Oui. Il est enfin là. Le dernier chapitre ;-).
Après une mise de coté parce qu'il ne me convenait pas, je le reprends, le retouche et cette fois, je le publie.
J'ai été heureuse d'écrire pour vous :-).
Réponse aux reviews de gens non-inscris sur ff : Gadizz (Mon lapin me défend de toute façon :p Manger mon cerveau ? Y'aurait pas grand-chose XD), Topi (si ça ne tenais que moi, je préfèrerais les fleurs au tueur à gage… sauf si celui-ci est un bishônen XD), Othello (aah… les momotions c'est émouvants :p mais en tout cas ça y'est le courage m'est revenu pour finir cette fic !), Lucid Nightmare (alors là je suis sidérée, c'est la première fois depuis des lustres que j'ai une review ENTIERE de toi, tu peux pas savoir comme je suis contente que cette fois ça ait marché !! En plus elle est chou ta review :D), lilith (oui, j'aime bien jouer avec les nerfs des gens. Mais je suis sûrement pas la seule ! :p), shinimegami (roh merci :D et vouala la souite pour vous !), Aurore (mdr ta review XD Oui ou non ? La réponse dans ce chapitre…), ilham (sous quelle condition tu pourrais craquer sur un nouveau chapitre ? :p), schuichi (à quel moment ai-je dis clairement que Heero et Duo finiraient ensemble ? Non, NON lâche cette massue !! XD), haru (XD j'ai adoré le « Ah bah ça y est, ils se sont enfin embrassé ! » et surtout la petite précision « au bout de 35 chapitres… ». Qu'est ce que je fais, j'attends encore 50 chapitres pour qu'ils passent à l'étape suivante ? Hm hm…), Mitsuki (alors toi c'est le « MAIS MERDE TU SAIS COMBIEN DE CHAPITRE CA NOUS A PRIT POUR QU'IL TE ROULE UNE PELLE PAREILLE ? TU SAIS ?? » qui m'a fait pratiquement mourir de rire XD Vous vous vengez, c'est ça ! J'ai frôlé l'asphyxie en riant comme une hyène ! :D), Sumomo-chan (un conseil : n'anticipe pas :P), diabolikangel (vos désirs sont des ordres, voici ze last chapteur. Je suis très contente que cette fic te plaise autant) et shini-chan (c'est maintenant qu'on voit si je suis méchante ou pas :p).
Je le croirais presque… s'il n'hésitait pas.
S'il avait voulu mettre fin à tout ça, il serait déjà parti. Il ne m'aurait pas laissé l'embrasser. Pourquoi est-ce qu'il s'attarde si c'est pas pour tester mon endurance ? Si c'est pas parce qu'il n'est pas en accord avec lui-même ?
Maintenant, les rôles sont inversés. C'est à moi de lui montrer ce qu'il veut au fond de lui.
Je m'approche tout près de sa peau, je la sens même se hérisser sous la caresse de mon souffle.
Je ne murmure pas, mais je parle très bas. Ma voix se fait grave, un peu rauque et pleine d'espoir.
Pourquoi ça serait lui qui déciderait pour nous encore une fois, et pas moi ?
-
-Pourquoi on pourrait pas essayer ? Après on pourra débattre du pourquoi du comment si ça marche pas.
-Parce que… Heero, si à chaque fois que tu me parles comme à une merde sans que tu t'en rendes vraiment compte… si je dois toujours fermer les yeux et avaler tes paroles sans rien dire pour pas qu'on s'engueule, ça me va moyen. Je pourrai pas le supporter.
-Je sais… mais si je change ? Depuis que qu'on se connaît, j'ai déjà un peu changé.
-Heero… un an ! Un an pour franchir une marche ! On a bientôt 30 ans. Désolé, mais je peux pas attendre toute la vie quelque chose dont je ne suis même pas sûr d'avoir. Il faut être réaliste ! On est pas dans un roman à l'eau de rose où la nana dit avec sûreté qu'elle attendra des années s'il le faut son mec en attendant qu'il se décide ! Non, ça c'est pas la vie réelle ! Je t'ai attendu, mais plus on te donne de temps, plus tu en prends. Donc plus j'attendrai, moins tu te presseras.
-Ok. Tu m'as posé une question tout à l'heure, à laquelle j'ai pas répondu.
