Bonjour tout le monde.
Merci pour vos review, mises en alerte et favoris.
Bien sûr tous les personnages appartiennent à Stephenie Meyer.
Réponse à kristenlover: Merci beaucoup pour ton com et de me rejoindre dans cette aventure.
Je n'ai pas eu de nouvelles de ma béta. Du coup je vous le livre tel quel. J'espère qu'il n'y aura pas trop de fautes qui auront échappées à mes relectures.
Passez un bon moment et à plus tard en bas. Bonne lecture
CHAPITRE 34
POV Bella
Nous étions à trois jours de Noël. Ma mère qui avait hurlé au téléphone lorsqu'elle avait appris qu'elle était grand-mère n'avait pas modifié ses billets. C'était pourquoi je faisais le ménage dans la chambre d'amis afin qu'ils puissent se reposer quand ils arriveront. Ce furent papa et Sue qui allèrent les récupérer à l'aéroport alors que Jacob était au supermarché à faire les courses pour le repas de Noël.
Nous avions fait déjà nos achats pour les cadeaux et bien sûr William même s'il était trop petit pour capter quoi que ce soit aura droit à une montagne de cadeaux et pas que de notre part. D'ailleurs ça avait été la première sortie pour William. Je crus que le coffre de la Golf de Jacob ne fermerait jamais. Déjà il était encombré par la poussette, le couffin qu'on avait attaché à l'arrière plus le sac de change mais quand nous étions ressortis avec les paquets, nous restions bloquer. Nous avions enlevé la planche arrière du coffre pour augmenter ca capacité et j'avais pris certains paquets entre mes jambes et sur moi. C'est dans ces moments qu'on se rend compte que la venue d'un enfant prend beaucoup de place.
Le bruit d'une voiture me ramena au présent, et je me dirigeai vers la porte d'entrée. Jake sortait des sacs remplis de son coffre. J'allai pour l'aider mais il me stoppa :
« Bella reste plutôt dans la cuisine afin de ranger tout ça au fur et à mesure que je te les emmène. » Je ne dis rien et retournai à l'intérieur. Sa façon qu'il avait de vouloir me laisser rien faire commençait à m'agacer. Maintenant que je n'étais plus enceinte que mes points été partis, Carlisle m'avait assuré que je pouvais refaire pareil qu'avant. Mais Jacob prétendait que j'en faisais déjà assez comme ça.
« Et voilà c'est le dernier. » Il le vida sur la table et finit de ranger avec moi.
« Dans combien de temps doivent arriver tes parents ? » Je n'eus pas le temps de répondre qu'une autre voiture se garait devant chez nous. Nous avançâmes jusqu'à la porte et l'ouvrîmes au même moment où ma mère entrait. Elle laissa tomber ce qu'elle tenait avant de me prendre dans ses bras.
« Ho ma chérie, je suis si heureuse. »
« Si cela ne vous dérange pas, on aimerait nous aussi rentrer avant d'être complètement frigorifiés. » nous coupa Phil. Nous nous écartâmes et les laissâmes passer.
« Alors comment va mon petit fils ? Je peux le voir. » Je souris à ma mère et la conduisis à la chambre de William. Il dormait encore mais gesticulait.
« Je suis désolée de te l'apprendre mais il ne te ressemble pas. »
« Je sais, tu n'es pas la seule à me l'avoir dit. »
« Ca n'empêche pas qu'il est craquant » dit-elle plus fort, ce qui suffit à le réveiller.
« Hé mon chéri, maman est là. » Au son de ma voix il se calma et appuya sa bouche contre mon épaule.
« On dirait qu'il a faim. » demanda ma mère
« Et oui monsieur est un glouton. Mais avant nous allons regarder cette couche. »
« Je peux le faire ? Ca me rappellera des souvenirs. » Je posai William sur la commode à langer et laissai la place à ma mère.
« Bonjour William, c'est mamie Renée. Tu sais que tu es vraiment très beau comme bébé. J'ai envie de te manger » Tout en parlant, elle lui défit le pyjama et lui fit des bisous sur ses cuisses. William souriait surement à cause des chatouilles. Maman s'attaqua au body pour accéder à la couche.
