Coucou les gens! J'ai une looongue suite pour vous, qui va faire que vous allez me détester XD
Tipi : Il fait chaud en Ardèche d'abord! Tiens pour te donner une idée quand je me suis levée ce matin, il faisait déjà 24 degrés... Je meure XD
Oula... Relation père/fils ? Y a des choses qui risquent de devenir incestueuses là XD Mais bon, t'as raison, c'est l'idée générale ^^ Le film de gonzesse sera mentionné. Même s'il sera hors champ ^^
Bref, enjoy la suite, et merci beaucoup pour la review :)
Need-A-Hug-h : C'est pas tant que House veux pas tuer des gens, il admet même y avoir pensé pour certains. Juste pas pour John, car ça lui semble impossible. En espérant que ce chapitre te plaise aussi ! ^^
Ciao
1 lectrice folle : Merci d'être passée :D *hug*
Merci pour vos reviews, et attachez vos ceintures, ça va secouer!
House était allongé sur une table du parc, les yeux fermés, les bras en croix, essayant d'entendre les différents bruits de pas des personnes l'entourant. Une fois n'est pas coutume, il avait ses grosses lunettes de soleil sur la figure, malgré la pénombre. Il avait épargné la casquette à Stacy, se rappelant ce que sa conseillère de mode-Wilson- en pensait.
Après avoir identifié un couple de joggeur, une personne âgée traînant des pieds, et une maman courant après le tricycle de son gosse (encore à cette heure là!), il entendit enfin la démarche énergique de Stacy et se redressa, ouvrant les yeux.
- Je voulais te surprendre, tu as un sixième sens ?! S'exclama-t-elle en riant.
House essaya tant bien que mal d'esquisser un sourire, se demandant s'il devait rebondir là dessus.
- J'ai reconnu ta démarche.
Il se leva, tendant le bras à Stacy dont elle se saisit, puis ils commencèrent à marcher lentement le long du lac.
Le Soleil n'était déjà plus visible, bien que ses lueurs continuaient d'éclairer vaguement l'horizon, créant un dégradé de couleur bleu dans un ciel parsemé ça et là de nuages cotonneux.
House ne put s'empêcher un ricanement en voyant l'eau clame.
- A quoi tu penses ?
- J'ai regardé un film hier... Wilson a chialé.
- Quel film ?
- « Seul au monde », la scène où Tom Hanks perd Wilson est si poignante...
Stacy lui fit une gentille tape sur le bras.
- Wilson adore ce film, respecte ses sentiments !
Elle savait qu'il ne la prenait pas au sérieux, étant donné qu'elle riait autant que lui.
Ils s'arrêtèrent de marcher quelques centaines de mètres plus loin, lorsque les premières étoiles commencèrent à apparaître dans le ciel.
- Ici ça devrait être bien. Commenta House.
Cette partie du parc était dépourvue de lampadaires permettant aux promeneurs nocturnes d'observer les étoiles sans être gênés par les lumières parasites de la ville.
Ils s'assirent tous deux dans l'herbe, le regard tourné vers les étoiles, leurs doigts se touchant à peine.
- Je n'y connais rien en constellation. Avoua Stacy. Et toi ?
- J'ai du lire un livre ou deux... Répondit House, évasivement.
Il savait qu'il pouvait toutes les nommer aisément, mais ce n'était pas le moment de montrer à quel point il était différent du reste de l'humanité, surtout s'il voulait passer aux aveux ce soir.
- J'ai toujours aimé regarder les étoiles. Lâcha-t-il. Surtout dans les moments difficiles, je les trouve apaisantes...
Stacy le fixa bouche bée, surprise de l'entendre se livrer ainsi.
- Est-ce que tu vas bien ? Hier, au lycée tu avais l'air inquiet?
Sans parler de leur conversation téléphonique de l'avant veille...
- Inquiet... Répéta House pour lui même. Je sais pas où on va, Stacy. Parfois, j'ai l'impression de foncer dans un mur.
Il sentit un grand vide quand Stacy écarta sa main de la sienne.