-
Un petit sourire m'échappe quand je l'entends déglutir aussi discrètement qu'il le peut. Ca me conforte un peu. Je ne suis peut-être pas si peu crédible que ça. Je suis peut-être plus déterminé qu'il ne le pense.
Je ne veux peut-être pas passer à coté d'une occasion d'être différent mais d'être moi, et faire ce dont j'ai envie pour une fois.
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-Ce que j'en pense de tout ça ? Je veux qu'on essaye.
-C'est pas…
-Tu m'as demandé mon avis sans prendre compte du tien. C'est bien ce que tu as dis. Et moi je te réponds que je me fous de tout, ce soir, demain, la semaine prochaine, le regard des gens, ma position sociale, ma famille, je m'en fous. Tout ce que je veux, c'est être avec toi.
-
Je le sens se tendre légèrement. Va savoir pourquoi il se crispe. Plusieurs options sont possibles. La plus probable c'est qu'il ne veut plus que je le blesse. Se mettre avec moi, c'est risquer que ça ne marche pas et là il aurait vraiment regretté d'avoir été encore plus loin avec moi.
Des fois il faut en rester à un stade, aussi frustrant soit-il, au risque que le suivant soit encore pire.
La deuxième, c'est qu'il pourrait être en train de céder, et de gravement s'exposer au risque.
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-Parce que quand je suis avec toi, j'ai l'impression que tout va bien, que je n'ai aucun problème nulle part.
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La troisième, c'est qu'il pourrait refuser et avec ce que je lui montre comme progrès et apéritif de mes efforts, il pourrait rater quelque chose d'éventuellement plaisant.
-
-Quand tu me souris, j'ai l'impression que c'est impossible que quelque chose aille mal dans le monde.
-
Alors, quelle déception choisit-il ? Celle de subir parce que celui qu'on aime ne sait pas s'y prendre dans une relation amoureuse ou endurer un long regret parce qu'on aurait pu vivre heureux alors qu'on y a renoncé, dans un des deux sens ?
-
-Quand je te fais rire, j'ai l'impression d'être grimpé sur l'Everest. Un vertige, une fierté, une joie. L'impression d'être seul dans un monde de clarté et de pureté.
-
L'impression d'être seul au monde me gagne. J'ai envie de faire… ce qui m'a toujours été tabou. Ce qui ne m'a jamais tenté, m'a toujours rebuté, mais qui maintenant sont les seules choses qui comptent.
J'ai migré dans son cou où je respire à même sa peau son odeur, et où je le chatouille légèrement de mes lèvres.
Sa peau est chaude, à cette si faible distance, je peux sentir sa chaleur humaine s'en dégager, et en profiter.
J'ai besoin de ma bouche pour parler, alors je me contrôle encore un peu, le temps d'une phrase.
Et je savoure le moment juste avant celui qui va me donner, j'en suis sûr, de la satisfaction de première classe.
-
-Quand je suis près de toi, l'idée que tu t'éloignes est la seule qui me parait réellement grave.
-
Je le sens paralysé sous mes paroles et ma présence si proche, et ça fait ma force. Je le garde attaché à moi par des chaînes invisibles.
J'ose enfin l'embrasser doucement dans le creux de son cou, comme si je n'avais le droit qu'à une seule occasion et que je la voulais parfaite. Doucement… et puis de plus en plus gourmands et gourmets, mes baisers sur sa peau se font un peu plus explicites, tout en restant tendres.
J'aime cette partie du corps là. J'ai l'impression qu'elle a été faite exprès pour ça. Une bouche y a parfaitement sa place.
-
-Quand j'ai ma main sur la tienne, la lâcher reviendrait à m'envoyer dans un ghetto.
-
J'aime les mains. Ses mains. Des fois elles parlent plus que la personne, et peuvent même la trahir.
Si lui dit qu'il ne veut plus de moi, alors il mentirait parce que ses mains, elles, m'incitent plus à me blottir contre lui qu'à me repousser.
Elles m'incitent à le convaincre encore plus. A dépasser tous mes principes et mes interdits.