« Tu l'habilles en combien ? »
« Ce pyjama est du trois mois. Tous les vêtements de taille naissance n'ont été d'aucune utilité. D'ailleurs même certains un mois n'ont pas été mis.» Elle lui déscotcha la couche afin de regarder à l'intérieur. Elle n'a pas eu le temps de le recouvrir qu'il lui faisait pipi dessus. Je me mis à rire à gorge déployée face à la tête de ma mère. Jacob arriva pour regarder ce qu'il se passait.
« Qu'est ce que j'ai loupé ? » questionna-t-il. J'essayai de me calmer pour lui répondre.
« Ma mère a eu droit à un arrosage dans les règles par William. » et mon fou rire repartit de plus belle. Son pull était bien mouillé. Elle s'essuya le visage mais enlevait également son maquillage. Quand elle me regarda, mon rire recommença.
« Maman, hahahahaha, va dans la salle de bain. » réussis-je à balbutier. Elle s'y dirigea rapidement sous les rires de tout le monde. Je changeai William tout en rigolant.
« Alors tu as voulu dire bonjour à mamie, mais ce n'est pas comme ça qu'on s'y prend. » lui expliquai-je. Je m'assis dans le rocking chair, enlevai mon haut et défis mon soutient gorge. William eut vite fait pour trouver mon mamelon et l'aspira avidement. Jacob s'agenouilla à mes côtés et caressa la tête de son fils alors qu'il le regardait faire.
« Tu as raison fiston, profite des bonnes choses avant qu'il n'y en ait plus. » Jacob me fit un clin d'œil et s'éclipsa lorsque ma mère me rejoignit.
« Tu as un petit farceur à ce que je vois. »
« Que veux-tu c'est ça façon à lui de saluer quelqu'un. Tu sais chaque personne qui a voulu le changer s'est faite avoir. » Je le regardai se nourrir.
« Dans tous les cas tu as quand même bien travaillé. Surtout pour l'accouchement. »
« C'est le fait que je n'étais pas seule. Jacob et Carlisle ont été vraiment d'un grand soutient. Si Carlisle n'était pas intervenu aussi rapidement, je ne suis pas sûre que ça se serait passé aussi vite. C'est lui qui a pris les directives et qui m'a dit ce que je devais faire comme à Jacob. Moi j'étais complètement paniquée, je ne savais pas comment agir, écouter mon corps ou ma raison. Même si Jake n'a rien fait que de me tenir contre lui, c'était pour moi très important. Je me suis sentie soutenue et quelque part je partageais cela avec lui, il souffrait autant que moi pas physiquement quoique avoir des ongles s'enfonçant dans ta peau à plusieurs reprises ne doit pas être agréable. Mais il partageait mes efforts à chaque fois que je poussais, je suis sûre que de son côté il le faisait également, je sentais ses bras se contracter autour de moi. »
« Tu as été très courageuse Bella, je suis très fière de toi. Je suis la plus heureuse des femmes. Je suis grand-mère, je vais pouvoir gâter ce petit autant que je veux. » Je me raidis immédiatement.
« Je n'ai rien contre mais évite de cuisiner pour lui, d'accord ? »
« Pourquoi ça ? »
« J'ai beaucoup de souvenir de tes tentatives culinaires et ce n'était pas toujours réussi. Tu ne veux pas empoisonner ton petit fils ? »
« Bien sûr que non, quelle idée. » ajouta-t-elle en levant les yeux au ciel.
« Alors achète lui ce qui te fais plaisir en restant dans le convenable et pas à outrance, emmène-le promener et visiter le pays, cela ne me dérange absolument pas. Mais tant que ça reste raisonnable. »
« D'accord, serait-il possible que vous veniez chez nous l'année prochaine, qu'on lui montre l'océan. »
« Tu sais nous aussi on le voit l'océan. » répliquai-je amusée
« Oui mais ce n'est pas le même. » nous éclatâmes de rire. William recula de mon sein et je le retournai pour lui présenter l'autre qu'il saisit goulûment. Ma mère qui le regardait faire ria face à son empressement.
