Voici le chapitre de cette semaine qui arrive plus tôt que ces derniers jours ! Mes devoirs pour jeudi et vendredi étaient moins nombreux et j'ai réussi la faire la correction pendant une heure de pause mardi !

Avant tout, je tenais à vous dire que ma bêta m'a officiellement dit qu'elle n'avait plus le temps de corriger mes chapitres, je ne lui en veux pas et je profite du chapitre de cette semaine pour passer l'annonce que : si une âme charitable de bêta ou futur bêta passe par là et qu'il ou elle se propose et qu'il ou elle toujours à envie de me corriger, il n'y a aucun problème. ^^

Disclaimer: Les personnages du Seigneur des Anneaux ne sont pas à moi, ils sont tous à Tolkien et Peter Jackson, sauf mes OCs.

Yuko Blue: Ahah, je suis toujours surprise quand on me dit ça. x)

J'avoue, j'ai ri. xD Oui c'est vrai ! ( Et non nous passerons sous silence se passage même si on retient xD )

C'est pour ça qu'on les aime ces quatre là. ^^

Contente de t'avoir fait rire et que tu aime toujours autant Aranwë ! ^^ Le petite canari des îles... c'est magnifique quand tu as envie de foutre la honte. Très pratique. xD

Détail qui tarde à venir mais ne t'en fais pas ! Ils se verrons ! Il reste encore un peu de temps avant la Porte Noire. ^^

Hum je reprends, là actuellement en comptant ceux déjà postés, il y en a 35 avec celui d'aujourd'hui, dans mon document où j'ai tout mes chapitres, j'ai ceux là en plus de 6 autres écris mais pas postés plus ceux encore que j'ai pas écris. Globalement ça me fais 41 chapitres plus encore quelques uns pas écris. x) Mais oui effectivement, on est encore large. xD

Merci pour tes encouragements et pour ta review ! ^^

Bonne lecture à tous ! ^^


Chapitre 35.

Douloureuse vision et discussions.

Quand son bain fut rempli et qu'elle fut cette fois-ci vraiment toute seule dans sa nouvelle chambre, Elërinna se déshabilla et se plongea dedans, profitant de la sensation de l'eau chaude contre sa peau. Comme d'habitude, elle s'immergea complètement avant de remonter à la surface et de simplement barboter dans l'eau. Ses pensées divaguèrent pour se porter sur la discussion qu'elle avait eue avec Faramir. D'après lui, Frodon et Sam étaient accompagnés d'une créature nommée Gollum. Mais si la jeune femme avait une drôle d'impression et elle ne savait pas pourquoi. Elle lâcha un soupir avant de saisir des lotions posées à côté de la baignoire. Ces lotions avaient toutes une odeur de fleur assez agréable à sentir. Une fois ses cheveux et son corps lavés, Elërinna sortit du baquet pour s'enrouler dans une serviette et se sécher. Elle attrapa sa culotte pour la remettre, mais en voyant son état, un grognement lui échappa. À force de gambader dans la montagne et le chemin des morts sans pouvoir se lavait ou bien nettoyer ses vêtements, ces derniers n'étaient plus très propres. Pour remédier à cela le temps qu'Ainu et donc ses autres vêtements ne reviennent, l'argentée pris un savon et plongea son sous-vêtement dans l'eau avant de commencer à frotter. Certes, elle allait devoir attendre que la culotte sèche, mais au moins, elle serait un peu près propre. Le nettoyage ne dura pas très longtemps, mais une fois fini, l'eau de la baignoire était brune, car en plus de nettoyer sa culotte, elle avait aussi nettoyé tous ses vêtements. Elërinna les essora puis les déposa près de la cheminée qui était allumée et qui réchauffer la chambre pour le moment. Toujours en serviette, elle s'approcha du bureau de la chambre et chercha de quoi écrire. Ça faisait longtemps qu'elle n'avait pas écrit et cela lui manquer. Heureusement, elle trouva son bonheur dans l'un des tiroirs. Il y avait tout, plumes, morceaux de parchemin et encrier. Un sourire étira les lèvres fines d'Elërinna et elle s'installa au bureau le temps que ses vêtements ne soient secs.

Alors... pensa-t-elle à voix haute en caressant son menton à l'aide de la plume.

Écrire était quelque chose d'habituel pour elle, c'était même naturel. Elle se demandait comme elle avait fait pour ne pas devenir folle ces derniers mois sans pouvoir écrire. Quoique, ils avaient vécu tellement de choses stressantes et angoissantes qu'écrire ne lui avait même pas traversé l'esprit. Sans qu'elle ne s'en rende vraiment compte, sa main s'abaissa vers l'encrier où elle trempa le bout de la plume avant d'écrire. Ses sourcils argentés se froncèrent d'incrédulité alors qu'elle lisait ce qu'elle venait d'écrire à voix haute et en français.

