Coucou ! Ca faisait un p'tit bout de temps hein ?
Bon d'accord, un gros bout de temps…Mais c'est pas de ma faute ! Entre le manque d'inspiration, mon internet hyper lent à qui il faut un quart d'heure pour charger une page, l'école, le manque d'inspiration, le stress d'un voyage à Londres (qui s'est révélé être gé-ni-al !), le manque d'inspiration et euh, ai-je cité le manque d'inspiration ?
Bref, ce chapitre, il a mis longtemps à s'écrire. En plus, il est pas fameux. Il sert à que dalle, il est bizarre et j'ai pas réussit à mettre ce que je voulais mettre dedans.
Mais je le poste quand même parce que je sais que je ne pourrais pas l'améliorer et aussi parce qu'aujourd'hui est un grand jour ! Pour vous, comme pour moi !
Si si, je vous assure ! Remontez un peu les yeux et allez voir la date de publication. C'est fait ? Allez voir la date de dernière mise à jour.
Alors ? Et oui ! Un an que je lis vos merveilleuses reviews ! Un an que j'ai posté le premier chapitre de cette fic. A l'époque, je pensais encore naïvement que personne n'allait aimé. Je me rappelle encore du bonheur que j'ai éprouvé en recevant huit reviews en une soirée…Dire que maintenant j'en ai presque trente par chapitre !
Enfin, j'arrête de m'extasier et je vous laisse lire en paix !
Bonne lecture !
Alice
-Je ne vois toujours pas pourquoi on doit faire ça, déclarais-je en me débattant avec les draps propres. Ils pourraient aller dormir à l'hôtel.
Edward me posa des draps bleus propres et pliés dans les mains alors que papa me lançait un regard agacé.
-On en a déjà parlé Alice, soupira-t-il pour la énième fois. C'est de votre faute s'ils viennent, donc vous assumez en partageant vos chambres. Estime-toi déjà heureuse que je ne te force pas à lui prêter ton lit pendant leur séjour ici.
-On voulait juste vous rendre service nous, grommelais-je.
-Hé ben, ça t'apprendra à te mêler de ce qui te regarde.
-Qu'est-ce que j'y peux moi si vous êtes tous incapable de vous débrouiller sans mon aide ? protestais-je avec un long regard appuyé en direction d'Edward.
Il baissa les yeux, gêné. Bella ne m'appelait plus et c'était à peine si elle répondait à mes messages. Il savait aussi bien que moi que c'était entièrement de sa faute à lui et que je n'étais pas prête de lui pardonner. Le pire, c'est qu'il ne semblait rien vouloir faire pour arranger les choses.
-Le sujet est clos Alice, Charlotte dormira avec toi et Rosalie, un point c'est tout ! décréta papa sur un ton sans appel en posant un oreiller sur le tas de couvertures que je portais déjà. Va aider Rosalie maintenant.
Je soupirais et me dirigeais vers l'escalier en tentant de ne rien faire tomber. Malgré la difficulté de grimper des marches sans voir où on mettait les pieds, je parvins à l'étage saine et sauve. Evidemment, c'était sans prévoir le fait que Seth aurait décidé de s'allonger juste dans le passage et que je me prendrais les pieds sur lui.
Je me sentis partir en arrière et eut le réflexe de me rattraper à la première chose qui me tombait sous la main…autrement dit le linge que je portais. Pas très utile comme prise.
Ma vie défila devant mes yeux – bon d'accord, la tapisserie défila devant mes yeux – quand soudain un bras se glissa derrière mon dos et m'aida à me redresser.
-Merci, grognais-je à l'intention de mon sauveur.
Jasper évidemment. Qui d'autre ? C'est toujours les gens qu'on tente d'éviter que l'on croise le plus souvent. Et le fait d'habiter dans la même maison qu'eux n'aidait pas. Je ne voulais pas lui parler. Ni à lui, ni à sa sœur. Ils nous avaient arnaqués en nous faisant accepter la venue de leur tante sans prévenir qu'elle viendrait avec sa brochette de gosses. C'était des traîtres et je n'aurais même pas du tenter de sympathiser avec eux.