« Il n'est pas le fils de Jacob pour rien. » Je hochai la tête pour confirmer ses dires.
Quand William eut fini, je le passai à maman afin qu'elle lui fasse le rôt. Je lui mis un bavoir sur son épaule afin que s'il régurgitait il ne lui tachait pas son haut propre.
-ooo-
Nous étions à la veille de Noël et tout le monde était arrivé. La meute et les imprégnées ainsi que mes parents, Billy et Sue. Les filles et moi étions dans la cuisine en train de papoter tout en préparant le repas alors que les garçons asseyaient de faire en sorte que tout le monde puisse s'asseoir à table. C'était assez comique à voir. Charlie, Billy et Phil qui disaient comment faire et les autres qui se trimballaient les tables afin qu'elles rentrent dans notre salon sans pour autant gêner le passage.
« Bon, je vois que vous n'avez guère avancer depuis tout à l'heure. » intervint Sue.
« Paul et Sam mettez cette table dans ce sens, maintenant poussez la vers la cheminée. Voilà pas plus. Embry et Quil, celle-là faite lui faire un L avec l'autre, non pas comme ça mettez là au bout de l'autre. Bon, Jacob et Seth mettez la à la suite de celle-ci. Jared et Collin derrière la table de Jacob et Seth. Hé bien voilà, vous voyez ce n'était pas compliqué. » Sue regarda mon père et Phil en se moquant. Ce qui fit rire les gars. « Bon maintenant vous pouvez mettre les nappes et les couverts » ajouta-t-elle en leur montrant où ils étaient.
Le repas se passa admirablement bien. Les plats faisaient le tour des tables et la bonne humeur était présente. Je dus m'éclipser à deux reprises car les garçons en rigolant un peu trop bruyamment avaient réveillé William. A la seconde fois, je l'emmenai avec moi dans le salon. Jacob me le prit directement pour que je puisse continuer de manger.
Quand Minuit sonna tout le monde se rapprocha du sapin où étaient entreposés les cadeaux. Bien sur tous étaient pour William. Le premier que Jacob prit était de Billy. A voir son visage il s'avait de quoi il s'agissait. Alors qu'il retirait le papier, je restai sans voix. C'était un magnifique cheval à bascule. En fait cheval plutôt loup à bascule. Les pattes du loup étaient positionnées comme s'il courait. Quand je le touchai le bois était d'une douceur impressionnante comme s'il avait été poli. Bien sûr la couleur rappelait le pelage de Jake.
« Je l'ai fait moi-même. J'ai commencé à le sculpter il y a quatre mois de ça. » Je me levai et allai l'embrasser. Je lui confiai au passage William qui s'était endormi.
J'ouvris un autre paquet qui semblait lourd et volumineux. Que ne fut pas ma surprise quand j'en sortis une couverture. Dessus était représentée la meute au grand complet. Chaque loup avec son pelage différent était dessiné. Ce fut Emily qui m'expliqua :
« En fait c'est de la part de toute la meute. Tout le monde a participé dans l'achat des différents textiles et nous les filles nous l'avons fabriquée. Je dois aussi te prévenir qu'Alice et Esmé nous ont aidées. »
« Merci, il est vraiment très beau. Quand William passera dans un plus grand lit nous lui mettrons. » Encore une fois, je me levai et embrassai tout le monde.
« Maintenant, c'est notre tour » dit Phil. Il tendit un paquet qui n'avait aucune forme à Jacob. Celui-ci l'ouvrit et y sortit un gant de baseball avec une balle et une batte.
« Au moins quand on viendra, je pourrais l'entraîner comme il se doit. » Nous rigolâmes tous.