Le Seigneur des Anneaux... Tout commença quand les grands Anneaux furent forgés. Trois furent donnés aux Elfes immortels, les plus sages et les plus respectables de tous les êtres. Sept aux Seigneurs Nains, grands mineurs et sculpteurs de la montagne et neuf, neuf furent donnés à la race des Hommes qui par-dessus tout désirer le pouvoir. Car à travers ces Anneaux furent transmises la force et la volonté de gouverner chaque race, mais ils furent tous dupés...

Elërinna relu à plusieurs reprises ce qu'elle avait écrit sans réfléchir. Ces phrases lui disaient quelque chose... Elle les avait déjà entendus, ce n'était pas possible autrement. Son froncement de sourcil s'accentua quand elle sentit un mal de tête qui commençait à lui marteler le crâne. Un sifflement de douleur lui échappa et elle ferma les yeux en se massant les tempes. Elle attendit patiemment que son mal se calme avant de tout ranger et de plier le parchemin en quatre pour le laisser sur le bureau. Elërinna se leva puis regarda si une partie de ses vêtements étaient déjà secs. À son grand soulagement, sa culotte ainsi que sa tunique l'étaient, puisque c'étaient ceux qui étaient le plus près du feu. Elle enfila sa tunique puis son sous-vêtement avant de se diriger vers le lit pour s'allonger et dormir. Cependant, à peine eu-t-elle fais quelques pas que son mal de crâne se manifesta à nouveau, encore plus fort que quelques minutes plus tôt. Sans pouvoir s'en empêcher, un râle de douleur lui échappa et elle tomba à genoux sur le sol en se prenant la tête dans les mains, son front appuyé contre le marbre froid. Des larmes de douleur s'échappèrent de ses yeux et sa vision se troubla. Le blanc du marbre s'effaça pour laisser place à un défilé d'images. Elle ne voyait désormais que des scènes de bataille, des Elfes et des Hommes se battant contre un géant en armure d'ébène avec un Anneau doré à l'annulaire droit. Elle vit trois Elfes, dont Galadriel, sept Nains et neufs Hommes, tous avec un anneau chacun. Sa vision changea à nouveau. Sous ses yeux se trouvait deux amis, des Hobbits, en train de pêcher, l'un tomba à l'eau en se faisant emporter par un poisson bien trop puissant pour lui. Quand il remonta à la surface, il tenait dans ses mains un Anneau, l'Unique, celui de Sauron. Comme si les deux Hobbits étaient possédés, ils furent obnubilés par l'Unique et celui qui n'était pas tombé à l'eau se jeta sur son ami pour l'étranger.

Stop... Stop... Arrête... STOP ! se mit à hurler Elërinna espérant faire taire ou disparaître ces visions qui lui donnait trop mal au crâne. STOP ! STOP !

Cependant, ses supplications ne servir à rien et les visions continuèrent.

Ce n'est qu'une trentaine de minutes après qu'Elërinna soit partit avec Aragorn qu'Haldir se rendit compte d'une chose. Il ne lui avait pas rendu sa broche offerte par le Seigneur Elrond. Après quelques minutes d'hésitation, il décida de se rendre jusqu'à sa chambre pour la lui rendre, avec un peu de chance la jeune femme était encore réveillée. Le Galadhrim demanda son chemin au peu de personne qu'il croisa et arriva, après avoir passé plusieurs couloirs, dans celui menant aux appartements des femmes. Néanmoins... Il s'immobilisa en se rendant compte qu'il ne savait pas du tout quelle chambre était celle de son âme-sœur. Haldir allait se mettre à toquer aux portes quand un hurlement à glacer le sang lui agressa les oreilles. Il n'avait jamais entendu un cri de cette ampleur, même sur un champ de bataille. Cependant, il reconnut sans mal à qui ce hurlement appartenait et sans pouvoir s'en empêcher, il ouvrit en grand la porte d'où provenait le cri.

Elërinna ?!

L'horreur s'empara de lui quand il vit Elërinna prostrée sur elle-même et le front collé contre le sol, la tête dans les mains et qui pleurait en suppliant quelque chose qu'elle seule voyait.

Stop... S'il vous plaît, stop... la voix de la Prodige était cassée.

La voix suppliante d'Elërinna secoua Haldir qui se précipita au côté de la jeune femme, ne se soucient pas de sa tenue légère. Une fois à ses côtés, il s'agenouilla pour essayer de la faire se redresser et pour comprendre ce qu'elle avait, mais à peine sa main rentra en contact avec son épaule qu'Elërinna se crispa.

Elërinna, doucement ce n'est que moi, Haldir, tenta-t-il.

L'argentée secoua vivement la tête en se recroquevillant un peu plus. L'Elfe dû user de tout sa force pour la faire se redresser légèrement et il écarquilla les yeux en voyant que du sang couler abondamment du nez en trompette. Il la prit par les épaules pour la serrer dans ses bras et la bercer doucement le temps qu'elle revienne.

Elërinna ! Tu saignes ! Elërinna !

H-hein... ? H-Haldir ? hoqueta Elërinna, les joues maculées de larmes et le sang coulant toujours de son nez.

