à quel point il est cruel envers les Elfes !" Hermione dit avec colère.

"Qu'est-ce que tu racontes ?" répondit Ron, l'air exaspéré. "Il était très gentil avec elle ! Il lui a permis de rester dans sa tente pendant le match parce qu'elle avait le vertige et tout !"

"Il ne paie pas Winky," rétorqua sèchement Hermione. "Par conséquent, c'est son esclave."

"Personne ne paie les Elfes de Maison, Hermione," répliqua Ron. "C'est le but d'avoir un Elfe de Maison !"

"Harry le fait," Hermione le montra du doigt tandis qu'il entrait dans la pièce.

"Laissez-moi en dehors de ça," demanda Harry, mais il fut complètement ignoré.

"Ouais, ben Harry n'est pas exactement un exemple type de normalité, n'est-ce pas ?" souligna Ron. "D'ailleurs, de ce que j'ai vu, Dobby a un grain aussi."

"Bien que je déteste m'impliquer dans vos querelles de couple - et croyez-moi, je déteste vraiment ça - Ron a raison," déclara Neville, sans doute attiré dans la cuisine par le bruit des hurlements. "La plupart des Elfes de Maison sont offensés si tu essaies de les payer. Ils ne veulent pas être libres."

"Donc, tu est entrain de dire qu'il est normal d'asservir toute une race de créatures magiques ?" demanda Hermione en colère, en se tournant sur lui.

"Je ne dis rien de la sorte," Neville leva les mains dans un geste d'apaisement. "Mais c'est comme ça que les Elfes de Maison pensent. Si tu leur donnaient à tous des vêtements aujourd'hui et que tu les forçaient à accepter de l'argent pour leur travail, moins de gens voudraient d'eux et ça les rendraient très malheureux. Si tu veux du changement, tu dois changer la mentalité des gens avant tout."

"Hmph."

"D'ailleurs, étant donné que les Elfes de Maison sont toujours asservis et que M. Croupton ne semblait pas être très violent quand vous avez rencontré Winky, je ne connais personne - et encore moins la Gazette du Sorcier - qui s'en soucie vraiment," souligna Harry.

"Harry, maman voulait que je te donne ça," Ginny arriva derrière lui et jeta un paquet dans sa main.

"Oh, euh ... merci, je suppose," dit Harry, un peu confus. "Qu'est-ce que c'est ?"

"Maman a pensé que, puisque tu étais en vadrouille avec Sirius tout l'été, tu n'aurais pas eu le temps de faire tes courses pour l'école donc elle a pris un peu d'or de ton coffre-fort et l'a fait pour toi," expliqua Ginny.

"Pourquoi votre mère a-t-elle accès à mon coffre chez Gringotts ?" demanda Harry immédiatement.

Ginny haussa les épaules. "Qui sait ?"

"Sérieusement, j'ai besoin d'avoir une liste des personnes autorisées parce que vraiment, le seul qui devrait être en mesure d'y accéder c'est moi et, à cause de mon statut de mineur, mon parrain," décida Harry.

Ginny soupira bruyamment . "Pourquoi est-ce que tu rends toujours les choses aussi difficiles ? Tu ne peux pas être reconnaissant qu'elle ait acheté tes fournitures scolaires pour toi ?"

"Si bien sûr," admit Harry. "Sauf que j'ai déjà payé Dobby pour qu'il le fasse pour moi."

"Oh," dit Ginny. "Eh bien, c'est embarrassant…"

"Oh,ne t'inquiète pas," Harry agita la main comme si cela n'avait aucune importance. "Je peux toujours les vendre pendant l'année à ceux qui auront besoin de remplacer un de leurs livres. Ce sera beaucoup plus rapide que par hiboux. Et c'est une très bonne idée…"

"Eh bien ... au moins tu vois le bon côté des choses," dit Ginny avec hésitation.

"Ça veut dire que j'ai deux tenues de soirée ... " songea Harry. "Je ne vais en porter qu'une cependant, mais ... Hé, Ron," appela-t-il.