« Tiens, ça c'est le notre. » fit mon père. Je le pris et retirai le papier. C'était un album photo. Quand je l'ouvris, mes larmes coulèrent immédiatement. « Cette photo a été prise quand tu étais encore dans la salle de bain avec Carlisle » me précisa Sue. Elle représentait Jacob qui tenait William contre lui dans le rocking chair. Je tournai les pages et vis toutes les photos qui avaient été prises avec ou sans moi. « Maintenant tu sais ce qu'il te reste à faire » Je regardai mon père en l'interrogeant. « A le finir ». Je souris en disant :
« Ca ne sera vraiment pas compliqué » Je me levai et saisis mon appareil photo et commençai à mitrailler tout le monde ainsi que les cadeaux au pied du sapin.
Vers les deux heures du matin, les invités nous laissèrent nous reposer, nous laissâmes tout en plan et nous dirigèrent vers nos chambres. William dormait dans son lit depuis plus de deux heures. Jacob se déshabilla et me rejoignit dans le lit. Il se calla derrière mon dos en me serrant contre lui. Ce fut seulement une fois entourée par mon radiateur personnel que je m'endormis.
J'ouvris un œil et regardai le radio réveil et m'aperçus qu'il était 6h00, il me fallut quelques secondes pour me rendre compte que William n'avait pas pleuré. Je me levai d'un bon en faisant sursauter Jacob au passage et courrai dans la chambre de William. Il était en train en train de dormir. Ses poings étaient de chaque côté de la tête. Jacob m'enlaça et me tira pour retourner dans notre chambre.
« Excuse moi mais je ne l'ai pas entendu pleurer cette nuit quand j'ai vu l'heure j'ai eu peur…. »
« Viens ici. » Il m'attira dans ses bras avant de se mettre au dessus de moi. « Ne t'excuse pas de te soucier de notre fils mais évite de faire des bonds pareils. Il est normal qu'il commence à avoir des plages plus ou moins longues selon la nuit ou le jour. Il commence à s'adapter à son environnement. »
« Et comment tu sais tout ça ? »
« J'ai posé diverses questions à Carlisle » m'avoua-t-il presque honteusement.
« Merci mon chéri » je ne rajoutai rien d'autre et embrassai ses lèvres. Notre baiser s'intensifia. Nos langues se trouvèrent et s'enlacèrent. Mes mains allèrent se perdre dans ses cheveux alors que les siennes caressèrent mon visage. Une chaleur que je n'avais pas ressentie depuis quelque temps fit son apparition et me fit gémir. Jacob recula et descendit dans mon cou en déposant des baisers.
Ses mains suivirent le mouvement et se retrouvèrent sur mes côtes. Ses pouces suivaient l'arrondi de mes seins avant de chatouiller mes pointes durcies. Mais comme toute bonne chose, il y a une fin et les pleurs de William nous ramenèrent durement à la réalité. Nous nous regardâmes frustrer, Jacob se déplaça sur le côté et me laissa me lever. Je revins quelques minutes plus tard après lui avoir changé les fesses et m'assis dans notre lit. Je tendis William à Jake et m'enlevai le tee shirt. Quand je fus installée je repris William et le fis boire. Je me tournai vers Jake et vis son regard noir qui fixait ma poitrine.
« Jake ? » hésitai-je
« Je vais prendre une douche froide de préférence. » Il se leva et partit à la salle de bain. Je penchai ma tête en arrière. Si de mon côté, le manque de sexe ne se faisait pas ressentir, je pense que chez Jake ce devait être tout l'inverse. Je fis un rapide calcul et il s'avère que nous n'avions plus fait l'amour depuis plus de deux mois et demi. Les derniers mois de ma grossesse, William n'arrêtait pas de remuer à m'en faire mal après un orgasme. Du coup, nous avions stoppé toute activité de ce côté. Et ce matin Jake me toucha même légèrement pour la première fois depuis l'accouchement. Mes points étaient tombés mais j'avais encore des lancements quand je restais trop longtemps debout.
Des petits coups à la porte se firent entendre et je permis à la personne d'entrée. Je savais que ce n'était pas Phil car il m'aurait parlé derrière la porte.
