Bonjour à tous, voici un nouveau chapitre. Mais avant de commencer la lecture, j'aimerai savoir si une expérience vous intéresse !? Voilà, beaucoup d'entre vous m'ont dit que mes chapitres ressemblaient de plus en plus à des épisodes. Alors je veux tenter quelque chose, bien entendu, vous n'êtes pas obligé de le faire mais si vous le voulez, il faudrait que vous chargiez sur you tube (vous allez sur le site et vous rajoutez ça derrière le dernier slash) watch?v=JuP4HMko5vM et vous placez le curseur à 6 :35. Dans mon récit, lorsque vous verrez ce signe («3), déclenchez la musique et continuez de lire en même temps que la musique joue. Dites-moi si l'expérience vous a plus, je recommencerai peut-être au prochain chapitre.

Encore une chose, toutes les petites questions que vous voudriez me poser, ce serait bien de me les poser à la fin de ce chapitre étant donné que c'est l'avant dernier.

Des bises.
Miss Sadique.


Calzona (guest) : C'est gentil de mettre un commentaire pour me montrer que tu es là ! Ca fait toujours plaisir ! ^^

Calzona11 (guest) : Je voulais que les deux jeunes femmes soient confrontées en même temps à Assour… Parce que les tortures d'Arizona étaient toutes racontées au passé, là c'est au temps de l'histoire qu'elle est racontée. J'aimerai bien savoir aussi qui il a eu au téléphone ^^

Lonie : Eh bien merci d'avoir tout lu ! Et merci d'avoir posté un commentaire ! Oui… là, la fin est bien proche… puisque c'est l'avant dernier chapitre. J'espère qu'elles s'en sortiront toutes les deux, moi aussi… Merci encore d'avoir posté !

Léa : Je suis d'accord, Assour doit mourir… mais la question est : va-t-il mourir ? Je poste rapidement pour commencer rapidement une autre histoire ! J'ai plusieurs idées en tête.

Tifus : Rien n'est moins sûr…

Just to read : Merci

Swann33 : Mdr, je veux bien qu'Arizona soit énervée mais elle est face à son bourreau, celui qui la torturé Durant plusieurs années… Je pense qu'il faudrait un peu plus pour qu'elle lui « latte la tête ».

Guest : Lol, eh beh ! Quelle rage contre Assour ! Rho, c'est pas un mauvais bougre… bon si c'est un affreux bonhomme… il mérite une balle… Mais je ne sais pas s'il va la recevoir… Je suis fière que ça te soit difficile même en sachant que c'est de la pure fiction. La clémence est rarement une bonne chose avec moi, vous le savez…

LikeCalzona : Je ne peux pas répondre, je te laisse découvrir…

Pingoo : Je ne sais pas non plus comment je peux écrire des trucs comme ça… Mais je sais que j'aime ça ! Et j'aime encore plus vos commentaires ! Je frapperai Assour et le jetterais dans une prison jusqu'à la fin de sa vie… J'ai dû reprendre l'écriture des scènes de tortures pour les rendre plus soft… Ari, sous ses airs de barbie roulette, est une femme intelligente ! Quant à l'arme qu'elle a jeté, c'est un fusil… un fusil c'est lourd et ça la ralentirait dans sa course. De plus, je rappelle qu'elle a une arme de poing.

Mum's : Siiiiiiiiiii ! je suis gentille !... et sadique :D
Assour est effectivement une ordure ! Pour répondre à ta question, les phrases sont prises des débuts et fin d'épisodes de Grey's Anatomy, c'est pour ça qu'elles sont si bien écrites ! J'écrirai peut-être la dernière… Tu me diras si elle est au même niveau ! TU EN AS CAUCHEMARDE ? RACONTE !

Marmionne : Les mots à employer sont ceux qui te viennent ! Ils sont toujours les meilleurs je pense… Si Callie écoute Arizona, elle ne s'enfuit pas, elle appelle du secours… Merci de penser que mon talent est grandiose… C'est gentil ^^. C'est normal pour moi de répondre à vos reviews, je n'écrirai pas sans savoir ce que vous en pensez ! Si vous aimez mon écriture, sachez que ce qui me fait incroyablement plaisir, c'est de recevoir un message de vous tous ! Pour la prochaine fic, je pense qu'elle sera posté en même temps que la fin de celle-ci… histoire que vous ayez un lien pour vous y rendre !