-
-Quand j'ai ma tête dans le creux de ton cou, mon nez contre ta joue ou mon front contre le tien, j'ai tellement peur que tu te détournes et que tu t'en ailles que je me sers encore plus contre toi et d'ailleurs…
-
J'aime nos deux corps quand ils sont près l'un de l'autre. Ils me donnent la sensation que je compte pour quelqu'un, que je manquerais à cette personne si je n'étais pas là.
Que quelqu'un a besoin de moi.
-
-Quand j'ai mon corps serré contre le tien…
-Arrête…
-… je crois que je pourrais te brûler si nos peaux n'étaient pas séparées par nos vêtements.
-Heero.
-J'ai chaud dans ma tête. Dans mes poumons. Dans mon ventre. Toute cette chaleur j'aimerais la partager, mais j'ai beau me serrer contre toi, tu es froid. Tu te protèges de moi.
-
Il se permit un faible rire, comme pour détendre un peu l'atmosphère.
Mais nos corps sont toujours étroitement près, et son humour ne me fera pas perdre cet avantage.
-
-Pour une fois que c'est comme ça et pas le contraire.
-
Sa pseudo bonne humeur éphémère s'évanouit vite, à ma grande déception, et fut remplacée par le doute.
Son visage se crispa.
-
-Je ne sais pas quoi ressentir.
-Si, tu sais. Commencer une relation sérieuse sur une dispute, c'est déstabilisant. Je comprends que tu ait peur de la suite.
-Et je ne sais pas qui a le plus tort.
-T'as été vachement dur alors que j'avais juste assimilé que j'étais dingue de toi.
-
Ma soudaine franchise et surtout ma dernière phrase, sortie de nulle par si ce n'est de mon inconscient avec lequel pour une fois je suis entièrement en accord, eut pour effet de le faire sourire.
Et son sourire vu de très, très près, il est très, très canon.
Il prit un malin plaisir à la relever pour vérifier, histoire que je n'eus pas dis ça au hasard.
-
-Tu es dingue de moi ?
-A un point que t'imagines pas.
-
Le mieux, c'est qu'en lui avouant ces mots qui sortaient tous seuls, je me sentais bien. Je me lâchais enfin. Je ne réfléchissais même pas.
Sans complexes. Libre. Comme si tout m'était permis.
Il mordit ses lèvres doucement avant de me répondre.
-
-Peut-être que je l'imagine pas. Peut-être que je le vis aussi, simplement.
-
Je ne sais pas si c'est le gène qui le gagne, ça m'étonnerait, mais il baisse les yeux. Il a peut-être peur d'avouer, comme moi. Il a peur des conséquences. De mon comportement. De moi.
Ou il a peut-être peur de s'engager.
Et moi… ben pour une fois, je ressens les sensations que les gens décrivent quand ils reçoivent une déclaration. Et sur le coup, je ne sais pas quoi dire, et Duo continu.
-
-Je me suis toujours dis qu'au moindre faux pas, je laisserais tomber avec toi. Que de toute façon t'étais qu'un type borné qui pensait qu'à lui. Mais je sais pas pourquoi, je me suis toujours accroché. J'ai toujours voulu aller plus loin, mettre la barre plus haut quand j'avais réussis à la passer, toujours améliorer notre relation. Ca devait pas se passer comme ça au début. T'étais beau comme un dieu, tu m'as tapé à l'œil, et une fois qu'on s'est parlé une ou deux fois j'ai abandonné direct. Mais je me suis dis qu'avoir un contact ça pouvait toujours servir. En plus on a le même âge et on est les seuls jeunes dans la boîte, donc ça pouvait être sympa. Et puis… les sentiments sont venus tous seuls.
-
Je savais qu'on ne pouvait pas avoir un coup de foudre et le garder quand il s'agissait d'une personne acariâtre et aigrie comme moi. Mais ça me rassure un peu. Il n'est pas pot de colle, parce qu'il faut vraiment avoir été de la glue dans une autre vie pour s'attacher à moi dés le début.
Après Coup de Foudre à Notting Hill…
Coup de foudre à retardement.
Il me fait un sourire gêné, comme s'il regrettait ce qu'il venait de se passer. Je ne sais pas s'il regrette vraiment, mais par son corps qui bouge un peu pour se dégager gentiment de ma proximité et une inspiration qui se veut déterminée, je me sens obligé de le libérer et je m'écarte de lui à contre cœur.
Je me pince les lèvres.