Comme si faire quoique ce soit avec Rosalie Hale pouvait m'apporter quelque chose. Encore qu'à elle, je voulais bien lui parler là dans l'immédiat. Une bonne dispute me permettrait de relâcher mes nerfs. Parce que Jasper, en plus d'être un traître, était beau comme un dieu, gentil et m'attirait irrésistiblement, ce qui ne m'aidait pas à le détester.
J'inspirai un grand coup en m'efforçant de ne pas croiser son regard et lui collais la moitié de mon chargement dans les bras.
-C'est pour ton cousin, déclarais-je avant de filer vers ma chambre.
A la seconde où j'ouvris la porte, je sentis la colère m'envahir face au spectacle qui m'attendait.
Rosalie, cette fille sur laquelle je rêvais de passer mes nerfs quelques secondes plus tôt, était en train de jeter toutes mes peluches dans un vieux sac en plastique tout puant sans aucune délicatesse.
-Qu'est-ce que tu fous ? grognais-je d'un ton menaçant.
S'il y a un truc à savoir sur moi, c'est que mes peluches, elles sont sacrées.
Quand j'étais petite, j'étais persuadée que si mon père refusait de m'en acheter une, ça signifiait qu'il ne m'aimait plus. J'en réclamais dès que possible et, la plupart du temps, j'avais gain de cause. Résultat, à douze ans, je possédais plus de peluche que je ne pouvais en compter. Un jour, papa m'a forcé à faire le tri mais bon, ça c'est une autre histoire.
Ce qu'il faut retenir, c'est que pour pouvoir toucher à mes peluches adorées, il fallait une autorisation du président en cinq exemplaires. Et surtout, surtout, ne pas s'appeler Rosalie Hale.
-Je range, me répondit-elle sur un ton désinvolte en jetant Whisky (c'est un Husky en fait, mais bon, j'avais sept ans à l'époque et je savais pas super bien prononcer) dans le sac.
Sa décontraction me révolta et je laissais tomber les draps que je tenais par terre.
-Mais pourquoi tu touches à mes affaires ? Et de quel droit tu te débarrasses de mes peluches ?
-Ma cousine est allergique à la poussière, alors ma mère m'a demandé de virer tout ce qui pourrait la rendre malade. D'ailleurs, rends-toi utile pour une fois et passe l'aspirateur au lieu de t'exciter pour trois nounours.
Je lui lançais un regard haineux, lui arrachais le sac des mains et le vidais sur mon lit avant de m'avachir au milieu de mes peluches.
-C'est TA cousine, que TU as invité donc TU te démerdes !
Je la laissais bouillir de rage et vérifiais mes messages. Bella ne m'avait toujours pas répondu…Abruti de frangin !
Furieuse contre tout le monde, et triste de ne pas pouvoir me confier à ma meilleure amie, je me roulais en boule en serrant Lapin, mon petit lapin blanc, contre mon cœur. C'était mon doudou, choisi par Emmett le jour de ma naissance. Aujourd'hui, il tirait plus sur le gris que sur le blanc mais bon, le serrer contre moi me réconfortait toujours autant.
-Range tes jouets de bébés ! m'ordonna Rosalie d'un ton supérieur.
-La ferme !
-Carlisle ! appela-t-elle en ouvrant la porte. Il y a Alice qui veut rien faire !
Je ricanais.
-Super Rosalie, t'as quitté la crèche pour entrer en maternelle ?
-Regarde-toi avant de parler. C'est pas moi qui dors avec mes doudous !
Je lui balançais mon coussin à la figure.
-Dégage d'ici !
-C'est ma chambre !
-C'est aussi la mienne !
-J'ai jamais demandé à la partager avec toi !
-Moi non plus ! Et je…
-Les filles !
Papa se tenait dans l'embrassure de la porte et n'avais franchement pas l'air content.
-Je peux savoir à quoi vous jouez ?
-Je rangeais tranquillement la chambre quand Alice est venue foutre le bordel ! m'accusa Rosalie.
Je lui jetais un regard noir.