Bonne lecture à tous!


Chapitre 14 : I'm a killer

« La vie est faite de choix. Oui ou non, dedans ou dehors, haut ou bas. Et puis il y a les choix qui comptent : aimer ou haïr, être un héros ou un lâche, lutter ou abandonner, vivre ou mourir. »

Les cheveux d'Arizona voletaient en tous sens. Sa respiration était saccadée, et elle écoutait les bruits qui l'entouraient avec attention. Ils lui permettaient de savoir si Assour était loin d'elle ou non. A chacun de ses pas, une branche sèche craquait sous son pied. Elle entendait le vent faire bouger les feuillages des arbres et les cris de l'homme qui la poursuivait.

Elle avait pris une bonne longueur d'avance sur le terroriste mais ne savait pas du tout où elle se dirigeait. Parfois, dans la panique, son épaule heurtait un arbre et elle tombait durement contre la terre. Très vite, elle se relevait pour continuer sa course. Ses côtes devenaient douloureuses et il fallait qu'elle trouve un moyen de s'arrêter afin de calmer sa respiration erratique. A bout de souffle, elle ralentit et s'arrêta complètement. Elle appuya ses mains contre ses genoux en regardant autour d'elle. Il n'y avait plus de bruit hormis les mouvements habituels d'une forêt en pleine journée.

Soudain, quelque chose fit éclater l'écorce de l'arbre qui se trouvait à côté d'elle et elle entendit une détonation, puis des pas qui courraient vers elle.

Une silhouette noire se précipitait sur elle. Aussitôt, elle déguerpit, ignorant la douleur qui lui martelait les côtes. Elle passa des bruissons particulièrement serrés et s'arrêta au bord d'une descente rocheuse, elle jeta un œil par-dessus son épaule et sans réfléchir, elle se précipita sur les rochers en essayant de ne pas basculer. En bas, un cours d'eau coulait paisiblement et sortait ou entrait dans certaines grottes. Elle se colla contre la paroi abrupte afin qu'Assour ne la voit pas en se penchant dans le vide. Elle entendit un cri au-dessus d'elle et mit sa main devant sa bouche afin de ne pas crier de terreur. Il était vraiment tout prêt.

-L'Américaine ! Je vais te tuer et après… après je trouverai ta femme, et je la tuerai, et une fois que j'aurai fait ça, je ferai un petit détour par chez vous pour prendre la petite Sophia et l'emmener avec moi ! Les enfants se vendent chers dans mon pays.

A ces mots, elle sortit de sa cachette et visa l'homme dans la poitrine, elle tira.

Manqué !

Elle eut cependant le temps de traverser l'eau pour s'abriter derrière les arbres. Il tira plusieurs fois avant de descendre prudemment de la pente.

Arizona sentit un point de côté lui déchirer l'estomac et ses côtes lui faire horriblement mal mais elle redoubla d'ardeur lorsqu'elle pensa à Sophia. Une branche taillada sa chemise au niveau de la hanche et la griffa au passage.

Elle savait qu'elle ne pourrait pas réussir à le devancer bien longtemps, elle devait trouver un moyen de le mettre en position de faiblesse. Pour l'instant, elle devait retrouver des forces. Il lui fallait une cachette.


Callie sentait sa cheville la lancer douloureusement. Elle boitait de plus en plus et ses larmes lui brouillaient la vue. Tout ce qu'elle percevait, étaient les voitures qui passaient au bout du chemin sans regarder vers elle. Elle maintenait tant bien que mal le téléphone contre son oreille. Celui de Brook était visiblement coupé. Elle ne parvenait pas à la joindre, pourquoi diable cette stupide rousse avait-elle éteint son téléphone ?

Son pied buta dans une pierre et elle s'étala de tout son long dans la poussière. Son menton frappa le sol brutalement et elle sentit sa tête tourner l'espace d'un instant. Elle ne pouvait pas s'évanouir, pas maintenant… Une voiture bifurqua dans l'allée et se dirigea droit sur elle.