Alors… c'est tout ? Ca n'ira pas plus loin ?
-
-Bon… si j'ai bien compris, je suppose qu'on en reste là ?
-
Je m'apprêtais à sombrer dans une chute libre, après ce qu'il venait de se passer, quand sa réponse m'interloqua.
-
-Pour l'instant.
-… ?
-Tu sais ce que je pense de toi. Tu sais ce que j'aurais aimé à la place de ton incompréhension. Maintenant qu'on s'est tout dit, j'aimerais te demander une faveur.
-Laquelle ?
-Si on repartait de zéro ?
-De… zéro ?
-On va dire… zéro plus un, puisqu'on se connaît.
-…
-Séduis-moi.
-
Bouche bée, et encore pas réellement certain de ce que je venais d'entendre, qui était plutôt très explicite pourtant, ce fut sa parole qui suivit qui illumina mes yeux.
-
-Mais… ne mets pas trop longtemps, s'il te plait.
-
Il accorda à cette parole un sourire moqueur, complice, chaleureux, et franc. D'une force incroyablement belle.
Dans ce sourire, il y avait toute sa carte d'identité.
Il y avait tout ce que j'aimais.
Tout ce qui pouvait me faire vivre dans les meilleures conditions.
C'était mon passeport pour des jours heureux.
Alors avec un ton curieux et taquin, je lui posai la question qui me devait être éclaircie, et réponds positif à sa faveur en même temps.
-
-Qu'est ce que tu entends par « pas trop longtemps » ?
-Eh bien… à toi de voir !
J'aurais bien vu « quelques secondes ». Après tout, c'est « pas trop longtemps » quelques secondes. Mais m'étais avis qu'il avait besoin d'une pause après cette concertation sur le problème, et sa résolution.
De toute façon, une odeur particulière et… plutôt pas bon signe nous arracha de notre montgolfière qui venait juste de quitter la terre, et nous ramena à la réalité de la vie courante. C'est Duo qui fit en premier la remarque.
-
-Heero… ta cuisine est en train de cramer.
OoOoOo
En fait, si la cuisine était complètement enfumée, c'est parce que mon riz s'est désintégré, mes morceaux de poulet se sont carbonisés, et ma sauce… j'ai pu de sauce, elle a séché dans la poêle. D'ailleurs la poêle, elle en a prit un coup.
Après avoir constaté l'étendu des dégâts, ouvert toutes les fenêtres (y'en avait qu'une) et fermé la porte de la cuisine pour ne pas que la fumée se propage dans tout l'appartement, on a eu une minute de silence pour mon repas décédé. Et puis après… Duo est reparti chez lui. Eh oui ! On s'est serré la main en jouant distraitement à « celui qui lâche la main de l'autre le premier à perdu » sans que la scène tourne au ridicule bien sûr, et puis j'ai refermé la porte derrière lui quand l'escalier en colimaçon de l'immeuble ne me permettait plus de le voir.
Je l'ai suivi des yeux de la fenêtre de mon salon quand il est sorti dans la rue, il a tourné la tête vers moi quand il est rentré dans sa voiture, on s'est jeté un dernier regard, et puis il a démarré.
Et puis maintenant je suis tout seul.
Dans mon appartement. Parce que maintenant, je sais que je ne suis plus tout seul. Ou alors que je ne le serai plus pour bien longtemps.
Parce que quand je pense à Duo, je ne broie pas du noir. Au contraire. J'ai un sourire con sur les lèvres, celui sans raison particulière qui fait mal aux joues, j'ai le ventre qui pétille et j'ai la tête dans les nuages. J'en ai même oublié de manger.
OoOoOo
« Pas trop longtemps », je l'ai traduis en « trois quart d'heure ».
Vingt minutes pour réfléchir et marquer le recul. Parce que prendre du recul, c'est important, soulignons-le.
Cinq minutes pour me changer et prendre les clefs de ma voiture.
Le reste pour me conduire jusqu'à chez Duo.
Quand il m'a ouvert, il n'a pas émit d'objection à ce que je lui coupe son souffle - littéralement parlant - à la seconde où on s'est vu.