Par Eru ! J'ai cru que tu ne reviendrais jamais à toi ! Viens, il faut arrêter ces saignements.

Tremblante, la métamorphe se releva avec l'aide du blond qui l'aida à marcher jusqu'à une petite banquette en velours qu'elle n'avait pas du tout calculé à son entrée dans la chambre. Quand elle fut assise, Haldir ne perdit pas de temps et attrapa un linge qui se trouver sur une commode pour qu'elle le mette sous son nez tout en se le pinçant. Il s'écoula plusieurs minutes dans le silence, pendant lesquelles le Galadhrim observa attentivement la jeune femme avant que cette dernière ne retire le linge, son nez ayant arrêté de saigner. Les images de ses visions lui revinrent en mémoire et des larmes perlèrent aux coins de ses yeux.

Elërinna... souffla Haldir en avançant sa main pour essuyer l'une des nouvelles larmes qui coulait sur la joue gauche de l'argentée. Que t'ai-t-il arrivé ?

Je... J'ai... J'ai eu plein de vision d'un coup, lâcha Elërinna dans un murmure en ramenant ses jambes contre elle. Elles ne voulaient pas se calmer, j'avais mal à la tête... C'était monstrueux...

La détresse et la peur dans la voix à l'accent français de la Prodige d'Oromë et Nessa poignarda le cœur du Capitaine des Gardes du Bois Doré qui jusqu'alors était agenouillé devant elle. Il se releva puis s'installa sur la banquette avant de la prendre une nouvelle fois dans ses bras pour lui apporter un peu de réconfort. Quand les bras de l'immortel entourèrent ses épaules, une main allant caresser ses longs cheveux d'argent, Elërinna lâcha complètement prise. Pleurant silencieusement contre le torse d'Haldir. C'était la première fois depuis son arrivée en Terre du Milieu qu'elle pleurait ainsi, mais il fallait bien qu'un jour, elle craque et ces visions qu'elle venait d'avoir y avait très bien contribué. Le Galadhrim de son côté la serra fort contre lui, caressant parfois ses cheveux ou bien son dos, son menton étant appuyé sur le sommet du crâne d'Elërinna. Il fallut patientait plusieurs minutes avec qu'elle ne se calme complètement.

Je suis vraiment désolé que tu aies à subir cela...

Désolé ? répéta-t-elle incrédule en se redressant et en essuyant ses larmes. Mais ce n'est pas toi qui es responsable de ces visions.

Mais je voudrais que tu n'es pas à souffrir... Te voir dans cet état, c'est dur, avoua le blond.

C'est alors moi qui suis désolée que tu aies dû voir ça... D'ailleurs, pourquoi tu étais là ?

Je venais te rendre ta broche avec l'espoir que tu ne dormais pas déjà.

Pour appuyer ses propos, il sortit l'étoile à quatorze branches incrustée d'Opale de Feu. Un léger sourire étira les lèvres de la jeune femme quand elle prit entre ses doigts le bijou qu'elle avait reçu à Fondcombe.

Ah... Merci vraiment... Et aussi pour tout à l'heure, je ne sais pas ce qui me serait arrivé si tu ne m'avais pas ramenée.

J'ai bien fait alors, en conclut Haldir.

Un petit rire échappa à Elërinna avant qu'elle ne s'écarte pour accrocher la broche dans ses cheveux. Haldir l'observa faire, avant de vraiment se rendre compte de la tenue dans laquelle la jeune femme se trouvait. Sa bouche s'assécha soudainement et il sentit la pointe de ses oreilles se mettre à chauffer. Il savait très bien qu'Elërinna ne s'était pas encore rendu compte d'à quel point il l'aimait et donc elle ne devait pas savoir du tout qu'elle seule pouvait lui faire avoir ce genre de réaction.

Haldir ? Tout va bien ? demanda l'argentée en voyant son changement de comportement. Tu n'es pas malade au moins ? Tu sembles avoir de la fièvre... elle allait lui toucher le front pour vérifier mais le blond l'arrêta en lui saisissant doucement les poignets.

Je... Ne suis pas malade, coupa-t-il. C'est juste que...

Que quoi ?

Le Galadhrim hésita plusieurs secondes, avant de voir le regard curieux d'Elërinna. Il soupira. Il fallait qu'elle sache pour éviter tout autre situation gênante ou autre.

Vous savez, commença-t-il en repassant au vouvoiement. Si vous êtes mon âme sœur, c'est car notre destin la voulu et je vous aime mais vous êtes aussi la seule pour que je ressentir... Quelque chose...

Les sourcils d'Elërinna se froncèrent en premier lieu avant que la lumière ne se fasse dans son esprit. Haldir essayé de lui dire qu'elle était la seule pour qui il pouvait ressentir du désir. Et il avait clairement dit qu'il l'aimait. Des papillons se mirent à volter dans son ventre et ses joues devinrent cramoisies à l'idée qu'il puisse avoir envie d'elle. C'était la fois gênant vue la situation, mais aussi plaisant. Pour éviter d'embêter le blond avec cela, Elërinna s'écarta.