"Ouais ?" Ron, qui continuait à se chamailler avec Hermione, tourna les yeux vers lui.

"En raison d'une erreur de shopping, j'ai maintenant deux tenues de soirée. Or je n'en ai besoin que d'une. Tu veux que je te prête l'autre tenue ?" proposa Harry.

Ron fit une grimace."Harry. Tu sais ce que je pense de la chari-"

"Linge propre !" annonça Mrs Weasley, en entrant dans la pièce et en tendant des robes aux différents occupants.

"Maman, tu m'as donné la nouvelle robe de Ginny," dit Ron, tenant dans ses mains une robe longue en velours bordeaux à jabot (pour le moins moisi) au niveau du col et aux manchettes en dentelle assorties. Harry se demanda vaguement pourquoi Molly avait toujours essayé de faire porter du bordeaux à Ron. Elle avait exactement la même couleur de cheveux que lui; elle avait sûrement du réaliser que cette couleur ne lui allait vraiment pas au teint depuis le temps ? Et… est-ce que le bordeaux était la seule couleur disponible en soldes ? Ne pouvait-elle pas utiliser un sort pour changer la couleur ?

Ginny renifla. "Je t'en prie. Je préfère mourir que de porter ça."

"Mais… alors ?" commença Ron, toisant la robe de soirée nerveusement.

"Ginny !" gronda Molly. "Ceci est ta nouvelle robe de soirée, bien sûr."

"Okay," Ron hocha la tête. "Harry, ton offre tient toujours ?"

"L'offre que j'ai faite il y a deux minutes ?" demanda Harry de manière rhétorique. "Bien sûr."

"Super," Ron eut l'air soulagé.

"Qu'est-ce que c'est que cette offre ?" s'enquit Molly curieusement.

"Harry me prête sa tenue de rechange pour ... ce pour quoi on a besoin de robes de soirée," expliqua Ron.

La bouche de Molly devint une ligne mince. "Certainement pas. Tu vas porter cette robe de soirée et tu vas l'apprécier, jeune homme !"

"Mme Weasley," Harry la coupa en hésitant, espérant que la matrone Weasley ne lui arrache pas la tête.

"Oui, mon chéri ?" répondit-elle chaleureusement.

"Je n'ai pas besoin de deux robes de soirées mais j'en ai actuellement deux. Si je ne laisse pas Ron utiliser la deuxième je finirai sûrement par la donner à Dobby et comme elle est trop grande pour lui, il va probablement la découper et l'utiliser comme chiffon de nettoyage et ce tissu est de bien trop bonne qualité pour ça," dit Harry sincèrement.

"Eh bien ... " Molly eut l'air de considérer l'offre.

"En plus, tu devrais voir la robe de Ginny," Ron tendit le doigt vers la très jolie robe bleu roi de sa sœur.

"Ginevra," s'exclama Molly. "Où as-tu-?"

Ginny lança un regard meurtrier à son frère. "Il y avait des soldes," mentit-elle, refusant toujours d'avouer qu'elle avait de l'argent, de peur que ses parents n'essaient de la faire attendre jusqu'à ce qu'elle soit en âge d'y accéder pour qu'elle en fasse usage de manière responsable. Eh bien, elle ne voulait pas être responsable, elle voulait arrêter de porter du bordeaux pour ... ce dont ils avaient besoin avec ces robes de soirée.

"Nous parlerons de ceci plus tard, jeune fille," promit Molly en quittant la pièce.

Ginny renifla. "Quand ? Je retourne à Poudlard demain."

"Elle est vraiment effrayante," dit Hermione doucement.

"Oh, vous étiez encore dans la pièce tous les deux ?" demanda Harry, en les regardant, elle et Neville. "Pourquoi n'avez-vous rien dit durant les dix dernières minutes ?"

"On sait qu'il ne faut pas provoquer la célèbre colère Weasley," expliqua Neville. "Vous savez, elle me rappelle vraiment ma Grand-mère ... en plus maternelle."