Arizona se blottit contre les racines d'un arbre qui avaient creusées un trou dans le sol. Elle était parvenue à se glisser en dessous en ignorant les différentes bestioles rampantes qui lui tombaient dessus, dérangées dans leur quotidien. Son point de côtés semblait lui déchirer le côté droit. Elle souffla le plus discrètement possible et s'arrêta lorsqu'elle vit des pieds passer devant sa cachette. A quelques centimètres de son visage, Assour tournait sur lui-même pour essayer de voir de quel côté elle était partie.

-Allez l'américaine, je t'ai connue plus téméraire que ça ! Sors de ta cachette ! Ca ne sert à rien de courir ! On tourne en rond ! Si tu as un minimum d'orientation, tu te rendras compte que nous sommes tout prêts de ta maison ! SORS DE LA !

Il ne pouvait pas la voir mais il sentait sa présence quelque part près de lui. Elle n'avait pas pu disparaitre de son champ de vision en s'évaporant, elle était là, pas loin. Il s'éloigna pour chercher dans les fourrés.

-Je tuerai ta femme et ensuite j'irai raconter à l'armée américaine ce que tu as fait ! Tous ces américains que tu as tués ! hurla-t-il furieux.

Elle fronça les sourcils, ne comprenant pas immédiatement, puis, tout à coup, tout lui revint en mémoire. La vérité l'attrapa à la gorge. Elle avait tué des américains. C'était cette information que son cerveau rejetait depuis qu'elle était revenue aux Etats-Unis mais… elle avait bel et bien tué des Américains.

Un jour, Assour était venu la chercher dans sa cellule et l'avait fait monter dans sa chambre. Là, il l'avait fait s'assoir sur son lit et avait placé une chaise en face d'elle. Tout d'abord, elle avait cru qu'il voulait tenter quelque chose de nouveau, de plus cruel encore. Mais il avait allumé une cigarette et avait regardé le soleil descendre derrière ses rideaux. Elle avait attendu silencieusement, sa crainte augmentant à chaque seconde.

Puis, il s'était levé et s'était mis à faire les cent pas devant elle.

Enfin, après un temps infini, il se tourna vers elle, l'air ennuyé.

-J'ai dû te vendre, déclara-t-il d'une voix rauque.

Ses yeux s'agrandirent de stupeur elle ne le lâchait plus du regard, attendant des explications.

-Ne sois pas aussi pleine d'espoir. Tu m'appartiens toujours. Mais, je dois me séparer de toi le temps que tu effectues une mission pour moi. Tu veux bien ?

-Quel genre de mission ? demanda-t-elle suspicieuse.

-Je t'ai vendu à un homme qui s'appelle Rhayad. C'est un homme riche, et en possession d'une arme plus puissante que toutes celles que j'ai ici. Je veux que tu trouves cette arme et que tu me la ramène. Tu vas avoir une semaine pour la trouver. Ensuite, nous allons attaquer sa maison et le tuer. Si tu n'as pas trouvé l'arme lorsque nous allons arriver, je te jure que les jours que tu as passé ici te paraitront être des vacances par rapport à ce que tu vivras.

-Comment je peux faire pour trouver une arme si je suis enfermée !

-C'est ça l'idée. Rhayad laisse ses putains libres de leurs mouvements, tu peux fouiner de partout autant que tu veux…

La panique la dévora de l'intérieur. Jamais elle ne pourrait trouver une arme qui serait utile contre les américains. Elle eut envie de se jeter par la fenêtre au moment où il l'ouvrit pour lancer sa cigarette. Mais elle resta assise sur le matelas.

Il se mit devant elle et lui tendit un sac doré et noir.

-Qu'est ce que c'est ? Demanda-t-elle en se penchant sur l'ouverture du sac.

-Ce qu'il te faut pour ta première nuit avec Rhayad. C'est là qu'il va décider de t'acheter ou non. Soit convaincante.

Une nuisette.