-Elle se débarrassait de mes peluches !
-Alice, sa cousine est asthmatique, me répondit calmement mon père.
-Mais merde ! m'énervais-je. Vous me prenez Seth, puis mes peluches, c'est quoi le prochain sur la liste, mon matelas ? Vous voulez pas que j'aille dormir sous une tente tant qu'on y est ? Sous la pluie, histoire que je choppe la crève et que j'y reste !
-Quelle bonne idée, susurra Rosalie.
Je jetais un regard désespéré à papa en lui montrant mon lapin.
Ce petit lapin qui ne m'avait jamais quitté depuis le jour de ma naissance. Celui qui avait toujours été à mes côtés pour me consoler des gros chagrins. Celui qui avait comblé le vide d'amour maternel dans mon cœur.
S'il me forçait à me séparer de lui, même pour une nuit, tout était fini. Mon père ne serait plus jamais mon papa.
-Garde juste le lapin, soupira-t-il finalement. Mais emballe les autres et aide Rosalie.
J'articulais un merci silencieux puis il partit voir ce que faisaient les garçons. Je me mis à re-remplir le sac (avec délicatesse, moi !) et offrit un sourire narquois à Rosalie.
-Tu attends quoi pour aspirer ? On n'aura jamais fini à temps si on ne s'active pas.
Esmé
J'étais dans le hall de l'aéroport, attendant que l'avion atterrisse. Il avait déjà dix minutes de retard mais je profitais de ces quelques minutes de calme, sentant qu'avec trois enfants de plus, ça allait être la foire chez nous. Enfin, plus que ça ne l'était déjà en tout cas.
J'eus un rire nerveux en repensant à ces trois derniers jours. Après le message de Véra, Emmett nous avait raconté tous les plans qu'ils avaient montés dans le but de nous réconcilier, Carlisle et moi. Malgré mon amusement face au récit très…théâtrale d'Emmett, je les avais réprimandés en leur reprochant de se mêler de ce qui ne les regardait pas. Ce qui m'avait réellement surprise, c'est que, bien que je m'adressais surtout à mes propres enfants, Emmett et Edward se sont excusés envers moi. Pas envers leur père, mais bien envers moi !
Seule Alice n'avait rien dit, mais elle semblait être furieuse contre toute la maisonnée, à l'exception du chien.
Finalement, on ne les avait pas vraiment punis puisque ça partait d'une bonne intention mais ils furent chargés de nettoyer la maison du sol au plafond avant l'arrivée de nos invités.
Et puis, en quelques sortes, leur plan avait marché puisque je reparlais à Carlisle. Uniquement pour les détails pratiques, c'est vrai mais je lui parlais quand même. Et une fois que ma sœur serait là, j'irais dormir avec lui au salon. Au fond, j'étais heureuse de cette situation. Ca me manquait de ne plus l'avoir à mes côtés quand je me réveillais le matin. Et puis, j'allais enfin revoir Véra…Ah, Véra…
C'était un vrai phénomène. Elle avait trois ans de plus que moi mais j'avais toujours été la plus raisonnable des deux. Elle, elle était plutôt du genre intuitive à foncer dans le tas sans réfléchir.
La preuve, c'est qu'à 38 ans, elle s'était mariée cinq fois et avait trois enfants, tous de pères différents évidemment. A chaque divorce, elle déclarait haïr les hommes et ne plus jamais tomber sous leur charme mais, quelques mois après, elle me téléphonait immanquablement pour m'annoncer qu'elle avait trouvé l'homme idéal.
Mais malgré tout, je l'adorais et elle avait toujours été là pour moi. Elever deux bébés quand on est seule et sans diplôme, c'est tout simplement impossible. Sans ma sœur pour m'épauler et me servir de baby-sitter, ma vie ne serait pas ce qu'elle est aujourd'hui.
J'aurais aimé la voir plus souvent, malheureusement, j'avais été contrainte de déménager de nombreuses fois lorsque les jumeaux étaient petits et je m'étais éloigner de Rochester, ma ville natale où vivait toujours Véra.