"La célèbre colère Weasley ?" répéta Harry, incrédule. Comme ses quatre amis acquiesçaient, il se mit à rire. "Les gars, M. Weasley est l'une des personnes les plus placides que j'ai jamais rencontré. Celle qui a un sale caractère c'est Mme Weasley et c'est une Prewett, donc ça ne serait pas plutôt 'la célèbre colère Prewett' ?"

"Je.. suppose," Neville concéda, l'air de s'en foutre royalement.


Le lendemain, sur la plate-forme 9 ¾ , Bill et Charlie s'amusèrent beaucoup à taquiner leurs jeunes frères et sœurs. Mais pas Percy, qui était trop occupé à être un adulte responsable et essayait de travailler. Cela était clairement un signe que Percy détestait sa famille et cherchait une excuse pour les rejeter.

"Je vous reverrais tous sûrement plus tôt que vous le pensez," déclara Charlie, souriant tandis qu'il embrassait Ginny.

"Pourquoi ?" Fred demanda vivement.

"Est-ce que tu vas être en Grande-Bretagne pour Noël ?" Harry demanda innocemment.

"... On va dire ça," répondit Charlie. "Après tout, si c'était pour toute autre raison, je ne serais pas censé en parler étant donné que c'est une... comment on dit …'information classifiée jusqu'à ce que le ministère juge bon de révéler'."

"Je me demande vraiment pourquoi c'est un si grand secret. Je veux dire, quiconque, même vaguement connecté avec le ministère est au courant, mais les élèves de Poudlard non ?" se plaignit Harry.

Charlie le regarda curieusement. "Comment toi tu le sais-?"

"Je sais tout," dit Harry sérieusement.

"Je croyais que c'était ta cicatrice," dit Hermione.

"Ma cicatrice fait partie de moi," Harry haussa les épaules.

"Vraiment, parce que quand tu disais que tu n'étais pas voyant l'autre jour-" commença

Hermione.

"Arrête de pinailler," lui dit Harry, ignorant son air indigné et se retournant vers les adultes

Weasley.

"Donc, tu sais pourquoi je souhaite revenir à Poudlard cette année," dit Bill, l'air presque

mélancolique.

"POURQUOI ?" demanda George avec impatience.

"Probablement parce qu'être un adulte c'est nul," proposa Harry. "Quoi que, étant donné que c'est un briseur de sorts qui voyage beaucoup, je ne vois pas pourquoi il voudrait revenir passer les examens de Rogue."

"Les gars, vous allez avoir une année intéressante," se défendit Bill. "Je vais peut-être même prendre quelques congés pour venir voir."

"Venir voir quoi ?" interrogea Ron

Neville haussa les épaules. "Qui sait ? Chaque année passée avec Harry est assez intéressante et puisque personne n'a essayé de le tuer l'an dernier - sauf peut-être le professeur Rogue pour avoir donné des idées à Sirius - cette année devrait donc être deux fois plus mortelle."

"Comment cela serait possible ?" demanda Ginny d'un air interrogateur.

"C'est Harry," dit Neville, comme si cela expliquait tout. Ce qui était un peu le cas.

"Merci de nous avoir reçu, Mme Weasley," dit Hermione.

"Ouais, merci pour tout," ajouta Neville.

"Oh, c'était avec grand plaisir, mes chéris," déclara Mme Weasley.

"Oh, c'est un grand plaisir quand c'est les amis de Ron," marmonna Fred.

"Mais quand ON VEUT recevoir des gens c'est toujours 'on verra'," approuva George.

"Ou quand je veux recevoir des amis c'est 'les amis de Ron ont environ le même âge' ou 'Luna vit juste au-delà de la colline'," contribua Ginny. Les jumeaux lui lancèrent un regard noir pour avoir cassé leur rythme. "Désolée."

"C'est du favoritisme flagrant, voilà ce que c'est," renifla Fred.

"Tout à fait, Fred," George acquiesça.

"Non, c'est parce que la dernière fois que Lee Jordan est venu vous voir vous avez fait sauter la maison," corrigea Mme Weasley.