Je m'excuse, je n'avais pas pensé que... Si tu veux aller te coucher, vas-y, lâcha-t-elle rapidement en ne sachant pas où poser ses yeux.

Ce n'est rien, mais j'ai peur cas nouveau vos visions ne revienne !

Elles ne reviendront pas. Généralement, une fois que je suis « revenue » ou que l'on m'a « ramené » quand la vision ne s'arrête pas toute seule, je n'en ai plus avant un moment, expliqua sérieusement Elërinna sans pour autant arrêter de rougir.

Vous êtes sûre ? insista Haldir avec inquiétude.

La Jackser acquiesça positivement en ayant un petit sourire timide. Le blond lâcha un soupir, mais se leva de la baquette. Elërinna l'observa faire sans bouger de sa place, rempliant ses jambes contre elle en se servant de sa tunique pour cacher la partie de son corps qu'il était mal vu de montrer en Terre du Milieu. Avant de partir, Haldir lui attrapa doucement la main droite pour embrasser sa paume. Ce geste fit devenir encore plus rouge Elërinna qui quand elle se retrouva seule à nouveau, alla correctement se nettoyer le visage, car il y avait toujours un peu de sang séché sur son menton et dans son cou. Cela fait, la jeune femme alla s'allonger dans son lit en souriant bêtement avant de tenter de trouver le sommeil pour quelques heures. Les images de ses visions toujours un peu présentes dans son esprit.

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Ils ne durent dormir que quelques heures. Elërinna avait fait de nombreux cauchemars, tout comme ses frères qu'elle retrouva dans la salle du trône où se trouvait déjà Gandalf, Aragorn, Éomer, Gimli, Legolas, Elladan, Elrohir et Haldir. À son entrée et en voyant les cernes qu'elle avait sous les yeux, Lenwë attira l'argentée contre lui, comprenant que sa sœur avait eu un sommeil agité. Dans le silence, ils écoutèrent Gandalf puis Éomer faire un compte-rendu de tous les gardes et Rohirrims qui étaient morts. Les Jackser apprirent la mort du Roi Théoden et cela les attrista un peu. Même s'ils n'étaient pas les meilleurs amis du monde, le savoir mort n'était pas agréable. Du magicien, ils apprirent aussi que l'intendant, Denethor le père de Boromir et Faramir, qui diriger la Cité en l'attente du retour du Roi s'était immolé par le feu avant de se jeter du haut de la place de la citadelle. Entre Saroumane et Denethor... La Prodige d'Oromë et Nessa se demanda lequel des deux avait eu la pire mort.

J'ai rappelé vos chevaux, annonça Gandalf. Et j'ai également sifflé celui qui sera la monture de votre petit frère, ajouta-t-il à l'adresse des Prodiges.

Merci Gandalf, dirent-ils, en cœur avec Aragorn et Legolas.

Avec tout ce qui s'était passé, c'est vrai qu'Elërinna n'avait pas beaucoup eu le temps d'y penser, mais Ainu lui manquait et elle espérait que sa jument allait bien. Elle s'écarta finalement du bleuté avant de croiser le regard inquiet d'Haldir. Pour rassurer l'immortel, l'argentée lui fit un discret sourire avant de rapporter son attention sur ce que disait le magicien de la Communauté.

Frodon est passé au-delà de ma vision, annonça-t-il avec fatalité. Les ténèbres s'épaississent.

Si Sauron avait l'Anneau, nous le saurions, rétorqua Aragorn.

Ce n'est qu'une question de temps, contra le magicien blanc. Il a subi une défaite, c'est vrai, mais derrière les murs du Mordor, notre ennemi se regroupe.

Et bien qu'il y reste et qu'il y pourrisse pourquoi s'en soucier ? lâcha Gimli qui était assis sur le siège de l'attendant.

Parce que dix mille Orques se tiennent entre Frodon et la Montagne du Destin.

Dix mille Orques. Autant que l'armée ayant attaqué le Gouffre de Helm et où ils avaient failli ne pas survivre sans l'intervention inespérée de Gandalf et des Rohirrims répondant aux ordres d'Éomer. Elërinna, même si elle avait une confiance aveugle en Frodon et Sam, doutait fortement qu'ils puissent traverser le Mordor sans rencontrer de problème.

Je l'ai envoyé à la mort... se lamenta Gandalf.

Non, fit l'héritier d'Isildur. Il y a encore de l'espoir pour Frodon, il a besoin de temps et d'un chemin sûr pour traverser les plaines de Gorgoroth. Et cela nous pouvons le lui donner.

Comment ? demanda le Nain.

En attirant les armées de Sauron, Gimli, répondit leur ami. En vidant ces terres. Rassemblons nos forces et marchons sur la Porte Noire.

La proposition d'Aragorn les choqua presque. Gimli faillit s'étouffer avec la fumée de sa pipe tandis que les yeux des Jackser s'écarquillaient sous la surprise.