« Bonjour, »
« Salut maman »
« Comment va mon petit-fils ? »
« Il est en pleine forme comme tu peux le constater. On m'a dit que tant que l'appétit va tout va. A part que ce matin il m'a fait une petite frayeur. »
« Et laquelle ? » s'inquiéta-t-elle
« Il a dormi pendant plus de six heures à la filée. »
« C'est une bonne chose. Toi à un mois et demi, tu faisais quasiment tes nuits. Je te donnais ton dernier biberon vers 23h00 et tu tenais jusqu'à 5 à 6h00 le lendemain matin. »
« Je suis d'accord mais ne pas l'entendre m'a inquiété, je suis allée le voir mais il dormait toujours. »
« Bon, je vais aller préparer le petit déjeuner. Phil est en train de débarrasser le salon » Je me raidis à ces mots.
« Maman, je n'en ai plus pour très longtemps avec William, prépare le café et j'arrive. »
« Comme tu veux. » Je hochai la tête et regardai William. Jacob entra quelques minutes plus tard.
« Tu devrais aller surveiller ma mère, elle sait mise en tête de préparer notre petit déjeuner et j'ai peur du résultat. »
« J'ai entendu, je vais donner aussi un coup de main à Phil. »
« Merci beaucoup Jake. Hé ? » fis-je quand il me tourna le dos.
« Je suis désolée. » Il me regarda perplexe. Je rougis sachant ce qui allait suivre.
« De quoi ma puce ? » dit-il en s'asseyant à mes côtés.
« Du fait que tu dois te retenir. » Son regard se fit interrogateur. « Tu fais ceinture depuis plusieurs mois maintenant. »
« Hé, tu as des circonstances atténuantes, d'accord. Ce matin j'ai cru pouvoir à nouveau reprendre ma place mais ça n'a pas été le cas. » Je fronçai les sourcils
« Tu as toujours ta place auprès de moi Jake. »
« Je sais mais je ne suis plus ta priorité. J'ai du laisser du terrain à notre fils. » Je le regardai incrédule.
« Jake, William n'a que trois semaines. Il ne le fait pas exprès et encore moins volontairement. »
« Je ne remets pas ça en cause. »
« Alors il est où le souci. »
« Ne te fait pas de mouron pour rien. Je vais bien d'accord. » Il me fit un baiser sur le front et sortit de notre chambre. Je ne comprenais rien à ce qu'il venait de se passer. William lâcha mon sein et fit le rot dans la foulée. Je le posai sur mon lit afin de me vêtir et nous sortîmes afin de rejoindre les autres.
Les Cullen vinrent nous rendre visite en début d'après-midi. Bien sûr ils étaient chargés comme des mulets. Quand ils entrèrent chez nous, je ne pus m'empêcher de taper du pied et de mettre mes poings sur les hanches. Emmett tout courageux qu'il était s'avança vers moi et dit :
« Ne nous en veux pas, elle nous a forcé. On a rien pu faire. » Il me fit un sourire rempli d'innocence. Je rétrécis mes yeux pour avoir l'air encore plus menaçante. « Tu sais qu'avec cet air là tu effraierais presque les écureuils dans les bois. » il éclata de rire et je me mis à sourire malgré moi en secouant la tête. Tout le monde passa à mes côtés en m'embrassant. Rosalie et Esmé se dirigèrent directement vers ma mère.
« Qu'est-ce qu'il a changé depuis la première fois. » constata Rosalie
« Ha bon, je sais qu'il a grandi par rapport à ses vêtements. »
« Ho oui, peut être que tu ne t'en rends pas compte parce que tu es tous les jours avec lui. » confirma Esmé. « Puis-je prendre ? »
« Oui mais attend une seconde ». Je partis chercher une couverture polaire et la mit sur Esmé et ses bras pour que mon fils ne ressente pas le froid. Maman se leva et posa William dans le creux des bras d'Esmé. Je regardai ce qui se passait autour de moi et vis Jacob et Jasper se parlaient. Je me dirigeai vers Alice et lui demandai :
« Alors qu'est-ce qu'il y a là-dedans que William n'a pas déjà » en montrant les paquets.