Je soupirais en me massant les tempes, me demandant combien de temps j'allais encore devoir attendre ce maudit avion. Alors que je redressais la tête pour regarder le tableau d'affichage des vols, le haut-parleur se mit à grésiller.
« Votre attention s'il-vous-plait…nous venons d'apprendre que le vol n°751 en provenance de New-York vient d'être annulé…nous nous excusons du désagrément provoqué… »
Je me redressais, indignée mais surtout inquiète. C'était par ce vol que Véra devait arriver ! J'espère qu'il ne lui est rien arrivé.
-Hé ben, retentit une voix derrière moi, heureusement qu'on a prit le précédent finalement !
Je me retournais et me retrouvais face à ma sœur qui m'observait d'un air amusé. Elle n'avait pas changé, à part qu'elle s'était légèrement fait éclaircir les cheveux.
-Véra ! m'écriais-je en la serrant dans mes bras.
-Salut frangine ! me répondit-elle. On serait revenu plus vite si on avait su que tu nous attendais.
-Tu aurais dû .m'appeler au lieu de poireauter à l'aéroport ! lui reprochais-je.
-C'était volontaire. Je me suis souvenue à la dernière minute que je n'avais pas de cadeaux pour mes nouveaux neveux et nièce. Alors on a pris l'avion plus tôt pour leur acheter un truc ici.
-Tu leur achètes un cadeau souvenir…là où ils vivent ? répétais-je, pas certaine d'avoir compris sa logique.
-Dans la ville d'à côté ! Nuance !
Surtout, ne pas chercher à comprendre.
-Où sont les enfants ? demandais-je. J'ai hâte de les revoir !
-Oh, je les ai laissés dans une boutique de BD quelque part par là…
Elle désigna l'ensemble de l'aéroport de la main et je secouais la tête d'un air dépité. Elle n'avait pas changé…
-Et vos bagages ? m'enquis-je en espérant avoir une réponse un peu plus responsable.
-Je les ai confiés à un type qui attendait son avion en lisant un magasine stupide à propos de politique…
-Tu as confié tes valises à un parfait inconnu ? m'exclamais-je en fronçant les sourcils. Mais ça tourne pas rond dans ta tête !
-Roooh, relax Esmé ! Il avait une bonne bouille ! Et puis regarde, je lui ai acheté un magasine people pour le remercier !
Elle sortit un magasine dont la couverture annonçait le mariage prochain de je-ne-sais-qui et me le brandit fièrement sous le nez.
-Je vais les récupérer et puis on part à la recherche des enfants.
Je la regardais disparaitre dans la foule et me massais légèrement les tempes. Elle avait déjà réussi à me donner un début de migraine…
Franchement, des fois, je me demande ce qu'elle serait devenue si on lui avait laissé l'opportunité d'être la cadette, insouciante et imprévisible.
Moins de dix minutes plus tard, elle réapparut, une valise à chaque bras et un sac sur le dos.
-Tu vois, je te l'avais dit qu'il avait une bonne tête ce type ! Par contre, il n'a pas voulu de mon magasine…Tu m'aides ?
Je pris l'une des deux valises et elle me passa son bras libre autour des épaules en souriant.
-Bon, maintenant, je veux tout savoir ! ordonna-t-elle. Ca te fait quoi d'être mariée et mère de famille nombreuse ? Tu assumes bien ton rôle de marâtre j'espère ? Ils sont comment ? Et lui ? N'omet aucun détail !
Emmett
Pfiiou ! Nous avions enfin terminé notre grand nettoyage de printemps et la maison était plus propre que jamais. Maintenant, il ne nous restait plus qu'à attendre le retour d'Esmé et l'invasion des Hale.
Je m'étirai suite à ce dur labeur et me dirigeais vers la cuisine pour me préparer un casse-croûte. Ma petite sœur adorée s'y trouvait déjà, boudant et grignotant distraitement un bout de fromage.