"Juste un peu !" insista Fred.

"Et vous l'avez réparée en cinq minutes de toute façon," termina George.

"Quoi qu'il en soit," soupira Mme Weasley. "Je vous inviterais bien tous pour Noël, mais ... eh bien, je pense que vous allez tous vouloir rester à Poudlard, avec ce qui... enfin bref."

"Oh, sérieux !" Ron gémit tandis qu'ils cherchaient un compartiment. "Maman sait aussi ? Elle ne fait même pas parti du ministère ! Pourquoi tu ne veux pas simplement me dire ce qu'il se passe, Harry ?"

"Je pourrais," convint Harry. "Mais j'ai pas envie."

"Tu ne vas rien leur dire sur le Tournoi des Trois Sorciers ?" s'enquit la voix éthérée de Luna, derrière eux.

"Non," dit Harry joyeusement.

"C'est quoi le Tournoi des Trois Sorciers ?" interrogea Hermione, l'air un peu irrité de ne pas savoir alors que clairement tout le monde savait.

"C'est une compétition qui a été créée il y a sept cents ans entre Poudlard, Beauxbâtons et Durmstrang. Un représentant de chaque école est choisi et les trois champions s'affrontent dans trois épreuves magiques. Tous les cinq ans, les écoles se relayent pour accueillir le tournoi. Il y a plusieurs siècles, cependant, le nombre de morts est devenu trop élevé et il a été annulé," expliqua Neville.

"Le nombre de morts ?" répéta Hermione, horrifiée.

"Ben oui, Hermione," dit Ron. "Tu réalises à quel point c'est facile de mourir juste en allant à Poudlard, même sans le danger supplémentaire ajouté."

"C'est affreux", murmura Hermione. "C'est une bonne chose qu'il ait été annulé."

"T'as pas entendu Luna ?" demanda Harry. "Ils l'ont rétabli."

"Je suis sûre que Dumbledore est plus sensé que ça," répondit Hermione avec scepticisme.

"Je ne parierais pas là-dessus," murmura Harry.

"Ce n'est pas grave, Harry," lui dit Luna. "Un de ces jours, la puissance de notre folie deviendra trop pour elle et elle sera obligée de nous croire."

"Je sais," acquiesça Harry. "J'aimerais juste que ce jour soit aujourd'hui."

"... Père dit que Durmstrang prend une ligne beaucoup plus sensible que Poudlard sur les Arts Sombres. Les élèves de Durmstrang les apprennent réellement, et pas seulement les stupidités de défense que nous faisons," dit Draco tandis qu'il entrait dans leur compartiment, suivi de ses deux fidèles comparses. "Mère a mis son veto et a dit que jamais un de ses fils ne serait vu dans un uniforme de Durmstrang. Je vois ce qu'elle veut dire, je l'admets. Je veux dire, qui porte de la fourrure de nos jours, franchement ? ... Mais quand même... comme j'aurais aimé apprendre toutes sortes de sorts maléfiques…"

"Donc tu penses que Durmstrang t'aurait convenu, n'est-ce pas ?" dit Hermione avec colère. "J'aurais aimé que tu y ailles, on n'aurait pas eu à te supporter."

Draco leva un sourcil. "T'as sorti les griffes aujourd'hui, Granger ? Ou tu es simplement énervée que Durmstrang n'accepte pas les nés-de-Moldus ?"

"Non," dénia Hermione. "Durmstrang a juste une réputation horrible ! Selon le Palmarès Européen des Écoles Magiques, il met beaucoup trop l'accent sur la magie noirel."

"Cela ne signifie pas une horrible réputation," souligna Neville. "Bien que la politique d'interdiction aux Nés-de-moldus n'attire certaines critiques de la part des plus modérés de la société sorcière."

"Alors ...tu vas tenter ta chance, Weasley ?" demanda Draco, déjà ennuyé avec la discussion sur l'école dans laquelle il avait choisi de ne pas aller. "Tu vas essayer de gagner un peu d'argent pour que Potter n'ait pas à tout vous acheter ?"