Nous n'obtiendrons pas la victoire par la force des armes, dit Éomer.

C'est une mission suicide ! s'exclama Aldaron.

Pas pour nous, mais nous pourront donner à Frodon sa chance si l'œil de Sauron reste braqué sur nous. Rendons-le aveugle à toute autre chose en mouvement.

Une diversion, déclara Legolas.

Une mort certaine ? Une faible chance de succès ? Mais qu'attendons-nous ? fit Gimli.

C'est une idée de fou... Mais qui pourrait fonctionner, reconnu avec hésitation Elërinna.

Aldaron et Lenwë hochèrent la tête, d'accord avec leur sœur. Même si l'idée d'Aragorn semblait folle, cela pouvait être une véritable mission suicide, mais c'était certainement la meilleure solution pour permettre à Frodon et Sam de traverser le Mordor le plus facilement possible pour qu'ils puissent enfin mettre un terme à tout ça. Il était d'ailleurs plus que temps que la guerre s'arrête.

Sauron soupçonnera un piège, prévint le magicien blanc. Il ne mordra pas à l'appât.

Oh, je crois que si, rétorqua avec un sourire en coin Aragorn. Il ne pourra pas ignorer le Roi légitime de la Cité Blanche. Commencer à préparer tout le monde, ajouta-t-il à l'adresse des jumeaux et d'Éomer.

Ces derniers hochèrent la tête avant de quitter la Salle du trône. Gandalf et Aragorn se mirent à discuter à voix basse et les Jackser ainsi qu'Haldir, Legolas et Gimli décidèrent de sortir à leur tour pour les laisser tranquille. Ils se retrouvèrent dans la cour de la citadelle, face à l'arbre blanc qui commençait à refleurir en vue des petites fleurs blanches en forme d'étoiles qui se trouver déjà sur les branches. Alors que les autres marchaient devant elle, Elërinna prit le temps d'admirer l'arbre et ne se rendit compte qu'au dernier moment qu'Haldir avait ralenti son allure pour être à sa hauteur. En le voyant, la jeune femme lui offrit un sourire timide.

Vous allez mieux que tout à l'heure ? demanda-t-il.

Ça va, je n'ai pas eu de nouvelles visions si c'est ce que tu te demandes, répondit à voix basse l'argentée. Tu vas encore me vouvoyer longtemps ? Car...

Cela sembla un peu inutile ?

Amusée, Elërinna hocha la tête en souriant doucement. C'est vrai que maintenant, avec les récents événements, le vouvoiement était devenu un peu inutile.

Très bien, alors j'arrête de te vouvoyer, accepta le blond.

Le sourire de la Prodige se fit un peu plus grand avant qu'ils ne soient tous les deux rejoins par Lenwë et Gimli qui les avaient vu prendre du retard sur eux. Le bleuté passa un bras autour des épaules de sa sœur avec un sourire narquois, ne remarquant pas qu'il coinçait une importante partie des mèches argentées.

Aïe ! Mes cheveux ! gronda en français Elërinna tout en grimaçant.

Oups... Désolé... s'excusa le Guérisseur en enleva son bras. Gimli et moi, on venait vous chercher pour savoir si vous vouliez aller attendre Ainu, Hasufeld et Harod avec Legolas et lui ?

Je voudrais bien... Mais ne devrions-nous pas parler à Aranwë ? Il ne sait toujours pas tout...

Au sujet de vos parents ? demanda Gimli.

Les deux Jackser hochèrent positivement la tête. La nouvelle du sort de leurs parents avait été difficile à digérer pour eux alors pour leur petit frère... Ils n'osaient même pas l'imaginer. Après tout, le rouge n'avait que dix ans quand Marc et Sarah étaient morts.

Je vais aller le chercher avec Aldaron, on vous rejoint, expliqua Lenwë.

Très bien, à tout à l'heure alors.

À toute Chaton !

Elërinna leva les yeux au ciel, mais lui fit quand même un signe de la main avant de suivre Gimli et Haldir qui allaient déjà rejoindre Legolas qui les attendaient dans le chemin.

Cinq heures de sommeil, il n'avait eu droit qu'à cinq heures de sommeil. Aranwë bailla à s'en décrocher la mâchoire tout en sortant de la chambre que le nouveau Roi du Gondor lui avait accordé sans vraiment se demander si oui ou non, il en avait déjà une. Il avait accepté sans rien dire, se rendant bien compte de la fatigue dans laquelle une partie de la Communauté de l'Anneau était, mais maintenant, il se hâta de rejoindre la petite chambre dans laquelle il logeait à la caserne, prévoyant de se rendre à la Maison de Guérison le plus vite possible pour pouvoir rendre visite à Faramir. Par chance, cette partie de la cité n'était pas totalement en ruine et il pu se laver ainsi que se changer. À peine eut-il enfilé une tunique propre que l'on toqua à sa porte. Étonné, mais pas vraiment surpris, il alla ouvrir et se pris la gifle la plus magistrale de toute sa vie. Complètement choqué, le jeune Prodige mit une main sur sa joue droite qui était brûlante et regarda Trisha avec des yeux écarquillés.