Ok, je ne lui ai pas trop donné le choix. Mais il s'est pas beaucoup défendu. Ou en tout cas, m'agripper l'épaule d'une main ferme et la nuque de l'autre pour que j'aie une meilleure prise sur sa bouche, et me coller encore plus à lui, est une nouvelle façon de riposter contre une attaque amoureuse en règle.
On s'est avalé l'un l'autre, et j'avoue que s'il n'avait pas mis trois secondes le holà, la porte de son appartement serait restée grande ouverte.
Cette fois, je n'ai eu pas besoin de me poser des questions, mon corps a fait tout sans que je lui demande la moindre chose. Mes mains lancées au galop étaient parties à la conquête d'un dos qui s'arquait de plus en plus contre moi. Se joignant à leur ballet, d'autres mains ont fait de même sur mon propre corps et se promenaient sur mes épaules, mon dos, ma nuque. Des doigts se glissait dans mes cheveux.
Très vite il a chassé ma veste, trop épaisse, trop rugueuse, trop gênante, et nos chemises sont également tombées par terre. Boutons après boutons, elles n'ont pas fait long feu alors que deux paires de mains s'affaissaient sur une même chemise et sur une autre juste après que la première ait été hâtivement retirée.
A croire qu'on ne pouvait plus séparer nos lèvres, nos langues et nos corps plus de quelques dixièmes d'un quart de seconde.
Il nous a emmenés dans sa chambre à l'aveuglette. Dans nos ébats, on fermait les yeux pour mieux savourer l'autre. On a mit un peu de temps à trouver la chambre en se dévorant l'un l'autre, ce qui a arraché un petit rire à Duo vers la fin, et c'est là que la cadence et le jeu ont changé, pour passer aux choses sérieuses.
Moins précipités, on a simplement prit notre temps.
Quand il m'a attiré contre lui pour m'offrir son cou, quand j'ai pris sa taille tendrement dans mes bras et qu'aucune chemise ne nous séparaient plus, quand j'embrassais à pleine bouche sa peau et que je me rendais compte du plaisir qu'on se procurait par le simple fait d'entendre nos respirations déjà un peu saccadées, je me vois face au mur que j'ai toujours cherché de contourner.
Bassin contre bassin, torse contre torse, ses mains sur mes omoplates qui me pressaient contre lui et tendant son cou en levant la tête, je trouve enfin la solution.
Il n'est pas si grand que ça, ce mur. Je peux tout à fait l'enjamber. Pas besoin de l'éviter.
Mes bras enroulés passionnément autour de ses reins, conjuguant nos deux corps, je me résous enfin à mettre le point final à mes doutes.
Il n'y a plus de mur.
Dessinant de mes doigts les courbes du corps de l'homme dans mes bras, je me dis que je ne pourrai jamais être plus proche de quelqu'un que de lui. Un homme qui comme moi, s'abandonne. Mais je me sens trop serré dans mon jean, et la bosse au niveau du sien m'indiquait clairement qu'il était temps de changer de discourt.
J'ai envie d'enlever l'élastique qui retient ses longs cheveux. Je veux m'approprier ce corps encore inconnu. Connaître tout les mystères qu'une femme ne peut pas me montrer. Savoir mes capacités cachées. Apprendre comment réagit l'homme. Découvrir les secrets de la virilité.
Je sens ses muscles tendus rouler contre les miens. Je passe mystiquement mes mains sur ses abdominaux contractés. Ils sont fermes sous mes doigts, contre mes paumes. Ils sont souples entre mes mains. Et je sens mes muscles s'associer parfaitement à ses mains expertes.
Alors, contrôlé par l'excitation et le désir, mes doigts se dirigent sans gêne vers le bouton de son jean, comme si je l'avais fais des tonnes de fois.
Je le sentis sourire sous mes baisers.
J'ai redécouvert l'amour grâce à Duo, le sport de chambre version masculin parce que c'était comprit dans le pack Découverte, et je l'ai essayé avec l'option sentiments en plus. D'ailleurs, je m'abonne. C'est décidé. A vie si c'est possible.
Ce qui m'a amusé, enfin… façon de parler, c'est qu'en plein dans l'acte, alors que nos deux corps ne faisaient qu'un, je lui ai avoué sous le coup de l'extase qu'une nuit, je me suis imaginé qu'on couchait ensemble.
Et lui m'a répondu sur ton aussi drogué par les sensations que le mien, « moi aussi. Plein de fois ».