"Tenter ma chance dans quoi ?" Ron demanda d'un air absent.

"Tu ne sais pas ?" Draco eut l'air amusé. "Ton père et trois de tes frères sont impliqués, et tu ne sais pas ? Et toi, Potter? Tu ne rates jamais une occasion de faire l'intéressant, après tout."

Harry haussa les épaules. "Probablement. J'ai entendu dire qu'ils utilisent une ligne d'âge pour empêcher quiconque de moins de dix-sept ans d'entrer dans la compétition, mais je ne vais pas laisser ça m'arrêter. Et la raison pour laquelle ils ne savent pas ... Luna a essayé de leur dire, mais ils ne la croient pas. Ce qui est étrange parce qu'elle a raison le plus souvent ..."

"C'est parce que ce que je dis semble étrange," expliqua Luna. "Et pour citer mon joueur de cricket favori, 'dans un monde de fous les gens sains d'esprit apparaissent fou'."

"Comment toi tu es au courant de ce tournoi ?" interrogea Ginny.

"Attend, tu crois Luna et Harry ?" demanda Ron avec incrédulité.

Ginny hocha la tête. "Je connais Luna depuis des années et tout le monde sait que plus les choses qui sortent de la bouche de Harry semblent cinglées plus elles sont justes et précises."

"Certes," reconnu Neville.

"Oh, mon père l'a appris il y a des lustres," dit Draco avec désinvolture. "Il l'a entendu de la bouche de Cornelius Fudge."

"C'est contre les règles, car c'est censé rester secret jusqu'à ce que l'information soit prête à être révélée !" protesta Hermione. "Donc, ce que ton père a fait, Malfoy, c'est mal !"

Draco la fixa sans ciller. "Tu t'attend honnêtement à ce que ça me fasse quelque chose là ?"

"Oui," lui dit Hermione d'un air de défi.

Draco rit. "Mon père a été accusé d'être un Mangemort après la chute du Seigneur des Ténèbres et cette accusation ne cesse de revenir chaque fois que quelqu'un ne l'aime pas. En tant que Sang-pur riche et puissant, beaucoup de gens ne l'aiment pas. Alors comparé à voir ton père accusé d'être un terroriste, tu crois vraiment que ça importe le moins du monde s'il m'a parlé de ce tournoi stupide quelques semaines à l'avance ?"

"...ça devrait," répéta Hermione.

"Peu importe," Draco secoua la tête, quittant le compartiment, Crabbe et Goyle le suivant silencieusement.

"Vous croyez que Goyle sache parler ?" demanda Harry, négligemment.

"Et Crabbe alors ?" rétorqua Ron. "J'ai toujours pensé qu'il avait l'air le plus stupide."

"C'est peut-être pas le gars le plus brillant," concéda Harry, se remémorant comment il avait réussi à se tuer lui-même avec un Feudeymon qu'il n'aurait vraiment pas du invoquer en premier lieu. "Mais il n'est pas aussi stupide."

"Ta cicatrice encore ?" s'enquit Hermione avec scepticisme.

"Peut-être," murmura Harry.

"Hey Luna," Ginny demanda soudain. "Tu y crois, toi, à la cicatrice psychique de

Harry ?"

"Oh non," la jeune fille blonde secoua la tête.

"Alors, comment expliques-tu qu'il sache toujours tout ?" interrogea Neville.

Luna cligna des yeux. "Il vient du futur évidemment."

Hermione la fixa pendant une demi-seconde avant d'éclater de rire. "C'est encore moins probable que le fait que sa cicatrice soit semi-consciente."

"Ce qui est totalement le cas," Harry réussit à dire, car c'était réellement un Horcruxe, tout en regardant Luna de manière spéculative.

"Qu'est-ce qui te fait dire cela ?" Ginny voulu savoir.

"Eh bien, sinon comment l'expliqueriez-vous?" demanda Luna d'un ton raisonnable.


Elaelle: J'ai pas compris ton coup de gueule mais j'ai bien ri alors merci ^^