Je lui ébouriffais joyeusement les cheveux en passant à côté d'elle, ce qui me valut un regard furieux et agacé de sa part. Je savais qu'elle n'était pas contente qu'on se fasse envahir ainsi par notre belle-famille. Parce que c'est ça qu'ils sont, non ? Enfin je crois. Je ne sais jamais quels termes sont les bons. Je vais les appeler « les intrus ». Ca sonne bien « les intrus »!
Bref, Alice n'était pas super ravie de l'intrusion des « intrus » dans notre vie, principalement parce que nous allions être en infériorité numérique. Moi, je m'en fichais un peu. J'étais même un peu curieux de les découvrir à vrai dire.
On n'avait jamais vraiment eu de famille en fait. Papa et maman étaient tous les deux enfants uniques, et à la mort de maman, notre grand-père maternel a arrêté de nous voir. En fait, il venait toujours nous voir, mais uniquement moi et Edward. Il ignorait simplement Alice et se comportait toujours comme si elle n'existait pas. Un jour, papa est devenu furieux contre lui à cause de ça et l'a foutu dehors. On ne l'a jamais revu. Ce n'est que des années plus tard que j'ai compris qu'il tenait Alice pour responsable de la mort de maman. Il pensait que si elle n'avait pas été enceinte une troisième fois, elle aurait eu une meilleure santé et ne serait pas tombé malade. Bref, mon grand-père était un con.
Notre grand-mère maternelle est quant à elle morte un an avant ma naissance, ce qui règle son cas. Du côté de nos grands-parents paternels, ils vivent en Angleterre. On allait les voir pendant les vacances d'été avant, mais ils ont toujours critiqué papa et sa manière de se comporter avec nous. Une année, on n'est pas parti chez eux et depuis, on ne les revoit qu'à de brèves occasions. On ne les a revu qu'une fois depuis en fait. Je sais même plus quand.
En clair, notre vie familiale est assez désertique et je me suis toujours demandé quelle tronche ça avait un cousin. C'est vrai quoi, ça se situe plus près du frère ou du copain ?
Ce fut avec cette question hautement philosophique en tête que j'ouvris le frigo et me servis abondamment dedans. Dans moins d'une heure, nous serions onze à vivre ici et je redoutais l'instant où nous devrons nous réduire au cannibalisme pour survivre !
Je choisis une assiette pleine à ras-bord des restes d'hier et l'accompagnais d'une mousse au chocolat avant d'aller m'installer face à Alice. Elle eut une petite moue écœurée en voyant mon repas – depuis qu'on s'était fait avoir par Rosalie, elle avait repris sa grande guerre contre les plats faits maison d'Esmé. Comme si ça pouvait changer quelque chose ! – et soupira tristement en chipotant à son portable.
-Bella ne t'as toujours pas répondu ?
Elle secoua la tête, dépitée.
-Non, et elle me manque !
-Pourquoi tu vas pas la voir chez elle ?
-Papa ne veut pas…Pas aujourd'hui en tout cas. Il faut qu'on soit là pour accueillir les invités non-désirés. Quelle idée on a eu de vouloir arranger les choses entre eux…Encore une idée de cet idiot d'Edward ça…
Je souris discrètement. C'était amusement de voir Alice en colère contre Edward, et pas contre moi. Ca changeait. Mais du coup, c'était mon rôle à moi de les réconcilier et ça, c'était plus chiant. Surtout que j'avais pas trop le temps et qu'on devait être unis pour affronter l'arrivée des « Intrus ».
Je commençais à manger tout en songeant au peu d'information que nous avions réussi à obtenir sur eux. D'abord, il y avait la mère. Elle, on s'en fout, son rôle c'est de réconcilier nos parents et tant qu'elle s'exécute, tout va bien. C'est ses gosses qui nous dérangent. Deux mecs, une fille. Y intérêt à ce qu'elle ait meilleur caractère qu'Alice et Rosie, sinon la fin du monde est proche ! Encore que ça va, elle n'a que dix ans.
Ses frères avaient 2 et 14 ans. Et ils s'appelaient Peter et Henry. Mais je ne sais plus lequel est lequel. De toute manière, on s'en fiche. Je verrais quand ils arriveront.