« Sache qu'un bébé a toujours besoin de quelque chose. »
« Hé depuis quand tu es experte en bébé ? »
« Depuis que j'ai su que tu étais enceinte et que j'ai fait les recherches sur ce sujet sur internet. »
« Ha, tu sais qu'il ne faut pas croire tout ce qui est dit la dessus. »
« Me crois-tu stupide Bella ? »
« Moi, non je ne me permettrai pas, mais une accro au shopping c'est indéniable. » souris-je. Elle plissa ses yeux avant d'éclater de rire, ce que je fis également.
« Peut être devrais-tu les ouvrir pour connaître le contenu. » Je me dirigeai vers la table où tout avait été entreposé. Tout le monde fit de même.
« Jacob » appelai-je, il se plaça à mes côtés. « Tu veux bien t'occuper du plus gros. » Il me sourit, prit le plus gros des cadeaux et le posa au sol. Il m'arrivait à la taille. Jacob déchira le papier et un gros ours de couleur crème apparut. Je sus de suite de qui provenait ce cadeau.
« Emmett, tu n'a pas trouvé encore plus gros ? » dis-je en rigolant
« Désolé, il existe encore plus gros mais il s'agirait d'un véritable ours empaillé pas sûr que tu aurais apprécié. »
« Effectivement, celui-ci est déjà assez imposant, d'ailleurs comme celui qui l'a offert. » me moquai-je, ce qui le fit rire. Je choisis au hasard un autre paquet et l'ouvrit. C'était un tapis d'éveil d'après le nom que portait l'affiche. J'ouvris l'emballage dans lequel il se trouvait et le tendis à bout de bras pour voir à quoi il ressemblait.
« Ici quand il appuie ça couine, la molette roule en faisant de la musique, là un petit miroir pour se voir, ici tu as à des sortes d'ailes qui en se froissant font du bruit pas des plus agréables et pour finir tu as l'arche où des petites peluches ont chacune une particularité. »m'expliqua Rosalie. Je le repliai soigneusement et le rangeai dans son emballage. Je pris un autre mais au poids, je le donnai à Jake. Il ouvrit rapidement et me montra le carton. Il s'agissait d'un transat.
« Bon, je crois que tu auras du montage à faire plus tard » lui fis-je remarquer.
« Attends Jasper et moi allons le faire. » Emmett prit le carton et l'ouvrit en le massacrant. Ouais demander à Emmett de prendre soin des choses doit être au dessus de ses compétences. Il sortit divers sacs. Je reportai mon attention sur ce qui restait sur la table. Je vis un petit cadeau rectangulaire et m'en saisit. Il s'agissait d'un écrin. Je mis quelques secondes pour regarder à l'intérieur. Il se trouvait une magnifique gourmette pour bébé mais assez masculine en même temps. D'un côté se trouvait le prénom de notre fils et de l'autre sa date de naissance. Jacob me prit le visage dans ses mains et m'essuya le visage, je n'avais même pas remarqué que je pleurais. Je lui souris et l'embrassai chastement. Jacob prit un au hasard et rigola quand le papier disparut. C'était des figurines de soldats mais suffisamment grosses pour qu'elle soit adaptée aux bébés.
« Cadeau de Jasper, il est fan de l'uniforme de l'armée. » nous expliqua Alice. « Mais apparemment Jacob se fera un plaisir de montrer à son fils comment y jouer. »
« Bien sûr, quand il sera un peu plus âgé. » répondit-il avec fierté. Je repris un cadeau qui ressemblait à une enveloppe et déchira l'emballage. Dedans se trouvait un bon pour plusieurs billets d'avion aller-retour en Floride.