- Si tu voulais qu'on se voit pour rompre, tu aurais pu le faire sans le parc, les étoiles et tout le romantisme qui va avec. Fit elle la gorge serré.
- Non ! C'est pas ce que je voulais dire ! S'exclama l'androïde, commençant a paniquer.
Il se retrouva sans voix en voyant une larme tentant de s'échapper des yeux de sa petite-amie avant que celle ci ne l'essuie rageusement. Elle se leva, ramassant son sac.
- Attends ! Insista House. Je suis désolé, je suis un abruti. C'est pas du tout là où je voulais en venir.
Il tendit le bras, lui saisissant le poignet, et tira légèrement vers lui pour l'inviter à se rasseoir.
- Je suis désolé. Répéta-t-il alors qu'elle se réinstallait à coté de lui. C'est compliqué, et je ne veux pas t'entraîner dans mes problèmes.
Il eut le souffle coupé quand elle posa sa tête sur son torse, marmonnant dans sa barbe un petit
- Et si j'avais envie d'être entraînée dans tes problèmes ?
Il passa ses bras autour d'elle se demandant comment ils étaient passé d'une quasi-engueulade suivi d'une presque rupture, à ça.
- Tu ne sais pas dans quoi tu te fourres.
- Je m'en fiche. Marmonna-t-elle en posant ses lèvres sur les siennes.
L'androïde était désormais convaincu que les femmes devraient être fournies avec un mode d'emploi. Cherchant en son Wilson intérieur pour savoir comment lui parler, il remarqua à peine qu'elle avait arrêté de l'embrasser et qu'elle le fixait avec un grand sourire.
- Quoi ?
- Je n'aurais jamais cru voir un air de confusion aussi flagrant sur le visage du grand Greg House.
- Moque toi... Bougonna House.
- Tu ne veux pas simplement profiter de la soirée ?
- Si, mais...
Il résista à peine quand elle le plaqua au sol et s'allongea à coté de lui.
- Regarder les étoiles, tu m'as dit que ça t'apaise, n'est-ce pas ?
Il se tut, fixant Andromède du regard, avant de se mettre sur le coté, passer à nouveau son bras autour d'elle et l'embrasser de nouveau.
- Tu sais que je t'aime réellement? Interrogea House
Stacy acquiesça, se demandant le pourquoi de cette formulation. Ils s'embrassèrent plus longuement sur la pelouse, laissant courir leurs mains sur le corps de l'autre. House passa sa jambe par dessus Stacy, se retrouvant presque entièrement sur elle, son poids soutenu par ses avant bras, sentant poindre en lui une sensation qu'aucun des magazines fournis par Nathan ou Stephen n'avait pu lui procurer. Une espèce de feu intérieur qui lui hurlait qu'il la voulait maintenant, et que c'était une question de vie ou de mort.
Ils se séparèrent un instant pour reprendre leurs souffles, instant pendant lequel une Stacy aux pupilles dilatées et aux joues rosis souffla :
- Ma mère est absente ce soir, tu sais ?
House ouvrit la bouche, partagé entre l'envie de s'abandonner à ses désir ici même, d'attendre de se trouver dans le lit de Stacy, ou de tout arrêter et de tout lui avouer en priant pour pouvoir enchaîner sur l'une des deux possibilités précédentes.
Il ne pouvait pas continuer à lui mentir. Pas maintenant.
- Je dois vraiment te dire quelque chose avant qu'on aille plus loin...
Il fut interrompu par un sifflement sonore, un peu plus loin.
- Plutôt sympa comme spectacle, tu nous la prête ?
House se leva en vitesse, tendant sa main pour que Stacy en fasse de même, puis se plaçant devant elle, faisant en sorte de la cacher presque entièrement.
-Je suis presque sûr qu'elle peut choisir d'elle même ! Lança-t-il d'un ton moqueur. Sans vouloir paraître vexant, elle aime pas les idiots.
- Greg, ne les cherche pas. souffla Stacy dans son dos.
House ne releva pas. De toute façon les intentions de ces types étaient clair. S'il arrivait à attirer l'attention sur lui, Stacy aurait peut-être une chance de s'enfuir.