Quelques heures plus tard, on lui demanda de se préparer, et plusieurs femmes vinrent la couvrir d'huiles essentielles, de bijoux, d'or et de paillettes. Puis, on lui démêla les cheveux, et on lui fit une tresse qui passait sur le côté. Enfin, les femmes lui passèrent des habits qu'elle aurait pu porter pour faire la danse du ventre. Elle trouvait cet attirail grotesque mais elle se laissa faire car les coups qu'elle recevait de ces femmes étaient parfois plus brutaux que ceux d'Assour.

On la maquilla et on lui tendit le sac doré et noir.

Une cérémonie se déroulait apparemment dans les appartements d'Assour et on la conduisit devant une porte de bois sombre. Quelqu'un frappa et Assour apparut, l'air heureux.

Lorsqu'il vit Arizona, il siffla, puis il retourna dans la pièce.

-Rhayad, je sais que tu aimes la chair américaine, entendit-elle derrière la porte.

-Oh seigneur, si tu savais comme elles sont douées ! Bien meilleures que ma femme parfois ! Ahah ! s'esclaffa une voix inconnue.

-J'ai un présent pour toi !

-Ne me déçois pas mon garçon !

Assour ouvrit la porte et on poussa Arizona dans un salon oriental.

Le dit Rhayad se leva et fronça les sourcils.

-Qu'est ce que tu me fais là, mon ami ? demanda-t-il au terroriste.

-C'est le cadeau que je t'offre pour ton retour au pays !

-Fais la tourner ! ordonna Rhayad en s'approchant.

Il examina la jeune femme alors qu'elle tournait sur elle-même.

-Approche ! lui dit-il en tendant une main vers elle.

Lorsqu'elle fut à quelques centimètres de lui, il emprisonna un de ses seins dans sa main et fit descendre ses doigts vers son ventre.

-Bon sang, elle est maigre Assour ! Tu ne les nourris pas assez ! reprocha-t-il en claquant l'arrière train de la pédiatre. Comme si elle était une vache en vente.

On fit signe à Arizona de sortir de la pièce mais alors qu'elle se dirigeait vers l'extérieur, Rhayad attrapa son poignet et la fit assoir sur ses genoux.

-Ah non ! On va commencer par te faire manger, mon oiseau ! Regarde ça Assour, si je me mets sur elle, elle va se casser…

-Mon cadeau ne te plait pas Rhayad ?! demanda Assour agacé.

-Bien sûr qu'il me plait, mais je te raconterai ça plus en détail demain.

Étrangement, cette nuit-là, Arizona reçut beaucoup de douceur. Évidemment tout était relatif mais elle reconnut au fond d'elle-même, qu'Assour était bien plus violent que Rhayad et que cet homme aimait certainement plus les femmes. Il ne la frappa pas une seule fois, et même si ses coups de reins étaient brutaux, douloureux, et même si ses grognements donnaient des hauts le cœur à Arizona, elle préférait être là plutôt qu'avec son bourreau attitré. Il l'autorisa à se laver une fois qu'il eut fini et elle eut même le droit à de l'eau chaude avant qu'il lui fasse manger un vrai repas.

Le lendemain, il lui donna des vêtements propres et elle put déambuler dans la maison comme bon lui semblait.
Au bout de trois jours, elle était devenue sa favorite et il lui arrivait de lui faire la conversation, de lui demander si son pays lui manquait, ou si elle était heureuse ici.

Elle répondait avec un air choqué et sentait les limites de son cerveau devenir flous. Le soir du troisième jour, alors qu'il venait de commencer, quelqu'un frappa à la porte de sa chambre. Il se releva et couvrit le corps de la blonde.

-Monsieur, le sérum est prêt !

-Maintenant ? Tout est en place ? interrogea-t-il alors qu'il essuyait son buste.

-Oui monsieur ! Les soldats sont en place.

-Mettez les femmes avec eux, les américaines. Celle-ci me suffit amplement.

-Bien monsieur.

Il referma la porte et ordonna à Arizona de se rhabiller.

-Je vais te montrer quelque chose de secret, de toute façon, à qui voudrais-tu le répéter ?