Mon assiette était presque vide, il ne me restait plus que quelques concombres. Je jetais un regard envieux à ma mousse au chocolat et me mis à saliver d'avance. Ca allait être trop bon !
Sous les yeux effarés, dégoutés et écœurés de ma sœur, je trempais généreusement un morceau de concombre dans ma mousse avant de le mettre en bouche.
Miam ! Dé-li-ci-eux !
-Emmett ! C'est dégoutant !
-Mais non, c'est super bon. Goute !
-Dans tes rêves ouais ! Je préfère encore…
Elle n'eut pas le temps de terminer sa phrase car on entendit une voiture se garer dans l'allée et des portières s'ouvrir.
-Ils sont arrivés !
Rosalie, qui devait sans doute les guetter par la fenêtre depuis dix bonnes minutes, dévala les escaliers et courut leur ouvrir la porte en grand.
Renonçant aux quelques miettes qui me restaient, je la suivis jusqu'à la porte d'entrée. Quelques minutes plus tard, Esmé entra, suivie par son clone.
Enfin son clone…plus vieille (pas de beaucoup), les cheveux plus clair (beaucoup), plus bronzée (très beaucoup), un sourire plus sympa, un air moins maternelle et les mêmes yeux bleus. Elle tenait une chose remuante dans les bras sur laquelle Rosalie se précipita tellement vite que j'eus à peine le temps de distinguer une masse foncée.
-Henry ! s'émerveilla-t-elle en partant dans les aigus. Comme tu as grandi ! T'es devenu trop mignon ! Tu parles ? Tu sais dire « Rosalie » ?
Elle se positionna finalement de manière à ce que je puisse voir le fameux « Henry » mais je fus plutôt déçu.
C'était juste un bébé en fait.
Un être humain miniaturisé avec des boucles noires qui fixait Rosalie d'un air intrigué avec ses grands yeux. Bleus, évidemment.
Y a intérêt à ce que les deux autres soient plus passionnants sinon on allait s'emmerder !
Tiens, en parlant du loup. Celui que je présumais être Peter entra timidement dans notre maison et se colla contre un mur, suivit par une fillette légèrement rondouillette. Ils avaient tous les deux les cheveux bruns et les yeux bleus. Encore ce putain de bleu ! Ils faisaient partie d'une secte ou quoi ?
On avait l'air de quoi nous avec nos yeux marrons boueux ? Même le chien a les yeux bruns !
Ah, tiens, c'est vrai qu'Edward a les yeux verts…
Et toc ! Prenez ça dans les dents les ZyeuxBleus, nous on diversifie nos couleurs !
Mon frère me regarda bizarrement lorsque je lui fis le signe de la victoire et ce n'est qu'à ce moment-là que je me rendis compte qu'on était tous réunis dans l'entrée.
Nous, les quatre – cinq avec Seth – Cullen, étions collés contre un mur et regardions les Hale, aussi connus sous le nom de « Secte aux ZyeuxBleus » se saluer chaleureusement.
A vrai dire, je me sentais un peu de trop dans cette réunion familiale. Leurs embrassades durèrent quelques minutes et puis, oh miracle !, Esmé se souvint de notre existence.
Elle leva la tête vers nous, un grand sourire étalé sur son visage. Et là, je compris que l'idée de Jasper était la bonne. Même avec l'arnaque de Rosalie, le fait d'avoir inviter Véra chez nous allait tout arranger entre papa et Esmé.
Je ne savais pas encore comment cette femme allait s'y prendre, mais je savais déjà qu'elle allait réussir. Et ça, c'était génial.
Alors ?
Je vous avais prévenu, il est pas fameux, voir archinul. Mais bon, il est là, c'est ce qui compte (que tous ceux qui ont cru que j'abandonnais lèvent la main…Détrompez-vous, je vous abandonnerais jamais !)
Le prochain, j'essaye de le faire pour mercredi prochain (pas celui-ci, j'aurais pas assez de temps, mais le suivant) et, normalement, les choses devraient avancer entre Edward et Bella.
Voilà, maintenant je prie pour que cette longue attente ne vous ait pas trop fait fuir et j'attends vos reviews avec impatience^^