OoOoOo
Maintenant, sur le dos, sur son lit, à coté de lui en train de contempler le plafond, je ne sais pas ce qu'il me faudrait de plus.
Après m'être donné à fond, avoir reçu à fond, et avoir son corps collé au mien, un de ses bras sur mon torse, sa tête sur mon épaule, j'ignore franchement comment je pourrais être mieux.
Il est endormit, et ma main repose sur la sienne, l'enrobant doucement.
J'ai faim. C'est vrai que j'ai pas mangé et je me suis même dépensé. Mais là… qu'est ce qu'on s'en fout ? Ce jeu nous mènera loin, peut-être plus loin que mon domaine de connaissance. Il a juste fallu d'une étincelle pour enclencher le mécanisme.
Entre nous au début, ça faisait effet cocktail Molotov. Et y'a eu un éclair. Maintenant je nous vois plus en feux d'artifices.
C'est sûr, on va en voir de toutes les couleurs. Personne n'est parfait, il ne faut pas se mentir. Et j'ai encore des progrès à faire.
C'est sûr, ça va faire du bruit. Mais j'espère que y'aura aussi du bruit qui dérangera que les voisins, et pas nous.
C'est sûr, ça risque des fois de pas aller dans la direction qu'on veut. Mais bon, l'inconnu pimente la vie. Prenez ma propre expérience, notamment maintenant. Je vais prendre ma dose de piment. Bien grosse, bien forte.
Mais en tout cas, je veux qu'on aille haut. Très haut. Voire dépasser le septième ciel si c'est possible. J'y crois.
Redescendre au bon moment. Pour pouvoir y remonter. Bah, si y'a pas de bas, y'a pas de haut non plus.
Prendre tous les chemins possibles et inimaginables. Mais pour ça je fais confiance à mon imagination et à l'impulsivité de Duo.
Et avant tout, que ça dure longtemps. Le plus longtemps possible.
La prochaine étape sera d'annoncer tout ça à WuFei. Peut-être pas tout de suite, mais je ne vais pas attendre dix ans non plus. De toute façon, je ne pense pas que ce sera un problème, et je ne m'en fais pas. Hilde sera toujours là pour arbitrer et me donner raison. Et puis je serai toujours son frère et le parrain d'Ambre. Ou Cléa. Enfin l'une des deux.
La suivante, ça sera de s'entendre avec les potes de Duo qui vont me trouver bizarre puisque complètement à l'opposé du caractère de Duo. Mais ce qui va être marrant, c'est quand on se ferra des sorties avec Trowa… et Quatre. Trowa, que j'imagine difficilement affectueux, un peu comme moi. Mais j'ai hâte de voir ça. Ca me rapprochera plus de lui et pour le travail, ça ne sera que mieux. Un confident, ami de mon amant, comme coéquipier et ami, que faut-il de plus pour se sentir bien au boulot ?
De son coté, Duo se confira sûrement à Quatre, son meilleur ami. Depuis le temps qu'ils n'ont pas pu se voir, ils ont des tas de choses à se dire je suppose, l'un comme l'autre. Je ne vais pas fliquer Duo, alors je ne lui demanderai pas ce qu'il lui a dit sur nous. Je lui fais confiance. Quant à Quatre, il me parait suffisamment intelligent pour me comprendre et ne pas braquer Duo contre moi s'il apprend ce que je lui ai fais subir, que je regrette amèrement mais que Duo sait me faire oublier quand il m'emmène dans l'espace et qu'il s'offre à moi.
-
Sinon, le regard des autres ? Rien à fouetter des autres. Comme on dit, rien ne l'empêche, l'oiseau, d'aller plus haut.
Et nous on a des ailes, donc on peut voler. Et chier sur la tête des passants s'ils nous emmerdent.
Mais ça, ça sera pas trop dur pour moi. Comme quoi c'est vrai, on se refait pas. On évolue.
-
En tout cas, le pape doit être tombé bien bas… (1)
OWARI
(1) au début du chapitre 34, j'avais mis « Il y'a plus de chance que le pape se prostitue plutôt que tout ça se finisse en une belle histoire heureuse et des aveux passionnés digne d'un bon soap opera », et il aurait dû faire un seul chapitre avec celui là et le précédent. J'ai rajouté deux/trois détails XD.