Ils montèrent en haut d'une galerie et Arizona eut presque le sentiment d'être dans l'observatoire d'un bloc de chirurgie. Les rideaux se tirèrent devant eux et elle put apercevoir des dizaines de soldats. Des américains. On fit venir des femmes avec eux. Elles étaient vêtues comme Arizona et elles étaient américaines. Des soldats, tous des soldats. Ils avaient tous un tuyau planté dans le bras. Lorsque la galerie s'ouvrit, ils levèrent tous la tête et poussèrent des cris mécontents. Arizona recula le plus possible mais la main de Rhayad l'arrêta. Il la força à avancer pour voir toutes les têtes qui étaient tournées vers eux.

On apporta une tablette avec trois boutons devant Rhayad et il s'installa tranquillement sur une chaise. Il fit venir la jeune femme sur ses genoux et pointa la tablette du menton.

-Appuie sur le vert ! ordonna-t-il en glissant une main sur sa cuisse.

Elle hésita quelques secondes, mais lorsqu'il serra de plus en plus fort, elle se contraignit à laisser son doigt retomber.

En bas, tous regardèrent leur bras.

-Bonne fille, complimenta Rhayad en caressant la cuisse de la blonde. Ces soldats américains mourront dans deux mois. C'est mon arme secrète. Ingénieux pas vrai ? Nous allons les libérer et l'armée américaine viendra les sauver et les ramener au pays. Là-bas, ils rencontreront de belles américaines comme toi, et ils leur feront l'amour … transmettant le virus encore, et encore, et encore…

Elle mit une main devant sa bouche et des larmes coulèrent le long de ses joues. Elle venait d'appuyer sur le bouton qui allait condamner tous ces hommes et toutes ses femmes.

Deux jours plus tard, Rhayad entra dans la chambre où Arizona s'était réfugiée et lui attrapa violemment le bras.

-Assour est un traitre ! hurla-t-il en la balançant à l'extérieur de la pièce comme une poupée de chiffon. Espionne ! s'écria-t-il en lui envoyant son pied dans les côtes, en brisant deux ou trois.

Il la passa à tabac et une fois qu'il eut terminé, il essuya sa bouche et la poussa du haut des escaliers. Elle dégringola et se retrouva aux pieds de deux soldats en uniformes américains.

Elle était sauvée… Elle se jeta vers eux et agrippa leurs uniformes avec force.

Rhayad ricanna et déclara :

-Elle vous prend pour des américains messieurs. Vengez-vous ! Ali, emmène cette putain dans l'entrepôt et descend là !

On l'emmena dans une vieille usine et on la jeta sur le sol, à genou.

Elle sentit un liquide chaud lui couler le long de la joue. Une larme, pure, ronde, cristalline. Elle pousse la poussière sur son passage, et laisse un sillon clair derrière elle. Sur le menton de la jeune femme, elle hésite, vacille, puis, finalement, après un tremblement fatal, elle tombe pour se mêler au sang et à la terre humide. Les yeux bleus de la jeune femme quittent le sol pour la première fois depuis longtemps, et accrochent le coin d'une fenêtre, là-haut, sur le toit de l'usine désaffectée. Des étoiles brillent de mille feux dans l'océan de jais. Un déclic derrière sa tête la fait sursauter et elle ferme les paupières pour les rouvrir très vite, après tout, elle s'est jurée de ne pas avoir les yeux clos avant la fin. Elle aurait aussi aimé qu'on lui détache les mains afin de ressentir une légère liberté dans sa mort. Malheureusement, au milieu de l'entrepôt, à genoux dans la poussière, elle n'était pas en position de demander quelque chose. Le Colt est armé. Une détonation retentie, le corps d'Arizona Robbins est comme projeté au sol.

(«3)

Arizona rouvrit les yeux. Elle venait de tout se rappeler en une seconde. Tout lui était revenu en mémoire. Elle était une meurtrière. Elle avait tué ces soldats de son pays, parce qu'un homme lui faisait mal à la cuisse. Sa façon de raisonner était stupide, pourtant c'est ce qu'elle pensa. Elle n'aurait pas dû appuyer sur cette touche.