Mais ça va pas, Trisha ?! glapit-il.

Aranwë Jackser ! On devait parler ce matin et tu as disparu sans me prévenir ! Tu m'as embrassé, pouf comme ça, ensuite, on est tous occupé, tu es blessé et une nouvelle fois, on est occupé ! Tu n'as pas pensé que j'aurais pu avoir peur en ne te voyant pas revenir à ta chambre ?

Il observa la brune sans savoir quoi dire. Se rendant compte qu'elle avait vraiment eu peur de son absence. Pour la gifle, il ne lui en voulait pas, même si cela faisait mal, la comprenant parfaitement. Trisha avait perdu une grosse partie de sa famille, son père et ses deux frères, sa mère était morte de chagrin et il ne lui restait plus que sa grand-mère.

Trisha... Aranwë l'attira dans ses bras alors que cette dernière pleurait silencieusement. Je suis désolé... J'aurais dû te prévenir et aussi faire en sorte que l'on parle.

Oui, tu aurais dû, cracha l'adolescente. Mais bon... Tu étais avec ta famille, je peux donc comprendre.

Alors pourquoi tu m'as frappé ?!

Pour la forme, répondit-elle en haussant les épaules.

Un grognement exaspéré échappa au rouge qui s'écarta de Trisha pour mieux pouvoir l'observer. Comme eux tous, la brune avait de grosse cernes sous ses yeux noisettes.

Viens, rentre, proposa-t-il.

Trisha n'hésita pas longtemps avant de rentrer, elle s'installa sur une chaise en ne sachant pas vraiment quoi faire. Cela amusa un peu Aranwë qui s'installa par terre et en tailleur en s'appuyant contre son lit. Un silence à la fois pesant et gênant prit place dans la pièce. L'adolescent savait parfaitement que Trisha voulait qu'il lui donne des explications précises pour le baiser qu'il lui avait donné devant les catapultes. Le Prodige d'Aulë et Tulkas se racla la gorge, mais l'adolescente pris la parole avant lui.

Alors... Pourquoi tu m'as embrassé ?

Eh bien... Peut-être parce que... Je t'aime vraiment beaucoup ? bredouilla maladroitement le rouge.

D'ailleurs, son visage prit exactement la même couleur que ses cheveux. Plusieurs minutes s'écoulèrent pendant lesquelles Trisha le regarda, choquée. En voyant l'absence de réaction de son amie, Aranwë commença à bafouiller des excuses, cependant au lieu de se mettre en colère comment il l'aurait pensé, Trisha éclata tout simplement de rire. Vexé, le cadet des Jackser fit la moue en croisant les bras sur son torse avant de se murer dans le silence. Il savait très bien que pour le coup, il était plus jeune que la brune, mais tout de même... Se mettre à rigoler... L'adolescente aux yeux noisette sembla se rendre compte que sa réaction et elle tenta de calmer son rire pour s'expliquer.

Je... Je suis désolée Aranwë mais... Tes manières de faire sont tellement différentes de celles des Hommes de ce monde !

Et en quoi cela est-il mauvais ? rétorqua le rouge en fronçant les sourcils.

Ce n'est pas mauvais !

La brune se leva de la chaise sur laquelle elle était assise pour venir s'agenouiller en face du Prodige qui pour une fois, garda sa langue liée en attendant qu'elle lui dise en quoi ce n'était mauvais. Trisha prit les mains abîmées du rouge dans les siennes en lui souriant doucement.

Depuis que je suis une femme, le nombre de garçons de mon âge, et même plus qui ont voulu me courtiser est énorme, expliqua-t-elle, ce qui fit grogner Aranwë. Mais aucun ne me plaisait, et même si ma grand-mère voudrait que je sois mariée, elle ne m'a jamais rien dit.

Donc... Je ne te plais pas ?

Mais tu arrêtes de dire des bêtises et laisses moi finir ! s'exclama Trisha avec autorité. Toi... Tu es différent de tous ces garçons et hommes. Certes, tu es peut-être plus jeune, mais les épreuves que tu as vécues t'ont rendu plus mature, plus à l'écoute des autres et puis, tu es tellement gentil !

Ces quelques compliments firent rougir Aranwë qui baissa les yeux en souriant légèrement. Néanmoins, la brune n'avait pas terminé et elle l'obligea à relever la tête en plaçant ses mains sur ses joues rougies. Elle aussi rougissait, mais il fallait bien qu'un d'eux fasse le premier pas. Aranwë l'avait fait avec leur baiser et il semblait beaucoup plus apte à agir sans réfléchir aux conséquences plutôt que de discuter longuement. Trisha l'avait remarqué quelques jours après le réveil du rouge, et cela l'avait toujours amusée et fascinée dans un certain sens.