Ses yeux s'arrêtèrent rapidement sur une bosse qui déformait la ceinture de l'un de ses adversaires. Une arme. Un pistolet sans doute. Il se promit de s'attaquer à lui en premier. Les trois autres avaient probablement des armes blanches, mais rien n'indiquait une autre arme à feu.
- Ok, si tu veux pas qu'il t'arrive des bricoles, passe nous la fille !
House fit craquer ses phalanges d'un air menaçant.
- Si vous n'aimez pas les séjours à l'hosto, partez. Tout de suite.
Comme il s'y attendait, leurs agresseurs ne reculèrent pas.
- Greg... Souffla à nouveau Stacy.
Sans quitter les quatre hommes des yeux, il murmura :
- Quand j'aurai récupéré le flingue... Cours.
Sans plus attendre, il chargea en avant, la main tendue vers la crosse du pistolet qui dépassait légèrement du pantalon du leader. Celui ci, passé l'effet de surprise, dévia le bras de House in extremis, et lui asséna un coup de coude dans la figure.
- Maîtrisez cette abruti ! Hurla-t-il après avoir essuyé une contre attaque musclée.
House se retrouva rapidement entouré des quatre hommes, chacun sauf leur chef ayant sorti un couteau.
- Tu pensais vraiment avoir le dessus cow-boy ? Arrête de regarder des films ! Se moqua l'un d'entre eux.
House s'accroupit rapidement, ramassant une poignée de gravier mélangé à de la terre, et la jeta au visage de celui qui venait de parler. Celui ci recula, aveuglé, cherchant à chasser la saleté de ses yeux. L'androïde se retourna ensuite, décochant un coup de pied dans la main du second, lui faisant lâcher son couteau. Il enchaîna avec un uppercut dans la mâchoire, l'envoyant au sol.
Il fallait encore qu'il s'occupe du revolver...
Le troisième agresseur se rua sur lui, couteau en avant. Il dévia le bras, asséna un coup de boule dans le nez qui provoqua un craquement effrayant et le repoussa, lui faisant au passage un croche patte qui le fit rejoindre son complice par terre.
Jetant un coup d'œil au premier qui essayait encore de se remettre de son aveuglement, House se tourna enfin vers le leader qui pointait son pistolet sur lui d'une main assurée.
- Ne bouge plus ! Vociféra-t-il.
House fit un pas en avant, le défiant du regard.
- Vous n'avez aucune idée de qui je suis. Gronda-t-il en faisant un autre pas. Pose ça, avant de te faire mal.
L'homme en face de lui frémit, pas de peur, mais de fureur, se sentant blessé dans son ego surdimensionné.
House fit un autre pas précautionneux, bien qu'assuré. Encore deux pas, et il pourrait facilement le plaquer au sol.
A sa grande surprise, le malfrat étendit son bras sur le coté, pointant désormais l'arme sur Stacy.
- Et là ? Un sourire naquit sur le visage du bandit. Tu fais moins le malin ?
S'étant remit de son aveuglement, le premier homme que House avait attaqué se jeta sur lui, le prenant par surprise. House se dégagea difficilement, son assaillant étant plus massif que lui, mais pu le déloger en le frappant à l'arcade sourcilière, il se jeta ensuite en avant, profitant de la distraction pour attraper le bras du leader, et le plaquer au sol.
- COURS ! Hurla-t-il. A l'adresse de Stacy.
Celle ci s'élança vers la sortie du parc, sachant pertinemment qu'elle croiserait forcément quelqu'un qui pourrait les aider. Elle sortit son portable de sa poche, prête à composer le 911, quand elle tomba lourdement au sol.
Elle poussa un cri en voyant l'un des malfaiteurs, le visage couvert du sang affluant de son nez cassé lui agripper la cheville, et la tirer vers lui d'un air furieux.
House luttait au sol pour prendre le contrôle de l'arme à feu, quand il entendit le cri de Stacy. Il se figea un instant, craignant le pire, mais ce moment d'inattention fut fatal.
La détonation résonna dans la nuit, mettant fin à tout autre bruit de lutte.
House roula sur le coté, se tenant le ventre avec une grimace.