-Avant que je ne tue Rhayad, il m'a tout raconté, comment tu as pressé le bouton en regardant ces soldats ! Comment tu as été docile lorsqu'il t'a demandé de rejoindre la chambre…

Arizona passa une main dans son cou et fit sortir sa chaine accrochée autour de son cou. Elle regarda le cœur en argent que lui avait offert Callie et pressa ses lèvres dessus. Ses larmes chaudes coulèrent le long de son visage, et alors qu'elle sortait de sa cachette, son poing de côté l'élança.

D'abord à quatre pattes, elle se redressa. Ses cheveux étaient parsemés de brindilles et de feuilles mortes. Assour la regarda pointer son arme sur lui avec stupeur et il tira avant elle. Quand rien ne se produisit, ils se regardèrent tous les deux avec effarement. Il avait usé toutes ses balles…

-L'un comme l'autre, je crois qu'on vient d'accepter notre mort Assour ! répliqua-t-elle d'une voix déterminée.

Il hocha la tête et tous les deux attendirent.

Arizona Robbins était quelqu'un de doux, de gentil et tuer un homme de sang-froid n'était certainement pas dans sa nature. Malgré tout ce qu'Assour lui avait fait subir, elle n'arrivait pas à appuyer sur la gâchette. Sa main tremblait et elle repositionna ses pieds, comme si Brook lui murmurait quoi faire par-dessus son épaule. Son but était de sauver des vies, pas de les prendre. Sa nature profonde n'était pas de tuer des gens, elle s'était entraîner pour les soigner, les recoudre, les suivre après leur opération.

Tout à coup, il mit sa main derrière lui et sortit une arme de sa ceinture. Une détonation retentit et Arizona cria en tirant à son tour dans la direction d'Assour.

Il la regarda avec étonnement, et tomba face contre terre. Derrière lui, Brook se tenait debout et se pressait le côté gauche avec une main.

Lorsqu'elle avait tiré sur Assour, Arizona, qui ne l'avait pas dans son champ de vision avait riposté croyant que le coup de feu venait de l'arme du terroriste. Elle avait manqué l'homme mais avait touché Brook.

Un filet de sang s'échappa de la tête d'Assour et Arizona lâcha son arme pour se précipiter vers Brook.

-J'aurai dû te donner des cours de tirs ! railla la rouquine en compressant sa plaie. Malheureusement, le sang fuyait trop vite.

Arizona fit passer le bras de Brook par-dessus ses épaules et la porta jusqu'à la lisière de la forêt. Au fur et à mesure que l'adrénaline redescendait, la douleur provoquée par le poing de côté s'intensifiait.

-Arizona, tu saignes ! chuchota Brook à bout de souffle.

La vision de la blonde rétrécissait de plus en plus. Elle baissa son regard à l'endroit que Brook pointait du doigt.

Callie hurla en les apercevant au sortir de la forêt.

-Elles sont là ! Elles sont là !

Arizona lâcha le bras de Brook qui s'étala dans l'herbe avec un bruit mat. Il y avait effectivement du sang, à l'endroit où elle pensait avoir un poing de côté. La blonde prit les pans de sa chemise et souleva. A la hauteur de sa hanche, un trou laissait du sang s'écouler en abondance. A cet instant, la douleur devint plus fulgurante encore. Elle eut un sanglot, tomba à genou sur le sol et regarda l'ombre de Callie courir vers elle. Avant que la brune ne l'atteigne, le reste de son corps s'abattit dans l'herbe, à côté de Brook qui fixait le ciel en haletant. Elle porta sa main contre sa plaie et sentit le liquide poisseux et chaud lui gicler entre les doigts.

Callie n'atteignit jamais les deux corps à temps, et Arizona ferma les yeux en serrant son cœur en argent entre ses doigts. Sophia, Mark, Teddy, Alex, Dereck, Meredith, Christina…Callie… ils seraient tous en sécurité maintenant… Elle rouvrit les paupières, le ciel bleu se refléta dans les yeux de la jeune femme et elle eut un sourire triste en tournant la tête vers Brook qui semblait manquer de souffle.

« Vivre ou mourir. Héros ou lâche. Lutter ou abandonner. Je le dirai encore, pour être sûr que vous m'écoutez : la vie humaine est faite de choix. Vivre ou mourir, c'est ça le choix important. Et, il ne nous appartient pas toujours… »