Ce que je veux dire Aranwë... C'est que je t'aime aussi beaucoup, mais qu'il va falloir que tu ailles en discuter avec ma grand-mère. Je ne sais pas si ça se fait chez toi, mais ici oui.

Le demander à ta grand-mère ? hoqueta-t-il en écarquillant les yeux.

Il n'avait rencontré la grand-mère de Trisha qu'une seule fois après avoir raccompagnée cette dernière et... Tyld n'avait pas été des plus accueillante.

Oui ! Au moins que tu fasses quelque chose dans les règles !

Très bien, j'irais la voir alors, accepta Aranwë avant de planter un petit baiser sur les lèvres souriantes de l'adolescente. Mais alors toi, tu vas venir avec moi faire vraiment la connaissance de mon frère Aldaron et de ma sœur Elërinna.

Quoi ? Mais ils doivent être très occupés !

Le rouge secoua la tête puis l'aida à se relever avant qu'ils ne quittent la chambre puis la caserne de la Cité.

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Aldaron et Lenwë cherchèrent pendant de longues minutes leur petit frère dans les rues de la Cité et ils allaient abandonner en se disant que ce dernier devait encore être en train de dormir quand ils virent Aranwë sortir en courant de la caserne, main dans la main avec la fille qui avait emmené après la bataille, le vert et l'argentée dans la Maison de Guérison.

Jonathan ! appela le Prodige de Yavanna en criant. Jonathan !

En entendant son prénom, le pyromane arrêta de courir pour se tourner dans leur direction. Un sourire apparu sur son visage et il les rejoignit avec Trisha. Cette dernière souriant également et avait les joues légèrement rouges.

Aldaron ! Lenwë ! On allait venir vous voir à la citadelle !

Et nous, nous te cherchions, dit Lenwë. Elërinna nous attend aux portes de Minas Tirith, nous devons te dire ce que tu ne sais pas.

… les sourcils rouges de l'adolescent se froncèrent. Trisha et moi devons également vous dire quelque chose.

Aranwë... Ce n'est peut-être pas le bon moment... voulu intervenir la brune.

Tu peux venir aussi Trisha, coupa le Guérisseur. Ça ne sera pas long.

Les deux jeunes s'échangèrent un regard puis acquiescèrent avant de se mettre à suivre les deux Prodiges plus âgés. Ils descendirent jusqu'en bas de la Cité, saluant d'un signe de la tête les soldats et les civils qu'ils croisaient sur leur chemin. En bas, les portes de la ville étaient toujours aussi défoncées, mais désormais, on pouvait apercevoir le Pelennor qui se vider peu à peu des nombreux corps dont il avait été recouvert. La seule fille Jackser était aussi sur un petit escalier avec à côté d'elle Gimli, Legolas et Haldir étaient pour le part, adossé contre soit la rambarde en pierre ou bien le mur. En apercevant son petit frère, l'argentée se releva d'un bond en souriant avant de sauter par-dessus la rambarde pour pouvoir venir le serrait dans ses bras.

Gwen... Tu m'étouffes... parvint à articuler le Prodige d'Aulë et Tulkas.

Oui, je sais, mais... Tu m'as tellement manqué ! J'en profite !

Je sais... Toi aussi et les garçons aussi, vous m'avez manqué.

Ils se sourirent tous les deux avant de s'écarter. Elërinna observa leur petit canari des îles avec un sourire tendre, mais aussi avec un regard admiratif. Certes elle l'avait déjà vue hier soir, après la bataille, mais elle était toujours heureuse de l'avoir de nouveau sous les yeux et de voir le beau jeune homme qu'il était devenu en l'espace de quelques mois.

Si cela ne gêne personne, nous allons un peu nous éloigner pour discuter... annonça sérieusement Aldaron.

Non, vous en avez besoin, allez-y, répondit Legolas.

Les quatre Jackser s'éloignèrent, s'isolant de l'autre côté de la place de de la Grande Rue. Ils allaient parler en français, mais ils ne voulaient pas déranger leurs amis s'ils se mettaient à se disputer et aussi s'ils se mettaient à pleurer. Le vert invita son cadet à s'asseoir sur les escaliers tandis qu'Elërinna s'asseyait en équilibre sur un muret en pierre et que Lenwë et lui restaient debout. Les trois aînés s'entre-regardèrent, cherchant un moyen d'aborder l'un des sujets les plus épineux. Finalement, ce fut l'argentée qui pris la parole, ses cheveux argentés cachant quasiment toute la partie gauche de son visage.

Il faut que tu saches d'abord, que lorsque nous nous trouvions à Fondcombe, une cité des Elfes, le Seigneur Elrond qui la dirige nous a offert deux broches à Fabian et moi. Elles sont en forme d'étoile à quatorze branches, tout comme nos marqués et aussi incrustée de pierres précieuses, elle sortit sa broche et Aldaron en fit de même pour le lui montrer. Par la suite, notre ami Aragorn nous a expliqué qu'il avait déjà existé deux Prodiges avant nous qui avait vécu au Première Âge.