- Alors, qu'est ce que tu dis de ça, enfoiré ! Cria le tireur en lui donnant un coup de crosse au visage. Il enchaîna avec plusieurs coups de poings vengeurs, puis fut bientôt rejoint par deux de ses complices, le dernier étant occupé à maintenir Stacy au sol.
- Toi tu le tiens ! Lança le leader au molosse dont l'arcade saignait. Je veux surtout pas qu'il manque le spectacle.
L'androïde se retrouva sur le ventre, le menton posé par terre, le visage rougit par les coups et le liquide qui s'écoulait de son nez, les bras tordus dans son dos et à moitié écrasé par le poids de son agresseur qui avait placé son genou au bas de son dos pour s'assurer qu'il ne bouge pas.
Son esprit tournait à toute vitesse, se demandant comment les sortir de là, alors que sous ses yeux embrumé de douleur les trois hommes luttaient avec la jeune femme pour lui arracher ses habits.
- Ils sont aussi chiants l'un que l'autre ! S'écria l'un d'eux se tenant la main que Stacy venait de mordre jusqu'au sang. Viens nous aider ! Il est blessé de toute façon.
Le baraqué relâcha enfin sa prise, laissant les épaules et les bras de House endoloris, et se dirigea vers le groupe qui luttait au sol.
- Vous arrivez pas à maîtriser une fille à trois ? Se moqua-t-il.
- Vas-y fais mieux ! S'exclama l'un des autres.
Stacy tenta de le frapper, mais prit un coup au visage en retour qui la sonna complètement.
- Hey ! L'abîme pas trop non plus ! Protesta le leader. C'est moins excitant si elle est...
Il s'interrompit brusquement avec un hoquet, avant de s'écrouler au sol.
House se tenait derrière lui, poignard à la main, un air meurtrier sur le visage.
- Tu viens... De signer... Ton arrêt... De mort. Grogna-t-il à l'adresse de l'armoire à glace.
- Abruti, tu tiens à peine debout ! Rétorqua l'autre en se redressant. Qu'est ce qui t'as mis dans cet état là ? Ça ?
Il ponctua sa question d'un violent coup de pied au ventre de la femme par terre, qui se plia en deux avec un haut le cœur et régurgita son dîner.
Avec un cri de colère, House se jeta sur lui, arme en avant.
Une deuxième détonation retentit, faisant vaciller l'androïde, qui manqua de tomber en arrière, mais retrouva l'équilibre, in extremis.
Un liquide salé et poisseux lui emplit la bouche et la gorge, l'empêchant de respirer. Il se pencha en avant, crachant par terre, ne se rendant pas compte que celui à qui il avait cassé le nez le visait à nouveau, espérant ne pas manquer sa tête cette fois.
Il poussa un cri de douleur quand le pied gauche de Stacy le frappa entre les omoplates, lui faisant manquer une fois de plus son coup.
- Salope ! Hurla-t-il en pointant l'arme sur elle.
Il fut violemment saisit à la gorge, et ses pieds quittèrent le sol avant qu'il n'ait le temps d'appuyer sur la gâchette. Ses yeux se baissèrent rapidement sur son complice qui gisait au sol, non loin de son leader, et l'autre qui subissait le même sort que lui.
- Greg ? Dit Stacy d'une petite voix.
- JE-NE-VERRAI-PLUS-JAMAIS-CA. Jeta une voix plate et artificielle.
Elle écarquilla les yeux, pensant que la douleur, la peur ou les deux rendaient son imagination trop productive alors que devant elle, son petit ami et camarade de classe tenait les deux hommes à bout de bras par la gorge, comme s'ils ne pesaient rien.
La jeune femme se dirigea en boitant vers son portable qui avait volé un peu plus loin et composa le 911, donnant rapidement les informations nécessaires pour les secours.
Quand elle eu fini, leur quatre agresseurs étaient au sol, inconscient, et House se tenait au milieu, la fixant avec une expression indéchiffrable.
Comment pouvait-il encore tenir debout après tout ça ?
Comme pour répondre à son interrogation, il s'écroula.