Et oui, cette fois c'est vraiment la fin. Avant toute chose, je réponds aux questions qu'on m'a déjà posé : il n'y aura pas plus de détails sur Trowa et Quatre, ni sur WuFei, Hilde et leurs filles. Après tout ce n'est pas leur histoire. Mais je vous rassure quand même, ils vont tous très bien :D !
Un ENORME merci à vous d'avoir suivi, par la petite fonction « alert story » ou simplement en regardant de temps en temps le site, d'avoir reviewé pour ceux qui l'ont fait, de m'avoir soutenue mentalement pour les autres (parce que j'ai commencé cette fic en septembre dernier donc ça va faire un an que vous surveillez les updates, et un an qui n'était pas de tout repos pour moi --). Je souhaite que cette fic vous a plu et que les moments qui ne vous ont pas convaincu ont été rattrapé par d'autres. Ovations pour vous. Je suis encore étonnée de voir tant de reviews pour cette fic qui m'avait semblé pas très bien tournée et qui je croyais, n'allait pas plaire. C'est vrai que ce n'est pas très drôle de publier une fic sans recevoir de reviews (j'avoue être possédée par la malédiction d'aimer les reviews XD) mais j'en ai reçu de très belles et j'ai franchement été gâtée. J'espère avoir répondu à toutes. Comme je sais que ce n'est pas le cas, je m'excuse très sincèrement et j'aurais bien aimé avoir pu le faire en temps voulu. Bon, comme il ne suffit pas d'avoir un ordi pour accéder à internet et que mes vacances n'en étaient pas vraiment, je pense, je dis bien, je pense, obtenir la clémence des gens (en particulier une qui se reconnaitra :)) qui n'ont pas vu la réponse à toutes leurs reviews.
Je remercie aussi ma piscine - enfin mon ancienne piscine qui n'est pas vraiment ancienne puisque mes parents ont déménagé mais ils n'ont pas encore vendu la maison (si vous voulez une belle maison avec une grande piscine, ne cherchez plus !!) -, parce que c'est en tournant autour de celle-ci que j'ai eu l'idée de la fic. Voila, vous savez tout XD (non mais pardon pour cette remarque idiote… je suis fatiguée --).
Maintenant, un petit mot tout autre. Vous avez peut-être lu une de mes dernières fics. Je n'en dis pas plus. Certains facteurs m'ont découragé, c'est tout. C'est pas très grave. J'espère pouvoir réécrire, et des choses biens de préférence. Evoluer, c'est mon but :). Donc à tous ceux qui connaissent mes fics et qui apprécient, qu'ils me l'aient fais savoir ou pas, je leur dis merci et ça vient vraiment du cœur. Parfois il faut prendre du recul. Ca nous permet d'avoir un élan pour aller plus loin.
Mais je ne peux pas terminer sans dire un mot à Gadizz, à qui la fic était dédiée ! Alors voila : « j'espère que cette fic t'a plu, même si elle a été écrite par une pseudo scientifique qui fait la guerre aux fautes d'orthographes, de conjugaison et de grammaire accidentelles (oui !! Accidentelles !! D'ailleurs quand je me relis des fois… oula… je me dis « mais comment j'ai pu laisser passer CA ??)), à la niaiserie de son petit cœur et esprit purs et innocents (et j'insiste bien sur ce point !! XD) et au monde cruel qui l'entoure tous les jours en la forçant, entre autre, de se lever tôt le matin alors qu'elle ne SUPPORTE PAS ça XP. Moyenne du temps entre la sonnerie du réveil et le levé du lit : 20 minutes. C'est une moyenne pour un minimum de 10 minutes et un maximum de 40 (et ce n'est que le début de l'année !). Je suis fière de dire que je me lève un peu plus souvent en 10/15 minutes que 40 XD. D'autre part, ne martyrise pas trop les élèves au collège :D ! »
Ps : oui encore une note ! J'ai fais une nouvelle illustration (en fait je l'avais pratiquement terminé en juin, mais j'ai eu un blocage donc la finition a été pour ce mois-ci). Il s'agit d'une illu d'une des fics de Calamithy : « Ta gueule, Chéri ».
Sur ce… A bientôt… peut-être ;-).