Et quel rapport avec nous ? questionna le rouge en haussant les sourcils.

Laisse notre sœur finir, veux-tu ? lâcha le Prodige d'Estë.

Merci Alex, fit la métamorphe avant de reprendre. Cette histoire de Prodiges présents avant nous ne nous a pas plus perturbé que ça, il y a eu le Conseil puis ensuite nous sommes partit avec le reste de la Communauté. Ce n'est qu'à la fin de la Bataille du Gouffre de Helm que nous avons encore entendu parlé de ces Prodiges. Par Saroumane, plus précisément, avant que ce dernier ne meurt. D'après lui, il pensait que nous ferions comme les premiers, que nous n'allions pas venir en aide à la Terre du Milieu et qu'au lieu de ça, nous nous entre-tuerions. Fabian et moi... On était surpris et on ne comprenait pas alors quand nous sommes revenus à Edoras, nous en avons parlé à Alex et nous avons décidé d'aller demander des infos à Gandalf, dit-elle, ses mains se serrant sur les pierres constituant le muret. Je ne sais toujours pas si c'était une bonne idée de faire ça en fait... Mais bon... Nous lui avons demandé et il nous a dit que le premier Prodige, Thalion était l'envoyé de Manwë et que la seconde Prodige, Artanis, était celle de Varda, qu'ils s'étaient entre-tués car ils n'avaient pas supporté d'être arrachés à leur monde... À leur famille et surtout leurs enfants...

Au fur et à mesure qu'il écoutait le récit de sa grande sœur, les sourcils du plus jeune des quatre se froncèrent. Il avait incroyablement peur de comprendre ce qu'Elërinna allait dire.

Je ne comprends pas ce que tu essaies de me dire Gwendoline, déclara-t-il.

La seule fille de la fratrie se mordit l'intérieur de la joue et se tourna vers ses aînés pour avoir un peu d'aide de leur part. Elle voulait bien raconter, expliquer, donner des détails, mais de l'aide était la bien venu pour annoncer que leurs parents étaient les premiers Prodiges. Aldaron et Lenwë virent son regard orange clair lourd de sens et le vert se racla la gorge avant de reprendre.

Ce que Chaton veut te dire, c'est que ces Prodiges ne supportaient pas d'être séparés de leurs enfants... Séparés de nous... Thalion et Artanis, les premiers Prodiges... Ce sont Papa et Maman.

Ce n'est pas vrai... articula difficilement l'adolescent aux cheveux de feu. Vous me faites une blague ? Un prank ?

Non Jonathan, ce n'est pas une blague, ils sont devenus... Ils sont devenus des Prodiges et ils se sont tués...

Aranwë eu l'impression quelques secondes que le monde s'écroulait autour de lui. Les larmes lui montèrent aux yeux et il serra les points, une boule se formant dans sa gorge. Cependant, la tristesse laissa bien vite place à la colère et une forme de rancune.

Ils se sont tués... Ils se sont tués sans se demander où ils iraient ? Ils ont cru quoi ? Qu'ils allaient revenir sur Terre ? explosa-t-il en se levant brutalement. Comment ont-ils pu faire ça ?!

Ils ne pensaient pas à mal sur le coup... J'en suis sûre... voulu tempérer Elërinna. Comprends-les... ils étaient loin de tout et de nous... Dans un monde qui leur était inconnu.

Mais pour nous aussi ce monde nous est inconnu et il est aussi désormais pour toi ! Et loin de nous ? Ne me fais pas rire ! Je n'avais peut-être que dix ans, mais je me rappelle très bien qu'ils étaient absents la plupart du temps ! C'est Alex, Fabian et toi qui m'avais quasiment élevé ! Et vous savez aussi très bien ce que Papa disait quand il avait trop bu et Maman quand elle était en colère pour une raison X ou Y.

Aldaron, Lenwë et Elërinna grimacèrent tous les trois en même temps, de mauvais souvenirs refaisant surface. Le cadet de la fratrie ferma les yeux et inspira plusieurs fois pour calmer les tremblements qui avaient commencer à se répandre dans tout son corps. Il les rouvrit finalement et croisa les regards inquiets de ses aînés.

Dans tous les cas... J'espère que maintenant, là où ils sont, ils ont ce qu'ils voulaient.

… il y eu un long silence avant qu'Elërinna ne prenne la parole. Qui êtes-vous et qu'avez-vous fait à Jonathan Jackser ? demanda-t-elle.

La remarque fit pouffer de rire les trois garçons et sourire la jeune femme. Des hennissements s'élevèrent soudainement dans le vent et l'argentée releva la tête avec un sourire.

C'est Ainu ! Viens !

Sans plus attendre, elle attrapa la main de son petit frère et elle le tira à sa suite en courant en direction des portes fracassées.


Voici le chapitre de cette semaine qui s'achève, j'espère qu'il vous aura plu ! ^^

Rendez-vous mercredi prochain pour la suite ! ^^