« Nous nous sommes concertés et sachant le stress que tu auras avant la prochaine rentrée scolaire, on s'est dit qu'un séjour avec ta petite famille chez ta mère ne te fera pas de mal. » s'exclama Esmé. Ma mère commença à établir déjà une liste des activités que pourraient faire William. Je ne l'écoutai pas et repris avec Jacob l'ouverture des cadeaux qui étaient principalement des habits. Jake me tendit le dernier cadeau. Il avait l'apparence d'un écrin mais plus carré. Je défis le papier et l'ouvris. Dedans étaient déposés une chaine avec un médaillon. Celui-ci représentait une femme avec un enfant, il m'a fallu quelques secondes pour comprendre qu'il s'agissait d'une vierge avec un enfant. Je n'avais encore jamais vu des comme ça. Je restai sans voix face à cette merveille.
« Il est magnifique. C'est trop, vraiment beaucoup trop. » fis-je pour la forme car je ne me voyais absolument pas le rendre.
« Rien est trop pour les gens qu'on aime. » me contredit Esmé quand je l'eus prise dans mes bras.
« Merci beaucoup, pour tout, même si certaines choses ne serviront pas tout de suite. » rigolai-je. Je fis le tour de tout le monde et les embrassai pour les remercier encore une fois. Comme à son habitude Emmett me souleva du sol et me fit tourner avec lui. A cet instant William, ce fit entendre et je m'éclipsai avec lui pour l'allaiter.
Une fois William couché et endormi, je retournai auprès de mes amis. Jasper vint à ma rencontre :
« Accepterais-tu de venir avec moi faire un petit tour dehors. » Je fus décontenancée par sa demande.
« Euh oui pourquoi pas. » répondis-je. Je me couvris le plus possible et suivis Jasper. Nous n'allâmes pas bien loin, juste en bas de notre jardin. Il s'arrêta et se retourna pour me faire face. Mais je ne le regardai pas. Mes yeux dérivèrent vers les bois. Ca faisait combien de temps que je n'avais plus mis les pieds dehors. C'était pour mon dernier examen avant l'accouchement soit cinq semaines.
« Bella ? »
« Je viens de réaliser que depuis un peu plus de cinq semaines, je n'avais plus mis une seule fois le nez dehors. » Mes larmes coulèrent toutes seules. Je sentis une vague d'apaisement m'entourer et je me laissai faire.
« Depuis combien de temps tu ne t'es plus autorisée à faire certaines choses ? »
« J'en sais rien, depuis que je suis enceinte Jacob me couve et depuis l'arrivée de William, je n'ai plus le temps de faire quoique soit d'autre qui n'est pas un rapport avec William. » réalisai-je
« Ca comprend passer du temps avec Jacob. » Je hochai la tête parce que je savais que si j'ouvrai la bouche les sanglots sortiraient.
« Tu sais il s'inquiète beaucoup pour toi. Il ne sait pas comment agir pour que tu lâches prise quelques instants. Tout ce qu'il souhaite c'est passer un peu de temps avec toi. »
« Mais il y a tant à faire. »
« Et est-ce que le fait de le reporter changera quelque chose dans le temps. » Je haussai les épaules, pas sûre de ma réponse.
« Si tu essayais Bella, reporte des choses qui ne sont pas primordiales pour le lendemain et prendre un peu de temps pour toi et Jacob. J'ai parlé avec lui tout à l'heure. Il se sent rejeter Bella de plusieurs façons. D'abord parce qu'il n'est plus celui à qui tu réserves ton corps. » Il dut sentir le choc de ses mots, puis rajouta « Ca paraît stupide dit comme ça mais c'est la vérité, est-ce que tu te dis à quand la prochaine fois que Jacob me serrera contre lui ou la prochaine tétée de ton fils. Si tu donnerais le biberon, Jacob n'aurait pas cette frustration de te partager physiquement puisqu'il pourrait lui aussi participer dans cette activité qui est de le nourrir. » Plus j'écoutai Jasper, plus je culpabilisai, mais qu'est-ce que je pouvais faire.
« Bella, je ne te dis pas cela pour te culpabiliser mais réfléchis-y. D'accord. » encore une fois je hochai la tête et me tournai vers la maison. Je ne savais plus où j'en étais.
J'espère que ce chapitre vous a plu. J'attends vos commentaires avec impatience.
Bises
Hé bien sur une review = un teaser.
